Assurance chômage : Elisabeth Borne veut « rassurer » le Conseil d’Etat sur la conjoncture
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Elisabeth BorneFait
« si le conseil d'état nous demande de repousser l'application de cette partie de la réforme c'est parce qu'il estime que la conjoncture économique est encore incertaine »
- 1:00Elisabeth BorneFait
« la durée minimale d'emploi ouvrant droit à l'assurance-chômage influence directement la durée des contrats proposés par les employeurs »
- 1:30Elisabeth BorneChiffre
« le passage en 2019 de six mois à quatre mois pour l'ouverture des droits s'est traduit par une forte augmentation de la part des contrats de quatre mois »
- 2:30Elisabeth BorneFait
« l'insee a publié son enquête de conjoncture de juin qui met en évidence une très nette amélioration du climat des affaires qui atteint même un niveau supérieur à celui de l'avant crise »
- 3:30Elisabeth BorneChiffre
« nous avons atteint au mois de mai un niveau d'embauches inégalé depuis 15 ans »
- 4:00Elisabeth BorneChiffre
« nous assistons à une baisse de près de 135 mille demandeurs d'emploi sans activité »
- 5:30Elisabeth BornePromesse
« le montant global des droits auxquels peuvent prétendre les demandeurs d'emploi restera inchangé »
- 6:00Elisabeth BorneFait
« la france a et conservera après la réforme l'un des systèmes d'assurance chômage les plus protecteurs au monde »
- 6:30Elisabeth BornePromesse
« aucun demandeur d'emploi actuellement indemnisés ne verra son allocation changer »
- 8:00Elisabeth BorneFait
« les règles actuelles de l'assurance chômage réduisent la capacité de négociation des salariés »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
si le conseil d'état nous demande de repousser l'application de cette partie de la réforme c'est parce qu'il estime que la conjoncture économique est encore incertaine je voudrais en premier lieu souligné que le recours aux contrats courts est un phénomène largement indépendants de la conjoncture économique il s'agit là pour l'essentiel d'habitude des acteurs en revanche les paramètres de l'assurance chômage sont un facteur déterminant de ses habitudes et comportements à titre d'exemple la durée minimale d'emploi ouvrant droit à l'assurance-chômage influence directement la durée des contrats proposés par les employeurs les aides les études montrent que le passage en 2019 de six mois à quatre mois pour l'ouverture des droits s'est traduit par une forte augmentation de la part des contrats de quatre mois pour ma part je constate par ailleurs que l'économie repart c'est sur ce point également que nous souhaitons rassurer le conseil d'état l'insee a publié son enquête de conjoncture de juin qui met en évidence une très nette amélioration du climat des affaires qui atteint même un niveau supérieur à celui de l'avant crise les signaux sont également positifs sur le marché de l'emploi puisque les intentions d'embauchés des entreprises en 2021 sont dynamiques et supérieures à ce qu'elles étaient en 2019 nous avons nous avons atteint au mois de mai un niveau d'embauchés inégalé depuis 15 ans logiquement sur ce même mois nous assistons à une baisse de près de 135 mille demandeurs d'emploi sans activité je rappelle que la réouverture de certaines activités n'est pourtant intervenue qu'après la mi mai et partiellement d'ores et déjà de nombreux secteurs notamment la restauration le bâtiment ou encore l'industrie font état de difficultés de route de recrutement et vous devez toutes et tous le constater dans vos territoires c'est donc dès maintenant qu'il nous faut faire évoluer les comportements sur le marché du travail l'objectif de la réforme de l'assurance chômage reste inchangé nous en finir avec un système qui encourage le recours excessif aux contrats courts et qui enferme des centaines de milliers de travailleurs dans la précarité avant toute chose nous souhaitons réformer le système pour le rendre plus juste je rappelle que la location est aujourd'hui calculé en fonction des revenus des jours travaillés et non du revenu moyen sur la période cela peut conduire un demandeur d'emploi qui a travaillé précédemment par exemple un jour sur deux un bénéficier d'une allocation quasiment du double par rapport à celui qui travaille tous les jours à mi temps alors que les deux ont travaillé le même nombre d'heures nous devons en outre adapter les paramètres de l'assurance chômage pour mettre fin à ces effets pervers qui encourage le recours aux contrats courts nous devons en premier lieu revoir les règles de calcul de l'allocation chômage tout d'abord parce que nous refusons d'en fermer les demandeurs d'emploi dans des trappe à précarité je rappelle que la france a et conservera après la réforme l'un des systèmes d'assurance chômage les plus protecteurs au monde contrairement à ce que certains répètent à l'envi aucun demandeur d'emploi actuellement indemnisés ne verra son allocation changer la réforme du calcul des allocations n'aura également aucun impact sur les salariés qui se retrouvent ponctuellement au chômage après avoir travaillé de façon continue sur la période précédente le montant global des droits auxquels peuvent prétendre les demandeurs d'emploi restera inchangé si le montant mensuel de l'allocation pourra être moins élevée alors le demandeur d'emploi sera indemnisée plus longtemps ce qui pourra lui donner le temps de rebondir vers un emploi plus stable par ailleurs nous avons entendu les organisations syndicales et introduit un plancher dans la règle de calcul en dessous duquel les allocations ne pourront pas descendre mais les règles doivent aussi évoluer parce que le rôle de l'assurance chômage n'est pas de financer le besoin en flexibilité des entreprises alors d'aucuns disent votre réforme repose sur l'idée que les chômeurs optimiserait leur temps de travail je veux le dire ici très clairement la réforme ne repose absolument pas sur ce précis présupposés s'il ya un fait sur lequel beaucoup d'études et de témoignages concordent c'est que les règles actuelles de l'assurance chômage réduisent la capacité de négociation des salariés ces derniers ne sont en effet pas incité à prétendre à des contrats plus longs plus grave certains employeurs n'hésitent pas à demander à leurs salariés en contrats courts de rester dit disponible entre les missions comme une sorte d'astreinte mais cette périodes d'astreinte il ne la finance pas eux mêmes c'est l'assurance chômage qui se retrouvent de voir la prendre en charge autrement dit le système actuel déresponsabilise les entreprises contre al quant à la précarité qu'elles imposent à leurs salariés c'est cette logique que nous voulons remettre en cause je rappelle par ailleurs que cette alternance entre contrat courrait période de chômage n'est pas viable pour l' équilibre financier du régime puisqu'elle coûte 2 milliards d'euros chaque année à l'unedic [Musique]
Élisabeth Borne