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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 49 min

Entretien avec Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir, M. Dupont-Lyon.

0:01
Nicolas Dupont-Aignan

Bonsoir, M.

0:02
Présentateur

Merci d'accepter cette interview pour Brut. Cette première question que je vais vous poser en rapport avec l'actualité, les primaires citoyennes, comment vous voyez un peu les choses par rapport à cela, l'émergence d'un Benoît Hamon qui a des idées bien différentes des vôtres ?

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

Les primaires citoyennes, c'est l'escroquerie du siècle. C'est un moyen pour les deux parties qui ont un triste bilan pour la France

0:27
Locuteur non identifié

de 4 millions d'électeurs et qu'il y a eu à peine un million

0:37
Nicolas Dupont-Aignan

ou un peu plus et encore sur la primaire dite de gauche. Donc en fait, les primaires, ce sont des escroqueries qui visent à distraire les Français d'une nouvelle classe politique qui émerge. Alors, au sein de ces primaires qui ont un bel exercice de vote et que ça permet de se débarrasser de certains, pourquoi pas ? On voit bien l'émergence de Hamon pour l'instant, mais ce n'est pas joué encore le second tour. Et l'émergence de Fillon de l'autre côté. Mais reconnaissez que ce ne sont quand même pas des perdros de l'année et qu'ils ont gouverné, notamment M. Fillon, pendant 20 ans, Premier ministre. Quant à M. Hamon, il a quand même été ministre.

Alors, c'est un peu facile de faire passer cela pour un grand renouveau politique.

1:20
Présentateur

Pour vous, il y a un manque de renouvellement de la classe politique ?

1:22
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a un manque de renouvellement des idées politiques déjà. Parce que la vraie question, c'est est-ce qu'on continue comme ça depuis 20 ans pour les prochaines années ou est-ce qu'au contraire on change de cap ? Et moi, je propose un changement de cap. On a bien vu que la politique menée depuis 20 ans ne marchait pas. Ce que j'appelle l'abandon de nos leviers de pouvoir, c'est-à-dire de notre démocratie qui a entraîné un chômage de masse, misère sociale, engrenage terrible que nous vivons tous dans notre pays, mais pas seulement en France. En Espagne, en Grèce, en Italie, aux États-Unis avec le résultat que l'on a vu. Donc, cela veut dire quoi ?

Cela veut dire qu'il faut mener une autre politique. Et cette autre politique, je la défends. Je défends une autre politique sérieuse, efficace, pour reprendre notre liberté, retrouver notre démocratie, relancer notre économie, relocaliser nos emplois, réduire la pauvreté. C'est ça mon projet politique. C'est une autre politique complètement différente de ce qui a été fait depuis 20 ans.

2:23
Présentateur

Justement, sur les idées concrètes, imaginez, vous êtes président de la République, quelles sont les premières décisions que vous preniez dans les premiers jours, aux premières semaines de votre mandat ?

2:30
Nicolas Dupont-Aignan

La première décision, c'est de mettre fin au pillage d'emplois dans notre pays, c'est-à-dire de relocaliser et de tout faire pour relocaliser de l'emploi, rapatrier des usines, lutter contre la concurrence déloyale, c'est-à-dire j'annule la directive travailleurs détachés, où il y a des gens qui viennent de l'extérieur et qui ne payent pas les charges sociales en France. C'est une concurrence déloyale. Je baisse, je fais un bonus fiscal, je baisse l'impôt sur les sociétés pour les entreprises qui investissent en France, les PME. La deuxième mesure, c'est le contrôle des frontières. Car on ne peut pas continuer à accueillir toute la misère du monde.

Et en même temps, je veux développer l'Afrique. C'est-à-dire une politique pour traiter la cause du problème. Et puis, la troisième mesure, c'est d'investir dans la science, dans la recherche. Il n'est pas normal que des centaines de milliers de chercheurs européens fassent leur vie aux États-Unis. Il n'est pas normal qu'on ne prépare pas l'avenir pour nos enfants. Ça veut dire investir massivement dans la recherche, faire de la France le paradis des rechercheurs. Personne n'en parle. C'est un enjeu fondamental pour la suite.

3:31
Présentateur

On a cette question de Benjamin qui nous dit « Pourquoi vous présentez-vous ? » Je la complèterai en disant quelles sont les valeurs que vous voulez défendre dans cette candidature.

3:38
Nicolas Dupont-Aignan

Un patriotisme humaniste. J'estime que la démocratie s'effectue dans le cadre national, qu'on a des valeurs à défendre, républicaines. Et je suis un humaniste. C'est-à-dire que je pense qu'on peut être patriote sans partir dans les excès. Et c'est cet humanisme patriotique que je veux défendre.

3:56
Présentateur

Et on... Justement, dans certaines... Dans certaines valeurs, il y a des valeurs qui peuvent être jugées proches du Front National. Quelle est, vous, votre différence fondamentale par rapport au parti de Marine Le Pen ?

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, c'est quand même terrible qu'on ait laissé confisquer le drapeau tricolore par le Front National. C'est-à-dire que quand on dit « On aime la nation », on veut sortir de la prison européenne immédiatement des Fronts Nationaux. Je vous ferai remarquer qu'en 2005, il y a 55% des Français qui ont dit non à la Constitution européenne par référendum. Ça leur voudrait dire qu'ils doivent tous aller au Front National ? C'est complètement débile. Premier point. Deuxième point. Ma différence, elle est très simple. Je suis différent, personnellement. Mes équipes. Nous, nous n'avons de personne chez nous. Je suis élu local.

J'ai été réélu à 80% des voix dans une commune de banlieue depuis trois mandats. Ça veut dire que j'ai fait mes preuves. Et puis, après, il y a des nuances fortes, des différences sur l'économie. Je veux plus de liberté pour nos PME, celles qui investissent en France. J'ai des réformes sociales. J'ai de la participation dans l'entreprise. J'ai un patriotisme constructif, qui n'est pas un patriotisme de rejet, qui est un patriotisme de rassemblement. Voilà. Et il y a bien des différences entre les européistes. M. Hamon, européiste, et M. Macron ne sont pas pareils. Et pourtant, ils ont des points communs. Eh bien, moi, j'ai un point commun avec M. Mélenchon.

Je veux changer de système européen. J'ai un point commun avec Mme Le Pen qui veut changer de système européen. Je ne le nie pas. Pourquoi je le nierais ? Mais, en revanche, j'offre un patriotisme. Un patriotisme différent. Gaulliste, social, républicain.

5:32
Présentateur

Vos rapports avec les personnalités politiques, on va en citer quelques-unes. Par exemple, Marine Le Pen, est-ce que vous la côtoyerez clairement ?

5:37
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je ne la connais pas. C'est dommage, d'ailleurs, je vais vous le dire très clairement, c'est absurde. Mais si je la vois immédiatement, tous les journalistes de France diront « Ah, ça y est ! » Comme M. Mélenchon, que je croise de temps en temps, et que j'aime bien, sur le plan personnel, même si je ne suis pas d'accord avec lui. Et lui, il n'ose pas venir me voir de peur d'être mal vu dans son camp. Tout ça est absurde, mais bon, c'est pas le problème. Le problème, c'est de développer un beau projet pour sortir de la crise économique et sociale qui pourrit tout. C'est ça l'enjeu. Et pour rétablir la démocratie en France.

Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je pense qu'on n'est plus en démocratie. Qu'est-ce qui fait qu'on n'est plus en démocratie aujourd'hui ? Vous le voyez, la tyrannie des sondages qui ne valent rien. Pour vous, on devrait supprimer les sondages ? On ne peut pas les supprimer, mais dire aux Français qu'ils ont une marge d'erreur de 3% au moins, qu'ils se sont trompés sur tout, parce que ce n'est qu'une photographie à un instant donné. Et par exemple, les sondages d'aujourd'hui, c'est très simple, on me donnait à 8%. Des fois, le même sondage va me donner à 2% un mois après. Est-ce que ça a changé tant que ça ? Alors qu'on a fait 5-6% aux élections ? Non. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il y a la moitié des gens dans les sondages qui répondent, on n'a pas choisi. Et c'est sur ces sondages qu'on définit les débats télévisés. Mais c'est absurde. En fait, le système médiatique français, et heureusement que les réseaux sociaux sont là, le système médiatique français veut enfermer les Français dans, soit on continue avec les mêmes, soit on est Front National. Et rien ne doit exister entre le Front National et le système. Moi, je suis pour une autre offre alternative.

7:14
Présentateur

Et vous vous considérez bouté par les médias aujourd'hui ? Je sais que notamment vous voulez un débat avec tous les candidats de la présidentielle.

7:19
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez l'impression qu'aujourd'hui les médias ne vous donnent pas assez la parole ? Je constate que les médias ont été tout à fait capables d'organiser des débats télévisés. Ils ont organisé un débat pour deux partis, pour les deux primaires, avec tout le monde. Ils ne sont pas capables d'organiser au jour d'aujourd'hui un débat avec tout le monde pour la présidentielle, pour le premier tour. J'ai entendu qu'il était prévu un débat à cinq. Donc ça voudrait dire qu'il y a une chaîne de télévision qui choisit qui a le droit d'être au débat. Mais c'est antidémocratique. Je n'ose pas imaginer ce cas de figure. Sinon, il faudra boycotter cette chaîne. C'est quelle chaîne ? Je ne sais pas.

J'ai entendu. Vous avez entendu ? J'ai entendu. On a parlé de TF1, mais je n'ose pas imaginer que ce soit vrai. Donc cela veut dire très clairement que tous les Français ont le droit à un débat comme ont eu droit les Républicains ou les Socialistes. C'est quand même aux Français de choisir. S'il n'y avait pas eu de débat aux Etats-Unis, M. Trump ne serait pas élu. Après, c'est aux Français de choisir.

8:13
Présentateur

Et peut-être que si vous auriez organisé une primaire, peut-être que vous auriez pu avoir des débats à la télé. Ce n'est pas l'objet.

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

La primaire, c'est quoi ? C'est un scrutin privatisé. Il y a des gens qui votent plusieurs fois. Et il y a des gens qui ont voté la primaire de droite et de gauche. C'est un suffrage censitaire. Vous savez, à une époque, avant la démocratie, il n'y avait pas le suffrage pour tous. Il y avait le suffrage pour les riches. Et bien là, c'est un suffrage pour les politisés. Et les autres, ils doivent dire « Amen ». Ils doivent obéir. Non, ça veut dire quoi ? Je veux un vrai débat entre tous les candidats au premier tour.

8:44
Présentateur

On va parler d'un petit côté un peu plus décalé, de le rapport avec les médias. Parfois, il n'arrive que certaines émissions qui abordent l'actualité politique avec humour, parfois peuvent parodier les politiques. Ça vous fait peur ? Ça vous amuse ?

8:53
Nicolas Dupont-Aignan

Non, il y a toujours eu, dans la tradition, dans la tradition française, c'est toujours moqué des hommes politiques, des rois de France à l'époque. Il y a toujours eu, dans Paris, des affiches horribles sur les dirigeants politiques. Aujourd'hui, c'est dans les réseaux. Quelle importance ? Si on fait ce métier, c'est qu'on accepte d'être cabossé par la critique. Et ce n'est pas difficile à vivre humainement ? Non, je veux dire, ce n'est pas ce qu'il y a de plus dur à vivre. Ce qu'il y a de plus dur à vivre, c'est ce mur de verre où on vous interdit de parler parce qu'on veut vous caricaturer par avance. Ce qu'il y a de plus dur, c'est l'absence de liberté politique dans notre pays.

Ça, oui, c'est dur pour un homme politique qui n'est pas dans un appareil immense, qui n'a pas l'argent. Nous, on a 100 fois moins d'argent qu'un Macron ou qu'un Fillon. Donc ça, c'est plus dur pour moi. Mais en revanche, on est dans un pays de liberté. Les Français sont des grands garçons et des grandes filles.

9:44
Présentateur

Et comment vous ressentez justement l'émergence d'un Emmanuel Macron qui, en l'espace de quelques mois, crée un parti à 150 000 adhérents, à peu près ? J'aimerais vérifier.

9:54
Nicolas Dupont-Aignan

Il a surtout des généreux donateurs qui habitent New York, qui habitent Londres, qui ont donné beaucoup d'argent et il est très soutenu par des intérêts financiers qui ont besoin de relooker leur politique de régression sociale. Et Macron, c'est un relookage d'une politique de régression sociale. C'est-à-dire le SMIC jeune. Par exemple, Macron vous propose un SMIC jeune. Il ne dit pas le mot. Il dit on travaille plus quand on est jeune. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire une baisse des salaires. Ça veut dire que le SMIC jeune, c'est le SMIC jeune. Ça veut dire que le SMIC jeune, c'est le SMIC jeune. C'est le SMIC jeune. C'est le SMIC jeune.

C'est Macron qui a désindexé les pensions de retraite. C'est-à-dire le fait que ça ne suive plus l'inflation. Il a été ministre de Hollande. Il a travaillé dans la banque Rothschild. On sait quand même qui il est.

10:34
Présentateur

Mais il y a un engouement important dans ce SMIC jeune. Oui, il y a un engouement. Port de Versailles, 15 000 personnes, c'est assez impressionnant.

10:38
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a des gens qui profitent de la mondialisation aussi et qui ont besoin de nouveautés aussi. Tout n'est pas mauvais. Moi, je ne suis pas là pour dire Macron, c'est le diable et moi, je suis parfait. C'est absurde. Il faut de la démocratie. Macron intéresse parce que les gens se disent « Tiens, enfin, un type un peu nouveau. » Mais je leur rappelle, vous pouvez avoir un type nouveau qui porte de vieilles idées. Le retour au Moyen-Âge ou au XIXe siècle pour les travailleurs, ça peut être fait par quelqu'un de très souriant.

11:05
Présentateur

Mais vous, justement, en tant que... Est-ce qu'il n'y a pas des idées à prendre, pas forcément politiques, mais en termes d'organisation ? Parce que c'est un parti aussi. C'est un parti qui s'est créé, qui en quelques mois connaît une grande réussite.

11:15
Nicolas Dupont-Aignan

Mais moi, personne ne dit que notre parti tout neuf, Debout la France, a fait autant de voix qu'au Front de Gauche aux élections régionales. Et M. Macron, il n'a présenté aucune liste au Régional. Et moi, les adhérents que j'ai, ce sont des vrais adhérents. Ce n'est pas un clic. Ce sont des vrais adhérents qui payent, qui sont là, qui militent. Donc si vous voulez... Vous savez, il y a la manière dont on en parle. Moi, j'aimerais, par exemple, que M. Macron publie ses dons, d'où ils viennent. Vous, vous avez une transparence totale par rapport aux... On peut avoir une transparence totale. Je peux publier tout. Je n'ai aucun souci. Ce sont des petits dons de petites gens du peuple.

Alors, attendez, moi, je ne nie pas le monde qu'il y a dans les meetings de Macron, mais moi, je n'ai pas l'argent pour réserver des salles aussi grandes.

11:55
Présentateur

Et ce n'est pas intéressant, justement, d'aller chercher des financements qui ne sont pas illégaux, mais de personnalités qui peuvent avoir un peu d'argent et qui peuvent...

12:01
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, mais les personnalités qui ont un peu d'argent, elles préfèrent financer quelqu'un qui veut baisser les salaires plutôt que quelqu'un qui, comme moi, veut les augmenter.

12:07
Présentateur

Donc vous pensez que vous n'arriveriez pas à avoir vos idées...

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je vois très bien qui donne les gros intérêts financiers en France. Ils donnent à Macron et à Fillon. Et on sait pourquoi. Parce qu'ils vont mener la continuité de la politique. C'est une politique qui a été menée, qui est une politique très simple. C'est toujours moins pour la majorité des Français, toujours plus pour une minorité. Je pense, comme gaulliste social, qu'il faut au contraire une relance économique qui s'appuie sur le peuple français. Donc j'ai une politique différente qui ne plaît pas aux gros intérêts financiers. Quand je soutiens les PME, les patrons de PME ont beaucoup moins d'argent que les patrons du CAC 40.

Quand je soutiens les commerçants et les artisans plus que les grandes surfaces, les artisans et les commerçants ont beaucoup moins d'argent que les grandes surfaces. Donc, cherchez qui finance qui.

12:57
Présentateur

Et justement, cette question sur la campagne, vous dites justement que par rapport aux médias, il y a beaucoup de choses à remettre en cause. Comment on peut réussir à faire de la politique différemment dans le sens où aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est des meetings, des déplacements de politique qui en général déambulent dans les rues mais qui ont très peu de contact avec la population parce qu'il y a souvent une cinquantaine de journalistes autour d'eux. Comment on peut faire de la politique autrement ?

13:14
Nicolas Dupont-Aignan

Venez me suivre un jour, vous verrez qu'il n'y a pas 50 journalistes, il y en a quelques-uns. Mais parce qu'ils vous boudent ou parce que vous pensez... Non, c'est parce que moi, je n'ai... Comment dire ? On fait de la politique autrement. Et d'ailleurs, on a énormément de gens sur les réseaux sociaux, on travaille, c'est du travail de fond. Et ce sont des résultats solides. Simplement, c'est plus lent, il y a moins d'effets de mode. Mais attendez la suite. Et il faut regarder à la ligne d'arrivée. Vous connaissez la fable du lièvre et de la tortue.

13:42
Présentateur

Donald Trump, notamment, qui était très bas dans les sondages aux Etats-Unis, ça peut être un exemple pour vous, en termes d'idées politiques ?

13:48
Nicolas Dupont-Aignan

Non, chacun a sa façon de procéder. Ce qui est sûr, c'est que je suis convaincu que les Français ne veulent plus de ceux qui ont gouverné. Et M. Valls en sera la prochaine victime, je pense, dimanche. Après M. Sarkozy, après M. Hollande, après M. Juppé. Et vous verrez que les prochains, ce sera M. Fillon. Parce que les gens veulent un vrai changement. Un vrai renouvellement. A la fois des personnes et des idées.

14:14
Présentateur

Et vous revendiquez un langage décomplexion. On sait que vous êtes quasiment celui qui a les propos les plus virulents envers vos adversaires. Durant cette présidentielle, c'est un style que vous voulez vous donner ? Ou c'est une franchise ? C'est ce que je pense.

14:25
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que j'en ai marre des faux-culs et des hypocrites. Et de l'escroquerie intellectuelle.

14:30
Présentateur

Il y a beaucoup d'hypocrisie en politique, pour vous ?

14:31
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a beaucoup d'hypocrisie dans le système médiatique, copolitique, qui veut, une fois de plus, enfumer les Français, pour parler vulgairement. Et j'aimerais un peu de vérité. Après, on peut être en désaccord avec mes idées. Mais M. Macron et M. Fillon seraient plus francs s'ils disaient, on veut continuer cette Europe-là, pour continuer cette Europe-là, il faut continuer la baisse des salaires, pour être à un juste milieu avec la Bulgarie et la Roumanie. Et donc, on propose que les jeunes aient un SMIC jeune. Ce que propose M. Macron. Mais il ne le formule pas comme ça. Parce qu'il veut convaincre des gens d'aller dans une mauvaise direction. C'est un mauvais génie, si je puis dire.

15:08
Présentateur

On a des questions qui viennent notamment des réseaux sociaux. Est-ce que vous prenez la sortie de l'Union Européenne de la France ?

15:16
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, je propose la dénonciation des accords européens. Premier point, dès le premier jour. La suspension de l'application de certaines dispositions immédiatement. Travailleurs détachés, Schengen, les frontières, on rétablit nos frontières. Et la renégociation d'un traité pour une nouvelle Europe. Une Europe des nations libres et des projets concrets. C'est-à-dire, pour être très clair, avec moi, ce sera la fin de l'Union Européenne. Mais ce ne sera pas le désert. On ne partira pas au milieu de l'Atlantique comme l'Angleterre. On recréera un traité avec nos partenaires sur des projets concrets, à la carte. Vous comprenez la différence ?

Ma différence avec Macron, Fillon, Valls et les autres, c'est que je ne veux plus jouer avec les règles du jeu de l'Union Européenne. On arrête. Ma différence avec Mme Le Pen, telle que j'ai compris son projet, c'est que je ne veux pas le Frexit. Je pense qu'il faut travailler avec nos voisins. Mais uniquement sur des projets concrets. On garde l'euro par exemple ? Non, on le fait évoluer. Ce n'est pas la sortie, ce n'est pas le maintien. On trouve un juste milieu. On garde les avantages de l'euro. Mais on le fait évoluer pour qu'il ne soit pas un instrument de la récession sociale. Du coup, c'est un retour aux francs ? Non, une monnaie commune. Une monnaie commune ?

Une monnaie commune, l'euro franc, l'euro marque. C'est-à-dire qu'on aurait une monnaie commune, mais qui serait réajustable à intervalles réguliers, tous les ans, tous les deux ans, de manière à éviter qu'un pays soit étouffé par une monnaie trop chère, comme l'a été la Grèce. Et on aurait pu avoir l'euro drague qui se dévalue légèrement. Ou l'euro marque qui se dévalue. Et ça aurait permis d'éviter les chômages massifs dans nos pays.

16:55
Présentateur

Vous parlez justement des frontières. Quel coût ça aurait, justement, le fait de rétablir tous ces postes douaniers de contrôle systématique ? Pas de coût.

17:02
Nicolas Dupont-Aignan

Ça aurait un petit coût. On l'a chiffré. On recrutera 10 000 policiers de l'air et des frontières. C'est-à-dire un coût dérisoire. On investira en matériel, comme pour l'éco-taxe, pour photographier les plaques d'immatriculation. Mais ça nous rapportera beaucoup. Pourquoi ? Parce qu'on aura beaucoup moins d'insécurité, de trafic d'armes, de trafic de drogue. On pourra mieux contrôler l'immigration clandestine. Donc, c'est une dépense mineure pour un gain énorme en matière d'ordre public et de sécurité.

17:32
Présentateur

On contrôle par plaques ou est-ce qu'on contrôle les individus ? C'est-à-dire, par exemple, moi, je veux... C'est très simple.

17:37
Nicolas Dupont-Aignan

Ce qui s'est fait avant n'a jamais été hermétique. Ça n'a jamais été hermétique. Simplement, c'est comme un filet avec les poissons. Les mailles du filet, on les resserre. Donc... Le type qui travaille régulièrement de l'autre côté de la frontière, qui a une plaque d'immatriculation connue, c'est comme les télépéages. Vous passez... Oui, c'est payé directement. Directement. Le type que vous ne connaissez pas, on peut l'arrêter. C'est-à-dire que c'est un élément de dissuasion. Je vais être franc avec vous. Les frontières n'ont jamais empêché tout. En revanche, l'absence de frontières a laissé libre n'importe quoi. Donc, on resserre les mailles du filet.

Parallèlement, on supprime les aides sociales pour les étrangers pendant 5 ans. Il faut travailler dans le pays avant de prétendre aux aides sociales. C'est-à-dire qu'on casse l'appel d'air social. Et puis enfin, un grand plan européen, parce qu'il faut travailler avec des Européens, il ne s'agit pas d'être tout seul, pour le développement de l'Afrique. Parce qu'il faut absolument aider l'Afrique à se démarrer son économie et à fixer les populations. Sinon, vous pouvez mettre toutes les frontières...

18:44
Présentateur

Donc, l'idée pour régler la crise migratoire, c'est d'aller à la source, d'aider les pays qui sont en difficulté ?

18:49
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr. Vous savez que la Banque Centrale Européenne donne 1 000 milliards d'euros aux banques privées chaque année. La Banque de France donne 170 milliards d'euros aux banques privées. C'est incroyable. A 0%. C'est-à-dire que c'est un prêt à 0%. Et on n'est pas capable de donner 50 milliards pour l'aide au développement. 1050. Vous vous rendez compte ? Donc, je veux réorienter la politique de l'Europe, et dire à mes partenaires, si on n'est pas capable de fixer les populations agricoles africaines sur place, on est foutus. On est foutus. Et eux seront malheureux dans la misère. L'Afrique va voir sa population doubler dans les 30 ans qui viennent. 1 milliard de plus.

Donc, c'est un des grands axes de mon programme. Je veux que l'Europe serve à quelque chose d'utile. Vous voyez que mon programme sur l'immigration, il est cohérent et raisonnable. D'un côté, on contrôle mieux nos frontières, on limite l'appel d'air social, et on développe sur tout ce continent. C'est vital.

19:53
Présentateur

Et sur la crise, justement, il y a aussi des pays en guerre. On pense notamment à ce qui se passe en Syrie, en Irak. Quelle est votre position, notamment vis-à-vis de Vladimir Poutine, vis-à-vis de Bachar Al-Assad ? Est-ce que vous avez un avis très tranché à ce sujet-là ?

20:03
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai un avis de bon sens. C'est que si la France et les États-Unis n'avaient pas été à la remorque de l'Arabie Saoudite et du Qatar, et si la France et l'Arabie Saoudite avaient regardé les choses en face, nous n'aurions pas eu l'État islamique, nous n'aurions pas laissé d'ailleurs la Russie mettre du jeu, et nous n'aurions pas laissé Assad mettre du jeu comme aujourd'hui. Donc, ma position est très simple. On a fait la connerie, ils ont fait la connerie, les Américains, de Saddam Hussein. On a vu le résultat. Heureusement, Chirac avait évité cela. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont fait la connerie d'éliminer Kadhafi.

On a créé un foyer de l'État islamique et de désordre au nord de l'Afrique en Libye. Et en Syrie, ils ont voulu faire la même chose. Et heureusement, les Russes ont empêché la catastrophe. Mais on a quand même laissé prospérer l'État islamique uniquement parce qu'on n'a pas voulu se fâcher avec l'Arabie Saoudite et le Qatar. Alors, je demande un rééquilibrage pour éliminer l'État islamique et ensuite trouver une solution de paix en Syrie.

21:09
Présentateur

Ça vous choque justement qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de monde qui est engagé sur le terrain pour lutter contre l'État islamique mais qui contrôle encore pas mal de territoires.

21:17
Nicolas Dupont-Aignan

On a vu des cartes assez récemment. Mais c'est révoltant. Il y a un ministre israélien qui a dit récemment qu'en six mois, l'affaire de l'État islamique pourrait être réglée si les États-Unis et l'Europe le voulaient. Donc ça veut bien dire qu'on ne fera pas les criminels, les assassins des trottoirs de Paris. On fait semblant. On fait semblant. Et il serait peut-être temps d'éliminer cet abcès. Pour autant, ça ne suffira pas. Et les problèmes du Moyen-Orient sont suffisamment complexes. Je ne pense pas qu'il y ait une personne qui ait la capacité de tout faire.

21:51
Présentateur

On va prendre, en parlant de la crise migratoire, l'exemple de Cédric Heroux. Je pense que c'est une histoire que vous avez dû connaître, qui est un agriculteur dans le sud de la France qui a aidé des migrants en difficulté. Pour vous, c'est un humanitaire ou c'est quelqu'un qui mérite d'être jugé comme c'est le cas actuellement ?

22:04
Nicolas Dupont-Aignan

Il mérite d'être jugé parce qu'il n'a pas respecté la loi. Pour autant, vous savez, chaque individu, en fonction de ce qu'il croit devoir être juste, fait ce qu'il croit devoir être juste, je crois qu'il faut aller bien au-delà de ce cas individuel. Il faut faire comprendre à cet homme-là, par exemple, qu'on ne rend pas service aux migrants en alimentant éternellement ce flux d'arrivée. D'abord parce qu'on les condamne à mort en Méditerranée, on les met dans les mains des passeurs. Donc, ce que j'appelle, c'est une générosité que je peux donner à cet homme, je peux comprendre, humaine, mais qui peut se retourner contre ceux qu'il prétend aider.

Et donc, je pense qu'il faut arriver à expliquer aux gens

22:49
Locuteur non identifié

qu'on ne peut pas continuer comme ça, à nourrir un flux d'immigration.

23:16
Présentateur

Question sur les réseaux sociaux, parce qu'on rappelle l'interactivité est demi-surbroute. Vous pouvez poser vos questions sur les commentaires. On a une question qui nous parle justement de votre position sur le revenu universel, qui est énormément discutée actuellement dans les fameuses primaires citoyennes dont on parlait tout à l'heure. Vous, quelle est votre position à ce sujet-là ?

23:30
Nicolas Dupont-Aignan

Ma position est très simple. Le revenu universel n'est pas finançable et le revenu universel n'est pas moral. En revanche, je vais proposer le 1er février une solution autre qui, je pense, va faire du bruit. Voilà. Donc, rendez-vous le 1er février pour la publication de mon projet politique avec une notion qui, je pense, aura les avantages du revenu universel sans ses inconvénients.

23:53
Présentateur

Le 1er février, vous présentez l'intégralité de votre projet.

23:55
Nicolas Dupont-Aignan

Mon projet, oui. Chiffré, etc. Chiffré, etc.

23:58
Présentateur

Avec tous les éléments. Tout détaillé à 100%, on aura vraiment tous les éléments de votre projet dans quelques jours.

24:03
Nicolas Dupont-Aignan

500 propositions, un ensemble chiffré avec des propositions révolutionnaires.

24:08
Présentateur

Donc, conférence de presse à suivre le 1er février ici même. Très bien. Dans une semaine. Dans une semaine. Ça va arriver très vite. Il y a aussi une échéance qui arrive bientôt, dans un mois et demi. C'est les parrainages. Vous en êtes à quel niveau actuellement ?

24:20
Nicolas Dupont-Aignan

Ça avance bien. On les aura. Je suis très confiant. Vous n'êtes donc pas de chiffres pour l'instant, mais confiant. Je n'ai jamais donné de chiffres parce que ce ne sont que des promesses aujourd'hui. Et ça va bien. Mais je suis très confiant. Je suis très confiant. Je suis très confiant. Mais c'est quand même difficile et tout est fait par les grands partis pour que je ne les ai pas. Donc, il faut faire attention.

24:36
Présentateur

On parlait des journalistes tout à l'heure. Qu'est-ce que vous pensez de l'engagement de journalistes en politique ? On pense notamment à Laurent Saïm ou à Emmanuel Chin qui vient de se rallier au Mouvement En Marche dernièrement. Est-ce que vous pensez qu'on peut être journaliste et passer du jour à demain de l'autre côté du...

24:50
Nicolas Dupont-Aignan

Ça ne renforce pas la crédibilité de la profession. Et comme par hasard, c'est toujours du côté du manche. Mais il y a aussi des journalistes qui... qui nous aiment bien et qui peut-être un jour nous rejoindront. Donc, je ne veux pas... Écoutez, les pauvres journalistes, on leur donne tellement de critiques. C'est comme toutes les professions. Il y a certains qui abusent et puis il y en a beaucoup qui sont très bien et heureusement qu'ils sont là pour la démocratie. Donc, voilà. Moi, je ne veux pas les accameler.

25:20
Présentateur

Question d'Alex que je vais reprendre qui nous dit quel est le rôle de la religion dans votre projet, la laïcité, comment on la gère ? En ce moment, c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de polémiques.

25:29
Nicolas Dupont-Aignan

C'est très simple. Il faut séparer la religion de l'exercice du pouvoir. Nous sommes un État laïque. Ça veut dire que la sphère de la religion est de la sphère privée. C'est la sphère privée de chaque individu. Ça ne veut pas dire qu'on nie les phénomènes religieux ou agnostiques ou laïques ou athées. Simplement, c'est une affaire privée. Et l'État est le dirigeant politique qui doit mettre de côté les questions religieuses. Sinon, on n'en sortira jamais. Voilà, ça y est. Voilà. On a une petite panne d'électricité

25:59
Présentateur

sur ce sujet. Les conditions du direct. Alors, vous voyez, c'est vraiment en direct. Voilà. Il y a une petite panne d'électricité.

26:06
Locuteur non identifié

On va pouvoir continuer.

26:07
Présentateur

Remercie. Il y a quelques personnes qui nous apportent des flashs vraiment pour vous dire qu'on est en live. Mais on va pouvoir continuer s'il n'y a pas de souci. Est-ce qu'on voit quelque chose ? On vous voit bien. Moi, je vois aussi. Donc, il n'y a pas de souci. J'ai un autre portable. Si vous voulez, il faudrait l'éclairer. Petite panne d'électricité. On est dans le QG, eh bien, directement de M. Nicolas Dupont-Aignan qui répond à mes questions, mais aussi les vôtres. On vous invite à les poser dans les commentaires. Donc, on parlait de ce rapport avec les journalistes.

26:33
Locuteur

Moi,

26:34
Nicolas Dupont-Aignan

j'aimerais parler aussi de quelques sujets

26:36
Présentateur

qui ont fait l'actualité dernièrement. Par exemple, votre position par rapport à la loi travail. Est-ce que vous, vous l'aborgeriez ? Oui, bien sûr. La loi travail, c'est la loi de M. Macron, édulcorée parce qu'il n'y a pas de souci.

26:51
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'y a pas de souci. Donc, la loi travail, c'est la loi de M. Macron. Il ira encore plus loin s'il est élu, comme M. Fillon. C'est la dérégulation de toutes les règles du travail. C'est une aberration. Moi, ce qui m'importe, c'est de créer des emplois. Ce n'est pas de fragiliser

27:09
Locuteur

le corps social.

27:10
Présentateur

Une enquête. Ensuite, une enquête du Défenseur des Droits de l'Homme qui parle que des personnes, je cite, entre guillemets, perçues comme noires ou arabes ont une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d'être contrôlées. Est-ce qu'il y a de la confiance entre police

27:29
Nicolas Dupont-Aignan

et population qui peut parfois t'altérer ? Il est évident que toute discrimination est choquante et scandaleuse. Et je crois que souvent aussi, c'est aussi un... Cela dépend du domaine social. C'est pas toujours le même contrôle au faciès où vous soyez. Et il faut pour cela qu'on assure le développement économique, qu'on lutte contre les ghettos. Et je vais vous dire qu'un pays qui doit repartir de l'avant avec une forte immigration d'emploi, moi, tout mon objectif c'est de relocaliser un million d'emplois très vite.

C'est par l'emploi, la dignité par le travail qu'on s'en sortira, qu'on brassera et puis d'arrêter l'immigration parce que quand il y a une immigration excessive, eh bien, il y a des tensions très fortes. Et d'ailleurs, les premières victimes ce sont les étrangers en situation régulière qui sont bien intégrés dans notre société, qui font les frais

28:20
Présentateur

du ras-le-bol liés à une immigration non maîtrisée et à une délinquance très forte. Donc, il y a des gens qui s'y trouvent. Comment retrouver un équilibre ?

28:30
Nicolas Dupont-Aignan

Comment la répudiquer ? Oh, c'est très simple. En mettant les vrais royaux en prison. À partir du moment où vous acceptez que des bandes terrorisent les habitants, eh bien, vous décrédibilisez toute la jeunesse. Le code pénal, il n'est pas assez... Mais il n'est pas appliqué. Un, les lois ne sont pas appliquées. Deux, les lois sont laxistes. Trois, il n'y a pas de peine planchée. Quatre, la délinquance a explosé dans notre pays et ce sont les délinquants le gamin de banlieue d'une cité qui travaille, qui va bosser en RER. Il est décrédibilisé quand le petit trafiquant de drogue est laissé en liberté. C'est tout. Du coup, il faudrait renforcer les lois aussi ? Bien sûr.

Moi, je propose des mesures très strictes. Renforcement des places de prison, application des peines, suppression des alternatives comme dans les pays anglo-saxons. En Angleterre, ça se fait et ça marche. Pourquoi en France, on pourrait être trafiquant de drogue, tabasser les gens qui sont en liberté ? C'est insupportable et ça nuit à la jeunesse et ça décrédibilise la jeunesse notamment d'origine étrangère.

29:31
Présentateur

On a cette question qui nous arrive du pseudo Mamie Pain d'Épices sur Facebook qui nous parle. Est-ce que vous, vous allez prôner

29:39
Nicolas Dupont-Aignan

la retraite à 60 ans ? Quelle sera votre politique ? Ma politique, c'est qu'on ne change pas la loi actuelle. Monsieur Fillon veut encore augmenter parce que la loi actuelle est déjà très dure. 62 ans, mais pas à taux plein. Ceux qui n'ont pas commencé très tôt, ils sauront leur retraite à taux plein à 67 ans. Donc, moi, je veux qu'on crée de l'emploi. Si on crée de l'emploi, nos régimes de retraite sont équilibrés. La réforme a déjà été très dure. Il faut donc absolument, il faut donc absolument créer de l'emploi. Il n'y a pas de problème de retraite si on rapatrie

30:11
Présentateur

un million d'emplois. On a cette question de Calou sur le Facebook Live qui nous parle de votre position

30:17
Nicolas Dupont-Aignan

sur l'écologie. Oui, je vais surprendre beaucoup dans mon projet parce que je suis très écologiste. Je l'ai prouvé dans ma ville. Et je vais proposer un grand plan de transition énergétique et aussi, ce qui va surprendre, un grand plan pour la santé liée à l'environnement, pour lutter contre les perturbateurs hormonaux, pour lutter contre les produits chimiques qui sont responsables de l'explosion des cancers. Bref, nous avons un programme avec beaucoup, beaucoup de mesures environnementales mais ne concrètent pas l'écologie des vers, soit post-68a, des magots, voilà. Donc,

30:51
Présentateur

on ferme les centres nucléaires,

30:53
Nicolas Dupont-Aignan

on ferme les centres nucléaires ? Et notamment, je propose de lancer les centrales nucléaires au thorium qui ne produisent pas

31:01
Présentateur

de déchets et qui n'ont aucun risque d'explosion. On a cette question qui revient plusieurs fois même pour certains comme une affirmation.

31:08
Nicolas Dupont-Aignan

Rétablir la peine de mort, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait être... Non, je pense que ce n'est pas l'objet. On n'a pas besoin de diviser la société française si on appliquait les peines très fermement, si on avait la perpétuité réelle. On n'a pas besoin de rouvrir j'allais dire les vieux marronniers journalistiques, pardonnez-moi, ce n'est pas contre vous. Mais voilà, pourquoi ne pas faire déjà ce qu'on devrait faire avant de rouvrir des sujets de division nationale ?

31:35
Présentateur

La lutte contre le terrorisme, justement, qu'est-ce qu'on fait au niveau des services de renseignement ? Est-ce qu'on crée

31:42
Nicolas Dupont-Aignan

de nouvelles entités ? Il y a des choses très simples. Arrêtons. Ça a été un grand tort de casser les RG qui étaient très utiles les renseignements généraux. Maintenant, c'est fait. Il faut retrouver un service de renseignement et il faut surtout arrêter les djihadistes qui reviennent de Syrie et les emprisonner et les condamner en vertu de l'article du code pénal qui les punit de 30 ans de prison

32:03
Présentateur

et éviter qu'ils reviennent. Les peines de prison sont parfois de 10 ou 15 ans et on peut imaginer que des éléments

32:09
Nicolas Dupont-Aignan

très dangereux pourraient être libres très rapidement. Très rapidement. C'est exactement ce qui se passe. C'est une folie. Donc la vraie question c'est comment on empêche les djihadistes de revenir et il faut les menacer de peines très lourdes et de les mettre le plus loin possible. J'avais proposé un camp éloigné mais pourquoi pas c'est à dire un camp éloigné de rétention. Comme Guantanamo ? Oui mais sur contrôle judiciaire

32:32
Présentateur

à la différence de Guantanamo. La différence est là. Sur la Syrie justement les assassinats ciblés

32:39
Nicolas Dupont-Aignan

qui ont été on va dire évoqués Je ne suis pas favorable soit on est en guerre et les soldats mènent leurs combats et c'est la mort soit on est dans un système de paix et le président de la république n'a pas à jouer le petit chef

32:52
Présentateur

des services secrets. On a des questions de Jérôme qui nous parle du droit de vote obligatoire à 18 ans et au bon vouloir à 16 ans.

33:00
Nicolas Dupont-Aignan

C'est une suggestion. Vous verrez je peux le dire maintenant je propose un droit de vote au municipal à 16 ans pour redonner l'envie de voter à nos jeunes puisque je propose la majorité pénale à 16 ans. Je trouve qu'il faut

33:15
Présentateur

être cohérent. Est-ce que vous pensez que les jeunes ont parfois

33:19
Nicolas Dupont-Aignan

une impunité par rapport à... C'est évident que le système judiciaire aux crimes et délits que font certains jeunes entre 16 et 18 ans. Mais c'est un autre problème. Je parlais de la cité et je pense qu'on pourrait aller vers une amélioration du droit de vote notamment pour les municipales. D'accord.

33:39
Présentateur

Justement on parlait du droit de vote. Le reconnaître le vote blanc votre position ?

33:45
Nicolas Dupont-Aignan

Oui totalement favorable et là aussi nous aurons une très forte mesure dans notre programme. Le droit de vote aux étrangers ? Non. Le droit de vote

33:54
Locuteur

aux étrangers.

33:55
Présentateur

Des questions également on parlait justement de la laïcité tout à l'heure par rapport au voile dans l'espace public. Est-ce qu'on l'interdit totalement ?

34:04
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'on y met plus de restrictions qu'aujourd'hui ? Oui on trouve un juste milieu c'est-à-dire l'interdiction des signes distinctifs de religion

34:13
Présentateur

comme à l'école à l'université à l'hôpital et dans l'entreprise. Donc ça votre position est claire là-dessus. On a des personnes qui nous parlent

34:22
Nicolas Dupont-Aignan

de monsieur Asselineau et je stique sur la création de l'Union Européenne et je regrette que monsieur Asselineau ne me soutienne pas parce que je pense que nous serions plus forts s'il me soutenait et je ne comprends pas pourquoi je lis sur les réseaux sociaux une telle j'allais dire haine à mon égard alors je pense que tu as l'énergie De qui ?

De monsieur Asselineau qui passe sa vie à me critiquer comme si j'étais un ennemi alors que je pense que monsieur Asselineau devrait plutôt critiquer ceux qui justement aujourd'hui nous ont mis dans la situation actuelle et qui estime que tous les patriotes de gauche ou de droite devraient se rassembler et moi je pense que si tous les patriotes se serraient un peu plus les coudes on n'en serait pas là donc je n'ai jamais eu la moindre critique à l'égard de monsieur Asselineau et je ne comprends pas pourquoi il me critique tant mais vous lui poserez la question Vous revendiquez

35:11
Présentateur

des idées communes ensemble ?

35:13
Nicolas Dupont-Aignan

Mais nous ne voulons mettre fin à cette dictature de l'Union Européenne après nous avons des désaccords lui fait une fixation sur l'article 50 moi j'estime qu'on n'a pas à être tenu par une organisation illégitime elle est illégitime depuis le référendum de 2005 les français ont voté non arrêtons avec ces arguments d'article 50 à la con la France est libre elle rompt les traités elle renégocie voilà et comme je ne rentre pas dans cette espèce de psychose de l'article 50 je suis accusé d'être un grand traître à la nation c'est absurde donc j'aimerais que monsieur Asselineau vienne me voir un jour qu'on puisse débattre discuter ensemble et que les patriotes ne se disputent pas sur des détails alors même que l'essentiel est en cause et je pense avoir construit un appareil politique avec des gens différents certains viennent de la droite d'autres de la gauche il y en a même qui reviennent du Front National j'aimerais qu'on se rassemble et moi je veux rassembler les patriotes de bon sens

36:14
Présentateur

il a sa place un appel à la rencontre est lancé

36:17
Nicolas Dupont-Aignan

sur ce live on peut dire ça oui un appel un appel au bon sens arrêtons à l'extrême gauche c'est un peu comme ça à l'extrême gauche ils se divisent en chapelles de sous chapelles plus extrême gauche que moi tu meurs au moins aux extrêmes gauches que moi tu meurs ben monsieur Asselineau est un peu dans cette logique sectaire c'est absurde donc rassemblons les patriotes et que le meilleur que le plus populaire

36:40
Présentateur

gagne et puis voilà on a cette question de Rallet sur Facebook live qu'on remercie

36:46
Nicolas Dupont-Aignan

quel est votre programme pour les Outre-mer ah il y a un vrai programme la première chose c'est la continuité territoriale on donne à peu près 200 millions d'euros pour 8 millions de passagers je veux le faire pour les territoires d'Outre-mer et les départements qui accueillent pareil 8 millions de visiteurs il y a 8 millions de passagers entre la métropole et l'Outre-mer et je voudrais qu'on dégage un budget pour faire baisser les prix des billets d'avion à la fois pour les ultramarins qui vivent en métropole et pour les touristes parce que il y a un tourisme exceptionnel qui pourrait être fait et qui apporterait des milliers d'emplois Outre-mer si les billets étaient moins chers pour développer les richesses propres de l'Outre-mer et notamment le domaine maritime exceptionnel

37:26
Présentateur

On a Seb sur Facebook toujours qui nous pose cette question votre avis sur les Jeux Olympiques 2024 à Paris c'est une bonne chose

37:33
Nicolas Dupont-Aignan

ces candidatures ? Bien sûr il faut soutenir la candidature de Paris tout ce qui favorise la France il faut l'aider et c'est pas parce que c'est Mme Hidalgo qui le propose que je vais dire non il faut faire preuve de rassemblement

37:45
Présentateur

un peu de sérénité Cette question de Vincent qui nous demande est-ce que vous êtes inquiet

37:49
Nicolas Dupont-Aignan

vis-à-vis du devenir de l'OTAN ? Pas du tout c'est un astre mort j'ai toujours dit à partir du moment où il y a la chute du mur de Berlin il n'y a plus besoin de l'OTAN et c'est amusant de voir que c'est M. Trump qui commence à réaliser que c'est un astre mort mais ça veut dire aussi un esprit de responsabilité des Européens qui doit se prendre en charge se prendre en charge c'est-à-dire organiser leur défense et il faudra bien une alliance des nations d'Europe pour mieux organiser leur défense c'est-à-dire rendre compatibles leurs matériels investir davantage travailler ensemble tout en gardant notre autonomie de décision

38:24
Présentateur

Maxime Sébastien qui nous pose cette question on sait qu'en France beaucoup de personnes sont soit sans domicile fixe ou mal logées que proposez-vous pour le logement en France parce qu'on sait qu'aujourd'hui les loyers sont très chers notamment à Paris quelle est votre position

38:40
Nicolas Dupont-Aignan

et quelles sont vos propositions à ce sujet-là ?

Et bien plusieurs propositions d'abord il faut arrêter l'immigration désordonnée parce qu'on ne peut pas accueillir des centaines de milliers de personnes chaque année deuxième point regardez d'ailleurs les foyers d'hébergement aujourd'hui qui sont pleins les SDF n'ont plus de place parce que les migrants sont là je ne les oppose pas c'est de la misère et toutes les misères doivent être gérées mais il y a un moment trop c'est trop deuxième point il faut renforcer la propriété c'est-à-dire permettre l'accession sociale à la propriété je vais proposer des mesures audacieuses de vente des HLM à leurs locataires car être propriétaire d'un toit c'est assurer sa retraite et il faut favoriser l'accès social à la propriété pour pouvoir revoir les règles de locative et remettre sur le marché tous les logements vides il y a des millions de logements vides et ça ça passe par des lois qui punissent beaucoup plus ceux qui ne payent pas parce qu'il y a beaucoup de propriétaires qui ne mettent plus sur le marché leurs logements il faudrait les sanctionner il faut les sanctionner beaucoup plus et ça fera baisser les prix

39:43
Présentateur

des loyers c'est important c'est noté merci pour cette réponse donc à Sébastien Maxime

39:49
Nicolas Dupont-Aignan

qui nous posait une question très simple

39:51
Présentateur

d'accord la réponse est prise votre position notamment par rapport à la situation en Crimée

39:58
Nicolas Dupont-Aignan

on sait que c'était la Crimée arrêtons de nous mentir la Crimée a toujours été une zone russe la Crimée est redevenue russe c'est naturel et je crois qu'il faut arrêter de faire une fixation

40:11
Présentateur

sur la Crimée donc on a cette question on a une question qui nous pose de Eric

40:16
Nicolas Dupont-Aignan

tout simplement comment adhérer à votre mouvement sur internet puisque nous n'avons pas un local mais un siège mais le plus simple c'est sur internet debout la France

40:26
Présentateur

et on peut adhérer direct donc ça c'est noté après moi j'aimerais prendre un focus sur le côté humain d'une campagne c'est un investissement personnel énorme comment vous vivez les choses sur ce côté là

40:37
Nicolas Dupont-Aignan

on a beau s'y préparer c'est un peu comme les jeux olympiques pour un athlète vous avez beau vous y préparer c'est toujours différent et surtout ce qui est important c'est l'adaptabilité voilà être en bonne condition être en bonne condition sportive physique et morale être bien entouré j'ai beaucoup de chance ici parce qu'il y a une équipe absolument géniale que j'admire je les remercie qui me donne du courage quand j'en ai moins et j'essaye de leur en donner quand ils en ont moins c'est dur ce qu'on fait parce que on le fait à main nue contre des appareils puissants mais on le fait pour la liberté de la France et on le fait avec honnêteté on peut se regarder dans la glace nous sommes intègres sincères et intègres et on a un programme cohérent donc que demander de plus c'est le bonheur

41:23
Présentateur

et on a des baisses de morale parfois

41:25
Nicolas Dupont-Aignan

oui c'est ce que ça arrive quand il n'y a plus d'électricité comme aujourd'hui quand quand on nous annonce qu'il y a des débats où il n'y aura que 5 candidats et qu'on ne sera peut-être pas dedans quand des choses comme ça quand on vous déprogramme des démissions quand quand on sent bien la force des intérêts et mais c'est là où on doit se battre parce que si on existe il y a des gros intérêts qui tuent la France et et c'est parce qu'il y a des millions de français qui ressentent ce que je ressens et qui n'ont pas le droit de parler vous savez il y a un jour une dame dans un banquet il n'y a pas longtemps un repas des anciens dans une ville de ma circonscription et elle me disait alors c'est pas trop dur d'être qu'on se fout de votre gueule à la télévision etc aujourd'hui oui bah oui mais enfin bon et elle m'a dit une chose très juste elle m'a dit

42:18
Locuteur

vous savez

42:19
Nicolas Dupont-Aignan

vous vous pouvez répondre et ça m'a beaucoup ému cette phrase parce que voyez cette femme d'un certain âge qui avait sans doute été toute sa vie très modeste qui avait jamais eu beaucoup d'argent elle m'a elle m'a exprimé sa souffrance sociale elle m'a dit vous savez nous on en prend des coups toute la journée

42:38
Locuteur

et on peut jamais répondre

42:39
Nicolas Dupont-Aignan

et c'était une leçon de modestie et donc je me suis dit t'as plus le droit de jamais te plaindre parce que jamais te plaindre j'ai la chance de pouvoir vous parler et de soulever les français les appeler à se relever et je voudrais dire un truc je sais pas si c'est la conclusion mais il nous reste moins de 100 jours tout est fait pour étouffer le débat tout est fait pour étouffer le débat dans 100 jours on en reprend pour 5 ans éventuellement alors je supplie les français d'arrêter de se laisser avoir et de de voter

43:14
Présentateur

pour les mêmes justement on parlait des critiques des fois dans votre télé dans ce qu'on peut vous critiquer non je regarde pas vous regardez pas la télé

43:23
Nicolas Dupont-Aignan

non non je regarde plus la télé ça me fait beaucoup de bien et et non non sinon non non mais ça ça m'est égal non ça je l'ai je l'ai complètement digéré si on ne porte pas atteinte à mon honnêteté qui est viscérale on peut tout me dire je m'en fous des articles de presse pareil bien sûr non mais ça me fait de la peine je vais pas vous dire que ça me fait sauter de joie mais ça c'est pas un problème ce que je demande c'est de pouvoir m'adresser aux français parce que je sais que j'ai le meilleur programme et je sais

43:53
Locuteur

que j'ai la meilleure équipe

43:54
Nicolas Dupont-Aignan

et et et donc j'ai envie de l'offrir aux français et quand on m'interdit de leur parler parce qu'ils savent comme en dictature que si on parle on va gagner alors là ça me rend

44:07
Présentateur

ça me rend grognon et votre rapport avec les nouvelles technologies les réseaux sociaux

44:12
Nicolas Dupont-Aignan

aujourd'hui qui peut parfois être très virulent aussi envers les hommes politiques oui parfois quand je lis les réponses je vois bien les réponses j'ai pu l'enlever sur un tweet dégage j'ai pu enfin truc horrible enfin très dur bon alors celui-là je l'ai bloqué parce que j'en avais marre comment vous faites vous bloquez vous vous masquez je dis basta c'était quasiment

44:36
Présentateur

un appel au meurtre alors là j'ai bloqué

44:39
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai dit le type il exagère pour ne pas me porter plainte non non mais je veux dire voilà il y a des moments où c'est normal que les gens se définissent non ce qui est le plus important je vais vous dire le plus important c'est que les français ne se retrouvent pas au lendemain du 23 avril en se disant merde on a loupé une occasion et en fait le système médiatique organisé des intérêts financiers veut que la France en reprenne pour 5 ans avec une politique encore plus dure que ce qu'a fait Hollande ou Sarkozy rien à voir ce qui nous pend au nez c'est ça n'a rien à voir à ce que vous avez vécu donc là il y a un choix décisif décisif et ça je vais le crier pendant toute la campagne

45:27
Présentateur

une question aussi pour les jeunes qu'est-ce que vous proposez pour les jeunes qui sont nombreux à nous regarder

45:33
Nicolas Dupont-Aignan

parce que Brut est aussi un média destiné pour les jeunes les jeunes d'abord je n'aime pas la démagogie jeuniste les jeunes ils sont souvent aussi mûrs et souvent plus alors il y a des mesures qui les intéressent plus je prends un exemple je suis révolté qu'on fasse passer payer les concours pourquoi on fait payer le passage d'un concours on travaille pour un concours ça doit être gratuit je veux qu'on arrête la privatisation du système universitaire puisque aujourd'hui de plus en plus d'écoles sont payantes et les familles se saignent et c'est un scandale donc je veux qu'on revienne bien à un enseignement supérieur public je veux qu'on renforce les bourses ça c'est très important mais après les jeunes profiteront des mesures que je propose pour l'ensemble des citoyens quand je parle relance économique c'est des emplois pour les jeunes quand je parle sur la sécurité c'est que les jeunes ont envie aussi de ne pas se faire raqueter à la sortie du collège et du lycée ils en ont marre que quelques petits voyous tiennent un collège ou un lycée donc ça veut dire quoi ça veut dire les jeunes sont

46:37
Présentateur

tout à fait capables de comprendre un projet pour tous les français et justement quel message leur faire passer c'est que

46:45
Nicolas Dupont-Aignan

ils regardent trop de conneries à la télévision et et il faut qu'ils aillent voter c'est pas possible je leur dis mais si vous ne votez pas vous laissez le pouvoir au pire vous laissez le pouvoir au pire donc allez voter le seul message que j'ai à donner aux jeunes c'est allez voter

47:05
Présentateur

il y a toujours quelque chose de mieux que le pire

47:08
Nicolas Dupont-Aignan

et pour conclure cette interview pourquoi on devrait voter pour vous en 2017 parce que j'aime mon pays c'est tout ça le message est passé

47:16
Présentateur

le 1er février donc votre programme détaillé on suivra pour le long et puis la meeting à Tours

47:20
Nicolas Dupont-Aignan

le 8 février et puis des meetings dans toute la France dont on publiera les dates avec un grand meeting final à Paris

47:27
Présentateur

donc beaucoup de meetings à venir

47:29
Nicolas Dupont-Aignan

des déplacements aussi pour rencontrer les français des déplacements partout et puis je l'espère faites pression sur tous les réseaux sociaux faites pression partout pour un débat à la télévision avec tous les candidats du premier tour quel que soit leur niveau soit disant quel que soit leur âge

47:44
Présentateur

qu'on ouvre le jeu et rencontrer les français des fois sans les caméras

47:47
Nicolas Dupont-Aignan

sans les inviter à venir bien sûr mais ça on le fait tous les jours parce que c'est pas toujours le cas souvent vous savez quand on prend le métro on les rencontre le RER je ne le prends pas tous les jours mais souvent et les gens viennent me parler et vous continuez pour les transports en commun oui oui oui pas autant qu'avant mais je les prends vous achetez vos petits pains au chocolat pas à 15 centimes et voilà pas à 15 centimes de ce côté là il n'y a pas de problème je fais mes courses

48:10
Présentateur

ça va être très bien pour la santé et bien très bien merci beaucoup

48:14
Nicolas Dupont-Aignan

de nous avoir reçu dans ce magnifique QG qui n'a plus d'électricité c'est un sabotage des grands partis je vais sombrer dans le complotisme

48:21
Présentateur

et bien vous voyez ça montre que c'est dans les conditions du direct on vous remercie beaucoup de nous avoir reçu et on a pu continuer malgré dans les conditions du direct on remercie tous ceux qui ont permis d'apporter un peu de lumière voilà j'étais juste ici pour voilà on a fini avec des flèches de téléphone mais voilà c'est les conditions du direct on vous remercie d'avoir poursuivi malgré ces conditions compliquées et on remercie aussi tous ceux qui ont posé des questions merci à tous