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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 20 mai 2020 49 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesTravail & emploiEurope & international

Bourdin Direct du 20 mai - 7h/8h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 27 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Le vrai objectif, c'est que nous fassions des tests pour toutes les personnes qui sont symptomatiques, pour toutes les personnes qui en ont besoin, les cas contacts en particulier.

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Et dans ce cas-là, on voit que 30, 40, 50, 100 personnes, ça fait tout de suite 2000 personnes à dépister. Le ministre nous a demandé de le faire dans les 24 heures. Donc là, c'est un défi extrêmement important.

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Le deuxième tour des élections municipales se déroulera-t-il fin juin ?

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Les élections au mois de juin seraient possibles, mais qu'un certain nombre de conditions doivent être mises en œuvre à la fois pour l'organisation de la campagne comme pour l'organisation du vote.

  • 4:33OuverteÉludée

    Est-ce qu'il va consulter mon invité Mathieu Orphelin ?

  • 5:46OuverteRéponse partielle

    Y a-t-il eu des manquements, des fautes, des négligences dans les EHPAD pendant cette crise inédite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14InvitéFait
    « Tous les soignants du pays vont être testés à partir de la semaine prochaine pour savoir s'ils ont contracté le Covid-19. »
  • 1:05InvitéChiffre
    « Le gouvernement a fixé un cap, 700 000 tests par semaine. »
  • 1:51InvitéChiffre
    « À ce jour, 3000 lieux de dépistage sont disponibles sur l'ensemble du territoire. »
  • 2:30InvitéChiffre
    « Jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. »
  • 4:46InvitéFait
    « Un désastre social en perspective chez Renault. »
  • 4:57InvitéFait
    « Un vaste plan d'économie attendu la semaine prochaine. »
  • 5:24PrésentateurChiffre
    « Le groupe était préparé pour produire 5 millions de véhicules dans le monde. Cette année, on va être à 3,2 millions, 3,3 millions. »
  • 7:30InvitéChiffre
    « Pour un enseignant, par exemple, qui a travaillé entre 4 et 9 jours, la prime s'élèverait à 330 euros, le double pour le personnel qui a pu accueillir des enfants de soignants entre 10 et 15 jours. »
  • 8:19InvitéChiffre
    « La prime, 2 500 euros, sera attribuée sans distinction. »
  • 9:25InvitéChiffre
    « Un don de 50 euros minimum au club de votre choix. Un geste financier que vous pourrez déduire aux deux tiers de vos impôts. »
  • 16:33InvitéChiffre
    « En France, on est à 2%. Dans certaines régions, notamment dans la mienne, on est plutôt à 4%. »
  • 18:11InvitéChiffre
    « Elle concernerait entre 5 et 12 % des voitures d'occasion en Europe, selon l'étude d'un institut allemand. »
  • 18:18InvitéChiffre
    « C'est 20 % un véhicule sur 5 qui aurait le compteur maquillé. »
  • 27:47InvitéChiffre
    « Depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement, huit nouveaux foyers de contamination ont été identifiés dans la région Grand-Est. »
  • 28:23InvitéChiffre
    « Le constructeur automobile dévoilera la semaine prochaine les contours d'un plan d'économie de 2 milliards d'euros. »
  • 33:57InvitéChiffre
    « On a fait 20 chambres. »
  • 33:59InvitéChiffre
    « J'ai un hôtel de 30 chambres. »
  • 34:03PrésentateurChiffre
    « 25 chambres en deux mois. »
  • 34:39InvitéFait
    « Saint-Claude nous a fermé une maternité, nous a fermé une chirurgie, on a tout fermé. »
  • 34:59PrésentateurChiffre
    « Il y aurait eu 96 décès dans le Jura du Covid-19. »
  • 35:09InvitéChiffre
    « J'ai mis tout en place, ça m'a déjà coûté à peu près 3 000 euros la mise en place du matériel. »
  • 35:28InvitéFait
    « La chance d'avoir un service public, il faut le conserver. »
  • 35:33InvitéFait
    « Les Américains ne respectent pas beaucoup, ne respectent pas le confinement. Ils n'en veulent même pas. »
  • 35:49InvitéChiffre
    « J'accueille des clients un peu plus. On a fait 8 chambres lundi, 7 chambres hier, 2 soir. »
  • 36:14InvitéFait
    « J'étais le seul hôtelier ouvert pour tout le Haut-Jura. »
  • 36:49PrésentateurFait
    « Les réservations s'annulent en cascade parce que justement, le Jura est classé en rouge. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité9 %
  • Invité 28 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mercredi 20 mai, l'info sur RMC, et 7h02. Merci d'être avec nous, Céline Calman, est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.

0:13
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Tous les soignants du pays vont être testés à partir de la semaine prochaine pour savoir s'ils ont contracté le Covid-19. Le directeur général de la santé appelle aussi tous les Français à se tourner vers leurs médecins en moindre doute. Un dépistage massif va être mené aussi dans des commissariats de l'Ile-et-Harras après des cas de Covid confirmés. Et puis le constructeur automobile français Renault envisage de fermer plusieurs sites en France. Selon le Canard Enchaîné et les Échos, un vaste plan d'économie doit être annoncé la semaine prochaine. Bienvenue à tous sur RMC.

Se faire tester, au moindre doute, c'est le message délivré hier soir par le directeur général de la santé Jérôme Salomon qui a aussi multiplié les appels à la vigilance à l'approche du week-end de la Pentecôte. Nicolas Bach. Pour sa première prise de parole depuis deux semaines, Jérôme Salomon a martelé son message. Il est indispensable de se faire tester au moindre doute. Pour ce faire, le gouvernement a fixé un cap, 700 000 tests par semaine. Mais selon le directeur général de la santé, l'objectif n'est pas comptable.

1:13
Présentateur

Le vrai objectif, c'est que nous fassions des tests pour toutes les personnes qui sont symptomatiques, pour toutes les personnes qui en ont besoin, les cas contacts en particulier. Dès que vous vous posez la question, suis-je atteint par le coronavirus ?

1:24
Invité

Il est indispensable de prendre rendez-vous sans délai avec votre médecin. Derrière cet objectif annoncé, des contraintes entre les cas suspects et les cas contacts testés massivement en territoire précis est aujourd'hui un véritable défi. François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes.

1:39
Présentateur

Et dans ce cas-là, on voit que 30, 40, 50, 100 personnes, ça fait tout de suite 2000 personnes à dépister. Le ministre nous a demandé de le faire dans les 24 heures. Donc là, c'est un défi extrêmement important.

1:51
Invité

À ce jour, 3000 lieux de dépistage sont disponibles sur l'ensemble du territoire. Ils sont tous recensés sur le site santé.fr. 8 nouveaux foyers de contamination de coronavirus identifiés dans la région Grand Est depuis le 11 mai. 4 foyers se trouvent dans des EHPAD ou encore dans une structure d'aide sociale à l'enfance. Et cette semaine, une importante campagne de dépistage va être menée au sein du commissariat central de Lille et de celui d'Arras, Jean-Baptiste Bourgeon. Oui, à Lille, c'est un policier testé positif dimanche qui a tout déclenché. La stratégie sanitaire de traçage a ensuite permis d'identifier deux autres de ses collègues le même jour.

La préfecture du Nord a donc lancé ce dépistage massif. Jusqu'à vendredi, près de 1000 fonctionnaires vont être testés au sein même des locaux du commissariat central de Lille. Et puis, à l'hôtel de police d'Arras, au moins deux cas positifs ont aussi été identifiés. Environ 200 agents et leurs proches vont être testés d'ici la fin de la semaine. Toute personne contaminée sera bien évidemment isolée. L'objectif est bien sûr d'identifier et de lutter contre l'apparition de foyers d'infection des clusters au sein de ces deux commissariats des Hauts-de-France. Merci Jean-Baptiste. Les mots mesurés mais tout de même encourageants de la directrice générale de Santé publique France.

Le virus est toujours là, dit-elle, mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie. Quinze plages des Bouches-du-Rhône vont rouvrir dès demain. Martigues, Arles ou encore la Ciotat annoncent hier de la préfecture. Il faudra encore attendre au moins jusqu'au 2 juin pour les plages de Marseille ou de Cassis. Le deuxième tour des élections municipales se déroulera-t-il fin juin ? En tout cas, le conseil scientifique n'y est pas opposé. Son avis était très attendu. Mais au final, tout se décidera 15 jours avant la date décidée du scrutin où un nouvel avis sera rendu. Écoutez les précisions du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

3:40
Présentateur

Les élections au mois de juin seraient possibles, mais qu'un certain nombre de conditions doivent être mises en œuvre à la fois pour l'organisation de la campagne comme pour l'organisation du vote. Les discussions ont été fécondes sur ces sujets et l'ensemble des intervenants ont fait part de leur souhait de voir les élections et le second tour se dérouler au plus vite. La date du 28 juin a été évoquée par ceux qui ont participé à nos échanges. Le gouvernement sera amené à rendre un rapport au Parlement qui déterminera la méthode qui sera celle que nous mettrons en œuvre. Il est 7h06. Un petit chiffre au passage.

27% seulement des Français sont favorables à la tenue de ce second tour au mois de juin. Immense majorité de Français qui préfèrent que ça se passe en septembre.

4:27
Invité

Edouard Philippe en consultera ce soir. Les chefs de parti à 19h à ce sujet à Matignon.

4:33
Présentateur

Est-ce qu'il va consulter mon invité Mathieu Orphelin ? Non, ce n'est pas un nouveau parti, c'est un nouveau groupe. Nous verrons bien. Vous le recevrez tout à l'heure à 8h30.

4:43
Invité

Un désastre social en perspective chez Renault. Alors que l'État, premier actionnaire, prévoit de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros. Plusieurs sites du constructeur automobile sont clairement sur la sénette. Sénette selon le canard enchaîné. Un vaste plan d'économie attendu la semaine prochaine. Les sites de Choisy-le-Roi, Dieppe et les fourneries de Bretagne pour commencer devraient fermer l'usine de Flin. Elle devrait cesser de produire des véhicules d'ici quelques années. Selon les échos. Pour Gaëtan, tout le monde analyste automobile, ces fermetures ne seraient pas une surprise.

5:16
Présentateur

Je pense que le groupe n'a pas le choix. Politiquement, c'est un sujet sensible. Maintenant, encore une fois, mettons les ordres de grandeur. Le groupe était préparé pour produire 5 millions de véhicules dans le monde. Cette année, on va être à 3,2 millions, 3,3 millions. Donc on est quand même très, très en dessous. Et donc ça veut dire qu'on s'était préparé avec une structure de coût fixe pour pouvoir produire 5 millions de véhicules qui ne seront pas là. Donc il faut bien ajuster. Quand la question a été posée au mois de février à l'équipe de management en place, la réponse est qu'on n'a pas le temps d'attendre.

5:46
Invité

Y a-t-il eu des manquements, des fautes, des négligences dans les EHPAD pendant cette crise inédite ? Trois établissements sont visés par une enquête après le décès de résident dans les Hauts-de-Seine. Au début du mois, certaines familles se sont réunies au sein d'une association baptisée Collectif 9471. Maxime Brandstatter a rencontré pour RMC sa présidente qui a elle-même perdu sa grand-mère dans un EHPAD à Clamart. Dès le début de la crise, Olivia Mokigeski ne peut plus aller voir sa grand-mère dans son EHPAD. L'établissement qui, elle avait confiance, lui propose de parler avec elle par Skype.

Je me souviens que l'un des premiers Skype avec ma grand-mère qui disait « Mais tu sais, tu es là, tu es en sécurité ». Elle était déjà contaminée. Au fil des échanges, Olivia trouve sa grand-mère diminuée. Elle alerte alors l'établissement qui reste sourd à ses appels, nous explique-t-elle. Pourquoi moi je vois les symptômes ? Alors eux qui sont toute la journée avec elle, elle toussait, elle avait mal à la tête. Normalement, au premier symptôme, on fait venir un médecin, on le signale aux familles. Donc pourquoi nous, on ne nous l'a pas dit ? Pourquoi aujourd'hui, toutes les familles qui portent plainte ont la même histoire ?

Pourquoi on a tous ce sentiment qu'il y a eu un énorme problème dans la gestion de cette crise ? Ce problème, Romain Gisolme de l'association des directeurs au service des personnes âgées ne le nie pas, mais c'est avant tout dû à un manque d'effectifs.

6:55
Présentateur

On peut entendre qu'effectivement, ces familles cherchent à avoir des réponses. Pour autant, vous savez, des professionnels qui fonctionnent en sous-effectifs dans ces périodes critiques, il peut y avoir bien sûr des loupées d'informations, des loupées de communications.

7:10
Invité

Pour l'avocat de Corian, le gestionnaire de certains EHPAD, les personnels se sont battus nuit et jour pour protéger les résidents. Les enseignants toucheront bien une prime pour leur mobilisation pendant la crise du Covid-19, notamment les personnels qui ont permis l'accueil des enfants de personnels soignants. Qui sera concerné exactement et pour quel montant ? Réponse avec Margot Bédé. Pour un enseignant, par exemple, qui a travaillé entre 4 et 9 jours, la prime s'élèverait à 330 euros, le double pour le personnel qui a pu accueillir des enfants de soignants entre 10 et 15 jours. Les 1 000 euros seraient accordés seulement à ceux qui ont été mobilisés plus de 16 jours.

Personnels de direction, administratifs, enseignants titulaires ou contractuels, chaque académie devra déterminer qui touchera cette prime. Près d'1,2 million de personnes sont en poste à l'éducation nationale. 65 000 pourraient être concernés, principalement des enseignants. Selon plusieurs syndicats, le versement de cette prime devrait avoir lieu en août ou en septembre. Le ministère de l'Éducation nationale devrait arrêter les modalités définitives d'ici la fin du mois. Votre prime, et celle-ci fait polémique, elle concerne les soignants. Une somme versée, mais sous certaines conditions, pour le personnel des CHU des 40 départements les plus touchés.

La prime, 2 500 euros, sera attribuée sans distinction. Mais dans les 79 autres établissements, cette prime pourrait n'être attribuée qu'à 40% des effectifs. Incompréhensible pour David Vendée, il est secrétaire général CGT à l'hôpital de Saint-Malo.

8:34
Présentateur

Le but recherché initialement, c'était bien une prime pour la reconnaissance des agents hospitaliers. Au final, elle va peut-être se transformer comme une prime de la division et de la colère, parce que les agents ne vont pas comprendre. On est 1 900 agents à l'hôpital de Saint-Malo. Donc arrondissant à 2 000, comment on va expliquer, si on appliquait ce quota de 40%, qu'il y a 1 200 agents qui n'auront pas la prime et 800 qui auront le droit à la prime ? Cette prime crée la division, l'incompréhension. Donc c'est la colère qui va s'exprimer très certainement dans les semaines à venir.

9:07
Invité

Aider les associations sportives qui craignent moins d'inscrire à la rentrée prochaine. La plateforme Soutiens ton club a été lancée hier par le gouvernement et le comité olympique et paralympique français. Les clubs qui ont peur aussi de perdre des subventions publiques et privées. Chaque français est donc incité à donner, Benjamin Pelsy. Un don de 50 euros minimum au club de votre choix. Un geste financier que vous pourrez déduire aux deux tiers de vos impôts. Les sommes récoltées seront versées au club à la fin de chaque mois, mais pas en intégralité. Sur chaque don, 10% de la somme est prélevée pour nourrir un fonds de solidarité.

Une cagnotte qui sera, elle, dispatchée entre les clubs les plus en difficulté ou qui n'auront pas levé beaucoup d'argent. Pour le président de la Fondation du sport français Thierry Braillard, cet argent est essentiel au club. Sans lui, certaines associations risquent de ne pas continuer leur activité après l'été. Il appelle donc les 172 000 associations sportives de France, éligibles au dispositif, à s'inscrire sur le site internet pour recevoir des dons. Et puis au Brésil, le cap des 1000 morts en une journée a été franchi hier pour la première fois. Le pic de la pandémie dans le pays est prévu par les experts début juin.

10:16
Présentateur

Oui, c'est catastrophique au Brésil. Il n'y a que le président Bolsonaro qui trouve que tout va bien et qu'il faut absolument se réunir et qu'il ne faut rien changer. Bien, chez nous, ça a l'air de s'améliorer. Alors, est-ce qu'il faut assouplir un peu plus vite les règles du déconfinement ? Vous nous dites, 3216RMC.fr ou pas. Ouvrir plus vite les bars et restaurants ? Vous nous dites, tout à l'heure à 8h10, je serai avec le professeur Antoine Flau, célèbre épidémiologiste. Il est à Genève. La décrue se confirme, dit-il. Pas de signe pour l'instant de rebond. Dans l'immédiat, il est plutôt rassurant. Il sera donc avec nous à 8h10. Écoutez bien ce qu'il va nous dire.

Nous avons de beaux rendez-vous ce matin. 8h35, 9h, en exclusivité. C'est la première fois qu'il s'exprime. Depuis hier, il s'est exprimé. Il a annoncé très vite ce qui allait se passer. Ce nouveau groupe à l'Assemblée Nationale, co-présidé par Mathieu Orphelin, député du Maine-et-Loire, groupe parlementaire écologie, démocratie, solidarité. Mais à quoi va-t-il servir ? Que propose-t-il ? Est-ce qu'ils seront dans l'opposition, dans la majorité ? Je ne sais plus. Eh bien, Mathieu Orphelin va devoir clarifier tout cela. Nous allons parler maintenant des tests. Pourquoi parler des tests ? Parce qu'hier, le directeur général de la Santé a appelé les Français à se faire tester au moindre doute.

D'abord, est-ce possible de se faire tester au moindre doute ? Avec quels tests ? Les résultats des tests PCR, les plus sérieux, les tests virologiques, ne sont pas donnés assez vite, dit le ministre de la Santé. Le docteur Lionel Baran est avec nous, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux et lui-même biologiste libéral à Strasbourg. Docteur Baran, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, recommandation du directeur général de la Santé, les Français doivent se faire tester au moindre doute. Je suis chez moi, tout à coup je tousse un peu, j'ai un peu de fièvre. Tout de suite, je dois aller me faire tester, si j'ai bien compris. Comment dois-je procéder ?

12:22
Invité

Il faut passer par le médecin et avoir une ordonnance, au moindre doute, au moindre symptôme, pour pouvoir se faire dépister au laboratoire.

12:29
Présentateur

Voilà, je prends rendez-vous. C'est le studio qui s'écroule un peu, c'est pas grave. Je prends rendez-vous avec le laboratoire voisin. Ne riez pas, Docteur Baran, mais ça arrive, vous savez, c'est un panneau qui est tombé. C'est un morceau de décor. C'est un morceau de décor qui est tombé. On va réparer. Heureusement, il n'est pas tombé sur la tête de Mathieu Roubault. Docteur Baran, je prends rendez-vous chez le biologiste, dans le laboratoire d'analyse que j'ai l'habitude de fréquenter, et là, je suis testé.

13:00
Invité

Voilà, c'est ça. La difficulté, c'est qu'il faut pouvoir avoir le rendez-vous rapidement. Et nous, on engage tous les laboratoires de France à aller le plus vite possible pour prendre ce rendez-vous et pour faire le test. L'objectif étant d'avoir le résultat à J plus 1 de ce test PCR, c'est-à-dire le test avec lequel on met les couvillons dans le nez.

13:19
Présentateur

Voilà, qui est le test le plus fiable aujourd'hui, Docteur Baran.

13:24
Invité

Oui, c'est le test qui permet de voir si on a le virus dans l'organisme. Les tests sérologiques, c'est de voir la réaction de l'organisme au virus. Donc, il y a toujours un décalage d'une ou deux semaines, et on ne peut pas attendre une ou deux semaines pour diagnostiquer une personne positive.

13:38
Présentateur

Évidemment, évidemment, vous êtes la voix du bon sens, Docteur Baran. Donc, je vais, je me fais tester, j'ai le résultat en combien de temps ?

13:48
Invité

Eh bien, normalement, à J plus 1. Par contre, on a eu le ministre hier au téléphone, et dans certains cas, ce n'est pas respecté. Alors, notamment le week-end. Donc, ça, c'est un travail qu'il faut mettre en place dans chaque territoire avec tous les acteurs. Et puis, ça arrive qu'on soit bloqué parce qu'il y a des grains de sable dans l'engrenage. Alors, qu'est-ce que c'est qu'un grain de sable dans l'engrenage ? C'est, encore et toujours, des problèmes d'approvisionnement. C'est-à-dire, il manque des cônes, il manque des écouvillons, il manque du réactif. Donc, on fait le prélèvement, et puis, il y a un décalage, et on ne sort le résultat que deux ou trois jours après.

Et ça, il faut qu'on puisse l'accélérer.

14:21
Présentateur

Voilà, oui, deux ou trois jours après, c'est trop tard. C'est trop tard, parce que si jamais je suis positif, j'ai, pendant deux ou trois jours, côtoyé beaucoup de monde.

14:32
Invité

Eh bien, l'idée, de toute façon, c'est d'aller le plus vite. Après, évidemment, si on a une suspicion, il y a un doute, il vaut mieux prendre toutes ces précautions pendant le temps d'avoir le résultat. Mais oui, l'objectif, c'est d'aller le plus vite possible. Et évidemment, si à un moment, ça bloque pour une raison d'organisation, de ressources humaines ou de commandes qui n'arrivent pas, puisque c'est encore le cas à l'heure actuelle, chose qu'on croyait que ce serait réglé, eh bien, il faut pouvoir tout de suite orienter le patient dans un autre laboratoire, dans un drive, à l'hôpital, en tout cas, dans un endroit où il peut avoir le résultat rapidement.

15:02
Présentateur

Alors, je rappelle que le test, le coût du test est remboursé par la Sécurité sociale, hein, docteur Baran ?

15:09
Invité

Oui, à 100% par la Sécurité sociale, sur ordonnance, ou pour les cas contacts, quand on a été appelé par l'assurance maladie.

15:15
Présentateur

Voilà, ou pour les cas contacts. Docteur Baran, vous parliez du matériel, et vous, vous expliquez ce qui vous arrive, vous êtes vous-même biologiste libéral, vous avez un laboratoire à Strasbourg, vous nous dites, les réactifs, les réactifs pour mon labo viennent des Etats-Unis, mais comme il y a une préemption aux Etats-Unis, difficile de les avoir, c'est cela ?

15:38
Invité

Eh bien, nous, il nous manque la machine, ça fait plus d'un mois qu'on attend cette machine, on nous l'a promis juste avant de signer la commande, et puis là, on n'a plus de nouvelles. Donc ça, c'est un problème. Alors, les autres laboratoires avec lesquels on travaille, qui font l'analyse, eux, ils sont coincés. Le 11 mai, on a pu les réaliser. Le 12 mai, on nous a dit qu'il manquait des cônes. Tout simplement pour faire l'analyse, je ne sais pas si vous imaginez, mais les petits cônes en plastique, ils permettent de donner le réactif, le produit pour que la machine tourne. C'est ça qui bloquait. Et je leur ai posé la question.

Et en termes de réactif, ils reçoivent 100 tests toutes les semaines par Beckton Dickinson, alors qu'ils pourraient faire 400 tests par jour. Donc effectivement, on découvre de nouveau des difficultés à ce sujet-là.

16:19
Présentateur

Alors, sur 100 personnes, ce sera ma dernière question, envoyées par les médecins, qui sont testées dans votre laboratoire, par exemple, docteur Baran, combien sont testés positifs ?

16:31
Invité

Alors ça, c'est la bonne nouvelle du jour. En France, on est à 2%. Dans certaines régions, notamment dans la mienne, on est plutôt à 4%. Mais ça veut dire que le virus, à l'heure actuelle, ne circule pas beaucoup. Maintenant, ce qui serait bien, c'est que ces prochaines semaines, on reste à ce niveau-là, donc qu'on maintienne toutes les mesures barrières et qu'on arrive à contenir le virus. Parce que je n'ai pas envie que dans un mois, j'ai de nouveau des séries à plus de 50% de positifs.

16:54
Présentateur

Bien sûr, docteur Baran. Merci d'être si précis, si concret. Dans tous les cas, c'est très intéressant. Et ça, c'est un indicateur majeur. 100 patients, combien testés positifs ? On est à 4% à Strasbourg, en Alsace, et on est à 2% en France. C'est-à-dire 2 sur 100 sont testés positifs. Je vous rappelle que ce sont des patients qui pensent avoir des symptômes, qui sont envoyés par des médecins. Ce n'est pas la population générale. Ce sont les patients envoyés par les médecins. C'est très intéressant. Il est 7h19. Vous êtes sur RMC, très précis. Je suis dans un instant avec Victor Jouanin.

17:28
Invité

Oui, on va parler d'une arnaque. Et elle est beaucoup plus répandue qu'on ne pense. Le maquillage du compteur kilométrique. Une voiture affichée à 20 000 km, alors qu'en réalité, elle en a 100 000. Du pain quotidien dans un instant, sur RMC.

17:41
Présentateur

RMC, du pain quotidien. Il est 7h23. Nous sommes avec Victor Jouanin. Bonjour, Victor. Bonjour. Ça va, Victor ? Oui, très bien. Et vous ? Bon, Victor, si nous parlions des voitures d'occasion. Je vais acheter ma voiture d'occasion. Je regarde le kilométrage. Très bien, je suis content. Et puis, je m'aperçois, au bout d'un certain temps, qu'en fait, elle n'a pas 80 000, mais 110 000 ou 120 000. Ça arrive fréquemment. C'est l'arnaque la plus répandue, selon la répression des froses. Elle concernerait entre 5 et 12 % des voitures d'occasion en Europe, selon l'étude d'un institut allemand. Mais pour l'Automobile Club Association, c'est 20 % un véhicule sur 5 qui aurait le compteur maquillé.

Un véhicule sur 5. Des chiffres impressionnants, mais difficiles à vérifier tout de même. Ça touche surtout les voitures haut de gamme, type grosse berline, notamment venues d'Allemagne ou d'Italie. Pour l'acheteur du pain, c'est non seulement une voiture achetée quelques milliers d'euros plus cher que ce qu'elle coûte réellement, mais c'est aussi des coûts d'entretien plus élevés. Évidemment. Les voitures les plus modernes, les plus récentes, ne sont pas protégées de ce genre de fraude. Absolument pas. En fait, les escrocs s'adaptent aux nouvelles technologies. Aujourd'hui, on peut commander sur Internet un boîtier électronique. Certains coûtent moins de 100 euros.

On le connecte à l'ordinateur de bord et le joueur est joué. Alors, comment éviter de se faire avoir ? Le magazine Que Choisir donne quelques conseils de bon sens dans son magazine de cette semaine pour repérer les traces d'usure d'un véhicule et vérifier si ça colle avec le kilométrage affiché. Le pommeau de levier de vitesse, le caoutchouc, l'assise du siège conducteur, ça s'use avec le temps. Et donc, c'est visible. Ou alors, vous pouvez faire appel à un expert qui passe au crible la voiture que vous visez pour un peu plus de 100 euros. Pour un peu plus de 100 euros. En Belgique, il n'y a pas ça. Ils ont éradiqué le problème. Ils ont éradiqué le problème. Mais comment ? Spectaculaire.

C'est formidable. Il y a quelques années, le car passe. C'est très simple. A chaque fois que vous allez chez le garagiste, le garagiste enregistre sur un fichier national la date et le kilométrage. Rien de plus. Et ensuite, quand il y a un acheteur potentiel, il reçoit l'historique de la voiture. Et donc, il peut repérer s'il y a une anomalie. Ça n'existe pas en France. Mais une proposition de loi va être examinée d'ici la fin de l'année. Et peut-être que ce système arrivera chez nous. C'est formidable. Une fiche technique de la voiture. Rien de plus. Rien de plus. Ça me paraît tellement évident. Surtout que c'est facile sur Internet. Enfin bon, c'est vraiment. Merci Victor. Merci.

Il est 7h25. Passionnant Didier. Didier est dans le Maine-et-Loire. Bah tiens, le Maine-et-Loire. Tiens, tout à l'heure, je reçois le député du Maine-et-Loire, Mathieu Orphelin, le dissident. Nous parlerons avec lui. Nous allons voir un peu quel dissident s'il propose. Didier, ça va ? Oui, bonjour. Bonjour Didier. Les gîtes, les campings. Vous êtes gérant de camping. Tout à fait. Qu'est-ce que vous vouliez dire ? Je me suis permis d'appeler parce que tout à l'heure, vous avez pris un auditeur qui mettait en avant le fait d'intervenir dans des gîtes, chambres d'hôtes, etc., en se regroupant avec des couples différents.

Alors que, tout simplement, ce sont des endroits où il n'y a aucun contrôle possible compte tenu de la diversité des hébergements, de leurs positions, etc. Et que nous, actuellement, camping, on n'est pas autorisé à ouvrir alors qu'on est d'ailleurs les seuls maintenant à ne plus être autorisé à ouvrir pour faire exactement la même chose. Je ne vois pas ce qui m'aurait pu, moi, ce week-end, faire la même chose avec mes cabanes perchées ou mes mobilhomes sur mon terrain de camping. Oui, je comprends très, très bien. Le fait que vous mettiez ça en avant, ça me met quelque part hors de moi parce que c'est ce qui est en train de se passer partout en France.

Et dans la même période, vous allez avoir plein de petits campings familiaux comme les nôtres qui vont complètement disparaître. Alors, Didier, je ne mets pas ça en avant. Je rapporte ce qui se passe. Et c'est bien de le savoir. D'une part, deuxièmement, le camping, je ne sais pas si vous avez écouté RMC ces derniers temps, mais j'ai parlé très souvent du camping. J'ai défendu l'idée d'une réouverture la plus rapide possible de tous les campings de France. Et j'avais le président, d'ailleurs, de la fédération de... Je ne sais plus comment on appelle ça. De l'hébergement du plein air. De l'hébergement, voilà.

Du camping, donc, qui est lui-même propriétaire d'un camping en Bretagne et qui se bat pour obtenir une réouverture rapide des campings qui serait indispensable. J'en conviens. Merci beaucoup, Didier. Merci. Merci, mon cher Didier. Il est 7h27. L'actu des réseaux sociaux avec Charles Magnin. RMC. RMC. H7 Magnin. Thierry Breton, le commissaire européen, a fait la leçon au patron de Facebook, Marc Zuckerberg. Oui, un face-à-face à distance en visioconférence organisé par un groupe de travail européen. Pendant une heure, les deux hommes ont évoqué tous les sujets qui fâchent. Désinformations, protection des données, règles en matière de concurrence.

Mais c'est au sujet des impôts que Thierry Breton s'est montré le plus offensif en faisant la leçon à un Marc Zuckerberg impassible. Parlons de vos impôts. J'ai moi-même été chef d'entreprise et j'ai toujours dit à mes équipes ne jouez pas au plus malin. payez vos impôts là où vous devez les payer. N'allez pas dans les paradis fiscaux.

22:48
Invité

C'est une question importante car nous allons vers un monde avec de grandes difficultés économiques. Nous devons trouver ensemble un moyen de coopérer. C'est très important. Faites attention à ne pas devenir un acteur trop important du système qui ne jouerait pas selon les règles.

23:04
Présentateur

Ce n'est pas parce que quelque chose n'est pas interdit que c'est autorisé. Voilà, un petit côté paternel dans cette tirade de Thierry Breton. Il a bien fait quand même. En tout cas, les commentaires des internautes sont enthousiastes. On salue ce coup de pression du commissaire européen auprès du patron de Facebook. Pour l'instant, ce ne sont que des mots mais ce genre de dialogue en public est inédit et ça marque le début d'une phase importante de régulation, de négociation entre les géants du numérique et les instances européennes.

Oui, Thierry Breton que je vais réinviter très vite qui vient régulièrement ici et qui s'il continue comme ça se posera un jour en candidat à la présidence de la République. Vous verrez, vous verrez, comme Mark Zuckerberg aux Etats-Unis. Une info très commentée hier sur les réseaux sociaux, la liste des mots qui font leur entrée dans l'édition 2021 du Petit Larousse. Oui, le coronavirus était déjà présent dans le Larousse mais d'autres mots qui ont marqué l'actualité ces derniers mois font leur apparition. Le dégagisme, les black blocs, le mot féminicide, les influenceurs sur les réseaux sociaux ou encore le mot anti-vax qui désigne les personnes opposées à la vaccination.

Mais le mot qui a fait sourire les internautes cette année est d'origine espagnole. Il s'agit de la remontada. La remontada qui désigne, je cite, la remontée de scores inattendues permettant à l'équipe qui perd d'emporter la victoire dans un match de foot. référence directe au PSG 2017. On le rappelle, malheureusement, victoire 4-0 à l'aller, défaite 6-1 au retour. Et donc, ça fait sourire les internautes. Le PSG est enfin entré dans l'histoire dit un internaute. A jamais les premiers à entrer dans le Dicoche à rien d'autre. Beaucoup remercient le PSG pour sa contribution à l'enrichissement de la langue française.

Selon un internaute, le petit Larousse va battre des records de vente cette année à Marseille. Et certains pensent aux Qataris qui ont dépensé des milliards pour remporter la Ligue des champions. Tout ça pour finalement être associé à la définition de la défaite dans le dictionnaire. Oui, bah dites-moi. Et pendant ce temps-là, les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 se battent comme des chiffonniers pour les droits télé, donnant encore une fois une image déplorable du football professionnel français. Bien, expliquez-nous, Nicolas Poincaré, qu'allez-vous nous expliquer ? Vous allez nous parler de l'OMS. Voilà, qui est au cœur d'un terrible bras de fer entre Chine et les Etats-Unis.

On pourrait parler d'une nouvelle guerre froide au cœur des accusations américaines. L'OMS aurait été la marionnette des Chinois et aurait tardé à donner l'alerte. On verra ce que valent ces accusations. Organisation mondiale de la santé, tout savoir. Tout à l'heure, c'est passionnant, encore à 8h moins 10, il est 7h30.

25:31
Invité

À suivre, des traces de coronavirus détectées dès le 16 novembre en France sur un scanner d'un patient du docteur Michel Schmitt. Il est médecin-chef de service de l'imagerie de l'hôpital Albert Schweitzer à Colmar. Il est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC.

25:47
Présentateur

Les 7h30, une Anne-Sophie Balbière est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.

25:53
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Pas de signal de reprise de l'épidémie, c'est ce que dit Santé publique France. Un rayon de soleil, mais pas d'emballement. Les autorités attendent la semaine prochaine pour déterminer quelles sont les conséquences du virus. Une pilule qui a du mal à passer côté syndicat ce matin. Renault envisagerait de fermer au moins trois usines en France. Information du canard enchaîné et des échos. Et puis les premiers résultats pour les lycéens sur Parcoursup. Dans un contexte particulier, les cours sont suspendus, les lycéens sont en pleine incertitude sur le bac RMC 7h31. La situation sanitaire continue de s'améliorer en France.

Moins de patients en réanimation, moins de patients hospitalisés. Les scientifiques tirent les premières leçons du déconfinement. Mais pour l'instant, il faut rester vigilant. Nicolas Trenault, Maxime Brandstatter.

26:43
Présentateur

Bien entendu, le virus est toujours là. Mais il n'y a pas pour le moment de signal de reprise de l'épidémie, nous apprend la directrice générale de Santé publique France. Les premiers signaux sont même encourageants, conclut Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, après plus d'une semaine de déconfinement. On a l'impression que les Français ont parfaitement compris l'importance des gestes barrières, qu'ils utilisent les masques grand public dans les moments où on ne peut pas respecter cette fameuse distance d'un mètre. Et donc finalement, le nombre de contacts à risque diminue et c'est un très bon signe.

Les autorités restent tout de même prudentes car il y a des frémissements à surveiller dans le service des maladies infectieuses du professeur Eric Combe, par exemple, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. On voit quand même revenir des patients, heureusement, en très petit nombre, avec une maladie Covid. Trois sont arrivés ce week-end et on n'avait pas revu cette arrivée depuis environ une dizaine de jours. Je rappelle qu'il y a trois mois, ça avait commencé comme ça.

Entre le temps d'incubation et le délai entre les premiers symptômes, les consultations et la remontée des informations, les autorités sanitaires attendent la semaine prochaine pour voir si le déconfinement a des conséquences sur l'épidémie.

27:47
Invité

Depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement, huit nouveaux foyers de contamination ont été identifiés dans la région Grand-Est. Quatre se trouvent dans des EHPAD et puis une importante campagne de dépistage sera menée cette semaine au commissariat central de Lille et à Arras. Au moins cinq personnes ont été testées positives au Covid. Chez Renault, on s'inquiète beaucoup ce matin. Selon le Camar enchaîné et les échos, le constructeur envisage de fermer au moins trois usines en France. Choisit le roi, Dieppe, les fonderies de Bretagne. Le site de Flins est également sur la sellette.

Le constructeur automobile dévoilera la semaine prochaine les contours d'un plan d'économie de 2 milliards d'euros. Ça passe mal auprès des syndicats d'autant que l'État s'apprête à octroyer un prêt garanti de 5 milliards pour le groupe. Franck Daout, délégué central CFDT, Renault, était l'invité d'RMC ce matin.

28:36
Présentateur

Je suis quand même étonné. Il y a un prêt garanti par l'État de 5 milliards à Renault. Il y a une mission qui a été donnée par M. le maire pour relocaliser les activités automobiles en France. Moi, si l'État prête de l'argent, donc ce sont vos impôts, mes impôts pour redresser l'entreprise, il n'y a pas de souci. Mais moi, reconstruire le nouveau monde sur les ruines de l'ancien monde, ça, la CFDT ne peut pas l'accepter. Donc, il faut construire un nouveau monde. L'automobile a des problèmes de mutation et effectivement, l'entreprise n'est pas dans une grande forme. Mais ça ne doit pas se faire n'importe comment et ça doit surtout se faire par le dialogue social.

29:08
Invité

Conseil des ministres, puis réunion interministérielle, puis entretien d'Edouard Philippe avec les chefs de parti. La crise du coronavirus accapare toujours le gouvernement. Au cœur des discussions, notamment le second tour des municipales, il pourrait avoir lieu fin juin. Hier, maires et associations d'élus locaux ont envoyé un message clair à Emmanuel Macron lors d'une visioconférence. Pierrick Bonneau.

29:31
Présentateur

Un message à l'unisson envoyé au président de la République. Si c'est possible, ce second tour doit avoir lieu dès le mois prochain. Deux arguments avancés par les maires et associations d'élus. Il faut installer les intercommunalités au plus vite pour qu'elles puissent fonctionner. Et puis, il faut éviter absolument d'avoir à organiser un deuxième premier tour. Pas de décision du président à l'issue de la réunion. Emmanuel Macron a simplement jugé encourageante cette belle unanimité. Mais au sein de la majorité, on est beaucoup moins unanime.

François Patria, sénateur de Côte d'Or, l'un des piliers de La République en marche, redoute un jugement de l'opinion publique et plaide pour un report des municipales en mars 2021. Le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, juge lui pas raisonnable un second tour en juin compte tenu de l'impossibilité de faire campagne.

30:13
Invité

Admis sur liste d'attente ou refusés, les lycéens de Terminal ont commencé à recevoir les premières réponses concernant leurs demandes sur Parcoursup. Un moment toujours très particulier pour les futurs bacheliers qui s'interrogent sur leur avenir, qui ont parfois du mal à y voir clair. Sentiment encore plus présent cette année, évidemment. Reportage à Arbonne-la-Forêt en Seine-et-Marne, Romain Poiseau.

30:35
Présentateur

4 jours pour choisir son parcours professionnel et Zoé, élève en Terminal, le fera toute seule, à la maison.

30:40
Invité

C'est sûr qu'on n'a pas les profs pour nous conseiller tous les jours. C'est assez difficile de faire une hiérarchie dans mes vœux. Est-ce qu'il faut attendre ? Est-ce qu'il faut faire un choix tout de suite ? On n'a que les explications de Parcoursup pour être guidé.

30:52
Présentateur

Zoé est sur liste d'attente pour son vœu principal, l'école du Louvre. Les 4 autres ont été acceptés, mais elle doit choisir.

30:57
Invité

Je ne sais pas exactement quoi choisir dans mes autres vœux au cas où je n'ai pas ce premier vœu qui est en titre d'attente.

31:03
Présentateur

Alors, elle sollicite ses professeurs par mail en tentant d'avoir une réponse.

31:06
Invité

Mon prof de philo, il est débordé par les mails.

31:08
Présentateur

Pour accompagner les élèves, toutes les équipes éducatives sont prêtes à se mobiliser, nous rappelle Florence Delannoy, secrétaire générale adjointe du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale.

31:17
Invité

On a notamment le bon vieil outil du téléphone, mais on peut aussi envisager de faire une visioconférence avec la famille, avec l'élève, si l'un ou l'autre de nos élèves a vraiment besoin de conseils, de l'accompagnement.

31:30
Présentateur

Il est également possible de contacter Parcoursup par messagerie et sur les réseaux sociaux. Plus d'une dizaine de sessions de tchat seront organisées pour accompagner les candidats.

31:38
Invité

Et pour se détendre et tenter de sortir du flou de la situation, nous avons la mer. En tout cas, pour certains, ce sera le cas. Long week-end de l'ascension sous le soleil avec des plages qui rouvrent de plus en plus. Quinze des deux mains dans les bouches du Rhône. Réouverture aussi en Corse, Benoît Ballet.

31:57
Présentateur

Oui, poser sa serviette est bronzée sous le soleil Corse. Ce sera possible dans la quasi-totalité de l'île de beauté. Une baignade statique autorisée à quelques conditions. Respecter un mètre de distance entre les personnes, cinq mètres entre les groupes de dix personnes. Et toujours pas question de pique-niquer, d'installer un barbecue ou de prendre l'apéro les pieds dans l'eau. Un test grandeur nature en vue de la saison estivale selon le préfet de Corse. C'est d'ailleurs l'enjeu partout en France comme à Palavas-les-Flots où les contrôles seront renforcés. Ce week-end, 244 patrouilleront sur la plage en renfort des policiers municipaux et agents de la ville.

Au sable d'Olonne, la forte affluence attendue a au contraire décidé le maire à restreindre les horaires d'accès

32:35
Invité

à l'océan. Les courses, Mathieu, c'est sur l'hippodrome du Croiser-la-Roche. Marque en barreau dans le nord. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 5 Fairplay Durzy Outsider numéro 15 Frisbee Dame le 5 et le 15.

32:49
Présentateur

Il est 7h38. Merci d'être avec nous sur RMC. RMC découverte le matin 32-16. C'est notre lien. Quentin Vinet a des informations à nous donner. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Je vais prendre André. Et puis ensuite, le docteur Michel Schmitt qui est médecin chef du service d'imagerie de l'hôpital Albert Schweitzer à Colmar. Pourquoi ? Eh bien parce que des traces de coronavirus ont été détectées sur un scanner dès le 16 novembre dernier à Colmar. Mais en attendant, je voudrais prendre, nous restons dans l'Est, je voudrais prendre André qui est dans le Jura à Villars-Saint-Sauveur. Bonjour André. Oui, bonjour Jean-Jacques. Oui, c'est à dire Jean-Claude, il dit Jean-Jacques.

Pour Villars-Saint-Sauveur, c'est Saint-Claude. Ah, c'est Saint-Claude, oui. Juste à côté, juste à côté. Juste à côté de Saint-Claude. Vous êtes hôtelier-restaurateur. Et votre hôtel, vous avez gardé votre hôtel ouvert ? Je n'ai jamais fermé. Vous n'avez jamais fermé ? Non. Avec des plats emportés, avec des plateaux dans les chambres, avec des petits déjeuners, c'est un bazar sans fin. Oui, mais vous vous êtes débrouillé. Vous avez eu des clients, André ? Non. Non, pas d'accord. On a fait 20 chambres. J'ai un hôtel de 30 chambres. On a fait 25 chambres en deux mois. 25 chambres en deux mois. Évidemment, c'est rien. C'est mieux que rien, mais c'est rien. On est bien d'accord.

C'est mieux que rien, mais c'est rien. André, vous savez que le débat est relancé. Personnellement, je pense qu'il ne faut pas avoir peur d'ouvrir les bars, les cafés, les restaurants le plus vite possible et les hôtels. Mais bon, ce sont les autorités à la fois sanitaires et gouvernementales qui décideront. Mais André, que dites-vous dans le Jura ? Franchement, vous êtes encore en rouge dans le Jura. Oui, mais le problème, le souci, c'est que le Jura est vert, vous le savez, par la nature. Oui. Le Jura devrait être vert par le fait du manque de lits hospitaliers. Saint-Claude nous a fermé une maternité, nous a fermé une chirurgie, on a tout fermé.

Par ce fait-là, on alimente les patients, on reparte sur Besançon au Dijon. Ce qui fait qu'il y a saturation dans ces deux hôpitaux et que nous sommes... Oui, vous vous sentez un peu seul. On se sent un peu seul. Il y a eu, apparemment, il y aurait eu, enfin, il y a eu, c'est trop encore, mais il y aurait eu 96 décès dans le Jura du Covid-19.

35:04
Locuteur

Oui.

35:04
Présentateur

Mais moi, j'ai envie de dire qu'on a peur. Moi, j'ai mis tout en place, ça m'a déjà coûté à peu près 3 000 euros la mise en place du matériel. Pec de glace, on pique à des profits, les surblouses pour les femmes de chambre quand elles reprendront définitivement. Bien sûr. C'est très compliqué. Et la défense du service public parce que quand on voit aux USA tous les gens qui meurent et que chez nous, la chance d'avoir un service public, il faut le conserver. Il faut dire que la population américaine, attendez, les Américains ne respectent pas beaucoup, ne respectent pas le confinement. Ils n'en veulent même pas. C'est un autre état d'esprit.

On ne peut pas nous comparer à ce qui se passe aux Etats-Unis. Ce n'est pas pareil. Mais c'est quand même compliqué quand il y a des plages chez nous qu'on commence à ouvrir, les gens étant de les serviettes, on ne leur demande pas le faire, ils le font. Oui, bien sûr. J'accueille des clients un peu plus. On a fait 8 chambres lundi, 7 chambres hier, 2 soir. Je n'ai pas beaucoup de clients avec des masques. Oui, malheureusement. Après, en même temps, Jean-Jacques, si jamais vous commencez à accueillir le client avec une armure en lui disant « Monsieur, ne faites pas comme ci, ne faites pas comme ça, vous n'aurez personne non plus. » On n'aura personne.

Vous savez, pour ce week-end, vous êtes ouverts, j'imagine, de l'ascension. Vous n'avez rien. On n'a rien. Non. J'étais le seul hôtelier ouvert pour tout le Haut-Jura. Pour tout le Haut-Jura. C'est si beau, cette région. Merci, André, dans tous les cas. Merci pour votre émission. Mais dites aux barbus qu'ils ne fassent pas 110 km, ce n'est pas bien. Charles Magnin. Charles Magnin. Charles. Alors, bon, d'accord, je vais lui dire. Merci, André. Salut, André. Au revoir, Quentin. Merci, salut, André. C'est sympa, André. Sympa, Saint-Claude. Oui. Et puisqu'on parle du Jura, la députée du Jura, Daniel Poulbois, justement,

36:43
Invité

voudrait en finir avec la vision régionaliste de la carte des départements vert et rouge. Elle dit que dans son département, les réservations s'annulent en cascade parce que justement,

36:52
Présentateur

le Jura est classé en rouge. Alors, pas trop loin, un peu plus au nord-est. Nous serons à Colmar dans un instant avec le docteur Michel Schmitt, médecin en chef du service d'imagerie médicale de l'hôpital Albert Schweitzer. À Colmar. À tout de suite. R.M.C. Au revoir.

37:06
Invité

C'est vrai qu'André a raison. Charles nous a dit tout à l'heure qu'il allait faire un petit écart sur cette fameuse règle des 100 kilomètres. Mais soyons honnêtes, il n'est pas le seul. Raphaël nous écrit « Moi, j'ai déjà fait 1000 kilomètres pour des motifs pas importants. Ce n'est pas le gouvernement qui va me dire ce que je peux faire. » Sophie nous dit que ce n'est pas respecté non plus chez elle dans le Morbihan. On le constate tous les jours. Maximus habite le Var. Je peux vous dire que les résidences secondaires rouvrent. Ils arrivent de nuit. Albert Amanton nous dit que la plage est bourrée d'Italiens qui viennent s'y prélasser. Pour Cédric, c'est une honte.

Il faut respecter les recommandations, se protéger les uns les autres. C'est un manque de civisme de ne pas le faire. Stéphane, tout à l'heure, nous disait qu'il allait partir dans un gîte. Lui respecte les 100 kilomètres, 85 kilomètres de chez lui en Dordogne. J'ai aussi ce message d'Éric qui nous dit « Je respecte les 100 kilomètres, je porte un masque en public, c'est pour mon bien. » Et vous, est-ce que vous respectez toutes ces règles ou est-ce que vous faites quelques écarts ? Soyez honnête, 3216 rmc.fr ce matin. RMC, 6h-9h, vous vaut en direct.

38:10
Présentateur

Allez, savoir et comprendre le matin, RMC, RMC découverte, je suis en direct avec le docteur Michel Schmitt qui est médecin en chef du service d'imagerie médicale de l'hôpital Albert Schweitzer de Colmar. Docteur Schmitt, bonjour. Bonjour M. Baudin. Alors, docteur, avec votre équipe, vous avez repris systématiquement tous les scanners thoraciques réalisés entre le 12 octobre et le 30 avril à l'hôpital, dans votre hôpital, Albert Schweitzer, soit 2456 scanners. Le résultat, docteur ? Nous sommes des grands curieux en Alsace et donc avons essayé de comprendre ce qui s'était passé chez nous.

Alors, effectivement, pour remonter dans le temps, nous avons repris les scanners sur la période que vous indiquez et les résultats nous ont un petit peu surpris, sans plus d'ailleurs, mais un petit peu surpris. C'est-à-dire que nous avons vécu la vague épidémique à contresens, la décrudescence actuelle, le sommet de la vague le 31 mars et après une descente progressive avec des cas épidémiques, des images typiques du mois de Covid au mois de mars, au mois de février, surprise, quelques cas au mois de janvier, quelques cas plus rares au mois de décembre, ensuite, tout rien, pendant une dizaine de jours et pour finir, deux cas sporadiques à la mi-novembre.

Alors, j'insiste sur le fait que ce sont des images, on ne voit pas de virus au scanner, on a des images qui sont considérées comme révélatrices ou tout le moins très évocatrices d'une pathologie et nous en sommes là pour le moment. Alors, nous remontons plus loin, nous analysons les dossiers d'octobre, nous allons essayer de remonter sur le mois de septembre mais pour le moment, nous n'avons rien trouvé plus en avant. Rien trouvé en octobre et en septembre mais en novembre, en novembre, deux cas suspects. Alors, comment pouvez-vous dire avec une image, comment pouvez-vous dire que ce sont peut-être des cas de Covid ? Alors, c'est tout le débat aujourd'hui. Nous avons une image.

Ces images ont été analysées par différentes sociétés savantes tant en Europe qu'en France qu'aux Etats-Unis et un certain nombre d'images ont été reconnues comme étant typiques, caractéristiques du Covid. Ce sont des images de pneumonie, de pneumonie un peu particulière parce qu'elle atteint essentiellement la périphérie du poumon. Elles sont souvent bilatérales, elles sont mal limitées et ne s'accompagnent même pas des complications habituelles de la grippe, de la pneumonie grippale, à savoir des ganglions et des épanchements. Premier élément.

Deuxième élément, le diagnostic différentiel du Covid au scanner est essentiellement la grippe et un autre virus qu'on appelle le VRS, le virus respiratoire syncytial. Ces deux maladies sont apparues en Alsace aux environs de Noël le 26 décembre pour connaître un pic épidémique le 28 janvier. Les cas trouvés avant cette période épidémique au moment où la grippe n'existait pas ne peuvent bien évidemment pas être attribués à la grippe et la seule létiologie qui nous paraît vraisemblable aujourd'hui est celle du Covid. Alors bien sûr, on n'a pas de preuves.

Pour avoir une preuve, il faudrait voir le virus, il faudrait en trouver des traces génétiques mais il n'y avait pas de frottis à l'époque, il n'y avait pas de tests à l'époque, il n'y avait pas de sérologie à l'époque et donc la seule vraisemblance technique aujourd'hui est l'analyse des scanners. Oui, mais alors docteur Schmitt, est-ce que les deux patients en question, vous les connaissez ? Docteur ? Vous les connaissez ? Oui. Je les ai rencontrés la semaine dernière. Bon, vous les avez rencontrés. Est-ce qu'on leur a fait passer un test sérologique ? Alors, le test sérologique a été prescrit.

Vous savez que le débat est grand sur les tests sérologiques actuellement et on attend pour la fin de semaine, début de semaine prochaine, des tests qui soient validés. Donc, ces tests vont être pratiqués mais en fait, ils ne vont pas nous apporter grand-chose. C'est-à-dire que si ces tests sont positifs, personne ne pourra prouver que la contamination remonte au mois de novembre. Eh oui. Ils ont pu être contaminés il y a 15 jours, trois semaines, un mois. Et si ces tests étaient négatifs, cela ne voudrait rien dire non plus parce que nous savons qu'actuellement, il n'y a aucune technique infaillible.

Le PCR, le frottin nasal, selon la méthode employée, selon la technique de prélèvement, selon la période de prélèvement, peut ramener jusqu'à 30% de faux négatifs. Et nous savons aujourd'hui que les tests sérologiques peuvent avoir jusqu'à 10% de faux négatifs. Autrement dit, il n'y a pas de moyen de preuve aujourd'hui, quelle que soit la technique. Et c'est sans doute là que mettre ensemble tous les moyens dont nous disposons, la sérologie, la radio, le scan, et surtout l'histoire clinique va être intéressante.

Pour revenir au passé en octobre, s'il s'avère qu'ils ont une clinique parlante au mois de novembre, plus aucun épisode infectieux de type grippal au cours de l'hiver et une sérologie positive maintenant, l'hypothèse, la vraisemblance, deviendrait grande. Deviendrait grande, évidemment. Ça vous attendait une confirmation, si j'ai bien compris. Alors on attend confirmation et surtout on attend, et là je suis content de votre invitation, on attend que des collègues et des radiologues de France, d'Allemagne et autres fassent la même étude. Ah, ils cherchent ? Dans leurs archives ? Ben oui.

Ça ne coûtera rien, je veux dire, les examens sont convictés, ça coûte du temps, des nuits, ça coûte de l'aspirine, pour le mal de tête. Mais non, vraiment, vraiment, on a du mal à s'en remettre. Mais d'abord, c'est très intéressant, c'est un autre sens à ce que nous faisons et surtout, ça permettrait de comprendre et de ne pas rater une reprise épidémique, que ce soit du Covid ou de notre pathologie. Merci Dr Schmitt. Merci Dr Schmitt. La radiologie est un moyen de prévenir, alerter, anticiper une future pandémie. Il s'agit de comprendre comment cette maladie a pu apparaître et se propager. Merci beaucoup Dr Schmitt. Il est 7h53. C'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré.

Nicolas, expliquez-nous. Nicolas, nous parlons de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé qui est accusé par les Etats-Unis d'avoir tardé à réagir et d'être sous influence de la Chine. Explication. Alors d'abord, qu'est-ce que c'est que l'OMS ? Pour commencer par le début, c'est une des agences de l'ONU. L'UNICEF s'occupe des enfants. L'UNESCO, basée à Paris, s'occupe de la culture. L'OMS, basée à Genève, s'occupe de la santé. 194 pays sont membres, 4,5 milliards de budget, 7000 salariés. C'est une grosse machine bureaucratique. Longtemps, elle s'est contentée d'émettre des avis, des recommandations, par exemple, sur la durée de l'allaitement maternel.

Mais récemment, elle a aussi créé une cellule de crise, un programme d'urgence qui est justement chargé de réagir à des crises comme celles que nous traversons. Oui, elle a connu des succès formidables, comme l'éradication de la variole. Oui, en termes de vaccins, ce sont les plus grands succès de l'OMS. Voilà, c'est grâce à l'OMS. Les Etats-Unis estiment que l'agence a été mal gérée pendant cette crise et lancent un ultimatum à l'OMS. Oui, les Etats-Unis considèrent que l'agence est une marionnette de la Chine, qu'elle n'a pas réussi à obtenir les informations dont le monde avait besoin de la part de la Chine au tout début de cette crise et que cet échec a coûté de très nombreuses vies.

Ce sont des accusations graves. Donald Trump a déjà suspendu le versement de la Côte-Parte américaine. Il menace maintenant de se retirer définitivement de cette instance. Et ce n'est pas une petite menace parce que les Etats-Unis sont de loin le plus gros contributeur de l'OMS. Alors, Washington a donc lancé cet ultimatum. L'agence avait 30 jours pour organiser une enquête indépendante sur sa gestion de l'épidémie. Et hier, l'Assemblée mondiale de l'organisation a cédé et accepté cette enquête qui commencera lorsque la crise sera passée. Même Pékin a finalement donné son accord. Que risque de dévoiler cette enquête ?

Et bien qu'effectivement, les Chinois ont tardé à annoncer que le COVID-19 était très contagieux. Un retard d'au moins trois semaines en janvier qui a eu de lourdes conséquences. L'enquête montrera aussi sans doute que le directeur général de l'OMS est assez complaisant vis-à-vis de la Chine. Il s'appelle Tedros Adamon Gebreyesus. C'est un ancien ministre éthiopien, c'est-à-dire issu d'un régime communiste autoritaire. Il a longtemps été membre du parti révolutionnaire communiste éthiopien. Ça crée des liens forcément avec ses amis chinois. D'ailleurs, il doit son élection à Pékin.

Avant lui, l'OMS a été dirigée pendant onze ans par une chinoise de Hong Kong très proche de Pékin, Margaret Chan qui a placé ses pions. C'est donc la première grande organisation internationale qui est non pas infiltrée mais en tout cas bien contrôlée par la Chine. Est-ce que cela a eu des conséquences sur la gestion de la crise ? Oui, au moins une parce que l'OMS a reçu la toute première alerte sur le virus de Wuhan dès le 31 décembre dernier. Mais cette alerte, elle venait d'où ? Elle venait de Taïwan, la petite île chinoise qui n'a jamais accepté le régime communiste. Taïwan, c'est un sujet hyper tabou.

Personne à l'OMS n'a donc osé interroger les Chinois sur cette accusation qui venait de leur pire ennemi. C'est extraordinaire. Et d'ailleurs, hier à l'Assemblée Générale, la Chine a obtenu que Taïwan ne revienne pas à l'OMS. Taïwan avait été expulsé. Il était question qu'il retrouve un siège d'observateur dans l'organisation. Pas question. Et bien non. Et alors, autre reproche qu'on peut faire au directeur général de l'OMS, une déclaration qui date de début février. Il avait dit que selon lui, il n'était pas nécessaire de prendre des mesures pour limiter les voyages et pour limiter le commerce international. Les faits vont lui donner tort.

Et Donald Trump, même s'il est assez mal placé pour donner des leçons, Donald Trump qualifie cette déclaration de criminel. Au-delà de l'OMS, on assiste à un bras de fer entre les Américains et les Chinois. Une nouvelle guerre froide. Exactement. Ça fait penser à la guerre froide entre les Russes et les Américains à l'époque. Donald Trump voudrait faire payer des réparations à la Chine ou bien instaurer des taxes punitives. Pendant ce temps, les Chinois se donnent le borreau. Hier, Xi Jinping est intervenu en visioconférence. Il a promis que le vaccin, si les Chinois le mettaient au point, serait partagé avec la planète entière. Il a promis aussi 2 milliards de dollars.

Et puis cette guerre froide, elle se joue aussi dans les labos à travers des communiqués triomphants. La Chine a annoncé hier qu'elle pensait mettre au point un traitement à base d'anticorps prélevé sur les malades guéris. Pour l'instant, ça marche sur les souris et les Chinois sont très optimistes pour la suite. Puis en ce qui concerne le vaccin, on en a déjà parlé, il y a deux programmes qui sont très avancés dans le monde. C'est un programme américain d'une start-up du Massachusetts, Moderna. Dirigé par un Français. Et puis de l'autre côté, c'est un programme chinois qui est mené par l'Institut médical de l'armée chinoise. Donc un programme d'État. Etatisé.

Et ça fait penser un peu à cette course au vaccin. Ça fait un peu penser à la course à l'espace dans la précédente guerre froide entre les Russes et les Américains. C'est vrai. Merci Nicolas. C'est toujours passionnant le matin. Il est 7h presque 58.

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Invité

à suivre dans Bourdin Direct. La décrue se confirme. Il n'y a aujourd'hui aucun signe de rebond. Qui dit cela ? C'est le professeur Antoine Flau, médecin épidémiologiste à l'Université de Genève. Il sera avec nous juste après le journal de 8h sur RMC. RMC.