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interviewFrance Inter — Questions politiques· 6 avril 2025 55 min

Exécution provisoire : Elisabeth Borne déclare "ne pas partager" le "trouble" exprimé par François Bayrou

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0:00
Présentateur

France Inter. Bonjour, ravie de vous retrouver dans Questions politiques, l'émission politique du dimanche sur France Inter, diffusée sur France Info, la télé et en partenariat avec le journal Le Monde. C'est un dimanche d'affrontements politiques. D'un côté, les soutiens de Marine Le Pen rassemblés à Paris, derrière elle, après sa condamnation cette semaine pour détournement de fonds publics. De l'autre côté, le camp du président, réuni en meeting aujourd'hui en Seine-Saint-Denis pour défendre la justice et la démocratie, même combat pour une partie de la gauche, là ce sera place de la République. Alors qui sortira gagnant de ce drôle de dimanche ?

Est-ce que ce sont ceux qui désavouent les juges ou ceux qui rappellent les vertus de la séparation des pouvoirs ? Étrange spectacle, en tout cas quand l'état de droit n'est tout à coup plus une évidence en France. On en parle avec notre invitée Elisabeth Borne, la ministre de l'Éducation nationale, numéro 2 du gouvernement Bayrou, numéro 2 du parti Renaissance derrière Gabriel Attal. L'ancienne première ministre est notre invitée ce dimanche dans Question Politique en direct et jusqu'à 13h.

1:16
Locuteur non identifié

Question Politique, Karine Bécard sur France Inter.

1:22
Présentateur

Bonjour Elisabeth Borne, merci d'avoir accepté notre invitation. A mes côtés, pour vous interviewer, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions et Françoise Fressos du journal Le Monde. Bonjour à toutes les deux mesdames.

1:34
Invité

Bonjour.

1:34
Présentateur

Ouvrons cette émission avec vos images de la semaine à toutes les trois. Vous allez nous raconter un petit peu ce qui vous a marqué dans l'actualité. Il y a eu beaucoup de choses, je commence avec vous Elisabeth Borne. Qu'est-ce qui vous a interpellé cette semaine en particulier ?

1:50
Invité

Écoutez, moi, c'est l'image de Donald Trump avec son tableau à la main expliquant, voilà, sur votre écran, les tarifs douaniers qui vont s'appliquer à chaque pays. Moi, je trouve que c'est une image qui est saisissante à la fois sur la forme et sur le fond. Sur la forme, on a un peu l'impression d'être dans une émission de télé-réalité. Alors, on le sait, Donald Trump, c'est un homme de médias et il nous a déjà habitués à des séquences assez inédites comme celle avec le président Zelensky.

Mais sur le fond, c'est quand même une décision d'une gravité extrême qui, finalement, est une forme de déclaration de guerre commerciale mondiale avec des conséquences qu'on ne mesure pas encore forcément, qui est d'abord pénalisante pour les Américains, puisque c'est une forme d'impôt qui va s'imposer aux classes moyennes américaines. Et puis, ce qui m'a aussi frappé, c'est quand on regarde, finalement, ce sont les pays les plus pauvres qui sont les plus durement touchés. Donc, du coup, on voit que ça peut aussi avoir des conséquences en chaîne qu'on soupçonne sans doute pas encore.

3:00
Présentateur

Est-ce qu'il va falloir aider les entreprises françaises ? Pensons un peu à nos entrepreneurs. Est-ce qu'il va falloir secourir ceux qui investissent énormément aux Etats-Unis et qui vont sans doute se le prendre en plein fouet ?

3:09
Invité

Alors, il y a des filières qui sont particulièrement touchées. Et vous savez que le président de la République, le gouvernement, ont rencontré immédiatement, dans les 24 heures, les filières qui sont les plus touchées. Et puis, naturellement, on va être aux côtés de ces filières. Et par ailleurs, il y a une réponse européenne. Il ne s'agit pas de monter dans une escalade de tarifs commerciaux, mais de dire que l'Europe se prépare à répondre.

3:33
Présentateur

Mais est-ce qu'on songe déjà peut-être à un nouveau, quoi qu'il en coûte, d'un style différent de l'époque du Covid ? Mais je veux dire, voilà, un soutien, malgré tout, massif, qu'il va falloir leur apporter ?

3:42
Invité

Enfin, je pense que ce n'est pas à l'esprit. On peut rappeler que, parmi les pays européens, on n'est pas le pays le plus touché. Mais il y a des filières qui peuvent souffrir et qu'il va falloir accompagner. Et Éric Lombard a annoncé qu'il recevrait aussi, le ministre de l'Économie, qui recevrait les organisations patronales, les représentants des entreprises, pour voir avec eux quels sont les soutiens dont ils peuvent avoir besoin.

4:07
Présentateur

Voilà, ce sera le 14 avril.

4:09
Invité

Dans un entretien aux Parisiens aujourd'hui, François Bayrou, le Premier ministre, dit qu'il y a quand même un risque de ralentissement de la croissance, peut-être même de récession, à cause de cette politique des droits de douane. Est-ce que ça doit nous inciter à revoir la trajectoire budgétaire, à dire au fond, revenir à 3% de déficit en 2029, c'est plus cohérent, il vaut mieux essayer de préserver la croissance ? Comment vous voyez les choses, vous ? Alors, évidemment, il faut tenir notre trajectoire de finances publiques, et pour une raison simple, c'est que, quand on a des déficits, on a une dette qui augmente, et des intérêts de la dette qui pèsent de plus en plus lourd sur le budget.

Et donc, ça veut dire qu'au lieu de consacrer de l'argent à préparer l'avenir, par exemple, pour l'éducation, pour la recherche, pour la transition écologique, finalement, on a une partie des impôts payés par les Français qui conduit à payer la dette. Donc, l'objectif de 3% de déficit en 2029, ce n'est pas tout simplement un dogme, c'est vraiment une nécessité pour pouvoir consacrer nos ressources à des bons investissements. Donc, on ne s'adapte pas à la situation ?

Si on rentre dans une turbulence mondiale, évidemment, on fera tout, et l'Europe fera tout pour se protéger, pour protéger ses citoyens et son économie, on ne peut pas non plus prendre des mesures qui, elles-mêmes, accentueraient la récession. Allez, autre image marquante. Oui, bien sûr, c'est l'impact qui peut être redouté. Ensuite, je vous dis, il faut que l'Europe présente sa réponse, et puis qu'on essaie de reprendre aussi des discussions avec les Etats-Unis pour ne pas rentrer dans une guerre commerciale qui pénalise tout le monde.

5:49
Présentateur

Allez, autre image marquante, j'arrive à le dire. Nathalie Sagritte, la condamnation de Marine Le Pen, cette semaine, évidemment, et le plan B, comme Bardella, qui, finalement, n'est plus une réalité.

5:59
Invité

Alors, ça va aller très vite, le plan B, cette photo, souvent là, démaquercier, c'est la manifestation de tout à l'heure, mais quand on voyait la tête de Jordan Bardella et celle de Marine Le Pen, l'un à côté de l'autre, on avait l'impression d'être dans le feuilleton succession, avec toutes les difficultés que ça peut poser, passer la main, faut-il systématiquement qu'un dauphin ou une dauphine tue la mère ou le père pour pouvoir réussir à aller de l'avant ? Donc, on a eu un balai, cette semaine, entre Mme Le Pen, qui criait au scandale, M. Bardella, qui disait, toujours prêt, Mme Le Pen, qui lui disait, « Bon, il ne faut pas s'exciter, il y aura le temps, tu seras prêt bien plus tard.

» Et maintenant, tout ce que dit Jordan Bardella ou Marine Le Pen est pesé ou trébuché, de manière à ce que ce soit un soutien, tout en étant prêt au risque que Jordan Bardella ne soit pas totalement prêt in case, c'est-à-dire en 2027, parce que si, avec la voie de la justice, il est prêt, ou il se croit prêt, ou il est propulsé de moins avoir la présidentielle, ça sera peut-être un peu court. Il aura, à ce moment-là, 30 ans, 31 ans. Dernier point, je vais très vite. Oui, je vous en prie. Ça n'a aucun rapport avec de la promo, ce n'est pas un devoir, c'est une envie. Mardi soir, trois épisodes, Klaus Barbie, la première fois qu'on traite les 124 heures de procès. Ah oui, ça n'a rien à voir.

Non, je l'ai précisé, mais c'est juste une envie folle que les gens puissent le voir. C'est le contraire du devoir de mémoire. Ce n'est pas un devoir de le regarder. C'est un, je n'ose pas dire plaisir, mais c'est passionnant. C'est exactement comme ça que l'histoire devrait être enseignée. Réalisation Gabriel Le Baumin. Ne ratez pas, mardi soir, les trois épisodes du procès Barbie. On a l'impression d'y être.

7:29
Présentateur

Alors, c'était l'invité, effectivement, à 8h20 ce matin sur France Inter. Vous voulez réagir ?

7:33
Invité

Non, je pense que d'avoir des documentaires de ce type-là, c'est extrêmement précieux à l'heure où les témoins ou les victimes disparaissent. Les notions de l'extrême droite, du fascisme, du nazisme à toutes les sauces. Donc, du coup, je pense que ce sera aussi un outil qu'on pourra montrer dans les classes. Voilà.

7:50
Présentateur

Allez, on termine avec l'interview fleuve ce matin de François Bayrou dans Le Parisien Aujourd'hui en France avec vous, Françoise. Oui, avec une interrogation

7:58
Invité

sur le comportement de François Bayrou qui parle beaucoup. Vous l'avez dit, on l'a entendu cette semaine à l'Assemblée nationale. On le lit dans le journal, trois pages. Mais au fond, il ne décide pas tellement. Il commande beaucoup. Il corrige parfois ce qu'il a dit ou il complète ce qu'il a dit. Mais en fait, là où il y a un trouble, c'est qu'il n'est pas dans sa fonction première de Premier ministre qui est d'arbitrer et de décider. En fait, ce qu'on comprend, c'est qu'il est face à une situation budgétaire absolument invraisemblable. On voit qu'il y a l'effort de réarmement à faire.

On voit qu'il y a cette histoire des droits de douane qui nous tombe dessus et qu'à un moment, il va falloir que tous collectivement on atterrisse. C'est-à-dire, comment on adapte le modèle français à ce qui vient de nous tomber sur la figure ? Et j'ai l'impression que lui hésite parce que la représentation nationale elle-même n'a pas encore très bien pris conscience de tout ce qui nous dégringole sur la figure. Donc, c'est la saison des congrès, à l'air, le PS. Mais c'est qu'à un moment, il va falloir atterrir.

Et le problème pour lui, pour le Premier ministre, c'est que plus il attend, plus il se dévitalise aux yeux de l'opinion, qu'il sent bien qu'il y a des décisions impopulaires à prendre. Et plus il attend, plus il risque au fond d'être complètement dévitalisé. Et je pense que c'est un petit cercle vicieux en ce moment qui est en train de se créer.

9:11
Locuteur non identifié

Alors ça, c'est... Oui, je peux réagir.

9:14
Invité

En fait, moi je suis bien placé pour savoir que c'est une fonction dans laquelle vous êtes rarement couvert d'éloge. Et dans lequel, quoi que vous fassiez, de toute façon, c'est parce qu'il fallait... Mais la question, c'est pas ça,

9:23
Présentateur

c'est qu'il est trop patentiste ou pas ? Il est trop dans l'immobilisme ?

9:26
Invité

Non, mais je pense qu'il l'annonce. Il y aura le 15 avril... Non, le 15 avril, il dit je sensibilise les Français. Il n'y a pas de décision. Oui, mais parce que je pense qu'être conscient de la nécessité d'agir, de rénover notre modèle social pour garder quelque chose auquel je pense que tous les Français sont attachés, déjà poser les faits, manifestement, quand on voit le débat public, on a l'impression que la prise de conscience n'est pas là.

9:54
Présentateur

Mais elle utilise un mot très fort, Françoise, elle dit qu'il est dévitalisé, ce Premier ministre.

9:57
Invité

Le risque, c'est qu'au fond, parce que le pari, c'est qu'il s'appuie sur l'opinion pour essayer de pousser les politiques à se responsabiliser. Or, il se dévitalise dans l'opinion là parce que les gens lui disent mais décider, se décider, ça ne vient pas. Est-ce qu'il n'y a pas un risque là ? Vous êtes d'accord ? Moi, vous savez, le gouvernement, il est au travail. Moi, j'ai par exemple présenté une réforme que je pense très importante sur le recrutement et la formation initiale des professeurs. On va y obtenir, d'ailleurs. Manifestement, il peut se passer des décisions importantes dont on ne parle pas beaucoup. Donc, le gouvernement est au travail.

10:33
François Bayrou

Le soutien que nous devons apporter aux magistrats dans l'exercice de leur fonction doit être un soutien en effet inconditionnel, non mesuré, puissant. Il est vrai qu'il y a des interrogations. Il se trouve que le seul point de l'exécution provisoire fait que des décisions lourdes et graves ne sont pas susceptibles de recours. Et je considère comme citoyen qu'il devrait y avoir je suis citoyen. Et donc, les principes du droit font que les décisions de justice sont protégées, que les magistrats doivent être soutenus et que c'est au Parlement lorsqu'il s'agit de s'interroger, de prendre ses responsabilités.

11:22
Présentateur

Alors, petit retour en arrière avant de parler de toutes ces manifestations politiques cet après-midi. On vient donc d'entendre François Bayrou lors des questions au gouvernement c'était mardi à l'Assemblée après la condamnation de Marine Le Pen cette semaine à 4 ans de prison dont 2 fermes, 100 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Une partie de la classe politique a immédiatement contesté la partialité de cette décision de justice à l'extrême droite, à droite aussi et même le Premier ministre semble visiblement tergiverser. Elisabeth Borne, est-ce que vous partagez les attermoiements de François Bayrou sur la condamnation de Marine Le Pen ?

Est-ce que vous y voyez une condamnation politique et est-ce que la peine d'exécution provisoire a été prononcée qui a été prononcée vous semble de trop ?

12:09
Invité

Alors d'abord François Bayrou il dit des choses très importantes qu'il y a une séparation des pouvoirs et donc qu'on ne commande pas les décisions de justice et il condamne aussi tous ceux qui s'en prennent au juge tous ceux qui se permettent effectivement de les livrer à la vindicte populaire donc il dit ça.

12:27
Présentateur

Mais lui-même s'interroge sur la décision de justice ?

12:30
Invité

Alors lui-même fait part d'une réflexion très franchement je ne la partage pas sur l'exécution provisoire l'exécution provisoire c'est quelque chose qui est prévu quand il y a un cas de récidive et je pense que tout le monde a pu entendre au cours du procès le Rassemblement national considère qu'il est dans son bon droit d'utiliser des fonds européens en dehors des règlements fixés par la Commission européenne donc on est typiquement dans le cas où on peut avoir un risque de récidive en tout cas manifestement le Rassemblement national conteste le principe même de ce qui lui est reproché Voilà Mais donc du coup

13:10
Présentateur

ça veut dire qu'il faut supprimer l'exécution provisoire ou pas ?

13:13
Invité

Moi ça n'est pas mon point de vue c'est le Parlement naturellement qui doit trancher l'exécution provisoire vous savez c'est une règle qui n'est pas propre à l'inéligibilité et qui s'applique quand on a un risque de récidive manifestement les juges Mais est-ce que vous trouvez pardon est-ce que vous trouvez que le Premier ministre aurait peut-être plutôt dû ne rien dire pour au fond que l'exécutif ait une position commune et dise mais c'est laissons les juges travailler ils appliquent une loi L'exécutif dit la même chose les juges appliquent la loi qui a été votée par le Parlement et il n'y a pas à commenter les décisions de justice Oui mais il y a une marge d'appréciation dans les décisions des juges Il est prévu par exemple l'exécution provisoire à effet immédiat c'est par exemple quand il y a eu un accident de la route pour que la récidive on ne puisse pas écraser une deuxième fois quelqu'un dans des cas de pédophilie ou de viol pour qu'on ne puisse pas recommencer Est-ce que finalement le principe de l'appel qui est un principe sacro-saint n'est pas un peu entamé par le fait que les décisions provisoires dans le cas de Marine Le Pen fait qu'en gros elle ne pourra pas être candidate à la présidentielle Alors elle a comme tout justiciable un droit au recours et vous avez entendu que la cour d'appel a annoncé que la décision serait rendue au plus tard à l'été 2020 C'était pas naturel ça a été provoqué parce qu'il y a eu une émotion

14:33
Présentateur

Ça vous a choqué ce délai raccourci ou pas ?

14:36
Invité

C'est une décision prise en toute indépendance par la cour d'appel donc moi je préférerais ne pas commenter de décision de justice je dis simplement que peut-être tout le buzz que le Rassemblement National a voulu faire autour de l'idée qu'il serait privé de candidats et ça renvoie aussi à ce que vous disiez sur le fait que jusqu'à présent ils nous avaient vendu toutes les qualités de Jordan Bardella manifestement ils ont changé de point de vue mais en tout cas tout cet argumentaire qui sert de prétexte à une attaque en règle contre les juges ne tient pas Alors justement attaque en règle contre les juges des juges rouges un carteron de juges est-ce que vous pensez que l'état de droit est menacé en France ou est-ce que c'est au fond de la défense d'un parti qui revient un peu à sa fibre populiste ?

Alors je pense que les masques tombent et fort heureusement et je pense que c'est aussi le sens de la mobilisation et y compris du rassemblement de renaissance aujourd'hui c'est de dire qu'il y a des citoyens dans ce pays les plus nombreux possibles qui n'acceptent pas cette remise en cause de l'indépendance de la justice qui n'acceptent pas qu'on prenne les juges à partie mais en effet on voit bien que dans le projet du rassemblement national ils ne portent pas l'état de droit

15:52
Présentateur

Est-ce qu'il fallait malgré tout transformer parce que c'est ça qui s'est passé vous êtes en train de parler du meeting aujourd'hui du grand rassemblement organisé par votre parti par Renaissance est-ce qu'il fallait à ce point suivre ce qui s'est passé répondre à Marine Le Pen et donc transformer le rassemblement non pas pour le lancement d'ores et déjà des futures campagnes mais pour s'opposer à Marine Le Pen Est-ce qu'il fallait lui répondre ?

16:17
Invité

Il existe un meeting qui était très attendu par nos militants qui doit aussi tirer tous les enseignements des états généraux qui ont été lancés par Gabriel Attal mais quand on a un parti qui fait circuler une pétition contre une décision de justice qui appelle à manifester contre une décision de justice je pense que c'est important de rappeler que nous nous sommes attachés à l'état de droit parce qu'au fondement de l'état de droit il y a l'indépendance de la justice il y a le fait de ne pas s'en prendre au magistrat Quand Xavier Bertrand dit qu'on peut tomber dans le panneau de la victimisation de Marine Le Pen c'est-à-dire en gros que tout se situe par rapport à son agenda et qu'elle donne le tempo de la vie politique C'est-à-dire la manif à République LFI Écolo les socialistes qui ne s'y mettent pas maintenant mais qui réfléchissent à un autre moyen et Renaissance finalement qui transforme son congrès en quelque chose qui sera aussi une réaction est-ce que finalement elle n'a pas réussi son coup en faisant parler d'elle dans tous les lieux de l'échiquier politique Je pense que c'est normal quand on a une telle attaque contre l'état de droit qu'il y ait une réaction de la classe politique Voilà et comme vous le soulignez ça ne doit pas nous faire oublier qu'à la base il y a des faits graves qui sont reprochés d'avoir un système de détournement de fonds publics les fonds du Parlement européen pour payer des assistants parlementaires qui manifestement faisaient autre chose que d'assister des parlementaires On a eu beaucoup de tweets étrangers notamment celui de Donald Trump qui disait libérer Marine Le Pen prenant fait et cause pour Marine Le Pen est-ce qu'il y a un risque d'ingérence étranger en France ?

Il y a une ingérence manifeste quand on a des commentaires de Donald Trump quand on a et je ne mets pas tout le monde sur le même plan mais quand on a effectivement des soutiens de Vladimir Poutine ou d'Orban qui viennent au secours de Marine Le Pen ça nous montre peut-être quels sont ses alliés et ce qu'elle souhaiterait voir se réaliser en France

18:16
Présentateur

Alors continuons à en parler de ce meeting de ce rassemblement aujourd'hui de votre parti vous voulez fusionner votre parti donc Renaissance alors le vôtre vous êtes la numéro 2 c'est ce que je disais en introduction et le modem François Bayrou ce matin dans la presse ce dont parlait tout à l'heure Françoise Fresseuse vous dit oui il est d'accord pour cette fusion mais avec beaucoup de conditions me semble-t-il il faudra respecter les convictions de chacun les valeurs de chacun les sensibilités de chacun ça fait beaucoup de conditions pour que ça marche tout ça non ?

18:46
Invité

Enfin je pense que voilà il ne faut pas s'emballer moi j'ai répondu à une question d'un journaliste qui me demandait si ça pouvait avoir du sens de réfléchir à l'unité du bloc central et je pense qu'en effet ça peut avoir du sens parce que vous savez moi je me suis engagé en 2017 parce que je crois fondamentalement à la ligne centrale qui était portée par Emmanuel Macron donc je pense que j'ai simplement fait part de mon souhait que notre famille politique ce bloc central réfléchisse à la façon dont il peut être le plus fort donc ça pourrait être une forme de confédération comme l'idée avait été lancée par Emmanuel Macron quand Édouard Philippe est parti du gouvernement d'une espèce de pôle un petit peu organisé dans lequel il y aurait eu aussi horizon pourquoi là ?

Vous êtes tous les deux si j'ose dire Modem et... Non non mais... Est-ce que le bloc central finalement devrait-il pas être une confédération qui va de l'un à l'autre et c'est un peu étrange de voir que le Modem est... Non mais vous voyez compte tenu de la gravité de l'actualité internationale et nationale c'est peut-être des débats qui vont pas passionner les français Non mais... Moi ça m'importe...

Ça peut être une fonction une façon de s'organiser pour être efficace Moi ce qui m'importe c'est que ma famille politique se donne toutes les chances de d'abord proposer un projet aux français et donc de travailler sur des idées et de s'organiser pour être le plus fort possible pour les prochaines élections et notamment les prochaines échéances présidentielles

20:16
Présentateur

Et Édouard Philippe pardonnez-moi Françoise Édouard Philippe dans sa prise de parole en ce moment donc le parti Horizon dont parlait Nathalie Saint-Cric il fait toujours partie de votre majorité

20:28
Invité

Bien sûr bien évidemment Il n'y a pas des idées

20:30
Présentateur

qui vous surprennent voire qui vous choquent

20:31
Invité

Alors vous voyez je pense que c'est important que chacun exprime ses idées et il y a beaucoup de choses qui nous rassemblent ensuite chacun peut avoir sa sensibilité mais que ce bloc central Renaissance le Modem Horizon l'UDI qu'on réfléchisse à la façon de nous organiser ça me paraît naturel Moi mon objectif c'est qu'on puisse remporter les prochaines échéances électorales

20:53
Présentateur

Mais juste je précise ma pensée pour que les auditeurs nous comprennent bien Édouard Philippe cette semaine à l'Assemblée nationale ses députés ont porté une proposition de loi qui estime que dès le premier mois de prison il doit pouvoir être fait dans un établissement pénitentiaire et non plus avec un bracelet électronique autour du pied Vous êtes d'accord avec ça ou pas ? Je crois que c'est un peu différent

21:17
Invité

de ce qui a pu être voté quand Édouard Philippe était premier ministre Ça va plus loin ? C'est assez différent

21:23
Présentateur

Il ne s'adresse pas tout à fait au même électorat ?

21:26
Invité

Non voilà mais après ça vous savez quand on a de telles menaces des extrêmes de part et d'autre je pense qu'à un moment donné c'est important de se demander ce qui peut nous rassembler et beaucoup nous rassemblent Est-ce qu'il n'y a pas aussi une crainte chez vous qu'au fond le bloc central puisse basculer trop à droite par rapport à ce qui avait été à l'initial c'est-à-dire l'aventure macroniste de 2017 qui était quand même le progressisme issu au fond de la gauche Est-ce que vous êtes dans une démarche de rééquilibrage de repeser dans ce sens-là ? Moi je souhaite que le centre reste au centre

22:00
Présentateur

centre gauche et que le centre de gravité

22:02
Invité

reparte un peu vous le jugeriez où le centre de gravité doit être équilibré je pense que le modem porte ça je pense que Renaissance porte ça voilà je pense qu'il faut qu'on s'attache d'abord et c'était quand même aussi l'idée initiale que portait Emmanuel Macron c'est on s'enferme pas dans des vieilles recettes dans des slogans on bâtit des réponses de fond à des difficultés importantes on évoquait tout à l'heure la situation de notre modèle social on sait qu'il y a des préoccupations sur beaucoup de sujets régaliens que ce soit la sécurité l'immigration sur tous ces sujets nous nous enfermons pas dans des vieilles recettes et dans des slogans simplistes bâtissons des réponses concrètes et j'ai eu l'occasion de le dire moi je ne pense pas qu'on puisse apporter des réponses à des problèmes compliqués par des réponses simplistes

22:57
Présentateur

et juste Gabriel Attal donc le numéro 1 de votre parti vous êtes juste à ses côtés vous en avez parlé avec lui il est d'accord avec cette idée de fusion des centres

23:07
Invité

vous en avez parlé avec lui je n'ai pas de doute que Gabriel Attal souhaite la victoire du bloc central en 2027 enfin lui surtout 2027 c'est vous la première qu'en avez parlé pas moi je sais qu'il n'y a pas de problème de personne je sais que le programme passe avant les gens je sais qu'on n'est pas encore en 2027 toutefois comme certains réfléchissent à une mode de désignation d'un candidat est-ce que le fait d'une confédération possible s'accompagnerait d'une primaire possible honnêtement c'est beaucoup trop tôt pour discuter mais il va bien falloir s'y mettre non non mais vraiment

23:37
Présentateur

c'est beaucoup trop tôt mais pour l'instant ça peut être pris

23:40
Invité

non mais objectivement c'est beaucoup trop tôt on voit que peut-être chaque mois apporte des bouleversements qui nous dépassent compensables à l'échelle internationale ou nationale donc je pense qu'on va se dire concentrons-nous sur le fait d'apporter des réponses aux défis qui sont aujourd'hui les défis d'aujourd'hui c'est notamment les droits de douane qui s'abattent sur l'ensemble des pays c'est la guerre qui est toujours présente aux portes de l'Europe donc voilà mais ça pollue quand même un petit peu la réflexion tout ça c'est à dire que quand on veut réfléchir bien à un programme et qu'il y a autant de gens qui veulent marquer les esprits ils peuvent être tentés de faire un coup à gauche un coup à droite un coup pour exister oui enfin moi je pense que le fait de répondre aux attentes des français d'être capable de proposer un projet qui redonne de l'espoir et pour avoir participé à la campagne des européennes à la campagne législative vous voyez quand on a des gens qui ne croient pas que ça ira mieux demain quand on a des gens qui craignent que ça aille moins bien pour leurs enfants que pour eux on voit qu'il y a des réponses de fond à bâtir et je souhaite qu'on s'attache d'abord à apporter ces réponses de fond

24:55
Présentateur

Allez la ministre de l'éducation nationale Elisabeth Borne est notre invitée ce dimanche dans questions politiques Elisabeth Borne voudrait vous faire écouter une maman d'élèves elle s'appelle Jeanne Drey son fils est scolarisé à l'école maternelle Emile Zola à Saint-Ouen en Seine à Saint-Ouen dans Seine-Saint-Denis une école qui vient d'être fermée et déménagée ailleurs pour cause de trafic de drogue on écoute cette maman d'élèves

25:20
Locuteur non identifié

voilà moi j'ai habité longtemps juste à côté pendant 13 ans donc j'ai bien vu tout le trafic qu'il y a il n'y a jamais enfin toujours des des descentes de policiers etc mais c'est ça bouge pas en fait et donc je comprends que les parents dont leurs enfants sont au 15 on est peut-être un petit peu ras-le-bol ouais d'avoir ce passage permanent de dealer et de policier sous le nez des enfants

25:47
Présentateur

Pourquoi ça bouge pas Elisabeth Borne ? Pourquoi c'est l'école qui est obligée de déménager et pourquoi c'est pas le trafic de drogue qui est démantelé ?

25:53
Invité

Alors c'est clair que l'école ne peut pas reculer face à des trafics face à de la violence c'est évidemment un sujet dont moi j'ai parlé avec le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot avec le maire de Saint-Ouen il faut rétablir un environnement sur-sécurisé autour de cette école

26:13
Présentateur

C'est quoi un environnement sur-sécurisé ?

26:15
Invité

Mais c'est un environnement dans lequel il n'y a pas de trafic Ce que le ministre de l'Intérieur a eu l'occasion de dire c'est que plutôt qu'une opération ponctuelle il souhaite préparer une réponse de fond parce qu'on peut démanteler un point de deal qui se reconstitue 20 mètres plus loin et qui revient donc il souhaite qu'il y ait un travail de fond qui soit fait qui est en cours qui prend du coup un peu plus de temps mais l'engagement que moi je prends c'est qu'on rétablira avec le gouvernement avec le ministre de l'Intérieur un environnement sûr autour de cette école qui doit se réinstaller au plus vite alors j'imagine s'il y a des lignages bien sûr même avant ça vous savez le maire a annoncé que le 28 avril cette école que les classes seraient accueillies dans d'autres locaux si l'intervention de police l'intervention judiciaire peut intervenir avant c'est mieux si la préparation ne le permet pas l'école devra se réinstaller dans un environnement sûr à la rentrée

27:16
Présentateur

il y a beaucoup d'écoles qui sont comme ça installées à proximité de points de deal

27:20
Invité

il y a systématiquement et vous savez qu'avec Bruno Retailleau on a adressé une instruction conjointe au préfet au recteur à nos responsables académiques pour leur demander de regarder département par département les établissements qui peuvent être dans un environnement qui est insuffisamment sécurisé dans lesquels il peut y avoir des faits de violence et d'avoir des discussions entre le préfet le responsable de l'éducation nationale le procureur pour avoir des actions les actions nécessaires qui s'imposent pour assurer la sécurité dans nos établissements scolaires et à leurs abords

27:57
Présentateur

et ça veut dire surtout un gros renforcement de caméra c'est ça en fait quand vous dites

28:00
Invité

non vous savez les interventions c'est vraiment des choses à regarder cas par cas ça peut être évidemment de la vidéoprotection ça peut être aussi de la sécurisation des abords de l'école donc ce sont des réponses qui doivent être bâties localement entre l'éducation nationale évidemment les forces de l'ordre la justice les polices municipales donc c'est un travail qui se mène naturellement aussi avec les maires pour assurer la sécurité mais c'est important vous voyez qu'on est mobilisés conjointement avec le ministre de l'intérieur nos responsables donc les préfets pour ce qu'il concerne et les recteurs pour ce qui me concerne pour qu'on assure la sécurité dans nos établissements et à leurs abords

28:47
Présentateur

dans ces écoles là il faudrait mettre un peu plus de personnel peut-être pas éducatif mais je veux dire pédagogique

28:53
Invité

mais vous savez que ça fait partie des mesures qui sont prévues dans les premières décisions que j'ai eu à prendre et à porter il y a eu la stabilité des postes du ministère de l'éducation nationale et il y a des renforts qui sont prévus notamment sur des CPE sur des assistants d'éducation on a des brigades mobiles de sécurité qui peuvent aussi intervenir naturellement on doit aussi consacrer des moyens pour veiller aux côtés des forces de l'ordre aux côtés des polices municipales aux côtés des services de la protection judiciaire de la jeunesse à assurer un climat apaisé dans nos établissements

29:28
Présentateur

Elisabeth Borne à partir de la rentrée 2026 donc dans 18 mois maintenant une licence c'est-à-dire un bac plus 3 va suffire pour devenir enseignant il y aura ensuite deux années professionnalisantes non non mais je ne les oublie pas qui seront même rémunérées 1400 euros la première année 1800 la deuxième me semble-t-il comme à la grande époque j'ai envie de dire de l'école normale d'abord pourquoi cette réforme et puis est-ce que le fait de baisser le niveau de recrutement des professeurs va permettre d'attirer plus de jeunes vers l'enseignement est-ce que c'est ça la philosophie en fait de cette réforme

30:03
Invité

alors vous savez à contrario quand on a passé le recrutement des professeurs au niveau du master 2 on a perdu 45% de candidats pour le concours de professeurs des écoles c'est tout simple c'est qu'il y a moins d'étudiants qui ont un master 2 que d'étudiants qui ont un master 1 donc le master 2 c'est plus 5 c'est bac plus 5 ben oui à bac plus 5 vous avez forcément moins d'étudiants qu'à bac plus 3 et vous savez pour avoir discuté puisqu'il y a déjà à titre expérimental notamment pour la formation des professeurs des écoles des licences pluridisciplinaires je pense que ces jeunes après le bac il y a beaucoup de jeunes qui sont enthousiasmés à l'idée de devenir professeur des écoles et aujourd'hui il n'y a pas ou il n'y a qu'à titre expérimental un parcours simple pour devenir professeur des écoles devenir professeur des écoles vous voyez je pense que c'est important qu'on ait cette licence pluridisciplinaire où on vous apprend des maths du français de l'histoire géo des SVT voilà de l'orthographe voilà et donc je pense

31:08
Présentateur

sans être un expert d'une matière c'est ça que vous voulez nous dire

31:10
Invité

sans oublier aucune matière sans oublier aucune matière et de pouvoir être recruté dès la fin de la licence c'est aussi un accès plus démocratique je pense à ces fonctions de professeur des écoles parce qu'ensuite vous êtes rémunéré pendant deux ans et on vous apprend et quatre professeurs sur cinq aujourd'hui nous disent qui considèrent qu'ils sont insuffisamment préparés au cœur du métier qui est aussi de gérer une classe de prendre en charge des élèves à besoins particuliers donc qu'on conçoive un parcours sur mesure pour former nos professeurs des écoles et nos professeurs en général ça me semble juste une question de bon sens donc c'est à la fois plus d'attractivité redonner envie d'enseigner et des professeurs mieux préparés pour élever le niveau des élèves alors ça on peut adhérer mais quand finalement vous dites que c'est un recrutement qui est plus démocratique pour les personnes qui voudraient devenir enseignants en fait est-ce que c'est le problème que ce soit démocratique le recrutement ce que je veux dire démocratique c'est pas simplement qu'il soit capable et bon non mais quand je dis démocratique c'est que c'est-à-dire qu'on a gros l'impression que comme personne veut venir pour résumer la question enfin comme personne ils sont moins nombreux à vouloir être candidatés pour être prof on baisse le niveau pour être sûr d'en avoir non mais on ne baisse pas le niveau on recrute à la fin de la licence et derrière vous avez deux années de formation en master mais simplement ça n'est pas un détail ces formations elles sont payées donc ça veut dire que ça permet à des étudiants qui peuvent peut-être pas ou qui peuvent être en difficulté pour faire cinq années d'études sans être rémunérés d'être rémunérés c'est un peu le principe ils repartent ou on les garde pardon j'ai pas compris

32:55
Locuteur non identifié

la question non plus

32:55
Invité

pardonnez-moi Nathalie les deux années professionnalisantes si on se rend compte qu'il y a un problème avec eux et que ça ne marche pas c'est comme pour tout élève fonctionnaire ou fonctionnaire stagiaire vous êtes titularisé à la fin d'accord

33:07
Présentateur

et donc si jamais vous abandonnez avant vous êtes obligé de rembourser ce que l'État vous a

33:11
Invité

vous savez moi je me réjouis parce que ce que je vois sur Parcoursup c'est que les quelques licences pluridisciplinaires qui existent elles attirent de plus en plus de jeunes donc je suis convaincu qu'on va attirer beaucoup de jeunes vers ces parcours et qu'on n'attire pas

33:25
Présentateur

les gens et les jeunes avec des salaires plus confortables aussi alors il y a

33:29
Invité

dans les discussions qu'on va mener avec les organisations syndicales la revalorisation du milieu de carrière de nos enseignants vous savez on a travaillé sur le début de carrière les salaires en début de carrière et de fin de carrière mais il y a une sorte de plateau un peu désespérant pour les enseignants les discussions vont démarrer prochainement

33:52
Présentateur

et on a les moyens financiers Françoise parle souvent de la situation financière de la France est-ce qu'on a les moyens d'augmenter nos enseignants comme les militaires

34:00
Invité

est-ce que dans la feuille de route du gouvernement c'est la défense et l'éducation je pense que si vous avez écouté le Premier ministre et si moi je suis re-rentré dans un gouvernement ce n'est pas forcément de soi c'est parce que précisément l'éducation nationale l'enseignement supérieur la recherche ce sont des priorités vous savez c'est le ministère de l'avenir en fait

34:23
Présentateur

mais c'est des priorités il n'empêche quand même que les subventions que vous distribuez aux différents établissements scolaires pour leur permettre de faire des sorties scolaires dans des expos dans les théâtres par exemple ce sont des subventions qui ont été supprimées en cours d'année radicalement rapidement

34:38
Invité

je pense que vous faites référence à la part collective du pass culture qui n'ont pas été supprimées le budget est en augmentation il y a eu un tel engouement où on a dû dépenser 50 millions en 10 jours qu'on a voulu calmer un peu le jeu mais bien évidemment ces subventions reviendront elles existent vous savez je pense qu'on en est à plus de 60 millions d'euros déjà qui sont engagés il y a des établissements

35:04
Locuteur non identifié

qui n'ont plus rien là visiblement

35:06
Invité

je pense que qui n'ont plus la possibilité d'organiser

35:08
Locuteur non identifié

des sorties scolaires

35:09
Invité

je pense que les établissements qui avaient pré-réservé des sorties avec le pass culture la part collective ont eu une réponse positive et ensuite on aura à gérer la situation à la rentrée

35:22
Présentateur

alors je voudrais qu'on parle aussi du scandale Bétaram cette affaire d'abus sexuels et de violences physiques dans un collège lycée catholique Notre-Dame de Bétaram voilà ce qu'en disait cette semaine le nouveau président de la conférence des évêques de France Mgr Jean-Marc Aveline

35:37
Locuteur non identifié

cette question à laquelle on est affronté avec Bétaram et d'autres endroits nous révèle aussi qu'il y a du point de vue des structures des choses à faire évoluer indépendamment de la question des abus mais il y a des choses à faire évoluer du lien entre l'enseignement catholique et l'église l'enseignement catholique et dans l'église bien sûr mais du point de vue des structures on a pas mal de choses et ça concerne aussi d'autres questions pour moi ça révèle ça donc je pense quand on en aura parlé évidemment mais je pense qu'il faudra qu'on encourage sérieusement une révision de la façon dont nous travaillons en église avec l'enseignement catholique

36:24
Présentateur

Et est-ce que l'éducation nationale va devoir changer sa façon de travailler avec les établissements catholiques ?

36:31
Invité

Alors l'éducation nationale a changé sa façon de travailler avec tous les établissements privés sous contrat

36:38
Présentateur

Depuis Bétarame ?

36:39
Invité

Il n'y avait pas de contrôle il n'y avait quasiment pas de contrôle des établissements privés sous contrat il y aura désormais des contrôles donc ma prédécesseure Nicole Belloubet avait engagé des moyens supplémentaires les contrôles ils vont se faire 40% des établissements seront contrôlés dans les deux ans inopinés si on a des signalements et ce qui va nous y aider c'est qu'on demande aussi des remontées systématiques de tous les faits de violence à ces établissements privés comme c'est le cas pour les établissements publics que par ailleurs on on se donne les moyens de mieux écouter la parole des élèves notamment avec des questionnaires systématiques tous les trimestres dans les internats avec des questionnaires systématiques après les sorties scolaires avec nuitée en rénovant le 119 sur l'enfance en danger donc on se donne tous les moyens de repérer des faits de violence des faits problématiques des signaux faibles y compris de violence et de contrôler d'intervenir mais il y en a plus dans le privé que dans le public des violences a priori ou pas en fait on s'interroge en fait on est focalisé en ce moment sur les établissements privés on est sur des situations qui sont mises à jour depuis effectivement l'affaire de Notre-Dame de Bétaram qui sont mises à jour et qui remontent à des périodes anciennes donc ces situations-là elles relèvent de la justice moi j'entends des témoignages absolument dramatiques d'anciens élèves il faut que ces victimes puissent être accompagnées et que la justice fasse son travail moi en tant que ministre aujourd'hui je m'occupe de la situation des établissements d'aujourd'hui et tout ce que je viens d'évoquer c'est pour prévenir pour que ce type de situation ne se reproduise plus et je peux vous assurer et j'étais encore la semaine dernière dans un rectorat qui m'a présenté le plan de contrôle qu'ils avaient mis en place on veut s'assurer que partout les enfants ne font pas l'objet de violences morales physiques ou sexuelles

38:50
Présentateur

et donc du coup ça veut dire que je vais appeler ça des inspections dites-moi si contrôle et inspection ça signifie la même chose mais est-ce que il y a beaucoup d'inspections qui ont déjà été lancées parce que vous me donnez l'impression de parler au futur et s'il y a eu des inspections lancées quels en sont les résultats

39:03
Invité

les inspections elles se lancent actuellement les rectorats ont reçu le guide on est en train de déployer des moyens supplémentaires donc on va passer de 80 inspecteurs dédiés à ces inspections à 200 en deux ans donc on est aussi en train de créer une mission d'appui au sein de l'inspection générale donc on se donne les moyens voilà l'objectif c'est vraiment que de tels faits ne puissent plus se reproduire

39:33
Présentateur

et donc j'ai bien compris avec la question de Françoise les mêmes mesures de contrôle vont être mises en place également dans les établissements publics

39:39
Invité

alors dans les établissements publics on a déjà un dispositif de remontée des faits de violence donc on souhaite qu'ils soient étendus aux établissements privés sous contrat les questionnaires y valent dans le privé comme dans le public donc voilà il y a des choses

39:53
Présentateur

qui remontent déjà dans le public ou pas ?

39:55
Invité

des faits de violence dans des internats d'abord on a beaucoup moins d'internats je ne suis pas en train de dire que tout est parfait vous voyez moi j'ai eu connaissance de faits notamment dans une sortie scolaire donc chacun doit balayer devant sa porte et nous nous devons aussi renforcer notre vigilance pour que des violences ne soient pas possibles dans des établissements publics ou dans des établissements privés

40:18
Présentateur

Nathalie qui s'impatiente

40:19
Invité

une petite précision sur le voile dans les compétitions et dans le sport on a cru comprendre que Bruno Retailleau et Gérald Darmanin n'étaient pas sur la même ligne que vous et le Premier ministre et le Premier ministre ce matin dit dans le Parisien qu'il va y avoir un texte de loi qu'est-ce qu'il y aura dans ce texte de loi donc il s'agit de donc tout le monde je crois est d'accord donc comme on a déjà beaucoup de sujets de débat n'inventons pas des polémiques quand il n'y a pas lieu elle a été close donc du coup il y a une proposition de loi qui interdit le port du voile dans les compétitions sportives qui a été adoptée au Sénat qui sera inscrite à l'Assemblée nationale le reste du temps quand ce n'est pas compétition le reste du temps ça ne s'applique pas et vous serez vigilante quand même sur ce qui peut se passer l'entrisme bien sûr vous savez depuis la loi de 2021 depuis la loi de 2021 confortant les principes de la République il y a des engagements qui doivent être repris par les associations et les clubs sportifs

41:14
Présentateur

Alisabeth Borne trois questions encore et elles sont importantes sur l'éducation 1. Fabrice Balanche maître de conférence à l'université Lyon 2 a été prise à partie en plein cours c'était cette semaine après s'être opposé cet enseignant ce maître de conférence s'est opposé à une soirée de rupture du jeûne du ramadan est-ce qu'il faut supprimer toutes les références religieuses dans les établissements scolaires et universitaires ?

41:40
Invité

en l'occurrence cette rupture du jeûne l'université avait décidé de l'interdire pour risque de trouble à l'ordre public ce qui est scandaleux inacceptable c'est que ce professeur a été empêché de donner son cours par des individus masqués cagoulés qui sont intervenus et qui l'ont obligé à quitter la salle donc ça c'est inacceptable l'université lui a immédiatement accordé la protection fonctionnelle et a fait un signalement au procureur moi je serai toujours aux côtés et c'est le cas aussi du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est à mes côtés on sera toujours auprès de nos professeurs pour qu'ils soient protégés et qu'on protège la liberté d'enseigner qui est fondamentale dans nos universités

42:24
Présentateur

mais du coup vous irez jusqu'à porter plainte ou pas par exemple ? les établissements

42:28
Invité

alors l'université aujourd'hui il y a une proposition d'oie que je soutiens de la députée Violette Spilbout pour que l'institution puisse porter plainte à la place de l'agent qui qui a été victime de violences en l'occurrence de menaces mais voilà il faudrait changer les textes en tout cas le signalement au procureur a été fait et naturellement le professeur bénéficie de la protection fonctionnelle

42:52
Présentateur

Autre question importante sur les groupes de niveau en maths et en français pour les élèves de 6ème et de 5ème est-ce qu'ils seront maintenus à la rentrée prochaine ?

43:01
Invité

Alors il s'agit de groupes de besoins et le décret ça a changé de nom plusieurs fois le décret a été publié au journal officiel ce matin même ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas évaluer et c'est ce qu'on fait il y a une évaluation par l'inspection générale qui est en cours et sur la base des recommandations qui sont faites nous transmettrons des recommandations aux établissements

43:22
Présentateur

Allez questions complémentaires et pour finir vous avez été entendu cette semaine par les gendarmes dans l'enquête sur la tour triangle à Paris pour favoritisme c'est un immense immeuble en cours de construction dont l'ouverture devrait avoir lieu l'année prochaine en 2026 il faut rappeler que vous avez été la directrice de l'urbanisme de la ville de Paris entre 2008 et 2013 au moment où les appels d'offres ont été lancés le droit d'entrée de 263 millions d'euros a été demandé aux candidats à ce projet pourquoi la société vit Paris qui a décroché la concession n'a pas dû s'acquitter de ces 263 millions d'euros

43:59
Invité

donc j'ai été entendu sous le régime de l'audition libre tout à fait au titre de mes anciennes fonctions qui se sont terminées en janvier 2013 et ce dont vous parlez c'est-à-dire l'attribution du contrat d'exploitation du parc des expositions ne relevait pas de la direction de l'urbanisme et par ailleurs est largement postérieure à mon départ de la ville de Paris donc les enquêteurs ont souhaité avoir mon éclairage sur ces sujets et naturellement moi je suis à la disposition des enquêteurs comme des commissions d'enquête parlementaires

44:31
Présentateur

Merci Elisabeth Borne l'émission se poursuit il est temps d'accueillir notre second invité pour le livre de la semaine

44:38
Locuteur non identifié

France Inter Questions politiques Karine Bécart

44:47
Présentateur

Bonjour Cédric Zabot

44:49
Locuteur non identifié

Bonjour

44:49
Présentateur

Soyez le bienvenu sur le plateau de questions politiques vous pouvez ajuster rapidement soyez à l'aise vous dirigez l'association des maires ruraux de France vous êtes un défenseur acharné de nos territoires et vous publiez un livre la démocratie du quotidien aux éditions de l'aube dans ce livre vous rendez un hommage appuyé à celles et ceux qui s'engagent pour faire vivre leur commune et vous tentez d'en encourager d'autres à y aller à leur tour à s'engager à s'investir à œuvrer pour le collectif et pour l'intérêt général nous sommes à moins d'un an des élections des prochaines élections municipales le scrutin de 2026 aura lieu en mars prochain il y aura 500 000 conseillères et conseillers municipaux à élire c'est énorme et cela veut dire qu'il va falloir trouver à peu près à peu plus d'un million de candidates et de candidats Cédric Zabot comment fait-on pour trouver tous ces gens-là ?

45:43
Invité

On leur raconte l'histoire on leur raconte l'histoire qui est magnifique tous ces élus qui aujourd'hui s'engagent là ils existent c'est 450 500 000 élus qui oeuvrent des conseillers municipaux des adjoints des adjointes des maires femmes et hommes et ils oeuvrent au quotidien et moi j'invite les citoyens à se poser cette question de est-ce que je peux pas prendre ma part pour la prochaine fois on se donne le temps on n'est pas obligé à chaque fois de traiter les choses dans l'urgence comme dans le champ politique national sérieux et à l'échelle locale on peut le faire en se disant aujourd'hui on peut se projeter où il y a des signaux faibles il y a des bruits disant là moi je sais que j'y retourne et je sais que j'aurai pas de soucis à trouver des gens sur ma liste et puis il y en a d'autres qui nous disent c'est peut-être un peu plus compliqué etc donc prenons le temps de se poser prenons le temps de réfléchir de pousser la porte de la mairie d'aller discuter d'aller dialoguer c'est quoi ça fonctionne comment une mairie et peut-être qu'on va pouvoir trouver une manière d'y entrer Vous êtes très positif mais en même temps on a l'impression que c'est comme un peu pour les enseignants il y a une sorte de crise de recrutement parce qu'on est face à des administrés qui raisonnent de façon très personnelle très consommateur où la notion d'intérêt général a l'air de reculer et on voit quand même beaucoup aussi d'élus locaux qui sont découragés et alors comment est-ce que vous faites face à ça ?

Ils sont découragés pour certains il y en a d'autres qui sont extrêmement motivés moi j'ai la chance de les côtoyer tous les jours et je peux vous dire aujourd'hui ceux que je rencontre ils ne se posent pas la question de savoir est-ce que je continue ou pas ils ont envie ils ont un projet ils ont une partie de leur équipe qui est déjà là et ils se posent la question de comment je peux faire rentrer des jeunes comment je peux faire rentrer plus de femmes etc et donc cette question-là elle est très vive il y en a d'autres pour qui c'est plus compliqué les raisons elles sont multiples on les connaît vous avez évoqué l'évolution des comportements de la population on en a des témoignages tous les jours mais il y a des communes

47:39
Présentateur

qui n'ont pas assez de moyens pour faire avancer leurs projets

47:41
Invité

l'autre partie elle est effectivement à la question de quel est le pari que notre pays fait sur la place et le rôle de la démocratie locale on a des débats aujourd'hui est-ce qu'il faut sauver la démocratie elle existe elle est bien vivante la question c'est comment est-ce qu'on l'active comment est-ce qu'on la réactive aujourd'hui les élus apportent des solutions au quotidien sur plein de sujets ils pourraient le faire bien mieux

48:04
Présentateur

les trucs qui marchent c'est de ça dont vous parlez

48:06
Invité

il y a des trucs qui marchent mais il y a plein il y a la relation la commune c'est le lieu de la considération vous parlez aux gens vous êtes élu de la république vous vous adressez à eux et c'est quelque part c'est une valeur ajoutée qui est inestimable et je pense qu'aujourd'hui Julia Cagé il y a quelques années disait la démocratie a un coût quel est le coût qu'on est prêt à mettre collectivement les responsables nationaux comme les parlementaires aujourd'hui il y a deux textes de loi demain qui arrivent à l'Assemblée nationale demain lundi sur le mode de scrutin qui concerne les 27 000 communes rurales et dans quelques semaines on l'espère et on espère qu'il ne sera pas retoqué ou redécalé dans le temps un texte immensément important pour les 500 000 élus c'est la question du statut de l'élu

48:46
Présentateur

alors juste avant ça je me tourne vers vous Elisabeth Borne quand il dit il faut que les élus et les élus des petites communes soient suffisamment reconnus est-ce qu'effectivement quand on est une première ministre on les oublie un peu ces petits élus ?

48:58
Invité

alors je ne crois pas et on a porté ensemble des beaux dossiers notamment dossier France Ruralité pour donner plus de moyens à nos communes rurales je pense qu'on doit faire des progrès sur la capacité d'agir au niveau local et ça veut dire quoi ?

trop souvent on a des réglementations nationales des législations qui tombent en silo sur des petites communes qui sont finalement placées dans des impasses moi je crois beaucoup à la nécessité de redonner des marges d'action au niveau local ça suppose qu'on donne aussi à nos préfets la capacité d'interpréter d'adapter les règles pour ne pas plonger les élus parfois dans des situations qui confinent à l'absurde donc je pense que vraiment donner des marges de manœuvre au niveau local c'est très important moi je ne peux que souscrire à ça mais ça suppose un revirement extrêmement majeur de la manière dont l'État mais pas que l'État les conseils régionaux les conseils départementaux s'adressent considèrent ces acteurs locaux c'est une structure robuste la commune c'est pas nécessairement performant c'est une structure ça existe partout sur le territoire c'est une chance et un trésor pour notre république et aujourd'hui le sentiment qu'on a et ce que j'essaye de porter comme témoignage c'est que ces gens là ils ont un potentiel à faire à envie de faire de partager cet après-midi il fait magnifique c'est qu'aujourd'hui il y a plein de manifestations qui vont être organisées grâce aux bénévolats des conseillers municipaux grâce à l'investissement de la mairie etc tout ça il faut l'encourager c'est une pyramide notre démocratie et là on est sur le socle et il y a effectivement et c'est pour ça que moi je le pose un an avant l'élection il faut changer beaucoup de choses pour qu'on soit dans une mécanique positive

50:43
Présentateur

mais il faut changer beaucoup de choses pour qu'il n'y ait pas 1300 d'émissions ce qui est le cas entre 2020 et 2025 ce n'est pas beaucoup 1300 c'est 4% de la totalité des maires de France mais c'est énorme en même temps

50:56
Invité

à la fois c'est trop et surtout on connaît on sait ce qu'il faut faire l'association des maires de France a fait la promotion d'une étude d'un scientifique de l'université de Montpellier l'institut à Maroc et les trois raisons sur la question des élus pourquoi c'est compliqué la première c'est la complexité administrative vous venez de l'évoquer la deuxième c'est la charge de travail elle manque de temps la troisième ça revient à peu près au même c'est la question des moyens financiers comment est-ce que justement je vous interromps est-ce qu'il ne serait pas de temps de dire que des gens qui travaillent du matin au soir et qui éventuellement sont interpellés à 23h à minuit le matin en leur disant soit payés correctement et non pas proportionnellement au nombre de gens quand on a une commune on est à la tête d'une commune de 800 personnes j'imagine qu'on a autant de problèmes que quand il y en a 1500 est-ce qu'il faut augmenter les indemnités des élus municipaux d'être aidés rémunérés parce qu'ils ne peuvent pas faire autre chose et qu'il n'y ait pas cette espèce de pudeur qui est toujours dire que les politiques sont pourris gagnent trop d'argent et que c'est quelque chose qui est insupportable on le dit sous forme de boutade c'est extrêmement enrichissant d'être élu local dans la dimension humaine de ce qu'on apprend de la vie des gens vous venez de le dire c'est un choix de société quelque part et c'est pour ça que moi je me permets de le poser aujourd'hui notre président Michel Fournier souhaite qu'on reconnaisse la question de l'espace vous faites on gère des espaces comme on gère des habitants je parle en particulier en gros qu'on dise que c'est pas possible de tenir un personne ne prendra un boulot comme le vôtre oui mais en l'occurrence

52:27
Présentateur

vous répondez pas à la question il faut augmenter ou pas les indemnités

52:30
Invité

bien sûr mais il faut augmenter les indemnités il y a encore par exemple les dernières informations sur les dotations un tiers des communes voient encore leurs dotations diminuer donc tout ça contribue à insécuriser donc la question c'est encore une fois quels sont les grands choix qu'il faut faire pour permettre à ces gens qui ont envie de s'investir et moi mon invitation c'est à se questionner aujourd'hui c'est vous vivez dans votre univers professionnel il y a des aptitudes que vous ne pouvez pas développer parce que vous n'avez pas le temps parce que c'est pas et une mairie permet de vous investir là-dessus et y compris il y a une mécanique de sobriété y compris financière mais donc il faut travailler sur les deux enjeux sur la question d'allouer davantage de moyens et la ministre le sait sur les enjeux des territoires ruraux 88% des territoires français et rural on sait que les mécanismes d'allocation d'accompagnement oui mais quand est-ce que ça ça change c'est aussi ça la question donc nous on dit on se prépare à renouveler l'équipe de France des conseillers municipaux et il faut qu'ils aient des annonces et il faut qu'ils aient des informations qui leur permettent de sécuriser leur investissement pendant six ans et encore une fois vous soulignez le fait que des maires restent longtemps ils travaillent énormément c'est quelques centaines d'euros sur les communes de moins de 1000 habitants quelques centaines d'euros pour être maire pour être maire et bénévole pour les 450 autres mille donc là encore une fois inversons pas le débat consolidons notre modèle communal local et vous verrez que la France ira mieux

53:56
Présentateur

Elisabeth Borne une question pour finir un peu coquine on voit toujours les macronistes comme des gens de la ville des urbains il y aura des candidats dans les petites communes ou pas ?

54:05
Invité

mais vous savez moi je suis élu d'une circonscription rurale et donc je mesure l'engagement des maires et je pense qu'ils sont vraiment absolument formidables du matin au soir et du soir au matin comme vous dites

54:15
Présentateur

merci à tous les deux merci Cédric Zabot je rappelle le titre de votre livre la démocratie du quotidien racontez les territoires publiés aux éditions de l'aube merci Elisabeth Borne d'être venue sur le plateau de questions politiques aujourd'hui merci à toute l'équipe Fabienne Lemoyle à la rédaction en chef à Maury-Bochet à la programmation la semaine prochaine vous retrouverez Elodie Forêt en attendant belle fin de week-end Sous-titrage Société Radio-Canada

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