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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 9 mars 2026 23 min

Sécurité, alliances aux municipales, procès... Le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Rachid Adati. Bonjour. Bonjour Paul. Bonjour à tous. Rachid Adati, merci d'être avec nous sur France Info à six jours du premier tour des municipales. On va parler de vos propositions pour les Parisiennes et les Parisiens, mais d'abord la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences concrètes pour les Français, notamment la flambée des prix du carburant. Le Rassemblement National et LFI pressent le gouvernement d'agir en baissant les taxes ou en bloquant les prix. Est-ce que le gouvernement doit faire un geste ?

0:31
Rachida Dati

Toutes ces guerres, évidemment, ont un impact sur la politique nationale et sur le pouvoir d'achat des Français. Si on pense évidemment au prix de l'essence, beaucoup de Français sur le territoire national utilisent leur voiture parce qu'ils n'ont pas d'autre choix pour aller travailler. Donc le gouvernement devra arbitrer pour savoir évidemment dans quelles mesures on peut compenser cette hausse ou si ça flambe. Ça, c'est le premier point. Et le deuxième point, c'est qu'il faut savoir aussi quelle va être la durée de cette guerre, dans quelles circonstances.

Là, j'ai vu que le président de la République avait pris contact avec le président américain, le président iranien, pour aussi mesurer l'ampleur de cette guerre.

1:10
Présentateur

Ça pourrait durer longtemps. L'Iran dit qu'il est prêt à tenir six mois à cette intensité-là.

1:15
Rachida Dati

C'est aussi pour ça que le président de la République s'est aussi impliqué auprès de tous nos alliés, de tous nos partenaires, pour évidemment essayer de réduire ce temps de guerre qui impacte tout le monde et qui est néfaste pour tout le monde. Vous êtes maire du 7e arrondissement de Paris, celui du Champ de Mars et de la Tour Eiffel. Justement, samedi, un millier de manifestants ont défilé dans votre arrondissement en soutien à Reza Palavi, le fils du Danyeshad Iran. Est-ce que ça vous paraît une bonne solution, une alternative ? C'est le choix des Iraniens.

Moi, je considère que les interventions extérieures pour avoir un nouveau gouvernement, il faut laisser le choix au peuple iranien et iranienne. Moi, je connais très bien, évidemment, la veuve du Chadiran qui est effectivement dans mon arrondissement également. Je les connais très bien. On se connaît depuis très longtemps. Ils suivent la politique iranienne depuis des années. Ils sont aussi aux côtés du peuple iranien. Et donc, aujourd'hui, c'est le choix. Ça doit être le choix des Iraniens et des Iraniens de choisir leur destin.

Si je vous interroge sur le fils du guide suprême, Mojtabah Khamenei, qui va lui succéder, ce qui ressemble à une forme de transmission dynastique du pouvoir, est-ce que ça vous paraît viable ? Encore une fois, aujourd'hui, il y a un enjeu majeur. C'est le destin de l'Iran, qui est un grand pays, qui est une grande civilisation, 46 ans aussi d'oppression des Iraniens et des Iraniens. Et aujourd'hui, ils doivent faire le choix de leur destin.

2:34
Présentateur

Rachida Dati, Emmanuel Macron se rend aujourd'hui à Chypre pour témoigner la solidarité de la France avec cet état de l'Union européenne frappé la semaine dernière par des drones et des missiles. La France a aussi envoyé des renforts militaires aux Proches et au Moyen-Orient, dont le porte-avions Charles de Gaulle. Mais elle ne fait pas partie de cette guerre, dit Emmanuel Macron. Est-ce que c'est audible, ça, pour les Français ? On ne fait pas partie de cette guerre, mais on envoie des moyens ?

2:58
Rachida Dati

Parce qu'on ne nous sommes pas belligérants. Effectivement, nous venons en appui à nos alliés. D'ailleurs, nous avons des bases françaises dans les pays qui ont été les cibles aussi de ces attaques. Et donc, il est normal que le président de la République puisse être aux côtés de nos militaires français, mais aussi de nos partenaires et de nos alliés stratégiques. On écoute une Française, finalement, rapatriée de Dubaï après huit longues journées à réclamer de l'aide.

3:21
Auditeur

Moi, la cellule de crise, elle m'a dit, je lui ai dit, j'ai deux enfants paniqués, comment on fait ? On ne peut rien pour vous, rachetez-vous des billets sur Emirates. J'ai dit, bon, ok. Et sinon, concernant notre sécurité, est-ce que le parking souterrain, c'est une bonne idée ? Est-ce qu'on est en sécurité là ? On ne peut pas vous dire. On laissait des messages sur les réseaux de l'ambassade, du consulat, mais personne ne répondait.

3:42
Rachida Dati

Comme l'expliquait la chronique de Fanny Guinochet ce matin, ça coûte une fortune, ces rapatriements. Est-ce qu'il faut en faire plus ? Est-ce que l'État peut en faire plus ? L'État prend ses responsabilités dans les rapatriements, parce qu'il y a des rapatriements tous les jours. En plus, avec les contraintes liées à la fermeture ou pas des espaces aériens, les compagnies qui sont disponibles ou pas, les vols qui sont disponibles. Et donc, l'État est très engagé. Les agents du ministère des Affaires étrangères, les consulats, les ambassades sont très engagés dans le rapatriement de nos compatriotes. Et je pense que l'État prend ses responsabilités.

4:18
Présentateur

Dernière question sur ce sujet. Emmanuel Macron a déploré en même temps des opérations militaires conduites en dehors du droit international et en même temps dit ne pas regretter la décapitation du régime iranien. Est-ce que dans le monde actuel, le droit international existe encore ? Ou, comme Gabriel Attal, vous dites aujourd'hui, c'est la loi du plus fort qui prime et il faut s'adapter ?

4:38
Rachida Dati

Moi, je pense que le droit international doit exister. Et c'est ce qui permet aussi de ne pas s'agresser inopinément du jour au lendemain. Pour autant, s'agissant de ce régime, ça a été aussi une attente très forte d'ailleurs des iraniennes et des iraniens. Rappelez-vous, il y a quelques, je crois qu'il y a plus d'un an, moi je connais très bien l'Iran et justement ce peuple. Et ils n'aimaient pas qu'on vienne faire de l'ingérance chez eux. Et là, certains ont appelé justement le président américain de pouvoir intervenir. Et donc, c'est avoir un équilibre dans tout ça. Donc, est-ce qu'on laisse aussi un peuple se faire opprimer ?

Moi, j'entendais une de vos consoeurs sur une chaîne concurrente, sur LCI, Abnus, qui disait que le droit international n'a pas été respecté vis-à-vis des iraniens et des iraniens pendant très longtemps sans que personne ne s'en émeuve. Donc voilà, c'est de trouver un chemin entre tout cela. Quelles conséquences ça a chez nous ? La France Insoumise assure que cette guerre leur amène du monde dans leurs meetings et leur fait gagner des militants. Que vous disent les gens sur les marchés pendant votre campagne sur l'Iran ? Ce n'est pas un enjeu électoraliste. Ça serait cynique et je trouve que c'est trop grave pour en faire un enjeu électoraliste. Les gens nous en parlent.

Ils nous en parlent parce qu'effectivement, ils ont été aussi très marqués par la guerre en Ukraine, qui a quand même eu aussi des conséquences en termes sur l'énergie, le prix de l'énergie pour nos compatriotes. Mais cette guerre forcément suscite des interrogations, suscite des interrogations sur l'instabilité à nos portes et suscite aussi des interrogations sur l'impact sur le pouvoir d'achat des Français.

6:17
Présentateur

Ça pose des enjeux de sécurité aussi. Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, a demandé au préfet la plus grande vigilance sur la protection du territoire national. La sécurité, c'est la priorité des Parisiens pour les municipales. On disait que vous êtes candidate à Paris, soutenue par Les Républicains et le Modem. Alors vous, vous proposez un objectif de 5000 policiers municipaux. Quand Pierre-Yves Bournazel en propose 6000, Sarah Knafo 8000. Est-ce que vous êtes moins disante sur ce sujet que vos concurrents ou vous êtes réaliste ?

6:46
Rachida Dati

D'abord, sur la sécurité, c'est une forte attente des Parisiennes et des Parisiens. Il faut savoir que sur simplement cette dernière mandature, 2019-2025, la délinquance a explosé. Le narcotrafic a augmenté de 218%. Qu'est-ce que recouvre le narcotrafic ? Traite des êtres humains, prostitution et traite des êtres humains de toute nature. Trafic de stupes, blanchiment d'argent. Mais est-ce que c'est la maire de Paris qui s'occupe du narcotrafic ? Blanchiment d'argent, trafic de stupes et évidemment la toxicomanie qui s'est fortement répandue dans Paris. Agression sexuelle, plus de 60%. Atteinte aux personnes, plus de 25%.

Uniquement sur la dernière mandature, sachant que la délinquance n'a eu de cesse d'augmenter pendant toutes les mandatures précédentes. Donc aujourd'hui, moi j'entends les uns et les autres, ça démontre bien que pour être candidat à la mairie de Paris, vous savez, ça ne s'improvise pas. Il faut connaître les dossiers, il faut connaître aussi les sujets et il faut connaître les dispositifs que vous pouvez mettre en œuvre dans le cadre de vos pouvoirs et vos prérogatives. Et donc vous voulez recruter 5 000 policiers ?

Quand vous êtes maire, vous êtes en charge, c'est dans le code des collectivités territoriales, de la tranquillité publique et de la prévention de la délinquance et donc de la sécurité. Quand vous êtes maire, vous présidez un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Et donc vous avez, dans cette instance que vous présidez, il y a le préfet de police et le procureur de la République. Moi je souhaite sécuriser l'ensemble de l'espace public avec le préfet de police, 5 000 policiers municipaux armés, équipés, formés. Difficile à recruter ces policiers municipaux racheter la dette ?

Non, parce qu'ils ne sont pas difficiles à recruter dès l'heure où vous leur donnez un statut, vous les formez, vous les équipez, vous les armez, ils auront un statut. Et effectivement la rémunération en conséquence. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Ça fait deux fois que vous dites armés. Aujourd'hui, il y a 7 000 rues dans Paris, je ne laisserai aucun angle mort. Il y aura 8 000 caméras sur tout l'espace public. Ça c'est la sécurisation de l'espace public. Mais vous pensez que ça va empêcher les agressions, les caméras ? Mais bien sûr, c'est préventif, c'est dissuasif et ce sont des éléments de preuve pour les procédures judiciaires. Vous dites armés ? Sécurisation de l'espace public.

Tout ça rattaché, évidemment, à un centre de supervision urbain à chaque mairie d'arrondissement. Il faut savoir que quand vous êtes maire d'arrondissement, vous n'avez aucune agilité, ni sur la prévention, ni sur la sécurité. Si vous vous rattachez au maire d'arrondissement, vous aurez une agilité pour pouvoir sécuriser l'espace public. Le deuxième axe de la sécurité, que personne ne voit, parce qu'effectivement, il faut connaître aussi comment ça marche, vous avez dans cette instance que vous présidez, le procureur de la République. Le procureur de la République, il est nommé dans une juridiction, sur un territoire, pour lutter contre la criminalité qui est sur ce territoire.

J'ai une cartographie de la criminalité à Paris. Je demanderai à la procureure de la République de me donner la politique pénale qui répondra à cette criminalité avec des réponses très claires, avec des décisions très claires. Et moi, je rendrai compte tous les mois aux Parisiens sur cette lutte contre la délinquance. Il y a un débat très intéressant sur les armes des policiers. Pardon, Mme Dati, s'il vous plaît. Vous ferez des points de communication tous les mois. Exactement. Je m'engage auprès des Parisiennes et des Parisiens parce que c'est le sujet majeur de Paris, cette insécurité qui a explosé.

On a eu le viol et le meurtre de la petite Philippine, le petit Elias qui sortait quand même d'un entraînement sportif. Vous avez des rixes tous les jours entre mineurs et donc il faut rétablir la société à Paris. Vous voulez également, pardon de vous interrompre, on a énormément d'autres thèmes, après il y a le fil d'info, vous voulez également armer la police municipale. Là-dessus, le candidat socialiste, Emmanuel Grégoire, il est plutôt hostile, il est clairement hostile, non pas par principe, dit-il, mais parce que les missions de la police municipale qui luttent principalement contre les incivilités et contre les nuisances sonores ne justifient pas, pense-t-il, d'avoir une arme létale.

Pour vous, c'est indispensable que la police soit armée à Paris ? Aujourd'hui, M. Grégoire ne pourra pas mettre de police municipale tout court puisque M. Béliard et M. Brossat ne sont pas d'accord. Avec ses alliés communistes et écologistes. Exactement, qui sont sur sa liste. Il ne souhaite pas cette police municipale et donc, nous, on souhaite sécuriser l'espace public. Elle sera en appui de la police nationale, elle permettra de lutter contre la délinquance. On ne peut pas avoir autant d'insécurité sur une ville comme Paris qui est quand même une capitale. Aujourd'hui, les Parisiennes et les Parisiens sont victimes d'une explosion de la délinquance.

Nous avons 500 parcs et jardins à Paris. Ils sont, dans leur grande majorité, ils sont soit squattés, soit dans l'insécurité totale. Le bois de Vincennes, le bois de Boulogne, je voudrais que les Parisiennes et les Parisiens et les familles se réapproprient ces deux bois et donc, moi, je mettrais des dispositifs de sécurité. Les caméras de vidéos en protection ? Non, mais pardon, Rachida Detté, en 2020, la Cour des Comptes disait que ça ne servait pas à grand-chose. Je mettrais des antennes de police municipales à chaque entrée du bois de Vincennes et du bois de Boulogne, mais aussi dans les grands squares et les parcs et jardins.

11:30
Présentateur

La protection de la Cour des Comptes, en 2020, disait qu'il n'y avait pas de lien concret entre vidéo-surveillance et baisse de la délinquance.

11:38
Rachida Dati

Vous avez la vidéo-protection qui permet d'anticiper. Moi, je vais vous dire, on a eu une caméra aux abords d'un établissement scolaire. On a fait baisser le deal de drogue. Vous savez très bien que les premiers exposés à la consommation de drogue, ce sont les mineurs et les enfants à bord des écoles. C'est dissuasif, c'est préventif, mais ce sont aussi des éléments de preuve pour pouvoir interpeller ceux qui se livrent au trafic de drogue ou à toute autre forme de délinquance. En moins, combien ça vous coûte ? Parce que selon les socialistes, 8 000 caméras a à peu près 15 000 euros. La caméra, ça fait 120 millions d'euros. Vous êtes d'accord sur ce chiffre ?

Ça vous coûterait 120 millions d'euros ? C'est moins que cela. Aujourd'hui, les dispositifs de sécurité qu'on a budgétés, nous sommes entre 500 et 700 millions d'euros. Et c'est budgété. Moi, mon budget que j'ai fait, qui a été expertisé, étudié notamment par l'Institut Montaigne, c'est crédible.

12:26
Présentateur

Ça veut dire que vous coupez où,

12:27
Rachida Dati

Raghile Adel, pour trouver cet argent ? Il faut avoir de nouvelles priorités. Moi, ce sera la sécurité, la propreté, la mobilité, réhabiliter, refaire tout le parc social qui est aujourd'hui dégradé, insalubre. Voilà le bilan d'Emmanuel Grégoire. Je reverrai, je réduirai les dépenses sur les associations qui n'ont aucun lien avec Paris et les Parisiens. C'est entre 1,8 milliard et 2 milliards par an. Les préemptions, qui sont des préemptions, qui sont des cavaleries, c'est-à-dire que l'argent... Vous parlez de quelles associations ? Il y a beaucoup d'associations. Nous avons fait une mission. Nous avons été dans l'opposition.

Nous sommes opposés à des associations qui n'ont aucun lien avec Paris et les Parisiens. Concrètement, disons. Il y en a plusieurs. Je vous invite à regarder. Il n'y a aucun problème. Il y a des associations qui sont liées à des pays étrangers pour lesquelles ça ne rapporte rien à Paris. Il y a des associations qui sont séparatistes, des associations qui sont communautaristes. Je suis contre. Nous nous sommes battus pour ne pas subventionner une librairie qui vendait des livres antisémites. Et donc, il faut pouvoir réduire ces subventions. On va continuer à parler. Non, non, non.

Autre chose, les préemptions entre 350 et 400 millions d'euros par an pour préempter, acheter du logement privé pour en faire du parc social qui est aujourd'hui dégradé, insalubre. Moi, je m'engage à refaire tout le parc social. J'ai du respect pour les gens qui vivent dans le parc social et qui aujourd'hui sont méprisés, qui vivent dans du logement dégradé et insalubre. Et aujourd'hui, la mairie de Paris et cette gauche leur tournent totalement le dos. Et c'est tous les jours. Et donc, moi, j'ai du respect pour les gens qui payent leur loyer et qui sont logés dans ce parc social dégradé.

14:01
Locuteur non identifié

Le 830 France Info, Agathe Lambret, Paul Larouturou.

14:05
Présentateur

Avec Rachida Dati, ancienne ministre de la Culture, candidate de LR et du Modem à la mairie de Paris, on parle de potentielles alliances, Paul.

14:13
Rachida Dati

Et d'un potentiel mot que vous allez énormément entendre probablement dans une semaine, restons prudents, c'est le mot qu'un camp gulaire. Vous êtes cinq à pouvoir vous maintenir au deuxième tour selon le tout dernier sondage. Vous avez, Madame Dati, une seule façon de gagner. Il faut déjà que Pierre-Yves Bournazel et Sarah Knafo retirent leur candidature à votre profit, ce qui n'est pas une mince affaire, et que Sophia Chikirou se maintienne contre Emmanuel Grégoire. Comment allez-vous faire ça ? Tous les sondages et toutes les études démontrent quoi ? C'est la première fois depuis 2001 que les Parisiens, la majorité des Parisiens souhaitent une alternance à Paris.

Ils souhaitent évidemment qu'après 25 ans de gauche que ça puisse changer. Et l'alternance dans tous ces sondages se porte évidemment et cette volonté de changement doit être portée par la droite et le centre. Je suis en tête évidemment dans cette droite et du centre qui aujourd'hui est divisée. C'est vrai, c'est une réalité. Moi, j'en appelle à la responsabilité des électeurs. Aujourd'hui, quelle est la question ? La question, ce n'est pas de m'aimer ou pas. La question, c'est de me faire confiance. Moi, je vais vous dire, j'ai un projet concret sur tous les sujets. Vous pouvez nous interagir sur tous les sujets.

Sur la circulation, sur la propreté, sur la sécurité, sur le logement, il faut voter utile pour le changement. La question, je vous le dis, ce n'est pas de dire on aime ou pas d'attie, c'est de dire, je dis, faites-moi confiance. Mais pour l'instant, cette consigne... Attendez, j'ai une équipe d'élus expérimentés dans tous les arrondissements. Et donc, nous, si nous sommes élus demain, nous serons opérationnels après-demain. Et donc, aujourd'hui, il est absolument impératif de voter utile pour le changement dès le premier tour.

15:45
Présentateur

Rachida, est-ce que les électeurs vous entendent ? Parce que pour l'instant, quel est l'enjeu ? Je pose juste une question, pardon. Sarah Knafo a été plutôt en dynamique ces derniers jours et ce matin encore dans le Figaro, donc c'est la candidate reconquête, elle indique que si le premier tour confirme la tendance, elle vous proposera une fusion des listes et un accord sur le programme car tous les chiffres le montrent, sans union, la droite perd, dit-elle. Vous, vous refusez quoi qu'il arrive, même si c'est la condition pour gagner, vous refusez cette année ? Le sujet,

16:13
Rachida Dati

il est, est-ce qu'on fait barrage à cette gauche qui a quand même beaucoup détruit Paris et qui va continuer à le faire parce que c'est la même équipe en pire ? Aujourd'hui, M. Grégoire a déjà l'extrême-gauche sur sa liste, Mme Simonnet, M. Sorel, Mme Lucie Castel, Il refuse de faire l'alliance avec LFI ? Non, ils ont fait une rupture de personne, est-ce qu'ils ont fait une rupture d'idéologie ? Est-ce que vous avez entendu Mme Simonnet rompre avec les antisémites qui la soutiennent ? Est-ce que vous avez entendu M. Sorel revenir sur ses propos ? C'est pour ça que ça répond à la question de tout à l'heure.

Il est anti-police, il considère, il l'a dit dans un conseil de Paris, en disant la police tue. Alors, M. Grégoire vous répond que vous avez une zémoriste

16:56
Présentateur

sur votre liste, Rachida Dati, elle s'appelle Serouya Naji et elle a publié des messages de soutien et des aimants.

17:02
Rachida Dati

Qu'est-ce que vous lui répondez ? Ils ne sont pas reconquêtes. Il y a des gens qui ont des parcours et des parcours politiques. Et donc, moi je veux vous dire, interrogez M. Grégoire sur les extrémistes de gauche, sur les antisémites qu'il a sur sa liste et les antipolices. Est-ce que vous pensez qu'on confie une ville après l'avoir détruite comme ils l'ont fait pendant plus de 20 ans et continuer avec une gauche très radicale qui ne veut pas de sécurité, qui ne veut pas reconstruire, réhabiliter le parc social ? Qu'est-ce que vous dites moi j'ai des problèmes avec personne. Ma campagne, c'est une campagne de premier tour. M.

Laraud-Jourou, ça se voit que vous n'avez jamais fait de politique. Ne soyons pas des agrains. Ne sois pas personnels. Qu'est-ce que vous dites ? Vous êtes journaliste, je ne le suis pas. Chacun son métier. Je dis simplement, quand vous faites une campagne, vous faites une campagne de premier tour. C'est de convaincre les électeurs. Il faut les convaincre sur, évidemment, quelle est la question et quel est l'enjeu. Est-ce qu'on fait barrage à cette gauche qui a quand même beaucoup abîmé Paris et qui continuera bien pire parce que c'est la même équipe en pire ? Mais Karim Bournazel ne veut pas d'alliance avec vous sur votre gauche

18:04
Présentateur

et Sarah Knafo vous propose une union que vous refusez. Est-ce que vous êtes

18:07
Rachida Dati

dans une impasse ? Non, je ne suis pas dans une impasse. Nous sommes quel jour là ? Nous sommes avant le premier tour. On est d'accord ? 6 jours du premier tour. Voilà. Comment ça se dénoue ? Comment ça se dénoue ? Ça se dénoue avec les Parisiennes et les Parisiens. Donc le vote vous y croyez ? Je leur dis faites-moi confiance. Faites-nous confiance. Faites confiance à l'équipe que je dirige et le projet que nous portons. Ce projet il a été élaboré avec les associations avec les Parisiens avec les collectifs avec 6 ans d'opposition. Elle est d'extrême droite Sarah Knafo

18:35
Présentateur

c'est pour ça que vous ne voulez pas d'alliance avec elle ? Pourquoi vous ne voulez pas ?

18:38
Rachida Dati

Vous connaissez la réponse ou pas ?

18:39
Présentateur

Dites-moi.

18:40
Rachida Dati

Je ne sais pas. C'est vous qui classez. Je vous interroge. Est-ce que pour vous elle est d'extrême droite ? Est-ce que je suis de gauche ? Non, vous êtes de droite. Bon voilà. Donc vous avez les réponses sur les autres candidats. Je ne voulais pas les réponses. Je vous laisse répondre. Pourquoi vous ne répondez pas ? Moi je réponds sur moi-même. Je réponds sur la liste que j'ai. Moi c'est une liste de rassemblement de toutes les sensibilités de la droite la plus affirmée au centre. Et donc j'ai une liste avec toutes les sensibilités évidemment sur cette liste. Vous devez être jugé pour corruption et trafic d'influence en septembre prochain dans l'affaire dite Renaud-Nissan.

Vous risquez l'inéligibilité en cas de condamnation. Que dites-vous aux Parisiens que cette échéance peut interroger ? Je ne serai pas empêchée parce que personne ne connaît cette procédure et elle date de 2009 et je ne serai pas empêchée. Je suis magistrat comme vous le savez. J'ai toujours un statut de magistrat. Personne ne connaît cette procédure. Je ne serai pas empêchée. Et donc moi je dis aux Parisiens et aux Parisiens ne vous laissez pas déstabiliser par ses outrances cette instrumentalisation sur une affaire qui date de 2009 et qui ne m'empêchera pas d'être maire de Paris.

Et si je suis maire de Paris si les Parisiens et les Parisiens me font confiance le changement ils le verront très rapidement. C'est ça la question.

19:46
Présentateur

Si vous le dites rien ne vous empêchera d'être maire de Paris et d'être élue mais est-ce que vous pourrez être disponible pour le procès en étant élue quelques mois après votre élection ? Le matin à la mairie l'après-midi en audience ?

19:57
Rachida Dati

Non, ce n'est pas comme ça que ça se passe. Vous ne connaissez pas le dossier. Vous ne connaissez pas la procédure. Je ne serai pas empêchée. Et je dis aux Parisiens Vous arrivez à mener

20:04
Présentateur

votre défense

20:05
Rachida Dati

et votre mandat de front ? Je dis aux Parisiens et aux Parisiens de ne pas se laisser déstabiliser et se laisser détourner de l'enjeu majeur de pouvoir changer Paris et changer Paris en mieux avec l'équipe vraiment de professionnels et d'élue expérimentée et avec un projet sérieux.

20:21
Présentateur

Question très vite Rachida Dati. Il y a un nouveau site internet baptisé wikidati.fr qui recense des affaires dans lesquelles vous êtes cité. Votre équipe a tenté de faire fermer ce site. Où en est la procédure ? Non, pas du tout. Moi je ne suis pas là-dedans. C'est pour ça que je dis aux Parisiens

20:36
Rachida Dati

Je dis aux Parisiens et aux Parisiens Non, pas du tout. Les Parisiens et les Parisiens ne doivent pas se laisser détourner par cette instrumentalisation. Madame Lambret, est-ce que vous avez demandé à M. Grégoire qui va comparaître aussi devant la justice pour répondre sur le périscolaire ? On l'a beaucoup interrogé sur le périscolaire. Justement, il sera interrogé par la justice et convoqué par la justice pour répondre du recrutement des agents, des animateurs scolaires qui sont prédateurs sexuels dans le périscolaire. Ce sont 100 000 enfants qui sont... Non, pas du tout. Ça vous plaît ? Ça vous énerve ? Non, pas du tout. Je vous réponds.

Il y a une affaire grave à Paris qui est le périscolaire. 100 000 enfants sont exposés à des prédateurs. Et on a interrogé Emmanuel Grégoire là-dessus. Donc, la responsabilité incombe à M. Grégoire qui les a recrutés. Paris Habitat, M. Brossat, adjoint au logement, a été informé d'un détournement de fonds majeur, centaines de millions d'euros aux dépens de Paris Habitat. Cet argent devait servir aux travaux dans le parc social. Cet argent a été détourné en connaissance de M. Brossat qui devra répondre devant la justice. Et on interroge vos concurrents Rachid Haddati sur tous ces sujets. Et M. Lejoine, sur ses notes de frais, il a utilisé l'argent des Parisiens à l'arrondissement de Paris.

Le maire du 18ème a utilisé l'argent des Parisiens pour s'acheter des costumes, se payer ses vacances, payer le restaurant de ses enfants. C'est le moment de la question qui est Rachid Haddati. Et donc, voilà. Et donc, aujourd'hui, ils devront répondre devant la justice de l'utilisation

21:59
Présentateur

de l'argent des Parisiens, ce qui n'a jamais été mon cas. Aujourd'hui, la question qui esquive. Les chaînes d'info ont fini par jeter l'éponge. Elles n'organiseront pas de débat entre les candidats à la mairie de Paris avant le premier tour parce qu'une candidate refuse ce débat. C'est vous. Pourquoi rejeter cette confrontation ? Attendez, je termine ma question. Est-ce que vous vous dites que je suis parmi les favoris ? Je suis connue. Vous pensez que vous n'avez rien à gagner et tout à perdre ? Non, pas du tout.

22:24
Rachida Dati

Quand vous faites des débats, les débats doivent éclairer les électeurs. Et évidemment, les débats ne doivent pas être des pugilats, ce qui sont devenus de plus en plus le cas. Moi, je n'ai pas souhaité m'exposer à un pugilat. Je réponds sur mon programme et mon projet. M. Grégoire, il y avait un débat à France 3. Il n'a pas souhaité s'y rendre. Il ne souhaite pas faire de débat non plus. Il explique que c'est parce que vous ne vouliez pas y aller. Non, pas du tout. Il était libre d'y aller. C'est vous qui avez fait les débats quand même. Non, pas du tout. C'est votre absence qui a fait annuler les débats. Non, sur France 3, le débat n'a pas été annulé, M. Larreau.

Vous avez été des représentants. Actualiser un petit peu. On a tout actualisé. Vous avez des représentants parce que vous avez refusé. Sur France 3, M. Grégoire a refusé

23:01
Présentateur

de participer à des débats. Merci beaucoup, Rachida Adetti, d'avoir répondu aux questions de France Info. Merci, Paul. Merci, à demain. Merci, à demain.

Sécurité, alliances aux municipales, procès... Le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati — Rachida Dati · Pourquijevote