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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 12 février 2026 22 min

Procès en appel du RN, énergies renouvelables, prêt européen à l'Ukraine... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Info. Bonjour Julien Audoul. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul. Bonjour à tous. Julien Audoul, encore 4 mois, 25 jours et quelques heures de patience. Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet à 13h30. Elle saura alors si les juges lui permettent ou non de poursuivre l'ouvrage de sa vie, comme a conclu son avocat hier. Vous étiez aussi sur le banc au tribunal en tant qu'ex-assistant parlementaire européen. On va y revenir. Mais d'abord, si Marine Le Pen était empêchée en 2027, est-ce que vous vous résignerez cette fois ou vous crierez de nouveau à la tyrannie des juges ?

0:38
Julien Odoul

Déjà, nous ne nous plaçons pas dans cette éventualité-là. Nous souhaitons que Marine Le Pen puisse être candidate à l'élection présidentielle. Je pense qu'elle sera candidate à l'élection présidentielle. C'est ce que souhaitent d'ailleurs nos électeurs. C'est ce que souhaitent des millions de Français qui ont déjà voté pour elle.

0:54
Présentateur

Mais si jamais, Julien Audoul, sans langue de bois, parce que Marine Le Pen elle-même reconnaît qu'il y a un risque qu'elle soit empêchée. Et donc, si elle était empêchée, est-ce que vous vous résignerez ou vous prierez à la tyrannie des juges ?

1:03
Julien Odoul

Si jamais elle l'a dit, si jamais effectivement elle était empêchée par la justice, c'est Jordan Bardella qui portera nos couleurs et qui défendra nos idées et la victoire que souhaitent nos électeurs. Donc très clairement, il n'y a aucun problème. Cette question-là en fait a été réglée par Marine Le Pen elle-même.

1:21
Locuteur non identifié

Elle sera réglée dans 4 mois, elle sera réglée le 7 juillet.

1:23
Julien Odoul

Elle sera réglée le 7 juillet et nous attendons sereinement, mais j'allais dire avec optimisme, parce qu'il n'y a pas de raison de ne pas être optimiste. Vous avez écouté les plaidoiries de la Défense, vous avez vu nos arguments.

1:36
Locuteur non identifié

C'est intéressant de vous dire qu'il n'y a pas de raison de ne pas être optimiste, puisque à l'instant, maître Rodolphe Bosslu, son avocat, dit sur France Inter que Marine Le Pen a un fond fataliste. Est-ce que vous le sentez ça ?

1:44
Julien Odoul

Je ne dirais pas un fond fataliste, mais la décision ne lui appartient pas. Elle ne nous appartient pas, il est vrai. Donc nous avons fait valoir nos arguments, nous allons attendre sereinement la date du 7 juillet et se délibérer. Et à partir de là, nous aviserons et nous adapterons en fonction de la décision qui sera rendue.

2:00
Présentateur

Qu'est-ce que vous attendez de cette décision ? Est-ce que vous espérez une décision plus clémente, une relaxe ?

2:07
Julien Odoul

Rationnellement, nous demandons la relaxe. Nous avons demandé la relaxe, nos avocats ont défendu et demandé la relaxe, ont fait valoir tous les arguments. Je rappelle que dans cette affaire, c'est quand même très important, il n'y a pas d'enrichissement personnel, il n'y a pas d'emploi fictif. Et nos avocats ont démontré, avec beaucoup de talent, qu'il n'y avait pas de détournement de fonds publics, très clairement. Donc à partir de là, les magistrats de la cour d'appel prendront leur décision.

2:33
Présentateur

Ça c'est votre version, mais on vous accuse d'avoir mis en place un système, on va y revenir, parce que vous étiez vous aussi...

2:37
Julien Odoul

C'est l'accusation.

2:38
Présentateur

L'accusation, exactement, on vous accuse de cela. Simplement, Marine Le Pen a fait savoir qu'elle prendrait sa décision après la sentence d'appel, sans attendre une décision future de la cour de cassation. Pourquoi ne pas mener le combat en cassation si elle est innocente ?

2:54
Julien Odoul

Parce que Marine Le Pen place l'intérêt national et la victoire de nos idées au-dessus de son sort personnel. Et il est vrai qu'en juillet, il faudra que nous ayons un candidat ou une candidate à l'élection présidentielle. Ce sera quelques mois de campagne extrêmement dure, extrêmement importante. Et il est vrai que le fait de repousser à une éventuelle cassation ne ferait que différer le début de la campagne présidentielle. Donc c'est tout simplement pour assurer à nos idées et à ces millions de Français qui souhaitent le changement et la victoire de nos idées, qu'ils aient un candidat ou une candidate qui soit dès l'été prêt à partir en campagne.

3:33
Locuteur non identifié

Qu'est-ce qui va se passer là dans quasiment 5 prochains mois, 4 mois et 25 jours et quelques heures ? Qu'est-ce qui va se passer ? Comment vous allez vivre au RN ? Vous n'êtes pas complètement en attente, en suspension ?

3:42
Julien Odoul

Comment avez-vous le parti ? Nous allons continuer à faire de la politique, nous allons continuer à défendre les Françaises et les Français à l'Assemblée nationale, partout, sur le terrain. Il y a une campagne municipale, ça ne vous aura pas échappé, qui est capitale à la fois pour préparer l'alternance, mais aussi pour améliorer la vie de nos concitoyens dans bon nombre de communes où nous pouvons gagner. Donc déjà, cette campagne va nous occuper jusqu'au 22 mars. Et puis, le travail parlementaire va continuer, le travail politique pour reconstruire l'alternance va se poursuivre.

4:10
Présentateur

C'est Jordan Barlella, donc vous le dites, qui sera candidat si Marine Le Pen ne peut pas se présenter. Est-ce qu'à vos yeux, il a autant de talent que Marine Le Pen ?

4:17
Julien Odoul

Oui, bien sûr, il a autant de talent. Ils ont des qualités différentes, bien évidemment. Ils ont des expériences différentes. Il n'a pas autant d'expériences. Il a une autre expérience. Et très clairement, c'est un beau duo et c'est un beau ticket. Et d'ailleurs, c'est un ticket qui est assez unique dans le paysage politique français. Nous avons la chance d'avoir deux leaders charismatiques qui peuvent faire gagner nos idées, alors que nos adversaires, déjà, ont du mal à trouver un candidat valable. Vous parlez de ticket. On pourrait imaginer une Marine Le Pen première ministre d'un éventuel Jordan Bardella président ? Elle a dit qu'elle ne le souhaitait pas.

Déjà, elle a réglé cette question. Et je comprends, effectivement, elle a été présidente du Rassemblement National. Elle est aujourd'hui présidente de groupe. Certes, mais si ce n'est pas compatible avec le calendrier judiciaire. Bien sûr, mais elle sera là, quoi qu'il arrive, d'une manière ou d'une autre, pour faire gagner nos idées, pour soutenir Jordan Bardella, si c'est lui le candidat. Mais il est vrai qu'elle ne souhaite pas, dans ce sens-là, être première ministre. Aujourd'hui, elle se prépare pour être présidente de la République.

5:13
Présentateur

Julien Audoul, vous dites qu'ils n'ont pas les mêmes qualités, Marine Le Pen et Jordan Bardella, ni la même expérience. C'est-à-dire que ce n'est pas tout à fait la même chose ? Bien sûr. Expliquez-nous pourquoi ce n'est pas tout à fait la même chose ? Quels sont les points forts et les points faibles des deux ?

5:25
Julien Odoul

Non, mais ce n'est pas une question de points forts ou de points faibles. Mais ils n'ont pas la même expérience. Marine Le Pen a été candidate trois fois à l'élection présidentielle. Jordan Bardella, s'il était candidat, ce serait sa première campagne. Donc ce n'est pas la même expérience. Ils n'ont pas le même vécu. Ils n'ont pas la même sensibilité. Ils ne sont pas des clones. Ils ont, en revanche, le même amour pour la patrie. Ils ont le même programme. Ils ont la même vision et la même volonté partagée de redresser notre pays. Donc ça, j'allais dire, c'est ce qui fait la différence par rapport à nos adversaires.

5:55
Locuteur non identifié

La justice vous reproche vous-même d'avoir été rémunéré comme assistant parlementaire en 2014 et 2015 alors que vous exerciez des fonctions au sein du parti. Vous avez été condamné en première instance à huit mois de prison avec sursis, un an d'illigibilité, c'est dur à dire, sans exécution immédiate pour Russell. Est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui que c'était un emploi fictif ?

6:13
Julien Odoul

Non, pas du tout. Et je ne vais pas refaire le procès ici. Le procès est terminé. J'ai pu m'exprimer devant la présidente de la cour d'appel. Mon avocat a pu présenter les arguments de ma défense. Donc voilà, je ne vais pas refaire le procès.

6:29
Locuteur non identifié

Sauf que dans son organisatoire, le parquet a ironisé. Vous avez inventé, avez-vous entendu au tribunal, un nouveau concept, celui de conseiller spécial clandestin. Vous pouvez nous préciser votre rôle ?

6:38
Julien Odoul

Non, mais c'est l'accusation, vous savez, c'est l'accusation qui a été faite. Nous, on a pu défendre nos arguments. Et je le redis dans cette affaire parce que c'est très important par rapport à nos concitoyens qui ont pu être heurtés par un certain nombre de calomnies qui ont pu être diffusées. Pas d'enrichissement personnel, pas d'emploi fictif. Tous les assistants ont travaillé. Et nous avons redit qu'il ne s'agit pas d'un détournement de fonds publics parce que les détournements de fonds publics, il faut être ordinateur. Ce sont des exécutifs locaux, ça a été très bien dit, hier par les différentes plaidoiries des avocats de Marine Le Pen.

Ce sont les maires, ce sont les présidents de conseils départementaux ou conseils régionaux, en aucun cas les députés. Donc il n'y a pas de détournement de fonds publics.

7:19
Présentateur

Julien Audoul, on entend votre défense. Vous avez eu bien du mal devant la Cour à justifier votre emploi. Marine Le Pen a semblé esquisser un début de mea culpa. Si un délit a été commis, je veux bien l'entendre, a-t-elle dit. Vous, aujourd'hui, vous ne reconnaissez rien. Pas d'erreur, pas de faute, pas d'emploi fictif.

7:35
Julien Odoul

Mais nous l'avons dit, encore une fois, il ne s'agit pas de refaire le procès. Nous n'avons eu aucune intention de commettre un délit. Ça c'est sûr, à aucun moment nous avons eu le sentiment de commettre une infraction. Et nous l'avons d'ailleurs dit aux magistrats de la Cour d'appel. Donc à partir de ces éléments-là et à partir des éléments concrets qui ont été avancés par nos avocats, nous comptons bien sur la relax le 7 juillet prochain.

8:04
Présentateur

Juste votre cas, pardon, est emblématique de cette affaire parce qu'il y a un exemple qui résume bien ce que l'on vous reproche. Le tribunal a rappelé par exemple qu'en février 2015, donc 4 mois après le début de votre contrat d'assistant parlementaire, vous écrivez à Marine Le Pen pour lui demander si vous pouvez aller au Parlement européen pour faire la connaissance. Non mais c'est juste pour qu'on comprenne pourquoi on vous pose ces questions et on passera à autre chose après. Donc 4 mois après, vous demandez à Marine Le Pen si vous pouvez aller à Strasbourg pour faire la connaissance de la députée européenne à qui vous êtes rattachée.

C'est-à-dire que pendant des mois, vous travaillez pour quelqu'un que vous n'aviez pas rencontré, c'est ça ?

8:38
Julien Odoul

Bon, alors déjà plusieurs choses. Déjà parce que, encore une fois, si on veut rentrer dans la complexité du dossier, je vous rappelle que j'étais assistant parlementaire local, que les assistants parlementaires locaux n'avaient pas à venir au Parlement, que moi j'ai souhaité venir au Parlement. J'ai redit d'ailleurs, et ça a été démontré à la Cour d'appel, que j'avais déjà rencontré ma députée bien avant la date de février 2015. Donc très clairement, moi je n'ai aucun souci avec ce message qui a été diffusé ad nauseum par vos différents confrères.

9:11
Locuteur non identifié

Sauf que vous avez aussi dit, je n'ai pas travaillé pour Mylène Trosincki, qui est le nom de l'eurodéputée, car elle ne me donnait pas de travail. C'est vous-même qui l'avez dit ça ?

9:17
Julien Odoul

Oui, mais bien sûr. Écoutez, moi je ne vais pas redire ce que j'ai dit devant la Cour d'appel. La réalité, effectivement, c'est que, et vous le savez, un certain nombre de députés européens qui venaient d'être élus, dont ma députée de l'époque, ont eu des difficultés pour se mettre en route au Parlement européen, pour mettre en place leurs équipes. Ça a été le cas pour moi. Et puis ensuite, il y a eu une montée en puissance, mais en aucun cas, il y a eu de travail fictif. Il n'y a pas d'emploi fictif dans cette affaire.

9:46
Présentateur

Julien Audoul, l'avocat de Marine Le Pen est revenu hier sur votre réaction collective au RN après le jugement de première instance. Il ne fait aucun doute que la prise de parole après la décision, les prises de parole ont été faites avec certains excès, dit-il. Parmi ces excès, je vous cite quelques réflexions du RN, coup d'état institutionnel, tyrannie des juges. Un député a même osé la comparaison avec le nazisme en parlant de solution finale. Vous, vous appelez ça comment ?

10:14
Julien Odoul

Il y a eu des propos qui ont été tenus à la suite d'une décision qui a bouleversé des millions de Français. Il faut bien le dire, rappelez-vous, les mobilisations, une pétition qui avait recueilli quand même énormément de signatures. C'était des réactions qui étaient, j'allais dire, conformes à la brutalité d'un jugement. Rappelez-vous, solution finale, tyrannie des juges, coup d'état institutionnel, c'est conforme ? Je vais revenir quand même, parce que là, c'est de l'histoire ancienne, puisque là, nous avons terminé l'appel.

Mais en première instance, le jugement qui visait à empêcher Marine Le Pen d'être candidate, voire élue, à l'élection présidentielle, rappelez-vous de la déclaration de la procureure qui disait « je ne peux pas vous demander la relaxe, ça me ferait trop mal ». C'est des décisions qui ont choqué, des déclarations qui ont choqué l'opinion publique, nos électeurs, des Français d'ailleurs qui ne partagent pas nos idées, mais qui ont trouvé que c'était totalement disproportionné. Et d'ailleurs, sur l'exécution provisoire, c'est quand même important de relever que les avocats généraux de la Cour d'appel ont révélé que c'était une décision disproportionnée.

Puisqu'il n'y avait aucun risque de récidive et de trouble à l'ordre public. Donc vous voyez qu'il y a eu quand même, en première instance, certaines difficultés qui ont pu susciter certaines réactions légitimes.

11:37
Locuteur non identifié

Le 830 France Info, Agathe Lambret, Paul Larouturou.

11:41
Présentateur

Avec Julien Audoux, le porte-parole du Rassemblement National, député de Lyon. On parle maintenant de la feuille de route en matière d'énergie pour le gouvernement.

11:49
Locuteur non identifié

La très attendue PPE, programmation pluriannuelle de l'énergie, feuille de route jusqu'en 2035. Le Premier ministre va la dévoiler aujourd'hui. Elle sera publiée normalement demain dans un décret. C'est le fruit d'un très laborieux compromis de deux ans, je vous le résume. En résumé, les partisans du nucléaire en sortent renforcés. Et la part des énergies renouvelables est préservée, mais probablement ralentie. Première question. Dans un premier temps, vous avez menacé au RN de censurer le gouvernement parce que vous jugez qu'il y avait trop de place accordée aux renouvelables et parce que vous vouliez une loi et non pas un décret.

Sauf que depuis lundi, Marine Le Pen ne parle plus, n'emploie plus le mot censure. D'où cette longue introduction pour une question très simple. Est-ce que oui ou non, vous allez censurer ?

12:26
Julien Odoul

Bon, déjà, il faut parler du fond. Cette programmation pluriannuelle de l'énergie est un non-sens. C'est un non-sens politique, c'est un non-sens économique et c'est un non-sens écologique. Non-sens politique puisqu'elle n'a pas été validée par le Parlement. Il n'y a pas de majorité au Parlement pour valider cette feuille de route. Et donc, le Premier ministre, M. Lecornu, veut passer en force sans l'aval du Parlement. Ensuite, d'un point de vue économique, c'est le doublement de la facture d'électricité. C'est 300 milliards d'euros d'investissement, non pas sur le renouvelable, sur des énergies intermittentes.

13:01
Présentateur

Alors ça, Sébastien Lecornu dit que vous répétez cela sans aucune démonstration. C'est un mensonge. Je vais vous expliquer pourquoi c'est un mensonge. Sébastien Lecornu dit qu'il y a un chiffrage qui est fait sur plusieurs décennies avec plusieurs scénarios qui vont de plus 35 milliards à moins 115 milliards. Comment vous, pardon, vous arrivez à 300 milliards d'euros ?

13:19
Julien Odoul

Nous l'avons évalué à 300 milliards d'euros puisque ce que veut M. Lecornu et son gouvernement...

13:26
Présentateur

Vous l'avez évalué à ce tarif-là parce que la commission de régulation d'électricité a dit que ce n'était pas le cas. Le président du syndicat des énergies renouvelables dit que vous mélangez les choux et les carottes.

13:36
Julien Odoul

Non, non, on ne mélange pas les choux et les carottes. Il y en a certains qui cherchent à mélanger, effectivement, énergie renouvelable et intermittente. Et nous, nous faisons une séparation. Les énergies renouvelables, que ce soit la biomasse, que ce soit l'hydraulique, que ce soit la géothermie, ça c'est réellement renouvelable et nous souhaitons, effectivement, investir sur ces énergies. En revanche, les énergies intermittentes qui sont arrimées à des énergies carbonées, comme l'éolien, qui sont un non-sens écologique puisque ça pollue davantage, qui sont un non-sens également pour nos paysages, c'est une perte d'attractivité, c'est la chute du foncier.

Je rappelle que pour nos compatriotes qui sont à côté d'un parc éolien, c'est la chute de leur foncier de 30%, du prix de leur foncier de 30%. Donc, nous souhaitons un moratoire sur l'éolien. Et que fait le gouvernement ? Alors, il y a un petit tour de passe-passe en disant, on ne va pas développer les projets, on va juste les adapter, c'est-à-dire que les éoliennes vont changer et vont certainement monter. Voilà, donc on va avoir des éoliennes certainement encore plus grandes et encore plus, entre guillemets, dévastatrices. Donc, censure ou pas, juste ? Écoutez, nous, nous allons continuer à protéger les Français par rapport surtout à l'augmentation prévue de la facture dévastation.

Oui, non, ça vous le verrez, c'est Marine Le Pen. Donc, vous n'avez pas pris votre décision ? Nous, à chaque fois qu'il s'agit de censurer pour protéger les Français, on le fait, on n'a aucune pudeur à ce niveau-là. Donc, nous verrons, effectivement, dans quelques jours. Ce matin, là, vous ne censurez plus, on l'a compris. Qu'est-ce que vous pensez toute l'affaire, Christine ? On verra, encore une fois, on verra sur ce sujet ce qu'il faut faire. Mais ce que nous disons, c'est que cette programmation plurielle de l'énergie va avoir des conséquences dévastatrices pour les Français qui sont déjà impactés par la hausse des coûts de l'énergie.

Et on n'a toujours pas compris si vous censuriez ou pas,

15:11
Locuteur non identifié

mais on ne va pas vous reposer qu'à ce qu'il y a une question pour avoir les mêmes réponses. Ne soyez pas impatient. Je ne suis pas impatient, j'ai juste de comprendre. Que pensez-vous de toute cette affaire Epstein ? Parce qu'un nouveau nom émerge ce matin, celui d'Olivier Collomb, ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Il a échangé des emails salades et racistes avec le pédocriminel américain. Ce matin, le média Africa Intelligence affirme qu'il conseille Marine Le Pen sur des sujets africains. Est-ce que vous confirmez cette information ? Non, je ne connais pas cette personne.

15:34
Julien Odoul

Vous ne l'avez pas croisée ? Je n'ai jamais entendu parler de cette personne. Mais vous savez, entre tous les noms qui sont égrénés dans cette affaire, il faut distinguer ceux qui ont de réelles responsabilités dans des réseaux pédocriminels et ceux qui sont simplement cités et qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec les monstruosités de ce sinistre personnage.

15:56
Locuteur non identifié

Est-ce que, comme les députés Gabriel Attab et William Grégoire, qui étaient à votre place hier, vous êtes pour la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le volet français de l'affaire Epstein ?

16:04
Julien Odoul

En tout cas, moi je suis pour qu'on fasse toute la lumière sur les responsabilités, sur ce réseau qui apparaît de plus en plus au grand jour avec des ramifications visiblement en France. Oui, et des responsabilités comme celle de Jacques Lang, parmi d'autres d'ailleurs, qui sont absolument abominables. Et donc je suis évidemment pour qu'on fasse toute la lumière sur ce qui a pu se passer, sur une élite mondialisée qui s'est crue tout permis pour mettre en place certains réseaux de pédocriminalités.

16:41
Présentateur

Vous craignez que certains membres du Rassemblement national soient cités dans les semaines qui viennent ?

16:44
Julien Odoul

On parlait à l'instant d'Olivier Collomb. Pas du tout, il n'y a aucun risque à ce niveau-là. Et très clairement, nous ce que nous souhaitons, c'est qu'il n'y ait aucune dissimulation et aucune mise à l'abri de certaines personnalités qui pourraient être mouillées par ces horreurs.

17:03
Présentateur

Julien Audoul, Sébastien Lecornus s'apprête à remanier son gouvernement. Plusieurs ministres pourraient être remplacés, notamment à la culture, puisque Rachida Detti est candidate à Paris. Est-ce que vous en attendez quelque chose ?

17:14
Julien Odoul

Non, je pense que les Français n'en attendent strictement rien. Là, on va vider les fonds de tiroirs avec les recaser ceux qui ne sont pas encore entrés au gouvernement. Donc, c'est vrai que le banc des remplaçants commence à s'amenuiser. On voit bien, en revanche, en parallèle de ce remaniement, qu'il y a une volonté d'Emmanuel Macron de recaser tous ses petits copains. C'est-à-dire, vous parlez d'Emmanuel Montchalin ? Évidemment, de faire en sorte que la Macronie perdure après 2027 et la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national.

17:45
Présentateur

Mais attendez-vous, si vous étiez au pouvoir, Julien Audoul, vous nommeriez qui à la Cour des comptes ?

17:49
Julien Odoul

Écoutez, nous ne nommerions pas déjà une ministre qui a des responsabilités dans les budgets qui ont maltraité les Français depuis des années. Il faut mieux connaître le sujet. Non, mais connaître le sujet et être jugé parti et contrôler ses propres budgets et valider ses propres budgets, il y a quand même un problème de fond.

18:08
Présentateur

Et vous ne nommeriez pas quelqu'un du Rassemblement national ?

18:10
Julien Odoul

Pas quelqu'un forcément du Rassemblement national. Vous savez, nous, on a un sens de l'État et on a un sens, encore une fois, de la conduite des affaires de l'État qui n'est pas partisan, qui n'est pas clannique. En revanche, je vois qu'Emmanuel Macron a recasé tous ses petits copains. Alors, il remet des médailles, la Légion d'honneur à Olivier Dussopt, etc.

18:32
Présentateur

Dans le parti fondé par Jean-Marie Le Pen

18:34
Julien Odoul

et repris par Marine Le Pen, vous n'êtes pas clannique ? Non, pas du tout. Tous les petits copains d'Emmanuel Macron ont été recasés quelque part. Tous les anciens ministres sont toujours payés par l'argent public aujourd'hui et les Français qui les payent pour des tâches d'ailleurs totalement inutiles. Votre parti a voté hier

18:48
Locuteur non identifié

contre le prêt de 90 milliards d'euros accordé à l'Ukraine par l'Union Européenne. Je vais vous lire un tweet de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann. Sans ce prêt, c'est simple. L'Ukraine s'effondre. A nouveau, le RN et Jordan Bardella agissent en relais de Poutine et trahissent l'intérêt vital de l'Europe et de la France. Que lui répondez-vous sur le fait ?

19:04
Julien Odoul

Je lui réponds qu'on agit surtout en relais de l'intérêt des Français. Parce que notre pays qui est déjà surendetté, 3 400 milliards d'euros de dettes, alors que nous avons 9 millions de chômeurs, 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, alors que nous avons un Français sur trois qui n'arrive pas à se soigner, on nous demande de verser encore de l'argent pour l'Ukraine. 90 milliards d'euros d'emprunts, dont une partie, évidemment, financée par le contribuable français, qui ne serait pas remboursée, sauf si la Russie payait des réparations dans le cadre d'un accord de paix. C'est-à-dire que c'est de l'argent en pure perte.

Et surtout, ce qui est beaucoup plus grave, c'est que cet argent qui doit permettre à l'Ukraine de s'armer, il n'y a aucune condition pour qu'ils achètent du matériel et de l'armement européen. Il n'y a aucune préférence européenne. Et donc, qu'est-ce que vous proposez ? Vous proposez de laisser l'Ukraine sans aide, sans soutien des Européens ? C'est-à-dire que ces 90 milliards d'euros qui seraient financés par le contribuable européen et le contribuable français permettraient à l'Ukraine d'acheter de l'armement américain. Et donc, nous voulons la préférence européenne et nous voulons que, si on paye et si on donne de l'argent, ils achètent du matériel et de l'armement européen.

C'est aussi simple que ça.

20:19
Locuteur non identifié

La question qui, aujourd'hui, la question qui met à l'épreuve, vous vous êtes donc retrouvé de nouveau sur le banc des accusés avec Marine Le Pen. Où en est votre relation ? Est-ce que vous diriez que votre relation en sort renforcée ? Ma relation avec qui ? Marine Le Pen.

20:34
Julien Odoul

C'est une relation de fidélité qui a été constante. C'est une relation qui est basée, d'une part, sur l'admiration que je lui porte, parce que c'est une femme d'État, c'est une femme courageuse, c'est une femme résiliente. Et je souhaite vivement qu'elle puisse se présenter à l'élection présidentielle. C'est une relation, comme bon nombre de mes collègues, comme bon nombre, surtout l'immense majorité des électeurs du Rassemblement national qui voient en elle une espérance et une alternative pour notre pays.

21:07
Présentateur

Et pourtant, lors du procès, elle a dit qu'elle n'aurait pas pu vous embaucher. Elle a eu cette petite phrase en sous-ençant que vous ne produisiez pas grand-chose. Je cite, « Le niveau de ce que je recevais de lui ne m'a pas mis la puce à l'oreille ». Ça vous a fait quoi quand elle a dit ça ? Est-ce que vous vous êtes sentie lâchée ?

21:21
Julien Odoul

Mais pas du tout. Mais il ne s'agit pas d'être lâchée là sur le fond. Il ne s'agit pas du niveau de qualité. Il s'agissait du niveau de quantité. Et encore une fois...

21:30
Présentateur

C'est-à-dire en quantité, vous ne produisiez pas grand-chose, c'est ça ?

21:32
Julien Odoul

Mais ce n'est pas la question. Déjà, je n'étais pas à son cabinet quand je suis arrivé au Front national. Je me suis expliqué, donc on ne va pas revenir dessus. Moi, je suis toujours évidemment dans une relation de fidélité. Elle ne vous a pas lâchée. Parce que c'est réciproque. Parce que ça a été interprété comme un lâchage. Mais non. Mais si. Mais peu importe. Mais encore une fois, les commentaires, moi, ne m'intéressent pas. Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'elle puisse être demain notre candidate et après-demain, notre présidente de la République. J'espère qu'elle vous nommera mini si jamais elle a été présidente de la République.

Je pense qu'il y a des personnes beaucoup plus qualifiées, beaucoup plus compétentes qui pourront occuper un certain nombre de postes. Moi, je ne suis pas engagé au RN pour être un ministre. Je suis engagé pour la victoire de mes idées. Je suis engagé, évidemment, pour mes concitoyens dans Lyon qui m'ont fait confiance en me disant deux fois députés. Et moi, ce que je souhaite, c'est qu'on sorte notre pays de l'ornière et c'est qu'on redresse durablement la France à partir de 2027.

22:24
Présentateur

Merci beaucoup, Julien Oudou. Merci à vous. pour l'occasion de France Info. Merci, Paul. Merci.