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interviewPublic Sénat· 11 juillet 2025 33 min

François Bayrou : l’immobilisme en marche ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et avec nous pour ce dernier club des territoires de la saison, Arnaud Benedetti, bonjour Arnaud. Merci d'être là. Rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire.

Et Frédéric Davi, bonjour Frédéric. Merci également d'être avec nous. Directeur général opinion de l'IPOP.

On a parlé de François Berou qui réaffirme son objectif de ramener le déficit à 4,6 % l'année prochaine. Mais pour ça, il va falloir trouver au moins 40 milliards. Mais où il exculé aux impôts mais pas les efforts ciblés ?

Alors, quels efforts les Français sont-ils prêts à faire ? François Baou peut-il échapper à la censure sur le budget ? Je nous direz ce que vous en pensez.

Puis Audreé, il y a pas que nous qui nous arrêtons ce soir, il y a aussi le parlement. Fin de session parlementaire, c'est l'heure du bilan. En effet, François Baou est souvent taxé d'immobilisme.

On verra si c'est vraiment le cas. Et on voit ça dans quelques instants. D'abord, c'est l'heure de l'actualité dans nos régions. [Musique] Et l'info dans nos régions, direction Bordeaux, s'est tenu cette semaine le Carrefour de la biodiversité.

Avant d'en parler avec l'organisateur de cet événement, Philippe Boyer, qu'on va retrouver dans quelques instants, on va regarder ce reportage de Cécile Sixou du côté de Bordeaux qui pour lutter contre la hausse des températures a fait le choix de la végétalisation. C'est un cass-tête pour les élus. Comment adapter la ville aux nouvelles températures ?

À Bordeaux, la mairie a fait le choix de végétaliser. Arbres, buissons ou encore microforêts ont été plantés dans les moindres recoins de la ville. L'artisan de ce travail, c'est Didier Jean-Jean.

élu en charge de la nature en ville, venu présenter ses réalisations au salon de la biodiversité et des territoires. Ça c'était un omansland, hein. Euh ben aujourd'hui, c'est devenu une place.

Quand c'est un croisement en triangle, la tête du triangle, elle est souvent occupée par des zébras et du bitub. Mais là, on a questionné et en fait, on s'aperçoit qu'il y a beaucoup de croisements comme ça dans lesquels on peut investir, débitumer, replanter du sol vivant et quand on a de la chance même parfois mettre un arbre, une chaise, une fontaine à moile. Et tout ce petit travail de la place, de la placette, du délaissé, du croisement, tout ce petit travail un peu comme le pointillisme fait que en prenant du recul, on crée sur Bordeaux une forme de trame verte.

Depuis 2020, Bordeaux a doublé sa surface végétale. Au total, tous les ans, 10000 arbres sont plantés dans la ville contre 600 avant et 16 microforêts sont sorties de terre. Pour le maire écologiste Pierre Urmique, ce poumon vert permet au bordel de trouver de l'ombre en cas de canicule, mais pas seulement. dans une rue, une une végétalisation importante, c'est 3 ou 4 degrés de moins dans à l'intérieur à l'intérieur des habitations.

Donc quand on plante des arbres, c'est pas faire du décor urbain, mais c'est au contraire promouvoir nos meilleurs alliés pour anticiper futur. Anticiper le futur, mais aussi réparer les erreurs d'une urbanisation excessive. La métropole bordela qui attire toujours de plus en plus de nouveaux habitants pense désormais l'aménagement urbain avec un nouveau regard.

Aujourd'hui, on ne peut pas imaginer aménager différemment. Il faut qu'on la culture doit changer. Il faut qu'on repense nos modèles de nos modèles de fer.

Il faut qu'on arrête d'artificialiser. Nous, on a déjà pris en considération ces enjeux et c'est déjà intégré dans la culture des élus et de nos et de nos services. Jusqu'à présent, pour végétaliser la ville, Bordeaux a reçu des aides de l'État, le fond vert, mais il a été raboté.

Pour Pierre Urmique, il est indispensable de maintenir ce soutien. Allez, on va parler de ce carrefour de la biodiversité avec Philippe Boyer. Bonjour, merci d'être avec nous.

Philippe Boyer, vous êtes le président d'idéal Col, l'un des organisateurs de ce carrefour de la biodiversité. D'abord, dites-nous en quoi ça consiste ce carrefour de la biodiversité. Bien, comme ton nom l'indique, un Carrefour c'est un lieu un lieu de rencontre, de croisement et l'objet l'objet est simplement colossal parce que on a affaire à une probable extinction de masse, donc du vivant.

Il faut prendre conscience que ce dont il s'agit la biodiversité c'est bien sûr mettre des arbres dans les villes pour les bénéfices associé tel que le la baisse de température mais c'est aussi pour réintroduire le vivant dans le monde urbain. Réintroduire le vivant qui lui est en pleine décomposition. Je vous donnerai un seul exemple.

La population d'insectes sur les 30 dernières années a diminué de 80 %. 80 % c'est et alors les insectes c'est le début d'une chaîne alimentaire vous savez et quand les insectes disparaissent on ne le voit pas mais quand on écoute dans la ville on entend plus les moineaux il y a plus le moineaux on ne voit plus d'irondell elles disparaissent il y a plus d'alhouette dans les champs. Donc, on est devant un phénomène plus important que le réchauffement climatique puisqu'il s'agit de la survie du vivant.

Et donc cette biodiversité, les collectivités ont la possibilité de la mettre à l'honneur, de la réhabiliter. Et on parle d'aménagement et là il s'agit pour eux de la ménager ménager le vivant dans l'urbain et le carrefour de la biodiversité comme les assises nationales qu'on organise depuis 15 ans ont pour but de réunir les partenaires notamment les collectivités pour essayer d'accompagner un changement de mentalité de comportement pour toutes les actions locales. Comment vous travaillez avec les avec les collectivités avec les les maires notamment ?

On imagine que la prise de conscience de l'urgence d'agir est là. Voilà, la la prise de conscience vient progressivement, mais très très progressivement, hein. Le vivement est durement attaqué et on en parle épisodiquement quand on parle d'agriculture et de pesticides, mais c'est simplement colossal, les pollinisateurs disparaissent.

Quand les pollinisateurs disparaissent, le blé ne sera plus fécondé. Vous voyez, on est dans un système de biodépendance. L'homme l'homme n'est pas souverain et unique maître de la terre. hein, l'homme est associé au vivant et si on ne reprend pas cette conscience là euh on a donc une une catastrophe devant nous.

Et alors les collectivités sont les mieux placées parce qu'elles sont au contact de la population. Donc là, il s'agit d'un changement de mentalité et dans beaucoup de villes, plein d'actions diverses sont engagées. Je vous citerai par exemple les villes qui qui qui sont spécialisées dans le euh qui qui installent des ruches, voyez, dans dans leurs euh les écoles ou dans les lieux publics pour pour sensibiliser le public au rôle des polynonisateurs.

Mais on a vu à Bordeaux tout à l'heure ce qui se faisait. Il y a beaucoup d'autres villes où on introduit le vivant pour permettre au public de comprendre que c'est dans son jardin, à sa porte ou dans son comportement qu'il peut agir pour sauver le vivant. Les mot Philippe Boyer, est-ce que les moyens suivent ?

Ah, les les moyens euh il y a pas que les moyens économiques. En l'occurrence, le moyen le plus important, c'est le changement de mentalité. le changement de mentalité qui depuis le 18e siècle le avec des cartes où on a considéré que l'homme était le maître de la nature.

Avant le comportement normal de la population c'était de composer avec la nature. Donc on a un grand bouleversement à faire c'est revenir à ce comportement et à adopter des solutions fondées sur la nature. On a vu dans dans beaucoup de villes par exemple, on transforme la cour de l'école qui était en bitume, vous voyez classique.

On transforme la cour de l'école pour la d pour la désimpermabiliser pour permettre qu'il y ait de l'eau qui s'infiltre pour permettre qu'une vie revienne. Et donc on a là en ce sur cet exemple là besoin de moyens important hein. De même les plantations qu'on a vu à Bordeaux tout à l'heure, ça nécessite de l'argent mais je crois que au-delà de l'argent que le plus important il est dans changement de comportement et ce changement de comportement il ne peut se faire que s'il y a une prise de conscience et on en est au tout début.

Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous Philippe Boyer, président d'idéal pour nous parler de ce carrefour de la biodiversité. Un mot Frédéric, on l'a vu à Bordeaux l'enjeu de la végétalisation de la ville.

Est-ce que pour ces prochaines municipales, ces questions euh d'écologie, de biodiversité, ça va faire partie des sujets ? Alors, il y a deux choses. D'un côté, ce qu'on a vu, c'est ce que j'appelle l'écologie de la quotidienneté, hein, végétalisation, les cours aux écoles comme ça se fait également euh à Paris.

Et c'est vrai que ça intéresse, ça suscite une adhésion très forte. UNIFA a réalisé une enquête il y a un peu moins d'un an pour la ville de Bordeaux. Je dois en parler parce qu'elle a été publiée dans le Sud-Ouest et toutes ces actions sont très fortement soutenues.

Mais dans la perspective de mars 2026 et là c'est un vrai changement par rapport à la campagne de 2020. Alors avant bien sûr le surgissement du Covid, on voit que jamais des questions environnementales ont été autant reléguées dans la hiérarchie des déterminants du vote. Elles arrivent quasiment en dernier alors qu'arrive en tête, on l'avait dit ici lors de l'enquête pour l'inspiration politique, la sécurité des personnes et des biens, les finances et la dette et la santé.

C'est-à-dire trois enjeux nationaux qui ne sont pas traités à l'échelle nationale ou maltraités et qui sont par ricochet redescendre à l'échelle locale. Et sur la question du climat alors qu'il y a de l'intérêt comme je vous disais sur ces mesures que Philippe Boyer a détaillé, il y a deux effets. Un effet c'est foutu, c'est inéluctable, on n'y arrivera pas.

Et un effet qui est très en lien avec l'intérêt des Français pour les questions internationales. Un effet que j'appelle monsieur les Angletirés les premiers. C'est-à-dire que les Français nous disent euh nous faisons beaucoup d'efforts en matière de lutte contre la le dérèglement climatique, mais c'est aux Allemands et leurs centrales à Charbon, c'est aux Russes, aux Chinois, aux Américains de faire qui sont moins vertueux que les Français de faire des efforts.

Donc on n'est pas du tout dans le contexte de 2020 qui avait amené dans le sillage des élections européennes où il y avait une poussée des Europe écologie des vert avec Yan Jado qui avait amené une une petite pas une marée, une vague mais une petite poussée des verres avec des villes emblématiques qui avaient été prises dont Bordeaux. Alors, on va parler de budget puisque ça reste évidemment au cœur de l'actualité à quelques jours de dévoiler ses pistes d'économie. Ce sera mardi, François Bairou hier soir a assuré que son objectif était bien de ramener le déficit à 4,6 %.

Il confirme qu'il y aura pas de haut impôts, mais il n'exclut pas des efforts particuliers. On voit ça avec Famien. Face au mur de la dette, François Baou a détaillé sa trajectoire pour amener le déficit à 3 % du PIB en 2029.

On est à 5,8. Nous allons cette année passer à 5,4 et l'année prochaine nous allons aller vers 4,6. Et pour cela, il va falloir prendre des décisions difficiles, prévient le Premier ministre.

Bien sûr, il va falloir faire des efforts. Bien sûr, il va falloir faire des économies plus qu'on en a jamais fait. Des efforts pour augmenter la production du pays et réduire nos dépenses sociales.

Mais le locataire de Matignon écarte l'idée d'une augmentation des impôts pour les plus riches réclamé à gauche. Je ne crois pas que ce soit par l'impôt qu'on résout des problèmes de cet ordre. Je pense que le la bonne approche, c'est la dépense publique.

François Bairou doit détailler mardi ses pistes pour trouver au moins 40 milliards d'euros dans le prochain budget. Sous la surveillance du RN qui a évité jusqu'à présent la censure à son gouvernement. Le RN qui réclame justement une autre réforme qui tient à cœur à François Baou l'instauration de la proportionnelle.

Je suis acquis à l'idée de la proportionnelle depuis longtemps mais je vais pas en faire un échange de bon procédé. On n'est pas en marché au bestiaux. Un sujet qui devrait être tranché par référendum souhaite le premier ministre qui a également annoncé la création d'une banque de la démocratie pour améliorer le financement des partis politiques.

Je suis en mais pas pour ça. Et on va évidemment revenir sur ce sujet. On le voit, on l'a vu hein hier faire François Bou faire de la pédagogie.

Il a rien dévoilé de très concret puisqu'il fera ses annonces mardi. Il joue son avenir politique sur cette question budgétaire. Arnaud.

Oui, vraisemblablement, on le sait depuis le début et d'ailleurs la plupart des forces politiques l'ont annoncé et a commencé par ceux qui jusqu'à présent depuis euh que François Birou est arrivé à Matignon ne se sont associé à aucune motion de censure déposée par la gauche. Le Rassemblement national. Le Rassemblement national a clairement dit que ça serait là le moment de vérité et qu'ils attendent évidemment des gestes du Premier ministre vraisemblablement en faveur des catégories populaires qui constituent quand même le cœur de leur électorat pour se déterminer ou non à voter la censure.

Mais le problème est toujours le même. Si vous voulez dans une assemblée, il nous ramène un an en arrière, c'està-dire dans une assemblée nationale, vous avez 310 députés qui à tout moment peuvent voter la motion de censure. Il est évident que le gouvernement est dans une situation de très haute précarité, quelle qu'il soit, que ça soit monsieur Beïou à la tête de ce gouvernement ou un autre, je crois que le problème reste fondamentalement le même, quel que soit encore celui qui est à Matignon.

Après, on verra bien parce que les annonces de quand même après c'est l'impact si vous voulez des mesures d'économie qui seront pris et dévoilé par le gouvernement sur un certain nombre de catégories sociales qui va déterminer le vote d'une censure tant à gauche que du côté du rassemblement national. On voit bien qu'en tout cas, il vient d'envoyer un signal qui ne sera certainement pas très bien pris par la gauche en l'occurrence lorsqu'il dit que de toute façon l'impôt sur les plus riches c'est une piste qui ne sera pas en tout cas euh prise en compte. Donc euh il semble en tout cas considérer en disant cela une interprétation, on verra bien évidemment lorsqu'il fera ses annonces, mais que du côté de la gauche, il y a peut-être rien à attendre, sauf s'il parvient encore une fois, comme il l'a fait lors euh du début de son mandat à à Matignon, à détacher le Parti socialiste du reste du Nouveau Front populaire, ce qui ne sera pas évident parce qu'en plus on sera à quelques mois des élections municipales et que les enjeux municipaux vont vont aussi déterminer le positionnement des groupes des groupes parlementaires notamment à gauche et Arnaud vous le disiez hein, il y a cette menace de censure notamment de la part du du Rassemblement national he on va écouter justement le vice-président du parti Sébastien Chenu était ce matin sur TF1 pas franchement convaincu par François Baou hier soir.

Problème avec François Beou c'est que vous ne savez pas sur quoi vous pouvez ne serait-ce que avancer parce que c'est un espèce d'enfumage permanent. Ce qu'il fait pour le pays est honteux en réalité ne rien faire. Qui est-ce qui peut se nous dire un truc qu'a fait François Berou depuis un an ?

Sincèrement, c'est vraiment zéro, nul. Euh, je trouve que c'est criminel pour le pays. Il nous place dans des situations excessivement difficile.

Bah, aujourd'hui, il prend un chemin, hein. Il est en train de le prendre le chemin de la censure, mais c'est lui qui est en train de le prendre. Il prend le chemin de la censure.

Frédéric, est-ce que est-ce que les Français ils ont envie d'une censure de François Bayon ? Alors, ce n'est qu'un sondage mais oui, dans une enquête fidelle pour sud de radio diffusé il y a une semaine, on a 57 % des Français qui sont favorable à une censure. C'était moins de 5050 il y a quelques mois.

Et ce qui est très intéressant de noter, c'est que les plus ardents euh défenseurs d'une censure et donc d'une chute du gouvernement Bayerou, ce sont les sympathisants électeurs, Rassemblement national et France assouvie, c'est-à-dire les deux extrêmes du spectre politique. Alors ce que dit Sébastien Chenu avec une certaine dureté, bah pardon, mais c'est exactement ce que nous disait français notamment dans le baromètreop JDD. La grille de lecture de François Bairou tel qu'il est évalué par les Français, c'est l'inaction. c'est il ne se passe rien.

C'est qu'est-ce qu'il a fait depuis 1 an pour les Français ? Est-ce qu'il a respecté la promesse du politique qui est en échange de mon vote ? Moi politique, je m'engage à résoudre des problèmes, améliorer la situation pour apprendre le cèbres slogan pour entienne mitérandienne 110 changer d'avis et c'est vrai que Arnaud l'a très bien dit, c'est le péché originel.

C'est cette chambre introuvable. Les Français sont même parfois plus durs quand ils regardent le rapport de force qui fait que rien n'est possible. C'était la même grille de lecture s'agissante du prédécesseur de François Bairou, Michel Barnier.

Mais lui, Barnier avait une image personnelle étincelante que n'a absolument pas François Baou. Quand on regarde le baromètre JDD qui est le plus ancien de la 5e République, il a le record absolu de mécontent pour un premier ministre 80 %. Alors effectivement euh je sais pas s'il va vers la censure mais il y aura pas un mouvement de sympathie des Français euh pour en empêcher.

Maintenant ça se passe à l'Assemblée nationale mais justement pour les Français depuis le 7 juillet on vit une éclipse du politique. Ça ne se passe plus à l'échelle nationale. D'où la recherche d'acteurs périphériques, l'entreprise et surtout les élus locaux et les maires on en a parlé.

Voilà. Et et Sébastien Chenu qui qui disait "Qui peut me dire ce qu'a fait François Baou depuis un an Bah Audre, c'est vous qui allez nous le dire puisque François Baou, il est souvent accusé d'immobilisme. Vous êtes penché justement sur le bilan de l'action de François Baou dernier mois.

Quels sont les grands textes qui sont passés au Parlement depuis qu'il est premier ministre ? Bah d'abord, il y a le budget 2025, faut le dire. Le même qui a vu tomber Michel Barnier sur fond de censure, François Baou a réussi à donner des gages au Parti socialistes pour éviter d'être sanctionné.

On se souvient qu'il avait notamment lancé le le fameux conclave sur les retraites qui s'est terminé par un échec, mais à l'époque ça avait permis de faire voter le budget. Autre point dans son escarcelle, la loi narcotrafic qui crée un paquet spécialisé contre la criminalité organisée et qui marque aussi l'avèement d'un nouveau régime carcéral d'isolement pour les trafiquants les plus dangereux. Vous allez nous donner un nouvel arsenal législatif.

Mais mieux que cela, nous allons gagner ce combat parce que la volonté est là et en politique la volonté c'est ce qu'il y a de plus fort. Mais bon, Orian, il faut quand même rendre à César ce qui appartient à César. Le texte a été voté sous l'air François Baou mais il récolte les points d'une loi qui est surtout issue de travaux parlementaires au Sénat, les travaux des sénateurs Étienne Blanc pour l'élr et Jérôme Durin pour le Parti socialiste.

Ils avaient déposé ce texte dès le mois de décembre 2024. Alors, il y a des textes plus compliqués aussi hein. Oui, on pense notamment à la fin de vie qui a été adoptée à l'Assemblée nationale et qui doit être examinée au Sénat à l'automne prochain.

Mais on souvient que le texte a été coupé en deux par François Baou avec une partie sur l'aide active à mourir et une autre sur les soins palliatifs. Ce qui a fait bondir jusque dans sa majorité. Il y a Brun Piv, la présidente de l'Assemblée ou encore Agnès Panier Runaché, la ministre de la transition écologique.

Plus récemment, il y a eu la loi du plomb qui autorise la réintroduction de l'accétamride, un néonicotinoïde interdit en France depuis 2018, loi adoptée sans examen à l'Assemblée nationale pour cause de motion de rejet et puis hier l'adoption de la loi Paris Lyon-Marseille qui doit changer le mode de de scrutin pour les municipales dans ces vides dans ces villes adopté malgré un rejet du Sénat. Donc on voit il y a quand même quelques passages en force mais ce qu'il faut souligner aussi que tous les textes dont je vous ai parlé ce sont des propositions de loi issu de travaux parlementaires et pas du gouvernement. Elles sont donc plus faciles à faire adopter par les parlementaires.

Il y a un revers de la médaille dans ces cas-là. Pas d'avis du Conseil d'État et surtout pas d'étude d'impact comme c'est le cas avec un projet de loi. Donc on ne sait pas quel sera l'impact de ces lois.

Merci beaucoup Audref. Frédéric, on le voit, il y a quand même eu des choses qui ont été faites au Parlement. Est-ce que euh on peut taxer François Bairou d'immobilisme ?

Est-ce que c'est l'opinion des Français ? Bah c'est comme ça que les Français le voient. Je parlais de cette grille de lecture en terme d'inaction qui est vraiment enquistée, qui est extrêmement fort.

C'est vrai que au moment où le budget a été voté, les Français ont moins salué l'action que l'habileté. Manœuvre, la capacité de dialogue de François Baou. Alors, on en a pas parlé mais ça fait partie de son bilan tel que les Français le perçoivent.

L'affaire Betaram lui a fait énormément de mal. C'est un vrai poison ça. Ça feuilletonne, ça rebondit, de nouvelles de nouvelles péripéties émergent.

Et c'est vrai que ça touché François Bairou, ça l'a mis dans le camp de ceux qui mentent ou ceux qui ont caché la vérité. Et ça l'a ça réactivé aussi une image qui n'avait pas du tout Michel Barnier, celui d'un politicard, quelqu'un qui est élu local mais pas positif de ce point de vue-là. Effectivement, c'est fait duival.

C'est vrai que il y a des sujets qui ont beaucoup marqué les Français qui les intéressent. la fin de vie euh ça sera quelque chose de fort. C'est le sujet sur lequel entre ce que veulent les Français tel qu'on le mesure dans des enquêtes quantitatives qualitative des conférences citoyennes et ce que proposait jusque-là le législateur il y avait un gap, il y avait un décalage extrêmement fort.

Mais concrètement les sujets qui intéressent les Français, éducation, santé, pouvoir d'achat, euh vous n'avez pas pu en parler parce qu'il n'y a pas eu de choses concrètes. Et n'oublions pas, j'ai un verbime en tête d'une française qui avait voté pour Emmanuel Macron en 2022 qui dit "Mais en 30 ans de carrière, qu'est-ce que François Baïou a fait pour nous ?" En contraste, l'IFOP a réalisé une enquête sur les services à la personne sur le bilan de la de cette loi Borlot.

Jean-Luc Barleot, voilà un homme politique où beaucoup de Français spontanément peuvent citer des choses concrètes qu'il a fait pour améliorer la vie des gens. Arnaud ? Oui, mais le problème c'est que si vous voulez c'est euh l'immobilisme pour euh durer encore une fois, c'est quasi systémique cette affaire.

Alors, on avait vu que Michel Barnier, lui avait duré 2 mois et quelques à Matignon. Euh ça fait pas un an d'ailleurs hein, que François Billou est à Matignon. Ça fait beaucoup moins d'un an, on dit un an mais ça fait il est arrivé à Maton en fin d'année, en fin d'année 2000 2024.

Donc il est dans une situation qui encore une fois quel que soit je veux dire sa sa volonté et est est impossible. Vous avez parlé de de chambre introuvable, c'est une chambre impossible parce que la chambre introuvable sous la restauration c'était une chambre je veux dire au contraire qui était plétorique en faveur des des légitimistes. Là c'est plutôt vraiment la chambre impossible qu'on qu'on qu'on arrive pas du où on narrive pas justement à déterminer une une majorité.

Oui, mais le problème c'est que il va vraisemblablement c'est enfin il me semble il va tomber la censure va arriver à un moment donné très franchement on voit pas aujourd'hui au rapport de force parlementaire constant comment il évite une censure. Enfin c'est ça paraît aujourd'hui à l'heure où l'on parle de quelque chose d'absolument impossible. il faudrait un miracle ou une habileté très très singulière et très spécifique et il en a remarqué hein de François Beou pour qu'il échappe à la à la censure.

Euh sauf si le Rassemblement national au dernier moment euh pour d'autres raisons qui sont liées notamment par exemple au calendrier judiciaire de euh Marine Le Pen décide de ne pas s'associer à cette censure pour ne pas provoquer une éventuelle dissolution. Mais je ne vois pas comment très franchement il y échappe. La vraie question c'est de savoir après qu'est-ce qui se passe parce que bon finalement le sort j'allais dire de François Beirou c'est quelque chose dans la crise institutionnelle que nous vivons, c'est quasiment presque périphérique et annexe.

Le vrai sujet c'est qu'est-ce qui se passe si demain nous n'avons plus de de premier ministre ? Parce que quelle sera l'attitude des LR notamment parce que c'est un paramètre qu'il faut dont il faut tenir compte. Il faut jamais oublier que cette coalition, elle est minoritaire donc et c'est un atelage très fragile et que vont faire les LR ensuite une fois que François Bayerou est tombé là il y a un vrai sujet.

Comment on reconstitue un minimum j'allais dire de coalition gouvernementale après une deuxième censure en moins d'un an ? Ce qui quand même constituera sous la 5e République quelque chose de tout à fait historique. Donc on on tente quand même qu'on le veuille ou non progressivement.

On on le dit pas peut-être suffisamment, mais progressivement, on tente la crise institutionnelle. C'est-à-dire qu'on va se retrouver dans une situation qui n'est pas finalement sans rappeler celle de la 4e République avec une instabilité, une incapacité de de de gouverner et avec des enjeux qui sont énormes, des enjeux géopolitiques, on le voit bien avec les les différents foyers de tension qui existent aujourd'hui sur la planète et surtout une crise budgétaire qui est une crise budgétaire qui est totalement existentielle pour le pays parce que quand même qu'on le veille ou non, si nous n'arrivons pas à nous mettre d'accord sur un budget ben les marchés je ne sais pas comment ils vont réagir et nous créer néocréancen vont comment vont-ils réagir ? Donc oui, le le pays risque de s'enfoncer dans des dans une situation qui sans être excessivement pessimiste, mais en étant un peu réaliste qui sera certainement difficile politiquement.

Les français sont lucides là-dessus. Oui. Oui, mais c'est clair que Arnaud a complètement résumé cette situation complètement inédite sous la 5e République.

Autre élément plus anecdotique mais aujourd'hui à date aucun de nous autour de cette table peut dire quand aura lieu avec certitude le prochain scrutin un référendum à la rentrée surtout François Baou tombe tombe un Sébastien le cornu qui tomberait aussi chez la politique fiction et donc une une obligation pour le président de dissoudre quit d'élection législatives à quelques mois des élections municipales et puis les français ont pleinement conscience par rapport à ce qu'à dire de la situation de la dette. La dette en 1 an a gagné euh 20 points sur l'idée que c'est un sujet prioritaire, qu'il faut traiter extrêmement vite puisque les Français voient les effet de la dette sur leur vie euh quotidienne et un français sur qu dans une enquête a pu déclarer spontanément sans qu'on l'aide à trouver la réponse que le premier budget de l'État était les intérêts de la dette. Ça aussi il y a une prise de conscience.

Cet enjeu rentre de plus en plus dans l'atmosphère et le spectre des préoccupations et des inquiétudes françaises. Allez, c'est vendredi, c'est les vacances, on va terminer par une note plus légère. On vous emmène découvrir notre patrimoine.

Le vendredi, on va à l'Opéra de Paris. Le programme ado apprentissage de l'orchestre et le premier orchestre lyrique de jeunes de France. Il a été créé pour encourager les jeunes dans leur pratique musicale.

Une opportunité pour 80 musiciens de moins de 16 ans de se produire. Au palais Garnier, Flavivella sont suivi une jeune violencéiste. [Musique] Après un an de préparation, aujourd'hui c'est la dernière répétition.

Il y a du boulot. Dans 10 jours, ces 85 jeunes musiciens joueront pour la toute première fois au palais Garnier. Parmi eux, Tana et les cordees frottés de son violencel.

J'ai 16 ans, je suis violoncéiste et j'appartiens à l'orchestre Nourief. Je joue dans plusieurs orchestres mais ça va être des beaucoup plus petits ensembles alors que là on est 80, c'est vraiment énorme. On n pas cette opportunité en conservatoire.

C'est aussi intéressant de pouvoir s'adapter aux autres et d'écouter d'écouter tous ensemble. Vous mettez piano sur C'est trop fort les fl. OK.

Allez TTI 27 8 9 29. Ils sont le premier orchestre lyrique au monde composé d'enfants musiciens. Trois familles d'instruments, les cordes, les instruments avant et les percussions.

Au service de l'art lyrique, à la baguette Victor Jacob. Révélation des victoires de la musique 2023. Catégorie chef d'orchestre.

Une scène est toujours vivante. Euh, un moment live de musique live est toujours vivant. Ce que je cherche que les cordes jouent avec la même longueur d'archer, à la même place d'archer, que les bois jouent avec le même son homogène, la même justesse, la même articulation.

Ces qualités musicales, on les on les voit tout de suite chez les jeunes. Moi, je vois ceux qui sont plus ou moins ouverts à l'autre. Et c'est pour ça que je cherche à créer justement ces orchestres qui s'écoutent, qui jouent ensemble, c'est pour être capable de tout.

Le jour J est arrivé. Dans 3h, Tana et l'orchestre Nourief joueront devant plus de 2000 spectateurs sur une scène mythique depuis 150 ans, le palais Garnier. Le tempo doit être impeccable.

Ils accompagnent deux solistes de renommée international, la soprano Ilanalor et Laurent Naouri Bariton. [Musique] [Applaudissements] [Musique] Super. [Musique] [Applaudissements] Bravo.

Si je pouvais donner un conseil aux jeunes musiciens et musiciennes qui veulent se professionnaliser, c'est aussi l'ouverture, c'est aussi aller faire d'autres musiques, c'est aussi agrandir son horizon esthétique, artistique et ensuite c'est travailler et travailler dans la régularité. Tanco prélude de sa carrière, mais note après note, elle s'élève vers l'excellence. Honnêtement, je pense l'un de mes rêves, c'était déjà l'opéra Garnier.

Donc voilà, là c'est réalisé. Sinon, à part l'opéra Garnier, je pense que c'est l'opéra de Vienne. [Musique] Et on va terminer en regardant ce qu' a la une de nos quotidiens régionaux tout de suite avec Audrey [Musique] et Audrey.

Hier l'Assemblée nationale a adopté la réforme Paris Lyon Marseille qui modifie la façon dont les maires de ces trois villes vont être éluses dès les municipales de mars prochain. Et évidemment ça fait la une des quotidiens marseillais. En effet, la Marseillaise et la Provence y consacrent leur une pour faire de la pédagogie et nous expliquer ce qui va changer dans 9 petits mois.

Euh, on modifie quand même tout un système qui est en place depuis 1983. Le Conseil constitutionnel doit dire s'il censure la loi d'ici un mois. Si ce n'est pas le cas, et bien, les candidats vont devoir ratisser le terrain et ne plus privilégier ce que faisaient certains les arrondissements qui rapportent le plus de conseillers.

Autre changement. La campagne reposera encore plus sur la tête de lis qui devra incarner la dynamique sur son seul nom. Cor ce matin s'inquiète de l'état de nos Canadaires en pleine saison des feux de forêt vieillissant et surexploité.

Un rapport parlementaire pointe la vétusteté de la flotte aérienne de la sécurité civile. 12 Canadaires en tout et leur utilisation intensive notamment en mer accélère leur vieillissement. aussi bien que l'été dernier et bien ces 12 Canadaires, ils ont dû être immobilisés au moins quelques jours.

Pourtant, on s'en souvient après les giga feu en Girond en 2022 et Manuel Macron avait promis le remplacement de ses engins. Il avait promis aussi de monter leur nombre à 16. Et bien à ce jour, seul deux ont été commandés pour une livraison en 2028.

Orian, la police municipale aura de nouvelles missions à la rentrée et ça fait la une de l'est républicain. Le moment du dépoussiérage est arrivé. Le gouvernement devrait présenter à la rentrée un projet de loi censé adapter leurs prérogatives parmi ell la possibilité de dresser des amendes, de saisir des objets dangereux et d'inspecter les véhicules.

Pour les plus chanceux, c'est les vacances qui commencent et les aires d'autoroute sont déjà dans les starting block pour le grand rush. La nouvelle République est allée voir tout près et s'est rendu pardon sur l'air de Tourvaldoire. L'approvisionnement a bien été anticipé.

Au pic de l'été, 5000 personnes s'arrêtent chaque jour. Et puis Orian, pourquoi pas une activité si vous ennuyez cet été et si vous traversiez le chair à pied. C'est ce qu'a fait un journaliste du Berry républicain.

Il a dormi chez l'habitant et chaque vendredi, il raconte son périple. C'est tout de même 187 km à pied. Donc je sais pas si ça vous tente.

Pensez pour Quentin par contre. Quin, il peut traverser le chapier traverser le chapier, on pense à lui. Euh et pendant que certains marchent, d'autres seront peut-être sur le bord de la route.

Le Tour de France arrive aujourd'hui en Bretagne, une première depuis 4 ans. Pour l'épreuve du mur, nous rapporte Ouest France. Départ à Saint-Malot, arrivé donc à mur de Bretagne avec, comme son nom l'indique, une arrivée en côte.

Voilà, ça c'est pour notre autre collègue Jonathan le chacun tout le monde, chacun son truc. Merci beaucoup Audrey. Arnaud euh évidemment comme tous les vendredis, un mot de boem sans salle euh qui n'a donc pas été gracié.

Oui, on est dans une impasse absolue. Alors, on espérait éventuellement une grâce individuelle après la décision de grâce collective à laquelle il a pas été malheureusement éligible aujourd'hui. Force de constater que les autorités algériennes restent sur leur position, donc on est particulièrement inquiet.

Il y a deux solutions. Soit la France maintenant change clairement de logiciel vis-à-vis de l'Algérie et met en place les moyens de pression qui peuvent éventuellement faire évoluer les autorités algériennes. Soit il faut passer par une voie tierce, une voie extérieure, un autre pays qui dispose de relations beaucoup plus apaisées avec l'Algérie que la France.

Mais hors ces devoirs, nous ne voyons pas de solution si vous voulez si on continue à rester dans une stratégie de discrétion et de retenu qui forcé de le constater maintenant on est obligé d'en faire le bilan depuis 7 mois n'a donné strictement aucun résultat. Merci Arnaud, merci de de nous parler de Boem sans sale. Merci à tous les deux d'être venus pour cette dernière.

Arnaud Frédéric, merci Audre. Merci à toutes les équipes, la rédaction, les chroniqueurs, les JRI. Merci évidemment à nos clubeurs qui sont venus tout au long de la de la saison, à nos partenaires de la presse quotidienne régionale qui nous permettre de vous faire vivre l'actualité au plus près de chez vous, différemment, au plus près de vos préoccupations.

Merci à tous de nous avoir suivi tout au long de cette saison et on se retrouve le 15 septembre. Très bel été à tous. [Musique]

François Bayrou : l’immobilisme en marche ? — François Bayrou · Pourquijevote