LES DIALOGUES DE LA SANTÉ #2 : IA ET STARTUPS, PÉPITES OU PAILLETTES ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous expliquer votre start-up et son IA dédiée aux radiologues ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment fonctionne iVirtual et quelles sont ses innovations récentes ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels sont les freins au déploiement de l'IA en santé aujourd'hui ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Qu'entendez-vous par IA sociale et solidaire ?
- 22:00OuverteRéponse directe
L'IA Act est-il un accélérateur ou un frein pour les start-ups ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] bonjour donc bienvenue sur cette table ronde dédié à lia et au start-up il a start-up pépite ou paillett alors l'intelligence artificielle aujourd'hui est en train de révolutionner le monde de la santé mais pas que le monde de la santé on il a on le sait à des sujets très très vastes en terme de diagnostique en terme de de traitement et cetera mais il y a c'est aussi enfin en tout cas pour développer liia c'est aussi se faire rencontrer des écosystèmes des ingénieurs des talents des financiers et donc du coup vous vous avez pu monter votre start-up puisque vous avez rencontré tous ces écosystèmes donc on va on a accueilli aujourd'hui enfin on a le plaisir d'accueillir sur cette table ronde le docteur Homer le docteur Raphaël Tabe petite précision tout à l'heure et le docteur Benoît Joris alors vous allez nous expliquer comment vous dans vos start-up comment dans les IA que vous avez généré euh ben on fait avancer notre notre monde entre guillemets notre monde de la santé alors je vais vous passer la la parole à tour de rôle alors vous Raphaël vous êtes Raphaël ta vous êtes physicienne de formation et vous avez cofondé une une start-up qui s'appelle matricis.ai euh est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu euh ce que c'est que que votre a je sais que c'est une a dédié particulièrement aux femmes absolument merci beaucoup du coup pour cette introduction donc nous on développe une intelligence artificielle dédiée aux radiologues qui font de l'imagerie de la femme le but c'est de les aider à lire à la fois plus rapidement et plus efficacement des images d'IRM pelvienne donc quand vous êtes une femme et que vous avez potentiellement des douleurs chroniques au ventre ou en couple que vous avez une infertilité qui a été constatée vous pouvez être dirigé à l'IRM pvienne pour dépister certain nombre de maladies au nombre desqueles en particulier l'endométriose qui est certainement celle qui est la plus connue et donc si vous allez faire cette IRM PVN le radiologue va vous allez passer dans une machine et le radiologue va voir sur sa station de lecture les séquences et les volumes en fait de du qui image votre pelvis pour diagnostiquer un ensemble de lésions et donc nous on rajoute une surcouche par-dessus ça qui soulligne en fait les zones suspectes pour permettre au radiologue de mieux lire et donc cette surcouche elle est basée sur un algorithme d'intelligence artificielle et et ce type d'algorithme en vérité ça existe pour plein d'autres application que l'IRM palvienne féminine il y a à peu près 400 dispositifs de ce type qui sont déjà sur le marché mais sur ces 400 il y en a aucun pour aucune maladie gynécologique donc on est la première start-up qui développe ça on est une spinoff de deux instituts lin ria qui est l'Institut national de recherche entre autres en intelligence artificielle et en robotique et la p p les le le centre hospitalier voilà très bien merci beaucoup Raphaël alors Benoît Joris vous vous êtes aussi docteur mais vous êtes au bord de de très nombreuses start-up vous avez fait du capital risque vous êtes passé à Lig ria aujourd'hui vous êtes le CO de i virtual est-ce que vous pouvez vous aussi nous expliquer un petit peu le concept de de i virtuual pour qu'on comprenne bien de quoi vous parlez quand quand vous parlez de de votre start-up et bien bonjour à toutes et à tous effectivement j'ai une passion pour le traitement d'imag et l'intelligence artificielle depuis les années 2000 j'ai eu la chance de voir toutes les évolutions technologiques au fil des des années et en réalité donc i virtual nous sommes capables de reconstruire le signal cardiaque à partir d'un vidéo selfie de 30 secondes et on a obtenu en première mondiale en début 2023 le marquage CE classe de a qui est la la reconnaissance de la qualité médicale et scientifique qui est à l'origine la technologie puisqueen réalité on a fait une étude sur 1200 patients euh à l'hôpital de Nancy et cette innovation est maintenant euh inséré dans une plateforme d'agrégation de biomarqueur qui permet de faire un assessment de la santé d'une personne et et on vise on commercialise donc notre solution sur le segment de la prévention et la grosse innovation 2024 et c'est d'ailleurs relié au sujet du jour c'est que nous avons ajouté un chatbot conversationnel qui permet d'expliquer à la personne euh les résultats de la mesure parce que bien évidemment tous les biomarqueurs ont parfois des acronymes très compliqués à interpréter et donc le gros avantage du du générationnel et du conversationnel c'est de pouvoir venir expliquer et ensuite proposer des schémas personnalisés de prévention dans le temps très bien très très clair alors tous les deux vous vous avez créé des IA via vos start-up vous le docteur Homer vous êtes donc vous êtes médecin vous êtes médecin clinicien vous êtes expert en isanté expert en IA et vous êtes également le directeur du programme impulsion du groupe Pasteur Mutualité et également le président de la CPTs du Sud Toulousain alors vous n'avez pas créé une nia ou peut-être que je suis mal renseigné mais en tout cas vous avez beaucoup beaucoup de choses à dire et surtout vous avez de très nombreuses activités pour soutenir notamment ce ce développement de l'IA dans la santé est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus donc effectivement on est là pour parler d'écosystème et donc déjà depuis une dizaine d'années donc moi je suis à la fois médecin de famille engagé auprès des projet institutionnel on a eu l'occasion ce matin de recevoir des somités dans le milieu de nos ARS de notre ministère de du numérique santé des gens avec lesquels on se croise régulièrement pour soutenir effectivement des des projets qui peut être ministériel ou public mais aussi des projets privés et on a souhaité avec le groupe Pasteur Mutualité dont je suis administrateur et en charge euh avec mon binôme salarié monsieur Larcher de pouvoir euh promouvoir un certain nombre de de projets et on a souhaité l'incarner avec l'entreprise Pasteur Mutualité au sein d'un programme localisé à la villeem pour soutenir aider en fait aux rencontres euh et surtout euh une chose qui est le le premier frein de nos entrepreneurs qui est de rentrer dans le terrain de de la santé qui est souvent difficile de pouvoir dire bonjour au CHU Nancy à la PHP et de dire voilà on a une idée on voudrait que vous nous aidiez à la coréer et éventuellement avoir des des datas donc effectivement on vient soutenir ce ce programme et puis je collabore effectivement j'ai aussi al moi j'ai fait l'inverse c'est je suis MDEC médecin j'ai passé des diplômes d'intelligence artificielle notamment au MIT pour comprendre ce que nos collègues physiciens ingénieur ou polytechnicien nous expliqueent nous cliniciens pour être justement en en déploiement des cas d'usage et qu'on puisse effectivement créer aussi avec eux en disant ça c'est peut-être pas une problématique urgente en santé pour nos patients et donc on essaie de comprendre leurs usage très bien merci bah c'était un peu ce que disait Bertrand massessiné le président de de de groupe Pasteur Mutualité ce matin en disant finalement lui il avait rencontré des médecins il les avait mis en relation avec des polytechniciens il avait mis en relation avec des finalement avec des financiers ça a fait une une startup qui s'appelle volta et qui aujourd'hui a a levé 90 millions d'euros donc voilà donc je pense que la rencontre de de ces écosystèmes est essentielle pour pouvoir continuer de développer de développer tout ça alors lors de nos échanges tous les trois Raphaël vous nous avez raconté une petite anecdote sur une histoire qui s'est passée en 1974 et vous nous avez expliqué qu'en fait à l'époque il y avait déjà en fait des idées de l'intelligence des talents mais finalement il y avait un barrage et est-ce que vous pouvez pour nos téléspectateurs expliquer en fait nous nous raconter cette anecdote et nous expliquer pourquoi en 74 on ne pouvait pas avancer pourquoi aujourd'hui c'est possible ok eu donc cette histoire c'est je pense certainement un des premiers projets de d'intelligence artificielle au sens large parce qu'on parle pas de réseau apprenant donc c'est pas la même chose qu'on désignerait par Ia maintenant mais en tout cas disons plutôt de de système expert destiné à la santé don on est un un record et donc ça se passe à Stanford comme beaucoup des avancés de l'intelligence artificielle très clairement et c'est un projet qui s'appelait missine et dont le but était d'aider là mes connaissances médicales vont font font montrer leur lacune donc qui était d'aider des médecins à détecter des infections du sang des patients qui arrivaient à l'hôpital mais l'enjeu c'était qu'on pouvait pas détecter quel type de bactérie infecta leur sang parce que les analyses de la nature de ces bactéries prenaient plus de 48 heures ce qui était généralement plus de temps qu'il en fallait pour le patient pour mourir donc il fallait traiter le patient relativement à partir de laass plus de critère en fait lui donner un antibiotique mais on savait pas forcément quel antibiotique donc on essayer un petit peu au hasard et donc les une équipe de recherche de Stanford avec à la fois des des cliniciens et à la fois des des logiciens ou des des des gens qui faisaient du du software de l'intelligence artificielle ont créé ce système où qui était en fait un arbre de décision c'est pour ça que c'est pas un système apprenant qui sur un ensemble d'un très grand nombre de critères plusieurs centaines de critères donc poser des questions au médecin lui disait est-ce que le patient présente telle chose est-ce qu'il présente telle chose et donc comme ça le faisait parcourir un arbre de décision pour arriver à la fin à une proposition d'antibiotiqu à donner au patients et cette proposition était aussi expliquer parce que comme c'était un arbre de décision et non pas une boîte noire comme sont un réseau de neurones qu'on utilise quand on a un système apprenant il pouvit le médecin pouvait donc euh se demander s'il était d'accord ou non avec le raisonnement du système et traiter le les patients donc il font ce cette cette étude làà ils la font sur un peu plus d'une centaine de patients 150 patients et évidemment une des choses qu'on a envie de tester dès le début et ça a été évoqué aussi ce matin c'est la performance de ce système euh versus un clinicien donc il se retrouve face au même patient et c'est assez facile parce que on peut imaginer des patients virtuels et puis voir ce que ça donne et et donc les l'étude montre donc il prennent aussi exactement comme ce qui se fait maintenant dans les études qui permettent de marquer des dispositifs comme le mien par exemple des cliniciens avec des expériences variables ils prennent des interne jusqu'au grands professeur de médecine et ce qui montre c'est que globalement alors on atteint assez assez facilement en fait la performance des spécialistes pour ça on est ils sont un tout petit peu au-dessus dans certains cas mais bon il y a pas suffisamment de médecins pour que ce soit significatif mais disons c'est comparable et puis aussi assez supérieure à celle évidemment de médecins en en formation donc on a déjà l'idée de se dire que on peut encapsuler finalement la connaissance du du du clinicien si c'est lui qui a choisi les règles de fonctionnement ou dans le cas d'un système apprenant qui a anoté les données pour donner accès à ça en fait à n'importe quel praticien qui se retrouve face à un patient ou même au professeur lui-même s'il est si comme n'importe quel humain plus fatigué ce jour-là et que c'est son 50e patient de la journée et ce qui est intéressant c'est que ce système fonctionne très bien mais il ne sera jamais déployé nulle part alors qu'il y a un enjeu assez fort de pouvoir traiter ces patients il est jamais déployé pour plusieurs raisons la première on évoqué ce matin que pour l'intelligence artificielle il a trois grandes choses il y a la la puissance de calcul en fait il y a même encore quelque chose d'avant ça qu'on n'avait pas en 74 c'est-à-dire juste des ordinateurs sur lesquels déployer le système qu'on a s'il y a pas d'ordinateurs dans un hôpital on va pas pouvoir déployer un logiciel forcément ça çamise un petit peu les choses par internet à l'époque donc donc il y a ça la deuxième barrière c'est que il y a aucun cadre régulatoire pour mettre ces systèmes sur le marché et ça c'est exactement le les choses aussi auxquelles on est confronté maintenant sur par exemple laa Act qui qui viens juste d'être d'être promulgué qui du coup pose aussi plein de questions sur le déploiement de l'intelligence artificielle en santé donc forcément il se pose des questions très importantes de qui est responsable du résultat est-ce que c'est le médecin est-ce que c'est l'IA comment comment régler les problèmes si juridiques si il y a un problème par la suite avec le patient donc ça ça a été pas mal réglé depuis depuis à peu près 2016 les premiers les premiers acte de régulation enfin le premier produit mis sur le marché qui est aussi de l'aide à la décision pour le diagnostic cette fois-ci en imagerie aux États-Unis et l'Europe a le même type de produit par la par la suite et donc du coup c'est c'est assez drôle de se rendre compte que déjà à cette époque- làà on a les il se pose les mêmes questions en fait les études l'étude clinique qui réalise est structuré de la même façon que les études cliniques de maintenant il y a des problèmes d'infrastructure pour le déploiement ce qui est la même chose de maintenant est-ce qu'on va pouvoir déployer dans le Cloud nos intelligences artificielles ou est-ce que on va être obligé de les déployer par exemple onprem dans un hôpital donc ça c'est pareil une question de structure de déploiement et et la question de la régulation très bien merci Raphaël alors est-ce que vous Benoît Joris vous partagez aussi cette approche vous dites finalement il y a ce problème de déploiement qui est un frein encore aujourd'hui ben il faut s'entendre sur le M je pense il y a à la fois le déploiement commercial mais je dirais que ça c'est c'est c'est partie de nos activités au quotidien mais effectivement la la je dirais le le gros challenge aujourd'hui consiste à naviguer parmi les différentes réglementations qui nous sont imposées je dirais et effectivement au-delà du gdpr au-delà des études clinique et du marquage qui a récemment été revu qui a procuré énormément de goulot d'étranglement puisque même les organismes notifiés qui sont chargés d'auditer les start-ups étaient eux-mêmes en train d'apprendre la nouvelle norme donc ça ça a créé pas mal de fil d'attente et maintenant il y a il y a acte c'est vrai qu'on doit nous petite start-up avec des petits moyens financiers être capable de d'emmagasiner toute cette information de la processer et il est là le le gros challenge aujourd'hui je dirais des des systèmes qui incorporent de l' très bien et vous docteur Homer parce que vous vous avez du coup une casquette peut-être un peu au-dessus puisque vous êtes pas dans dans directement dans le développement de l'A d'e d'une entreprise d'une société d'une start-up est-ce que comment vous approche enfin quelle est votre vision justement de cette problématique de déploiement en 74 en fait on pouvait pas déployer tout simplement parce qu'il y avait pas d'ordinateur dans le dans l'hôpital donc voilà aujourd'hui il y a des des ordinateurs partout il y a Internet partout est-ce que du coup vous pensez qu'on peut déployer partout question alors en dehors effectivement chacun à son à son positionnement et déjà c'est d'isoler peut-être avec le faire en semble le meilleur cas d'usage c'est dire que effectivement des des idées d'une façon pragmatique on s'aperçoit que en santé 9 projets sur 10 à horizon de 3 ans coolle par problématique initiale parce que effectivement on n'a pas respecté toutes les les normes pestelles de se dire est-ce qu'il y avait l'environnement politique économique est-ce que l'ensemble des du cadrage initial de toute entreprise doit être là euh et puis de se dire que en France c'était le patron de mistral qui le rappelait la semaine dernière lors de lesélocution présidentiel et certainement en France on fait partie des meilleurs européens peut-être même mondiaux à fabriquer de l'IA grâce à nos têtes bien faites et surtout nos universités mais ce en quoi on est peut-être certainement moyen notamment par rapport aux États-Unis c'est les ventes le côté sales qui reste une problématique importante alors effectivement marqué par des normes compliquées aujourd'hui de l'IA peut être vendu aux États-Unis et ne peut pas être vendu par en l'absence de marquage CE EN en France ou en Europe et donc bah ça va rajouter Benoît vient d'en parler 2 ans des fois 3 ans dans le modèle économique d'une jeune entreprise ce qui est considérable et donc on a cette cette grosse partie de temps en temps c'est une marche qui des fois qui est beaucoup trop haute euh malgré les bonnes idées les bons entrepreneurs et donc notre job euh nous ben éident c'est de d'être là pour les accélérer après on va pas faire accélérer le process d'un marquage mais effectivement c'est de dire B voilà on va vous ouvrir les portes parce que 3 mois dans dans à l'horizon d'une d'une d'une entreprise j'en discutais encore ce matin c'est extrêmement long de temps en temps on va vous faire rencontrer euh des entrepreneurs ou des fonds d'investissement euh pour mettre la somme la la différence et puis euh surtout de temps en temps il faut aussi pouvoir se regarder les uns les autres et de dire est-ce que vous êtes sûr que euh et se et au moins euh se poser les bonnes questions challenger donc effectivement moi un de mes rôles bah c'est de challenger d'entrer euh ce que le pouvoir d'une jeune entreprise c'est pouvoir pivoter rapidement euh de façon agile parce que ça n'est pas un groupe de 500 ou de 5000 personnes et lorsqu'on est 3 5 5 ou 10 et bien effectivement on se dire mince finalement j'ai oublié ça et bien je vais pouvoir peut-être m'orienter j'ai un premier produit et bien j'en avais prévu 5 avec un business plan à 5 ans et bien on va repartir sur autre chose ou le modifier un petit peu pour déjà faire un une première marche commencer à tranquillement ou continuer faire du consulting enfin s'adapter en fait au marché et puis continuer de se faire aider donc en tout cas la France fait partie de ces terreau fertiles et on a envie en tout cas avec le groupe Pasteur Mutualité de de prendre notre part et d'aider effectivement cet entrepreneuriat qui est vraiment extrêmement présent prégnant aujourd'hui pour les aider au maximum de leur énergie au sein de de ces cas d'usage est tout aussi porteur l'un que l'autre aujourd'hui mais c'est vrai que on est très accompagnant d'un d'un certain nombre d'entreprises merci alors on a parlé de l'accompagnement on a parlé du financement la fameuse problématique de la levée de fond et c'est vrai que en France on entend souvent on a les cerveaux on a l'intelligence on a les idées et de temps en temps ça coince un peu au niveau de faire des levées de fond donc ça c'est très concret lors de notre de notre échange vous vous aviez abordé une notion dont on entend pas souvent parler en en IA euh mais sur laquelle vous avez insisté c'était en fait de faire une IA euh sociale et solidaire euh alors du coup est-ce que vous pouvez nous nous en dire un peu plus sur sur cette idée que vous avez de se dire en fait l'a soit ça doit aussi avoir une dimension sociale et solidaire oui alors pour le coup moi je n'invente rien et je ne produis pas de Dia mais j'accompagne effectivement un certain nombre de projets euh hier j'étais à la à l'OMS lors de des Rencontres mondiales de la santé euh pour discuter de la place de de l'intelligence artificiel sur les maladies de peau et notamment le l'OMS a une une structure accompagnante sur 24 maladies qu'on appelle des maladies négligé de peau et qui concerne 1 milliard 7 de population euh j'étais au au au Sénégal euh il y a encore quelques mois pour travailler sur la lèpre et de savoir comment l'intelligence artificielle permettrait à dépister plus vite mieux et à optimiser le parcours de soins de nos patients qu'on soit au Sénégal qu'on soit au Mozambique en Éthiopie euh mais des fois aussi dans dans nos pays civilisés parce que hier on avait des des retours du Népal des Philippines on avait la la ministre de la Santé du du du du Panama on avait un certain nombre de de retours euh de de d'association de patients je crois qu'aujourd'hui on ne peut rien faire sans nos associations de patients qui sont aussi porteurs de ces cas d'usage euh et euh tout le monde faisait le le même constat euh sur l'intelligence artificielle et mes collègues le savent encore mieux que moi ce côté éthique il est évident que notamment lorsqu'on travaille dans des pays africains on peut pas dire et là je rester sur le le modèle de la peau parce que effectivement c'est ce qui nous différencie euh c'est que sur le phototype donc on a six phototypes la peau claire à la peau foncée on peut pas imaginer demain et je pense que Raphaël le voit aussi dans les IRM on peut pas dire qu'une une femme qui est d'origine indienne africaine ou européenne qui a un bassin différent et bien on va prendre que des images de bassin européen et donc effectivement lorsqu'on est à la PHP si on a ensuite une une dame qui fait 1,44 d'origine du Laos euh et bien on pourra pas traiter son son IRM par l'intelligence artificiel parce qu'on aura pas traiter en amont des problèmes éthiques et sociaux et ça effectivement je crois que c'est une une composante qu'on a peut-être tendance à oublier aujourd'hui parce qu'on est sur des des grands débats di génératif d'hallucination de choses comme ça mais effectivement dans la Constitution ce qu'on voit pas c'est que nos collègues prennent énormément de temps de de de précaution pour pouvoir livrer en fait que ce soit des aides au diagnostic mais quelque chose de juste d'éthique de solidaire et et ça je crois que si c'est ça fait pas partie vraiment de de la sémantique et de l'ADN de nos entrepreneurs qui vont faire l'intelligence artificielle et bien un ils seront je dira dans peut-être presque même dans dans l'empêchement de pouvoir commercialiser après de ou 3 ans de certification médicale de leur produits et puis deux ils onurt raté le coche sur quelque chose qui est vraiment fondamental aujourd'hui dans cette construction je dirais humaniste de l'intelligence artificielle très bien bon ben voilà en tant que créateur d'ya bien avoir cette dimension sociale et solidaire c'est vrai que nous groupe Pasteur Mutualité c'est une dimension à laquelle on est très attaché donc je pense qu'effectivement faire passer le message que liya doit aussi respecter ses valeurs c'est un message fort alors évidemment quand vous parliez de de ce qui pouvait se passer en Afrique euh se pose aussi et vous l'avez tous les trois abordé lors de notre entretien se pose aussi la question de l'accès aux données euh l'accès aux données et puis finalement il y a certainement des billets puisque les données que l'on reçoit je crois que vous allez en parler tout à l'heure sont souvent assez masculines dans la data euh alors vous docteur Joris comment vous P vous imaginez qu'on qu'on peut régler ou ou pas d'ailleurs cet accès aux données euh pour pouvoir continuer développer l'IA mais peut-être juste pour rebondir sur ce qui vient d'être dit et en préambule à votre question che chez nous par exemple on a dès le départ euh eu la chance d'avoir un un un adviser de la société qui est médecin qui s'occupe de de spécifier les études cliniques et de soumettre les dossiers à l'autorité de santé et et du coup on a vraiment pris une attention extrême à avoir des données euh non biaisées et qui rejoignent donc l'idée que ce soit un système à la fois éthique et solidaire au niveau social et c'est ainsi qu'on avait donc des représentants des six catégories de peau évoqué et également des représentants de toutes les pathologies les plus prévalentes en terme cardiespiratoirees puisqu'on s'occupe du cardiorespi donc ça veut dire des gens qui étaient arythmiques ou en insuffisance cardiaque ou euh en tachyardie et cetera donc je veux dire c'est un sujet très important et pour répondre à votre question oui c'est un challenge pour deux raisons un minimum en ce qui en ce qui nous concerne en tant que jeune start-up de nouveau l'accès à la donnée ça coûte cher euh faire une étude clinique bon encore nous on a un dispositif très léger donc ça se compte pe-êre en centaines d'euros par patient mais ceux qui vont dans le diag ou les molécules ça peut être des dizaines de milliers par patient donc l'échelle de grandeur devient très vite astronomique et de il faut qu'on ait un accès légal à cette donnée c'est-à-dire qui qui qui on est propriétaire est-ce qu'on obtient un consentement en bonnet du forme de chaque individu ça c'est très imp important et je crois que d'une certaine manière la réglementation qui arrive avec de l acte est est bonne en la matière mon seul souhait c'est que cette réglementation s'applique de manière progressive à la taille des entreprises c'est-à-dire il faudrait probablement regarder à assouplir dans les premières étapes précommerciales justement où la start-up a d'énormes difficultés à se financer et à réaliser ces études cliniques et être un petit peu plus contraignant lorsque la la phase commerciale a démarré et que donc on a des vrais clients et des vrais exigences réglementaires donc en gros quand vous êtes passé à l'échelle on peut être un peu plus dur et puis quand vous êtes plutôt en phase avant être un peu plus souple bah oui sinon on risque d'avoir des innovations qui sont très pertinentes et qui malheureusement restent au niveau du laboratoire faute de d'aller plus loin d'accord très bien et vous du coup Raphaël Tabe l'accès aux données et et puis vous surtout vous avez une spécificité vous êtes sur les maladies féminines plutôt maladies gynécologiqu euh est-ce que la data aujourd'hui est en mesure de répondre en fait à tout ça puisquon entend alors je suis pas spécialiste mais on entend finalement quand même qu'il y a beaucoup de données qui sont plutôt masculine donc est-ce que ça il y a un billet et comment vous pouvez essayer de trouver des des solutions contre ce biaet et puis pour faire avancer votre a oui alors c'est vrai que donc ce que vous disez sur ila enfin éthique et solidaire et conçu comme tel des l'origine c'est vraiment enfin l'ADN de notre entreprise le fait que donc il y a effectivement beaucoup moins de données qui concernent les femmes en général même pas seulement que les données vraiment de santé ou d'imagerie médicale comme ce à quoi on s'intéresse c'est quelque chose qui est très documenté ça s'appelle le gender data gap il il y a un manque de données et vraiment pour vous donner un exemple très concret à quoi ça ressemble quand vous voulez lancer un imaginons que vous vouliez lancer un produit dia pour l'imagerie donc pour diagnostiquer mieux une pathologie quel qu'elle soit que ce soit sur de l'image médicale ou pas forcément même d'ailleurs sur de l'image médicale puisque vous par exemple vous faites sur des vidéos juste pris avec un smart prise avec un smartphone vous avez besoin ne serait-ce que pour prototyper d'avoir accès à une base de données si possible open source même si elle est réduite de façon à démontrer au minimum vos compétences en la matière pour pouvoir dire bon bah à des financeurs éventuels qui soient publique ou privé regardez on arrive quand même à faire des choses il y a plein de bases de données publies d'images médicales qui sont anonymisées et d'ailleurs c'est sur ça que si vous êtes étudiant omva dans n'importe quel master d'intelligence artificielle vous allez probablement vous entraîner dans vos cours d'imagerie médicale nous évidemment la toute première chose qu'on a faite c'est de chercher une base de données open source de pelvis féminin et du coup il n'y en a pas il y en a aucune ce qui est à la fois une surprise et pas vraiment une surprise alors déjà là on vous parle de donné open source non labelliser mais alors de la donnée labelllisée évidemment il y en a moins que pas parce que ça ça coûte de l'argent de faire labellliser ses données et évidemment c'est donc potentiellement un asset qu'on détruit si on l'a si enfin pas qu'on détruit mais disons que il un avantage compétitifs qu'on décruit si on les développe enfin si on les diffuse gratuitement donc nous du coup on est confronté au problème du fait qu'il faut vraiment construire depuis absolument le début à partir même de l'existence même de ces données et et donc ça c'est vraiment un enjeu très fort en santé des femmes en général et je pense que c'est c'est aussi pour ça qu'il y a un manque d'offre en fait sur ce secteur le fait que la structure même la données soit quasi inexistante alors pour parler très concrètement par exemple je sais que vous une des ambitions c'est par exemple de pouvoir détecter ou de diagnostiquer l'endométriose aujourd'hui on sait que l'endométriose en moyenne il faut 7 ans pour diagnostiquer l'endométriose à partir du moment où vous aurez les données les datas on peut réduire de combien à peu près le délai de diagnostic de ce type de maladie vous pouvez on peut pas s'engager sur ce genre de est-ce que on restera sur plusieurs années mais ou est-ce que franchement ça va vraiment enfin changer donne quoi en fait il y a plein de facteurs qui expliquent cette errance médicale c'est 7 ans en France 9 ans en Europe il y a il y a des barrières en fait à tous les niveaux et c'est pareil pour toutes les maladies gynécologiques il y a une première barrière qui est déjà est-ce que la patiente a conscience que son symptôme est un symptôme et que ce n'est pas juste inhérent à la condition féminine si vous avez mal très probablement votre entrourage ou même vous-même vous allez peut-être vous autocensurer en vous disant c'est normal d'avoir mal durant des rapport sexuel c'est normal d'avoir mal pendant mes règles et ça c'est quelque chose que les médecins nous disent beaucoup quand ils interrogent leurs patients qui chez qui découvre peut-être une endométriose massive qui semble à première vue asymptômatique mais et quand il pose des questions aux patientes les patientes vont dire non non j'ai pas mal et peut-être au bout de trois ou quatre questions elle va dire oui mais je reste quand même de jours au lit pendant quand par mois quand j'ai mes règles ça c'est pas ne pas avoir mal c'est véritablement un symptôme donc ça c'est un des premiers facteurs sur la durée de l'érance médicale ensuite il y a un deuxième facteur du fait d'arriver face à un praticien qui peut vous diagnostiquer que ce soit le médecin généraliste ou en cas ou en tout cas vous pres SCER pour ensuite vous amener vers un examen d'imagerie il y a un autre facteur qui est avoir un rendez-vous dans un centre d'imagerie qui soit expert et typiquement pour l'endométriose c'est un facteur très très important le niveau d'expertise du centre où vous vous vous vous dirigez parce qu'en fait il y a des études qui ont montré en France par exemple pour une échographie endovaginale si vous allez pas dans un centre expert vous avez 75 % de chance d'avoir un fau négatif pour l'endométriose c'est énorme en fonction de la personne qui vous diagnostique donc évidemment il y a beaucoup de dispositifs pour la formation des médecins au diagnostic de cette maladies c'est des maladies qui restent compliqué à voir c'est pas pour rien non plus que c'est difficile et ensuite donc du coup l'expertise de la lecture de l'imagerie et donc potentiellement les multiples imageries que vous allez faire parce que vous allez faire une première imagerie vous avez toujours mal on vous dit que vous avez rien vous faites une deuxième trè jusqu'à arriver potentiellement un diagnostic donc nous ce qu'on accélère vraiment dans toute cette histoire là c'est la partie être sûr que où que vous alliez vous avez l'expertise d'un d'un spécialiste qui a été enregistré par cettetia qui qui fait que vous allez du coup forcément avoir un diagnostic qui soit bon et ensuite il y a un rôle pour tout le monde là-dedans entre autres des associations entre autres les politiques publiques pour sensibiliser les patients et les médecins à l'existence de ces maladies et à l'importance des symptômes mais du coup vous soulevez un sujet extrêmement important sur l'IA c'est qu'en fait l'IA c'est un entre guillemets un outil mais on a encore besoin et on aura toujours besoin euh bah des médecins des conseillers des associations pour justement faire passer les messages éventuellement là dans la santé aux patients donc voilà bon on espère en tant que représente de l'agente féminine que vous allez avancer sur sur ce projet alors il y a un autre sujet sur lequel vous êtes tous revenus aussi c'était sur la régulation vous en avez un tout petit peu parlé puisque on a parlé de l'IA Act euh pour vous quel est le frein majeur euh dans euh dans vos parcours euh lié à ce problème de régulation euh par exemple vous docteur Homer vous vous êtes donc vous accompagnez beaucoup de start-up beaucoup de start-up en santé euh voilà pour vous la régulation elle est trop elle est pas assez enfin quel est le le les quels sont les points bloquants aujourd'hui et finalement tout à l'heure la députée européenne Catherina maleri a parler de l' Act qui a été qui a été décidé au niveau de l'Europe euh est-ce que ça ouvre des bonnes perspectives ou des perspectives moins bonnes on va dire voilà comment vous voyez les choses si on prend un peu les deux extrêmes les pays anglo-saxons et notamment les États-Unis ont plutôt une vision test and learn c'estd on laisse aller librement on apprend et puis on itère et ainsi de suite et on vient réguler on laisse le marché et puis évoluer on vient réguler après on a un marché européen qui est un peu différent et effectivement dans toute euh dans tout on va dire écosystème on évolue il faut aussi y trouver les opportunités euh et ça peut aussi être une une opportunité de de de vivre de toute façon c'est presque une obligation de vivre avec les contraintes donc on a des états souverains et donc à partir du moment où vous voulez construire une voiture un logiciel d' un tournevis ou un stetoscope et bien aujourd'hui il faut être dans ces contraintes donc on peut effectivement lorsqu'on est jeune entrepreneur avec peu de ressources se dire oui mais c'est une vraie contrainte mais la règle des jeux du jeu est la même pour tout le monde donc on peut effectivement imaginer ben dans ce cas-là on a des collègues qui parlent américain qu'on effectivement l'opportunité d'aller lever plus d'argent et d'aller aux États-Unis où cette fois il y aura une une compétition commerciale qui sera peut-être plus intense donc chaque écosystème territorial euh à ses à ses craintes ses obligations je dis un mot sur la la régulation parce que effectivement on est souvent interrogé sur la construction de de l'intelligence artificielle sur deux choses qui sont fondamentales la la construction de l'IA c'estàdire son annotation comment elle est faite euh et par qui c'est ce que Raphaël expliquait très bien c'estd que soit on a les banques de données en open source soit il faut les les créer hein et ça qui le fait et donc ça lorsqu'on a des des acheteurs systématiquement hier les deux premières questions c'était par la présidente de la Fédération américaine de dermatologie qui dit mais comment vous avez eu l'IA qui est produite pour l'OMS comment vous avez eu C ces données et comment vous les avez traité et la deuxième question qui revient systématiquement c'est où sont vos données donc ça ça peut être aussi quelque chose qui peut être un frein parce qu'on sait très bien qu'un HDS un hébergeur de données de santé coûte beaucoup plus cher effectivement que d'aller les héberger aux États-Unis sur un un AWS ou ailleurs donc effectivement d'éberger en Europe et dééberger sur de la GS tout ça fait partie des contraintes de nos entreprises françaises mais qui ne seront un incontournable avec leurs futurs clients si demain vous allez voir un médecin un hôpital et vous leur dites bah écoutez moi je suis sur AWS bon ils savent qu'il faut qu' être au moins sur un AGS ça risque de de d'être dérangeant pour le futur client donc effectivement c'est un frein au début mais ensuite ça sera un avantage commercial dans la suite de de la certification mais et je termine là-dessus aujourd'hui on est passé du cornet pour un médecin traitant au stetthoscope bon on se pose pas la question effectivement ça nous a permis d'entendre mieux d'aller plus vite et puis ensuite on a l'échographe qui est arrivé pour ins suite grossesse et ainsi de suite donc là on vient euh je participe là sur une IA cardiaque avec l'échographe et bien effectivement demain on va améliorer on va pas remplacer nos radiologue mais effectivement ça va accélérer puis on vit effectivement une transformation qu'on ne peut pas refuser euh et donc il faut juste l'adapter et effectivement redonner ce cadre juridique ça je crois que c'est important donc est-ce qu'il faut le faire à la fin comme vous F aux États-Unis ou est-ce qu'il faut le faire dès le début on peut s'interroger ce sont deux parties prenantes et puis je crois qu'on aura la vérité dans dans 5 à 10 ans merci Docteur Homer euh Benoît Joris pour vous alors euh la régulation euh c'est euh il y a acte accélérateur ou ralentisseur je pense surtout que c'est une formidable opportunité je suis un optimiste convaincu et un Européen convaincu également je je pense qu'au final ce sera une opportunité parce que même si euh nos amis américains qui vont très vite ets vont en test and learn souvent quand même euh ils doivent faire marche arrière quelquefois hein on peut citer aussi aussi Amazon avec ses discriminations à à l'embauche avec des systèmes d'IA qui screenent très mal les CV donc il y a des écueil et et même la voiture autonome on y est pas encore donc moi je pense que c'est une opportunité mais il y a quand même une condition à ça c'est que je reviens là-dessus il faut absolument que les délais et les les exigences qui sont portées sur nos jeunes start-ups soient adapté euh pour nous start-up quand on entend un an c'est euh c'est c'est une vie quand on a la chance de lever des fonds et d'avoir un investisseur au capital on a une confiance relative de 12 18 mois on a vécu nous un retard sur le mdr donc le nouveau règlement CE de plus d'un an ça demande énormément d'effort et de conviction pour garder la confiance quand on dit que non notre plan initial qui était à 12 mois il passe à 36 et donc il est là le challenge c'est que oui il faut la rég tion mais de nouveau progressivement il y a selon moi moins de risque de d'avoir une assouplissement lorsqu'on est en études clinique avec des praticiens avec des médecins dans un cadre très contrôlé déjà naturellement par les par les gens par les humains qui sont là versus qu'on a 500 systèmes commercialisés des millions de revenus et cetera donc les exigences doivent vraiment s'adapter au stade de développement du projet je pense que c'est c'est vital c'est vital très bien et et pour vous Raphaël euh vous avez déjà exposé un certain nombre de choses un certain nombre de freins notamment le fait de pas avoir de Data dans votre domaine mais li à acte euh pour vous ce sera plutôt une opportunité moi je suis assez d'accord avec vous sur le fait qu'il faudrait que les restriction soient assez proportionnell à la taille de l'entreprise parce que c'est justement un des enjeux du fait d'avoir une grosse barrière à l'entrée réglementaire donc même très concrètement combien ça coûte de payer un avocat en droit des données pour savoir ce que vous devez faire c'est déjà plusieurs milliers d'euros voire potentiellement plusieurs dizaines de milliers d'euros et donc ça c'est évidemment une énorme barrière à l'entrée quand on a une startup donc cette cette ampleur de de barrière à l'entrée de la législation n'ouvre finalement le marché qu'à des entreprises déjà des grandes entreprises qui ont les moyens de payer ça comme coût d'entrée dès qu'elles veulent développer un produit donc je pense que les États-Unis justement font d'ailleurs un peu marche arrière sur la législation spécifique des des DM d' pour l'imagerie c'est-à-dire qu'ils sont en train de déréguler par rapport à ce qui était ce qui les règles précédentes qui datent justement de 2014 2016 je pense qu'en Europe en fait on voit assez peu le bénéfice qu'il y a au fait d'avoir des contraintes plus légères qui permettent de l'avantage d'avoir des contraintes plus légères en fait ça fait que les dispositifs arrivent plus rapidement sur le marché et qu'on peut donc assesser leur efficacité et donc potentiellement même leur inefficacité de façon dans des conditions beaucoup plus réelles que ne sera jamais une étude clinique quand on fait une étude clinique dans mon cas par exemple pour le diagnostic la nombre caractéristique de patient et pour ça d'ailleurs que c'est impressionnant que vous en ayez plutôt de l'ordre de plus plus d'un millier c'est 150 200 patients c'est très bien mais on aura évidemment des informations de qualité beaucoup plus F si vous l'avez déployé en routine dans un hôpital et que vous avez des milliers des milliers de patients qui sont passés qui sont passés à travers et la capacité même par exemple de développer ça en phase de recherche donc c'est le cas aux États-Unis quand on fait de la recherche on peut enfin quand on est dans catégorie recherche c'està-dire qu'on ne commercialise pas le produit on peut le déployer dans déjà dans des hôpitaux ça donne énormément d'information c'est quelque chose impossible actuellement en Europe et ça je je le déplore pas mal parce que justement ça à la fois ça diminue la l'impact des petits acteur mais aussi ça une finé ça a un désavantage pour le patient et pour le médecin qui a une moins bonne idée de quel comment se comporte réellement le dispositif dans un dans un contexte de vie classique à l'hôpital de routine à l'hôpital très bien merci alors bon on va arriver bientôt au terme de notre table ronde donc je vais vous demander à chacun en une minute de me dire voilà si vous aviez je sais pas une une baguette magique qu'est-ce que vous voulez ou qu'est-ce que vous pouvez demander alors soit au service public soit voilà il y a il y a quand même des fonds de plusieurs centaines de millions d'euros qui vont être développés pour les start-up en nia donc voilà en une minute pour vous qu'est-ce qui pourrait vous changer la vie dans votre dans votre domaine alors Benoît je peux commencer si j'avais une baguette magique je pense que j'appuierai un dispositif qui existe déjà en France qui était la loi Pact de mémoire qui était favorisé la collaboration entre les grands groupes et les les start-ups et je pense qu'il faudrait accélérer ce dispositif pour qu'on puisse effectivement mener à à large échelle des expérimentations parce qu'en fait les grands groupes ils ont tout ils ont la donnée ils ont les terrains d'expérimentation ils ont la connaissance métier et donc il faut favoriser je pense vraiment cette collaboration qui est créatrice de valeur pour les deux mais parfois les les C innovation sont très très longs et donc je ne peux que encourager ça merci Raphaël oui siavis je pense s av une baguette magique je créerai un entrepôt de données de santé des femmes avec juste de la donnée médicale de femmes parce que le besoin est monstrueux on a beaucoup de données en France c'est très compliqué d'aller les chercher chez un ensemble de partenaires et je donnerai aussi accès à ces données pour un usage de recherche à à tous les acteurs qui le demandent sous certains critèes certainement mais je donnerai accès à ça pour vraiment développer de la recherche sur ce sujet très bien donc la donné on y revient et vous docteur Homer le milieu médical est un milieu scientifique et qui a besoin de preuve et on a besoin de ça pour pour avancer mais quelquefois un peu frileux et on est vraiment sur notre couloir de de soigner les les patients avant d'être à l'écoute des nouvelles technologies et je crois que ce qui pourrait être intéressant c'est de de favoriser cette ouverture d'esprit de dire écoutez regardez euh ouvrez vos portes d'hôpitaux euh de clinique de cabinets pour accueiller euh ces euh ces génération de de de start-up de de cas d'usage accompagnez-les euh et laissez-vous guider tranquillement n'ayez pas peur très bien merci alors bon c'est juste pour conclure en quelques mots euh on a abordé la question de l'accès aux données on a abordé la question de la régulation on a abordé la question des délais des financements euh mais voilà donc il y a des freins il y a un peu un peu d'embûche mais finalement j'ai quand même senti beaucoup d'optimisme chez vous donc c'est plutôt rassurant c'est rassurant aussi de se dire que la France on est quand même numéro 3 mondial en Y a derrière les États-Unis et la Chine donc on est quand même une petite nation mais quand même très puissante il y a des fonds qui vont être alloués et donc on va enchaîner sur la start-up sur la pardon sur la table ronde sur lia à l'hôpital et peut-être que finalement il y a peut-être des ponts qui pourrai se faire entre les start-ups et l'hôpital qui est plus académique voilà donc je vous invite à rester sur la la table ronde suivante et peut-être à faire des connexions merci à vous et et et à très vite