Mouvement lycéen: Sébastien Lecornu dénonce des "violences épouvantables" en fin de cortège
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 12:18FerméeRéponse directe
Est-ce que c'est bien entre 500 et 700 millions pour le plan de relance ou le plan de rebond et c'est dans le budget 2027 ?
- 14:22OuverteRéponse directe
Le Rassemblement national veut baisser le budget de l'UE. Est-ce que ça aurait un impact sur la PAC pour la France ?
- 16:23OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on doit s'attendre à une convergence des luttes avec les manifestations lycéennes ? Quelles sont les remontées sur les violences ?
- 23:51OuverteRéponse directe
Pourquoi attendre pour répondre aux inquiétudes des lycéens ? Le débat budgétaire part-il bien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Chiffre
« On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision. »
- 1:00Chiffre
« Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliards d'euros. »
- 5:18Promesse
« Les ministres mènent un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de cette loi soit pris avant Noël. »
- 22:38Fait
« Le gouvernement se déconnecte de la campagne présidentielle. »
Temps de parole
- ?100 %
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de saluer la presse ici présent avec les membres du gouvernement pour une réunion importante sur le suivi de la la crise agricole. Vous savez que le monde agricole, les agriculteurs de France ont subi ces dernières semaines les effets de deux crises majeures. La première géopolitique à l'Ukraine, c'est évidemment ajouté le proche et le Moyen-Orient. C'est vrai évidemment pour le coût des carburants, mais peut-être encore de manière plus sensible sur le coût des intrans, des engrais et puis évidemment une crise climatique qui ne cesse de se confirmer avec la rencontre à la fois des phénomènes d'incendie dans certain nombre de régions et de sécheresse. Pour nous, c'est un des dossiers majeurs de la rentrée depuis la fin du mois d'août qui mobilise l'ensemble des membres du
gouvernement avec plusieurs séries de réponses. Déjà objectivé évidemment les pertes. à la fin du mois d'octobre, on sera en en fin de période de récolte. On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision. Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliards d'euros. La première partie de cette réunion de ministre a d'ailleurs été consacrée à faire un un suivi très précis de la consommation des crédits. Pour être complètement transparent, un certain nombre de de guichets d'aide fonctionnent très très bien. D'autres ont pris du retard, donc on a objectivé tout ça et les ministres évidemment y reviendront. La deuxième réponse que
nous allons apporter, le ministre Serge Papin en dira un mot tout de suite, c'est évidemment une discussion avec la distribution parce que par définition notre modèle agricole repose aussi sur un un marché de consommation sur lequel il est pas question de faire n'importe quoi. Évidemment en matière d'augmentation des prix, d'inflation des produits agricoles. On a déjà une inflation importée à cause des comment dire des produits énergétiques. Donc c'est certainement pas le gouvernement qui va organiser le le n'importe quoi en la matière. Mais justement, nous prenons ton sujet et le ministre Papin reviendra dans un instant mais on va organiser une discussion assez inédite dans une forme de pacte de responsabilité justement entre l'amont de la filière et l'aval de
la filière. Troisème volet de réponse évidemment c'est le plan de relance qui pour le coup lui va venir progressivement s'insérer dans les discussions budgétaires au Parlement. Certains outils sont déjà dans le budget, d'autres vont faire leur apparition par amendement avec au fond des axes qui ont été travaillés par la ministre Annie Genevar et je la remercie sur le volet d'adaptation changement climatique, cela correspond aussi aux travaux menés par le ministère de de Monique Barbu, mais notre capacité à être beaucoup plus indépendant et souverain, on le dit toujours mais je le redis sur engrais, on voit bien qu'on a une difficulté majeure. La décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 100 millions de de barils de gazol nous permet d'avoir un
impact évidemment positif sur le coût du GNR, ce qui est vrai d'ailleurs pour l'agriculture serait vrai également pour la pêche. Le deuxième volet de ce plan de relance, c'est l'adaptation au changement climatique de la production agricole. Soit parce que les productions vont devoir s'adapter au changement du climat, soit parce qu'on peut adapter ces productions. Justement, on a tous été marqués par des images épouvantable l'été dernier des carrissages de volaill en Bretagne par exemple parce que justement les bâtiments d'élevage n'avaient en Bretagne n'étaient pas adaptés pour des raisons qu'on imagine et qu'on comprend à des charleurs aussi extrêmes. Comment fait-on pour que de manière très pragmatique l'été prochain ne ressemble pas à l'été que nous avons
connu ? de la question évidemment des stockages d'eau, notamment des citternes. Bref, autant de sujets sur lequels il faut avancer, plus aussi des sujets assurantiels parce que malheureusement la question agricole, le monde agricole n'est pas toujours convenablement assuré, soit parce que c'est difficile d'accéder à l'assurance, soit parce que les produits d'assurance sont pas toujours adaptés évidemment aux problématiques que nous connaissons. Puis enfin, un volet aussi de simplification notamment sur le volet fiscal avec aussi une nouveauté. On connaissait le pacte du trail pour les transmissions d'entreprises dans le milieu familial. On connaissait le pacte papin depuis maintenant quelques semaines sur la transmission vers les salariés et donc aussi on va compléter
nos dispositifs par le pacte dit Genevar qui permet justement d'avoir des mécanismes de transmission des exploitations pour faire en sorte justement que aucune exploitation ne trouve pas un repreneur. On va continuer de travailler avec une concertation assez précise et assez territoriale sur ce plan de de relance. Bon, on est sur des sommes qui sont importantes, hein. Le plan d'urgence, c'est 1,3 milliards d'euros, euh vous disais-je. Le plan de relance, en fonction de ce que la concertation va donner, des discussions parlementaires, on est quand même quelque part entre 500 et 700 millions d'euros euh qui on va réinjecter dans les discussions budgétaires. Certains sont déjà dans la copie, d'autres vont faire l'objet d'amendement du gouvernement dès l'Assemblée nationale
et dès le Sénat. au moins quatre amendements d'ailleurs du gouvernement ont été intégrés mais on a globalement 15 jours devant nous qui vont nous permettre justement de mener une concertation efficace. Dernier point, la vraie relance passe aussi par les décrets d'application de la loi d'urgence agricole. Heureusement, on ne parle pas de rien. Heureusement que le gouvernement a décidé cette loi. Elle a été décriée sur le terrain politicien. Enfin, je note qu'aujourd'hui plus personne n'ose la contester parce que pour cause, on regarde de la situation dans laquelle on se trouve, si on avait pas emmené la loi jusqu'à son adoption finale et jusqu'à son au journal officiel au mois d'août dernier, bah on serait dans une grosse difficulté. Donc là, pour le coup, les ministres mènent
un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de cette loi soit pris avant Noël, publication fin août au journal officiel de la loi. L'ensemble des décrets d'application, la prédation, l'eau, les simplifications de construction de travaux dans les bâtiments d'élevage. Bon, beaucoup de sujets qui sont attendus sur lequels on doit aller vite. Et puis bien sûr en toile d'écran, peut-être moins connu du grand public, mais une discussion importante actuellement avec l'ensemble des pays membres de l'Union européenne, sur le budget de l'Union européenne et donc aussi sur la politique agricole commune. Et c'est pas qu'une affaire de montant, c'est aussi une affaire de critères, de capacité à transformer aussi notre nos exploitations agricoles.
Et désormais, l'adaptation au changement climatique, on le voit bien, n'est pas seulement le sujet de quelques régions du sud de la France, mais aussi du nord de la Loire, sans oublier évidemment aussi nos outresem qui méritent aussi toujours une attention particulière. Voilà, pour donner quelques points en transparence sur un sujet qui parfois occupe beaucoup l'espace médiatique lorsque nous sommes définitivement en crise, je me permet de le dire et c'est pour ça qu'on on cherche nous régulièrement, avec beaucoup de transparence à rendre compte de ce qui est fait parce que c'est beaucoup d'argent public. C'est une question de souveraineté importante savoir d'où vient notre nourriture. C'est aussi une question évidemment de pouvoir d'achat parce que un choc avec cette cette
sécheresse, pardonnez-moi, par définition peut aussi avoir impact sur le pouvoir d'achat des Français. Et donc c'est ce qu'on cherche à régler très en amont justement de ces discussions budgétaires. Peut-être laisser la ministre de l'agriculture préciser de trois éléments. Bien après l'été que les agriculteurs viennent de traverser qui est terriblement traumatisant et y compris d'ailleurs sur le plan psychosocial. Nous sommes très attentifs à l'état de la profession. Pour autant, il faut à la fois traiter l'urgence, c'est-à-dire soutenir nos paysans dans cette épreuve, leur permettre de relancer la production, bref leur donner
des perspectives malgré malgré les les mois difficiles qu'ils viennent de traverser. Pour autant, traiter l'urgence ne doit pas dispenser et je dirais même au contraire doit nous engager à aborder l'avenir et la relance de la production agricole en tenant compte bien sûr de la donne climatique. Il faut se mettre dans l'hypothèse que l'été prochain peut-être difficile donc dès maintenant amener les agriculteurs à pouvoir être plus résilients. C'est par exemple un programme destiné au bâtiment d'élevage pour les rendre mieux adaptés à la canicule. Pouvoir débloquer rapidement
les projets de stockage et d'irrigation tout en respectant naturellement la ressource eau qui est précieuse et qui doit être utilisée à boncient. euh c'est pouvoir déployer rapidement, comme l'a dit le Premier ministre, les décrets d'application euh de la loi d'urgence. Et puis euh c'est amener aussi à plus long terme, à moyen et long terme euh la réalisation des projets d'avenir agricoles. Il y en a beaucoup, on a fait un Tour de France. Il y a plus de 800 projets d'avenir agricole pour la souveraineté alimentaire qui ont été identifiés. Il faut lancer dès avant la fin de l'année un appel à projet pour que ces porteurs de projet puissent trouver auprès de l'État mais pas que
des des supports, des aides de l'aide à l'ingénierie par exemple parce que ce sont des projets parfois compliqués à mettre en œuvre. Et enfin, il faut sécuriser. Sécuriser par l'assurance. Cela a été dit. Aujourd'hui, deux agriculteurs sur 10 en France comme dans le reste de l'Europe du reste sont assurés. Or, l'assurance, c'est un outil pour déisquer la production agricole. Il faut qu'il soit mieux compris et mieux sollicité. Et puis bien sûr, encore et toujours travailler à la transmission. Alors, tous ces sujets trouvent une traduction dans la négociation que nous menons aujourd'hui au niveau européen dans la future Pâqu. La position de la France est très claire. C'est la position qui sera défendue dans ce qu'on appelle la Negobux, la négociation, la
boîte de négociation des États. Pas 1 € ne doit manquer à la Pâque. Nous nous devons alors même que les enjeux de souveraineté alimentaire sont tellement importants dans un contexte géopolitique très bousculé, il faut que nous soyons souverains. C'est une question de liberté et de sécurité pour l'ensemble des Européens et singulièrement pour les Français. Et puis il faut que la PAC soit là au côté des agriculteurs pour sécuriser le revenu, pour renouveler les générations, pour simplifier les procédures et puis pour apporter aux différents secteurs de production l'aide que légitimement elles peuvent ils peuvent attendre. Serge un mot sur le ministre.
[soupir][souffle coupé] Bien, le premier ministre et la ministre de l'agriculture ont parlé de d'un contexte difficile pour nos filières agricoles. Va s'ouvrir le 1er décembre les négociations commerciales. Donc en amant de ces négociations, comme l'a dit le premier ministre, je vais inviter autour de la table dès la semaine prochaine toutes les parties prenantes pour trouver un pacte de responsabilité, d'équilibre entre la nécessité de la souveraineté agricole bien sûr qui est vit un contexte
difficile de notre appareil aussi agro à gros alimentaire et je pense en particulier au PME et bien sûr concilier tout ça avec le pouvoir d'achat comme l'a dit le premier ministre qui est aussi au cœur des attentions de ce gouvernement. Donc voilà le l'enjeu c'est un peu inédit. On va en amont de l'ouverture de Séné et bien convier toutes les parties prenantes pour assumer ces enjeux tous ensemble. il y va euh de l'intérêt général du pays par rapport à à sa souveraineté et son indépendance alimentaire. [raclement de gorge] Bien pour compléter un petit peu le tour
de table, tout d'abord bien sûr on se tiendra au côté du ministère de l'agriculture pour les premières adaptations, je dirais des exploitations agricoles pour l'été 2027. Un petit peu comme l'ensemble du grand plan adaptation que j'ai soumis au premier ministre avec des volets de très court terme, c'est "Préparons-nous immédiatement pour l'été prochain au cas où" et des mesures plus structurelles que nous avons commencé à discuter aujourd'hui et qui apparaîtront aussi dans ce programme d'adaptation. C'est quel type de culture pour le climat de demain ? et aussi quel
type de sécurité pouvons-nous donner aux agriculteurs peut-être avec des des extensions de de paiement pour écosystè pour pour services rendus aux écosystèmes qu'on devra effectivement discuter à l'intérieur de la PAC en particulier et donc des volets assez larges sur l'ensemble de ces thématiques. Merci beaucoup. Avez-vous des questions mesdames et messieurs ? Oui, je partir avec les ministres fonction des thèmes. Bon, vous avez été assez complet mais c'est sur donc je voulais bien vérifier, c'est bien entre 500 et 700 millions pour le plan de relance ou le plan de rebond et c'est dans le budget 2027. C'est bien ça.
Ouais. Plan d'urgence 1,3 milliards et nous l'avons financé essentiellement par des redéploiements de crédit sur les crédits de 2026 en ce moment. plan de relance pour 2027 avec des crédits qui sont déjà dans la copie initiale. Et pour cause, on a présenter le budget pour 2027 il y a 15 jours. Donc on avait déjà des ingrédients du plan de relance, sauf que le plan de relance pour qu'il fonctionne, il faut vraiment qu'il vienne du terrain. Donc c'est pour ça que depuis le début, j'avais dit au ministre, on va incorporer au fur et à mesure par amendement les nouveautés pour s'adapter, ce qui nous donne aussi de la souplesse, ce qui permet aussi d'ailleurs à l'Assemblée nationale et au Sénat de s'emparer du sujet. Voyez bien qu'il y a des objets nouveaux quand on
parle du pacte Genevar sur les transmissions. Bon, ça mérite quand même aussi des discussions avec les différentes forces politiques. La somme est indicative. Euh par définition, je vous l'ai dit et je le redirai jamais assez, on doit terminer à 5 % de déficit à la fin. Donc on est sur des sommes. Si ça devait être plus par définition, faudrait le gager par des économies ou des recettes ailleurs. Voilà, ça c'est pour moi évidemment absolument clé, mais je l'ai jamais caché depuis l'interview que j'avais donné à Paris Match au mois de juillet dernier euh et les nombreuses interviews que j'ai donné depuis que la question agricole ne pouvait pas attendre l'élection présidentielle et que le budget pour 2027 devait le traduire de manière évidente. OK, merci.
Bonjour Mano Bouvier France Info. Une question sur le budget de l'Union européenne qui a été voté hier à plus de 30 milliards d'euros. Euh le Rassemblement national de la France veulent le baisser concrètement, est-ce que ça aurait réellement un impact sur l'argent qu'aurait la France avec la PAC ? Et la France est-elle gagnante à mettre autant d'argent au sein de l'Union européenne ? Bah enfin la ministre s'est exprimé sur les discussions en cours sur euh la politique agricole commune. Don déjà un point quand même qu'il faut donner à ce gouvernement avec le président de la République, on a souhaité que la mente l'am dite Google puisse permettre de baisser la contribution euh de la France à l'Union européenne. J'ai vu les débats un peu théoriques et hors sol. Ça c'est
pour le coup pas théorique, c'est pas hors seul, c'est factuel et ça nous a permis évidemment de de faire presser de faire baisser pardon un tout petit peu de pression budgétaire que nous avions sur les épaules. Deux, est-ce que la politique agricole commune doit rester commune avec des financements communs ? Bah oui, dans un marché commun, c'est absolument indispensable. Tout simplement parce que nous sommes une grande puissance agricole et qu'on a vocation à exporter. Si nous n'avions pas cette puissance agricole et cette vocation à exporter, je vois bien le débat qui pourrait consister à dire bah au fond donnons moins d'argent à l'Union européenne puis nous-même prenons sur les crédits de l'État nos outils de financement pour le monde et récolte. Enfin, on est une puissance
une puissance qui ne correspond pas à la seule consommation des Françaises et des Français. Donc par définition, oui, on doit être gagnant sur cette discussion. C'est pour ça aussi que nous sommes durs dans la discussion pour être diplomate sur non seulement la somme, ça a été dit par la ministre Genèvard, le fonctionnement de ces sommes parce que l'agriculture et la politique agricole commune c'est une politique de production agricole, c'est pas des dispositifs sympathiques pour la ruralité, ça c'est autre chose. Ça peut être du fait ADER, c'est d'autres politiques. Mais nous, on est attaché à avoir une politique agricole commune autour de la production. Et puis d'autres sujets, le POSI qui est pas un sujet très grand public mais qui correspond à des outils pour les outres
MA. Voilà, en tout cas les discussions vont se vont se poursuivre. Une dimension très politique dans les débats de l'Assemblée nationale sur le budget. Après, quand on le regarde de manière globale, on voit bien que pour notre puissance agricole, la politique agricole commune est un outil. Maintenant, il faut évidemment bien la négocier. Monsieur le premier ministre, bonjour. Hugo Capelli pour pour BFM TV. Vous avez parlé des agriculteurs. En ce moment, il y a toujours des manifestations lycéennes qui se poursuivent et on s'attend à d'autres mouvements, notamment ce samedi 17 octobre. [souffle coupé] Est-ce que on doit s'attendre à une convergence des luttes ? Est-ce que vous redoutez ces manifestations attendues samedi et d'ailleurs à ce sujet ? Quelles sont les remontées que vous avez
à ce stade ? Est-ce qu'on risque de voir des violences dans les rues en France ce samedi ? Il y a plusieurs questions dans votre question. Bon déjà, regarde des informations qui nous sont remontées dans la matinée, je ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteille, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire et dans lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Ce matin, autant que ces derniers jours des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées,
on a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer au mortier dans les lycées. Bon, je pense que maintenant les mots, j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis dans les mots qu'on emploie, c'est pas un mouvement lycéen. C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux. Je faut faut vraiment faire la part des choses entre les violences urbaines qui ne trouvent pas de cadre légal et d'acceptation par définition d'un cadre de revendication. Donc ça il faut le faire parce que ça serait aussi jeter l'oprobe sur les lycéennes et les lycéens qui ont exprimé un mécontentement. Donc voilà, il faut le dire. Je l'ai dit hier au Sénat, on a
globalement quelque chose comme 200 lycées sur les 3700 que compte le pays dans lequel il y a une violence qui qui s'enquisse qui pas d'ailleurs toujours une violence qui vient des lycéens ou de jeunes qui de gens qui sont du lycée concernés mais qui viennent évidemment de l'extérieur. Donc ça malheureusement c'est un problème d'ordre public. Est-ce qu'en même temps il faut oublier les revendications des lycéenses et de France ? Non. Et d'ailleurs, on est à 92 ou 93000 contributions sur la plateforme. Vous avez vu hier qu'on a commencé à faire un système d'annonces euh sur les réponses que l'on peut donner. On va saisir les conseils régionaux parce que beaucoup de questions bâtimentaires qui méritent de l'UR d'être objectivé parce que tout ça enfin il y a pas un lycée qui ressemble
plus à un autre. Bon, donc il faut aussi territorialiser tout ça. Le ministre est revenu sur la question des remplacements. J'ai ouvert moi-même un débat sur la question du nombre de professeurs au regard de la chute du nombre d'élèves, c'est-à-dire au fond le débat démographique. Un beau débat hein politique qui dépasse d'ailleurs à mon avis les semaines qui viennent. C'est pratiquement un débat de présidentiel la démographie hein. Retraite assurance maladie de l'autre côté école. Bon donc non enfin moi je je reste évidemment très très ouvert à ça. Ensuite samedi. Bon enfin je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux on voit des choses un peu curieuse parfois aussi d'ailleurs dans les médias c'est c'est une démocratie. Donc il y a un cadre de droit qui protège justement les
citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer un mécontentement. C'est vrai du droit de grève, c'est vrai droit de manifester. Donc par définition un certain nombre de mouvements, la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, le syndicat, la CGT ont commença à rentrer en contact avec les préfectures, notamment à Paris pour faire des déclarations de manifestation, mais c'est bien leur droit. Et d'ailleurs, même si je ne suis pas d'accord avec eux, je me battrai jusqu'au bout comme dirait l'autre pour qu'ils aient toujours ce droit. Pourquoi d'ailleurs faut-il le faire cette déclaration ? Est-ce que ça permet au mieux au service de l'État d'organiser la protection des manifestants ? Parce queà votre question, est-ce qu'on redoute de la violence ? Oui. Oui. Vous
voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays, en tout cas ces derniers temps, dans lequel des mouvements violents [grognement] de l'ultra gauche notamment parfois de l'ultradroite en l'espèce ces derniers jours de l'ultra gauche qui s'insère justement dans les cortèges et notamment qui donne avoir une violence épouvantable dans les fins de cortège. C'est pour ça que je me suis aussi un peu fâché par deux fois récemment à l'Assemblée nationale et au Sénat. parce qu'en fait on est en train de tout mélanger et donc la condamnation de la violence, elle n'est pas que politique ou morale, elle permet aussi de reprotéger le cadre d'expression du mécontentement par ailleurs. Alors ensuite, convergence des luttes, ça c'est un mot très politique.
Vous avez bien le droit d'ailleurs, je fais aussi de la politique. Moi je je suis enfin je je le weekend je suis la ville dans lequelle je suis élu, dans lequelle j'ai grandi à Vernon dans l'heure. Enfin, je je vois bien quand même hein le le il y a des angoisses. On est dans une forme de moment de permacrise, des guerres, des incertitudes sur le pouvoir d'achat, l'inflation. C'est pour ça qu'on a aussi pris des mesures inédites sur le carburant, le sentiment qu'une crise pousse une autre. C'est sûr que il y a un moment de fatigue dans le pays. Je le je le ressens profondément. Bon après que la classe politique ou que certains mouvements politiques veulent récupérer cette fatigue pour le transformer en carburant électoral, ça n'a échappé à
personne. Et d'ailleurs, c'est leur droit et je pense que les Françaises et les Français seront pas dupes. Après, il y aura une grande journée de mobilisation aussi hein, c'est le 18 avril prochain, je le dis, mais on fait comme s'il y avait pas un grand rendez-vous démocratique qui structure quand même la vie du pays depuis 1962, c'est-à-dire l'élection au suffrage universel direct du président de la République. Et au fond, c'est aussi à la campagne présidentielle de démarrer pour être complètement transparent avec vous parce que pour une population, pour des concitoyens, des concitoyennes qui ont des aspirations de long terme, c'est aussi à l'élection présidentielle de donner aussi à avoir une espérance et une vision. Pour notre part, j'ai toujours été clair, le gouvernement se
déconnecte de la campagne présidentielle. Ça n'empêche pas qu'on fait du mieux que l'on peut et plus d'ailleurs pour répondre à toutes les crises telles qu'elles surgissent. On l'a vu avec le drame épouvantable de Lana. On a fait cette loi intégrale qui est une première réponse dont je note que trop peu de personnes parlent dans le débat public. C'était seulement en mai et en juin dernier. Nous sommes en train de répondre sur les sujets de sécurité civile avec Laurent Luna. On se rappelle les incendies Lande, Gironde. Quand on parle de ce sujet aujourd'hui, ça n'intéresse presque plus personne dans le débat public parce que tout le monde parle des lycées. Quelque chose me dit que lorsqu'il y aura peut-être moins d'actualité sur les lycées, qu'on voudra
parler du fond sur les lycées, on aura du mal à parler du fond dans les lycées dans le débat public. C'est un peu malheureusement aussi notre système politico-médiatique. Enfin, moi je veux dire aux françaises, aux français que comme on n pas d'agenda électorale, on n'est pas obligé de raconter n'importe quoi aux gens. C'est une grande liberté. Euh ça permet d'être responsable et de dire que l'ensemble des graves difficultés que le pays peuvent connaître, les ministres sont complètement mobilisés pour y répondre avec beaucoup de sérieux. Après, une fois de plus, c'est une démocratie. Donc les gens veulent manifester, c'est bien leur droit. Mais dans le respect de l'état de droit précisément et en refusant la violence, je le redis, on n'est pas loin d'un d'un peu moins de
1000 policiers gendarmes blessés, moins de 300 euh en dessous, hein, euh enseignants, proviseurs euh euh blessés. Enfin, faut aussi défendre le service public et celles et ceux qui le rendent. C'est aussi ça un grand pays. Enfin, je pense qu'on est encore un grand pays, un grand peuple. Faut aussi qu'on se comporte comme tel. Bonjour monsieur le premier ministre. Anne Renault de la FP. Euh vous avez répondu la semaine dernière aux inquiétudes euh des Français sur les carburants. Vous répondez aux inquiétudes des agriculteurs aujourd'hui. Euh pourquoi attendre pour répondre aux inquiétudes des lycéens qui manifestent depuis 3 semaines ? Et d'autre part, trouvez-vous que le débat budgétaire part bien avec la avec le refus des députés de plafonner
un abattement pour les retraités ? Alors, deux questions différentes. Bon, on attend pas pour répondre aux préoccupations des lycéens. Après, vous voyez bien que euh les revendications sont très disparates et que d'ailleurs même nous et vous, médias et politique, vous auriez bien du mal à lister deux ou trois chantiers très précis. Quand le ministre de l'éducation nationale, ce qui d'ailleurs a fait réagir dans le pays, a déployé ces 3000 enseignants pour faire des remplacements, français se sont dit "Mais pourquoi ils attendent seulement maintenant ?" et cetera. Bon, la réalité c'est qu'en fait ce sont des réservistes qui font les remplacements en général en période hivernale et on a appelé ce corps de réserve tout de suite mais c'est une réponse immédiate. Ça permet
aussi aux françaises et aux Français de comprendre comment fonctionne le ministère de l'éducation nationale qui est un gros ministère avec des gens absolument remarquables qui sont engagés. Enfin, c'est une grosse structure de pardon, j'ai renvoyé à fin octobre mi-novembre, c'est pas l'année prochaine ou la Saint-Glinglin des moments dans lequels on peut changer la copie budgétaire d'un budget qui augmente d' 1,2 milliards d'euros l'année prochaine dans la manière notamment d'attraper le sujet de la démographie, vous disais-je. Je peux pas dire que la classe politique se soit beaucoup emparée de ma proposition. Tout simplement parce qu'une part des élites de ce pays, y compris les élites politiques, sont dans un déni sur la démographie. Alors, c'est vrai de la
question des retraites, c'est vrai de la question du vieillissement de la population pour les dépenses maladies et c'est vrai de l'école. Bon, et ça, moi je veux traiter ce sujet avec Édouard Gefray parce que pour avoir présidé un département rural, c'est aussi une question d'aménagement du territoire. C'est je où où sont nos écoles demain avec 1,6 million d'élèves en moins d'ici 2035 ? C'est un beau sujet. Bah, moi je propose que ce débat on commence à l'avoir dès maintenant. Donc non, on y répond. Après, vous ne me referez pas. Je je je ne ferai jamais n'importe quoi. Donc, on voit bien le système où il faut tout de suite alimenter les bandeaux des chaînes info, les réseaux sociaux pour tout de suite donner l'impression qu'on donne du sucre
rapide. Je me refuse à tomber là-dedans et j'essaie de le plus sérieux possible dans la manière de de répondre à ces questions. Ensuite, le débat parlementaire. Faut pas non plus inquiéter ni les Français, ni le monde économique, ni les marchés financiers. Les premières lectures des textes économiques et financiers au mois d'octobre et au mois de novembre ont toujours été des premières lectures dans lequel les formations politiques marquent des engagements, défendent des sensibilités. Ce test, on n jamais vu de compromis apparaître en octobre ni en novembre. Et vous le savez puisque l'année dernière, c'est en décembre et en janvier que ces compromis sont apparus. Donc je pense qu'il faut aussi expliquer qu'on fasse notre travail de d'expliquer aux
françaises et aux français mais aussi au monde économique, je jette le pavé dans la mar et au monde financier évidemment dans un moment dans lequel les taux d'intérêt sont plus élevés. Bah faudrait expliquer comment ça fonctionne notre système. Première lecture, on se compte en décembre, il faudra trancher autour de compromis qui fonctionne. Voilà. Donc je pense que il faut le faire avec beaucoup de d'ouverture d'esprit et et beaucoup de calme.
Sébastien Lecornu