Suivez en direct le meeting de Valérie Pécresse à Paris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 34 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'ambiance est chaleureuse ? Est-ce que vous notez des différences avec le meeting de la porte du Zénith en février ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Pourquoi es-tu venu aujourd'hui assister à ce meeting de Valérie Pécresse ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Ce propos sur la succession, ces propositions, notamment sur la succession, c'est quelque chose qui t'a marqué ? Qu'est-ce que tu penses de la campagne très difficile de Valérie Pécresse ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
On vous entendait mentionner, avant d'interroger ce militant, la description de la salle, effectivement le fait qu'il n'y ait pas ces grandes langues bleu-blanc-rouge qu'on avait vues au Zénith.
- 7:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on sait ce qu'elle va mettre en avant tout à l'heure comme thème ?
- 11:34OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il en est ? Est-ce qu'on a des retours sur ce point concernant Nicolas Sarkozy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:06InvitéChiffre
« Non, c'est vrai que les sondages ne sont pas très bons ces derniers jours. Mais pour autant, voilà, je pense que cette salle aujourd'hui, elle montre que les sondages mentent. »
- 9:27InvitéChiffre
« Valérie Pécresse, qui était montée très très haut à un moment donné dans notre sondage et là, au lendemain du Congrès, elle était montée jusqu'à 22% »
- 10:34PrésentateurChiffre
« Dans le dernier sondage publié il y a 24 heures par Elab pour BFMTV, elle était à 8,5%, donc en cinquième position, derrière Eric Zemmour »
- 14:57InvitéChiffre
« L'équipe a trouvé un argument pour répondre à cette comparaison peu flatteuse en disant que Valérie Pécresse était parmi ceux qui avaient fait le plus, parmi les candidats qui avaient fait le plus de meetings, une vingtaine de meetings depuis le début du mois de janvier. »
- 31:31PrésentateurFait
« François Fillon avait choisi une ligne plus identitaire qui avait heurté un certain nombre de soutiens et d'électeurs qui s'étaient reportés sur Emmanuel Macron dès le premier tour. »
- 31:53PrésentateurChiffre
« Si on fait le cumul Éric Zemmour plus Valérie Pécresse, on arrive à peu près à 20% des voix. »
- 33:50InvitéPromesse
« Eric Lémour a toujours dit, à 20h02, Valérie Pécresse appellera à voter Emmanuel Macron. »
- 38:45InvitéFait
« Si votre réponse est non, alors on ne refait pas un chèque en blanc pour un président sortant. »
- 40:24InvitéChiffre
« On ne délivre pas un record de titre de séjour en cinq ans, autant que les villes de Lyon, Bordeaux et Toulouse réunies. »
- 41:06InvitéFait
« quand on a des droits, on a aussi des devoirs. »
- 41:21InvitéFait
« quand on est de droite, on chérit la transmission. »
- 41:37InvitéFait
« Cette France dont Dubélet disait de façon si merveilleuse qu'elle était la mère des arts et des lettres. »
- 1:00:13InvitéFait
« nous défendons sans faiblesse l'idée d'une république une et indivisible face au séparatisme »
- 1:07:11Invité politiqueFait
« je vous propose de commencer ce discours en nous levant en hommage au peuple résistant ukrainien pour une minute de silence »
- 1:08:19Invité politiquePromesse
« prêtes à gouverner la France dès juin prochain »
- 1:08:44Invité politiqueFait
« nous allons faire mentir la seule chose qui compte »
- 1:10:32Invité politiqueFait
« dans cette campagne tout est permis »
- 1:10:46Invité politiqueFait
« on peut monter de toutes pièces comme l'a fait Éric Zemmour une fausse rencontre dans une station service »
- 1:11:03Invité politiqueFait
« qui de son balcon de l'Elysée regarde de haut la démocratie qui s'en indigne »
- 1:12:21Invité politiqueFait
« l'essentiel c'est quelle France voulons-nous demain »
- 1:18:49Invité politiqueChiffre
« nous avons laissé entrer en France 1 million 400 000 étrangers en 5 ans »
- 1:29:24Invité politiqueChiffre
« l'ardoise c'est plus de 140 milliards d'euros »
- 1:30:17Invité politiquePromesse
« traite à 65 ans »
- 1:30:36Invité politiquePromesse
« nous réduirons de 200 000 le nombre de postes de fonctionnaires »
- 1:33:23Invité politiquePromesse
« je baisserai de 25 centimes le litre d'essence »
- 1:33:37Invité politiquePromesse
« j'instaurerai une TVA à 5,5 au lieu de 10 sur les transports collectifs »
- 1:45:46Invité politiqueChiffre
« je veux que notre pays reste la première puissance militaire de l'Union Européenne avec 108 milliards d'euros d'ici 2030 »
- 1:48:24Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon disent à peu près n'importe quoi sur n'importe quel sujet »
- 2:07:12InvitéFait
« Éric Zemmour n'a cessé de dire que son parti, celui de Valérie Pécresse, était devenu un parti de notable, le RPR mou. »
Temps de parole
- Valérie Pécresse39 %
- Présentateur22 %
- Invité15 %
- Invité 212 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
- Invité 52 %
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Bonjour sur BFMTV.com, nous serons avec Amandine Etalaya pour vous faire vivre cet après-midi. Nouvelle après-midi de meeting, on était hier ensemble pour le meeting d'Emmanuel Macron à la Défense Arena. Longement, plus de deux heures de discours, il y avait beaucoup de monde à nous regarder sur BFMTV.com, donc merci à vous. Cet après-midi, sur ce canal, on va suivre ensemble le meeting de Valérie Pécresse, Porte de Versailles, à Paris, on y sera dans un instant. Je vous indique que vous pouvez suivre en ce moment sur deux autres canaux de BFMTV.com, le meeting de Nathalie Arthaud au Zénith de Paris et celui de Anne Hidalgo au Cirque d'Hiver à Paris.
Et un peu plus tard dans l'après-midi, vous pourrez suivre celui de Jean Lassalle à Pau, mais sur ce canal. Donc on va parler de Valérie Pécresse cet après-midi, Porte de Versailles, au Zénith. Valérie Pécresse qui est en difficulté dans les sondages. On était ensemble, Amandine, c'était mi-février, pour suivre le premier grand meeting de Valérie Pécresse, c'était au Zénith de Paris. On était aussi avec Alexis Cuvillier, qu'on va retrouver maintenant, Porte de Versailles, c'est-à-dire pas très loin d'ici, pas très loin des studios de BFMTV. Alexis, est-ce que l'ambiance est chaleureuse ?
Est-ce que vous notez des différences avec le meeting de la porte du Zénith en février, qui avait été jugé raté par Valérie Pécresse à l'amain ?
Oui, ce meeting du Zénith qui est dans les esprits de beaucoup de militants et de membres de l'équipe de campagne. Bien sûr, l'ambiance est un peu différente. On entend moins cet engouement qu'on entendait très fort de la part des jeunes militants des Républicains qui résonnaient beaucoup dans la salle du Zénith. Là, la salle est un petit peu plus calme. Vous allez le voir sur les images de Paul Dijot. Là, on voit donc dans cette salle du parc des expositions, le hall 6 du parc des expositions de la Porte de Versailles. Vous voyez des sympathisants, des militants qui sont très attentifs aux différents discours, différentes prises de parole.
Vous allez le voir sur ces images de Paul sur la scène. En ce moment, c'est le magistrat Charles Pratz qui a pris la parole. Il y a quelques minutes, c'était Michel Barnier, un ancien mousquetaire. Sur la droite, Paul va vous montrer aussi. Vous voyez les jeunes des Républicains qui, eux, sont chargés évidemment de mettre un peu d'ambiance. On les entend réagir à certains moments des différentes prises de parole. Sur cette scène, vous voyez derrière le courage de faire. Ça, c'est le slogan qui a été martelé par Valérie Pécresse dans tous ces meetings qu'elle a fait ces dernières semaines. C'est ce fond bleu avec le V de la victoire, le V de Valérie qui s'affiche.
C'est une scénographie qui est très différente, peut-être un peu plus sobre que celle qui avait été adoptée au moment du meeting du Zénith avec ce drapeau bleu-blanc-rouge qui s'était affiché au Zénith. On va tout de suite retrouver un militant des Jeunes Républicains avec qui on va poser quelques questions. Bonjour Romain. Je viens te voir comme prévu pour te poser quelques petites questions sur la raison de ta présence ici aujourd'hui. Oui. Écoutez, moi, c'est surtout sur les valeurs de transmission. Parce que Valérie Pécresse, ça me parle.
Et pour ma famille, moi qui a du patrimoine terrien, c'est bien que tous les efforts qu'ils ont faits durant leur vie puissent être transmis sans qu'on ait une pression financière, nous, à supporter les héritiers. Et voilà, c'est pour ça aujourd'hui que je suis là. Pour elle, pour la transmission, pour ma famille. Voilà. Ce propos sur la succession, ces propositions, notamment sur la succession, c'est quelque chose qui t'a marqué. Qu'est-ce que tu penses de la campagne très difficile de Valérie Pécresse ? T'y crois encore, toi, alors que les sondages ne sont franchement pas très bons ces derniers jours ? Non, c'est vrai que les sondages ne sont pas très bons ces derniers jours.
Mais pour autant, voilà, je pense que cette salle aujourd'hui, elle montre que les sondages mentent. Et qu'on arrivera au deuxième tour dimanche. Merci beaucoup, Romain. Vous voyez ces jeunes, les Républicains, qui se mobilisent, qui tentent de donner de la voix pour mettre un peu d'ambiance dans cette salle de la porte de Versailles, 20 minutes avant le discours de Valérie Pécresse qui est annoncé vers 16h.
Alexis, on vous entendait mentionner, avant d'interroger ce militant, on vous entendait mentionner la description de la salle, effectivement le fait qu'il n'y ait pas ces grandes langues bleu-blanc-rouge qu'on avait vues au Zénith. On note qu'il y a beaucoup de monde sur la salle, des militants, des intervenants, la Julien Aubert, le député du Vaucluse, qui est en train de parler. Alors qu'au Zénith, il faut le rappeler, personne n'avait parlé avant Valérie Pécresse sur scène. Et ça lui avait été reproché, notamment par son équipe à l'époque.
Oui, c'est vrai, c'était complètement différent au mois de février. Ils avaient privilégié des interventions par vidéo ou avec des personnes qui parlaient depuis la fosse. Ça avait donné cette impression que finalement Valérie Pécresse était un peu isolée, un peu seule. Une impression d'ailleurs que l'équipe de campagne dit avoir noté hier aussi, au moment du meeting d'Emmanuel Macron, un one-man show pour reprendre les mots d'un très proche conseiller de Valérie Pécresse. Ils ont donc choisi de faire complètement différent aujourd'hui.
Ils ont voulu mettre en avant toute une série de personnalités, ces ténors des Républicains, ces personnalités qui sont peut-être moins connues du grand public, comme Julien Aubert il y a quelques minutes, qui ont pris la parole, ce dévisage qui se sont révélés pendant cette campagne. C'est ce que nous disait l'équipe de campagne de Valérie Pécresse. Ils avaient la volonté de montrer qu'elle était véritablement entourée d'une équipe de France. Ça aussi c'est un mot que Valérie Pécresse appréciait, qu'elle a souvent dit qu'elle a beaucoup mis en avance, cette équipe de France, cette équipe pour l'alternance.
Vous restez avec une... Allez-y, abondez.
Oui, juste une dernière question. On voit derrière vous le slogan de Valérie Pécresse, le courage de faire, qu'elle a beaucoup utilisé ces derniers temps. On nous parle d'un discours qui sera assez resserré. Est-ce qu'on sait ce qu'elle va mettre en avant tout à l'heure comme thème ?
Eh bien écoutez, Amandine, on nous annonce un discours en effet très politique, qui ne sera pas aussi programmatique, pour reprendre les mots de l'équipe de campagne, pas aussi programmatique que le discours du Zénith, parce qu'on estime qu'il est au moins le temps de parler du programme qui a été beaucoup décliné ces dernières semaines par la candidate des Républicains, mais plutôt de mettre en avant cette fois les enjeux de ce vote, le fait qu'une fois encore les Républicains pourraient ne pas se retrouver au second tour d'une élection présidentielle, ce qui aurait bien sûr des conséquences très importantes pour cette famille politique héritière des mouvements gaullistes lancés par le général de Gaulle.
Donc eh bien, bien sûr, on va écouter avec attention ce discours. On nous prévient aussi qu'il faudra écouter avec attention d'éventuelles références sur la thématique du pouvoir d'achat, avec peut-être une annonce. On surveillera ça de très près au moment de la prise de parole de Valérie Pécresse, qui est annoncée, eh bien maintenant, dans une dizaine de minutes.
Vous restez avec nous, Alexis Cuvillier, depuis la Porte de Versailles. Et juste, Amandine, c'est assez frappant sur la scène. On voit Charles Pratt, qui est un magistrat, connu notamment pour ses travaux sur la fraude sociale. On a entendu Julien Aubert, député UMP du Vaucluse, qui est plutôt de l'aile droite du parti. François-Xavier Bellamy, qui lui aussi est de l'aile droite du parti.
On a l'impression, peut-être que ce n'est qu'une impression, au moment où nous nous connectons sur BFMTV.com, que l'équipe Pécresse met en avant des figures de l'aile droite de sa campagne, aussi parce qu'il sent qu'il y a une concurrence importante avec Éric Zemmour et que l'un des enjeux pour Valérie Pécresse dans les prochains jours, c'est d'essayer de repasser devant Éric Zemmour, de ne pas finir cinquième des grands candidats de cette élection au premier tour.
Exactement, et c'est pour ça, oui, peut-être qu'on voit ces personnes-là, aujourd'hui, sur scène, aux côtés de Valérie Pécresse, tout comme on voyait beaucoup au début Éric Ciotti, candidat malheureux, mais qui avait fait un gros score du Congrès face à Valérie Pécresse et qui avait fait tous les premiers déplacements à ses côtés pour essayer d'imprimer, justement, une campagne qui, au départ, était marquée très à droite, pour tenter d'aller faire concurrence, notamment à ceux qui songeaient à partir vers Éric Zemmour, soit qui était tout simplement déjà partie, stratégie qui semble avoir moyennement fonctionné pour le moment, puisque Valérie Pécresse, qui était montée très très haut à un moment donné dans notre sondage et là, au lendemain du Congrès, elle était montée jusqu'à 22% et depuis, il y a une chute lente et continue.
Néanmoins, Valérie Pécresse a gardé foi en apparence, une espèce de constance dans les messages qu'elle essaie d'envoyer dans cette campagne, difficile, bien sûr, d'exister quand la majorité du débat est sur un terrain, régalien, c'est-à-dire l'Ukraine notamment, et c'est le chef de l'État qui a les manettes aujourd'hui, et donc, quand on est un opposant, par définition, c'est bien difficile d'arriver à imposer une autre vision du monde. Et puis, cette campagne qui devait, au début, être très centrée sur la sécurité et l'immigration, pensait-on ?
Finalement, s'est beaucoup déportée sur le thème du pouvoir d'achat, où c'est plus difficile aussi pour Valérie Pécresse d'exister, et donc, ça ne s'est pas exactement passé comme prévu pour Valérie Pécresse.
Vous mentionniez ce sondage Elab pour BFMTV, publié juste après sa désignation dans le congrès LR, où elle était au-delà des 20%, autour de 20%, et qui la mettait d'ailleurs en position d'être élue au second tour face à Emmanuel Macron. Dans le dernier sondage publié il y a 24 heures par Elab pour BFMTV, elle était à 8,5%, donc en cinquième position, derrière Eric Zemmour, qui lui semble être en mesure de passer devant elle. Je voudrais vous montrer une image qui a été prise par l'équipe de BFMTV sur place. C'est une image tout à l'heure du premier rang de la porte de Versailles.
On voit un certain nombre de personnalités qui sont là, notamment Laurent Wauquiez, qui était un rival de Valérie Pécresse avant cette désignation. On va peut-être la revoir, parce qu'on n'a pas bien vu peut-être sur l'image. Laurent Wauquiez, regarde bien ce qu'il fait avec sa main droite, sur sa droite, la chaise qui se trouve à côté de lui, une chaise où devait s'installer Damien Abad, qui est le président, le patron des députés des Républicains. Regardez ce qu'on va voir sur cette image. Voilà, regardez, on voit la chaise réservée à Damien Abad à gauche. Il enlève le mot, le petit carton où est écrit Damien Abad. Qu'est-ce que ça peut vouloir dire ce moment ?
Est-ce que c'est juste un geste mécanique ? Ou est-ce qu'il peut y avoir un sens politique derrière cette image, Amandine ?
Il y a plutôt, a priori, un sens politique derrière cette image qui nous fait penser à la suite. La suite à droite, puisque Laurent Wauquiez a parfaitement joué le jeu dans cette campagne. Il a soutenu Valérie Pécresse, il a fait des meetings. Mais on sait que Laurent Wauquiez, depuis le début, n'y est pas allé lui-même, puisqu'il pense que les chances de la droite étaient extrêmement réduites pour cette élection. Et donc Laurent Wauquiez, lorsqu'on parle à ses proches, se prépare déjà pour la suite, pourrait vouloir la tête du parti à un moment donné. Auquel cas, ça ne marcherait pas forcément pour la suite avec Damien Abad, qui est aujourd'hui le patron des députés LR.
Et que certains imaginent peut-être comme une prise de la Macronie si Emmanuel Macron est réélu président de la République.
Voilà, qui pourrait être un éventuel ministre, auquel cas d'Emmanuel Macron. Et donc, les deux hommes ne choisissent pas du tout le même destin. L'un pourrait être à la tête de la famille de la droite, l'autre pourrait rejoindre la Macronie. Et donc, c'est peut-être le signe d'un début de dissension. Et Laurent Wauquiez ne pensait certainement pas, j'imagine, être filmé à ce moment-là.
Et d'ailleurs, on va retrouver Alexis Cuvillier, qui se trouve dans la salle Porte de Versailles. Alexis, c'est votre équipe qui a pris cette image de Laurent Wauquiez. Et en fait, en en parlant avec Amandine, je me dis que c'est peut-être la dernière fois, si Valérie Pécresse n'est pas qualifiée au second tour, c'est peut-être la dernière fois qu'on voit un certain nombre de ces personnalités du parti, de LR, assises ensemble au premier rang d'un meeting présidentiel. Et peut-être la dernière fois tout court, puisqu'on sait qu'il y a peut-être un risque que certains d'entre eux partent, quittent le parti, s'il y a une défaite cinglante de Valérie Pécresse.
Ça, c'est sûr et certain qu'il est difficile de prévoir ce qui va se passer après le 10 avril, avec ce risque, en effet, d'explosion de cette famine politique, avec ces lignes différentes qui existent, cette ligne que l'on présente parfois comme possiblement plus macro-compatible, qui peut être incarnée, en effet, par des proches d'Amya Bhad, et puis, à l'inverse, des personnalités qui sont attachées à une droite plus forte, qui soit très présente sur certains marqueurs d'autorité et d'ordre, et qui est, bien sûr, cette ligne représentée par Laurent Wauquiez, Laurent Wauquiez qui conserve beaucoup de popularité du côté des militants, des Républicains.
On a légèrement bougé avec Paul, on s'est retrouvé à un autre endroit de cette salle, on est un petit peu plus près de la scène, vous le voyez. Alors, je ne peux pas m'approcher plus, et je ne peux pas vous montrer le premier rang, justement, où est assis Laurent Wauquiez, avec Damien Abad, qui s'est quand même assis juste à côté de lui. Eh bien, je ne peux pas vous montrer ça, parce que les équipes de sécurité ont bloqué l'accès. En revanche, ce qui est intéressant à cet endroit, c'est que vous pouvez le voir, eh bien, il y a quelques chaises vides. Je le vois du côté, notamment là, le côté qu'est en train de vous montrer Paul, pas mal de chaises vides.
Je ne suis pas certain qu'on soit au nombre qui avait été annoncé de personnes présentes dans la salle, 5000 personnes. Il n'est pas sûr qu'il y ait 5000 sympathisants des Républicains qui soient présents dans cette salle. C'était une difficulté pour les Républicains de rassembler massivement, dans de grandes salles, le plus gros meeting. Cela restera celui du Zénith au mois de février, avec 7000 personnes qui étaient présentes. Mais on est bien sûr très loin des 30 000 militants qui étaient présents hier à l'aréna pour le meeting d'Emmanuel Macron.
L'équipe a trouvé un argument pour répondre à cette comparaison peu flatteuse en disant que Valérie Pécresse était parmi ceux qui avaient fait le plus, parmi les candidats qui avaient fait le plus de meetings, une vingtaine de meetings depuis le début du mois de janvier.
En même temps, c'est peu par rapport à la foule rassemblée par le président de la République hier à la Défense à l'art, mais c'est peu aussi par rapport à des grandes réunions politiques de ce parti ou des partis dont il est l'héritier. Je pense notamment à Nicolas Sarkozy, au même endroit à Port-de-Varçailles en 2007, des dizaines de milliers de personnes. Il y a des meetings aussi de Jacques Chirac au RPR dans cette même salle. Même pas 5000 personnes pour un meeting à une semaine du premier tour, ça donne aussi la mesure de ce qu'est devenu ce parti, les Républicains, dont la survie se joue notamment dimanche prochain.
Amandine, juste un mot, on entendait la François-Xavier Benhamy, députée européenne des Républicains, qui vient plutôt de l'aile droite, qui avait mené la liste des Républicains en 2019 aux Européennes avec cet échec qu'on connaît, ce score historiquement faible pour le parti, autour de 8%. Et on parle ces derniers jours d'un risque pour Valérie Pécresse, d'un risque de bellamisation de sa campagne, avec un score qui serait très mauvais dimanche prochain.
Oui, c'est le risque pour Valérie Pécresse, c'est qu'éventuellement elle fasse pire que ce qu'avait fait François-Xavier Benhamy en 2019, 8,5% environ. Et on pensait alors que la droite avait atteint les tréfonds, le fond du fond, et que vraiment après ça, c'était un accident et qu'elle ne pouvait que rebondir. Et Christian Jacob, le patron du parti, s'emploie de plus à dire qu'il reconstruit cette famille de la droite. Et chacun disait qu'il y aurait forcément un meilleur score à la présidentielle et que si ça n'était pas le cas, c'était la mort, tout simplement, du parti de droite.
Et là, on se dirige peut-être vers un nouvel accident industriel et on voit déjà fleurir dans la presse, à vrai dire, beaucoup de questionnements chez beaucoup de personnalités de droite. D'une part, quelle sera la stratégie de la droite si on est dans un second tour Emmanuel Macron, Valérie Pécresse ? Est-ce que Valérie Pécresse va appeler, dans ce cas, à voter ou non pour Emmanuel Macron directement ? Ou est-ce que ce sera à nouveau la stratégie du ni-ni ? Donc, est-ce que le parti va se déchirer ?
C'était un point de divergence entre Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse en 2017.
Oui, oui, qui avait fait notamment que Valérie Pécresse, en désaccord total, avait choisi à un moment donné de larguer les amarres de ce parti parce qu'elle désapprouvait cette stratégie du non-choix et qu'elle assumait de voter pour Emmanuel Macron face à l'extrême droite à ce moment-là, disait-elle. Et puis après, il y aura le problème très vite derrière, évidemment, des législatives. Et puis le problème de qui voudra ou pas rejoindre Emmanuel Macron dans un gouvernement, sans compter que quelqu'un d'autre vient troubler la partie en ce moment. Philippe, c'est Nicolas Sarkozy qui a une attitude extrêmement ambiguë.
Il n'est pas là. Nicolas Sarkozy, l'ancien président, n'aura participé à aucune réunion publique de la candidate de son parti pour la présidentielle. Il n'aura jamais apporté officiellement son soutien à Valérie Pécresse. Alors certains à droite se contentent du fait qu'il n'ait pas non plus apporté officiellement son soutien à Emmanuel Macron parce qu'on sait que c'est aussi ça la question qui se pose sur Nicolas Sarkozy. Fallait-il ou pas soutenir Emmanuel Macron dès le premier tour ? On sait que les relations entre Valérie Pécresse, au-delà des raisons politiques, on sait que les relations entre Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy n'ont jamais été simples et fluides.
Elle n'a jamais fait partie de ses proches. Il l'a toujours vue d'une certaine manière, même quand elle était sa ministre, quand elle était sa porte-parole à l'UMP comme une chiraquienne. Et donc même ces dernières semaines, on nous a rapporté côté Pécresse, côté Sarkozy, des incompréhensions, des histoires parfois un peu absurdes de l'un qui appelle l'autre, l'autre qui envoie un message à l'autre. Ils ont du mal à se parler et on voit bien aussi la concrétisation de cela. C'est-à-dire que hier, il y avait Éric Woerth, par exemple, qui se trouvait dans les premiers rangs du meeting d'Emmanuel Macron. Il y avait l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Et aujourd'hui, d'une certaine manière, Valérie Pécresse, même si elle est soutenue par les ténors de son parti, semble bien seule, puisque le seul ancien président de son parti vivant, Nicolas Sarkozy, ne lui a jamais apporté son soutien. Et même si Nicolas Sarkozy ne fait plus la pluie et le beau temps dans sa famille politique depuis plusieurs années, on l'avait vu en 2016 dans la primaire, c'est quand même le signe aussi que Valérie Pécresse n'aura jamais été reconnue comme la chef de son camp à l'approche d'une échéance aussi importante que la présidentielle. Comme vous le disiez, c'est peut-être la mort ou la survie de ce parti qui se joue dimanche prochain dans les urnes.
Et ça peut être une page de la vie politique de la Sacré-Prépublique qui sera tournée si les Français le décident comme cela.
Et est-ce qu'on sait, pour finir sur ce sujet de Nicolas Sarkozy, qui intéresse beaucoup évidemment tous ceux qui nous regardent et la famille de la droite, par rapport à son positionnement vis-à-vis d'Emmanuel Macron, on a pu lire notamment ou entendre parfois qu'il pourrait y avoir une espèce de pacte qui concernerait aussi certains députés de droite qui seraient élus ou un Premier ministre de droite. Qu'est-ce qu'il en est ? Est-ce qu'on a des retours sur ce point ?
Oui, et notamment avec cette idée que Nicolas Sarkozy aimerait pouvoir être consulté sur le nom du futur Premier ministre d'Emmanuel Macron si le président de la République est réélu. On sait que l'une des raisons, l'un des points, l'une des conditions peut-être pour que Nicolas Sarkozy s'engage derrière Emmanuel Macron dans un éventuel entre-deux-tours. Ce serait le danger d'une victoire de Marine Le Pen. En tout cas, c'est comme ça qu'il l'a exprimé devant des proches ces derniers mois. Avant que Valérie Pécresse ne commence son discours port de Versailles, on va retrouver Alexis Cuvillier. Alexis, qui est en train de parler sur scène ? C'est Hervé Morin, le centriste.
Oui, absolument, Philippe. C'est Hervé Morin qui est en train de parler. À plusieurs reprises, Valérie Pécresse, ces derniers jours, lors de ses interventions médiatiques, disait qu'il fallait associer les centristes. Elle rappelait toujours qu'elle était candidate aussi des centristes. Donc voilà, là, vous avez eu la prise de parole d'Hervé Morin qui a représenté cette union entre les Républicains et les partis du centre, l'UDI de Jean-Christophe Lagarde et le mouvement Les Centristes d'Hervé Morin. Tandis que, justement, c'est Jean-Christophe Lagarde qui monte sur scène et qui prend la parole dans les toutes prochaines minutes.
Nous allons nous diriger vers d'autres militants avec Paul Digiot. On va leur demander pourquoi vous êtes venu aujourd'hui assister à ce meeting de Valérie Pécresse. Bonjour. On est venu aujourd'hui parce que, tout simplement, la fin de campagne commence à se rapprocher. Et puis, on a commencé à faire le choix. On a regardé un peu tous les candidats. On s'est rendu compte aujourd'hui que Valérie Pécresse portait un grand nombre de nos valeurs. Et du coup, on est venu voir aujourd'hui ce qu'elle proposait plus en détail. Et voilà, j'espère qu'elle pourra finir de nous convaincre pour qu'on puisse étayer un vrai choix et non un choix par défaut.
Vous avez été convaincu par certaines de ses propositions alors qu'elle a eu une campagne très difficile, Valérie Pécresse. Vous pensez que ça peut être quand même utile de voter pour elle, qu'elle peut quand même arriver au second tour ? Tout à fait. En fait, on considère que c'est l'une des seules qui seraient capables de relever le défi. Et on croit en elle et on espère en tout cas qu'elle fera le nécessaire pour pouvoir réaliser son programme. Merci beaucoup. Vous voyez, du coup, beaucoup de sympathisants qui sont encore convaincus que Valérie Pécresse peut créer la surprise la semaine prochaine.
Tout à l'heure, Brice Hortefeux évoquait aussi la possibilité qu'il puisse y avoir une surprise dimanche prochain, même si, objectivement, la majorité, l'immense majorité des sondages sont plutôt mauvais et pointent une dynamique toujours baissière pour Valérie Pécresse ces derniers jours. Et à propos, Alexis, de ces sondages qui sont mauvais, vous avez suivi tous les derniers déplacements de Valérie Pécresse, du moins ce qu'elle a pu faire puisqu'elle a aussi eu le Covid, un embarras de plus dans cette campagne très récemment. Comment est-ce qu'elle était, disons, moralement, puisque cette campagne est très difficile ? Est-ce que vous l'avez vu faiblir un peu ou garder confiance ?
Alors, c'est vrai qu'on peut porter tous les jugements, évidemment, sur la campagne de Valérie Pécresse. On peut aussi reconnaître qu'il y a eu un certain nombre d'erreurs. Nous qui l'avons suivi, on a vu des erreurs sur le fond, sur la forme, dans la communication de la candidate. Mais on ne peut pas lui enlever une énergie qui a été complètement mobilisée, cette énergie, pour mener campagne jusqu'au bout. À l'image de ces déplacements nombreux, cet agenda qui est resté chargé malgré son isolement dû au Covid. Elle a multiplié les sollicitations médiatiques. Elle s'est rendue sur le terrain immédiatement après la fin de sa période d'isolement.
Demain, on va faire un déplacement éclair avec elle en Guadeloupe, qu'elle a tenu à faire. C'est vrai qu'un précédent voyage en Outre-mer avait dû être reporté en raison du contexte international. Donc, on pourra tout dire sur la campagne de Valérie Pécresse, mais pas qu'elle n'ait finalement pas aménagé ses efforts pour essayer d'arriver au second tour. Même si, on le disait à l'instant, ça reste une hypothèse pour le moins improbable aujourd'hui.
Alexis, quand on était ensemble avec Amandine et Maxime Souitec au Zénith, il y a un peu plus d'un mois et demi maintenant, pour décrire et raconter sur l'antenne de BFM TV le meeting de Valérie Pécresse au Zénith. On avait parlé du fond, mais aussi de la forme. Et la forme avait suscité beaucoup de questions, voire même parfois de railleries, sa voix, le ton de sa voix, la manière dont elle avait géré la salle d'une certaine manière, puisqu'il y avait des silences assez curieux, où on n'entendait pas suffisamment les militants de la salle. Est-ce qu'elle a travaillé différemment pour préparer ce meeting de la Porte de Versailles ?
A l'époque, elle avait travaillé avec Francis Piner, l'avocat et élu des Républicains. Est-ce que cette fois-ci, elle va se détacher des conseils qui lui avaient été donnés avant le Zénith ?
Alors en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait des choix différents pour ce meeting. Ils nous disent vouloir s'inspirer davantage de ce qu'elle a pu faire au Canet. Ça, c'était un meeting important dans cette campagne de Valérie Pécresse. C'était 4 à 5 jours après l'échec du Zénith. Elle avait tenu à organiser ce meeting qui était un meeting important, l'un des plus importants de la campagne, devant 3000 militants dans les Alpes-Maritimes. Et elle avait montré un ton différent, un texte moins écrit, sans prompteur. Le rendu était plus naturel. On avait à l'époque diffusé ce meeting sur l'antenne de BFM TV.
Et on nous dit qu'aujourd'hui, évidemment, on sera plus proche de cette version. Même si vous le voyez à l'instant sur les images de Paul, le pupitre est un petit peu loin. Mais je pense que vous le devinez, Jean-Christophe Lagarde s'exprime derrière un pupitre. Valérie Pécresse sera probablement derrière ce pupitre également. On ne sait pas si elle se déplacera sur scène. On ne nous a pas encore tout dit du côté de l'équipe, avec l'idée évidemment de ménager quelques surprises. Ce qui est certain aussi, c'est que le discours sera plus court que celui du Zénith, qui avait été jugé un peu long, un peu décousu par certains observateurs.
On devrait être sur un format, cette fois, assez différent.
Alexis, le discours a un peu de retard. Est-ce que vous savez dans combien de temps est-ce qu'il va commencer ? Qui doit parler en dernier avant Valérie Pécresse ? Je crois que c'est Gérard Larcher, non ?
C'est probablement Gérard Larcher qui va prendre la parole. Le président LR du Sénat qui n'a pas encore pris la parole. Jean-Christophe Lagarde qui est applaudi en ce moment par les sympathisants qui sont présents ici à la porte de Versailles. C'est une personnalité qui n'a pas toujours eu un très très bon accueil du côté des sympathisants LR, mais qui a été applaudi. Tandis que vous voyez à l'instant, il y a maintenant une vidéo qui est lancée avec un message de François Baroin, personnalité importante, populaire chez les Républicains, qui est excusé aujourd'hui, qui ne pouvait pas être présent et qui a donc adressé ce message vidéo.
Merci Alexis, on vous retrouvera tout à l'heure avant le discours de Valérie Pécresse. On voit à l'instant François Baroin applaudi, Amandine Attalaya, François Baroin qui avait choisi de ne pas être candidat pour le parti, de ne même pas participer à une procédure de désignation interne, alors que le président du parti, Christian Jaffaub, avait tout fait pour que François Baroin soit candidat.
Et puis finalement, il a compris qu'il n'irait pas et donc il voulait depuis le début qu'il y ait un autre candidat que celui du moins. En fait, il y a eu toute cette situation qu'on a presque oubliée maintenant, où à un moment donné, Xavier Bertrand a voulu y aller seul. Et ça, Christian Jacob n'en voulait pas. Il a voulu essayer de faire autrement. Et puis finalement, il a réussi à organiser ce congrès avec un tout petit nombre de votants parce qu'on était à peine à plus de 100 000, enfin 130 000 personnes qui ont voté pour ce congrès.
À comparer avec des quasiment 4 millions de personnes de la primaire en 2016, évidemment.
Mais on avait surtout retenu qu'il y avait eu pour une fois une unité de la famille de la droite, que ce processus s'était bien passé, qu'il y avait eu un grand intérêt pour les débats télévisés entre les candidats et que donc Valérie Pécresse semblait partir avec un certain élan. Et les premières semaines après sa désignation, le débat portait même sur est-ce qu'Emmanuel Macron est inquiet ou pas que Valérie Pécresse ait été désignée. Elle peut lui faire mal. Ils ont des programmes assez similaires. Il craint en fait qu'elle soit au second tour. Et c'est pour ça qu'il préférait qu'il y ait Marine Le Pen. Et finalement, elle a eu beaucoup de mal.
Valérie Pécresse a imposé les thèmes qu'elle voulait dans ce débat. Et puis elle a eu du mal à définir une ligne qui soit extrêmement claire et qui convainque les électeurs de sa sincérité absolue, puisque Valérie Pécresse a longtemps été sur une ligne de droite modérée. Et puis elle a choisi pour cette campagne d'être sur une ligne de droite plus dure. Et beaucoup y ont vu une forme d'insincérité et une façon de faire campagne simplement pour capter un électorat alors qu'elle ne croyait pas elle-même à ce qu'elle disait. Il y a eu des critiques qui sont venues aussi en interne, parfois de son propre camp.
On pense à Rachida Dati qui s'est longuement exprimé, y compris à haute voix dans des radios. Il disait qu'il manquait d'incarnation dans cette campagne. Il disait qu'on ne fait pas campagne simplement avec un programme. Je lis Livre Blanc, il faut aussi arriver à donner envie en ayant une présence, un charisme critique qui rejoigne celle que Nicolas Sarkozy aimait en privé aux propos de Valérie Pécresse. Donc il y a eu divers défauts qui ont fait que pour l'instant elle est assez basse dans les sondages. Mais encore une fois, rien n'est fait.
On ne va pas aujourd'hui faire le bilan de la campagne de Valérie Pécresse parce qu'il reste une semaine de campagne avant le premier tour. Mais si Valérie Pécresse n'était pas au second tour et à un niveau aussi faible que ce que laissent indiquer les sondages à cette heure-ci, quand on regardera à posteriori ce qu'ont fait les Républicains dans l'année écoulée, on se dira que le problème n'était pas seulement le problème de Valérie Pécresse. C'est-à-dire que pendant des mois, et quand je dis des mois, c'était au printemps dernier, à l'été, on parlait beaucoup de comment est-ce que les Républicains allaient ou pas désigner leur candidat. Est-ce que ce serait une primaire ?
Est-ce que ce serait un congrès ? Est-ce que François Baroin irait ? Est-ce que Laurent Wauquiez irait ? Est-ce que d'autres personnalités, Bruno Rotailleau irait ? Finalement, il parlait beaucoup entre eux, il parlait beaucoup d'eux, il parlait assez peu des Français et aux Français.
Ça nous a mené jusqu'au mois de décembre.
Oui, alors qu'au même moment, Éric Zemmour préparait déjà sa campagne, alors même que Marine Le Pen, dès la fin de l'été, a choisi d'angler sa campagne autour de la question du pouvoir d'achat. Et pendant tout l'automne, alors que les Républicains occupaient les antennes pour parler de leur désignation interne, notamment sur des thèmes très forts qu'ils avaient choisi de mettre en avant, la plupart d'entre eux, la sécurité, l'immigration, l'identité, pensant qu'Éric Zemmour était une concurrence pour eux, ce qui n'était pas faux, Marine Le Pen, elle, parlait exclusivement ou quasi exclusivement du pouvoir d'achat.
Et on pourra se dire, on pourra peut-être se dire ça dimanche prochain à 20h, si les résultats ne sont pas bons pour Valérie Pécresse, que beaucoup de temps a été perdu à ce moment-là, bien en amont de la campagne, et quand le Président de la République n'était pas encore lui-même candidat, puisque c'est beaucoup ce qu'a répété Valérie Pécresse cet hiver, c'est, oui, pour l'instant, je ne suis pas zodide, mais c'est parce que le Président de la République n'est pas rentré en campagne, je ne suis pas zodide parce que le Président de la République ne veut pas débattre.
Mais en fait, peut-être que cette élection présidentielle se sera jouée bien plus tôt dans l'année 2021, avant l'été, pendant l'été, après l'été, quand Valérie Pécresse et les autres Républicains ont semblé en décalage par rapport aux Français.
Et comment se fait la répartition, Philippe, des électeurs de François Fillon de 2017 ? Est-ce que la majorité sont restés avec Valérie Pécresse ou est-ce qu'ils sont partis ailleurs, que ce soit chez Éric Zemmour ou Emmanuel Macron ?
C'est ça qui est frappant, puisque ce parti, le LR aujourd'hui, autrefois l'UMP ou l'URPR, était toujours un parti assez large, une tente assez large, qui avait parfois en son sein des contradictions. Il y avait des gens plus libéraux, des gens plus souverainistes, des gens qui étaient favorables à une politique économique pro-entreprise, d'autres plus sociale. Certains, sur les questions européennes, n'étaient pas d'accord entre eux. Il y avait des lignes parfois presque souverainistes, par certains aspects, au sein de ce parti.
Mais c'était aussi la force de ce parti, c'est d'accueillir dans son sein des personnes qui avaient des convictions assez divergentes sur un certain nombre de sujets et malgré tout rassembler tous ces gens-là derrière un candidat. C'est ce qu'avait réussi à faire Jacques Chirac autrefois et puis Nicolas Sarkozy en 2007. On avait bien vu déjà qu'en 2017, François Fillon avait choisi une ligne plus identitaire qui avait heurté un certain nombre de soutiens et d'électeurs qui s'étaient reportés sur Emmanuel Macron dès le premier tour. Mais malgré tout, il avait rassemblé, malgré les difficultés de sa campagne, environ 20% des voix, c'est-à-dire un électeur sur cinq.
Ce qui n'était pas rien puisque Jacques Chirac a été élu en rassemblant parfois autour de 20% des voix au premier tour. Donc ça n'était pas du tout déshonorant. Cette fois-ci, on voit quoi ? On voit que si on fait le cumul Éric Zemmour plus Valérie Pécresse, on arrive à peu près à 20% des voix. Et que dans les sondages, Marine Le Pen est à peu près au niveau où elle était il y a cinq ans. Ce qui est assez curieux parce qu'on a beaucoup dit, et ils ont beaucoup dit pendant des mois qu'Éric Zemmour allait prendre des voix à Marine Le Pen, ce qui est vrai probablement, mais il a surtout visiblement pris des voix à Valérie Pécresse. Il a asséché d'une certaine manière Valérie Pécresse.
Et en parlant beaucoup de l'union des droites, il a surtout fait exploser ce parti des Républicains. On verra le résultat dimanche prochain. Peut-être que les sondages seront infirmés par le vote des Français. Mais si c'est ça qui se confirme, c'est bien un moment très important pour l'histoire de la droite dans ce pays. Ce n'est pas l'union des droites qui sera faite dimanche prochain, mais l'explosion du principal parti de droite.
Et que sait-on, si jamais Valérie Pécresse ne passe pas le cap de ce premier tour, du partage, du report des voix des électeurs de Valérie Pécresse, puisqu'on entend beaucoup les proches d'Emmanuel Macron dire « Ah, mais ce sont des gens qui iront davantage vers Marine Le Pen que vers nous ». C'est vrai ou c'est infondé ?
On verra en fonction des sondages, mais ce qu'on voit dans l'une des raisons de la chute de Valérie Pécresse ces dernières semaines, depuis à peu près un mois, c'est la guerre en Ukraine. C'est-à-dire que beaucoup d'électeurs de droite, de centre droit ou de droite, hésitants entre elle et Emmanuel Macron, se sont reportés sur Emmanuel Macron. Parce qu'il y a une guerre en Europe, parce qu'il est le commandant en chef, parce qu'il est le chef des armées. Ils sont déjà partis chez Emmanuel Macron. Donc ceux qui restent, et ils sont malgré tout plusieurs millions de Français, souvent plus âgés, on le voit dans les sondages d'intention de vote, est-ce que ceux-là s'abtiendront ?
Est-ce qu'ils iront voter pour Emmanuel Macron, parce que peut-être Valérie Pécresse appellerait à voter pour Emmanuel Macron, ou est-ce qu'ils iraient voter pour Marine Le Pen ? En tout cas, ce sera l'une des questions de l'entre-deux-tours, et ça reposera beaucoup sur la position que prendra Valérie Pécresse et le parti à 20h le soir du premier tour, si elle n'est pas qualifiée. Est-ce qu'elle appellera à voter clairement pour Emmanuel Macron, comme elle s'en était vantée après 2017 ?
Et Eric Lémour a toujours dit, à 20h02, Valérie Pécresse appellera à voter Emmanuel Macron.
C'est l'une des difficultés qui sera à gérer après une éventuelle défaite au premier tour de Valérie Pécresse. Le discours de Valérie Pécresse a un peu de retard. Il devait commencer il y a 14 minutes, il n'a toujours pas commencé. Et je crois que sur scène, on voit Laurent Wauquiez, le président de la région Rhône-Alpes. On va l'écouter à l'instant, Laurent Wauquiez, qui était l'un des candidats possibles à ce congrès LR et qui sera peut-être en quelques semaines l'homme fort du parti, si Valérie Pécresse n'est pas qualifiée au second tour. On écoute Laurent Wauquiez.
...qui autour de Guilhem ont porté cette campagne avec énergie. Je suis fier d'eux. Oui, vous pouvez les applaudir parce qu'ils le méritent. C'est eux notre avenir. Valérie, c'est à toi que je veux m'adresser d'abord. Et de façon personnelle, si tu me le permets. Parce qu'il y a des choses que je souhaite dire devant vous en cette fin de campagne. Nous nous connaissons, Valérie, depuis longtemps. Il y a 10 ans, je m'en souvenais ce matin, nous étions tous les deux à monter le Mont-Mézin chez moi, auquel tu sais à quel point je suis attaché. Lors des régionales, nous étions partis ensemble à la conquête de régions qu'on disait imprenables.
Nous avons eu nos accords et nous avons eu nos désaccords. La politique est parfois âpre, mais elle révèle aussi les tempéraments. Et dans cette campagne, Valérie, j'ai appris à mieux te comprendre. Parce que c'est dans les épreuves que les caractères se forgent. Nous avons tous, bien sûr, nos qualités et nos défauts. Et je veux le dire ici, très solennellement devant chacun d'entre vous, je n'ai pas aimé la façon dont Valérie a été attaquée et critiquée. Parce que j'y ai retrouvé cette manière insidieuse que nous connaissons bien. Que nous connaissons bien. Où ceux qui veulent combattre la droite nous attaquent non sur les idées, mais sur les personnes.
Et Valérie, parce qu'ils savent que sur les idées, nous sommes majoritaires. Et ce n'est donc que sur les personnes qu'ils essayent de nous abattre. Parce qu'ils n'ont pas la lâcheté de ceux qui assument le débat d'idées. Et Valérie, j'ai vu ton courage. Et j'ai vu ton endurance et ton calme. Et j'ai vu la façon dont tu as fait face. Dans les épreuves en politique, nombreux sont les esprits qui vacillent et se renie. J'ai vu le sérieux que tu as su garder. En évitant la facilité des promesses électorales sans lendemain. Nous avons vu ta force de caractère quand tout ploie. Ces qualités, ne vous y trompez pas, elles sont importantes dans une campagne présidentielle.
Mais elles sont surtout décisives pour diriger le pays. Que t'a-t-on reproché au juste ? On a reproché à notre candidat de ne pas suffisamment faire la comédie. Mais pour la comédie, c'était hier qu'il fallait se tourner. Et moi, Valérie, c'est précisément pour cela que je te respecte. Cela fait tellement d'années que notre pays choisit des comédiens et qu'ils ne s'en portent jamais bien. Je veux que les Français fassent le choix de la candidate sérieuse. La seule peut-être dans cette campagne. Oui, mes amis, la France n'a plus besoin de comédiens. Elle n'a pas besoin, une fois encore, de fausses promesses. Elle a besoin d'une candidate sérieuse.
Et je veux devant vous rendre hommage à la force de caractère de Valérie, notre candidate. Et ce soir, je ne veux vous poser qu'une question. Dans cette campagne où tout est fait pour que les débats ne soient pas posés ou tout est fait pour que la réalité soit escamotée, je ne veux vous poser qu'une seule question. Cette question, elle est simple. Cette question, elle est pour tous les Français. Et cette question, c'est la seule qui doit guider le choix dans l'élection présidentielle. La France va-t-elle mieux aujourd'hui qu'il y a cinq ans ? La situation de notre pays s'est-elle améliorée en cinq ans ? S'il y a cette question, vous répondez oui, alors il faut voter pour Emmanuel Macron.
Mais si votre réponse est non, alors on ne refait pas un chèque en blanc pour un président sortant. Alors on ne se laisse pas imposer le même scénario du second tour qu'il y a cinq ans. Prenez votre destin en main. Choisissez votre chemin. On ne revote pas pour un président qui a essoué. Valérie porte un projet de droite sans complexe, un projet d'autorité, un projet de droite porté par une femme droite. Oui Valérie, quand on est de droite, on a la fierté de notre nation au cœur. On ne nie pas l'existence d'une culture française. On n'accuse pas notre pays de crime contre l'humanité. Quand on est de droite, on sait que force doit aller à la loi, Brice.
On ne cède pas face aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes et la véritable, le véritable scandale, ça n'était pas les drapeaux en berne des autonomistes en Corse. Non, le véritable scandale, c'est qu'un président de la République et qu'un gouvernement ait lâché l'autonomie face à la violence en Corse pour acheter le silence avant une élection. Quand on est à droite, on a le sens de l'État. Quand on est de droite, mes amis, on soutient les forces de l'ordre car ils consacrent leur vie à nous protéger. On ne reprend pas l'expression absurde de violence policière qu'Emmanuel Macron a faite sienne alors qu'il était président de la République.
Quand on est de droite, on arrête l'immigration de masse. Car non, l'immigration n'est pas une chance. Quand nos capacités d'assimilation sont saturées, on ne délivre pas un record de titre de séjour en cinq ans, autant que les villes de Lyon, Bordeaux et Toulouse réunies, mes amis. Quand on est de droite, on ne laisse pas de dette à nos enfants. On a le courage de réduire les dépenses publiques comme nous le faisons à la tête de nos régions. Quand on est de droite, on défend l'exigence d'assimilation. On interdit le burkini dans les piscines et on lutte contre le communautarisme comme Valérie l'a fait. Quand on est de droite, on chérit la valeur du travail.
On revalorise les salaires de ceux qui vont travailler tous les jours et on défend clairement le fait de demander des heures de travail d'intérêt général en contrepartie du RSA parce que quand on a des droits, on a aussi des devoirs. Et mes amis, pour finir, quand on est de droite, on chérit la transmission. Ce mot si généreux. La transmission à l'école, la transmission d'une vie de travail à ses enfants sans être accablés d'impôts. la transmission, François-Xavier, de notre culture et de ce qui fait la France. Cette France dont Dubélet disait de façon si merveilleuse qu'elle était la mère des arts et des lettres.
Alors oui, voilà toute la différence entre la droite et ce marécage macroniste sans que ni tête ni conviction. On attend de la droite le courage qu'a perdu la gauche et que n'aura jamais en marche. Oui, mes amis, la France aspire à reconstruire. Elle aspire à retrouver les valeurs qui sont les siennes. Alors faites-vous entendre avec Valérie Pécresse de nom à la France cette clarté et ce courage. Vive la France et vive la République. Merci cher Laurent. Nous allons à présent accueillir un homme qui a des idées fortes, des idées assumées, une vision claire de la France. Un homme qui sait faire entendre sa voix à Nice en région Sud et maintenant dans toute la France.
Je vous demande d'accueillir M. Eric Ciotti.
Alors qu'Eric Ciotti qui était candidat malheureux au Congrès des Républicains va prendre la parole. On écoutera peut-être quelques extraits tout à l'heure. Amandine, juste un mot sur Laurent Wauquiez, le président de la région Rhône-Alpes qui aurait pu gagner le Congrès LR s'il s'était présenté. C'est assez curieux d'utiliser le temps qui lui est imparti sur la scène de la Porte de Versailles dans le dernier grand meeting de Valérie Pécresse avant la présidentielle pour rappeler tous les critiques dont elle a été l'objet ces derniers mois.
C'est certain. Avec des amis comme ça, gardez-moi de mes ennemis. Vous connaissez l'expression. Et on sait qu'il y a une inimitié entre eux. Oui, une inimitié de longue date. Il fait comme s'il était venu en soutien. En réalité, il ne souligne que les points faibles de Valérie Pécresse pour mieux certainement déjà préparer la suite. Oui, il souligne ses faiblesses en redisant Valérie Pécresse, certes, ce n'est pas l'amuseur public en résumé où ce n'est pas une actrice, c'est quelqu'un de sérieux. C'est une comédienne, oui. Ce n'est pas une comédienne. La comédie, c'était hier
et donc il faisait référence au discours d'Emmanuel Macron à la défense.
Justement, ça pointe bien, encore une fois, ce défaut d'incarnation de Valérie Pécresse, ainsi de suite. C'est d'ailleurs un peu ce qu'avait fait aussi François Hollande quand il était allé soutenir Anne Hidalgo. Il avait fait un soutien mais en ne mettant en avant que les reproches qui étaient adressés à Anne Hidalgo. Donc, on sait que Laurent Wauquiez a des ambitions extrêmement importantes aujourd'hui. On sait qu'il a joué la défaite de son parti et qu'il a gagné puisque, a priori, Valérie Pécresse aura beaucoup de mal à se qualifier et donc, sur un champ de ruines, Laurent Wauquiez espère pouvoir reconstruire la droite même s'il sont d'autres aujourd'hui à avoir ce type d'espoir en tête.
Xavier Bertrand, lui aussi, aimerait beaucoup, pourquoi pas, pouvoir prendre le parti mais ils sont très nombreux à penser que ça n'est pas du tout le courant majoritaire aujourd'hui. Mais on a vu que dans le parti,
les adhérents qui votaient pour le Congrès en voulaient à Xavier Bertrand d'avoir quitté le parti. Alors, Valérie Pécresse aussi avait quitté le parti mais peut-être que c'était vécu de façon moins violente par les militants. Il y a beaucoup de militants qui reprochent à Xavier Bertrand d'avoir quitté le parti et ça sera dur pour lui de prendre le parti si Valérie Pécresse... En effet,
il faut dire que Valérie Pécresse avait mieux joué notamment grâce au conseil avait-on appris ensuite de Brice Hortefeux le fait de reprendre sa carte du parti Les Républicains très rapidement. Xavier Bertrand avait dû dire en catastrophe derrière moi aussi je reprends ma carte alors qu'il s'était engagé à ne pas la reprendre et puis elle avait quand même eu des propos moins durs en on face caméra que Xavier Bertrand sur ce qui était devenu ce parti, lui avait vraiment à un moment donné tourné la page et trouvé que les valeurs de la droite telles qu'il imaginait s'étaient complètement perdues et que des gens comme Laurent Wauquiez précisément envoyaient ce parti dans la mauvaise direction.
Donc il sera très difficile maintenant pour Xavier Bertrand de s'imposer à nouveau mais on va voir très probablement une guerre à la tête de ce parti et Eric Ciotti fait aussi partie de ceux qui ont des ambitions pour pourquoi pas pouvoir reprendre ce parti.
On va retrouver Alexis Cuvillier port de Versailles dans quelques instants pour qu'il nous raconte ce qui est en train de se passer dans la salle non pas sur scène mais dans les réactions de la salle puisque visiblement Nicolas Sarkozy l'ancien chef de l'État l'ancien homme fort de ce parti qui était tant apprécié par les militants a visiblement été hué à au moins une reprise et peut-être davantage au cours de ce rassemblement ce meeting de Valérie Pécresse cet après-midi port de Versailles c'est vrai que le fait que Nicolas Sarkozy n'apporte même pas le soutien le plus symbolique possible et minimum à Valérie Pécresse dans cette campagne est un symbole parmi d'autres mais peut-être le symbole plus éclatant que quelque chose ne s'est jamais tout à fait enclenché pour Valérie Pécresse depuis qu'elle a été désignée candidata de ce parti comme si au fond elle n'avait jamais totalement incarné pour reprendre le mot de Valérie Rachidati incarner le costume de candidat du grand parti de droite à la présidentielle
Bien sûr mais pour elle l'attitude de Nicolas Sarkozy est fort cruelle aujourd'hui et c'est un tournant majeur pour ce parti si Nicolas Sarkozy est la figure tutélaire de la droite l'un des présidents les plus admirés les plus aimés de ce parti de droite s'il a réellement été sifflé et si Alexis nous le confirme tout à l'heure à l'occasion d'une prise de parole c'est extrêmement nouveau c'est extrêmement important ça dit le désarroi de tous ces militants et de toute cette famille de droite qui ne comprennent pas aujourd'hui que Nicolas Sarkozy jusqu'à J-7 en tout cas fasse défection et fait défection et pire Nicolas Sarkozy n'est pas resté dans un silence distant il s'est confié à divers proches et il a dit tout le mal qu'il pensait de la façon dont Valérie Pécresse faisait campagne
on retrouve Alexis Cuvillier Porte de Versailles Alexis qu'est-ce qui s'est passé alors quand le nom de Nicolas Sarkozy a été évoqué à la tribune est-ce qu'il y a eu des hués dans la salle
alors pour être tout à fait honnête la première fois qu'il y a eu ces hués nous étions peut-être dans un endroit de la salle où nous les avons moins entendus j'avoue que ça ne m'avait pas forcément frappé mais c'est vrai qu'on en discutait avec des collègues certains les avaient bien entendu d'autres un peu moins en revanche ce qui est sûr c'est qu'il y a quelques minutes lors du discours d'Éric Ciotti cette fois nous avons pu entendre à certains endroits de la salle en effet des hués lorsque le député des Alpes-Maritimes a évoqué la figure de Nicolas Sarkozy cette figure qui était une figure tutélaire des Républicains qui est de plus en plus controversée on l'avait déjà entendu Philippe on avait déjà ressenti qu'il y avait de la division chez les sympathisants des Républicains autour de la figure de Nicolas Sarkozy des militants des sympathisants qui ne comprenaient pas et bien que Nicolas Sarkozy ne prenne pas position pour Valérie Pécresse on va surveiller bien sûr si cela se reproduit est-ce qu'il y aura une évocation de Nicolas Sarkozy dans le discours de Valérie Pécresse qu'elle doit prononcer dans les prochaines minutes on surveillera ça de très près comme vous me le faisiez remarquer tout à l'heure le programme a pris visiblement un retard désormais assez certain parce qu'il y a plus de 30 minutes de retard sur l'heure qui nous avait été annoncé tandis que c'est Christian Jacob qui s'exprime peut-être le voyez-vous sur les images de Paul Digiot Christian Jacob qui s'exprime on n'a pas vu encore Gérard Larcher qui serait probablement la dernière prise de parole avant Valérie Pécresse d'ici quelques minutes
pour préciser et c'est pour ça que je vous interrompais de façon un peu cavalière Alexis mais pour préciser la première fois où visiblement le nom de Nicolas Sarkozy a été sifflé c'est quand Yann Verling qui est un ancien écologiste ancien modem et qui aujourd'hui est dans la campagne de Valérie Pécresse a évoqué le nom de Nicolas Sarkozy c'est bien cela et là il y a quelques minutes il y a quelques instants quand Éric Ciotti qui est un Sarkozy historique a évoqué le nom de Nicolas Sarkozy c'est à ce moment là qu'il a été sifflé une seconde fois c'est bien ça Alexis deux fois Yann Verling puis Nicolas Sarkozy puis Éric Ciotti
oui c'est bien ça en tout cas c'est en effet ce que l'on a pu entendre très clairement au moment de la prise de parole d'Éric Ciotti il y a quelques minutes c'était un peu moins clair en fonction des endroits où on se trouvait dans la salle la première fois mais en l'occurrence il y a en effet des huées qui ont été entendues au moment où Éric Ciotti prononçait le nom de Nicolas Sarkozy tandis qu'à d'autres moments l'ancien président de la République était à d'autres endroits pardon l'ancien président de la République était applaudi Alexis est-ce qu'Éric Ciotti a tenté de faire cesser ces sifflets ou ces huées s'il les a entendus parce que Yann Verlig un peu plus tôt quand il y a eu les sifflets qui étaient assez forts dans la salle a dit à la salle qu'il n'attendait pas une telle réaction et qu'il ne la souhaitait pas est-ce qu'Éric Ciotti a fait pareil ?
Oui Yann Verlig lui visiblement avait bien entendu en effet ces huées puisqu'il a répondu ça n'a pas été le cas là de Éric Ciotti qui est rapidement passé à autre chose peut-être on pense bien sûr à Éric Zemmour qui disait ne pas avoir entendu la semaine dernière ce que disait la foule lorsqu'il était au Trocadéro peut-être que Éric Ciotti n'a pas entendu ces huées qui se mélangeaient avec d'autres applaudissements ça n'était peut-être pas extrêmement clair pour lui il est passé rapidement à d'autres évocations de personnalités de la droite et il a évoqué François Fillon qui lui en revanche a été bien applaudi
Alexis Cuvillier Amandine pendant qu'on était en train de parler il y a quelques instants avec Alexis et nous deux ici en plateau des sifflets à l'évocation du nom de Nicolas Sarkozy j'ai reçu un message sur la plateforme Telegram un message d'un Sarkozis historique qui n'est pas présent cet après-midi à Port-de-Versa qui est vraiment un proche ami de Nicolas Sarkozy qui était présent au Zénith et qui a choisi de ne pas venir cet après-midi et qui mentionne ces sifflets et qui mentionne le fait qu'on en parle sur BFMTV.com en disant que c'est une raison supplémentaire pour ne pas y être et que faire siffler Nicolas Sarkozy au meeting de Valérie Pécresse n'est pas la meilleure stratégie pour se qualifier au second tour.
Personne n'a souhaité faire siffler Nicolas Sarkozy on verra d'ailleurs si Valérie Pécresse ce sera intéressant tout à l'heure prend ses distances avec ce qui s'est passé et quand elle mentionne Nicolas Sarkozy comment le fait-elle s'il est applaudi au sifflet et s'il est aimé un démoire.
Des sarkozistes qui ne sont pas présents au Port-de-Versailles sont tout à fait conscients de ce qui est en train de se jouer cet après-midi Port-de-Versailles des sifflets à l'évocation du nom de Nicolas Sarkozy même si c'est une minorité et c'est probablement une minorité même si à d'autres moments où le nom de Nicolas Sarkozy a été évoqué à la tribune son nom n'avait pas été sifflé mais malgré tout si on connaît l'histoire de la droite quelle est la dernière fois que le nom de Nicolas Sarkozy a été sifflé dans un meeting du grand parti de droite je pense qu'il faut revenir à la présidence Chirac au septennat de Jacques Chirac donc au premier mandé de Jacques Chirac après la trahison des baladuriens parmi lesquels figurait Nicolas Sarkozy je crois que notamment peu après la victoire de Jacques Chirac ou en tout cas peu après la défaite d'Edouard Baladur en 1995 il y avait un meeting dans mon souvenir à Bagatelle qui avait marqué Nicolas Sarkozy où il avait été reçu de façon très violente par les militants qui lui reprochaient d'avoir lâché Jacques Chirac donc vraiment
Donc il serait considéré aujourd'hui comme un traître par une partie de sa famille politique
En tout cas on va voir on est en train d'essayer de remonter ce moment pour entendre bien des sifflets voir aussi quelle est la proportion de la salle est-ce que c'est quelques centaines de militants ou de sympathisants isolés ou est-ce que c'est un mouvement plus large de la salle une réaction spontanée de la salle est-ce qu'elle se répand en tout cas c'est important ce qui est en train de se passer quand on connait l'histoire de ce parti le nom de l'ancien président Sarkozy le dernier à avoir gagné l'élection présidentielle pour ce parti qui a été président de ce parti à deux reprises de l'UMP puis des républicains qui a marqué l'histoire politique de ce parti depuis maintenant plus de 25 ans 30 ans est sifflé cet après-midi à une semaine du premier tour de la présidentielle c'est un moment important qu'on est en train de vivre sur BFMTV
très inattendu et moment impensable on nous aurait dit ça il y a encore un mois nous n'y aurions jamais cru et c'est peut-être l'occasion de rappeler aussi qu'il y a eu des dissensions y compris quand on était au Zénith au meeting de Valérie Pécresse d'ailleurs elles sont apparues au grand jour ensuite puisque beaucoup ont parlé et on sait qu'ils ont été des sarcosistes voilà avaient trouvé Valérie Pécresse mauvaise sur scène et donc ils avaient fait des commentaires entre ce jour-là ils avaient envoyé pendant le discours de Valérie Pécresse et il se trouve que ces commentaires ou ces textos sont revenus jusqu'à Valérie Pécresse et qu'évidemment elle l'a très mal pris en considérant que les sarcosistes ne jouaient pas le jeu et qu'il y avait une forme de trahison et donc c'est revenu ensuite jusqu'à Nicolas Sarkozy lui-même qui a passé un coup de fil à Valérie Pécresse et donc c'est dire l'état des relations aujourd'hui entre Valérie Pécresse et le camp des sarcosistes si on peut encore dire aujourd'hui réellement les sarcosistes parce que ça s'est évidemment beaucoup effrité et qu'en l'absence de leurs champions ils ont eu beaucoup de mal à retrouver quelqu'un derrière qui se ranger
mais pendant le congrès des républicains pour la désignation du candidat des sarcosistes et des sarcosistes historiques je pense notamment à Brice Hortefeux à Pierre Charon à d'autres avaient soutenu Valérie Pécresse contre Xavier Bertrand notamment
oui ils l'ont choisi dès le début en plus elle a gagné grâce aux sarcosistes au moment où Valérie Pécresse était en difficulté ils ont trouvé sa compagnie ils étaient assez peu nombreux bien sûr à penser qu'elle pouvait gagner donc elle leur doit quand même aussi ça et c'est pour ça qu'elle ne l'a pas oublié et puis après stratégiquement ces derniers temps Valérie Pécresse a essayé de mentionner Nicolas Sarkozy à plusieurs reprises dans ses discours pour dire notamment qu'il avait eu l'intuition du travailler plus pour gagner plus qui était la bonne elle l'avait aussi mentionné Nicolas Sarkozy n'a pas aimé ça parce qu'il a détesté le mot intuition
oui il a détesté le mot intuition je ne suis pas là que pour des intuitions c'était une politique
oui oui c'est ça décidément plus ou moins disait-il elle est stupide elle ne me mentionne que pour dire des choses un peu au rabais et puis il avait très mal pris aussi le karcher comme disaient les proches de Nicolas Sarkozy le fait qu'elle dise qu'elle sortirait le karcher de la cave puisque ce n'est pas un des meilleurs souvenirs politiques de Nicolas Sarkozy ce karcher
et en même temps et en même temps l'idée que un candidat quel qu'il soit ait forcément besoin du soutien explicite et appuyé d'un ancien président pour être légitime et même là d'une certaine manière c'est la première femme désignée par ce parti comme candidate à la présidente de la République l'idée au fond qu'elle aurait besoin du soutien d'un parrain ou d'une sorte d'oncle politique semble totalement totalement dépassée elle n'a pas besoin de Nicolas Sarkozy pour exister pour être elle a gagné la procédure interne le congrès interne
elle aurait pu faire un choix différent elle ne l'a pas fait c'est ce qui est étonnant c'est que Valérie Pécresse aurait pu choisir de s'affirmer en tant que Valérie Pécresse qui à un moment donné tant pis tourne le dos à Nicolas Sarkozy et n'attend plus son soutien et s'affirmer en tant que chef aujourd'hui de la droite candidate à part entière et qui n'a pas besoin en effet d'aller quémander le soutien de quelqu'un qui ne veut pas lui donner et en se rendant en rue de Méromény voir Nicolas Sarkozy à son bureau ressortant un peu piteusement puisque finalement il ne lui avait rien dit de très engageant ça a contribué à l'affaiblir comme si elle était toujours en demande au lieu de s'imposer et c'est ce qu'attend aujourd'hui des militants des électeurs de droite c'est quelqu'un qui sache chef
Amandine je vous propose d'écouter cette séquence dont on parle depuis plusieurs minutes c'est deux séquences pendant lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy a été sifflé une première fois c'était avec Yann Verling en début de meeting là c'était il y a quelques minutes lorsque Eric Ciotti député des Alpes-Maritimes proche de Nicolas Sarkozy a évoqué son nom à la tribune on écoute cette séquence
Que d'émotion en vous voyant ici porte de Versailles j'ai le souvenir jeune militant du RPR de ces messes derrière Jacques Chirac derrière Philippe Seguin derrière Charles Pasquois j'ai cette immense émotion de 2007 derrière Nicolas Sarkozy à qui je dis ma reconnaissance
Donc on entend des sifflets des applaudissements et quelques sifflets ce n'est pas une majorité de sifflets
Ce n'est pas aussi clair que lors de la précédente fois où là quand Yann Verling s'exprime ce sont les sifflets qui prennent le dessus peut-être aussi parce que la salle sait qu'Eric Ciotti est un proche de Nicolas Sarkozy et qui serait assez malvenu à ce moment-là de siffler trop fort mais néanmoins un événement de ce type qui se répète deux fois de suite dit quelque chose de très important quand bien même ces sifflets sont minoritaires ça veut dire qu'une partie des gens dans la salle qui sont des militants de droite convaincus puisqu'ils ont choisi d'être au meeting de Valérie Pécresse qui est en difficulté dans les sondages à 7 jours de l'élection pensent qu'ils peuvent au milieu des autres se permettre de siffler Nicolas Sarkozy se permettre donc que ce soit entendu notamment aujourd'hui sur notre site fmtv.com qui diffuse que ce soit commenté et tout en se disant qu'il n'y aura pas une réprobation majeure des autres autour d'eux sinon ils n'oseraient pas le faire parce qu'on sait comment les ambiances de salle peuvent aussi se retourner dans ces cas-là et à quel point ça peut être chaud et à quel point on peut se mettre en difficulté en faisant cela
Avec quelques dizaines de minutes de retard le président du Sénat Gérard Larcher vient de prendre la parole il est en train de parler porte de Versailles c'est le dernier normalement à s'exprimer avant le discours de Valérie Pécresse on va écouter dans un instant mais Amandine juste précisons qui est Gérard Larcher dans cette campagne c'est donc le président du Sénat deuxième personnage de l'État c'est peut-être aussi celui qui a le cru le plus tôt parmi les personnalités importantes des républicains celui qui a cru le plus tôt à la candidature Valérie Pécresse qui l'a soutenu jusqu'à d'ailleurs il y a quelques semaines je crois que c'était dans le Figaro mettre en garde le chef de l'État Emmanuel Macron sur la nécessité de faire campagne sinon il risquerait s'il était réélu de manquer de légitimité c'était assez surprenant
Oui, une intervention de Gérard Larcher qui a été assez mal vécue même par une partie de la droite d'ailleurs et très mal vécue par Emmanuel Macron qui lui a répondu en disant qu'il aurait mieux fait de se taire sur ce coup-là et qu'il était assez mal venu de dire que l'élection présidentielle pouvait être que le résultat de l'élection présidentielle pouvait être illégitime donc là-dessus Gérard Larcher a manqué peut-être de bon sens politique mais sinon en effet il a été un soutien majeur pour Valérie Pécresse l'un des plus convaincus extrêmement constant et Dieu sait qu'elle en avait besoin puisqu'il n'était pas Légion autour d'elle à faire campagne de façon très affirmative et très imposée dans les médias
donc on va écouter cette intervention de Gérard Larcher et juste après Valérie Pécresse prendra la parole un grand pays
qui peut parler au monde nous sommes les héritiers d'une conception de la nation fondée non pas sur l'origine mais sur l'appartenance à une même communauté nationale et nous avec Valérie Pécresse nous défendons cette conception républicaine de la citoyenneté face au communautarisme nous défendons sans faiblesse l'idée d'une république une et indivisible face au séparatisme nous assumons toute l'histoire de France avec ses parts d'ombre et ses lumières et ne laissons pas entamer le socle de confiance dont le peuple français comme tout peuple a besoin pour forger son avenir l'histoire de France il nous revient de la continuer la voix de la France longtemps encore devra résonner en Europe et dans le monde au service des grandes valeurs dont nous avons à faire fructifier l'héritage ces valeurs Valérie Pécresse est prête à les incarner cette histoire de France Valérie Pécresse est prête à le perpétuer mes chers amis présider la France comme le disait le général de Gaulle dans son discours de Bayeux c'est veiller à l'unité et à la cohésion présider la France c'est veiller à la discipline intérieure du gouvernement qui doivent être des choses sacrées sous peine de voir rapidement la direction même du pays impuissante et disqualifiée ainsi s'exprimait le général de Gaulle présider la France mes chers amis c'est un honneur c'est une immense responsabilité alors que le conflit en Ukraine nous appelle nous rappelle des heures sombres de la guerre froide j'ai comme vous une pensée pour le peuple ukrainien qui nous montre en ce moment même ce que combattre ce que combattre en faveur de la liberté et de la souveraineté veut dire en recevant jeudi les femmes députées du parlement ukrainien et le maire otage de Melitopol j'ai eu un témoignage j'ai eu un témoignage poignant j'ai vu ce qu'était l'esprit de résistance et bien mes chers amis l'esprit de résistance a médité en ces temps de confusion présider la France c'est avoir de la volonté du sang froid c'est savoir résister aux crises et aux épreuves présider la France c'est assurer sa souveraineté elle doit être financière alimentaire énergétique militaire numérique en lien et c'est essentiel avec l'Union Européenne présider la France c'est rassembler notre peuple c'est préserver son identité tout en tenant compte de la diversité de ses populations et de ses territoires présider la France c'est être à la tête d'un état impartial protecteur de liberté de la sécurité et de la santé de ses citoyens présider la France c'est veiller à un juste équilibre des compétences entre l'exécutif le législatif et les pouvoirs locaux je reste mes chers amis convaincus que notre nation demeure une force un point de référence au milieu d'un monde en proie à tous les périls une nation est une âme un principe spirituel la nation française constitue un héritage en partage qui nous appartient de faire vivre et de transmettre j'ai l'intime conviction que la nation française peut aujourd'hui se redresser si nous faisons preuve de courage et si notre parole est enfin libérée des blocages pour transformer restaurer l'école assurer la sécurité contrôler l'immigration pour promouvoir un nouveau souffle de liberté locale attention à force d'avoir célébré les différences nous en sommes venus à oublier ce qui nous unit nous les français entre les français oui il nous faut redonner foi en notre communauté nationale c'est cette foi que Valérie Pécresse est capable de redonner à la France c'est son projet qui vise à conforter la république et je voudrais terminer comme président du Sénat en lançant un appel un appel aux élus du territoire leur responsabilité est immense dans ces jours qui viennent ils sont la proximité ils ont la confiance de nos concitoyens ce sont eux qui peuvent contribuer à redonner cette confiance alors tous ensemble on va se mobiliser avec la passion qui nous anime celle de la France de son histoire Valérie Pécresse est courageuse et déterminée à nous d'être combattifs à ses côtés à nous de nous battre de toutes nos forces avec Valérie Pécresse pour la république et pour la France le président du Sénat Gérard Larcher
Gérard Larcher président du Sénat qui s'exprime sur la scène de la Porte de Versailles juste avant le discours de Valérie Pécresse on va entendre Valérie Pécresse dans un instant on mentionne et on y reviendra juste après le discours que l'événement de cet après-midi Porte de Versailles c'est que le nom de Nicolas Sarkozy a été sifflé par une partie de la salle au moins à deux reprises on y reviendra juste après le discours de Valérie Pécresse à tout à l'heure
Je m'adresse à chacun d'entre vous et dans ces moments tragiques où la guerre a ressurgi sur le continent européen et au vu des images qui ce matin ont bouleversé le monde je vous propose de commencer ce discours en nous levant en hommage au peuple résistant ukrainien pour une minute de silence mes chers amis je suis heureuse de vous retrouver c'est notre 19ème rendez-vous notre 19ème rendez-vous pour défendre une certaine idée de la France alors je voudrais saluer saluer ici cette formidable équipe de France qui a pris la parole aujourd'hui cette équipe qui m'entoure et ceux qui n'ont pas parlé expérimentés diverses renouvelés et je le dis prêtes à gouverner la France dès juin prochain tous merci de vous mobiliser tous à mes côtés vous êtes de l'Hexagone vous êtes des Outre-mer vous êtes parfois français de l'étranger vous êtes la nation qui a le pouvoir de choisir son destin alors dimanche prochain nous allons faire mentir la seule chose qui compte c'est la voix du peuple de France et le peuple de France c'est un peuple libre qui est impatient de tourner la page de ce quinquennat pour presque rien le peuple français depuis des années je vais à sa rencontre alors non je n'ai pas vu les gaulois réfractaires que certains ont vu non partout j'ai vu des français qui créent qui innovent qui agissent parfois même à la place de l'Etat parce que l'Etat ne sait plus bouger je vois un peuple exemplaire un peuple qui alors même qu'il n'est plus protégé contre l'insécurité alors même qu'il est écrasé par les taxes les réglementations conserve son agilité sa dignité et sa générosité alors ce peuple exemplaire ce peuple courageux ce peuple solidaire ce peuple de France il aurait mérité une grande campagne électorale mes amis des élections présidentielles nous en avons beaucoup vécu mais des comme celle-là jamais car dans cette campagne tout est permis on peut faire de l'Elysée son QG on peut organiser des fausses réunions publiques avec des fausses questions rédigées à l'avance on peut monter de toutes pièces comme l'a fait Éric Zemmour une fausse rencontre dans une station service on peut refuser le débat avec ses adversaires comme l'ont fait Marine Le Pen ou le président sortant qui de son balcon de l'Elysée regarde de haut la démocratie qui s'en indigne je n'ai entendu aucune voix pour dénoncer cette parodie voilà à quel affaissement démocratique nous a conduit la société du spectacle un affaissement démocratique qui est aussi un affaissement moral il n'y a plus de ligne politique il n'y a plus de code d'honneur la trahison est devenue à tel point banale qu'on trouve normal qu'une campagne présidentielle se résume à une campagne de débauchage combien d'élus monsieur Zemmour va-t-il voler à madame Le Pen qui sera le prochain candidat à la gamelle macronienne voilà les questions dérisoires auxquelles on voudrait réduire cette élection alors que mes amis l'essentiel est ailleurs l'essentiel c'est quelle France voulons-nous demain quelle France pour nous quelle France pour les enfants quelle France quelle République quelle école quelle santé quel emploi pour quel salaire quelle France dans dix ans face aux défis lancés par la Russie en armes par la Chine et son expansionnisme économique par le réchauffement climatique par le totalitarisme islamiste quelle France demain c'est ça la question à laquelle nous devons apporter une réponse mes amis mes amis vous avez compris le scénario cynique qu'Emmanuel Macron veut écrire il veut une nouvelle fois un face-à-face avec les extrêmes pour s'assurer de l'emporter au deuxième tour alors je dis bien au deuxième tour parce que pour l'instant il les a consciencieusement épargnés en revanche depuis janvier je suis et vous êtes avec moi l'adversaire à abattre pour Emmanuel Macron pas question de voir se relever une droite républicaine une droite qui défend haut ses valeurs une droite forte une droite populaire une droite juste qui défend une république unie et pas une république en miettes une droite réformatrice qui fait de l'ombre à son immobilisme non pas question pour Emmanuel Macron de se heurter à un projet puissant et crédible c'est pour ça qu'il refuse tous les débats c'est pour ça qu'il veut nous priver de cette élection alors je le dis je le dis aux français qui en appellent à des réformes profondes qui veulent la souveraineté et le retour à l'ordre qui veulent restaurer la valeur du travail qui veulent reconstruire nos services publics essentiels à bout de souffle je leur dis Marine Le Pen et Éric Zemmour sont l'assurance réélection d'Emmanuel Macron je dis aussi à tous ces français non Emmanuel Macron ne porte pas une politique de droite vous l'avez entendu hier des contrefaçons tous ceux qui autour de nous prétendent mener une politique de droite sont soit des imposteurs soit des usurpateurs la droite Emmanuel Macron Marine Le Pen Éric Zemmour en sont ça ne s'instrumentalise pas ces valeurs on les cultive on les modernise on les défend nous sommes les seuls héritiers du général de Gaulle de Jacques Chirac de Nicolas Sarkozy de Valéry Giscard d'Estaing de François Fillon de Georges Pompidou contre le désordre des extrêmes et l'angélisme du président sortant nous défendons le travail contre la cistana nous défendons la liberté contre l'enfer bureaucratique nous défendons la souveraineté nationale et non le déclassement national nous sommes patriotes et européens nous ne sommes ni nationalistes ni fédéralistes avec nos alliés centristes nous défendons l'héritage de Simone Veil et les droits des femmes de l'union nationale et non pas de la désunion nationale les français à être des citoyens libres je laisse que les qualités pour agir alors je ne suis pas la candidate du verbe je veux être la candidate de l'action réelle celle qui va changer la vie en 2017 en 2017 emmanuel macron promettait la révolution la révolution la révolution économique nous sommes encore les champions de la désindustrialisation des déficits et des impôts de français vivent encore sous le seuil de pauvreté où est la révolution sécuritaire quant à l'immigration nous avons laissé entrer en France 1 million 400 000 étrangers en 5 ans la révolution écologique pour son inaction climatique emmanuel macron a envoyé une lettre aux français il aurait dû en même temps leur envoyer la facture la facture du quinquennat des promesses non tenues des réformes enterrées on ne remplace pas l'action et c'est un drame qu'en France la politique à force de s'enivrer de ses propres mots est finie par se convaincre que dire c'était agir alors mes chers compatriotes si vous ne supportez plus les beaux parleurs qui en définitive sont de mauvais acteurs si vous préférez une femme qui oh je viens devant les français tel que je suis et tel que je resterai vous m'avez vu gagner vous m'avez vu trébucher vous m'avez vu me relever vous avez découvert ma résistance ma vérité je ne lâche rien et ce courage je veux le mettre au service des français face aux épreuves que notre pays traverse ceux qui ambitionnent de le conduire de solidité et de vérité vérité dans la vérité que je veux dire aux français ce à quoi je crois je crois à l'ordre à l'ordre parce que l'injustice n'est toujours de l'anarchie car l'histoire nous enseigne que c'est le désordre qui mène les nations à l'abîme Emmanuel Macron n'est pas le président de l'ordre où est son programme sur la sécurité où est son projet sur l'immigration où est son projet sur la dette mais c'est pour ne pas fâcher son aile gauche une fois encore il glisse ses sujets sous le tapis le en même temps encore le en même temps toujours les français sont donc prévenus avec lui rien ne changera je veux remettre de l'ordre pas un avertissement et quand les peines tombent elles doivent être exécutées vous savez cette semaine j'étais au checkpoint des quartiers nord des dealers de Marseille j'étais dans le quartier de l'Alma à Roubaix alors je veux que la peur change de camp au quartier populaire les autres présidentes de la république ça doit changer les choses pour toutes les femmes de France et d'agir fort je ne laisserai jamais salir l'honneur de nos forces de l'ordre je ne commettrai jamais et c'est pour cela que nous instaurerons des peines minimales fermes de prison pour ceux qui agressent les déposités doit être mes amis je veux aussi remettre de l'ordre à nos frontières oui nous stopperons l'immigration incontrôlée grâce à des quotas votés chaque année par le Parlement le principe est simple on choisit quant aux clandestins ils seront renvoyés chez eux et pour les pays qui refusent de les reprendre ce sera clair ce sera on n'entre pas chez quelqu'un sans avoir été mais c'est aussi un enjeu pour l'Europe un enjeu de civilisation car quelle nation voulons-nous être voulons-nous être une nation morcelée un peuple qui ne serait plus qu'une addition de communauté et s'accommode d'un islamisme qui veut soumettre de sa diversité mais exigeante sur son unité j'aime beaucoup cette phrase vous la connaissez de Romain Garry je n'ai pas une goutte de sang français mais la France coule dans mes veines pour moi à la même dignité mais nul devenir français c'est précieux et ça doit être un choix volontaire un choix du coeur mes amis dans cette campagne on ne parle de la dette de ces 800 milliards qui menacent notre indépendance et notre niveau de vie aucun de mes concurrents n'a le courage de dire aux français la vérité pourtant dire la vérité c'est une marque de respect alors la vérité je vous l'ai dit pour faire une politique de pouvoir d'achat durable pour réindustrialiser vraiment le pays il va falloir gaspiller moins dépenser mieux et travailler plus je vous l'ai dit pour une raison c'est parce que si on ne dit pas avant on ne fait pas après et moi dans ma région Île-de-France vous le savez tout ce que j'ai dit je l'ai fait mais je l'ai fait parce que je l'avais dit c'est ça la politique par la proc Honoré de Balzac écrivait qu'aucune génération n'a le droit d'en amoindrir une autre en amoindrir une autre et bien ce droit Emmanuel Macron l'a pris pour sa réélection il a sacrifié les générations futures depuis des mois il signe des chèques à tour de bras sur l'ensemble de son quinquennat l'ardoise c'est plus de 140 milliards d'euros alors oui ce pognon de dingue pour reprendre l'expression de Jupiter nous promet une dette folle je dépense donc je suis voilà le projet d'Emmanuel Macron ce train fou de l'argent magique parce que ne vous y trompez pas ce sont vos impôts de demain dans mon projet tout est chiffré tout est financé contrairement à tous les autres nous prendrons les décisions courageuses qui s'imposent traite à 65 ans car c'est le cir enfin le pouvoir d'achat des retraités nous réduirons de 200 000 le nombre de postes de fonctionnaires dans l'administration administrante pour pouvoir en recruter là où il en manque tant pour pouvoir mieux payer les agents qui se dévouent pour le bien public rendre l'argent aux français c'est ça ma conception de la politique mon projet place le travail au centre de tout parce que sur les salaires le brut le a dévoré le net je m'engage à augmenter de 10% les salaires sur le quinquennat et ça commence dès cet été je m'engage aussi à ce que les salariés puissent convertir leur RTT en salaire les heures supplémentaires seront totalement défiscalisés et je maintiendrai la possibilité pour les entreprises de faire des primes défiscalisées dès cet été avec moi le travail payera il payera plus que l'assistanat c'est une question de dignité et par plus de considération pour nos soignants que nous referons de notre système de santé le meilleur du monde et que nous mettrons fin au désert médicaux c'est par notre travail que nous relèverons le défi du handicap et celui lié à l'allongement de la vie alors oui mes amis nous allons relever tous ces défis sociaux mais je le dis pour cela il faudra le courage de faire le courage des réformes ça donneront chaque semaine 15 heures à la société 15 heures chaque semaine obligatoire et pas facultative comme le souhaite Emmanuel Macron encore un mauvais plagiat pour faire face à la hausse de l'énergie j'entamerai une action vigoureuse sur tous les fronts je baisserai de 25 centimes le litre d'essence car l'inflation gonfle aujourd'hui les recettes de l'état je permettrai aux entreprises de donner à leurs salariés des chèques carburants défiscalisés j'instaurerai une TVA à 5,5 au lieu de 10 sur les transports collectifs les trains les bus les taxis pour en faire baisser le prix je supprimerai la TVA sur l'énergie cette incroyable taxe sur les taxes et je prendrai un décret circonstance exceptionnelle pour déconnecter le prix de l'électricité français de celui du gaz c'est une question de volonté je suis la vraie enfin je veux que ceux qui ont donné au pays et je pense à nos retraités une vie de travail matraquée par la hausse de la CSG et la désindexation de leurs pensions je pense aux familles les grandes sacrifiées des deux derniers quinquennats pour moi la famille constitue la solidarité première elle est la valeur la valeur refuge le fil de la transmission elle est le lieu de l'affection là où se tend la main vers l'enfant qui vient ou vers l'ancien qui part alors pour nos familles j'ai une grande ambition il nous faut instaurer des allocations familiales universelles dès le premier enfant défiscaliser les pensions alimentaires des maires seules et soutenir financièrement les emplois à domicile et les aidants familiaux à qui nous donnerons un vrai statut pour nos aînés j'indexerai automatiquement les retraites sur l'inflation et je m'engage à ce qu'aucune pension ne soit plus jamais inférieure au SMIC et puis je le dis avec une certaine gravité aucun de nos anciens ne doit plus jamais finir ses jours isolés dans un EHPAD non contrôlé qui au nom de son business a oublié le mot tendresse le mot dignité avec moi le scandale les EHPAD c'est terminé le pouvoir d'achat je veux aussi leur redonner du pouvoir d'agir ce pouvoir qui leur a été volé par un état distant omnipotent qui veut tout normer tout régenter oui je crois au pouvoir de la liberté je veux répondre à cette demande de liberté du peuple de France ce cri c'est le nôtre c'est celui d'une droite libre être libre c'est préférer l'esprit d'entreprise et l'audace aux fausses sécurité des normes absurde pour défendre nos agriculteurs nos artisans nos indépendants nos chercheurs nos entrepreneurs tous ceux qui osent je veux une commission de la hache qui taille franchement clairement pour supprimer toutes les contraintes inutiles qui pèsent sur nos entreprises nos associations nos collectivités je veux une société de l'innovation n'est plus une France de la précaution défendre les libertés locales contre l'uniformité jacobine alors oui nous lance de décentralisation la république des territoires ma France ce n'est pas Paris et le désert français c'est une France aux multiples capitales bonjour l'Occitanie c'est une France où chaque ville chaque village chaque terroir chaque outre-mer est une pépite alors j'en prends l'engagement chaque soit son territoire aura droit à la même dîner les territoires prioritaires de la ville il y aura un autre différent cher Bruno pour donner du souffle mais nous ne le ferons pas sous la menace en Corse Emmanuel Macron a cédé à la violence comme à Notre-Dame des Landes face aux émeutiers la république a reculé en Corse les drapeaux ont été mis en berne pour honorer l'assassin du préfet Erignac alors non monsieur le président sortant ce n'est pas une faute c'est bien plus que cela c'est un outrage à la république moi je n'ai jamais cédé et je ne cèderai jamais à la rue liberté je la veux pour tous je la veux partout jusqu'à l'école car son uniformité actuelle l'étouffe aujourd'hui est-ce que vous savez combien de générations il faut pour un fils d'ouvrier s'il veut devenir cadre de Jules Ferry est désormais l'une des écoles les plus inégalitaires d'Europe n'est pas seulement un échec c'est une qui mobilise une réserve éducative nationale de volontaires pour lutter contre le fléau du décrochage scolaire une école du respect qui protège libère et valorise ses professeurs les défis sont immenses mais j'ai une conviction on peut la flamme de la fierté française j'en veux au début l'honneur de statut j'en veux déconstruire notre histoire des briseurs de France ils jettent nos enfants dans les bras des adversaires de la république l'individualisme le communautarisme l'islamisme alors j'en veux qui par leur solution brutale diviserait la France et mènerait le pays à la discorde à l'impuissance et à la faillite avec eux c'est simple tout est foutu mais à cultiver la haine de soi on ne récolte que la haine des autres voilà où même je porte un autre destin pour le pays avec vous je veux reconstruire la France je veux rassembler autour de notre beau drapeau tricolore tous ceux qui veulent mêler leur destin au destin de notre nation regardez l'héroïque peuple ukrainien sa résistance nous rappelle ceci face à l'adversité la capacité de résilience d'une nation est liée à son sentiment patriotique et dans ce monde périlleux la fierté française sera plus que jamais un facteur de puissance la puissance je la veux pour notre pays alors nous prendrons les mesures pour sortir de notre dépendance au pétrole et au gaz russe nous allons réarmer notre industrie nucléaire nous porterons aussi une grande ambition sur les énergies du futur et sur l'agriculture ça a été dit nous reviendrons sur le programme fou européen de décroissance agricole qu'a avalisé Emmanuel Macron à l'heure du réchauffement climatique nous devons devenir une grande et rester une grande agriculture et les vrais défenseurs de nos agriculteurs de nos pêcheurs de nos éleveurs de notre ruralité ils sont ici du Covid aux tensions avec la Russie la souveraineté signe son grand retour dans la vie des peuples aussi je dis aux français ce que nous ne ferons pas nous-mêmes personne ne le fera à notre place personne n'assurera à notre place la défense de la France et celle de l'Europe je veux que notre pays reste la première puissance militaire de l'Union Européenne avec 108 milliards d'euros d'ici 2030 à notre place notre industrie et nos secteurs stratégiques alors oui je veux un cloud souverain pour la France je ne me donnerai pas non plus à la diplomatie spectacle cher Michel du départ forcé de nos armées au Mali en passant par l'échec au Liban ou à la trahison des sous-marins australiens il y a eu beaucoup de communication et tant d'humiliation la politique des coups d'éclat permanent non des coups d'épée dans l'eau alors je vous le dis jamais plus jamais je ne laisserai la France se faire mes amis 5 ans notre pays a subi des chocs considérables colère des gilets jaunes pandémie attentat terroriste irruption de la guerre en Europe ces chocs inédits signent la revanche du réel ce réel il est dur il est complexe et la France ne pourra pas l'affronter en se donnant au démagogue à ceux qui comme Marine Le Pen Éric Zemmour Jean-Luc Mélenchon disent à peu près n'importe quoi sur n'importe quel sujet y compris les plus graves Vladimir Poutine Vladimir Poutine qui les a tant fascinés souvenez-vous il rêvait d'être les Poutines français ils se sont décrédibilisés pour représenter la France et défendre les Français durs et complexes notre pays ne pourra pas non plus l'affronter en repartant pour 5 ans d'illusions tous les Français à qui Emmanuel Macron a infligé son mépris à nous rejoindre j'appelle les courageux j'appelle les invisibles et qui pourtant ont été décrits comme des gens qui ne sont rien les électeurs qui comme à Notre-Dame des Landes ont vu leur vote piétiner j'appelle tous les Français sur le chemin du j'appelle les femmes les femmes qui murent de paperasse malgré ce mur d'indifférence auquel elles se auront le bonheur de ce rempart des cités alors soyez le rempart de la République BFMTV.com
je suis ici avec Amandine Attalé on va retrouver dans quelques instants Alexis Cuvillier qui est dans la salle de la Porte de Versailles avec Valérie Pécresse Alexis vous êtes sur place je ne sais pas si vous m'entendez bien en tout cas on avait vécu ensemble avec Amandine avec vous sur BFMTV on avait vécu ensemble le meeting du Zénith qui avait été un meeting difficile raté avait dit elle-même Valérie Pécresse raté sur la forme raté sur le fond là c'était un meeting différent et c'est presque envie de dire réussi en tout cas plus réussi beaucoup plus réussi que le Zénith
alors que sur le meeting par exemple du Canet le gros meeting qu'elle avait fait la dernière fois elle avait choisi d'être mouvante sur scène cette fois c'était plus traditionnel finalement mais c'était plus réussi elle semblait plus naturelle peut-être que le format du discours lui correspondait mieux un discours plus politique derrière au moment de cette salle était peut-être un petit peu peut-être mieux voilà on est très proche avec Paul c'est un petit peu le chaos s'approcher pour voir si Valérie Pécresse se dirige vers nous qui est l'une des phrases
que j'ai pu marquer que j'ai pu écrire lors de ce discours je la cite parce que je pense qu'elle est importante et elle révèle aussi l'état d'esprit de Valérie Pécresse qui a évoqué les difficultés de sa campagne elle a commencé en disant dans cette campagne je viens devant les français tel que je suis tel que je resterai vous m'avez vu gagner vous m'avez vu trébucher vous m'avez vu me relever vous avez découvert ma résistance je ne lâche rien lance Valérie Pécresse à mon idée c'est vrai qu'on était ensemble au Zénith on avait vu à quel point elle avait raté ce moment c'est le mot qu'elle avait utilisé elle-même après c'est aussi ça qu'elle montrait au-delà du score qu'elle espère faire dimanche prochain c'est aussi le fait de montrer qu'elle est toujours debout et qu'elle a résisté à la violence à la tempête de cette campagne
oui et c'était une bonne phrase de Valérie Pécresse c'était un bon passage qui était sincère semble-t-il dit avec des mots simples mais de quelqu'un qui en effet à ce moment donné de la campagne au moment du meeting du Zénith souffert parce qu'il y a eu une pluie de critiques à son encontre sur le fond de ce discours et sur la forme aussi et là Valérie Pécresse c'est même un peu étonnant parce qu'en fait on se dit aujourd'hui finalement elle avait ça en elle c'est-à-dire qu'elle est tout à fait capable si elle avait déjà montré ça au Zénith de tenir une salle d'être présente d'avoir des envolées d'avoir sur la forme d'avoir la voix parfaitement posée aujourd'hui elle qui disait les femmes nous avons un problème de coffre non la fin du discours quand elle doit faire un appel à la mobilisation et quand elle doit déclamer essayer d'emporter la foule elle y arrive et donc on se dit alors d'une part elle a fait de gros progrès en quelques semaines c'est surprenant d'autre part on se dit dommage dommage qu'en effet elle ait raté pour elle l'occasion de ce grand meeting du Zénith où certainement que la pression était trop forte à ce moment-là elle était aussi peu et mal préparée elle est présidente de la région Île-de-France elle a fait d'autres campagnes mais jamais elle n'avait fait un meeting d'une telle ampleur elle a appris un peu tardivement c'est dans la dernière ligne droite qu'elle montre ce soir à ses supporters qu'elle a la foi encore et puis elle a fait un discours aussi qui était certainement plus classique et peut-être un peu moins à droite que le Zénith
Je vous coupe parce qu'on s'approche de Béry Pécresse au micro de BFM TV
C'est ce qu'on appelle
être remporté par la foule
Alexis qui lui dit
merci d'avoir essayé de poser une question à Valérie Pécresse il y a beaucoup de monde et on la sentait on se disait ça avec Amandine Attalia pendant le discours on la sentait d'une certaine manière libérée libérée d'une partie de la pression qu'elle avait au Zénith comme plus en conformité avec ce qu'elle est et plus juste dans le fond je ne parle pas là de la forme mais vraiment du fond plus juste par rapport à ce qu'elle est
Oui peut-être que c'est un discours auquel elle a davantage participé dans l'écriture que les autres et puis peut-être aussi qu'elle se dit maintenant que je suis à ce niveau relativement bas dans les sondages et bien allons-y ça m'enlève une forme de pression et puis j'ai le droit d'être qui je suis moi Valérie Pécresse avec mes idées sans vouloir à tout prix aller chercher un électorat qui fait défaut aujourd'hui qui est parti peut-être plus à droite et finalement les meilleurs découvre-t-on quand on lui enlève cette forme de pression il faut dire que cette campagne s'est déroulée extrêmement rapidement donc c'est vrai que si on arrivait en étant relativement novice c'était beaucoup plus compliqué que pour des candidats qui comme Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen faisaient leur troisième campagne et Valérie Pécresse est parti très tard on l'a dit parce qu'il y a eu tous ces problèmes d'organisation au sein de la droite pour faire ce congrès qui a finalement eu lieu extrêmement tard en décembre là où certains comme Jean-Luc Mélenchon par exemple ont décidé de partir beaucoup plus tôt on lui dit qu'il est une tortue dans cette campagne la tortue sagace la tortue sagace une campagne calme d'expérience longue et avec le recul c'est facile de le dire avec le recul mais on se dit que c'était certainement la meilleure façon d'entrer en fait dans cette campagne
et à l'époque je me souviens parce qu'on l'avait beaucoup évanqué sur l'antenne de BFM TV Christian Jacob le patron des Républicains pensait que le bon moment pour désigner le candidat c'était fin novembre ou début décembre et qu'avant cela ça n'était pas forcément nécessaire d'avoir un candidat en campagne or on le voit ceux qui sont le mieux placés dans les sondages après Emmanuel Macron Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont partis très tôt il y a plus d'un an et donc ont mené une campagne de tortue on va revenir sur le discours de Valérie Pécresse mais je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé juste avant qu'on évoquait ensemble sur BFMTV.com avant d'entendre d'écouter le discours de Valérie Pécresse l'événement du début d'après-midi c'est que le nom de Nicolas Sarkozy l'ancien président de la République qui a été à deux reprises le patron de ce parti a été sifflé à deux reprises la première fois lorsque son nom a été prononcé par Yann Verling ancien écologiste ancien modem qui est dans la campagne de Valérie Pécresse puis plus tard quand le nom a été cité par Eric Ciotti député des Alpes-Maritimes et Sarkozy on va entendre le premier extrait la première fois que son nom est sifflé donc lorsque Yann Verling à la tribune évoque le nom de l'ancien président écoutez
Nicolas Sarkozy je ne voulais pas je ne voulais absolument pas cette réaction bien au contraire vous devriez l'applaudir parce que c'est lui qui a fait le grenelle de l'environnement
c'est quand même un moment qui restera de ce meeting de Valérie Pécresse elle n'en est pas responsable et Yann Verling non plus puisque d'ailleurs il essaye de corriger ses sifflets de la salle en disant que ce n'est pas l'effet qu'il recherchait mais quand même on est dans un meeting de LR parti héritier de l'UMP du RPR de l'UDR dans ce meeting cet après-midi à une semaine du premier tour de la présidentielle le nom de l'ancien président de ce parti l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été sifflé à deux reprises c'est aussi un signe que quelque chose se joue autour de la survie de ce parti et que peut-être ça n'est qu'une petite craquelure qui annonce une explosion de cette maison dans les prochains jours
Oui c'est un tournant ce parti est perdu ce parti est perdu et il en vient à citer du moins certains militants l'un de ses anciens présidents un président qu'ils ont tant aimé et là il faut rappeler le contexte c'est l'absence de Nicolas Sarkozy puisque c'est le grand meeting de fin de campagne de Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy a choisi d'être absent la question de sa venue s'est longtemps posée et Nicolas Sarkozy aura donc choisi jusqu'au bout de ne pas apporter son soutien à Valérie Pécresse pire de se confier à ses proches et donc de faire revenir par des échos dans la presse dans les médias des pensées assez dures sur la campagne de Valérie Pécresse qu'il juge mauvaise sur la forme et puis qu'il juge assez peu intéressante sur le fond puisqu'il dit qu'elle n'est pas inventive et qu'elle n'aura pas apporté grand chose à cette campagne donc aujourd'hui il y a toute une partie de cet électorat de droite qui en veut à l'ancien chef de l'État qui en veut à Nicolas Sarkozy on ne sait pas très bien encore comment Nicolas Sarkozy pourrait se positionner après le premier tour est-ce que oui ou non il apportera une forme de soutien à Emmanuel Macron à un moment donné et puis pour finir sur cette salle on peut noter que l'homme le plus applaudi a été François Fillon par les militants ce qui est quand même bien un signe aussi de la tendance de cette salle aujourd'hui qui était davantage filloniste que sarkoziste et à moins que nous ne l'ayons manqué mais Valérie Pécresse n'a cette fois pas mentionné le nom de Nicolas Sarkozy
oui et alors que nous évoquions ces sifflets avant d'entendre ensemble d'écouter ensemble le discours de Valérie Pécresse lorsque nous évoquions sur ce plateau ces sifflets j'ai reçu et je le racontais tout à l'heure mais je vais le raconter si vous nous avez rejoints depuis un message d'un sarkoziste historique d'un proche de Nicolas Sarkozy qui était présent au Zénith lorsque Valérie Pécresse a fait son meeting il y a quelques semaines mais qui aujourd'hui a choisi de ne pas se rendre port de Versailles et qui m'écrivait en nous écoutant en nous entendant peut-être parler de cela que ces sifflets c'était une raison supplémentaire de ne pas être port de Versailles et que faire siffler Nicolas Sarkozy au meeting de Valérie Pécresse n'est pas la meilleure stratégie pour se qualifier au second tour quand on est un candidat ou une candidate d'un grand parti droite il faut préciser et rappeler que ce n'est pas Valérie Pécresse qui fait siffler et dans la deuxième fois que le nom de Nicolas Sarkozy a été sifflé pendant qu'Éric Ciotti parlait on a entendu des sifflets mais il n'était pas majoritaire dans la salle les applaudissements ont couvert et jamais suscité par les orateurs évidemment mais malgré tout c'est un signe que quelque chose est en train de se jouer qui va au-delà de cette élection présidentielle qui va au-delà du sort de Valérie Pécresse dans cette élection c'est la survie de cette famille politique qui se joue dans cette élection dans la semaine qui vient pour revenir parmi les autres éléments qu'on peut relever je pense de ce discours il y a aussi une référence à ceux qu'elle a appelé les faussaires de la droite ceux qui veulent s'inspirer de ce qu'est la droite et elle cite Emmanuel Macron mais aussi Éric Zemmour qu'elle qualifie de faussaire parce que c'est aussi ça qui se joue ou qui s'est joué dans cette campagne c'est que Emmanuel Macron et Éric Zemmour et d'une certaine manière aussi Marine Le Pen mais surtout Emmanuel Macron et Éric Zemmour ont tenté de prendre des idées et des électeurs au camp de Valérie Pécresse
et ils ont réussi l'un et l'autre à prendre des idées et des électeurs et Valérie Pécresse a été idéologiquement étouffée dans cette campagne c'était vraiment difficile d'exister parce qu'il ne lui restait rien en fait Emmanuel Macron a pris plusieurs mesures phares de son programme il faut le dire la retraite à 65 ans conditionné le RSA à des heures de formation et d'activité qui étaient des grandes idées de Valérie Pécresse et donc elle s'est beaucoup émue de les voir reprises par Emmanuel Macron et puis Éric Zemmour n'a cessé de dire que son parti celui de Valérie Pécresse était devenu un parti de notable le RPR mou et que lui représentait dit-il la vraie droite avec des mesures plus fermes sur l'immigration et sur la sécurité et donc prise en étau entre ces deux-là elle a eu beaucoup de mal à réussir à imposer une ou deux idées phares si on demande aux gens dans la rue quelle est la mesure principale de Valérie Pécresse je pense qu'ils seront bien en peine de répondre et elle quand on lui demande dit en général que c'est son idée d'augmenter les salaires mais qu'elle avait dû corriger
elle-même quelques jours après l'avoir inventé
parce qu'on ne savait plus très bien si c'était 3% si c'était 10% comment ça se faisait et finalement cette mesure est un peu passée à la trappe parce que même sur ce thème du pouvoir d'achat c'est Marine Le Pen qui a réussi très vite à le préempter et qui a réussi à se faire entendre bien davantage que Valérie Pécresse donc vraiment Valérie Pécresse et plus largement la droite aujourd'hui c'est très difficile de les définir c'est très difficile de savoir ce qu'ils apportent dans le débat et il va s'agir maintenant si le score de Valérie Pécresse prédit par les sondages se confirme de savoir comment cette famille survit tout simplement
oui et puis elle y a fait allusion d'ailleurs Valérie Pécresse d'une certaine manière dans ce discours aux éventuels débauchages qui pourraient y avoir lieu dans un entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ou après une éventuelle réélection d'Emmanuel Macron je cite Valérie Pécresse dans ce discours ce serait un affaissement démocratique qui est aussi un affaissement moral qui sera le prochain candidat à la gamelle macronienne c'est quand Valérie Pécresse dénonçait une campagne de débauchage et d'ailleurs à ce propos on a vu je ne sais pas si on a l'image je vais demander à la régie est-ce qu'on a l'image de Laurent Wauquiez et de la chaise de Damien Abad une image qu'on a jouée tout à l'heure il faut raconter cette scène donc ça se passe au tout début du meeting avant que Valérie Pécresse ne monte sur scène avant qu'il n'y ait des discours à la tribune d'ailleurs les personnalités importantes voilà on voit cette image donc Laurent Wauquiez est là sur cette chaise à sa droite la chaise prévue pour Damien Abad le patron des députés des Républicains qui est vu comme une possible cible de la Macronie si Valérie Pécresse est éliminée au soir du premier tour et regardez il fait en sorte de relever le carton avec le nom de Damien Abad on va le voir sur cette image je ne sais pas si c'est ce moment là c'est juste après c'est juste là regardez regardez comment Laurent Wauquiez va relever le carton et le nom de Damien Abad Damien Abad le patron des députés des Républicains alors ça n'est qu'une séquence il faudra demander à Laurent Wauquiez à Damien Abad ce qu'elle veut dire on les a vu ensuite parler pendant le meeting puisque Damien Abad
est quand même venu s'asseoir à la place
mais l'une des interprétations que certains ont eues de cette image c'est que Laurent Wauquiez qui peut-être dans quelques semaines si Valérie Pécresse n'est pas qualifiée essaiera de reprendre le parti et s'asseyait à côté de Damien Abad qui peut-être dans quelques semaines sera ministre d'Emmanuel Macron si Emmanuel Macron est réélu et qu'il fait venir des Républicains dans la Macronie c'est peut-être ça qu'on voit aussi dans cette séquence on va retrouver Alexis Cuvillier qui nous a fait vivre tout l'après-midi sur BFMTV.com ce meeting de Valérie Pécresse on évoquait vous êtes je crois avec Valérie Boyer élue des Bouges du Rhône
on est avec Valérie Boyer en effet sénatrice les Républicains des Bouges du Rhône bonjour madame qu'est-ce que vous avez pensé de cet après-midi de mobilisation des Républicains derrière Valérie Pécresse écoutez une belle mobilisation une très belle ambiance et surtout un magnifique discours de Valérie Pécresse qui a succédé à beaucoup de prises de parole de ses soutiens nombreux on voit que nous sommes unis autour d'elle et surtout qu'elle porte un projet une vision pour la France dans le respect des Français ce qui nous change des 10 ans au pouvoir d'Emmanuel Macron puisqu'on a eu Hollande-Macron ensuite Macron-Jupiter quel lapsus et puis peut-être Macron-McKinsey donc aujourd'hui on a une femme d'Etat qui est là avec un projet avec une vision avec un bilan aussi puisque c'est quand même l'élu la mieux élue de France après le président de la République puisque ça fait deux fois qu'elle a gagné la plus grande région d'Europe donc moi je fais confiance à Valérie Pécresse dans cette campagne extrêmement courte puisque le président de la République a refusé le débat il a refusé cette campagne préférant l'enjamber plutôt que parler de son bilan et de son projet au français et je le regrette Pourquoi ce moment arrive aussi tard dans la campagne ?
On est à une semaine du premier tour est-ce que c'est pas trop tard ?
C'est pas tard de toute façon mais c'est Emmanuel Macron qui a voulu cette campagne aussi tardive vous savez on ne gagne pas une campagne avec des meetings etc on gagne une campagne avec un terrain labouré avec une expérience avec une force et tout ça je pense que Valérie Pécresse là elle a ce d'inadmise elle a ce respect elle a ce projet elle a cette vision elle propose des choses extrêmement concrètes elle a la volonté de faire elle a le courage de dire la vérité également donc ce ne sont pas simplement des slogans c'est une réalité et moi je regrette qu'Emmanuel Macron regarde les français de façon méprisante puisqu'il n'a même pas le courage d'aller vers eux pour leur présenter son bilan il fait un show Valérie Pécresse elle se présente là dans toute sa vérité avec tout ce qu'elle a j'allais dire dans les tripes et on voit ce soir son énergie et sa droiture le nom de Nicolas Sarkozy hué à deux reprises dans un grand rassemblement des républicains on l'a entendu le nom n'a pas été hué je pense qu'il y a des français des militants aussi qui regrettent que Nicolas Sarkozy ne soit pas là aujourd'hui mais moi ce que je vois c'est qu'aujourd'hui il y avait toute la droite mobilisée autour de Valérie Pécresse il ne manquait personne et que surtout nous sommes tous là parce que nous voulons qu'on tourne ces dix ans de pouvoir d'Emmanuel Macron ça suffit voilà et les dernières révélations de ces semaines sur les fiascos sur la politique étrangère sur l'affaire McKinsey où on voit combien même l'administration française a été méprisée pendant ce qu'il y a donc ce n'était pas des hués contre Nicolas Sarkozy c'était un mouvement de colère de quelques adhérents de quelques sympathisants ce qui compte aujourd'hui c'est un projet pour la France ce ne sont pas des petites anecdotes politiques on n'est pas dans l'instantané les français aujourd'hui doivent se poser la question est-ce que c'était mieux avec Emmanuel Macron ou est-ce que c'était moins bien avec Emmanuel Macron et bien moi je pense que c'était moins bien avec Emmanuel Macron et que Valérie Pécresse est la seule à pouvoir proposer un projet et je rajouterais que c'est quand même indécent aujourd'hui que ce soit le président de la République qui choisit ses adversaires il a voulu Marine Le Pen il a voulu Éric Zemmour comme adversaire pour justement ne pas confronter son bilan et son projet pour dire moi je lutte contre les extrêmes j'en ai assez de ce duel qui est plutôt un duo entre les extrêmes et le président de la République merci beaucoup Madame Boyer dimanche prochain et faites-en autant sans surprise merci beaucoup Madame Boyer sans surprise
avec conviction Alexis avant de vous laisser partir vous partez en Guadeloupe là avec Valérie Pécresse elle va faire un déplacement express aux Antilles
absolument c'était une information qu'on vous a révélée en milieu de semaine dernière ce déplacement surprise en Guadeloupe qui est surprise parce qu'il n'avait pas été annoncé et qu'il arrive comme ça un peu dans la toute dernière ligne droite de la campagne Valérie Pécresse elle s'envole pour la Guadeloupe demain et nous allons en effet la suivre pour BFM TV elle tiendra un meeting sur place aux abîmes sur l'île de la Guadeloupe une nouvelle mobilisation il y aura aussi un autre meeting un autre rendez-vous important nous dit son équipe ce sera le dernier probablement le dernier meeting exactement ce sera celui de Lyon et on annonce une grosse mobilisation régionale avec évidemment la présence d'un certain Laurent Wauquiez
évidemment et ce sera une image importante à quelques jours de premier tour Amandine on a passé une deuxième après-midi de suite ensemble sur BFMTV.com pour faire vivre cette fois-ci le meeting de Valérie Pécresse on avait fait de même hier avec celui d'Emmanuel Macron vous pouvez retrouver sur BFMTV.com les meetings on va mettre en ligne un meeting pour chacun des candidats dans ces derniers jours de campagne donc hier on a pu suivre Emmanuel Macron et Fabien Roussel aujourd'hui vous pouvez retrouver sur BFMTV.com et c'était sur différents canaux en direct Valérie Pécresse évidemment sur ce canal mais aussi Nathalie Arthaud Anne Hidalgo et vous allez retrouver en fin d'après-midi le meeting la réunion publique de Jean Lassalle à Pau nous on se retrouve mardi mardi en fin d'après-midi pour la réunion publique de Jean-Luc Mélenchon ce qui sera à Lille alors c'est une réunion publique assez particulière parce que lui il sera à Lille mais via des hologrammes il sera diffusé dans 11 villes un peu partout en France et aussi sur BFMTV.com et donc dans 4 minutes maintenant vous pouvez aussi retrouver Jean Lassalle sur l'antenne sur le site de BFMTV.com c'est la réunion publique à Pau bon après-midi à tous bonne soirée merci de votre fidélité à BFMTV BFMTV.com
Valérie Pécresse