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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 27 avril 2021 26 min

Tribune des militaires dans "Valeurs Actuelles", attaque à Rambouillet, vaccination... Le "8h30 franceinfo" de Marine Le Pen

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Marine Le Pen

Le Pen. Bonjour. Il faut défendre le patriotisme contre le délitement de la France. Dans une tribune publiée il y a quelques jours par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, une vingtaine d'anciens généraux en appellent au sursaut. Ils estiment que si rien n'est fait, la France court à la guerre civile. Ils évoquent également la possibilité que des militaires prennent des armes aujourd'hui. Est-ce que ça s'appelle un putsch ?

0:21
Présentateur

Non, je crois que vous avez mal lu la tribune. En réalité, ils disent aux politiques que la situation du pays est terriblement inquiétante, que les zones de non-droit, la criminalité, la haine de soi, le refus du patriotisme par nos dirigeants sont des éléments effectivement de délitement de la nation. Et ils indiquent...

0:43
Marine Le Pen

Si vous le permettez, est-ce qu'on peut relire ensemble un extrait de cette tribune pour être précis sur les termes employés par ces anciens généraux ? Je cite, si rien n'est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l'intervention de nos camarades d'actifs. Les morts dont vous porterez la responsabilité se compteront par milliers.

1:03
Présentateur

Oui, le problème, si vous voulez, c'est que ces militaires, ils savent très bien comment ça se passe quand les politiques ne font pas leur travail, ne font pas respecter la Constitution. A un moment donné, la situation est si grave, qu'on en appelle à l'armée d'ailleurs, ça ne vous étonnera pas. Vous avez déjà entendu des responsables politiques dire qu'il fallait envoyer l'armée dans les banlieues. Ça n'était d'ailleurs pas, et ça n'est toujours pas, mon opinion. Et donc, ils viennent dire qu'il faut faire appliquer les lois. Voilà ce qu'ils disent. Nous vous demandons d'appliquer les lois. Qu'est-ce que je leur réponds ?

Je leur réponds que je partage leur affliction, je partage leur constat, et que je pense que ces problèmes se règlent par la politique, et par un projet politique validé par les Français dans un cadre évidemment démocratique. Donc, voilà où on en est. Mais la vraie question, si vous voulez, que devraient se poser les dirigeants en marche, et le président de la République, c'est qu'est-ce qui peut pousser des militaires, mille militaires, une centaine de gradés, et 20 généraux, à prendre ainsi la parole, alors que leur tradition, on l'appelle l'armée la grande muette, leur tradition c'est évidemment un devoir de réserve.

Qu'est-ce qui dans la situation actuelle de notre pays fait qu'elle est si grave qu'elle pousse des militaires à rompre avec cette réserve ? Vous ne voyez absolument pas une menace. Mais en aucun cas.

2:16
Marine Le Pen

Les morts se compteront par milliers, nos camarades iront sur le terrain.

2:19
Présentateur

Non mais iront à la demande des dirigeants politiques, c'est ça le problème. C'est pas ce qu'ils écrivent. Mais dites-moi, excusez-moi, mais il n'y a pas des politiques qui ont déjà évoqué ce risque de guerre civile ? Monsieur Collomb, ministre de l'Intérieur, ne nous a pas expliqué en partant qu'on était actuellement en banlieue côte à côte et que demain on serait face à face. Monsieur Calvard, qui a dirigé la sécurité intérieure pendant 5 ans, n'a pas au Sénat en 2016 dit qu'il y avait une situation de guerre civile dans un certain nombre de quartiers. Donc quelle nouveauté y a-t-il si ce n'est que ce constat qui est partagé par 90% des Français est aujourd'hui exprimé par des militaires ?

C'est qu'il y a une vraie rupture entre Emmanuel Macron manifestement et le régalien qui a démarré d'ailleurs dès le début du mandat avec la démission de Pierre Devilliers.

3:07
Invité

De quel militaire parle-t-on ? Hier, Agnès Pannier-Runacher, la ministre en charge de l'Industrie, qui était assise à votre place, a évoqué un carton de militaires, de généraux en charentaise.

3:23
Présentateur

Oui, quand on a autant pantouflé que Mme Pannier-Runacher, on évite de parler de charentaise. C'est ce qu'on dit, on ne parle pas de cordes dans la maison d'un pendu.

3:31
Invité

Et puis généraux en retraite, dont certains radiés, dont certains d'ailleurs qui étaient candidats pour le Rassemblement National dans les élections. Trois. En Occitanie.

3:39
Présentateur

Trois sur les 18. Mais ils ont le droit. Bien sûr. D'accord. Est-ce que vous étiez au courant ? Dans l'armée, il y a autant d'opinions politiques qu'il y en a dans la société civile. Est-ce que vous étiez au courant avant nous ? Non, je n'étais pas. Avant la publication ? Pas du tout.

3:52
Marine Le Pen

Non, vous n'avez pas initié cette tribu.

3:54
Présentateur

Non, je n'ai pas initié. Ce que je voudrais, moi, c'est rappeler à En Marche et au président de la République et à ses ministres, que nous parlons là de gens qui ont engagé leur vie pour servir le pays, qui partent sur des théâtres d'opération, l'Afghanistan hier, le Mali aujourd'hui, et que même si on est en désaccord avec eux, on leur doit le respect de ceux qui perdent leur vie pour protéger la nôtre. Et je suis frappé de ce mépris, de cette violence que j'entends qu'elle vienne de M. Mélenchon. Ne m'étonne pas beaucoup. Lui, quand il s'agit de taper sur les militaires, il met beaucoup plus d'énergie que pour taper sur les islamistes.

Il a fait 16 tweets sur cette tribune, 1 sur l'attentat terroriste de Rambouillet. Ça vous donne la mesure des préoccupations de M. Mélenchon. Mais les ministres ne sont pas obligés de rentrer dans la roue, je pense, de M. Mélenchon.

4:49
Invité

Marine Le Pen, la première d'entre elles, Florence Parly, la ministre des armées, a eu des mots très durs à l'égard de cette tribune. C'était hier sur France Info, on l'écoute. Les sanctions tomberont. C'est une insulte qui est jetée à la figure de milliers de militaires à travers cette tribune d'une part, et l'appel de Mme Le Pen à rejoindre son camp d'autre part. Vous condamnez par avance les mesures qui peuvent être prises à l'encontre de ces militaires qui n'auraient pas respecté leur devoir de réserve.

5:20
Présentateur

Moi je me souviens, en 1988, des militaires aient fait une tribune pour appeler entre les deux tours de l'élection présidentielle à voter pour Jacques Chirac. M. Chevènement avait eu les mêmes propos que Mme Parly. Elle est dans son rôle. Elle est ministre et elle rappelle que les militaires qui rompent le devoir de réserve peuvent avoir des sanctions. Je pense que les militaires qui ont d'ailleurs signé cette tribune le savent. Et c'est précisément ce qui donne peut-être de la valeur à cette tribune. Ils savent qu'ils peuvent être sanctionnés.

Et malgré cela, ils pensent que c'est leur devoir d'interpeller en quelque sorte le peuple français sur la gravité de la situation et sur le fait que les lois ne sont pas appliquées dans notre pays pour lutter contre la criminalité. Rien, Marine Le Pen ? Je pense que le gouvernement met encore une fois beaucoup de fermeté à leur égard. On aimerait qu'il y ait autant de fermeté à l'égard de la criminalité, de la délinquance qui pourrit l'existence de nos compatriotes.

6:10
Marine Le Pen

Rien dans cet appel ne vous a interpellé, ni même la date 60 ans jour pour jour après le putsch des généraux d'Alger. C'est un hasard.

6:18
Présentateur

Mais non, monsieur, cette lettre, elle date du 13 avril.

6:22
Marine Le Pen

Oui. Elle a été mise en ligne 60 ans jour pour jour. Non, mais d'accord, ça c'est le fait.

6:26
Présentateur

Ça vous irez demander à Valors Actuelles la raison pour laquelle ils choisissent de mettre en ligne à cette date-là. Mais en l'occurrence, la lettre date du 13 avril. Essayons d'éviter, encore une fois, de donner à cet appel à la conscience de la situation catastrophique de notre pays.

6:45
Marine Le Pen

Si je résume vos propos en quelques mots, Marine Le Pen, vous ne regrettez absolument pas votre soutien ?

6:52
Présentateur

Absolument pas. Pas l'ombre d'un instant. J'ai le calme des vieilles troupes face aux agitations gauchistes auxquelles j'assiste et qui révèlent encore une fois le peu de respect, le peu de crédit qui est accordé par un certain nombre de dirigeants de gauche et d'extrême gauche à nos armées.

7:09
Marine Le Pen

Marine Le Pen, vous restez avec nous. On s'interrompt un instant pour le Filinfo à 8h40 avec Mélanie Delaunay.

7:14
Invité

Sur le tarmac de l'aéroport de New Delhi, ce matin, les premières cargaisons d'aide internationale des respirateurs de l'oxygène livrés par le Royaume-Uni pour les hôpitaux indiens saturés. 300 000 contaminations par le Covid hier encore. Le gouvernement indien salue un exemple de coopération internationale alors que la France, l'Allemagne ou les Etats-Unis ont aussi annoncé un soutien médical. 5 700 000 personnes totalement vaccinées contre le Covid en France peuvent-elles tomber le masque avec leurs proches ? Oui, si tout le monde dans la pièce est vacciné, qu'il n'y a pas de personnes vulnérables et que l'on maintient les autres gestes barrières.

L'UFC Que Choisir lance une action de groupe contre Canal+. L'association de consommateurs veut que la chaîne rembourse les téléspectateurs dont elle a augmenté l'abonnement sans demander préalablement leur accord. Et puis la Maison Blanche le confirme. Joe Biden veut taxer davantage les 500 000 foyers américains les plus riches. Le taux d'imposition sur le capital risque de quasiment doubler pour financer le plan de relance dédié aux familles. Hier, Marine Le Pen, un millier de personnes étaient réunies à Rambouillet pour honorer la mémoire de Stéphanie, l'agente administrative qui a été tuée vendredi dans cette attaque au couteau à Rambouillet.

Les deux filles de cet agente administratif étaient présentes, comme son mari. Est-ce que vous pensez que cette attaque terroriste aurait pu être évitée ?

8:51
Présentateur

Oui. Oui. Je pense que le mandat d'Emmanuel Macron aura définitivement été marqué par le chaos sécuritaire, le chaos terroriste. Et évidemment, on peut imaginer qu'un deuxième mandat, s'il devait avoir lieu, serait une véritable explosion dans le domaine de l'insécurité dans notre pays. Je pense qu'en matière migratoire, rien n'a été fait, qu'en matière de sécurité, rien de sérieux n'a été fait par le gouvernement d'Emmanuel Macron et que le danger qui pèse sur nos compatriotes n'a jamais été aussi fort qu'aujourd'hui. Je note que ce Tunisien est resté dix ans en situation irrégulière sur notre territoire, comme d'ailleurs les 900 000, selon M. Stéphanini dans son livre, M.

Stéphanini n'est pas de ma chapelle, mais il parle de 900 000 clandestins présents sur le territoire, comme les 900 000 clandestins qui sont actuellement sur le territoire national. Il y a évidemment un lien entre le terrorisme et l'immigration, ça ne veut pas dire que tous les immigrés... La droite l'a fait d'ailleurs, ce week-end, vous vous en félicitez.

10:04
Invité

Ça ne veut pas dire que tous les immigrés sont des terroristes en puissance. Vous vous félicitez que les Républicains soient allés un petit peu sur votre terrain en faisant effectivement le lien entre cet attentat et l'immigration ?

10:13
Présentateur

Ils ont mis énormément de temps, c'est la belle au bois dormant, LR. Qu'est-ce qu'ils ont mis comme temps pour admettre un constat qui pourtant est évident ? Et la dernière année que nous avons passée le démontre, puisque l'intégralité des attentats ont été commis par des étrangers sur notre territoire. Donc il faut maintenant...

10:32
Marine Le Pen

Tout à fait. Laurent Nunez, le coordinateur antiterroriste, rappelait hier les chiffres qui sont que depuis 2015, en France, Marine Le Pen, 80% des attentats terroristes ont été commis par des personnes qui ont la nationalité française.

10:46
Présentateur

C'est faux. Oui, bien sûr, mais la réalité, c'est que l'immense majorité sont des doubles nationaux, dont certains ont obtenu la nationalité française de manière automatique uniquement en naissant sur notre sol. Arrêtons de raconter des mensonges. Et en l'occurrence, cette année-là, les six derniers attentats étaient des étrangers. Voilà. Ça, c'est une évidence et une certitude.

11:03
Marine Le Pen

Alors comment on leur est évité, cette attaque de Rambouillet et cet attentat de Rambouillet ?

11:07
Présentateur

Je pense, moi, qu'il faut maintenant sortir de la loi la possibilité de régulariser les clandestins. Ceux qui arrivent et qui se maintiennent sur notre territoire en n'ayant pas le droit d'y être ne peuvent pas bénéficier d'une régularisation de leur situation. C'est un appel d'air d'ailleurs incroyable à l'immigration clandestine. Est-ce que vous savez que quand on analyse les conditions pour être régularisé, l'État tient compte du fait d'avoir un emploi ? C'est-à-dire qu'en réalité, l'État... Par contre, c'est un signe d'intégration, justement. Non, mais c'est incroyable. C'est pas un signe d'intégration d'avoir un emploi.

L'État pousse les clandestins à travailler clandestinement pour pouvoir obtenir une régularisation.

11:46
Marine Le Pen

Il y a des personnes qui les emploient.

11:48
Présentateur

Non, mais d'accord, mais ils doivent être très lourdement condamnés. J'ai aucune difficulté avec ça. Mais enfin, là, quand on sait que les recettes de la protection sociale que l'on perd avec ce travail dissimulé sont de 6 à 7 milliards de pertes par an. et qu'encore une fois, on pousse, si je puis me permettre, au vice, à la violation de la loi. On se dit que l'État a perdu la tête. Donc moi, je pense qu'on ne peut pas, encore une fois, obtenir une régularisation quand on est en situation irrégulière. Il faut retourner chez soi et remplir un dossier pour demander l'autorisation de revenir.

C'est d'ailleurs une forme de respect à l'égard de ceux qui respectent la loi et qui viennent de manière légale.

12:25
Marine Le Pen

En s'attaquant à l'immigration irrégulière, on règle le problème du terrorisme en France ?

12:28
Présentateur

En s'attaquant à l'immigration, d'abord, régulière et irrégulière. Parce qu'il y a une telle masse d'immigration qui rentre dans notre pays qu'il y a un certain nombre d'islamistes, si vous voulez. On le sait, il y a des terroristes qui ont passé la frontière pour venir commettre des attentats. Donc cet aveuglement que nous avons sur les gens qui viennent sur notre territoire est un élément de danger pour nos compatriotes.

12:50
Marine Le Pen

Il y a environ 4 millions d'étrangers qui vivent aujourd'hui sur le sol français. Qu'est-ce que vous en faites si vous arrivez à l'Élysée ?

12:56
Présentateur

Tout à l'heure, je vous ai dit que ça ne voulait pas dire que tous les immigrés étaient des terroristes en puissance.

13:01
Marine Le Pen

Vous nous dites que les clandestins ne sont pas régularisés.

13:03
Présentateur

Moi d'abord, je mets en place un moratoire sur l'immigration.

13:05
Marine Le Pen

Oui, mais pour ceux qui sont déjà là.

13:06
Présentateur

Ah ben, ceux qui sont déjà là, s'ils sont en situation irrégulière, il faut qu'ils s'apprêtent à rentrer chez eux.

13:10
Marine Le Pen

Les 4 millions sont en situation régulière avec des permis...

13:13
Présentateur

C'est bon, terminé. Il y en a 900 000, je viens de vous le dire. Enfin, vous imaginez ce que ça représente, 900 000 personnes en situation irrégulière ? Bon. Et puis, il y a ceux qui sont en situation légale. Donc, d'abord, je raccourcirai les délais pour revoir leur situation, parce que je pense qu'il n'est pas raisonnable d'accorder un droit durant 10 ans. Je pense que 5 ans, c'est quand même raisonnable pour réanalyser.

Ceux qui sont venus pour travailler et qui sont au chômage, il leur sera laissé un temps pour repartir dans leur pays, parce que s'il n'y a pas d'emploi et s'il y a un chômage de masse, on ne voit pas quel intérêt a le pays d'importer, en quelque sorte, des nouveaux chômeurs. Ceux qui frayent avec les islamistes seront impitoyablement détectés, poursuivis et expulsés. Et tous ceux qui sont des gens honnêtes, qui travaillent honnêtement, qui apportent au pays, qui respectent la loi, qui respectent nos valeurs, qui respectent nos mœurs, nos codes, eh bien, par définition, auront l'autorisation, bien entendu, de rester.

14:19
Marine Le Pen

La crise sanitaire, Marine Le Pen, est-ce que vous êtes, comme beaucoup de Français, impatiente de vous faire vacciner, quel que soit d'ailleurs le vaccin qu'on vous proposera ?

14:26
Présentateur

Oui, moi, je me ferai vacciner, quel que soit le vaccin qu'on me proposera.

14:29
Marine Le Pen

Y compris avec AstraZeneca ?

14:30
Présentateur

Y compris avec AstraZeneca, oui.

14:31
Marine Le Pen

Qu'est-ce que vous dites aux Français qui doutent aujourd'hui, et à ceux qui, par exemple, refusent des injections de ce vaccin ?

14:36
Présentateur

Je dis que c'est leur liberté.

14:38
Marine Le Pen

Et qu'ils doivent avoir droit à un autre vaccin ?

14:41
Présentateur

Je pense que c'est la liberté des gens de choisir s'ils souhaitent se faire vacciner, et avec quels médicaments ils souhaitent se faire vacciner. Vous imaginez que l'inverse reviendrait à vacciner de force des gens, avec un produit à l'égard desquels ils ont des réticences.

14:56
Invité

Et tant pis si, finalement, le rythme de vaccination des Français s'allonge, et tant pis pour ceux qui...

15:03
Présentateur

Ça m'aurait étonné que ce ne soient pas les Français qui soient responsables de la lenteur de la vaccination. Ils sont responsables de tout, de toute façon, depuis le début, dans l'esprit du gouvernement. Les Français sont culpabilisés en toutes circonstances. Écoutez, il n'est pas sérieux de dire que la lenteur de la vaccination auxquelles on a pu assister est de la faute des Français. Tout à fait, évidemment... Je ne suis pas en train de dire ça.

15:22
Invité

C'était une question sur est-ce qu'on accepte ou pas de se faire vacciner avec la stratégie de l'État.

15:27
Présentateur

Tant mieux, parce que tout à fait, évidemment, la lenteur de la vaccination est liée à une défaillance logistique majeure et à des choix politiques qui ont été... De la part du gouvernement français.

15:39
Marine Le Pen

C'est-à-dire, le gouvernement aurait dû passer directement aux commandes des vaccins sans passer par l'Europe.

15:44
Présentateur

Évidemment, l'Union européenne a démontré sa défaillance totale dans ce domaine. Enfin, la santé n'est pas un domaine de l'Union européenne.

15:50
Marine Le Pen

L'Union européenne s'en saisit pour être foncièrement inefficace.

15:58
Présentateur

Certains pays ont fait ce choix. Dans le cadre de la défense de l'international, ils ont dit, écoutez, on prend la part des doses qui nous est attribuée par l'Union européenne, mais nous passons nous-mêmes des contrats avec un certain nombre...

16:09
Marine Le Pen

Alors, chaque pays aurait dû commander ses propres vaccins. La France aurait dû se passer de l'Europe pour le faire.

16:13
Présentateur

Je pense qu'on aurait été beaucoup plus efficaces. Ça, c'est sans contestation possible. D'ailleurs, il n'y a qu'à regarder l'exemple britannique.

16:18
Marine Le Pen

Avec un risque, c'est qu'on ne produit pas un seul vaccin en France. Et que si tous les autres pays font la même chose, oui, on ne produit pas le vaccin...

16:24
Présentateur

Nemo dit tour propriam, turpitude inem, allégance. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Voilà un gouvernement qui n'a pas réindustrialisé, qui a refusé de mettre en place un état stratège, qui a refusé de mettre en place les conditions de la protection sanitaire des Français avec une industrie pharmaceutique qui soit susceptible de produire des vaccins et des médicaments sur le territoire et qui vient aujourd'hui nous dire je vais me servir de ma défaillance comme une excuse pour justifier mon incurie. Ce n'est pas possible, vous comprenez bien.

16:54
Marine Le Pen

8h50, le fil info, Mélanie Delaunay et on vous retrouve dans un instant Marine Le Pen.

16:59
Invité

Ce ne sera finalement pas limité aux lycéens. Les élèves de maternelle, d'élémentaire et les collégiens vont aussi pouvoir faire des autotests et des tests antigéniques. La Haute Autorité de Santé recommande une fois par semaine pour les enfants ces tests rapides et moins pénibles qu'un PCR pour limiter les contaminations par le Covid dans les établissements scolaires. La SNCF va faire circuler davantage de trains une montée en puissance après la fin de la limite des 10 km. Lundi prochain, le trafic des TGV sera quasi normal pour les week-ends prolongés de l'Ascension et de la Pentecôte.

Les députés européens doivent valider aujourd'hui l'accord entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni qui régit les relations commerciales de l'après-Brexit. Ils s'appliquent dans les faits depuis le début de l'année. Les 27 voteront aussi sur une résolution pour qualifier le Brexit d'erreur historique. Et puis la Ligue des champions de football et la première demi-finale allée ce soir à 21h entre le Real Madrid et Chelsea avant le duel demain entre le Paris Saint-Germain et Manchester City. France Info

17:58
Présentateur

Le 8.30 France Info Jean-Jérôme Bertolus, Marc Fauvel

18:04
Invité

Hier, Emmanuel Macron était en Seine-et-Marne dans une école à Melun et face aux enfants, il a esquissé le calendrier de réouverture en France. On l'écoute. Il y a eu des règles très dures. Ça va être jusque début mai et après on va progressivement rouvrir. Mais ce qu'on veut faire, c'est y aller tout doucement pour éviter que ça reparte. À partir du début du mois de mai, on devrait progressivement réussir. Tu vois, tout doucement rouvrir les choses pour que cet été, ça aille mieux. Marine Le Pen, hier, plus de 6 000 patients étaient en réanimation. C'est un seuil qui n'a pas été dépassé depuis un an.

Est-ce qu'on peut, dans ce cadre de l'évolution de l'épidémie, évoquer un calendrier de réouverture ? Est-ce qu'il faut alléger les contraintes pour nous, les Français ?

18:51
Présentateur

D'abord, permettez-moi de vous dire que je conteste la méthode qui est choisie par le Président de la République. Il y a des centaines de milliers de commerçants, d'artisans, d'indépendants qui sont suspendus aux lèvres du Président et qui attendent d'avoir une vision claire de quand vont-ils pouvoir réouvrir qui sont en situation de faillite ou de quasi-faillite et objectivement, ne pas être susceptible de leur parler pour leur dire quels vont être les choix et perler comme ça des révélations, par ailleurs très vagues, dans une classe primaire, m'apparaît une méthode, encore une fois, assez méprisante.

19:30
Marine Le Pen

Emmanuel Macron devrait dévoiler dès aujourd'hui un calendrier précis, quitte à prendre un risque sur les semaines ou les mois qui viennent en fonction de l'évolution de l'épidémie ?

19:36
Présentateur

S'il considère qu'il n'a pas de calendrier, il dit qu'il n'y a pas de calendrier. Et il dit pour l'instant, je ne peux pas prendre cette décision. Mais quand on entend M. Castex nous expliquer qu'on a passé le pic de la troisième vague alors qu'il n'y a pas de pic, nous sommes sur un plateau, un plateau extrêmement haut, le plateau le plus haut probablement d'Europe au moment où nous nous parlons, sans aucune autre mesure prise que ce couvre-feu ait ce confinement qui ne dit pas son nom et qui ont démontré d'ailleurs leur inefficacité.

20:05
Invité

Est-ce qu'on peut les alléger, ces mesures de confinement, ce couvre-feu ?

20:09
Présentateur

Mais encore une fois, ce ne sont pas les seuls outils qui sont à la disposition du gouvernement. Depuis le début, ils pensent que le seul outil à leur disposition, c'est fermer, ouvrir, fermer, ouvrir, fermer, ouvrir. Ça veut dire que vous, Marine Le Pen,

20:21
Marine Le Pen

si vous étiez aux manettes aujourd'hui, au vu de la situation de cette fin du mois d'avril, vous pourriez annoncer une date précise de réouverture, par exemple, de tous les commerces. Ce serait quand ?

20:30
Présentateur

Non, parce que je mettrais en place une politique qui permettrait d'éviter cette circulation massive. D'abord, j'aurais, il y a longtemps, territorialisé les mesures qui sont prises. Deuxièmement, je ne rouvrirais pas les écoles alors que la circulation du virus est aussi importante. Vous auriez gardé les écoles fermées ? Dans un certain nombre de départements où la circulation est très importante, oui, évidemment. Deuxièmement, j'aurais mis en place déjà depuis des mois la mesure des eaux usées qui permettent de savoir précisément dans quelle école il y a un cluster, dans quel hôpital, dans quel EHPAD. Or là, nous avançons encore une fois totalement à l'aveugle.

Deuxièmement, je n'aurais pas réouvert les écoles avant que l'intégralité des enseignants massivement et urgemment soit vaccinée. Car les enseignants, on le sait, sont en première ligne et ils n'ont pas bénéficié, pour ceux qui ont moins de 50 ans, de vaccination.

21:19
Marine Le Pen

Les policiers aussi, vous auriez vacciné tout le monde ? Oui, bien sûr.

21:21
Présentateur

Quelles autres professions ? Mais tous ceux qui sont en contact permanent avec un public, avec un nombre de gens qui est susceptible de leur faire craindre un risque supplémentaire. Voilà, c'est ce que j'aurais fait.

21:35
Marine Le Pen

Vous auriez vacciné d'abord ces professions, là, au lieu de vacciner, comme on le fait aujourd'hui, en fonction de l'âge ou de la comorbidité ?

21:41
Présentateur

Non, j'aurais fait les deux, en l'occurrence.

21:43
Marine Le Pen

Avec quelles doses ?

21:44
Présentateur

Avec les doses que j'aurais achetées, en parallèle, de celles qui sont livrées par l'Union Européenne.

21:48
Marine Le Pen

On peut refaire l'histoire, si vous voulez. Pour vous poser la question tout à l'heure, vous, encore une fois, j'essaye de comprendre ce que vous auriez fait, vous, avec les données qui sont celles d'aujourd'hui, vous rappeliez un plateau légèrement en baisse des contaminations, vous seriez en mesure d'annoncer un calendrier de réouverture quand ? Depuis un an.

22:07
Présentateur

Vous n'allez pas me faire assumer la responsabilité, quand même, de l'échec total du gouvernement, en matière de vaccination. Non, mais vous nous expliquez qu'Emmanuel Macron n'a pas de vision et pas de calendrier.

22:15
Marine Le Pen

Aujourd'hui, je vous demande tout simplement si vous en avez un.

22:16
Présentateur

Monsieur Fauvel, vous devriez suivre mon compte Twitter, car depuis un an, j'ai, à chaque étape de cette crise sanitaire, dit ce que je ferais, de manière très claire. Alors, que feriez-vous pour les commerces ? Et j'aurais commencé par maîtriser, d'ailleurs, les frontières. Je pense qu'il faut réouvrir les commerces. Pourquoi ? Parce que je pense qu'il y a beaucoup moins de risques de circulation du virus dans des commerces de proximité qu'il y en a dans les transports en commun, qu'il y en a dans les grandes surfaces.

22:40
Invité

Donc les restaurants, les cinémas, les musées. Il faut réouvrir, quoi.

22:44
Présentateur

Les musées, oui. Les cinémas, oui. Parce qu'encore une fois, être assis dans un métro à touche-touche ou dans un avion à touche-touche avec un masque ou être assis à une place ou deux places de différence dans un cinéma avec le même masque, je suis désolée, mais il me semble qu'être assis dans un cinéma, le bon sens m'oblige à dire que... Donc on ferme les écoles. Excusez-moi, je vais terminer. J'essaie de suivre. M'oblige à dire que c'est moins dangereux. Voilà. Mais c'est le bon sens. Depuis le début de cette crise, on a des décisions contradictoires, des décisions arbitraires, des décisions incompréhensibles pour les Français.

Donc faisons preuve de bon sens et déterminons là où il y a un danger et là où il n'y en a pas. Il est évident que les écoles, en l'état actuel, dans certains départements, pas tous, en Bretagne, la circulation est très basse, on peut très bien réouvrir les écoles avec, encore une fois, la mise en œuvre de cette analyse des eaux usées qui permet de détecter deux jours ou trois jours avant l'apparition des symptômes les endroits précis où la circulation est en train d'augmenter. C'est ça la gestion de la crise sanitaire. Or là, on ne gère pas. On a un fonctionnement en quelque sorte passif avec le seul outil qui est celui de fermer ou d'ouvrir.

23:55
Invité

Marine Le Pen, encore une question sur cette crise sanitaire. Est-ce que vous êtes satisfait des mesures mises en place pour les passagers qui arrivent de payer à risque, évidemment, l'Inde, l'Afrique du Sud et un certain nombre d'autres pays, cette quarantaine qui permet quand même à ces personnes, à ces voyageurs de sortir deux heures par jour ?

24:13
Présentateur

Mais c'est trop tard. C'est trop tard. On a mis en place ces mesures trop tard. Les variants étaient déjà sur notre territoire. Moi, j'ai entendu encore une fois M. Castex... Le variant en guerre n'est pas

24:23
Invité

sur le territoire pour l'instant. Personne n'a...

24:25
Présentateur

Vous avez raison, il n'est pas encore sur le territoire mais nous savons qu'il y a deux étudiants qui ont transité par Paris et qui sont en Belgique. Mais M. Castex dit que les variants sont très peu nombreux sur le territoire. C'est faux ? Ou alors il pense que l'outre-mer ne fait pas partie du territoire français parce qu'en Outre-mer, la présence des variants est massive et je ne parle pas du variant britannique puisqu'il est déjà ultra majoritaire dans l'Hexagone.

Je parle du variant sud-africain, je parle du variant brésilien, donc je suis désolé mais en Outre-mer, en Guyane bien sûr mais aussi à la Martinique, à Mayotte, en Guadeloupe, ce variant est déjà présent de manière très importante.

25:06
Marine Le Pen

Un mot et un mot seulement si vous le permettez des élections régionales qui approchent dans deux mois. Maintenant, vous allez vous lancer dans un tour de France des régions. Y aura-t-il, oui ou non, au soir du premier tour, au soir du second tour ou le jour de l'élection du président ou de la présidente de chaque région, des alliances entre votre parti et la droite ?

25:23
Présentateur

Je n'ai pas le sentiment que la direction d'LR souhaite autre chose que de faire des alliances avec Macron, moi. Parfois ça se passe

25:30
Marine Le Pen

sans qu'on en réfère aux états-majors des partis. C'était arrivé au régional de 1998.

25:34
Présentateur

Je pense que la direction de l'LR est macroniste, si vous voulez, ou Macron compatible. D'ailleurs, on le voit en PACA, ils sont d'ores et déjà en discussion entre LREM et M. Muselier. Donc, en revanche, les électeurs, une grande partie des électeurs LR, eux, se sentent beaucoup plus proches du Rassemblement national qu'ils ne se sentent proches d'Emmanuel Macron.

25:52
Invité

Et ça veut dire combien de régions vous pouvez conquérir ?

25:55
Présentateur

Je ne peux pas vous répondre et vous-même ne le savez pas parce que beaucoup de régions vont être gagnées en triangulaire et donc c'est celui qui arrive en tête qui gagne la région. Donc, il est à peu près impossible au moment où nous nous parlons de faire des projections. Ce qui est sûr, c'est que le Rassemblement national est très puissant pour peu, et je le dis solennellement, pour peu, que les électeurs du Rassemblement national se déplacent pour aller voter. C'est fondamental. Des résultats des régionales vont aussi découler la dynamique des élections qui suivront.

26:26
Marine Le Pen

Merci à vous Marine Le Pen et bonne journée.

Tribune des militaires dans "Valeurs Actuelles", attaque à Rambouillet, vaccination... Le "8h30 franceinfo" de Marine Le Pen — Marine Le Pen · Pourquijevote