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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 12 octobre 2017 125 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheNumériqueCulture, médias & sportTravail & emploi

L’éducation du futur avec François-Xavier Bellamy (novembre 2015)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 9 %Défensif 6 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:50François-Xavier BellamyChiffre
    « nous avons aujourd'hui la dernière enquête pisa nous l'a appris nous avons l'école la plus inégalitaire de tous les pays de l' ocde »
  • 16:40François-Xavier BellamyFait
    « la logique de la lecture est à l'exact inverse de la logique du téléchargement la lecture prend du temps et cela fait partie de sa substance même »
  • 21:40François-Xavier BellamyFait
    « l'homme est par nature un être de médiation ce qui est la même chose que d'affirmer qu'il est par nature un être de culture »
  • 2:00Fait
    « la langue est déjà en train de saisir ce que vous êtes est de le figer dans sa propre discipline de le fixer dans des règles dans un carcan établi et qui s'impose à vous depuis la profondeur des âges »
  • 4:00Fait
    « deviens ce que tu es »
  • 8:00Chiffre
    « le numérique est une chance formidable une chance fabuleuse une chance extraordinaire »
  • 10:00Fait
    « quand vous demandez à vos élèves au début de l'année dans leurs premières dissertation de philosophie quand vous demandez à vos élèves si l'existence a un sens ils sont devant un problème il demande la réponse à google »
  • 16:00Promesse
    « il n'y aura pas d'école du futur qu'ils ne renouent pas d'abord avec cette nécessité avec cette urgence avec ce temps propre de la médiation de l'apprentissage et de la culture »
  • 2:00François-Xavier BellamyFait
    « je vous garantis que vous vous ennuyez à mourir quand j'ai commencé à enseigner au lycée »
  • 8:00François-Xavier BellamyFait
    « on apprend beaucoup plus dans les entreprises que dans les écoles »
  • 10:00François-Xavier BellamyFait
    « ce qui compte c'est la créativité or je suis pas sûr que tous ceux qui sortent de hec soient créatifs »
  • 12:00François-Xavier BellamyFait
    « la pédagogie c'est la science des professeurs chahuté »
  • 16:00François-Xavier BellamyFait
    « la mutation numérique affecte une société dans sa globalité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mesdames messieurs chers amis je vous souhaite à tous la bienvenue avec mon collègue christophe provot pour ce dernier entretient d'ici l'année 2015 et je remercie chaleureusement françois xavier bellamy d'avoir accepté notre invitation depuis le mois de septembre nous avons l'ambition d'esquisser de comprendre les grands enjeux du monde de demain nous avons ainsi évoqué la numérisation du monde le climat est actuellement au centre des préoccupations avec la coop 21 le rôle de l'économie dans l'organisation de la société aujourd'hui nous abordons la question fondamentale de l'éducation les tragiques événements de janvier novembre dernier ont créé de formidable élan de solidarité de fraternité à l'étranger en france la population s'est rassemblée autour des principes fondateurs de la république qui ont été visés par ces actes de barbarie l'école tient un rôle majeur dans la promesse républicaine défendu par notre pays lieux d'enseignement laïque et d'intégration de tous les enfants c'est l'espace de transmission des valeurs républicaines qui constituent le socle de notre société elle a pour ambition de favoriser une égalité de réussite des élèves et de leur fournir les outils de leur émancipation en effet c'est un lieu où les jeunes générations peuvent acquérir les savoirs fondamentaux et développer leur esprit critique l'école a pour objectif d'aider les enfants à développer leurs dons et à s'épanouir à travers des méthodes pédagogiques qui les impliquent davantage dans l'apprentissage car l'horizon l'école dépasse les frontières des portes des classes elle a pour ambition de donner aux jeunes les outils de discernement des clés de compréhension du monde dans lequel ils travailleront et dont ils contribueront à construire la nouvelle page de son histoire françois-xavier bellamy vous êtes engagés dans la noble mission quels enseignements en devenant professeur de philosophie après dix classes préparatoires vous avez intégré l'école normale supérieure de paris puis obtenu l'agrégation de philosophie on me dit qu'elle est d'ailleurs très difficile et très bizarre son déroulement ce que vous racontez décoller car il ya quand même des profs des députés agrégé de philosophie vous aurez leur nombre vous avez exercé dans plusieurs lycées publics avant d'être affectée en khâgne à paris où vous êtes actuellement votre parcours vous a permis de rencontrer des profils d'élèves très variés des zones défavorisées aux étudiants préparant le concours de l'école normale supérieure parallèlement vous études vous avez travaillé pour deux cabinets ministériels auprès du ministre de la culture et de la communication renaud donnedieu de vabres puis de garde des sceaux me dise la justice rachida dati en 2008 à seulement 22 ans est devenue maire adjoint de versailles chargée de la jeunesse et l'enseignement supérieur et vous avez été réélu en 2014 indiquant également que vous avez publié l'année dernière un essai intitulé les déshérités où l'urgence de transmettre qui a été récompensé par de nombreux prix la philosophie est une discipline qui favorise la réflexion dote les individus d'un esprit d analyse et de discernement indispensable pour agir librement et résister aux idéologies vous avez d'ailleurs créé en 2013 les squares et de la philo ainsi deux conférences de philosophie ouverte au grand public au théâtre de l'oeuvre à paris elle cimino nous avons aussi consacré un cycle de conférences à la philosophie en 2013 2014 ainsi rafael enthoven roger pol droit encore bernard stiegler nous ont fait l'honneur de venir nous expliquer en quoi la philosophie était utile est présente dans notre quotidien pour ce qui est de l'accès recul tueur la division mines ou d'exemplaires rien de le dire grâce aux nombreux équipements dont nous nous sommes dotés toutes disciplines confondues de l'école d'art des arcades aux espaces ludiques en passant par non médiathèque les équipements pluriel comme l'espace andré chedid tout le temps des cerises tous les styles tous les âges côté aisément trouver des sources de divertissement et d'inspiration nous avons aussi notre musée français de la carte à jouer dans le prochaine exposition débutera le 16 décembre prochain elle vous offrira un saut dans le temps avec les paysages de la boucle de la seine des années 60 aux années 1930 et puis nous menons une politique en faveur la jeunesse résolument tournée vers la culture avec le clavim ou même à l'occasion de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires les temps libres sont l'occasion pour les enfants de s'initier à des activités culturelles artistiques ou manuel par ailleurs je considère que l'accès à la culture va de pair avec une ouverture sur le monde une connaissance des autres cultures les échanges que les réguliers avec nos villes jumelles et cours d'apprentissage des langues comme le chinois le japonais sont bon moyen de l'encourager en somme les lieux propices à la réflexion et à la connaissance aux embrouilles sur notre territoire puisqu'il est ici comme ailleurs contribuer à l'épanouissement de chacun et contre l obscurantisme je termine en vous indiquant le prochain rendez-vous d'entretien d'ici aura lieu le jeudi 21 janvier prochain avec pascal desfarges sur le thème de la ville transhumanistes je voulais juste c'est la saison vous raconter la dernière rencontre que j'ai eu l'occasion de te faire nous avons une jeune fille qui n'est pas exactement de la ville et les d'un petit village à côté valenciennes mais elle avait un studio au fort et elle était dans un de nos groupes de musique acoustique elle était chanteuse et elle jouait de la guitare elle a été blessée au bataclan sibal elle sort du coma et samaa irait très modeste une femme de ménage elle est vient la voir le maire du village lui a prêté une voiture avec un chauffeur et j'ai dit on va la recevoir on n'a pas grand chose à faire il faut d'abord qu'elles soient mieux traitées à la deux doigts amputés et j'ai donc demandé à recevoir sa mère quand elle est venue et elle m'a raconté c'est là la grande détresse et puis le petit détail m'a dit nous avons été voir son studio monsieur le maire qu'est ce que ces mots le petit village près de valenciennes comprenez j'ai des animaux regarder et il a été très fort et le fonds de garantie vous a donné un peu d'argent oui je crois donc on va essayer de trois ans elle m'a dit vous savez notre fille elle a été d'entre eux vivent dans votre ville jumelle de séoul oui nous avons chaque année un échange séoul qui simule hainaut valenciennes qu'elle était ébloui alors j'ai dit à mes collègues ont fait des choses on se rend même pas compte de l'impact prodigieux que cela peut avoir pour une jeune fille qui joue de la musique qui est intelligente elle a d'ailleurs un poste dans une sci enfin c'est une ss2i et d'un seul coup on dit me tiens tu vois quand tu t'occupes de ça tu réussis un avantage collatéral y allions nous à faire plaisir à quelqu'un qui va vivre heureusement b c'est notre notre grande chance de temps en temps de voir ce que l'on fait et de sortir un peu les gens du vulgaire et il a aussi du drain merci à vous tous d'autres enfin christophe monsieur le maire mesdames et messieurs d'abord c'est une très grande joie d'être parmi vous et je vous remercie beaucoup de votre invitation dans ce cycle de conférences en en écoutant tout ce que la ville d'issy-les-moulineaux fait pour la culture monsieur le maire je me disais mais ne le répétez pas à mon père que il faudrait que je déménage ici en fait c'est une ville absolument exceptionnelle je suis très heureux de pouvoir partager cette soirée avec vous pour parler ensemble de ces questions d'éducation et pour prolonger dans l'esprit de ce que vous venez de nous dire eh bien je je dirais qu'au fond le contexte que nous traversons aujourd'hui qui est marqué par ce drame terrible que nous venons de vivre et aussi par le les attentats qui ont endeuillé notre pays depuis le début de notre année ce contexte là nous donne paradoxalement la chance de redécouvrir la gravité et l'importance des choses qui nous paraissait jusque là parfaitement simple et banale et parmi et la gravité est l'importance de ces choses que nous redécouvrons dans notre espace public comme autant de lieux décisive de vie collective il y a évidemment la mission éducative le travail de l'éducation le travail de l'école et qui peut être jour après jour et le premier qui soit conduit à former la société et à former dans la société une communauté de culture par laquelle chacun puisse chacun peut s'enraciner et contribuer à la vie collective de fait j'ai été très frappée de la façon dont l'institution scolaire a réagi aux attentes à 2 janvier puis plus récente du mois de décembre j'ai été très frappée de la réaction des mauges à nos collègues que je voulais vous partager également après les attentats du mois de janvier cette jeune collègue a reçu l enseigne dans un établissement scolaire de banlieue parisienne elle a reçu un courrier de son inspecteur d'académie qui lui disaient qu'ils écrivaient à tous les jeunes enseignants maintenant il faut que l'école fasse quelque chose pour lutter contre la barbarie et cette jeune collègue me disais à raison mais en fait j'ai le sentiment que c'est ce que nous faisons déjà et que c'est le coeur de notre métier que de lutter contre la barbarie et qui nous appartient peut-être simplement de le redécouvrir vous avez souhaité et le préparer ce cycle de conférences et de rencontres autour de la question de l'avenir et réfléchir ce soir à la question de l'école de demain de l'école du futur et puisque c'est sous ce vocable là que nous avons l'occasion de nous rassembler de nous réunir et bien je voudrais réfléchir ensemble avec vous à la manière dont notre école peut préparer l'avenir à la manière dont l'école peut préparer le futur de toute notre société et dont l'école peut peut-être s'adapter s'ajuster aux défis nouveaux que nous voyons poindre au monde nouveau qui se dessine pour contribuer à construire un monde qui soit non pas seulement d'ailleurs un monde de prospérité de croissance économique où chacun puisse trouver sa place d'acteur économique dans la vie des entreprises mais aussi puisse trouver sa place de citoyen un monde de paix un manque de démocratie un monde de liberté nous savons très bien que notre système scolaire est en crise et peut-être c'est par là qu'il faut commencer et la crise vient peut-être tout entière du fait que l'école comme institution s'est trouvé brutalement opposés au futur en préparation qu'on a défini qu'on a décrit qu'on a pensé l'école comme un lieu de résistance aux innovations à la nouveauté à la créativité est d'abord à celle que les jeunes peuvent apporter au fonds et c'était le point de départ de la réflexion que j'ai menée dans ce petit livre que vous avez évoquées dans les déshérités au fond notre école traverse une crise profonde parce que nous avons pensé que la transmission est l ennemi de la liberté nous avons pensé que le passé et l ennemi l'avenir nous avons pensé que la conservation d'une culture reçu en héritage s'opposer comme un obstacle à la capacité d'inventer des formes nouvelles pour s'adapter au monde qui vient c'est là une chose très étonnante et si je devais vous donner ma première réaction sur la question que vous avez posé ce soir l'école du futur bien je dirais que ma première réaction a été de me dire que l'école n'est jamais du futur que l'école est en quelque sorte toujours un peu du passé que l'école est conservatrice pourrait-on dire est que c'est sa mission même que d'être conservatrice car le but de l'école c'est de conserver une culture et de la transmettre aux générations qui la suivent parler de l'école comme d'une institution conservatrice et pourrait-on dire structurellement nécessairement essentiellement conservatrice ce n'est pas pourtant l'opposé à la nécessité de l'invention de la création de la liberté et de l'innovation bien au contraire et c'est toute la démonstration que j'aimerais vous proposer ce soir d'abord d'une manière d'être un peu général et puis ensuite en rentrant dans le détail concret dans la façon dont particulièrement l'école peut s'adapter aux différentes formes que la modernité et notamment la technologie contemporaine prennent dans l'espace le public et en particulier dans l'espace scolaire mais peut-être commençons par le point de départ est le point de départ est sans doute un problème de principe une question de principe pour le dire autrement une question littéralement philosophique je suis un peu intimidé de l'aborder devant vous et c'est une très belle chose qu'on puisse faire de la philosophie dans l'espace public vous disiez qu'il y avait des philosophes parmi les députés mais ce soir il ya beaucoup de philosophes dans la salle du conseil municipal issy les moulineaux et tout à l'heure vous m'avez accueilli en disant tiens voilà notre candidat je sais pas si c'est à cause de mon jeune âge en tous les cas je me sens très ennuyée d'être à la place du maire ici j'espère que ce ne sera pas la place du mort pour moi ce soir je me sens très envié d'être à la place du maire et d'aborder avec vous cette question compliquée parce que je suis moi même un tout jeune enseignant et je ne prétends pas parler de l'école et je préfère le dire ici comme propos liminaire je ne prétends pas en parler en expert je ne juge pas du tout un expert en sciences de l'éducation je ne suis pas un spécialiste de l'éducation je suis un tout jeune enseignant qui apprend son métier un bébé prof en quelque sorte et un bébé prof met du temps à grandir et l'expérience vient avec le temps et donc ce soir je ne vais pas du tout parlé de méthodes ni de pratique ni de moyens ni de stratégie pédagogique toutes choses dont je ne suis pas forcément compétent pour parler mais je voudrais précisément par les deux principes et revenir à cette question philosophique de saveur au fond à quoi sert l'école à quoi sert l'éducation avec quel est le rôle de l'école entre le passé et le présent entre le présent et le futur dans cette intersection étrange qu'elle constitue entre la culture nécessairement passé qu'elle transmet et la liberté nécessairement à venir qu'elle fait grandir dans ses élèves je crois que nous sommes engagés aujourd'hui c'est une banalité de le constater dans une crise profonde de notre système éducatif les cette crise il est facile de la constater il est facile de la chiffrer même il est facile de la matérialiser d'une manière très objective on pourrait donner quelques statistiques très rapide je serai à prendre en une parmi bien d'autres chaque année à l'occasion des journées de défense et de citoyenneté l'ancien journée d'appel de préparation à la défense qui ont remplacé le service national chaque année on fait faire vos élèves aux jeunes français qui ne sont pas tous des élèves d'ailleurs aux jeunes majeurs français un test de lecture qui consiste à déchiffrer un programme de cinéma fait chaque année cet exercice représente une difficulté majeure ou quasiment insurmontable pour entre 18 et 20 % des jeunes interrogés dire que d'après notre propre statistiques produites par le gouvernement par les institutions publiques il y a en france dans les jeunes qui atteignent leur majorité un jeune français sur cinq qui se trouve dans une situation d'illettrisme ou de difficultés de lecture très profonde et c'est bien le signe que déjà quelque chose n'a pas été transmis ou qu' il y a quelque chose que nous n'avons pas réussi à transmettre on pourrait citer évidemment bien d'autres statistiques elles vous paraîtrait sans doute assez lointaine mais je voudrais simplement en ajouter une dernière qui constitue à elle seule le problème démocratique de l'école d'aujourd'hui nous avons aujourd'hui la dernière enquête pisa nous l'a appris nous avons l'école la plus inégalitaire de tous les pays de l' ocde c'est à dire celles qui dans tous les pays occidentaux à la fois constituent les écarts les plus grands entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent et celle qui reproduit le plus les déterminismes sociaux qui affectent le parcours scolaire d'un élève celle pour le dire autrement dans laquelle il est le plus facile de prévoir la réussite scolaire d'un élève à partir du milieu social dont il est issu l'école la plus inégalitaire des pays de la cedeao c'est à dire celles qui constituent comme une espèce de blessure d pratique très profonde au coeur de la république une blessure dans la promesse même de la démocratie dans la promesse de la méritocratie et cette blessure je le crois profondément elle a quelque chose à voir avec les événements que nous traversons aujourd'hui nous sommes donc engagés dans une crise éducative très profonde et cette crise nous en payons le prix fort quand on pense que les jeunes qui ont frappé ils sont majoritairement jeunes il faut malgré tout le reconnaître il faut hélas le constater les jeunes qui ont frappé le territoire de notre pays dans les attentats du mois de janvier ou du mois de décembre eh bien ils avaient pour point commun d'avoir fait pour la plupart d'entre eux la quasi-totalité de leurs études en france d'avoir passé et non pas des dizaines non pas des centaines mais des milliers d'heures sur les bancs de notre école de nos collèges de nos lycées parfois même en allant jusqu'au bac et on peut se demander ce qui n'a pas fonctionné on peut se demander ce qui n'a pas marché pour que cet investissement colossal de la nation produisent des résultats aussi contre-productif pour que cet investissement majeur de notre pays arrivent malgré tout à laisser passer un tel degré de désintégration qu'est-ce qui n'a pas fonctionné au fond ce que je crois profondément et l'idée que je voudrais développer devant vous comme une sorte de diagnostic qui servira aussi de réponse c'est que fondamentalement cette situation n'est pas un état d'échec un raté un accident mais quel est le résultat de notre propre projet et peut-être précisément de l'idée sans doute falsifiés que nous sommes fait de l'avenir de l'idée sans doute fausse que nous nous sommes fait de ce que devrait être une école du futur nous avons pensé que l'école du futur devait précisément se débarrasser du passé que l'école du futur devait se délester de l'héritage et que par conséquent elle devait révoquer la tâche de la transmission j'ai commencé à réfléchir à ces questions après une expérience qui a été pour moi à la fois passionnante et traumatique l'expérience de l'iufm je vois que certains d'entre vous sourit peut-être vous connaissez de près ou de loin les iufm les iufm instituts universitaires de formation des maîtres qui ont été remplacé depuis par les sp écoles supérieures du professeur à l'éducation démontrant par là que l'éducation nationale a une faculté incroyable de réinventer des acronymes toujours nouveau pour désigner des réalités qui ne change que très rarement les iufm sont donc l'année de formation qui correspond à la période qui suit immédiatement les concours quand on a passé ce compte or étrange et bizarre et peut-être très difficile qui est l'agrégation par exemple eh bien pendant sa première année d'enseignement la moitié de votre temps de travail est consacré à votre formation dans cet institut universitaire ce qui est parfaitement normal parce que c'est une chose de connaître sa discipline c'est tout autre chose de savoir la partager il était donc parfaitement normal que nous allions à l'iufm pour nous former mais ce qui nous a beaucoup étonné que collectivement avec les jeunes enseignants avec qui nous avons partagé cette expérience c'est le discours qui a structuré notre formation et qui était le suivant vous êtes de jeunes enseignants nous disait ton vous ne devez surtout pas transmettre un savoir vous ne devez surtout pas transmettre un savoir vous ne devez pas faire passer votre savoir de l'est de votre esprit à celui de vos élèves pourquoi parce que si vous transmettez un savoir ça veut dire que vous savez des choses que vos élèves ne savent pas donc vous les mépriser vous considérer qu'ils sont ignorants vous les enfermer dans la posture de récepteurs passifs vous les obliger à recevoir le supposé savoir que vous faites passer de votre esprit que vous faites descendre de votre esprit vers leurs esprits encore un culte et donc vous constituer pour eux une espèce d'humiliation qui va les enfermer les piéger et vous vous faites plaisir avec votre autorité en quelque sorte vous vous légitimez vous même dans votre posture de sa chambre pour le dire autrement la la situation que l'iufm aurait voulu déconstruire absolument c'est celle que nous sommes en train de vivre maintenant c'est à dire que je vous parle vous écoutez je suis au milieu vous êtes tous assis autour j'ai un micro allumé et vous non et c'est l'occasion de vous demander pardon c'est ce soir de toute la violence symbolique que je vous inflige et dont j'espère que vous ne sortirez pas traumatisé bref il ne faut pas transmettre un savoir il faut que l'enseignant créer les conditions dans lesquelles les élèves vont produire leurs propres savoirs nous avons pensé que la tâche de la transmission était révoqué et ceci nécessairement pour permettre à nos élèves d'être libres d'être créatif d'être innovant parce que si vous transmettez des connaissances vous empêchez aux élèves d'être les producteurs de leur savoir vous empêcher vos élèves de vivre une expérience de créativité authentique et cette conception là vous voyez je ne la dcri pas pour la dénoncer comme si elles étaient le fait d'un groupe de personnes comme on le dit souvent qu'ils auraient pris en otage l'éducation nationale je ne le crois pas du tout je pense que cette conception elle est très je mens partager qu'elle habite en quelque sorte notre inconscient collectif je suis sûr que l entente en fait de façon très profonde la manière même dont nous voyons non pas simplement l'éducation nationale non pas simplement l'école mais d'une manière très générale le dialogue des générations même évidemment à l'intérieur de la famille à l'intérieur de l'entreprise dans tous les lieux où se vit le dialogue entre les plus jeunes et les plus anciens tout se passe comme si les plus anciens pour laisser les plus jeunes être libre devait s'abstenir de transmettre tout se passe comme si le futur se préparer par le retrait du passé tout se passe comme si la promesse de l'avenir ne pouvait être tenu que par le silence de l'héritage au fond nous sommes très profondément engagés dans cette perspective prenons un exemple parmi d'autres quand vous êtes professeur de philosophie vous entendez très souvent cette objection et cette objection récurrente on vous dit ah vous êtes prof de philo combien de fois j'ai entendu ça aux épreuves de philo c'est génial la philosophie bon c'est super mais vous savez vous devriez pas faire lire des auteurs à vos élèves vous devriez leur apprendre à penser par eux-mêmes comme si vous vouliez lire des auteurs et c'est l'équation qui structurent je le crois très profondément notre vie collective et le regard que nous portons sur l'éducation comme si lire des auteurs des auteurs du passé des auteurs des passes et c'était ne plus tout à fait pouvoir penser par soi même comme si lire des auteurs s'étaient se laisser influencer par eux comme s'ils se rattacher à un héritage nécessairement périmés nécessairement révoqué c'était et s'enfermer dans cet héritage pour ne plus pouvoir penser l'avenir combien de fois on nous a dit il faut que l'école s'adapte il faut que l'école change il faut qu'elle se fasse à ces nouvelles formes de cultures qui sont en train de se créer sous nos yeux et pour cette raison il faut que l'école se déleste de tout ce qui la rattache à un passé qu'il faut désormais révoqué nous avons donc en profondeur écarté la tâche de la transmission et je crois que ce que nous vivons aujourd'hui n'est pas un accident mais la conséquence de notre projet c'est la conséquence ultime de la rencontre avec la modernité en fait de la rencontre avec précisément les l'idée du progrès de la rencontre avec l'idée du futur vous savez que la modernité commence en philosophie revenons à la question de l'avenir avec la révolution scientifique la révolution scientifique marque le point de départ de la modernité et elle s'accompagne de sa traduction philosophique qu'on trouve à bien des égards dans l'entreprise cartésienne quelle est la grande fascination le grand vertige de la rue scientifique jusque là pendant des siècles on s'était attaché à conserver un savoir et c'était le cas dans les sciences par exemple quand vous lisez pascal c'est très étonnant pascal dans la préface pour un traité du vide se débat contre ses adversaires en physique pascal a voulu montrer qu'il y avait du vide dans la nature alors il a envoyé son malheureux beau frère en eau du puy de dôme avec un baromètre qui ne s'appelle pas encore un baromètre mais il a construit une invention qui s'en rapproche il a envoyé son à leur beau-frère perrier en rues du puy de dôme et le beau frère en eau du puy de dôme a calculé que la pression des roux du puy de dôme est moins grande que en bas de la montagne où se trouve blaise pascal pascal d'ici la pression de l'air peut se raréfier c'est que tendanciellement ont pour elles a raréfié jusqu'au bout on pourrait imaginer un espace où il n'y ait pas d'air un espace complètement vide mais aristote a dit dans la physique au ivème siècle avant jésus-christ la nature a horreur du vide donc si aristote a dit que la nature a horreur du vide comme aristote et un grand esprit aristote ne veut pas se tromper et quand pascal s'oppose aux physiciens de son époque il s'oppose à la physique aristotélicienne et l'objection des physiciens et la suivante vous dites qu'il y a dû vite dans la nature mais aristote a dit la nature a horreur du vide vous vous croyez plus intelligent qu'aristote vous dieu de vous 30 ans vous pensez que vous êtes plus intelligent que le plus grand des penseurs de l'histoire aristote a dit la nature a horreur du vide il faut conserver le savoir aristote n'a pas pu se tromper la tâche occidental le travail occidentale dans la culture a consisté pendant des siècles pendant près de deux millénaires à transmettre un héritage à transmettre une tradition et même dans la science cette tradition précisément faisait autorité la vraie révolution scientifique la vraie nouveauté de la révolution scientifique c'est le concept même de révolution c'est-à-dire le fait que d'un seul coup on se met à penser ce que les romains appelaient la res noël la révolution la chose nouvelle quelque chose de complètement nouveau qui est que précisément la terre ne semble pas être le centre de l'univers et si la terre n'est pas le centre de l'univers non seulement les conséquences pour la physique sont immenses mais si la terre n'est pas le centre de l'univers ça veut dire qu'on s'est trompé pendant très longtemps et donc il faut progresser et d'un seul coup nous passons de l'idée de là conservation à l'idée du progrès d'un seul coup notre tâche devient non plus de transmettre un savoir tout fait mais par l esprit critique par la remise en question d'améliorer nos connaissances pour les ajuster au réel noble tâche est belle entreprise que de questionner sans cesse ce que nous avions reçues pour en faire l'occasion d'une progression d'une découverte toujours nouvelles de la vérité du réel voilà la vraie transformation de la révolution scientifique et cette transformation on la trouve dans la philosophie on en trouve le pense le pendant le penchant philosophique dans la philosophie cartésienne de descartes vous souvenez tous d'au moins une petite citation des cartes écrivait je pense donc je suis c'est là qu'on voit qu'on est à issy les moulineaux ans qui n'a semblé d'intellectuels d'ailleurs beaucoup d'agréger de philosophie beaucoup ce philosophe en tout cas je pense donc j c'était d'ailleurs le l'exemple qu'on nous donnait soit dit en passant pour ouvrir une parenthèse à l'iufm on nous disait quand vous rentrez en cours de philosophie c'est à la formation pour nous donner jeunes profs qui était la rentrée en cours de philosophie surtout ne dit pas bonjour aujourd'hui nous allons faire court sur le bonheur sur la vérité ou bien sur des cartes ou sur kant non vous rentrez en cours de philosophie vous mettez les tables en rond vous faites des ateliers participatifs des débats interactifs qu'est ce que tu penses du bonheur qu'est ce que tu penses du sens de la vie vous faites des ateliers les des fresques murales des clips de rap etc et à la fin le professeur se fait le porte parole de ce que ces élèves ont produit dans leur génialité créatrice donc surtout surtout ne rentrait pas encore en disant bonjour aujourd'hui je vais faire court sur des cartes nous allons parler de descartes au nouveau cahier est notée non surtout pas donc vous entrez en classe et c'était un exemple qui nous était donnée vous dit à vos élèves je pense donc je suis de qui est cette phrase évidemment ils savent qu'ils ont jamais fait une chose aux filles par définition donc ils disent n'importe quoi ils disent nabila zlatan ibrahimovic andré santini peut-être et à la fin comme au bout d'un quart d'heure il y en a quand même un qui par hasard ou par choix salue les pages russe du dictionnaire ou bien qui va dire un mot hasard il dit rasséréné des cartes alors là vous avez perdu un quart d'heure mais n'ont donc 17 ans vous n'avez pas perdu un quart d'heure parce que vous pouvez dire à cet élève bravo tu as trouvé et il se sent valorisé dans sa posture de producteurs de savoir comment alors vous comprenez maintenant un peu mieux la situation alors donc des cartes écrit je pense donc je suis comment comprendre cette petite phrase bien pour la comprendre justement on peut la lire comme le témoignage le résultat d'un itinéraire qui se définit essentiellement ainsi la vie de descartes c'est l'avis d'un ancien très bon élève déçu des cartes a été un très bon élève il était chez les jésuites de la flèche il le raconte dans le discours de la méthode sans aucune espèce de fausse modestie d'ailleurs des cartes nous dit quand il était jeune il était l'un des meilleurs élèves de son école et qu'il était dans la meilleure école de l'europe comme c'est en europe qu'on faisait les meilleures écoles du monde des cartes nous dit en substance quand j'étais jeune j'étais dans la meilleure école j'étais le meilleur élève de la meilleure école du monde juste le meilleur élève du monde voilà on peut pas en substance milliers des gardes faire de meilleures études que celle que j'ai fait et pourtant au terme de tout ce cours d'étude à l'issue duquel on a coutume d'être reçu au rang de doctes je me rendis compte que je n'avais pas fait un pas de plus pour sortir de mon ignorance sinon que j'avais désormais l'esprit embrumé d'une quantité de 12 et d'erreurs en effet j'ai passé tous les diplômes qu'on veut toutes les langues qu'il fallait apprendre je les ai apprises tous les livres qu'il fallait lire chez les élus tous les savoirs qu'il fallait retenir je les ai retenu et à la fin de tout ce parcours je me pose cette question terrifiante de tout ce que j'ai appris à l'école de quoi suis-je du véritablement sûr parce qu enfin et c'est là la marque de la révolution scientifique enfin nous dit des cartes il suffit d'avoir un peu voyager pour se rendre compte qu'il n'est rien de si absurde qui mettait un jour enseigné dans quelques écoles dans toutes les écoles du monde on a parfois enseigné des choses fausses alors qu'est ce qui nous prouve à nous que ce que nous avons appris à l'école était vrai qu'est-ce qui vous prouve que ce que vous avez appris à l'école ce que vous avez appris de vos parents de vos familles du monde dans lequel vous avez grandi qu'est-ce qui vous prouve que tout cela est vrai et surtout de tout ce que vous croyez aujourd'hui de tout ce que vous pensez être vrai ou faux mauvais juste ou injuste qu'est-ce qui vient vraiment de vous là dedans de quoi êtes vous vraiment l'auteur en fait la catastrophe absolue dans l'existence des gars c'est que nous avons tous été des enfants et qu'est ce que ça veut dire être un enfant ça veut dire commencer sa vie par une période très étrange une période où on a une intelligence c'est vrai mais une intelligence pas encore complètement accompli pas encore complètement développés et notamment pas encore capable de ses facultés qui n'appartient qu'à l'intelligence de l'adulte et qu'on pourrait appeler la faculté critique maintenant que nous sommes des adultes quand quelqu'un nous demande de croire quelque chose nous lui répondons au nom de quoi pourquoi devrions nous te croire nous lui demandons ces raisons mais regardez comme ont été bonnes poires quand on était enfant nos parents nous en dit va à l'école on y à aider nos enseignants nous ont dit assieds toi là on s'est assis apprend tout ça et nous on a tout appris et voilà la catastrophe c'est qu'à la fin de tout ce parcours nous sortons de l'école avec l'esprit embrumé d'une quantité de doute et d'erreurs sans savoir ce qui là dedans est vrai ou faux sans savoir ce que là dedans nous voudrions garder pour nous mêmes ou ce que nous voudrions écartée nous avons été en quelque sorte priver de notre liberté de penser de notre liberté d'inventer d'imaginer d'innover par cette expérience de la transmission qui n'est rien d'autre que l'espèce de violences par laquelle le monde des adultes faire entrer comme par effraction ses propres préjugés de son esprit dans l'esprit de ses enfants au fond voilà le scandale initiale de l'existence des cartes écrit la presse suivante c'est magnifique pour ce que nous avons tous été enfant avant que d'être homme pour ce que nous avons tous été enfant avant que d'être homme et qui nous a fallu rester longtemps sous la sujétion de nos parents et de nos précepteur lesquels étant souvent contraire les uns aux autres nous était pas toujours favorables il est impossible que nous ayons l'esprit cydroine ici sûr que nous l'aurions eu si nous étions nés adultes dès le point de notre naissance le drame de l'existence et ça pour ce que nous avons tous été enfant avant que d'être homme et qui nous a fallu rester longtemps sous la sujétion de nos parents et de nos précédents voyez nous étions assujetti au monde des adultes assujettis à nos parents rien aux précepteur et bien maintenant c'est impossible que nous ayons l'esprit parfaitement droit parfaitement sûr il est en quelque sorte polluer il est perturbé par tout ce que nous avons reçu par tout ce que nous avons appris alors quelle est la solution si nous voulons retrouver le sens de l'avenir si nous voulons retrouver le sens du progrès il faut faire exactement ce que fait la science il faut apprendre à douter il faut apprendre à révoquer il faut apprendre à dépasser ce que nous avons reçues et cette expérience là c'est celle que des cartes fait dans une aventure intellectuelle à nulle autre pareille qui s'appelle les méditations métaphysiques une aventure extraordinaire que vous connaissez sans doute dans la première méditation métaphysique des cartes on me dit la chose suivante voilà j'ai 40 ans j'ai touché un peu à tout j'ai bien roulé ma bosse mais maintenant je décide de reprendre les choses du point de départ je pose tous mes rtt d'un coup je me retire dans ma maison de vacances en touraine avec ma robe de ma robe de chambre en coin du poil et je vais entreprendre cette chose extraordinaire je vais faire le tri dans toutes mes idées pour écarter toutes celles dont je ne suis pas par moi même absolument certain tout ce dont je ne suis pas par moi même absolument certain tout ce qui ne peut pas constituer une base solide pour fonder l'avenir je l'écarté je leur évoque tout ce qui pour le dire autrement ne vient que du passé tout ce qui ne m'a été persuadé des dix cartes que par l'opinion par la tradition ou par la coutume je le considère désormais comme totalement faux tout ce dont vous ne pouvez pas par vous même être absolument certain vous devez le considérer comme totalement faux alors c'est très facile de faire le faire l'expérience l'expérience que nous proposent les premières méditations métaphysiques la première des choses dont vous pouvez douter c'est tout ce que vous avez appris à l'école parce que vous n'en êtes pas par vous même absolument certain vous pouvez douter de beaucoup de choses par exemple vous ai douté de ce que vous disent vos sens parce que 10 des cartes vous avez tous déjà fait l'expérience que vous sens pouvez vous tromper vous avez tous déjà fait l'expérience j'en suis sûr d'avoir une illusion d'optique par exemple et si vos sens vous en une fois tromper vous devez les considérer comme faux parce qu'il n'est pas de bonne politique de faire confiance à quelqu'un qui vous à une fois trompé donc vous devez considérer le témoignage de me sens comme complètement faux mais enfin 10 d'écart quand même je veux pas douter même si une mon sens de la distance et est atténuée ou je ne vois pas les bonnes couleurs je ne peux pas douter globalement de la situation que je suis en train de vivre d'être ici en train de vous parler que vous soyez là en train de m'écouter eh bien si parce que vous avez tous déjà fait cette expérience j'en suis sûr aussi de vivre une situation que vous croyez réel et de vous rendre compte qu'en fait elle ne l'est pas ça s'appelle un rêve hélas par exemple à cet instant précis maintenant là vous ne pouvez pas être absolument certain un que vous ne soyez pas en train de rêver si ça se trouve dans trente secondes vous allez vous réveiller en sursaut au milieu de votre lit en me disant j'ai rêvé que j'étais enfermée dans la mairie d'issy les moulineaux à faire de la philosophie toute la soirée j'espère que ce ne sera pas un trop mauvais rêve peut-être par un terrible cauchemar peut-être qu en tous les cas que vous n'êtes pas du tout ici est que vous êtes au fond de votre lit peut-être que vos voisins ne sont pas là peut-être qu'il n'existe pas peut-être que je n'existe pas ou alors peut-être que c'est moi qui suis en train de rêver auquel cas c'est un très joli avec j'espère qu'il va durer enfin rien ne peut vous garantir donc que vous n'êtes absolument certain rien ne peut vous rendre absolument certain que la situation où vous vivez réel et par conséquent devaient l'a révoqué en doute elle aussi oui on peut aller très loin on peut douter de tout en fait de tout mais non pas du tout on peut douter de presque tous parce qu'il ya une chose dont on ne pouvait pas douter c'est que vous doutez c'est très sérieux et donc vous êtes en train de penser et donc vous existez ça au moins c'est une chose certaine à chaque fois que vous direz je pense vous pourrez dire en même temps je suis à chaque fois que vous direz je pense vous pouvez dire en même temps je suis co guito soum la modernité en philosophie commence par cette affirmation cogito ergo sum je pensais donc je suis et le sens du progrès avec ce qu guito parce que la seule connaissance que vous devez admettre comme véritable c'est celle que vous pouvez à tester devant vous même la connaissance que vous pouvez à tester devant vous même c'est celle qui se déploie dans l'immédiateté du gobi tôt je pense donc je suis à chaque fois que vous pouvez dire je pense vous pourrez dire en même temps je suis voyez c'est un terme très important sur lequel j'attire votre attention cette immédiateté de l'expérience à chaque fois que vous direz je pense vous pouvez dire en même temps je suis alors après des cartes reconstruit tout le système du savoir il reconstruit la science il reconstruit la médecine la théologie la métaphysique les mathématiques tout des cartes reconstruites ou à partir de cette expérience fondatrice tout le savoir qu'ils étaient fondées jusque là sur l'autorité du passé eh bien il se trouve fondée sur notre propre pensée sur l'acte immédiat de la pensée qui se donne à elle même sa propre certitude mais voilà ce qui fonde en profondeur l'éducation contemporaine vous devriez pas faire lire des auteurs vos élèves vous devriez leur permettre de penser par eux-mêmes au fond c'est du cartésianisme appliqué il faut nous dit on par exemple il faut absolument transmettre l'esprit transmettre le sens du doute le sens de la distance surtout pas révoqué c'est surtout pas invoquer l'autorité du savoir mais au contraire le révoquer apprendre à nos élèves à le discuter apprendre aux élèves à le contester apprendre à nos élèves à douter et c'est là que nous croyons trouvait précisément la clé d'une école du progrès la clé d'une école de l'avenir révoqué la médiation la médiation de la tradition la médiation de la transmission révoqué la médiation pour cultiver l'immédiateté et c'est cette immédiateté qui explique en profondeur derrière les derniers développements de la révolution scientifique de la révolution industrielle de la révolution technologique toutes choses qui me sont que des conséquences de cet ébranlement lointain du 16e siècle derrière ces ébranlements nous voyons se dessiner l'école du futur comme une école de l'immédiateté et toutes les formes que nous attribuons à l'école du futur sont des formes de l'immédiateté parmi elles évidemment le numérique aujourd'hui penser l'école du futur ses pensées l'école numérique pensée l'école du futur ses pensées l'école de l'image c'est à dire fondamentalement l'école de l'immédiateté tout est lié tout est relié parce que le numérique nous promet cette immédiateté désormais croyons-nous il est définitivement définitivement superflu de transmettre pourquoi transmettre des savoirs qui vont encombrer l'esprit de nos élèves alors que tout le savoir et sur internet pourquoi encombré l'esprit de nos élèves avec des connaissances qui peut être ne leur serviront jamais alors que toutes les connaissances dont ils auront un jour besoin ils pourront les trouver en ligne précisément internet incarne notre fascination contemporaine pour l'immédiateté l'univers numérique d'une manière générale incarne notre fascination contemporaine pour l'immédiateté la logique par exemple de l'autorité la logique de l'autorité de l'auteur la logique même du livre par exemple est à l'exact opposé de la logique que la tablette numérique est aujourd'hui dans l'école au nom du futur nom du progrès le livre est en train d'être écarté par la tablette et le numérique mais c'est logique sont radicalement différentes parce que le propre du livre c'est d'être tout entier une expérience de médiation le propre du livre c'est d'être tout entier un travail de la distance c'est d'être tout entier un travail de la fécondité de la distance lire un livre s'étaler du premier au dernier mot et prendre le temps de suivre avec l'auteur le chemin qu'il nous propose le chemin que à certains égards il nous impose lire un livre c'est prendre le temps de la lecture le propre du numérique consiste au contraire à réduire au maximum le temps d'accès un stock de données disponibles pour notre esprit qu'il s'agit d'emmagasiner on pourrait dire que la logique de la lecture est à l'exact inverse de la logique du téléchargement la lecture prend du temps et cela fait partie de sa substance même et c'est la raison pour laquelle il est devenu si difficile de lire parce que nous sommes habitués à l'immédiateté parce que nous vivons au milieu des outils de l'immédiateté des objets de l'immédiateté et que nous n'avons plus du coup l'habitude de la médiation et du temps de la médiation l'immédiateté du numérique au contraire c'est celle d'un accès immédiat aux savoirs qui ne passent plus par des médiateurs qui ne passent plus par des transmetteurs et voilà ce qu'une certaine façon nous réjouit grâce au numérique nos élèves sont enfin délivré de notre autorité pénible et faisant grâce aux tablettes que nous allons de le remettre entre les mains eh bien ils vont pouvoir accéder au savoir sans passer par un enseignant accéder à la connaissance sans passer par un intermédiaire sans passer par l'autorité de cet intermédiaire qui jusque là les rangs des dépendants l'école du futur donc nous en sommes convaincus c'est l'école du numérique c'est l'école de l'image c'est l'école qui gagne d'une certaine façon la partie du chiffre et de l'image au détriment de la pratique du texte de l'écrit et de la lecture mais je voudrais montrer que cette école peut-être qui prend les habits de l'école du futur en réalité dissimule quelque chose comme une forme d'illusion comme un oubli et cet oubli profond qui est au coeur de la crise de la transmission c'est l'oubli de la médiation c'est l'oubli de la nature profonde de l'homme qui est par nature un être de médiation l'école je lisais le tout à l'heure et conservatrice elle est naturellement conservatrice elle est essentiellement conservatrice et c'est la raison pour laquelle d'une certaine façon nous l'accusons aujourd'hui c'est la raison pour laquelle elle est engagée d'ailleurs dans un processus de forme permanent qui visent à tuer dans l'école ce qui appartient au passé et peut-être finalement à tuer dans l'école ce qui fait d'elle une école l'école naturellement conservatrice parce qu'elle est toute entière expérience de la médiation l'expérience de la médiation je le crois profondément cette expérience que nous avons profondément oublier écarter de notre conscience commune elle est pourtant au coeur de toute expérience humaine comment le montrer brièvement on va dire que l'homme est par nature un être de médiation ce qui est la même chose que d'affirmer qu'il est par nature un être de culture et que c'est même sans doute sa définition première où sa distinction première et pour le montrer on peut - on peut montrer que c'est sans doute ce qui distingue le plus seul homme de l'animal il faudrait beaucoup de temps pour parler des agneaux c'est une question passionnante et je n'ai pas le temps malheureusement de m'étendre sur le sujet mais pour le dire d'une façon très rapide disons que l'animal est par nature un être d'immédiateté alors que l'homme est par nature un être de médiation et que c'est sans doute leur grande différence les abeilles n'ont pas besoin de faire des écoles d'architecturé pour apprendre à construire des rues et les araignées n'ont pas besoin de faire des écoles d'ingénieurs pour apprendre à tisser des toiles pourtant quelle que soit la rivalité ancestrale qui existe entre notre espèce et celle des araignées si nous voulons bien porter un regard des intéressés sur la chose une toile d'araignée c'est un miracle d'équilibré c'est quelque chose d'extraordinaire et pourtant la petite araignée s'est tout de suite faire une toile d'araignée elle s'est tout de suite faire cette oeuvre merveilleuse qui est une toile d'araignée pas besoin d'aller dans une école d'art signé de s'entraîner de faire des expériences pas besoin d'avoir des maîtres la petite araignée s'est tout de suite faire ce qu'elle a à faire et c'est quelque chose de merveilleux on pourra entendre une infinité d'exemple ça mérite de précisément le propre de la philosophie c'est de vivre l'expérience de l'étonnement l étonnement c'est aussi l'émerveillement et l'animal de ce point de vue là est un sujet d'étonnement merveilleux on pourrait prendre une infinité désormais les un exemple que j'affectionne particulièrement prenant l'exemple du coucou par exemple vous connaissez le le coucou le propre du coucou le coucou gris c'était un animal parasites donc les coucous ne font pas leur nid la maman coud coupons ses oeufs dans le nid d'un autre oiseau par exemple la petite merlette a fait son nid elle apprend du cee puis elle est partie chercher de la nourriture ou des bandits pour l'instant la la la maman coucou pas si elle pense on off au milieu des oeufs de la petite merlette la petite merlette revient dans son nid elle ne comprend pas ce qu'il s'est passé de façon elle fait pas compte et donc elle comprend rien à l'histoire et donc elles couvrent tous les yeux et compris les eaux du petit coucou il se trouve que l'oeuf du petit goût et celui qui arrive le plus rapidement à maturité donc le petit coucou n'est le premier il casse sa copie il sera la tête de sa coquille et quelle est la première chose que fait le petit goût quand il a sorti la tête de sa coquille ils cassent les autres autour de lui et il les jette par dessus bord la question qui est posée est la suivante qui a appris au petit coucou ce qu'il devait faire pour éliminer ses concurrents dans la lutte pour la survie aussi une grande question ce que vous constaterez avec moi que c'est un geste d'une technicité assez remarquable quand même le petit coucou s'est immédiatement ce qu'il a à faire c'est dire que sans avoir eu besoin d'un apprentissage une éducation sans avoir jamais rencontré aucun autre coucou sur sa route il est déjà un petit coucou parfait vous pourriez lui faire faire des exercices vous feriez pas meilleur coût que le petit coucou qui vient de naître un coucou accompli un coucours remarquables oubliés un coucou tout entier coucou mais on pourrait prendre tous les éléments possibles il ya quelques semaines j'étais dans un hôtel alors en venant d'une conférence j'allume la télé vision suffisamment comme ça je tombe au hasard sur un documentaire animalier qui parlait des petits bouquetins dans la montagne en parler petit bouquin et après je passe à la chose suivante mais c'est incroyable et six bouquetins le documentaire animalier nous dit qu'au bout de 24 heures ou 48 heures il gambade comme ils le feront toute leur vie dans la montagne quand même un milieu assez complexe assez escarpé et donc 48 heures après sa naissance le petit bouquin saute dans la montagne comme il le fera toute sa vie est alors une semaine après je vais dîner chez des amis qui ont un petit bébé de 1 an et quelques alors le le petit bébé est en train de commencer à marcher alors ça a été le sujet de conversation pendant la moitié du dîner on a parlé du petit bébé qui commence à marcher alors l'événement du jour c'est que il paraît que c'est très important quand un bébé commence à marcher il fait trois pas il s'arrête et il repart et il fait trois pas et sans tomber il s'arrête et il repart on a passé une demi-heure sur le sujet il fait 3 passes ils s'arrêtent ils tombent pas il repart tout seul et alors moi je m'émerveillais évidemment avec les parents mais en moi même je pensais aux petits bouquetins et je me faisais quand même un bébé quoi au but 2 1 an et demi vous le lâcher sur du plat de la moquette comme ça et vous vous émerveiller qui fait trois pas donc le petit bébé humain à côté du petit animal la première chose qu'on peut dire c'est qu'il est parfaitement ridicule voiliers et c'est à dire que précisément il ne sait presque rien faire évidemment il ya une part d'instinct en nous parce que nous participons aussi de l'expérience animale et donc le petit bébé humain qui menait il s'est grillé pour dire qu'il a faim et tendre et prendre la nourriture qu'on lui tend mais c'est à peu près tout et vous conviendrez avec moi que c'est assez peu à côté du petit coucou à côté de la petite tortue de mer du petit dauphin du petit bouquin de tout ce que vous voudrez de la petite araignée le petit bébé humain la première chose qu'on peut dire de lui c'est qu'il est parfaitement ridicule et pourtant le petit bébé il est capable de faire des choses extraordinaires il est capable de penser il est capable de parler il est capable d'entrer en relation avec les autres d'imaginer de créer d'inventer il est capable d'aimer mais pour accomplir toutes ses facultés qu'il possède déjà qu'il possède naturellement parce qu'elles sont le propre de son espèce pour accomplir toutes ses facultés il aura besoin de rencontrer sur sa route il aura besoin de rencontrer une altérité un autre et même pourrait-on dire une autorité quelqu'un qui va faire passer vers lui l'héritage de la culture sans laquelle il n'y a pas de liberté qui grandit quelqu'un qui va faire venir jusqu'à lui cet héritage du passé sans lequel aucune vie ne se déploie dans le futur mais je crois que si on veut penser l'école du futur il faut la penser nécessairement à partir de cette nécessité de la transmission à partir de cette nécessité de la médiation précisément le petit bébé humain est un être absolument merveilleux parce qu'il est riche de promesses essai de ses promesses qu'on peut s'émerveiller en le regardant et de ses promesses qui dépasse de très loin tout ce que le règne animal peut nous permettre de contempler parce que le propre de l'instinct animal dans sa sécurité absolue c'est aussi une espèce de fixité radical il n'y a pas de futur pour l'animal il n'ya de futurs que pour les hommes il n'y a pas de progrès pour l'animal il n'ya de progrès que pour les hommes depuis que les abeilles sont des abeilles elles font des ruches de la même façon on n'a jamais vu un jour une abeille architectes arriver en disant tiens mais si on fait une ruche en gratte ciel cette fois ci pour voir ce serait rigolo non on n'a jamais vu non plus une abeille marxiste arriver en disant on va faire la révolution couper la tête à la reine et se répartir le capital commun entre ouvrière ça ne se produit jamais pour le meilleur et pour le pire d'ailleurs mais il n'y a pas de futur pour l'animal le propre de l'instinct animal c'est précisément qu il nous enferme dans quelque chose de cyclique dans quelque chose de récurrent de répétitif dans quelque chose qui ne cesse de se répéter soi-même dans un mimétisme continue le propre de l'expérience humaine de la médiation c'est qu'elle est la rencontre dans le présent du passé avec le futur d'une histoire qui nourrit l'avenir et c'est si nous voulons penser l'école du futur je crois la condition première de tout intuition de ce que peut être une école qui préparent l'avenir c'est qu'elle est d'abord une école qui recommencent à transmettre qui renoue avec la tâche de la transmission une école qui prépare le futur c'est d'abord une école qui s'est retrouvé dans le passé et les seuls racines vivante pour imaginer l'avenir oui arrêtons nous sur cette expérience de la médiation rencontrée la culture sans laquelle il n'est pas de liberté la question qui est posée est la suivante est-ce que nous serions nous mêmes aujourd'hui est ce que nous serions plus libre plus innovant plus imaginatif plus créatifs sans la culture qui nous a été transmise par la culture je n'entends pas ici le fait de pratiquer les beaux-arts ou de s'intéresser à l'opéra mais d'une façon très générale on pourrait dire la culture si on devait en donner une définition philosophique se seraient tous que les hommes ajoute à la nature voyez c'est très large et peut-être la première des formes de la culture celle que nous partageons ce soir la langue le langage les langues sont des produits culturels et en ce sens d'ailleurs les langues sont toujours marquées par une espèce de pesanteurs du passé les langues sont un héritage du passé un héritage de l'histoire et dans leur caractère arbitraire nous pouvons détester et la langue comme un héritage de l'histoire si nous regardons la culture comme ceux qui nous emprisonnent nous pouvons regarder la langue comme une occasion particulière de cette coercition que l'histoire fait peser sur nous c'est ce qu'a fait le xxème siècle quand il s'est attaqué à la langue vous connaissez cette affirmation de roland barthes professeur au collège de france qui commençait son cours inaugural par l'affirmation suivante la langue décrivez bart la langue et fasciste pourquoi la langue était le fascisme parce que d'abord vous n'avez pas choisi votre langue quand vous étiez petit vos parents dans une espèce d'arbitraire culturel totalement dépourvu de scrupules sans se poser de questions vos parents comme par hasard vous obliger à parler leur propre langue donc vous avez commencé à parler leur langue on ne nous a pas consultés sur ce point nous a pas demandé votre avis et c'est devenu votre langue votre langue maternelle et ensuite vous vous êtes assez rapidement rendu compte que parler une langue c'est toujours apprendre à bien parler cette langue parce que dans toutes langues il ya des règles il ya des choses qui se disent les choses qui ne se disent pas et vous avez tous été comme moi sans doute quand vous étiez petit repris et parfois sévèrement le prix pour avoir dit des choses qu'on ne dit pas et ensuite comble du traumatisme vous et vous avez été à l'école et comme nous ne vivions pas encore dans cette époque bénie où nous allons par l'évaluation bienveillante remplacer les notes par des smileys et des gommettes de couleurs et bien vous avez eu des notes et parfois même des mauvaises notes il y a eu du rouge sur vos copies et vous avez vous avez créé cette expérience terrible que apprendre à parler une langue apprendre à écrire une langue s'est toujours plié sa pensée à une infinité de règles de règles d'orthographe de grammaire de syntaxe de rêve il qu'il remarque le avec moi sont parfaitement arbitraire la preuve c'est qu'il ya plusieurs langues n'y a aucune raison pour laquelle il faudrait par principe qu'on écrive un pic sache où ils boubou jeunes ou plutôt qu'un ace ça n'a aucun sens mais voilà c'est la règle il faut la prendre et il faut l'appliquer et si vous ne l'appliqué pas vous êtes exclu du jeu social si depuis le début de cette soirée je ne faisais pas les liaisons dans le bon sens que je mettais les mots dans le désordre vous probablement vous ne comprendriez moins bien et certainement aussi vous me jugerez y est très mal précisément vous me regarderiez avec étonnement et vous auriez du mal à me reconnaître pour être reconnue des autres il faut se plier à cette discipline de la langue mais c'est une chose épouvantable du bar rendez vous compte que à chaque instant où vous parlez à chaque phrase que vous prononcez vous obligez votre pensée à se plier à toutes ces règles que la langue lui impose et même à chaque fois que vous pensez parce que vous pensez dans les mots par la moindre de vos idées par le plus personnel de vos intuitions dans la plus nouvelle de vos émotions dans la plus intime de oddo dans le plus intime de vos sentiments la langue est déjà en train de saisir ce que vous êtes est de le figer dans sa propre discipline de le fixer dans des règles dans un carcan établi et qui s'impose à vous depuis la profondeur des âges bref la langue saisi tout ce que vous êtes tout ce que vous pensez tout ce que vous sentez tout ce que vous éprouvez elle est totalitaire et les fascistes de telle sorte écrit roland barthes qu'il ne peut y avoir de liberté qu'en dehors de la langue et c'est au nom de cette idée que précisément au nom du futur renan de la créativité pendant quelques décennies des générations de philosophes et intellectuels de pédagogues se sont acharnés à démontrer qu'il fallait par exemple déconstruire l'orthographe déconstruire la grammaire obliger les sociétés à s'adapter à la créativité langagière à la créativité mais on nous disait là encore dans notre formation ne regardez pas les fautes comme des fautes regarder les comme des signes de l'expressivité des élèves de la créativité des élèves comme si justement l'orthographe nous empêcher d'être créatifs comme si il s'imposer à nous comme un carcan comme une condition c'est toujours la même équation celles du passé qu'on accuse d'infliger une sorte de carcan à l'avenir qui s'expriment et qui voudraient s'exprimer et qui en est empêché en vérité reposant où cette question toute simple est ce que nous penserions mieux aujourd'hui est-ce que nous penserions plus par nous mêmes est-ce que nous serions plus créatifs est-ce que même nous penserions tout court en fait sans la langue qui nous a été transmise à la réponse est évidemment non oui c'est tout simplement ça qu'on pourrait désigner comme cette expérience de la médiation c'est que quand nous sommes menés quand nous étions encore ces petits bébés que nous avons tous été nous étions capables de penser et nos parents n'ont pas construit en nous la capacité de penser si nous ne l'avions pas posséder nous n'aurions jamais commencé à penser quand nous étions petit nous étions capables de penser mais pour pouvoir construire notre propre pensée il a fallu que nos parents nous transmettent les mots de leur propre langue et quand ils nous ont donné les mots de leur propre langue nos parents n'ont pas fait que nous donner les moyens d'exprimer notre pensée mais ils nous ont donné les moyens de penser tout court et même ils nous ont donné les moyens d'une pensée nouvelle et je suis sûr que c'est l'expérience que vous avez tous fait comme parents comme grands parents comme éducateur que quand vous avez appris à parler à des enfants quand vous donnez des mots à vos petits enfants vous leur donnez l'occasion d'une pensée dont vous ne savez pas ce qu'ils feront d'une pensée nouvelle d'une pensée peut-être inédites vous leur donnez de l'occasion la possibilité le moyen la médiation pour penser par eux-mêmes pour penser tout seul et même peut-être un jour pour penser contre vous même voilà si on veut penser l'école du futur il suffit de se rappeler de cette expérience toute simple que même quand un adolescent rebelle se révolte contre ses parents en disant j'en ai rien à faire de tout ce que vous m'avez transmis il le fait encore avec les mots que ses parents lui ont transmis tout notre liberté d'aujourd'hui pour le dire autrement nous le devons à ceux qui nous a précédés toute notre capacité d'innovation aujourd'hui nous la devons à ceux qui nous a précédés prenons un dernier exemple peut-être pour conclure qui dans le monde réussit à faire la preuve d'une capacité d'innovation absolue de liberté radical qui réussit à montrer que les hommes ne sont pas condamnés au mimétisme à la répétition du même à la répétition désespérante de ce qu'ils ont reçu et du passé qu'il faudrait écarter qui réussit à faire la preuve de la création dont l'homme est capable c'est évidemment l'artiste l'artiste est un créateur il produit quelque chose qu'on n'avait jamais vu avant lui est le propre d'un grand artiste c'est de produire quelque chose qu'on n'avait jamais vu qu'on n'avait jamais entendu avant lui je sais pas c'est tellement vrai que vous reconnaissez un artiste dans son oeuvre c'est ce qu'on appelle son style c'est lui et c'est rien que lui et ça peut pas être quelqu'un d'autre dira vous écoutez en nocturne de chopin eh bien ça ne peut être que du chopin et si vous connaissez bien chopin et qu'un jour vous fait écouter un morceau de chopin que vous n'aviez jamais entendu même sans connaître ce morceau vous dirai ça c'est lui ça c'est vraiment du chopin ça c'est sûr qu'est-ce qui fait précisément qu'on devient un jour chopin voilà la grande question en fait j'étais ya comme j'étais il ya quelques quelques semaines de cela à lyon pour un colloque sur l'éducation artistique et on nous propose une vidéo qui présente une expérience que l'opéra du l'emmène dans les banlieues défavorisées au bénéfice des élèves des collège de la banlieue lyonnaise une très belle expérience d'ailleurs à laquelle des des pianistes de l'opéra de lyon viennent avec leurs pianos leurs pianos de concert dans les classes de collège et avec ce piano de concert ils vont faire une petite démonstration est dans la vidéo on voit qu ensuite le pianiste dit aux élèves on était venu voir le piano venez à l'instrument et allez-y appuyé au hasard sur les touches du piano improvisé alors les élèves s'approche c'est très beau parce que la plupart d'entre eux ça ce voit dans la vidéo n'ont jamais vu un piano en tous les cas un piano de concert ils approchent de l'instrument et puis il appuie au hasard sur les touches il improvise et la vidéo se conclut par la conclusion suivante pour la première fois de leur vie nous dit-on ses élèves ont fait une expérience de la créativité personnelle alors moi je devais parler juste après j'ai dit mais voilà justement tout le tout le malentendu et là c'est à dire que cette expérience qui nous est proposé ici elle est très belle et elle est très nécessaire peut-être qu'il y a dans cette salle de classe un futur grand pianiste de demain quelqu'un qui précisément sera un artiste innovant un artiste novateur un artiste créatif enfin il y à une distance infinie entre appuyé au hasard sur les touches d'un piano est composé en nocturne de chopin et quelle est la distance entre les deux et bien cette distance c'est la culture c'est l'apprentissage c'est le temps de la médiation la fascination contemporaine pour l'improvisation ne fait rien d'autre qu exprimer notre passion pour l'immédiateté comme si la créativité et est immédiate comme si même d'ailleurs improvisé était quelque chose d'immédiat mais un grand musicien vous dira qu'improviser improvisé c'est un travail qui prend beaucoup de temps il faut beaucoup travailler avant d'improviser il faut beaucoup travailler avant de composer le propre de la vie de chopin c'est que chopin à commencer par avoir des professeurs de piano il a commencé par faire des gammes et les professeurs de piano qu'il a rencontrés lui ont appris un certain savoir de l'instrument et ce savoir de l'instrument est passé par le fait de jouer des morceaux que d'autres auteurs avaient composé avant lui et même par les apprendre par coeur et tout ce travail n'a pas empêché chopin de conquérir sa propre liberté au contraire de tout ce qu'il avait reçu chopin un jour a fait la substance de sa propre liberté et alors apparaît dans le monde quelque chose de nouveau quelque chose de vraiment inédit quelque chose d'inouï qu'on n'a jamais entendu encore un nocturne de chopin voilà comment se construit la nouveauté voilà comment se construit l'innovation voilà comment précisément se construisent dans le temps les innovateurs de demain mais ce n'est pas du tout immédiat on voudrait que l'innovation soit immédiate on voudrait que nos élèves par exemple en philosophie et tout de suite de grandes idées personnes sur la vie le sens de la vie la liberté le travail l'effort et le bonheur mais pas du tout devenir vraiment libre conquérir sa propre créativité ça prend beaucoup de temps on pourrait dire que c'est là tout le mystère de l'expérience humaine et se trouve résumée par ce ver de pindare tellement étonnant est tellement beau deviens ce que tu es deviens ce que tu es c'est la devise de la philosophie comme vous le savez depuis le quatrième siècle gray que deviens ce que tu es c'est une chose très étrange qu'il faille de devenir ce que l'on est j'ai senti ni voulait devenir maire d'issy les moulineaux maintenant il est je suppose que quand ils se lèvent le matin or quand même il voudrait devenir philosophe mais il l'est déjà parce que vouloir le devenir c'est déjà l'être en fait c'est là le paradoxe suprême disons que quand on est précisément en train de se penser de se poser la question de ce qu'on va devenir c'est qu'on ne l'ait pas encore quand je voulais devenir professeur de philosophie je ne l'étais pas encore mon nom je ne me lève pas le matin en me disant je je rêve de devenir professeur de philosophie on ne devient que ce qu'on n'est pas comme on le désire que ce qu'on n'a pas et pourtant au coeur de notre expérience de danse qu'il ya de plus essentiel en nous il nous appartient de devenir vraiment nous même de devenir ce que nous sommes et on pourrait dire que de ce point de vue là l'éducation du futur elles durent toute la vie et c'est celle qui prépare toute notre vie durant en nous celui que nous sommes est celui qui peut encore advenir dans lettre que nous sommes devenus bref d'une certaine façon je crois que il n'y aura pas d'école du futur qu'ils ne renouent pas d'abord avec cette nécessité avec cette urgence avec ce temps propre de la médiation de l'apprentissage et de la culture et c'est la raison pour laquelle pour terminer et pour conclure je voudrais vous livrer une conclusion paradoxale l'école du futur je le crois profondément ressemble peut-être le moins à ce que nous imaginons sous le terme trivial d'une école du futur l'école du futur ressemble peut-être le moins aux représentations que nous pourrions habituellement nous en forme et ça n'est pas la plus appareillé ce n'est pas la plus technologique ça n'est précisément pas celle qui parient tous sur l'immédiateté l'école le futur est peut-être celle qui justement choisi pour préparer les enfants au monde dans lequel ils viennent de prendre avec eux et pour eux le temps de la distance et le temps de l'année dion je pense par exemple à cette mutation très profonde que constitue la révolution technologique que constitue la révolution numérique je vais vous paraître peut-être terriblement ringard mais c'est pas grave j'assume j'ai peut-être déjà l'âge pour être un vieux con au fond je crois en voyez que nous sommes aujourd'hui fasciné par le numérique est que cette fascination pose problème le numérique est une chance formidable une chance fabuleuse une chance extraordinaire comme enseignants par exemple je lave ou sans aucun détour je n'aime pas l'avouer d'ailleurs je le revendique pas parfaitement je ne prépare pas un seul cours sans utiliser internet c'est une chance merveilleuse que de pouvoir profiter à chaque instant gratuitement de la quasi-totalité des savoirs que les hommes ont un jour produit vous avez en tête un morceau de citation le petit passage d'un livre un moment de rire de philosophie vous retrouvez la citation vous retrouver l'ex très complet bref vous avez à votre disposition la bibliothèque universelle nos prédécesseurs en auraient rêvé j'ai enseigné aussi l'histoire des arts quelle chance de pouvoir grâce à l'histoire des arts grâce au numérique pouvoir faire accéder nos élèves à ces trésors que les hommes ont produit dans l'histoire de l'humanité bref le numérique est une chance formidable mais il est une chance à une seule condition c'est précisément d'avoir grandi indépendamment de lui pour avoir cultivé sa liberté et pour être justement devenu capable de l'utiliser quand vous êtes professeur de philosophie au fait cette expérience un peu douloureuse que vous élèves confrontés à un problème ont désormais un réflexe compulsif réflexe que nous avons tous quand ils ont un problème comme chacun d'entre nous ils vont demander la solution à google comme un machine à laver tombe en panne je vais sur google je tape la référence de la machine à laver les symptômes de la panne et comme par enchantement je tombe sur un forum ou des gens bien intentionnés parle exactement de la même panne avec exactement les mêmes symptômes et propose les solutions dès que j'ai un problème je vais demander la réponse à google enfin je sais pas si vous savez qu'à mais moi j'ai les vraiment intégré je le sens vraiment en moi même quand vous demandez à vos élèves au début de l'année dans leurs premières dissertation de philosophie quand vous demandez à vos élèves si l'existence a un sens ils sont devant un problème il demande la réponse à google or quand vous demandez à google si l'existence a un sens vous trouvez des choses fabuleuses vous trouver les plus belles pages des fusées l'histoire est jamais produite vous trouvez aussi le site des témoins de jéhovah et vous trouvez aussi des propositions quasiment secteur et vous trouvez aussi les élucubrations de quelqu'un qui derrière son écran d'ordinateur raconte ses émotions personnelles entre deux photos de chatons et des petits émoticônes des années 70 avec des fautes d'orthographe à chaque mois quand vous élèves sont au début d'une année de philosophie et qu'il demande à google si l'existence a un sens comment peuvent-ils faire la différence entre une grande page de philosophie et les émotions personnelles d'une individualité qui s'épanche sur un blog anonyme comment peuvent-ils faire la différence et c'est la raison pour laquelle quand ils vous rendent leurs premières copies avec enthousiasme vos élèves pensant que vous n'allez rien voir recopie fautes d'orthographe incluse la totalité des émotions de ce solitaire dysorthographiques ou bien le site des témoins de jéhovah authentique comme une réponse à une dissertation de philosophie fait comment vous comment peuvent-ils faire la différence et c'est exactement le même problème que les médecins les médecins se plaignent que les patients maintenant rentrer dans leurs cabinets en ayant imprimé sur internet les pages des forums sur lesquels ils ont été pour traiter les symptômes qu'ils percevaient mais c'est normal nous avons un problème nous demandons la réponse à google le médecin lui sait faire la différence entre une thérapie solide et contemporaine récente est la meilleure des thérapies et des recettes de grands mères ou des propositions quasiment superstitieuse et pourquoi le métis le médecin s'est il faire la différence parce qu'il a fait des études de médecine et qui l'a été à l'université etc à l'université il a rencontré un savoir qui au sens littéral du terme fait autorité le propre de l'autorité du savoir transmis le propre de l'autorité des grands auteurs c'est précisément de nous faire grandir dans notre liberté personnelle vous savez que le mode autorité vient du latin à auctoritas ce qui veut dire petit qui vient du verbe à aux guérites veut dire faire grandir faire croître on pourrait dire que le propre de l'autorité c'est calme augmente de ma propre liberté c'est qu'elle fait grandir en moi ma propre créativité quand vous n'avez encore rien reçu comment voulez vous être créatif quand vous n'avez encore rien appris comment voulez vous être critique comment voulez-vous faire la distinction entre ce qui a de la consistance et ceux qui n'en a aucune voyez je crois encore une fois que une école du futur celle qui prépare le mieux les élèves à la civile a sion numérique dans laquelle ils vont vivre celle qui les préparent le mieux à utiliser les ressources du numérique pour demain c'est celle qui leur donne l'occasion de grandir peut-être à distance du numérique celle qui leur donne l'occasion de grandir dans une parenthèse numérique celle qui leur donne l'occasion de vivre vraiment le temps de la médiation plutôt que de se laisser piéger dès le plus jeune âge par la tentation de l'immédiateté ils y viendront bien assez tôt et d'ailleurs il ya quelque chose de tout à fait fascinant dans l'espèce de 2,2 passion qui nous fait courir derrière la modernité en devenant pour le coup carrément ringard ou complètement dépassé nous avons décidé par exemple alors que nos élèves je vous le disais à l'instant ont déjà des difficultés assez grande dans la langue française de leur apprendre le code informatique des lanceurs c'est la réforme des programmes qui va entrer en vigueur en septembre prochain apprendre le code informatique à nos élèves parce que la ministre de l'éducation nationale a dit que désormais il faut que l'école prépare les enfants à des métiers qui n'existent pas injonction passablement anxiogène pour le corps enseignant naturellement comment préparer des élèves à des métiers qui n'existent pas donc nous allons apprendre le code informatique à nos élèves il me semble que c'est un contresens absolu parce que ce que nous allons leur apprendre dans leurs années de cela sera totalement dépassée quand ils auront quand ils auront 20 ans 30 ans et qu'ils arriveront sur le marché du travail ou bien qu'ils seront confrontés précisément aux perspectives de l'innovation la seule chose que nous pouvons constater ensemble c'est que ceux qui ont inventé google apple facebook et twitter n'avait pas fait de conneries aromatiques à l'école il avait fait des mathématiques et il avait eu problement de boncourt de mathématiques il avait appris donc une connaissance qui revient à peu clide qui remonte à pythagore qui nous ramène précisément très loin dans l'histoire et qui a été pour eux la condition de l'innovation la condition de la créativité pour le dire autrement la condition du futur voilà ce que j'ai essayé de vous montrer très brièvement voyez c'est je le disais tout à l'heure très étonnant peut-être que ce soit en touche des enseignants qui viennent parler de ces questions d'éducation et au fond je le fais encore une fois avec beaucoup d'humilité avec beaucoup de distance critique vis-à-vis de ma propre intuition parce que je sais bien que l'éducation est un métier difficile une tâche rugueuse qu'on apprend qu'avec le temps et pourtant voyez je pense que c'est peut-être aussi une chance que je puisse le dire avec cette proximité encore avec la génération qui vient pour pouvoir le dire sans être nécessairement suspect de me sentir moi même dépassé je crois que fondamentalement le futur ne se prépare bien qu'en s'appuyant sur le passé et que l'école du futur est peut-être ce lieu qui doit préparer l'avenir avec le sens de l'héritage en constituant le lieu singulier où se vit la médiation ne pas courir derrière la fascination d'une actualité très vite inactuel d'une actualité très vite dépassée d'un progrès très vite ringard mais au contraire se concentrer sur ce qui lie ada temporelle dans la culture sur ce qui parfois remonte à très loin et qui pourtant a été pour nous et qui sera pour demain la condition de toute liberté voilà peut-être les quelques dentition que je voulais partager avec vous on vous remercie encore une fois de votre attention et de votre invitation [Applaudissements] ça va être difficile d'être aussi brillant mais mais sa laïcité sans doute beaucoup de questions de votre part et peut-être que j'aime tourner en premier lieu vers l armée logique qu'ils représentent voilà notre parrain des conférences à notre marraine aujourd'hui est-ce que je vous laisse réagir en appuyant que la revue dans laquelle je travaille notre objectif s'est modestement d'essayer de en effet de comprendre de décoder voire d'anticiper ces changements qui sont celui d'un monde qui n'a jamais autant évolué et ce dans tous et dans toutes ses expressions possible évidemment l'école du futur se représente un sujet pour nous primordial pourquoi parce que c'est un enjeu crucial pour accompagner le plus grand nombre et notamment évidemment des jeunes et de ceux qui sont à l'école dans ce monde là pour qu'ils s'y sentent à peu près à l'aise qu'ils y trouvent leur place et qu'ils ne vivent pas ces changements et ils sont quand même extrêmement personne ne peut nier qu'ils sont énormes ces changements dans tous les domaines technologiques sociétaux vous parliez tout à l'heure du travail mais c'est une réalité que dans 20 ans 25 ans il y aura près de 35 à 40% des métiers qui auront qui est des métiers d'aujourd'hui keynes qui n'existeront plus donc il faut bien aussi préparer ceux qui viennent 1 ces métiers là donc l'école du futur c'est évidemment quelque chose de crucial pour que chacun puisse trouver sa place et vivent ces changements si possible comme une chance et non pas comme une comme une fatalité alors tout ça pour dire que bon en faisant un peu le côté avocat du diable pour la crac terrain c'est juste moi ce qui est un peu un peu dommage c'est que se trouve chaque fois qu'on parle d'école du futur est alors encore plus depuis la dernière réforme qui est une réforme parmi tant d'autres et tant d'autres c'est que on se retrouve dans une sorte de de lutte entre les modernes et les anciens alors d'un côté on a les anciens donc qui défendent une école qui est presque celle je caricature à peine lorsque j'ai vu aujourd'hui que un quotidien faisait la une sur sur le retour des bons points avec ceux qui disaient que c'est formidable celtics et cetera sens et puis d'autres qui disait en effet que ça me fanti lisez et que c'était terrible de deux mètres une une annotation bonnes ou mauvaises moi je n'ai pas d'avis sur la question je trouve que l'intérêt c'est de se poser la question école donc les anciens et puis il y aurait les modernes qui ne jurent que par l'internet l'interactivité leur apporte là je pense que c'est un tout petit peu caricatural quand même et la bande dessinée ou les tags pour pour faire faire comprendre et rendre le savoir ludique bon je pense est-ce que alors ces questions très candide on peut pas faire quand même une sorte de deux allées de position médiane entre un monde qui change et on ne peut pas nier qu'il change même si on regrette que ce que c'était bien mieux avant et que tout allait mieux avant ok moi j'écris un livre qui s'appelait c'était comme ça en france dans les trente glorieuses j'ai une infection pour le monde entend véhiculer par par mes grands parents et c'est énorme donc je serais plutôt dire c'était formidable bon je ne peux pas nier que des choses changent énormément donc cette transmission est ce qu elle ne l n'est pas elle elle ne peut pas aussi évoluer tout en restant une transmission en évoluant à la fois sur le fond c'est-à-dire ajoutée aux fondamentaux qu'il est évidemment impensable de faire sauter comme ça d'une chiquenaude moderne mais de leur ajouter peut-être de nouvelles matières etc et aussi ses fonds table cette transmission sur la façon de transmettre c'est à dire les vecteurs de qui peuvent être par par l'interactivité et c'est voulait tout ça pour dire que les chantres par exemple de la silicon valley dont on peut dire que c'est les modernes des modernes hockey dans les écoles et pour leurs propres enfants ils utilisent internet ils utilisent les tablettes mais ils ont aussi de nouveaux intégrés par exemple le travail manuel les les c'est quelque chose qui est excessivement tendance dans les dents tout dans tout ce monde terrible de la modernité d'apple amazon facebook et autres ces gens là leur propre enfance et ils ont intégré cette chose très très ancienne du travail manuel kid qui existe d'ailleurs relativement peu dans l'école d'aujourd'hui voilà et puis aussi sur le doute quand on dit on on appuie sur google et puis on a une profusion et c'est vrai que sur google il ya tout et n'importe quoi c'est une profusion mais y'a aucune hiérarchie il n'y a aucune façon de s'y retrouver mais justement pour ça est-ce qu'il faut pas développer l'esprit critique alors il ya même maintenant des cours d'eau on appelle ça les et éthique c'est un mot qui al'air barbare n'est qui est très ancien et il y a des des universités ou des professeurs font des cures de zététique pourquoi pourra prendre justement le doute le questionnement à leurs élèves et à leurs élèves qui sont pourtant des élèves d'université mais dont c'est le professeur 10 et ils sont un manque terrible sur une façon de penser par le même de douter et dont on n'a quand on a appris à douter à se méfier on ne t'a plu sur google en avalant comme ça tout tout ce qui est écrit et le meilleur comme le pire voilà c'était juste quelques petits commentaires à chaud merci beaucoup et j'ai dû très mal m'exprimer je suis pour le bien sûr je suis pour le doute je suis pour l'innovation au contraire au contraire alors heureux revenant sur un très très beau roman sur le doute alors évidemment nous voyons que nos élèves sont très démuni devant le numérique et nous voyons très bien et ceci a des conséquences tragiques objectivement tragique c'est le vrai traumatisme de l'après charlie hebdo voyez nous parlons de quelque chose de grave c'est que après charlie hebdo ce qui a été vécu comme une très grande épreuve par beaucoup de collègues c'est que nos élèves nous avons vu à quel point nos élèves étaient dépendants du numérique et à quel point il était vulnérable devant les récits les plus délirants les interprétations les plus folles les complotisme les plus ridicules et nous avons vu beaucoup d'élèves qui ne sachant même pas qui était charlie hebdo savait par contre que tout ça avait été organisée par les américains ou bien par les agents secrets israéliens enfin bref et d'ailleurs chose intéressante la propagande de l'état islamique puisque c'est ainsi qu'il faut le nommer dans un certain nombre de nos quartiers basse non pas par le texte mais précisément par l'image sur internet vous avez un foisonnement de vidéos de propagande en vidéo et beaucoup de ces éléments de propagande ont pour but de raconter une histoire à laquelle nos élèves sont particulièrement vulnérables nous les voyons donc très démuni d'esprit critique et je crois que ceci est profondément liée à la crise de la transmission dont nous parlions en lançant alors on se réveille en disant aux enseignants maintenant il faut apprendre l'esprit critique il faut apprendre à vos élèves à douter alors effectivement les courbes des et éthique la zététique donc vous êtes éthique pour donner la définition du mot aux durs et éthique aux scellés l'exercice même du doute l'exercice de la daad la delà de la déconstruction alors on fait des cours des cours de zététique mais moi je sais pas trop à quoi sert à quoi ça ressemble des cours de cette éthique on me dit voyez par exemple comme enseignant de philosophie dans le cadre de l'enseignement moral et civique qui vient de se constituer vous devez faire des cures d'esprit critique je sais pas faire un cours d'esprit critique comment vous transmettez l'esprit critique comment vous apprenez à un élève à douter dites lui alors quand vous allez sur google ne croyais pas tout ce que vous lisez une fois vous avez dit ça pas très long en revanche je sais faire un bon cours de philosophie est une chose dont je suis sûr c'est que quand j'aurai appris à mes élèves qui sont platon et qui et aristote quand j'aurai fait lire à mes élèves quelques textes de nietzsche par exemple de pascal de hegel de quand je pense que si j'ai bien fait mon travail ils ont gagné beaucoup de liberté parce que précisément la transmission ne vous enfermez pas assez elle qui fonde votre capacité de doute quand vous avez lu marx vous ne devenez pas forcément communiste et quand vous avez lu tocqueville vous ne devenez pas forcément un libéral mais si vous avez lu marx et tocqueville vous lirez les discours qui parle du travail qui parle de l'économie qui parle de l'argent avec plus de distance critique avec plus de sens du recul avec plus de liberté personnelle que si vous les avez jamais lus si vous lisiez pascal vous ne devenez pas nécessairement mystique et si vous les aimez je vous ne devenez pas forcément athée mais si vous avez lu pascal et nietzsche vous avez plus de chances d'avoir une pensée plus personnel plus libre et plus de recul critique par rapport à la question de la religion de la fois par rapport à la question du discours des religions on n'apprend pas je crois profondément on n'apprend pas l'esprit critique on n'apprend pas à douter on apprend des connaissances qui ensuite nous permettent de douter et notre erreur d'enseignants notre erreur d'éducateurs a été de vouloir voir en même temps le travail et son résultat nous préparons pour nos élèves l'esprit critique qu'ils développeront demain et que nous ne verrons pas forcément c'est vrai le cours n'est pas forcément le lieu de l'esprit critique payer on dit il faut que les élèves se préparent à être les bons citoyens et donc on va organiser la démocratie dans la classe maintenant si on fait notre bon travail d'enseignant ceux ci prépare dans nos élèves des citoyens qui demain s'exprimeront dans la société mais peut-être un peu par comment dire je ne sais pas s'il faut dire ça peut-être un peu par facilité peut-être un peu par envie peut-être un peu par égoïsme et c'est vrai qu'on a le droit d'être égoïste nous avons voulu voir dans nos élèves un résultat qui ne nous appartient pas nous avons voulu voir dans nos élèves l'esprit critique alors que nous le préparons pour qu'il se déploie en dehors de l'école l'école est un temps de préparation l'école est un temps de médiation alors on peut dire que ça infantilise les enfants et va justement ils sont des enfants et c'est bien de les laisser être des enfants et de leur donner l'occasion de grandir de prendre le temps de grandir et quand on est un enfant on a soif d'apprendre et de recevoir et on n'a pas soif de doute et je vois une chose assez terrible c'est que nous avons tellement passé notre temps à apprendre à nos élèves à douter de tout qui savent plus du tout en quoi croire ce à quoi il aspire profondément malgré tout c'est quelque chose en quoi croire est ce que peut-être de façon atroce de façon horrible façon épouvantable ce que peut être la barbarie pour le coup complètement archaïque déraisonnable délirante de l'état islamique leur propose c'est pour la première fois dans leur vie quelque chose en quoi croire vraiment nous avons déconstruit l'histoire parce que c'était colonialiste nous avons déconstruit la géographie parce qu'elle est et ethnocentriste nous avons déconstruit la langue parce qu'elle était rempli de sexisme nous avons déconstruit la littérature parce qu'elle était rempli de stéréotypes et à la fin on se retrouve avec quoi à quoi est-ce qu'on tient vraiment aujourd'hui on étudie plus un texte de la princesse de clèves en étudie la construction des stéréotypes sexistes dans la princesse de clèves pour apprendre l'esprit critique on étudie l'histoire en étudie des façons de construire l'histoire en mettant des documents rapports pour voir que l'histoire est une fiction un récit qui est une construction on apprend à douter de tout à la fin on ne doute plus de rien parce qu'on cherche quelque chose en quoi croire et on ne sait plus pourquoi douter il ya une espèce de serpent qui se mord la queue et dont le résultat est assez terrible et oui je voudrais terminer en reprenant l'équation que vous construisiez au début qui est tout tout ce que je rêve profondément de de défaire de déconstruire le débat entre les anciens et les modernes précisément ce débat a piégé l'école pendant si longtemps et je suis d'accord avec vous de ce point de vue là il faut absolument défaire ce débat non pas pour trouver une position médiane une espèce de compromis qui ne satisferait personne mais pour montrer que ce débat est absurde qu'il n'a aucun sens on a dit au fond dans le débat éducatif ya les anciens et les modernes ceux qui sont du côté de la liberté les modernes ceux qui sont du côté de l'avenir ceux qui sont du côté de l'autorité les anciens ceux qui sont du côté de la tradition et on a opposées d'un côté donc la liberté des enfants à l'autorité de l'adulte comme si tout ce qui donner à l'autorité de l'adulte été retiré à la liberté de l'enfant alors vous avez eue dans le débat éducative des gens qui ont tapé du poing sur la table des deux côtés certains en disant il faut plus de liberté et donc moins d'autorité il faut que les enfants soient plus libre il faut qu'ils aient plus d espace pour douter pour interroger le savoir de l'enseignant il faut qu'ils aient plus d'occasions de vivre la démocratie participative à l'intérieur de l'est de la classe distendu là je vous garantis que l'exemple du rap n'était pas un exemple caricatural au contraire bien au contraire il faut précisément que l'enseignant s'efface pour que l'élève puisse grandir ça c'était la position des modernes de l'autre côté la position des anciens mais à certains égards tout aussi dérisoire qui consistait à dire maintenant il faut remettre de l'ordre ça part dans tous les sens remettant de l'autorité on veut voir qu'une seule tête et tout le monde au carré et c'est complètement absurde affirmé que l'autorité devrait s'imposer au détriment de la liberté est tout aussi ridicule qu affirmer qu'il faudrait plus de liberté et donc moins d'autorité ce qui compte c'est de retrouver le sens profond du fait qu'il n'ya pas de modernité sans tradition qu'il n'y a pas de futur qui ne tirent pas ses racines dans le passé il s'agit pas de dire bon on aimait bien le passé mais quand même le monde change il s'agit de dire parce que le monde change retrouvons le sens du passé retrouvons le sens de ceux qui ne passent pas dans le passé de ceux qui durent de ce qui tient de ce qui est solide et consistant retrouvons le sens de ce qu'on appelait des classiques qu'est ce que c'est qu'un classique c'est ce qui résiste au temps dans l'iliade et l'odyssée vous trouvez des sources extraordinaire pour penser le monde de demain dans l'iliade et l'odyssée vous trouvez des choses incroyables pour penser même la modernité numérique des choses qui évidemment au marais n'aurais jamais pensé dans les choses les plus anciennes nous voyons se dessiner ce qui ouvre notre regard vers l'avenir par conséquent encore une fois il s'agit pas de trouver un compromis et d'abandonner un peu de notre histoire pour s'ouvrir un peu à l'avenir ou bien de garder un peu de notre histoire pour ne pas diluer dans l'avenir il s'agit tout simplement de comprendre qu'il n'ya pas d'école qui préparent l'avenir et qui ne tirent pas d'abord ses ressources du passé et c'est la même chose sur la question professionnelle je suis parfaitement d'accord avec vous sur le fait que dans dix ans peut-être bien plus que 30 ou 40% des métiers que nous connaissons aujourd'hui n'existeront plus c'est d'ailleurs par principe une prédiction qui m'a toujours fait un peu sourire parce que comment savoir précisément quels métiers vont disparaître enfin je pense que l'innovation à quelque chose précisément de nouveau et que parce que les nouvelles on ne peut pas la prédire qui aurait prédit über il ya exactement deux ans il ya trois ans qui aurait prédit que les taxis allait être concurrencé par cette concurrence nouvelle personne n'aurait pu le dire donc il se produit des mutations qui précisément sont en dehors de notre capacité de prédiction comment voulez vous former les jeunes générations à des métiers qui n'existent pas passer c'est une tâche qui si on la prend au pied de la lettre est impossible vous pouvez pas former des élèves à des métiers qui n'existent pas en revanche vous pouvez former chez ses élèves une culture solide une compréhension du monde peut être quelque chose de tout simple la maîtrise de la langue la maîtrise de la langue écrite la capacité à exprimer ses idées à les articuler la capacité par conséquent à déchiffrer le monde dans lequel ils vivront demain et que nous ne connaissons pas encore a utilisé cette langue qui vient du plus profond du passé pour dire ce qu'ils vivent aujourd'hui et ce qui se dessine à leurs yeux la capacité à calculer pour apprendre la pensée logique la capacité à se situer dans l'histoire pour savoir où on en est à se situer dans l'espace pour savoir où l'on se trouve la capacité à se repérer et bien si vous fondez chez aux élèves ces éléments de la culture commune vous pouvez être certain que vous avez préparé les élèves les mieux armés non pas seulement pour s'adapter à la modernité qui vient mais pour l'inventer non pas simplement pour s'ajuster à des métiers qui n'existent pas mais pour les imaginer j'en suis persuadé et je crois que nous pouvons le voir dans le parcours de tous les grands inventeurs de tous ceux qui précisément ont fait preuve d'imagination et c'est ce que savent très bien et je dirais ça pour conclure c'est ce que savent très bien les ingénieurs de la silicon valley que vous avez cités cccm effectivement intéressant de voir ce que font les ingénieurs d'apple de google mois la silicon valley aujourd'hui elle à la grande motte dans la silicon valley y avait un grand dossier du monde ya quelques semaines sur ce sujet la grande motte dans la silicon valley ce sont les écoles sans écran des écoles où il n'y a pas un seul écran non seulement on fait des effectivement comme vous l'avez dit on renoue avec la pratique du travail manuel mais des écolos justement envie une espèce de parenthèse numérique comme vous le savez peut-être steve jobs ce qui a inventé à bien des égards la modernité dans laquelle nous nous trouvons interdisait et le revendique d'ailleurs interdisait à ses enfants de se servir d'un précisément steve jobs savait sans doute et il n'était pas ennemis de la modernité ça n'était pas un horrible regard qui disais mon dieu ce monde est horrible c'était lui qui était en train de le faire mais si vous savez que pour former ce qui demain inventeront ce qui succédera à l'ipad et que nous ne pouvons pas encore imaginer eh bien il faut précisément des gens qui ont grandi à distance de l'immédiateté numérique qui ont pris le temps de la médiation qui ont pris le temps de la culture qui ont pris le temps de plonger leurs racines dans quelque chose de plus profond que la superficialité numériques qui représentent encore une fois une promesse merveilleuse d'avenir si et seulement si nous avons fondé pour s'en servir des élèves libre capable de cette distance critique que seul le savoir peut construire à l'est qui veut exercer son esprit critique tester sa capacité de discernement allez ça doit vous faire réagir madame avait demandé la parole déjà tout à l'heure et monsieur ensuite et on ira mais on ou bien en panne un madame merci beaucoup pour ce merci beaucoup pour cet exposé brillant je vais vous dire que peut-être que le fait de de faire cette présentation d'ie droit à utiliser comme des marges la démarche du paradoxe est que dans votre démarche du paradoxe vous avez été très provocateur et cette provocation est intéressante parce que vous jouez avec les exemples et vous avez vous vous appuyez sur des connaissances et des savoirs très maîtrisée dans toutes mes félicitations j'ai beaucoup apprécié votre prestation cependant je voudrais vous dire que peut-être avez-vous oublié de dire où vous l'avez dit en demi teinte mais le le fait de pouvoir travailler sur google google est un médiateur et tout le travail de l'enseignant ces deux d'apprendre à travailler avec cette médiation particulière qui n'est pas celle du livre et donc qu'il est possible peut-être d'imaginer une pédagogie qui tout en s'appuyant sur le savoir travail sur ce savoir et les sources du savoir c'est en ce sens peut-être que si vous travaillez avec des démarches participatives où les élèves font une recherche si vous travaillez sur cette recherche et que vous appuyez sur la recherche qui va démontrer un certain nombre de savoir et de choses qui ne sont pas du tout qui s'appuient pas sur des connaissances antiscientifique je crois que là vous aurez peut-être conduit les élèves à prendre la distance que vous proposez donc il me semble que dans le travail que vous avez fait ce qui était intéressant c'est peut-être justement de monter en épingle un certain nombre d'exemples caricaturaux qui [Musique] qui impose une une façon de voir les choses et j'ai beaucoup pourraient préférer la deuxième partie la réponse à la question qui était posée ou à la réponse à l'intervention qui était fait parce que elles étaient plus nuancées et peut-être que à ce moment là vous avez tout en jouant sur une facilité d'expression à codes de langage que vous maîtrisez parfaitement vous n'avez plus ouvrir le débat merci beaucoup oui je me sens ça ça tombe bien c'est exactement ce que je disais tout à l'heure monsieur santini je ne sors je me sens le candidat c'est une belle reprise est encore une fois pardonnez moi je m'en veux terriblement si j'ai donné le sentiment d'être d'être caricaturé d'abord les exemples les cités j'en ai cité quelques-uns mais assez peu sont des exemples réels et je crois que loin de la caricature il importe de penser vraiment une équation qui a profondément fausser le débat éducatif et pour le coup je me refuse à toute espèce de nuances au sens où je ne reviens pas sur eux je crois vraiment que nous avons été piégés par l'opposition entre le passé et l'avenir entre l'autorité et la liberté et je crois qu'il n'y a aucun lieu de nuancer cette évidence que l'expérience me rappelle qu'il n'y a pas de liberté sans autorité que toute liberté se reçoit de ce qui précède est là pour le coup je fermais ans quand même pas je le ferai pour ce qui pour ce qui me concerne oui je crois que c'est quelque chose qu'il faut que que que nous pouvons retrouver dans une espèce de transparence sans qu'il y ait besoin d'imaginer une espèce précisément de compromis ou de ligne médiane entre le passé et l'avenir c'est cette équation qui est qui a été profondément problématique je suis comment ne pas être tourné vers l'avenir enfin voyez je ne dis pas c'était mieux avant je ne dis pas il faut retourner dans le passé c'est pas du tout mon propos ce que je pense c'est que on ne va vers l'avenir on va vers le progrès on va vers le futur que précisément en ayant reçu quelque chose qui nous précèdent et qui nous ouvre à nos propres facultés à notre propre si vite et voilà ce que ce que je voulais dire simplement alors sur la question de la médiation numérique alors d'abord encore une fois je le rappelle je ne prétends pas me prononcer sur des pratiques pédagogiques ce n'est pas du tout mon propos quant aux pratiques évidemment elles dépendent des disciplines des circonstances d âge elles dépendent de la situation des élèves on a en face de soi est évidemment le numérique peut être un outil éducatif je ne prétends pas non plus affirmer qu'il faudrait le bagne elle ça m'intéresse de voir que des ingénieurs d'apple et de google considère que la meilleure chose à faire pour leurs enfants et peut-être de leur donner l'occasion de grandir avec une certaine distance par rapport aux écrans mais je ne suis pas spécialiste en sciences de l'éducation est d'ailleurs à certains égards je rêverais comme enseignant que nos pratiques pédagogiques soit plus ouverte à ce que les sciences cognitives par exemple peuvent nous apprendre du fonctionnement de l'esprit humain à ce que la psychologie et les découvertes récentes de la psychologie et les découvertes récentes concernant le fonctionnement du cerveau peuvent nous aider à comprendre de l'efficacité de certaines pratiques et de l'inefficacité d'autres pratiques peut-être que nous mériterions beaucoup d'ajustements pédagogique de ce point de vue là par conséquent je ne me prononce pas encore une fois sur les sur les pratiques simplement sur la question de la médiation numérique je dirais malgré tout que la logique du numérique c'est la logique de l'immédiateté et une logique qui consiste à égaliser les résultats c'est le propre de la numérisation en parle beaucoup mieux que moi bernard stiegler que vous avez cités tout à l'heure et qui est venu ici et c'est cette logique qui fait que pour bien utiliser le numérique encore une fois ce qui est nécessaire ce n'est pas d'abord une méthode mais c'est d'abord des connaissances vous pouvez me faire faire des expériences de doute interminable je ne la prendrai pas à distinguer une thérapie efficace d'une thérapie totalement obsolète dans les résultats de google je n'apprendrai pas à le distinguer sauf si je fais un peu de médecine mais si j'ai pas fait de médecine j'ai beau être le plus grand spécialiste du doute je ne vois pas comment tout mon esprit critique pourrait me permettre de ernée dans les résultats de google ce qui est pertinent de ce qui ne l'est pas et vous savez que le principe même de google consiste à ne pas faire le tri c'est à dire que vous voulez elle est un algorithme et google commun se fonde sur ce principe fondamental que aucune intervention humaine ne peut venir perturber les résultats des algorithmes de google ce qui n'est pas d'ailleurs composé de très grands problèmes quant à la question que j'évoquais tout à l'heure de la propagande qui se fait jour sur le web donc encore une fois je crois que pour fonder esprits critiques y compris dans le numérique on peut imaginer toutes les expériences possibles et je ne me prononce pas sur leur fécondité mais rien ne remplacera jamais la réconciliation avec la condition première qui est celle de la réception d'une connaissance sur comment on apprend à douter et comment on peut apprendre à des élèves et d'un certain âge quand ils ont peut-être cinq en six ans mais justement sur le contenu de google sait on apprend à douter c'est à dire que on apprend à se poser la question on me dit que quelqu'un a dit ça et de faire toute la recherche tout l'investigation qui a dit ça qui est cette personne d'où elle vient quelle est son univers de d'expression et de et de formation qu elle l a dit ça pour quoi et et on arrive comme ça sur des contenus à avoir un esprit critique et à donner un esprit critique à des jeunes face à justement ce foisonnement d'informations qui vont dans tous les sens on leur apprend à se poser les questions et les bonnes questions sur chaque personne sur qui est elle nous livre un tel que fait-elle et pourquoi il dit ça et qu'est ce qu'elle veut en disant ça et qu'est ce qu'elle espère en disant ça et je pense que si on fait déjà on apprend aux jeunes à avoir ce fonctionnement sur telles ou telles allégations on avance quand même un petit peu dans la danse dans la pratique du doute salvateur tout petit monsieur avait demandé la parole vous pouvez allumer le micro qui est devant vous je pense bonsoir c'est une réaction en fait en vous écoutant j'apprécie beaucoup votre exposé mais je suis quand même très pessimiste c'est même encore plus que je ne l'était en début de la conférence concernant concernant nos enfants l'avenir de nos enfants ce que vous avez parlé en début de taux d'illettrisme élevé il est constaté depuis déjà longtemps ce taux d'illettrisme élevé est bien plus ancien que que l' usage dès le début de l' usage des outils autour d'internet donc là quand je vous entends dire qu'il faut il faut apprendre à utiliser ses outils et même évité de s'en servir quelque part tant qu'on n'est pas adulte je suis inquiet parce que ces outils ben ils sont partout tout le monde s'y dirige et c'est les moulineaux est bien placé pour en parler dans les écoles de plus en plus sinon ils seront chez nous ils sont chez nous voilà et les enfants adorent enfin souvent les enfants adorent c'est la facilité quelque part mais voilà donc je suis inquiet parce que je pense que dans ces cas là le taux d'illettrisme où les savoirs vont pas s'améliorer dans les années où les décennies à venir donc j'espère quand même que vous n'avez pas complètement raison je me demande qui a raison et acquis afin qu'ils l'avenir donnera raison j'ai complété en ont si vous êtes effectivement confiant en la capacité de l'école institutions scolaires à faire sa propre révolution scientifique et à revenir finalement sur et des bases qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'explorer et de cultiver alors merci pour ces questions angoissées alors peut-être pour pour répondre à votre votre question alors oui je là je peut transposer ce que ce que vous disiez d'ici moi je suis également donc élu à versailles et à versailles aussi dans notre dans notre équipe municipale avec ma collègue qui s'occupe de l'éducation nous avons des conversations fréquentes sur la question du numérique et de l'équipement numérique vous savez sans doute que c'est pour les élus aujourd'hui une préoccupation majeure puisque les élus sont sollicités beaucoup par l'éducation nationale pour investir dans le numérique et pour permettre aux écoles de s'équiper je ne nie pas que ce soit à certains égards une réalité je je je dirais personnellement que je m'étonne c'est rien ça langage que enfin ça n'engage que moi voyez j'ai encore une fois je vous disais tout à l'heure que j'ai précisément autant que possible appris à douter de moi même donc je vous dis cela avec autant de prudence que possible je dirais que je crois que nous faisons sans doute nous ferions sans doute une erreur en allant trop vite dans cette voie alors que nous n'en connaissons pas forcément les résultats c'est exactement aussi le propos de bernard stiegler qui lui s'appuie pour le coup sûr une perspective beaucoup plus fondées sur la science cognitive les dernières découvertes de la psychologie cognitive et c'est peut-être que le rapport au numérique est l'occasion de conséquences que nous ne maîtrisons pas encore et par conséquent peut-être devrions-nous le manipuler avec prudence dans l'espace scolaire cela étant dit il est l'occasion d' expérience tout à fait riche et fécond on a encore une fois je vous disais tout à l'heure j'ai été professeur d'histoire des arts l'histoire de l'enseignement l'histoire des arts a considérablement changé avec le numérique et c'est une chance formidable parce qu'au lieu de regarder des tableaux sur des pages imprimé en noir et blanc vous pouvez désormais projeté dans vos élèves tous les trésors de la culture de l'humanité et c'est une chance fabuleuse donc je ne dis pas par la voyez je confesse je ne me prononce pas sur les méthodes je ne suis pas expert dans les méthodes mais je pense qu'on devrait considérer avec peut-être plus de prudence cette question et je trouve que notre éducation nationale s'engouffrent dans cette voie avec peut-être un enthousiasme quelque peu irraisonnée c'est d'ailleurs tout à fait frappant quand on est élu local de voir à quel point d'un seul coup les et les cadres de l'éducation nationale se font les vrp des multinationales du numérique pour nous vendre les instruments que produisent les grands industriels avec lesquels pourtant l'éducation nationale n'est pas toujours très tendre puisqu'elle n'a pas une vision de l'éducation de l'entreprise pardon qui qu'ils soient toujours très réconcilier voilà après est-ce que je suis pessimiste la réponse est non je ne suis pas non plus optimiste elle confiant je dirais que la réponse la plus appropriée au défi éducatif actuel et qui est un défi complexe et douloureux et est un défi vraiment douloureux jeu j'ai commencé à réfléchir à ces questions à cause de ma première expérience d'enseignant je vous le disais pendant cette expérience formation à l'iufm et pendant les première année en senior j'ai été moi même enseigné en zone urbaine sensible dans le nord de la banlieue parisienne et j'avais et je vous prie de bien vouloir croire que ça n'est pas une caricature j'avais des élèves de terminale générale de terminale s de terminale es et dans ces classes de terminale générale il y avait entre eux un gros tiers et la moitié des élèves qui avaient beaucoup de mal à lire le français qui élisait avec leurs doigts voyez donc évidemment quand vous rencontrez cette réalité vous êtes inquiet parce que parce que vous vous demandez ce que ses élèves avant de venir dans leur vie personnelle dans leur vie individuelle et aussi dans leur vie de citoyen c'est là où vous voyez encore une fois effectivement bien sûr qu'on peut apprendre l'esprit ridicule je suis d'accord avec vous mais on la prend d'abord ce que vous décriviez à l'instance et c'est peut-être tout simplement la maîtrise d'un langage clair voilà la capacité de formuler une pensée de formuler des questions et on apprend les esprits critiques d'abord par la maîtrise de la langue quand quand tous les maux se mêlent dans votre esprit quand vous avez du mal à lire l'esprit critique est une denrée très lointaine je peux vous garantir que vous avez du mal à lire comment voulez vous que des élèves qui ont du mal à lire remettre en question l'autorité d'un enseignant particules précisément de façon paradoxale nous allons passer notre temps à parler d'esprit critique et nous avons je ne l'avons jamais eu les élèves n'avons jamais eu des élèves moins capables d'esprit critique que dans que dans ces lieux là et pourtant attention ce sont des élèves extraordinaire exceptionnel et j'ai vécu avec eux mes plus belles années d'enseignement des élèves a rempli de talent d'inventivité de générosité comme toutes les générations qui les ont précédés bien sûr mais le vrai drame est peut-être le vrai scandale c'est que justement en voulant les laisser être même nous les avons déchargé de ce que nous avions à leurs données et nous avons ainsi paradoxalement paradoxalement privés de l'occasion de devenir ce qu'ils sont privés du chemin vers ce qu'ils sont privés de l'occasion d'accomplir ses talents cette générosité cette inventivité et cet esprit critique donc est-ce que je suis optimiste pas du tout parce que c'est vrai que quand on rencontre ces élèves on ne peut que s'inquiéter s'inquiéter pour notre école et s'inquiétait pour chacun d'entre eux on peut en tous les cas s'inquiétait pour pour beaucoup d'entre eux et c'est une véritable inquiétude mais je suis plein d'espérance pour une raison simple c'est que je crois que en voulant construire l'école de l'activisme l'école de l'immédiateté nous avons multiplié effectivement des dispositifs ou des moyens qui peuvent un temps concentré l'attention des élèves qui peuvent un temps les intéressés les amuser pour reprendre votre expression mais ça ne dure jamais très longtemps est le propre de cette école c'est qu'on s'y ennuie beaucoup c'est d'ailleurs un fait reconnu un fait constaté et là aussi quand j'étais jeune prof j'ai été remplaçant donc j'ai eu l'occasion d'aller dans plusieurs établissements est une chose qui m'a frappé dans ce tourisme pédagogique c'est est de constater comme une espèce de constantes l'épaisseur de l'ennui qui règnent dans beaucoup de nos établissements forcément quand vous venez à l'école et que les professeurs ont reçu pour consigne de ne rien vous transmettre ça va pas être très passionnant et c'est quelque chose qui me qui me frappe énormément c'est que nous croyons résorber l'ennui des élèves par ce qui en fait le créer c'est le cas encore je ne m'aventure pas sur le terrain politique en club ça n'est pas un problème politique c'est un problème global mais voyez si on reprend la question par exemple de ces pratiques qui est prétendument moderne et innovante qu'on nous propose dans le cadre des dernières réformes qui vont marquer notre collège et notre système scolaire plus généralement à partir de la rentrée prochaine je ne sais pas on nous dit les élèves s'ennuient c'est le point de départ alors il faut remplacer les cours disciplinaire qui sont ennuyeux et coercitives par des activités qui vont mobiliser les élèves autour de projets qui ont du sens par exemple au lieu d'un cours de physique c'est l'exemple que propose le ministère de l'éducation nationale au lieu d'un cours de physique ennuyeux et coercitif et d'un cours d'anglais ennuyeux et coercitif on va mettre les élèves ensemble mais le professeur de physique et le professeur d'anglais vont être leurs accompagnants pour écrire ensemble un magazine en anglais sur les machines à vapeur et nous sommes persuadés qu'avec cette ressource pédagogique exceptionnelle nous allons enfin chasser l'ennui de nos établissements scolaires nous sommes persuadés que écrire un magazine en anglais sur les machines à vapeur va mobiliser nos élèves et que ce projet aura du sens pour eux d'abord nous n'avons pas répondu à la question de savoir comment on peut écrire un magazine en anglais sur les machines à vapeur quand on n'a pas encore fait d'anglais et de physique c'est quand même un problème et surtout surtout je crois que ceux qui ont produit cette proposition ont oublié que les cours nous nous sommes les plus ennuyé enfin bon c'est encore pas très loin de moi c'était ceux où on nous faisait construire des éoliennes en plastique ou bien quand vous venez en cours précisément et qu'on vous dit et c'est la logique même de l'école d'aujourd'hui quand quand vous venez encore et qu'on vous dit vous allez produire par vous même votre propre savoir tout ce que tout ce que tout ce que vous allez apprendre c'est vous qui allez le faire quand vous venez en cours de philosophie et qu'on vous dit bon écoute et on va pas vous parler de descartes mais on va vous demander ce que vous pensez du bonheur c'était vraiment pas la peine de venir à l'école parce que si j'ai déjà une idée sur le bonheur et qu'on me demande mon idée sur le bonheur je pouvais très bien rester chez moi j'aurais pu dormir chez moi ça aurait été beaucoup plus simple si vous venez en cours pour qu'on vous demande votre idée sur le travail sur le sens de la vie ça n'a pas beaucoup d'intérêt si vous venez en cours en revanche pour qu'on vous propose de rencontrer quelque chose de différent quelque chose que vous ne connaissez pas encore quelque chose qui fait qu'un enseignant est là parce qu'il sait quelque chose que vous n'avez pas encore appris alors la danse qu'à l'école retrouve un peu de sens et ça c'est ce qui fonde mon expérience c'est que je les constate est partout vous voyez un deuxième exemple de pays qui est alors vous allez dire que c'est de la caricature mais pas du tout c'est un exemple de pays qui a été proposé par les formateurs d'une académie qui sont en train en ce moment de former nos collègues j'avoue avoir du mal à y croire mais c'est vrai c'est un exemple de pays donc il faut mélanger comme vous savez les matières c'est l'enseignement pratique interdisciplinaire on va mélanger littérature et biologie cette fois ci et on va analyser l'alimentation de madame bovary pour savoir si madame bovary était végétarienne et pour mesurer les quantités caloriques des repas de pantagruel dans le gargantua de rabelais objectivement honnêtement sérieusement quand vous venez à l'école pour compter les calories dans les repas de gargantua je vous garantis que vous vous ennuyez à mourir quand j'ai commencé à enseigner au lycée au dos dans le premier lycée où j'ai commencé à enseigner après mon premier cours de philosophie gt gt un peu au nirvana ce site j'étais j'avais tellement rêvé devenir auteur de philosophie que faire ses premiers courts c'est un moment très émouvant et très beau et donc après mon premier cours je marche entre les tables en méditant sur mon bonheur et j'arrive devant une table au fond de la classe mais sur ces tables y avait écrit vous savez gravé au contact les élèves le font souvent les avais écrit pardonnez moi je restitue l'expression dans sa littéralité ce sera pas au procès verbal du conseil municipal de la ville d'issy les moulineaux il y avait écrit si toi aussi tu te fais chier mais une barre et il y avait des milliers de barres la table était couverte de bar je me suis demandé si je vois un élève qui écrit sur cette table pendant un cours je vais me dire que je suis vraiment le pire des pauvres on s'ennuie beaucoup dans nos établissements scolaires et l'expérience que j'ai faite c'est que quand vous venez devant vous devant vos élèves en leur disant dites moi ce que vous pensez du bonheur il s'ennuie mais quand vous venez vendre aux élèves en leur disant j'ai quelque chose à vous apprendre quelque chose qui mérite d'être entendu quelque chose qui me dit que pour un temps c'est vrai que vous fassiez silence vous n'allez pas tout de suite déployer votre esprit critique vous n'avez pas tout de suite tout remettre en cause il ya un moment où il faut commencer par écouter j'ai quelque chose à vous apprendre qui mérite d'être entendu pas parce que je suis génial mais puisque je suis le médiateur de quelque chose qui me dépasse de quelque chose que j'ai moi même reçu et que je viens faire porter jusqu'à vous et pourquoi je viens jusqu'à vous pour le porter jusqu'à vous parce que ce que j'ai reçu et je le sais a fait grandir ma propre liberté en moi et peut être aussi pour vous promesses de liberté quand vous dites ça à vos élèves implicitement vous leur dites pas comme ça mais quand vous arrivez devant eux en étant passionné ce que vous avez à leur transmettre alors je peux vous garantir une chose c'est que même dans les endroits les plus défavorisés même dans les endroits les plus difficiles même dans les endroits où les élèves n'arrivent pas physiquement physiquement à se détacher de leur téléphone portable même même dans ces endroits là et bien rencontre en écho à votre désir de transmettre une soif infinie d'apprendre une chose merveilleuse que ses élèves du lycée où j'ai commencé à enseigner en zone urbaine sensible après c'est très difficile évidemment toute expérience éducative est difficile mais au bout de deux mois au bout de deux ou trois mois les élèves venaient me voir au début du cours en disant monsieur je peux vous donner mon téléphone s'il vous plaît parce que si je vous le donne pas je sais que je vais le regarder mais comme le court ça m'intéresse trop je préfère quand même vous le donner ça m'évitera de rater le court c'est un groupe donc je me retrouve au début de l'année avec 10 portable sur mon bureau que les élèves étaient venus me donner au début du cours parce que sinon mais ils sont comme moi je je je caricature pas parce que je suis je m'inclus dans la caricature dans ce cas là je suis aussi un utilisateur du téléphone portable je vois bien le réflexe compulsif que ça crée je vois bien que dès que je suis assis dans une salle je ne sais pas quand on est assis dans une réunion et ya un tout petit moment de flottement bas qu'est ce que vous sortez votre téléphone pour regarder ce qui se passe et donc les élèves évidemment le même réflexe comment et je trouve ça merveilleux que précisément elysées cette capacité quand quelque chose qu'ils rencontrent leur parle de de faire l'effort de ce temps delà de la médiation je pourrais vous raconter une dernière anecdote pour conclure mais c'est si on a le temps voilà il ya peut-être deux questions à bâle aura encore d'autres questions alors attendez il ya quelqu'un là haut d'abord qu'on ne voit pas oui manifestement vous avez beaucoup de goût pour pour pour la pensée qui offrit puisque vous arrivez à transmettre c'est que je suppose que vous avez été avons transmis les noms néanmoins j ai un truc que j'ai pas obligé par rapport à ce que vous dites puisque vous dites y'a pas de méthode pour apprendre l'esprit critique et comment faisait secrète avec ce maillot tic comment on parle de premier matelot j aujourd'hui comment parle de naissance à un moment donné comment même bouda a réussi à certaines lumières vannes à 6 1 il n'a pas utilisé une méthode de double négation wee cc c'est une très belle question il ya effectivement dans l'expérience de la philosophie comme dans l'expérience de la mystique quelles que soient les religions quelque chose d expérience humaine qui culmine dans l'aveu de l'ain savoir de l'ignorance dans même le choix de l'un savoir dans la théologie négative dans la théologie à pau fatigue dans le christianisme comme dans l'expérience socratique du doute radical tout ce que je sais c'est que je ne sais rien il y a la capacité de reconnaître l'ignorance et même la nécessité de reconnaître l'ignorance qui du coup devient place pour quelque chose de nouveau mais cette ignorance vous voyez bien qu'elle a des conditions et que entre le mysticisme de bouddha et l'ignorance de celui qui n'a encore jamais rien appris mais après seulement une différence radicale le mysticisme de bouddha il est construit et précisément ils se préparent ils se préparent par le travail de la langue par le travail de la pensée la théologie à pau fatick qui dit que pour penser dieu il faut arrêter de penser mais c'est d'abord une construction intellectuelle d'une incroyable subtilité et elle aussi elle se construit elle se travaille et la maïeutique socratique c'est intéressant parce qu'on parle souvent de socrate comme une figure de l'esprit critique et c'est vrai bien sûr socrates est celui qui justement est de ce point de vue là évidemment je prends le parti des modernes contre les anciens évidemment je prends le parti de pascal contre les aristotélicien évidemment il fallait remettre en question ce qu'aristote avait dit je ne dis pas du tout qu'il faudrait considérer qu'aristote avait raison et dire pendant trente siècles encore qu'il n'y a pas de vide dans la nature bien sûr mais ce qu'il ya de merveilleux d'ailleurs dans la réflexion de pascal et qu'il distingue de descartes que parce qu'elle nous dit dans la préface pour en traiter du vide que le plus beau texte sans doute sur la construction de l'avenir par le passé qu'on puisse jamais lis pas ce qu'elle nous dit voilà je vais faire un traité du vide je vais dire qu'aristote avait tort mais en quelque sorte en dix ans cariste tu avais tort je rends hommage à aristote parce que la condition pour que je puisse le dire aujourd'hui c'est qu'il fallait qu'aristote se trompent d'abord je suis un an sur les épaules d'un géant et je vois plus loin que le géant parce que je suis sur ses épaules mais s'il n'y avait pas de géant je ne serai jamais monté aussi haut et de ce point de vue là on pourrait dire que la critique socratique que la critique cartésienne que la modernité dont nous sommes les héritiers et bien elle a eu besoin de se construire sur ce qui l'a précédé socrates est le fils de son siècle c'est-à-dire du 4e siècle grecque du siècle le plus intellectuel le plus avant le plus passionné de culture d'art de connaissances qu'on est sans doute jamais connu dans l'histoire de l'antiquité et de ce point de vue là évidemment la plus grande liberté de l'esprit mais aussi avec la plus grande culture et quand on lit les dialogues de platon on voit que précisément toutes les réponses de socrate et surtout les questions de socrate elles sont nourries en permanence par la mythologie par la poésie par l'expérience de la statuaire par les connaissances de la médecine elles sont nourries de savoir elles sont nourries de cultures elles ne viennent pas de nulle part le drame se serait de penser que socrate c'est immédiat qu'être socrates c'est immédiat être bouddha 7 immédiat que être un grand théologien à pau fatigue ccc comme ne pas savoir parler le coeur le théologien à pau fatigue dit pour pouvoir parler de dieu il faut ne rien dire c'est le silence absolu mais si vous n'apprenez aucun mot à un enfant en pensant que son silence sera le même que celui du théologien vous allez vite être déçu c'est à dire que ça n'a rien à voir l'ignorance qu'on entretient par le travail du doute se fonde sur la culture la reconnaissance cette ignorance d'ailleurs est un appel à plus de culture alors que l'ignorance qui n'a encore jamais été cultivé et fermeture à toute culture est allé fermeture à toute liberté on prend deux interventions se pose sa main il marche il va alors oui allô ils marchent pas bon alors excusé war je pense qu'il est de plus beaucoup plus difficile d'être enseignant à l'heure actuelle que de mon temps je vous parle de mon temps pour vous fixer les idées j'ai passé pour sertic est du primaire en 1941 donc c'est pas tout à fait hier mais dans cette époque là indépendamment des problèmes de discipline et d'attention qui ont beaucoup évolué pas très bien dans le bon sens dans les écoles il y a le fait qu'à ce moment là on savait ce qu'il faut les apprendre aux jeunes puisque le parfait tome 7 est celui qui avait le sens du management de la logique et tout ça c'est le don le type était le polytechnicien dont rêvait toutes les mères de famille alors on savait ce qu'il faut les faire on apprenait des matons sélectionner les gens par les maths dans toutes les écoles même les écoles commerciales et maintenant malheureusement ou heureusement les choses ont complètement évolué ce qui compte c'est la créativité or je suis pas sûr que tous ceux qui sortent de hec soient créatifs mon expérience m'a montré que dans une dent 1 et une entreprise où il y adossant cadres et bien il y avait une vingtaine qui était créatif quelles que soient leurs diplômes absolument indépendamment des diplômes et la créativité ça s'apprend pas alors ma conclusion personnelle celle que j'ai appliqué à mes enfants seraient les études les plus courte possible évident on apprend beaucoup plus dans les entreprises que dans les écoles et ce qui moi quand j'ai embauché énormément de monde dans ma dans ma carrière quelqu'un qui présentait un curriculum vitae et qui à 25 ans n'avait jamais eu de salaire jeu il aller au panier directement on prend la deuxième question d'être en même temps bonsoir pour ma part c'est plus un témoignage que des questions en tant qu'enseignante dans le premier degré et justement je mesure l'importance de transmettre donc ce que vous dites fait beaucoup de bien en grande section notamment bas donc l'esprit critique google maps faut savoir lire pour pouvoir lire sur google et qu ils n ont ça ne s'invente pas et à partir de là c'est à l'enseignant de la porter aux élèves et sur le plan du jeu numérique j'avais d'autres rapports à faire aussi justement en ce monde aujourd'hui dont on parle qui est changeant beaucoup d'incertitudes et familles éclatées de l'instabilité à l'immédiateté dont vous parliez des du numérique pour moi rajoute à cette notion de zapping oscillante on parle les écrans voilà c'est amusant c'est divertissant on peut changer on le fait tous d'ailleurs et la permanence du papier du tableau noir est une vraie richesse pour moi pour les élèves et je vais observer sur le terrain dans des quartiers pas évident de paris est et c'est un moment vraiment particulier ou voilà l'enfant c'est ce qu'on demande de lui à un moment donné avec cette permanence tous les jours le même matériel un espace défini qui leur assure justement ils ont beaucoup besoin aujourd'hui et c'est sur ce plan là je veux dire en tout cas que j'étais beaucoup d'accord avec vous que ça fait du bien d'entendre ça à moscou une dernière question oui là haut alors il ya eu une dernière question n'a peut-être et après ont conclu à regret mais merci beaucoup c'est peut-être me laisse tout d'abord moi ça m'a beaucoup intéressé tout ce dont vous avez parlé qui est vraiment au coeur de mes questionnements actuels je suis enseignante à l'université pour une formation qui s'appelle langue française des techniques informatiques et pour des étudiants qui arrivent et qui connaissent pas forcément très bien l'outil informatique donc je me demande vraiment comment aborder toutes ces questions là et et et j'avais une question justement sur votre idée de confronter l'avenir au passé et dans la révolution informationnelle qu'on est en train de vivre et laquelle on essaie de les préparer tous de manière diverse et variée comment est-ce qu'on peut tirer des enseignements de la manière dont on a vu arriver l'imprimerie par exemple qui était aussi une grande révolution qui a un peu révolutionné comment dire et b cette question de médias justement comment est ce qu'on fait puisqu'on peut avoir le livre auquel on peut avoir accès et qui a pris la place peut-être d'une autre forme de mémorisation d'une autre forme de savoir est-ce qu'on peut tirer des enseignements de comment est ce qu'on a mais gérer ça clairement dans l'éducation et dans l'évolution de l'école à l'époque ce serait plus à vous de répondre la spécialiste de de l'innovation avec quelques éléments pour répondre à chacun [Musique] encore une fois je ne prétends pas avoir de solution toute faite de méthodes à appliquer et je me permets de le rappeler encore ce que je crois profondément eu l'intuition que j'ai essayé de défendre près de vous ce soir c'est que on ne prépare bien l'avenir et plus l'avenir et est fluctuant plus il est imprévisible et plus ils se présentent rapidement que en se fondant sur ces stabilité que vous avez si bien évoqué au fond on pourrait dire que ce que vous ressentez chez ces élèves c'est au fond le besoin que nous éprouvons nous aussi de pouvoir pour aborder l'avenir l'identifier dans un cadre de référence qui nous permettent de le lire et de le déchiffrer de ce point de vue là on ne dira jamais assez l'importance de l'importance de la langue et je crois que le point commun entre la mutation qu'a constitué le développement de l'imprimerie et le développement du numérique si on peut lire encore des points communs parce que le propre du numérique c'est que nous sommes tellement engagé dans cette révolution et qu'elle est tellement rapide qu'il est très difficile encore je crois de pouvoir l'interpréter de pouvoir en dire quelque chose qui prennent un peu de distance mais peut-être s'il ya un point commun je dirais que toutes ces mutations du rapport à l'écrit rendent plus nécessaire que jamais une forme de maîtrise de la langue de familiarité avec la langue une forme de distance au cid avec la langue une capacité d analyse qui ne vient que de ceux de ce travail que de cet acquis linguistiques c'est évidemment ce bouleversement là qui sait le sait le bouleversement du rapport à l'écrit en fête qui marque et qui constitue le premier élément de deux de ces deux révolutions éléments communs qui les caractérise moi je dirais que devant la révolution numérique nous sommes devant une forme de nouveautés singulière c'est que précisément le numérique en marquant le la force de l'immédiateté ne fait pas que développer la pratique de la médiation mais au contraire d'une certaine façon bien là vient la contrée et là il se produit quelque chose de nouveau et qu'il faut sans doute pensé à nouveaux frais est quelque chose qui nous imposent de continuer à penser durée deux attitudes qui serait également invalidé je pense par les faits ce serait d'une part de regarder les choses avec une espèce de désolation stérile en se disant mon dieu ce monde est horrible il vaudrait mieux revenir à comment c'était avant c'était beaucoup mieux il y aurait une autre attitude tout aussi absurde qui consisterait à s'enthousiasmer sans aucune espèce de distance critique sans aucune espèce de travail du doute devant la nouveauté en tant que les nouvelles ce n'est pas parce qu'une chose une nouvelle qu'elle est bonne et c'est pas parce que les nouvelles qu'elle est un progrès c'est la façon dont nous allons la déployer qui fait d'elle un progrès ou au contraire une régression de ce point de vue là je crois qu'il faut prendre les choses comme elles sont et considéré que dans cette fluctuation dans cette nouveauté dans cette instabilité du monde qui se dessine rien n'est plus nécessaire que de se fonder encore une fois sur des éléments qui demeure je ne dirais pas pour répondre à votre réflexion monsieur jeu je crois pas qu'on puisse dire qu'il était plus facile d'enseigner hier qu'aujourd'hui je n'idéalise pas le passé je pense que l'enseigné a toujours été difficile que éduquer a toujours été difficile alain écrivait cette phrase merveilleuse alain disait la pédagogie c'est la science des professeurs chahuté je crois que ça peut aussi nous libérer de beaucoup de complexes et je parle de l'éducation ici mais la vérité c'est que les cours sont toujours difficiles toujours rugueux toujours compliqué que la relation avec les élèves aient nécessairement toujours difficile est toujours rugueuse et nous faisons sans doute des erreurs aujourd'hui nous en avons fait énormément il hier et parmi ces erreurs celle que vous évoquez à l'instant je crois que notre école pays aujourd'hui la grande illusion qui a été la sienne lorsqu'elle a constitué comme le modèle unique et exclusive de réussite une forme purement intellectuel de la réussite personnelle précisément ce que vous disiez à l'instant est la cause de ce que vous pointez du doigt l'instant est la cause de beaucoup de souffrance est la cause de beaucoup d'erreurs le fait d'avoir défini la réussite comme étant le fait de faire polytechnique et tout le reste est une version dégradée de la réussite ça c'est une erreur très grave parce que nous avons renoncé du coup à transmettre à chaque élève l'excellence qui était la sienne en désignant l'excellence sous la forme d'un modèle unique et peut-être la chance que nous donne le numérique c'est de pouvoir ouvrir nos regards un peu plus à la diversité du monde à la pluralité des formes de réussite et des formes d'excellence de pouvoir sortir peut-être d'une culture de l'école qui était en étant une culture peut être excessivement livresque trop centré sur une forme uniquement intellectuelle de réussite voilà peut-être ce serait le point de le point 2 2 de résolution que je proposerai à votre réflexion est enseignée a toujours été difficile la nouveauté de cette difficulté c'est que et c'est aussi la nouveauté de la révolution numérique dans la façon dont de la vie vont à l'école c'est que désormais autant le le le la mutation du développement de l'imprimerie demeurait malgré tout confiné à une forme d'ellipse qui se partageaient le livre comme un trésor réservé à un petit nombre autant la mutation numérique affecte une société dans sa globalité et elle a fait qu'une école qui est désormais et c'est très heureux ouverte à tous et c'est la générosité c'est la noblesse c'est l'honneur d'une société d'offrir à tous les enfants une éducation égale ce serait en tous les cas notre honneur de pouvoir leur offrir à tous les meilleures chances de ceux de s'accomplir eux-mêmes dans la variété de leur forme d'excellence dans la diversité des formes de réussite qui peuvent exister ouvrir les yeux sur la diversité de ses modèles de réussite sur la diversité de ses modèles d'excellence à apprendre à les reconnaître apprendre à les respecter c'est là sans doute l'une des meilleures résolutions nous puissions prendre pour refonder le modèle républicain de notre école j'ai eu la chance d'enseigner par exemple en lycée hôtelier et de rencontrer des élèves qui dans leur voie technologique en hôtellerie-restauration développer une excellence rire et qui leur étaient propres rappelle un jour où je rendais dissertation en oeuvre en neuvième et il a pointé sais c'est pas c'est pas très grave on n'est qu'en novembre c'est le début de l'année mais bon il faut quand même le reconnaître vous ne savez pas encore vraiment faire une dissertation de philosophie alors là les élèves s'est indigné me dise monsieur on s'est peut-être pas faire une dissertation de philosophie mais nous on s'est fait rallye ce que vous racontez je fais mon lit tous les matins non non on va vous montrer comment on fait un lit et donc il m'emmène dans la chambre d'appel dans les chambres d'application dans un lycée hôtelier vous avez un hôtel d'application et ils font ali sous mes yeux dautel voyez c'était un lycée hôtelier on prépare des des jeunes qui vont représenter une forme d'excellence française dans le une forme d'excellence en général dans la tradition de l'art de vivre dans la culture de l'accueil etc et c'est vrai que c'est merveilleux de voir ses élèves se rallier j'ai été très touché de vivre cette expérience avec ses élèves en particulier qui est justement mon permis aussi de peut-être d'ouvrir les yeux sur des formes d'excellence des formes de réussite que notre société a souvent tendance à négliger au profit d'un modèle trop exclusivement intellectuelle et voilà ma ma grande source d'espérance c'est que ces élèves là et peut-être aussi et même d'abord ces élèves-là accueilli avec enthousiasme la culture qu'on leur propose et elle n'est pas opposée à leur enracinement dans la modernité elle n'est pas opposée à la facilité avec laquelle ils abordent le monde numérique mais au contraire elles complètent lé clair sans doute elle les fondent dans leur liberté dans leur rapport à ce monde qui vient et c'est tout ce que nous pouvons préparer au mieux pour pour les aider pour les accompagner merci encore en tous les cas pour votre attention et merci [Applaudissements] merci françois xavier d'un ami nous avoir fait partager à la fois vos convictions mais aussi vos doutes on a tous un peu progressé grâce à vous ce soir donc la soirée n'est pas perdu je vous invite avant de rejoindre le rez-de-chaussée de l'hôtel de ville pour vous rafraîchir et acheter le livre de françois xavier madame ici qu'ici tout est bien organisé doit être instable là-haut donc avoir à noter dans vos agendas la conférence de pascal desfarges dans le cadre des entretiens d'ici le 21 janvier prochain sur le transhumanisme on en a parlé tout à l'heure une autre façon de questionner la capacité de l'homme à se perfectionner et à noter également la conférence qui sera donnée à la médiathèque le mardi 5 janvier on commence très fort l'année 2016 sur palmyre la perle du désert voilà et les enjeux malheureusement de sa destruction en cours merci à tous très bonne soirée très bonne fin d'année