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Juan Branco sur l'Iran, la situation géopolitique et 2027

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette candidature à la présidentielle de 2027 ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Quelles sont vos mesures phares ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Ces bombardements des États-Unis et d'Israël étaient-ils inéluctables selon vous ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas quand même du bon côté de l'histoire que se réjouir qu'un dictateur ne soit plus là ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a déclenché le Bataclan et l'attentat de Nice ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que pour autant vous allez devenir l'idiot utile de personnes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « C'est très important de proposer aux citoyens français une alternative au système politique existant. »
  • 3:00Fait
    « Emmanuel Macron a commis ce que moi je considère être un coup d'État institutionnel en juillet 2024, avec la dissolution et surtout son refus d'en prendre acte. »
  • 4:00Chiffre
    « On a recensé 300 taxes et impôts qui coûtent plus cher à collecter que ce qu'elles rapportent. »
  • 5:00Fait
    « On est en train de basculer pour la première fois en 40 ans en situation de dépendance alimentaire. »
  • 7:00Fait
    « On a ce pillage qu'on fait payer aux Français. C'est pour ça que tout augmente et que les coûts de la vie sont importants. »
  • 8:00Fait
    « Ils veulent reconstituer une entité qui s'appelle le grand Israël, et donc Gaza est la première étape avant la Cisjordanie. »
  • 9:00Fait
    « La France s'est trompée depuis 50 ans sur le Moyen-Orient, c'est-à-dire depuis le moment où Valéry Giscard d'Estaing s'est alliée au régime Wahhabit. »
  • 10:00Fait
    « Vous tuez un homme de 86 ans, grabataire, qui a un cancer, qui est détesté par sa population. »
  • 11:00Fait
    « M. Netanyahou a fait financer le Hamas pendant des années. »
  • 13:00Fait
    « La priorité n'est pas la purgation en France de l'espace oligarchique, la reprise de la souveraineté de la France par son peuple. »
  • 14:00Fait
    « La force de la France a toujours été son idée, d'accord ? C'est celle qui a amené mes parents à venir s'installer en France. »
  • 15:00Promesse
    « Je vais être au second tour et je vais fracasser M. Bardella. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est officiel, Juan Branco, vous êtes candidat à la présidentielle de 2027. Pourquoi cette candidature ? C'est très important de proposer aux citoyens français une alternative au système politique existant.

Toutes les forces politiques ont renoncé à leur position, notamment sur l'Union européenne, que ce soit l'ERN, la France insoumise, alors qu'ils avaient un engagement assez fort sur ces questions. Et on se retrouve avec un manque à la fois de propositions sur ce domaine, mais aussi de démocratie directe, avec le référendum d'initiative citoyenne, les mandats impératifs et révocatoires, bref, à peu près tout ce qu'on a connu, notamment avec Didier Maïsto quand on était auprès des Gilets jaunes, c'est-à-dire une volonté de reprise de contrôle de la part du peuple français sur sa souveraineté. On essaye de sortir des clivages artificiels qui sont créés et générés par ces forces parlementaires, qui en réalité se sont accouplés au système de telle manière qu'alors qu'Emmanuel Macron a commis ce que moi je considère être un coup d'État institutionnel en juillet 2024, avec la dissolution et surtout son refus d'en prendre acte, il protège et préserve un pouvoir qui est extraordinairement dangereux pour la société française, qui démontre qu'on a un homme politique qui est un astre mort, qui attend et contemple son achèvement et qui pourtant semble habiter par un comportement morbide, vouloir emporter avec lui le peuple français.

Et donc il faut qu'on résiste à cela activement, il y a la voie électorale éventuellement, il y a de toute façon l'engagement citoyen. Moi je trouve en tout cas que c'est le plus beau rituel que la République ait fécondé, c'est-à-dire l'idée d'aller voir des maires de petites communes, de la ruralité, les écouter, on a commencé à le faire. Mais vous allez vraiment le faire, vous allez jusqu'au bout de la vie.

On a commencé et on trouve ça passionnant. En réalité je pense que c'est un exercice d'humilité, c'est aussi un exercice d'écoute à l'égard. Parce que vous savez quand vous êtes au sommet de la pyramide, quand vous êtes député, ministre, vous empilez les règles, les décisions, et c'est ceux qui sont en bout de course, qui doivent les appliquer, vivre avec, qui sont confrontés à cette complexité, à cette lourdeur, et parfois à l'irrationalité absolue des décisions qui sont prises, et donc repartir de la base, c'est un peu le principe du mouvement des ruches qu'on a créé, on est 27 000 aujourd'hui, et qui en fait nous amène à créer un projet citoyen, on a 300 propositions.

C'est quoi vos mesures phares ? C'est celle dont je vous parlais, d'abord, avant tout redonner la parole aux Français sur les sujets clés, donc autant une européenne euro, un référendum à 6 mois de l'élection, qui permettent de décider si on reste ou on part, mais que ce soit les citoyens français qui puissent décider. Un peu comme le RIC d'Étienne Chouard.

Et après, oui, mais sur ces sujets, on fera adopter le RIC par ailleurs, mais sur ces sujets, d'abord, donner la parole, avec, en parallèle, un nettoyage de l'espace oligarchique, que ce soit les oligarques en question, mais aussi en particulier les médias, pour s'assurer que le débat soit sain. Vous voyez, que ce ne soient pas des milliardaires qui décident ce que les gens doivent savoir, et comment ils s'informent. Ça, c'est fondamental pour nous, et aussi un nettoyage des algorithmes, c'est-à-dire que les Français sachent qu'est-ce qui fait que tel contenu ou tel autre est favorisé sur les réseaux sociaux.

Vous voyez, qu'on puisse nous-mêmes décider. Ça, c'est le point de départ qui fait qu'à nouveau, on va pouvoir échanger, discuter et se faire entendre, ce qui n'est aujourd'hui pas le cas pour une grande partie de la société française. Et ensuite, après, un grand mouvement de simplification bureaucratique en termes de taxes et d'impôts.

On a recensé 300 taxes et impôts qui coûtent plus cher à collecter que ce qu'elles rapportent, par exemple, ou qu'il faut supprimer parce qu'en réalité, elles ne jouent aucun rôle. Il faut en fait un peu simplifier la vie des Français, renforcer les services publics de base, les hôpitaux, la sécurité. Et après, il y a dans chaque domaine, notamment sur l'agriculture, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais on est en train de basculer pour la première fois en 40 ans en situation de dépendance alimentaire.

On importe plus qu'on exporte. Donc, on est en train de perdre, un après l'autre, tous les instruments de notre souveraineté. Et à côté, le pillage oligarchique continue.

On le voit là avec « ils veulent faire disparaître SFR ». Aucun média n'en parle. Pourquoi ?

Parce qu'ils veulent réduire de 4 à 3 le nombre d'opérateurs téléphoniques pour nous faire augmenter le prix des abonnements, pour enrichir Martin Bouygues, Xavier Niel et Patrick Drahi. On a ce pillage qu'on fait payer aux Français. C'est pour ça que tout augmente et que les coûts de la vie sont importants.

Et qui, évidemment… – Mais il propose des abonnements plutôt… – Aujourd'hui. Parce qu'il fallait bien que quand il a créé son opérateur, qu'il attire des gens. Sinon, il allait couler.

Donc, il a été obligé de jouer sur les prix. Mais là, il est en train de participer au démantèlement de SFR. C'est 20 milliards.

C'est une somme énorme. Et il y a une estimation de 100 milliards d'euros de commissions qui vont être distribuées à des banquiers d'affaires. On est en train de répéter ce qui s'est passé avec Alstom et d'autres entreprises.

Et comme d'habitude, en situation préélectorale. Vous voyez, on commence à distribuer de l'argent des Français au sein du petit Paris pour créer des petites castes, des allégeances. Et Emmanuel Macron fait évidemment ça pour remercier ceux qui l'ont soutenu. – On essaie toujours de vous faire taire, Juan Banco ? – Je pense qu'on n'essaie plus de me faire taire parce qu'ils ont réussi à nous évincer de l'espace institutionnel.

Vous savez, moi j'étais très souvent dans les médias classiques il y a quelques années. Puis les gilets jaunes sont arrivés. Parce que ma parole était considérée comme trop inflammable au moment des gilets jaunes.

C'est-à-dire qu'en fait, je ne contribuais pas à éteindre le mouvement. Donc ces instructions, elles existent. Il faut qu'on arrête de nous raconter n'importe quoi.

Et à un moment donné, c'est des choses qui coulent. Parfois c'est la hiérarchie elle-même qui se dit « là il faut qu'on fasse attention », parfois c'est les propriétaires. Il faut qu'on lutte contre tout ça parce que toute cette violence-là, elle va finir par nous mener à la guerre.

Ce n'est pas un hasard si à mesure que les ressources des Français se réduisent, que nos dirigeants nous poussent de plus en plus à une conflictualité, que ce soit avec la Russie, que ce soit avec aujourd'hui l'Iran. Pourquoi ? Parce qu'ils ont besoin de boucs émissaires, ils ont besoin de déporter la violence qui commence à croître en interne vers l'extérieur.

Et donc il faut qu'on fasse très attention parce que demain, c'est le sort de chacun d'entre nous qui sera mis en danger. Et il n'y a pas de force politique qui propose une altérative sérieuse, crédible, pour restaurer la souveraineté des Français. Moi j'ai un désaccord programmatique sur le fond, c'est-à-dire que le parti auquel il est allié propose la suppression de France Télévisions, – Par l'équipe du UDR ? – Du RN qui travaille avec UDR, propose la suppression de France Télévisions, là où je pense que c'est un instrument qui, s'il était bien géré, pourrait être orienté.

Je pense que… – Il n'a pas parlé de privatisation encore ? – Non, non, non, mais le programme qui est porté derrière, et donc on voit bien que ça peut ouvrir la porte à cela. Je trouve que c'est très important de faire de la transparence sur le fonctionnement parfois délirant de France Télévisions, qui est particulièrement grave.

Moi je m'étais intéressé au sujet pour la première fois grâce à un grand journaliste d'enquête et d'investigation, qui s'appelle Marc Antveld, qui a eu le courage de partir de Marianne lorsque Marianne a été reprise par un oligarque et a transformé sa ligne éditoriale. Et dès le début, en fait, j'étais rentré dans une dynamique, en effet, de remise en question d'un certain nombre de parasites qui sont des producteurs d'émissions de télévision. Et j'avais porté des propositions de cet ordre-là en 2012, quand j'avais fait le programme audiovisuel auprès de Mme Philippetti, du fait de mon engagement auprès d'Adopi, ça remonte, et ce n'est pas forcément glorieux d'avoir travaillé avec ces gens-là. – On a tous fait ces erreurs. – Et donc on avait lutté dans cette direction-là.

Et donc c'est important à un moment donné qu'il y ait une remise à plat massive de ce secteur audiovisuel, et il faut évidemment que ça aille jusqu'au bout. C'est dommage qu'il n'ait pas interrogé des personnes qu'on considère être plutôt à gauche, comme M. Antveld, parce que je pense que contrairement à ce qu'il pense, ça lui aurait donné d'autant plus de force, et peut-être que ça lui aurait permis d'ouvrir les perspectives.

Donc c'est encore possible, la commission d'enquête n'est pas finie. Il est important que ces sujets ne deviennent pas des sources d'instrumentalisation partisanes. Vous voyez, en réalité, c'est un scandale, parce que c'est des centaines de millions d'euros d'argent public qui sont brûlés de façon… – 4 milliards, c'est l'objet de France. – Oui, je ne dis pas que les 4 milliards sont mal dépensés, mais dedans il y a des centaines de millions d'euros qui nourrissent des petites chapelles et de petits paris qui permettent à des gens de vivre comme des rois alors que le pays est en train de s'étouffer.

Et donc j'espère qu'il va y avoir à un moment donné une prise en compte des nombreuses révélations qu'il y a eues dans cette commission d'enquête, quelle que soit l'appréciation qu'on puisse avoir sur l'orientation idéologique de celle-ci, de ses membres, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est à un moment donné remettre un peu d'ordre dans une maison qui a largement dérivé. – Ces bombardements des États-Unis et d'Israël étaient-ils inéluctables selon vous, Juan Branco ? – Ils sont inéluctables si on considère l'influence qu'Israël a prise dans la définition de la politique étrangère des États-Unis et l'obsession eschatologique de ses dirigeants, dont notamment M.

Netanyahou et ses alliés comme Smotrich et d'autres. C'est-à-dire qu'on est dans un moment donné où la reconstitution du grand Israël, et ça n'a pas été assez énoncé dans l'espace public, et c'est là où on voit les conséquences graves du fait qu'on n'ait plus de journalisme de qualité en France, c'est qu'on n'a pas ces éléments qui arrivent aux citoyens français. Ils veulent reconstituer une entité qui s'appelle le grand Israël, et donc Gaza est la première étape avant la Cisjordanie, mais avant, est aussi une conflictualité qui amènera, espère-t-il, au démembrement de l'Iran.

Il faut qu'on ait tous à l'esprit qu'on comprenne que l'objectif qui est poursuivi par Israël et leurs alliés états-uniens n'est pas la chute d'un régime, c'est la déconstitution de l'État iranien, son morcellement, avec une partie qui serait kurde, une partie qui serait azérie, et à partir de cette dynamique-là, l'établissement d'une forme de domination sur la région qui leur ouvre la porte. Et donc on a dans cette offensive-là, la France qui très longtemps a eu ce qu'on appelait sa politique arabe, qu'importe la qualification qu'on puisse lui attribuer, qui consistait d'une part à respecter la souveraineté des nations. On parle quand même là aujourd'hui, c'est assez rare, et ça n'a pas du tout été énoncé, l'assassinat d'un chef d'État en exercice, en dehors de tout cadre juridique au sein de cette offensive, c'est-à-dire pas de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, pas d'autorisation des États-Unis du Congrès pour mener à bien cette offensive, pas de légitime défense, qui pourrait l'expliquer.

On a non seulement le cadre juridique qui n'est pas respecté, mais a fortiori, les mesures qui ont été prises, et le fait d'aller assassiner un chef d'État en exercice. Moi, je n'ai pas position pour condamner. Moi, je suis là pour dire, la position de la France par rapport à celle-ci aurait dû être à minima celle de la prise de distance.

Ça, c'est la moindre des choses. Et quand j'ai vu que la seule réaction d'Emmanuel Macron a été non pas de se distancer de ses actions, mais de constituer une coalition avec les deux autres dirigeants les plus faibles de l'Union européenne, les moins populaires, les moins légitimes, comme il l'est, Allemands et du Royaume-Uni, M. Merd, c'est M.

Starmer, pour condamner la riposte de l'Iran, sans dire un mot de ce que je viens de vous décrire, quelques semaines après ce qu'il avait essayé de présenter comme une erreur à chaud sur le Venezuela, c'est-à-dire où, à nouveau, là encore, il s'était comporté, et je vais être vulgaire, mais c'est important que les termes soient dits comme le larbin de M. Trump, il est à se demander quels sont les phénomènes qui l'amènent à être compromis. Il y a à un moment donné une interprétation qui doit intervenir, parce qu'à aucun moment les intérêts de la France ne se trouvent défendus par des positions comme celle-ci.

Qu'est-ce qui a déclenché le Bataclan et l'attentat de Nice ? Quel a été l'acte déclencheur du fait que Daesh décide de cibler la France ? C'est sa participation au bombardement en Syrie sur demande des États-Unis.

Le jour d'après, le porte-parole de l'État islamique appelle, c'est les personnes qui les suivaient, à cibler par tout moyen la population française. Et que déclare Bernard Cazeneuve ce jour-là sur le journal de France Inter ? La France n'a pas peur, la France est forte, elle est prête.

Quand l'Iran attaque les États du Golfe, il attaque les États du Golfe qui accueillent des bases militaires qui sont soit des États-Unis, soit de ses alliés. Et ils le font en réaction, justement, à l'alléement des autorités. Donc bien sûr, quand on a la crise migratoire liée à la guerre en Syrie avec des millions de réfugiés qui viennent au sein de l'Union européenne, il est plus facile de glisser dedans des personnes qui sont prêtes à perpétrer des attentats en Europe que de les envoyer aux États-Unis.

Et c'est aussi une façon, l'objectif de l'État islamique à l'époque, qui était déjà en inimitié directe avec les États-Unis et qui savait qu'ils n'allaient pas s'en débarrasser, c'était de désolidariser les États européens qui avaient décidé de suivre...

Et donc François Hollande et Bernard Cazeneuve et Emmanuel Macron, qui faisaient déjà partie du gouvernement, eux, ils savent très bien qu'ils sont protégés. Eux, ils savent très bien que ce n'est pas leurs enfants qui vont subir les conséquences de leur politique. Eux, ils savent très bien qu'ils ne vont avoir aucune difficulté et que, pour faire plaisir à Barack Obama à l'époque, ils peuvent se lancer dans des aventures guerrières et nous exposer à tous en tant que peuple.

Et c'est parce qu'ils s'en indiffèrent complètement qu'ils ne vont prendre aucune mesure de protection. Parce qu'on pourrait se dire qu'à un moment donné, ça a du sens de rentrer dans ces luttes. Ça a du sens de rentrer dans...

Moi, je pense, pour compléter le tableau historique que vous avez généré, que la France s'est trompée depuis 50 ans sur le Moyen-Orient, c'est-à-dire depuis le moment où Valéry Giscard d'Estaing s'est alliée au régime Wahhabit pour le protéger lorsqu'il y avait eu une tentative de coup d'État en Arabie Saoudite et qu'elle a soutenu le renforcement des États du Golfe par le Royaume-Uni, qui cherchait à créer un système perlé, d'une part autour de l'Iran, qui après a été renforcé pour, justement, essayer de bloquer l'axe chiite, et d'autre part, continuer à avoir accès aux ressources gazières et pétrolières de ces États. Et dès le moment que l'on a accepté de générer ces faux États, dont l'incarnation symbolique la plus excellente, c'est Dubaï, c'est-à-dire un endroit où l'argent est roi, qui n'a aucune valeur particulière, dont l'existence n'a aucun sens en réalité, si on y réfléchit. Dont l'existence n'est liée qu'à la concentration de ressources extraordinaires entre quelques mains, qui étaient, il y a moins d'un siècle, nomades dans les...

Qui faisaient du commerce de perles, mais qui étaient, en gros, qui habitaient dans un désert avec quelques commerces, notamment avec l'Iran, mais qui n'avaient pas du tout les moyens de gérer ces ressources extraordinaires. Et nous les avons renforcées, incitées à se développer, pour pouvoir continuer à avoir accès à ces ressources. Aujourd'hui, en renforçant cet axe sunnite, et en continuant à soutenir, y compris contre nos alliés kurdes en Syrie, en continuant à s'allier, que ce soit avec Al-Qaïda au Yémen, que ce soit avec le HTS en Syrie, avec des groupes terroristes, il faut avoir quand même que les Français se rendent compte que la France soutient des groupes terroristes au Moyen-Orient aujourd'hui.

Parce que la France...

Et elle s'étonne ensuite qu'il y ait un retour de bâton, et qu'il commence à y avoir des alertes qui commencent à naître de la part de nos forces de sécurité intérieure, du fait de ces politiques prédatrices d'une part, et complètement déconnectées du réel. Et face à ça, nous avons un État, l'Iran, qui est dirigé par des intégristes. Comme c'était dit il y a quelque temps, on pourrait discuter de la gestion intérieure de façon sévère.

Mais quand le général de Gaulle reconnaît la Chine de Mao, est-ce que ça veut dire que la France devient maoïste ? Est-ce que ça veut dire que la France soutient et légitime les actions de Mao et les millions de morts que ce régime a construits ? Non.

Le général de Gaulle réfléchit en termes d'intérêt à l'échelle de la civilisation et de l'importance pour la France d'avoir des civilisations historiques qui soient de leur côté, qui lui permettent en l'occurrence de faire contrepoids à la Russie et d'autres. On a en Iran un État qui, au-delà de sa forme actuelle et de son régime actuel, est millénaire, qui a construit une des plus importantes civilisations de l'histoire, dont les fondements sont préservés. Quand je me suis rendu en Iran il y a quelques années, il y a des processions, il y a des pèlerinages vers des tombes de poètes.

Et tout ça a survécu au régime islamique. Tout ça a survécu au régime des Mollahs. Et cette société-là, elle persiste malgré cette violence.

Et elle est bien plus élaborée, bien plus avancée que ne sont celles des régions du Golfe que l'on continue à soutenir et que l'on s'allie. – Excusez-moi, Renaud Wanko, mais est-ce que ce n'est pas quand même du bon côté de l'histoire que se réjouir qu'un dictateur ne soit plus là ? – Vous tuez un homme de 86 ans, grabataire, qui a un cancer, qui est détesté par sa population, qui était il y a quelques semaines encore menacé par sa population elle-même, qui elle avait décidé de se lever. – Qui n'était pas renversé par sa population et qui pourtant manifeste. – Qui était un point de fragilité du régime. – Si vous aspirez à un changement et à une évolution à l'intérieur de l'Iran, votre dernier intérêt c'est de rendre martyr cet homme.

Au contraire, il est un point de fragilité pour le régime. Qu'est-ce que vous gagnez en l'éliminant ? Vous facilitez la transition. – L'autre question qui détermine cette modération, qu'on pourrait penser étrange de la part de la Russie, parce qu'en effet, ils ont imbriqué leur système bancaire, ils ont imbriqué leur système d'échange alternatif à Swift, c'est tout simplement que la montée du prix du gaz et du pétrole sauve la Russie, à un moment donné, où ils commencent à avoir des difficultés économiques dans leur guerre avec l'Ukraine.

Et donc on se retrouve dans une situation où en réalité le cynisme se généralise par rapport à des dynamiques comme celle-ci, et où les forces vectrices de paix ne jouent pas le rôle qu'elles devraient jouer, que ce soit sur la scène nationale intérieure, je suis sidéré par les positions qui sont prises par les forces politiques dans notre pays, au-delà même de M. Macron, et sur la scène internationale. – Et il m'apparaît important, en effet, et c'est important ce que vous avez dit, M.

Maïsto, je ne sais pas si on peut prendre quelques minutes de plus, mais il y a des facteurs dans cette situation dont il faut parler. Le rapport que M. Netanyahou entretient à tout ça, parce que vous le dites comme ça en passant, la personne qui s'informe et qui a peur de la fausse information, qui a peur de la manipulation, pourrait se dire « Oh là là, il part un peu loin quand il dit que M.

Netanyahou finance des forces terroristes ». Aujourd'hui, le plus grand point de fragilité de Netanyahou en Israël même, avec la plus grande polémique qui existe, politique en Israël, est lié au fait qu'il a été révélé, que M. Netanyahou a fait financer le Hamas pendant des années.

Ce n'est pas de la spéculation, ce n'est pas du discours complotiste, c'est acquis dans les principaux médias israéliens, on en parle tous les jours avec des révélations tous les jours, sur la façon dont ils ont soutenu à bout de bras le Hamas pendant des années. Donc c'est très important que ceux qui nous écoutent se rendent compte qu'on n'est pas là sur du propos de comptoir ou qu'on commence à accuser tout le monde de n'importe quoi. Non, non, ce sont des faits très précis et établis, je le répète, et donc qui doivent nous permettre de nous rendre compte du niveau de compromission des personnes qui aujourd'hui nous dirigent et avec lesquelles on s'allie.

N'oublions jamais, jamais, qu'Emmanuel Macron a proposé à M. Netanyahou de créer une coalition internationale à ses côtés. C'est dire à quel point la France, sous son mandat, s'est effondrée.

En fait, moi j'essaie de recréer des ponts… – Qu'est-ce qu'il a classé ? On dit même que vous êtes rouge-brun comme vous dit. – Comme les Gilets jaunes.

C'est-à-dire qu'à un moment donné, moi j'ai vu, et je vais me nuancer la position qui a été énoncée dans le sujet, pendant les Gilets jaunes, j'ai vu un arc qui s'est constitué qui allait de l'antifascisme au royalisme. D'ailleurs, c'était rappelé, c'est ce qui m'a amené à défendre Damien Tarell et ce qui m'a amené Damien Tarell et bien d'autres à me demander comme avocat ce qui aurait été inenvisageable au préalable. Très intéressant parce que quand vous dénoncez la mort d'un homme, parce que c'est ce qui s'est passé, un jeune homme qui a été massacré, je suis désolé, à terre, alors qu'il n'y avait aucune justification aux gestes qui ont été commis.

Et qu'il a été par le principal assistant parlementaire d'une des principales figures de la France Insoumise, qui avait fondé une organisation qui s'appelait la Jeune Garde, dont la seule fonction était de participer à des batailles de rue. Et qui a été pour cela promue par Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, qui a été pour cela investie dans le Vaucluse-Avignon alors qu'il n'en est pas originaire et qu'il n'a aucun rapport avec ses territoires. C'est pour ça que cette parole a fait si mal à la France Insoumise.

Parce qu'elle venait rompre un narratif qu'ils avaient construit qui consistait à prétendre que parce que l'extrême droite et parce que Bolloré dénonçait ces faits-là, ces faits-là n'étaient pas dénonçables. Ce n'est pas du tout le cas. Au contraire, Jean-Luc Mélenchon, et c'est ce que j'ai dit et je le répète ici, en créant cette alliance entre une force de gouvernement, c'est-à-dire alors qu'il aspire à devenir président de la République, et en réalité une forme de mili-citoyenne d'extrême gauche qui se dit antifasciste et qui n'a que la violence comme vecteur, a assumé une responsabilité politique et morale dans la mort de cet homme.

Et dire cela, ce n'est pas devenir d'extrême droite, ce n'est pas devenir fasciste, ce n'est pas devenir identitaire, ce n'est pas devenir un allié de faction ou de circonstance. – Donc là vous dites que Mélenchon a une responsabilité dans la mort. – Je l'ai dit et c'est ça qui m'a valu ces attaques de la part de personnes qui m'adoraient, me soutenaient, me promovaient il y a quelques années parce qu'ils ne supportent pas cette responsabilité et qu'ils veulent par tout moyen la nier et la masquer.

Est-ce que pour autant je vais devenir l'idiot utile de personnes qui demain, lorsque l'on aura fait tomber la Macronie, redeviendront des adversaires légitimes, idéologiques, avec lesquels on va se battre sur un certain nombre de sujets où nous sommes en désaccord ? Certainement pas. Il faut à un moment donné que la politique repose sur une base éthique et sur des limites.

Si on légitime des violences comme celles qui se sont déroulées à Lyon, nous amenons notre pays à une forme de guerre civile et à une absence de limites qui sera particulièrement dangereuse pour l'ensemble du pays. Ce n'est pas une question d'extrême gauche, c'est une question de socle commun. Pourquoi ?

Parce qu'ils n'osent pas sortir de l'Union européenne et de l'euro qui sont ceux qui imposent aujourd'hui ces modèles-là. C'est ces institutions qui nous empêchent de sortir des accords de libre-échange, qui nous empêchent de dévaluer notre monnaie. Quand les Anglais sont sortis, ils sont dans cette même logique.

Qui les a sortis de l'Angleterre, le centre droit libéral ? Qui les a sortis de l'Union européenne ? Si vous les sortez sans réinvestir un modèle productif national… Avec Farage, ce n'était pas vraiment l'extrême gauche.

Non, mais qui était au pouvoir à ce moment-là ? Ce n'était pas M. Farage, c'était M.

Johnson. Et donc, à partir de là, vous sortez sans idée de pourquoi vous sortez, si ce n'est pour satisfaire aux institutions populaires. Mais qui, à gauche, peut la sortir de l'Union européenne ?

Personne ! Je me considère, disons, si j'ai à me considérer encore quelque chose de gauche et d'une vraie gauche, parce que je n'instrumentaliserais et je ne ferais jamais de la question, par exemple, de l'orientation sexuelle, une question politique. Ni pour l'instrumentaliser en faveur de politiques sociétales qui vont remplacer les questions de gauche.

Nous aussi, c'est quand même un peu plus la gauche que la droite. Ni, au contraire, pour en faire un enjeu de clivage partisan à partir de ces questions-là. C'est justement, en fait, une différence fondamentale qui font qu'on a des blocs qui s'opposent et qui font de ces questions des enjeux politiques primordiaux.

Alors que mon enjeu, à moi, c'est de permettre à la France de retrouver sa souveraineté, de permettre à la population française de se développer dans une direction qui soit à la fois souveraine et qui lui permette de retrouver une forme de culture en propre et pas l'asservissement à l'Empire états-unien que l'on connaît aujourd'hui, y compris dans ce que l'on consomme comme musique, comme cinéma. C'est-à-dire, retrouver un langage qui, à nouveau, rayonne, qui permette de toucher des populations bien au-delà de notre pays, bien au-delà des couleurs de peau. Si on considère que la couleur de peau est le déterminant de l'identité française... – Ah, ce n'est pas le déterminant, c'est l'un des déterminants. – Voilà, que ce soit... – Mais il n'y a pas un peuple historique en France ? – La question du genre, monsieur. – Quand vous affirmez que l'orientation sexuelle est un déterminant politique et de l'identité française, vous placez dans une famille politique, que vous le vouliez ou non, si vous commencez à nier ce clivage-là. – Attendez, il n'y a pas de propagande homosexuelle en France aujourd'hui. – Ce n'est pas du tout ce que vous dites.

Vous êtes en train de dire qu'il y a un clivage politique à générer à partir de l'orientation sexuelle des gens. – Non, non, non, non, c'est exactement ce que vous êtes en train de dire. – Je n'ai pas un propos de l'identité française, je dis qu'il y a une propagande homosexuelle. – Attendez. – Est-ce que vous ne pensez pas que la priorité aujourd'hui ? – Attendez, je finis là-dessus.

La priorité n'est pas la purgation en France de l'espace oligarchique, la reprise de la souveraineté de la France par son peuple. Et ensuite, attendez, je finis là-dessus, ensuite une confrontation idéologique réelle. Qu'il y ait à un moment donné des questions identitaires qui se posent.

Parce qu'il y a des personnes qui provenant d'un autre territoire, d'autres territoires d'une part, d'autres fonctions et d'autres structures culturelles, traditionnelles, religieuses. Qu'il y ait là un enjeu sérieux, qu'il faut traiter, c'est d'autant plus fondamental, en l'occurrence, qu'il faut en conséquence exclure des facteurs qui amènent à l'inflammation de ce débat, consistant à dire qu'il y aurait des personnes qui avec une certaine couleur de peau pourraient être françaises et les autres qui ne le pourraient pas. Si on veut traiter les sujets, c'est cette question-là fondamentale de l'origine, de la culture et du creuset commun.

Et de la nécessité, par exemple, de faire face à quelque chose qui n'a pas été réfléchi. Ce pays, en un siècle, a perdu le lien aux textes fondateurs de notre civilisation. En l'occurrence, c'est les évangiles.

D'accord ? Ce n'est pas une question de couleur de peau. C'est des textes qui sont nés en Méditerranée, dans la Grande Méditerranée, qui ont été conçus dans la Grande Méditerranée, qui ont lié tous ces peuples pendant des siècles et qui se sont dissociés.

Ensuite, dès le moment que vous avez des générations d'ignorants, parce que vous n'enseignez plus, ça ne veut pas dire qu'il faut que l'école soit catholique ou chrétienne. Si, il le faut. Adrien...

Ça devient ridicule. Parce qu'on essaie d'avoir une pensée. Vous, vous êtes dans une guerre idéologique.

Je peux l'entendre, je peux le respecter. Mais moi, j'essaie de créer des points de liant, là où vous êtes en train d'essayer de séquencer. Donc, on est sur un enjeu fondamental, où aujourd'hui, les textes, ces textes-là, qui nous ont constitués en tant que peuple pendant plus de 1500 ans, ne sont plus lus, ne sont plus connus.

Et donc, on devient ignorant à l'égard de nous-mêmes. D'accord ? Aujourd'hui, vous avez un effondrement de la pratique cultuelle, quelle que soit la religion, de la spiritualité, en l'occurrence chrétienne en France, majeure.

Et on ne se reconnaît plus, on ne s'identifie plus. Ce que j'essaye de faire, et ce qu'on essaye de faire, collectivement, c'est d'éviter ce qu'on est en train de voir avec des nouvelles générations. Aujourd'hui, lorsqu'on entend des discours comme le vôtre, ou dans certaines banlieues, toutes les nouvelles générations qui commencent à se définir à partir de sa couleur de peau.

Et moi, je ne sors qu'avec des blacks, comme elles disent, un certain nombre de gamines en banlieue. Moi, je sors qu'avec des gens qui sont, comme moi, algériennes, marocaines, etc. Il y a cette naissance, aujourd'hui, de discours, c'est la réelle traductoire, qui sont en train de fragmenter, de dissocier de façon potentiellement irrémédiable la population française, et d'amener à ce que vous, vous anticipez.

Et moi, je crois que sortir du discours victimaire, que de sortir de ces discours miroirs, entre eux, touche pas mon pote, et entre eux, les discours identitaires que vous portez, permettraient de reconstituer une nation française. Donc, faire l'inverse de ce que fait la France insoumise, faire l'inverse aussi de ce que vous faites, repartir d'une réflexion sur ce que nous sommes en tant que société, à partir, justement, de ses racines, sans les nier. La force de la France a toujours été son idée, d'accord ?

C'est celle qui a amené mes parents à venir s'installer en France. C'est ce qui m'a amené à lutter jusqu'au sacrifice pour essayer d'en défendre la population et les personnes. C'est ce qui vous a amené à vous engager.

C'est ce qui me permet de donner une spécificité à ce peuple qui n'est pas partagé par une grande partie des autres États et des autres nations. Et cette préservation, elle passe avant tout par la lutte contre ceux qui cherchent à faire de la France une terre à piller, une terre à exploiter, et qui se montre à la fois indifférent à ce qu'il a constitué en tant que peuple, et évidemment à ce qui lui donnerait les moyens de son avenir. Et ceux-là, aujourd'hui, ses adversaires, ils sont là-haut.

C'est à la veille de la guerre, et alors que la France est en train de s'effondrer, votre principale angoisse, c'est qu'un dirigeant politique a des idées qui sont opposées ou différentes de la vôtre, c'est que vous êtes perdus par le système que vous prétentez d'énoncer. – Enfin, quand c'est des idées qui peuvent… – Mais la guerre, personne ne veut la faire. – Moi, de manquant, si vous n'êtes pas au second tour, il y a un match Marine Le Pen ou Bardella face à Mélenchon, vous votez pour qui ? – Je vais être au second tour et je vais fracasser M.

Bardella. – Exactement. – Et le deuxième point, c'est qu'on n'a pas parlé une seule fois de l'extension de la dissuasion nucléaire. – On va vous la ressortir, celle-là. – Alors que ce que M.

Macron propose, c'est de placer des vecteurs nucléaires jusqu'en Pologne, jusqu'à la frontière avec la Russie. Et ce sujet aurait dû être celui qui aurait dû nous enflammer parce qu'il met en danger la nation française dans son entièreté. Et on n'en a pas dit un mot et c'est un problème. – Bon, vous l'aurez dit.

Bon, on ne pouvait pas tout aborder. – Mais bon, vous avez dit, je serai au second tour et je vais fracasser Bardella. Vous voyez ces termes. – Vous savez pourquoi ? – Ce n'est pas dangereux d'en parler des termes comme ça. – Vous savez pourquoi ? – Parce que j'ai mis en jeu ma vie pour défendre ce pays et je n'ai pas passé ma vie à l'exploiter, à en profiter.

C'est ça la différence entre lui et moi. J'ai une expérience qui m'a permis à travers la lutte de connaître le monde et de m'engager pour ce peuple. Et cette personne-là, qui prétend être présidente de la République, qui n'a pas l'humilité, qui n'a pas l'humilité aujourd'hui de se dire qu'elle n'a pas les capacités et la compétence pour le faire, nous met aujourd'hui en danger de ce fait-là.

Et moi, je pense que la lutte qui doit être menée aujourd'hui, c'est à partir de personnes qui ont fait un minimum leur preuve à un moment dans leur engagement collectif. C'est des gens qui ont un métier, qui peut-être peuvent ne pas avoir de diplôme, mais doivent avoir une autre expérience de vie qui leur permette à un moment donné de faire autorité sur un peuple et un État qui dirige 70 millions d'âmes et qui met en jeu son destin. On ne peut se mettre en danger de la sorte, si ce n'est dans une forme de décadence civilisationnelle.

Mais c'est ce qui a sauvé ce peuple lorsque le général de Gaulle a pris la direction de celui-ci. C'est justement parce qu'il n'était pas inscrit dans le système des partis.