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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 13 septembre 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprises

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a "décidé de retirer la suppression de deux jours fériés"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une grosse concession ou une concession attendue ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Blanche Leridon, il dit 'Je veux épargner les Français qui travaillent'. Est-ce que c'est crédible ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les autres symboles de ce budget ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Sébastien Lecornu exclut la France insoumise des négociations. Pourquoi ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette mesure sur les jours fériés était inévitable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Sébastien LecornuFait
    « Je veux épargner les Français qui travaillent. »
  • 7:00Sébastien LecornuFait
    « Il n'y aura pas de réouverture du conclave sur les retraites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] 18h8 sur BFM TV. Bienvenue si vous nous rejoignez dans le club BFM et l'information à la une, c'est le Premier ministre Sébastien Lecornu qui dévoile les premières pistes de de son futur budget avec une annonce choc qui tranche déjà avec François Bairou. Il annonce et bien retirer la suppression des deux jours fériers car il dit et bien qu'il veut épargner les Français.

On va revenir, on va se demander si c'est une grosse concession ou si c'était une concession attendue avec nos éditorialistes qui sont avec nous euh ce soir. Bonjour Blanche Leridon, directrice éditoriale de l'Institut Montigne. À côté de vous euh Jean Garig historien.

Euh je rappelle votre livre les avocats de la République aux éditions Audil Jacob. Avec nous également Christophe Bourseiller, spécialiste des des colères françaises et qui écrit un livre sur les Le Penne famille française et Frédéric Tedi Marianne avec une une assez choc he le cornu opération dernière chance vous allez nous dire et bien si ces premières annonces voilà si vous allez accorder la confiance à à Sébastien Lecornu et Léopold DUbert du service politique vous venez de lire cette interview qui vient de tomber à la presse quotidienne régénale et il y a des annonces fortes. Oui, c'est danse effectivement.

C'est la première fois que Sébastien Lecornu entre dans ce niveau de détail en tout cas de ce qu'il veut faire sur certains points. Tout n'est pas encore très clair parce qu'il garde les cartes en main. C'est la stratégie le cornus c'est d'en dire un petit peu mais pas trop.

D'abord concerter et ensuite annoncer. Mais la mesure à retenir cette interview effectivement, c'est la suppression de ces fameux de jours fériers qui avaient fait polémique et qui en partie avait causé la chute de François Baou lors de ce vote de confiance de la la semaine dernière. Il envoie très clairement un gage à la gauche notamment qui lui a reproché à François Baou cette cette méthode en disant que le travail devait payer.

Il en a conscience dans cette interview. En tout cas, il répète que il se dit prêt notamment à revenir sur peut-être l'idée de taxer plus les ultra riches sans forcément adopter cette fameuse taxe he qui a beaucoup fait couler d'encre. également un autre point que l'on retient de cette interview, c'est qu'il n'y aura pas de réouverture du conclave sur les retraites qui avait également été quelque chose qui n'avait pas forcément très bien marché dans la méthode Baou.

Bref, essayer de prendre comment vous dire ce qui a ce qui va avre positif selon lui dans le plan de François Baou mais on voit bien que très pour très il amende déjà certaines mesures. Alors Léopold on revient donc sur cette annonce de cette suppression des deux jours fériers qui effectivement avait cristallisé la colère. Est-ce que c'est une grosse concession Jean-Gergo ?

Est-ce qu'on s'y attendait finalement ? Oui, un contestellement c'est une contestion une concession pardon inévitable. C'est c'était c'était vraiment la la pomme de discord.

C'était là-dessus que non seulement d'ailleurs la gauche mais le le Rassemblement national aussi avait beaucoup polémiqué autour autour de ça. Donc il fallait il fallait enlever ça cette épine du pied de de au gouvernement de de Sébastien Lecnu. Pour le reste il est assez normal que alors il y a aussi une autre mesure quand même assez symbolique et qui aussi a fait dont on a beaucoup parlé c'est sont les avantages des des premiers ministres.

Alors on va y revenir mais restons simplement 2 minutes sur les les jours fériers qui quand même concernent tous les Français qui nous regardent. Blanche Leidon, il dit cette phrase "Je veux épargner les Français qui travaillent". C'est c'est ça aussi.

Oui. Alors, c'est vrai que comme l'a dit Jean- Garic dans le contexte actuel, ça aurait relevé de l'obstination totalement irresponsable que de persévérer sur le maintien de cette mesure, surtout euh de jours après les mobilisations boulotte du 10 septembre et quelques jours avant celle du 18 septembre. On sait que c'est une mesure qui avait absolument l'unanimité contre elle.

Donc il était parfaitement attendu et c'est un renoncement, j'ai envie de dire, un petit peu facile que celui qui que qu'a fait le le le nouveau premier ministre. Donc voilà. Et puis ça l'engage pas trop.

C'est-à-dire que là on les différentes oppositions ou même les membres qui feront peut-être partie demain de son gouvernement ne pourront pas l'accuser d'avoir pris un certain nombre de mesures sans avoir formé un gouvernement dans la mesure où encore une fois pour moi tout ça relève de l'évidence. H Christophe Bourse, vous aviez un peu analysé les slogans qu'on avait entendu le 10 septembre lors des manifestations. Ça revenait ça cette suppression des des jour ferrier ?

Oui, il y avait une espèce d'obsession là-dessus. C'était le poids de cristallisation du mouvement et c'est cette cette ce slogan des jours fériers qui a qui a provoqué l'émergence du mouvement pendant l'été et qui était donc vraiment le point nodal. Donc effectivement, il a déminé et il peut espérer calmer le jeu social en cette rentrée.

Mais faut bien dire, on en reviendra là-dessus tout à l'heure, que les enseignements de ce 10 septembre sont quand même très nuancés. On peut pas dire que c'était un grand mouvement de colère sociale qui a traversé le pays. On était très très loin des gilets jaunes.

Alors, on ne peut pas dire ça, mais effectivement, il y a pas eu une marée humaine dans la rue. Néanmoins, cette colère sociale, on la sente. Oui.

Oui. Alors, effectivement, il y a une colère sociale, il y a une souffrance sociale, c'est évident. D'ailleurs, il y a un calendrier puisqu'il y a eu le 10 qu'il y a maintenant des blocages sporadiques qui ont lieu.

Il y a Paris, il y a ce soir des blocages qui seront organisé par les autonomes et puis il y aura le 18 qui sera le moment suivant. Néanmoins quand on très rapidement quand on fait l'analyse de de cette mobilisation du 10, on s'aperçoit qu'il y a eu 200000 personnes qui ont donc en gros 200000 qui sont descendus dans les rues qui se sont agité. C'est 200000 personnes donc c'est le peuple mais c'est le peuple de gauche.

C'estàd c'est en réalité une démonstration de force de la gauche de la gauche et qui a montré qu'elle existait et qui a montré ça tombe très bien avant la fête de l'huma avant le 18 que elle représentait une force et qu'il fallait compter avec elle. Et d'ailleurs, j'ai l'impression que Sébastien Lecornu l'a peut-être entendu d'une certaine façon. Alors la gauche qui doit peut-être se réjouir de voir Sébastien Lecnu dire la taxe Zucman euh je suis pour plus de justice fiscale, j'y suis prêt.

Euh Frédéric TDI, c'est quand même ça aussi forme de rupture non de concession. Écoutez, mettez-vous imaginez que demain vous êtes nommé premier ministre d'Emmanuel Macron. J'imagine très bien.

Effectivement, ça fait déjà 7 ans que vous êtes au gouvernement, donc vous êtes une macroniste purjue, vous avez pas de majorité. Qu'est-ce que vous faites, hein ? Vous allez faire la même politique que tous les autres avant.

Donc vous annoncez que oui, vous vous laissez tomber 2 jours fériers euh histoire de vous mettre bien avec la gauche. Mais il se passera rien. Il a quand même il ouvre la il tend la main à la gauche.

Michel Barnier avait plutôt essayé de se mettre le Rassemblement national euh dans sa poche. Il y a quand même un changement de stratégie. Jean-arri c'est pas aussi simple que ça quand même.

Il il a parlé de rupture, souvenez-vous de la passation de pouvoir. Il a quand même donné une petite leçon de méthode à à François Baouill et assez violemment. Donc ça veut dire que il y a une rupture à faire.

Ça veut dire que notamment non mais sur on sait très bien que s'il y a négociation pour éviterion de censure ou pour éviter un vote de défiance, il faut le faire avec les socialistes. Donc il est il est assez cohérent quand même qui commence à remettre un tout petit peu chapit cette cette taxe zuman. Ce qu'on pense, ce que les observateurs pensent, c'est que ça sera pas la taxe zman que la demande les socialistes, mais il y aura quelque chose sur les forement la même assiette.

C'est intéressant Paul que vous ayez mentionné à plusieurs reprises la comparaison avec Michel Barnier. Moi, j'ai fait un tout petit peu d'archéologie médiatique avant de venir et vraiment les l'archéologie récente, les mots employés pour commenter les premiers jours de Michel Barny sont quasiment les mêmes que ceux qu'on emploie depuis 72h pour parler du démarrage de Sébastien le Cornu. Déjà, élément intéressant, il était à Macon aujourd'hui pour faire une visite sur le thème de la santé.

Comment est-ce que Michel Barnier avait commencé lui aussi au poste de premier ministre ? C'était à l'hôpital des enfants malades à Necer en disant que lui aussi il allait ériger la santé en problématique. Il avait aussi, on l'oublie un peu vite parce que bien sûr cette option là avait très rapidement été écarté de son projet mais il avait lui-même parlé de justice fiscale et de peut-être il avait évoqué l'hypothèse de faire contribuer les plus riches et puis ça toute le camp présidentiel et la droite était vent debout contre ça.

Donc on voit qu'il y a quand même beaucoup de similitudes. On avait aussi parlé de l'humilité d'un Michel Barni qui était grand négociateur qui lui-même aussi avait fait le déplacement dans le bureau de Yel Brun PV et tout le monde s'était c'est formidable. On montre une espèce de de d'immense respect à l'égard de l'institution parlementaire puisque ça n'est pas elle qui vient le voir mais lui qui se déplace. vraiment on est dans une chorégraphie quasiment répétée à l'identique.

Donc pour l'instant la rupture, j'ai énormément de mal à voir. Oui, il y a une différence d'âge, c'est vrai. Et là, je regardais donc euh les éléments de langage dans euh l'interview qu'il a adressé à la PQR.

Il parle quand même d'une immense loyauté à l'égard du président de la République. Donc à mon avis, la rupture, elle est pas pour tout de suite. Non, mais quelque chose que on remarque pas parce qu'on est français mais que m'a fait remarquer un journaliste suisse euh Sébastien le Cornu, c'est un apparatic à la française.

Euh c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui est devenu assistant parlementaire à 19 ans, il en a 39, ça fait 20 ans, il a jamais eu de boulot. assistant parlementaire, maire euh non, d'abord conseiller ministériel, maire, président de du département, secrétaire d'État, ministre, premier ministre, 20 ans de carrière comme Gabriel Attal au fond. C'est des gens qui n'ont jamais travaillé en réalité.

Je veux pas dire que non, c'est pas qu'ils ne travaillent pas quand ils sont ministres. Bien sûr, je sais que c'est très poli, mais je veux dire que ils connaissent absolument rien de la vie à part la politique. Jordan Bardella exactement sur le même type.

Et c'est des trucs quixist, c'est des trucs, pardonnez-moi, ce sont des gens qui n'existent qu'en France. Oui. Alors Léopold on la différence c'est quand même qu'il est élu local quand même.

Il est sénateur qui est quand même un symbole. Alors, on continue quand même parce que je pense que les Français sont impatients de savoir quelles sont les autres euh annonces Léopold. Et donc parmi ces annonces et bien il il s'attaque au à ce qu'on appelle les privilèges ou en tout cas les commodités réservées au aux membres du gouvernement, notamment les anciens ministres et anciens membres du gouvernement avec la fin des des privilèges he comme il le dit, la fin de de des aides euh très concrètes hein pour essayer d'avancer.

On sait que c'était quelque chose qui était symboliquement aussi dans l'air déjà. et et on comprend que dans la manière d'avancer dévoiler cette piste, même si on attend des précisions et ça important de voir quoi précisément parce que les mots évidemment c'est quelque chose mais de quoi parle-t-on comme avantage ? On le verra, c'est quelque chose qui envoie évidemment un symbole très fort.

Je reviens sur un autre point également qui va faire beaucoup parler sur l'usage du 493 pour vous savez cette idée de passer en force qui est critiquée par notamment la gauche. Olivier Fort avait demandé notamment à Sébastien Lecornu de s'engager à ne pas utiliser le 493 dans le cadre de l'adoption du nouveau budget. Je ne peux pas dire jamais.

Ce serait démagogique dit aujourd'hui Sébastien Lecnu. Mais je ferai tout pour ne pas y être obligé. Comprenez en tout cas qu'il n'y a pas d'engagement clair sur ce point.

Je reviens sur un autre euh élément important sur les éléments d'abord de négociation avec la gauche. Voilà ce que dit Sébastien Lecnu. Je veux une discussion parlementaire moderne et franche de très bon niveau avec le PS, les écologistes et le Parti communiste.

Vous me voyez venir, il manque une des composantes de la gauche de ce nouveau Front populaire, c'est la France insoumise. Cette gauche donc républicaine dont on connaît les valeurs doit s'émanciper de la France insoumise, dit Sébastien Lecnu qui s'exclut elle-même de la discussion. et préfère le désordre.

Alors, c'est intéressant parce que vous dites pas d'engagement clair. Effectivement, je ne peux pas dire que je n'utiliserai pas le 493, la justice fiscale. J'y suis prêt.

Alors, on va demander à Olivier Besanto, membre du parti anticapitaliste qui est avec nous en duplexe de la fête de l'humanité. Si cette interview, si ces premières pistes dévoilées par Sébastien Lecornu l'ont convaincu. Bonjour Olivier Besancot, j'entends le le l'ambiance de la fête de l'humain mais je ne vous vois pas encore.

Bonjour. Alors, je vous vois très bien. Donc, est-ce que vous êtes convaincu par ces premières annonces ?

Déjà, ça tranche, c'est la rupture. Euh il n'y aura pas de suppression de jour férier pour l'ensemble des Français. Absolument.

Il m'a convaincu à 100 %. À bientôt. Non, évidemment.

Je pense que le problème c'est pas moi de toute façon, c'est que on était dans la crise politique et avec cette tentative de mise en place d'un gouvernement, on rentre encore dans la crise politique. Voilà. Et ça dépasse le cas personnel de monsieur le Cornu qui paraît-il et est la pièce maîtresse du dispositif Macron.

Ça donne à à voir de ce qu'est le dispositif Macron. De matière générale, il y a des équations trop compliquées à réunir. Donc de toute façon, c'est soit la crise, soit la crise, soit la crise.

Parce que un gouvernement qui cherche à jouer la monde, si tentez qu'il arrive à le mettre en place, ça sera la crise. Une dissolution, ce serait la crise. Une présidentielle anticapée, ça serait aussi la crise puisqu'on resterait dans ce système présidentialiste qui est au cœur précisément de de tout le toute la faillance démocratique qu'on est en train de vivre en ce moment même.

Donc je pense que c'est l'occasion à gauche de rééfléchir et bien au grand défi démocratique, c'est-à-dire comment on peut réinventer une démocratie qui fonctionne du bas vers le haut plutôt que l'inverse. Et on a une rentrée sociale et politique qui est bah qui est là pour nous rappeler que dans ce pays, il y a une politique extraparlementaire aussi parce que dans ces manifestations, dans ses rassemblements, dans ce qui s'est passé le 10, dans ce qui se prépare pour le 18, il y a aussi la volonté d'aspirer à autre chose. C'est-à-dire pas simplement d'en finir avec Berérou, mais d'en finir avec ce type de budget là et donc d'imposer aussi à terme une autre répartition des richesses qui soit favorable cette fois-ci à la majorité de la population parce que il y a pas de raison qui est que qui est qu'on soit dans une situation finalement où on renonne le travail pour gaver le capital.

Est-ce que c'est pas l'occasion aussi pour la gauche Olivier Besance de se mettre à la table des négociations, d'apprendre à discuter ? Par exemple, Sébastien Lec vient de dire qu'il y avait quelque chose à faire sur plus de justice fiscale. La taxe duman est-ce qu'il ne faut pas au contraire. et bien essayer de de négocier.

Vous avez des moyens de faire pression sur ce Premier ministre. [Musique] Alors moi à titre personnel non franchement je vous avoue que j'ai pas le bras long et c'est vraiment pas un problème. Je souhaite bien du courage à tous ceux qui veulent le faire.

Euh non, j'ai bien j'ai bien compris. J'ai bien compris mais je veux dire quand bien même qu'il le fassent, ils y arriveront pas. Je vous dis c'est il y a trop de contradictions politiques de toute façon et la réalité va se réinviter.

C'est pour ça je veux pas faire de démagogie. Il y a des batailles politiques qui se mènent au sein des institutions et du parlement, c'est une chose, mais à un moment donné, la vie réelle se réinvite et à un moment donné, il faut savoir et ben quel type de politique on cherche à amener. Donc tous ceux qui le font, on va continuer à vivre avec ces épisodes qui commencent à blaser et à fatiguer tout le monde.

Nous, on est là pour dire qu'on a plus le temps et qu'on entame ben un autre rapport de force avec cette vie politique extraparlementaire, celle qui s'exprime aussi dans la rue pour réclamer par exemple bah qu'on qu'on commence à imposer une règle toute simple qui est même pas anticapitaliste, hein, c'est que le capital soit taxé à la hauteur du travail, ce qui est même pas le cas puisqueaujourd'hui les revenus financiers sont proportionnellement moins fiscalisés que le reste. Euh l'infime minorité qui détient les richesses est moins fiscalisé que la majorité de la population. Et ça aujourd'hui on n'a pas besoin d'être anticapitaliste pour le sentir, pour le savoir.

Or si vous me parliez de négociation, quit à négocier, à discuter, ça serait bien que toute la gauche sociale et politique apprenne dans son propre camp à rediscuter parce que traditionnellement la répartition des richesses et la démocratie, c'est les terra favorables pour qu'on reparte à l'offensive. Donc il y a une opportunité aujourd'hui. J'espère que la gauche pourra la saisir, mais là aussi je suis pas sûr d'avoir le bras long.

Une question de Jean- Garry Olivier Besancot pour vous. Ouais. Je je voudrais lui demander, il fait le diagnostic d'une crise de régime qui est un diagnostic qu'on qu'on peut faire qui qui est valide.

Mais pour déboucher sur quoi ? Une une nouvelle République, une 6e République, est-ce que ça reste un objectif ? Il faut quand même passer par des institutions pour pour modifier un petit peu le le justement le le débat social et le débat politique.

Qu'est-ce qu'il en pense Olivier Besnau ? Alors, ce qu'il en pense, c'est qu'il est pas le seul à le penser. C'est qu'il faudrait une assemblée constituante, un processus constituant, une convention démocratique, peu importe le terme, mais c'est-à-dire l'éruption sur le devant de la scène politique, là où les politiciens voudraient jamais qu'on aille, de centaines de milliers de personnes, peut-être même de millions.

C'est-à-dire quit à repasser devant le suffrage universel, autant convoquer une assemblée démocratiquement élue qui s'autoproclame le droit de redéfinir toutes les règles. Donc, en effet, des règles institutionnelles. Pour ma part, j'espère avec des institutions qui est le plus petit i possible comme je vous le disais parce que je pars de l'idée par exemple qu' a probablement 80 90 % des choses qu'on pourrait décider localement là où on vit, là où on travaille et tout ce qu'on peut pas ou on ne doit pas décider localement.

Il faut que les mandataires qu'on envoie dans d'autres assemblées puissent être contrôlés pour qu'on ne puisse pas faire carrière en politique par exemple. Alors, on n'est pas obligé d'être d'accord sur tout ça, hein, mais en tous les cas à gauche, ce serait bien qu'on puisse aller au-delà simplement de la critique de la 5e République qui, comme vous le rappelez, était aussi une partie de l'histoire politique de la gauche. Mais je constate que la crise de régime, je pense qu'une partie Oui. et et vous vous pensez qu'une partie effectivement effectivement quand on voit les sondages, on entend effectivement une bah une envie de de de démission d'Emcon qui se retraduit d'ailleurs dans les chez les Français qu'on voit vous aviez une question pour Olivier Bes pour Olivier Beso. vous incarnez depuis longtemps un courant qui est qui est qui est minoritaire au sein de la gauche, qui est vous êtes un peu des mouches de coche de de la gauche puisque vous incarnez-vous une gauche extraparlementaire mais qui est toujours restée confinée dans les marges.

Est-ce que vous avez l'impression aujourd'hui que ça bouge pour vous ? Est-ce que vous vous avez l'impression que le 10 octobre c'est un vrai moment le 10 septembre ou est-ce que ça reste encore et toujours une ritournelle ? On essaie de faire bouger la gauche mais elle reste immobile que comment envisagez-vous notamment votre action le 18 ?

Bah, je vais vous répondre comme le disait Jean-Luc Godard, la marge comme vous le dites si gentiment à notre propos, c'est ce qui rattache les pages au restant du livre. Voilà. Donc faut jamais trop trop euh prendre de haut cette politique, je parle au-delà de nos rang cette histoire politique bien française en effet qui existe au-delà même des institutions.

Par ailleurs, il nous arrive de se présenter aux élections, de jouer la carte aussi sur ce terrainlà. Et contrairement à peut-être ce qu'on a laissé transparent de manière bien malencontreuse et dans ces cas-là, je veux tout de suite corriger le tir, en fait, on n'est pas des losers. Donc tous ceux pourquoi on on on milite au quotidien, toutes les idées qu'on essaie de mettre en avant, toutes les solutions politiques qu'on met en avant, c'est pas pour qu'elles soient minoritaire, c'est pour qu'elles deviennent majoritaire et qu'à terme elle soit mise en application.

Voilà. Alors, on est humble, c'est-à-dire à la hauteur de ce qu'on est. Mais on pense aussi qu'il y a une partie de nos réflexions politiques ont été reprises par une partie de la gauche et on essae contrairement àis ce que peut-être le message n'est pas passé mais à défendre une politique à la fois unitaire et radicale en même temps.

Et vous le savez mieux que moi, à gauche, c'est compliqué d'être les deux à la fois mais on peut pas être l'un sans l'autre. C'est une ligne de crête. Une ligne de crête par nature, c'est casse-gule.

On peut tomber à gauche ou à droite. On peut devenir soit opportuniste, soit sectaire, mais on voit pas d'autres possibilités que de s'essayer à être à la fois unitaire et radicaux. On avait réussi à le faire avec le nouveau Front populaire à l'époque.