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Discours / meetingCéline Brulin· 6 mai 2025 5 minFond programmatiqueSantéTravail & emploiInstitutions & élections

#1 PPL Profession d'infirmier - Intervention générale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30locuteur_inconnuChiffre
    « 138 cignataires de se groupes parlementaires si je ne me trompe pas, différents à l'Assemblée nationale et son adoption unanime. »
  • 2:30locuteur_inconnuChiffre
    « Le salaire des infirmières en France était par exemple inférieur encore en 2020 à celui des infirmières tchèques ou polonaise. »
  • 4:30locuteur_inconnuFait
    « les politiques d'austérité, que les difficultés que connaissent nos épades ont entraîné une dégradation généralisée des conditions de travail »
  • 7:00locuteur_inconnuChiffre
    « 7 étudiants sur 10 ont déjà pensé à arrêter la formation dont 42 % à cause des conditions de stage »
  • 7:30locuteur_inconnuFait
    « l'abandon de cette spécialité a été une erreur, une grave erreur même. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, cette proposition de loi sur la la profession d'infirmier est consensuelle tant notre pays, c'est le rôle central joué par celles et ceux qui exercent ce métier. En témoigne les 138 cignataires de se groupes parlementaires si je ne me trompe pas, différents à l'Assemblée nationale et son adoption unanime. C'est assez rare pour le souligner.

Cela ne doit pas nous interdire ici au Sénat et tout aussi collectivement d'améliorer encore ce texte en répondant aux attentes des principaux intéressés, les infirmières et les infirmiers. Au nombre de 637000 dans notre pays, il le plus souvent elle constituent la première profession de santé et connaissent une mutation profonde de leur mission depuis des années, sans pourtant bénéficier de la reconnaissance équivalente et surtout d'une revalorisation de leur rémunération. Le salaire des infirmières en France était par exemple inférieur encore en 2020 à celui des infirmières tchèques ou polonaise.

Il y a donc un très grand enjeu à aller plus loin que les mesures accordées par le Ségure de la santé en revalorisant les actes de ville qui n'ont pas fait l'objet d'une revalorisation significative depuis 2009. en revalorisant aussi le point d'indice de la fonction publique hospitalière et en revoyant la grille hospitalière qui est désormais obsolète. D'autant que les politiques d'austérité, que les difficultés que connaissent nos épades ont entraîné une dégradation généralisée des conditions de travail qui a conduit elle-même à une pénurie de professionnels renforçant la pression sur chacun d'entre eux ainsi que la perte de sens.

Cette revalorisation indispensable doit être la prochaine étape, monsieur le ministre, faute de quoi l'espoir suscité par cette proposition de loi laissera place à l'amertume et à la colère. Cette proposition de loi permet de définir le métier et les missions des infirmiers dans leur plénitude, de créer une consultation et un diagnostic infirmier, d'autoriser la prescription de certains produits de santé et d'examens médicaux. Elle modifie également les conditions d'exercice de la pratique avancée qui connaît de nombreux freins depuis sa création en France en 2016 avec notamment l'ouverture de la pratique avancée au service de la protection maternelle et infantile, à la santé scolaire, à l'aide sociale, à l'enfance.

Nous restons cependant, et beaucoup nous l'ont dit, dans une définition très catégorielle de la pratique avancée qui en plus ne permet pas de reconnaître les infirmiers de spécialité qui exercent d'ors et déjà en pratique avancée, tels que les infirmiers de bloc opératoire, les Ibodes ou les infirmiers anesthésistes ou encore les puricultrices. Plutôt que de les autoriser à la pratique avancée avec le risque de dissoudre les spécialités dans les IPA, il serait plus judicieux de renforcer les spécialités en leur reconnaissant la pratique avancée et je crois que nos débats en séance permettront d'avancer sur ce sujet. nécessaire aussi à nos yeux de reconnaître de nouvelles spécialités infirmières de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, perfusionniste, infirmiers hygi notamment ou encore les infirmiers psychiatriques.

Beaucoup d'acteurs de la santé mentale ont en effet émis le grand regret que cette spécialité n'existe plus lors des auditions que nous menons dans le cadre de la mission sur la santé mentale avec mes collègues Sol et Chassin. Et très largement, ceuxci nous disent à quel point l'abandon de cette spécialité a été une erreur, une grave erreur même. Malheureusement, nos amendements visant à créer ou à recréer ces spécialités infirmières ont été retoquées au titre de l'article 40.

Enfin, concernant les IPA, le gouvernement ne pourra pas faire l'économie d'interroger son modèle économique et le coût de la formation qui explique la trop faible montée en puissance de cette pratique. Les logiques de coordination, de complémentarité doivent remplacer les logiques de transfert des actes répétitifs délaissés par les médecins. Nous avons conscience des résistances mais l'urgence est là.

Pour conclure, je voudrais évoquer l'accès aux études d'infirmier pour lequel parcours supre sa totale inadaptation et les conditions d'étude des infirmiers et des infirmières. Selon l'adresse, les étudiants en IFSI étaient trois fois plus nombreux à abandonner en première année en 2021 qu'en 2013. Et selon une enquête Bien vivre bien-être pardon 2025 de la Fédération nationale des étudiantes infirmières 7 étudiants sur 10 ont déjà pensé à arrêter la formation dont 42 % à cause des conditions de stage ou encore des difficultés de la formation théorique voire de cause financière.

Ces difficultés suffisent, je crois, à dire qu'il y a là-dessus aussi un chantier à ouvrir. En attendant, notre groupe votera en faveur de ce texte que nous pouvons encore améliorer en séance, j'en suis convaincu. Merci.

Yeah.