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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 5 septembre 2016 6 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la campagne des primaires est devenue à droite un pugilat ?

  • 1:06RelanceÉludée

    L'apaisement plus ou moins, dites-vous, quand Nicolas Sarkozy dit hier au campus de La Baule...

  • 1:20RelanceÉludée

    Est-ce que le code de bonne conduite que prône Alain Juppé n'a pas déjà volé en éclat ?

  • 2:09FerméeRéponse directe

    C'est pas vous, Benoît Apparu, qui avez comparé Nicolas Sarkozy à Louis de Funès.

  • 2:22OuverteRéponse directe

    La droite a longtemps connu la culture du chef, comment est-ce que les militants de l'UMP aujourd'hui vivent cette campagne des primaires ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    L'enquête de l'IFOP hier pour le JDD montre que l'écart se resserre entre Alain Juppé... À quoi est-ce dû, selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « On a vu effectivement qu'on a eu, la semaine dernière, un début de montée de tension à l'occasion de cette primaire »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « si ça se transforme en pugilat, pour reprendre l'expression tout d'abord utilisée par Alain Juppé, il me paraît indispensable qu'effectivement on fasse, qu'on mette une hola, le hola, pardon, le hola, pardon, à ça »
  • 1:38Invité politiqueFait
    « Qu'on ait un débat, comme on l'a eu entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, sur les questions d'identité, c'est normal, c'est légitime »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il y a un début de campagne électorale pour les uns et pour les autres »
  • 3:43Invité politiqueFait
    « Je suis convaincu que cette primaire va se jouer à pas grand-chose entre l'un et l'autre »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Je pense que la primaire sera une campagne électorale difficile, âpre »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « il faut revoir les conditions de l'accord du Touquet, parce qu'on ne peut pas accepter qu'en post-Brexit »

Temps de parole

  • Benoist Apparu67 %
  • Présentateur33 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

L'invité ce matin du 5-7, c'est Benoît Apparu, porte-parole d'Alain Juppé dans la primaire du centre et de la droite. Oui, sept candidats à la primaire de la droite et du centre étaient ce week-end au campus du mouvement Les Républicains, c'était à La Baule. Question ce matin sur l'apaisement proclamé à droite. Bonjour Benoît Apparu. Bonjour. Est-ce que la campagne des primaires est devenue à droite un pugilat, pour reprendre l'expression hier de Nicolas Sarkozy à La Baule ?

0:29
Benoist Apparu

Je ne le crois pas, je ne l'espère pas. On a vu effectivement qu'on a eu, la semaine dernière, un début de montée de tension à l'occasion de cette primaire, et qu'il fallait, me semble-t-il, faire baisser cette tension, ce à quoi un certain nombre de candidats se sont employés, plus ou moins semble-t-il. Mais il fallait le faire, et il faut surtout que ça continue dans cette direction-là, parce que si ça se transforme en pugilat, pour reprendre l'expression tout d'abord utilisée par Alain Juppé, il me paraît indispensable qu'effectivement on fasse, qu'on mette une hola, le hola, pardon, le hola, pardon, à ça.

1:06
Présentateur

Oui, l'apaisement plus ou moins, dites-vous, quand Nicolas Sarkozy dit hier au campus de La Baule, je ne serai pas le candidat qui propose un peu de la droite, un peu de la gauche, je ne serai donc pas la voix de l'immobilisme tranquille, allusion à peine voilée à la stratégie d'Alain Juppé. Est-ce que le code de bonne conduite que prône Alain Juppé n'a pas déjà volé en éclat ?

1:25
Benoist Apparu

J'espère qu'il ne volera pas en éclat, et je regrette ce genre de petites phrases, entre guillemets, où on qualifie l'autre. Qu'on ait un débat, comme on l'a eu entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, sur les questions d'identité, c'est normal, c'est légitime qu'on ait un débat sur la fiscalité, c'est normal, c'est légitime, c'est même ça quoi, c'est à la primaire. Par contre, si on pouvait éviter de se qualifier les uns les autres, lui il est mou, lui il est mobile, lui il est je ne sais pas quoi, ce serait une bonne chose.

Si on pouvait éviter, par exemple, les petits sous-entendus du type « je veux une primaire de la droite et du centre, et pas une primaire de la droite, du centre et de la gauche », ce serait bien, parce que moi je pourrais aussi rajouter dans ces petits jeux-là que je ne souhaite pas une primaire de la droite, de la gauche et de l'extrême droite.

2:09
Présentateur

C'est pas vous, Benoît Apparu, qui avez comparé Nicolas Sarkozy à Louis de Funès.

2:13
Benoist Apparu

Et non, c'est pas moi, je ne sais pas d'où ça sort.

2:16
Présentateur

La droite a longtemps connu la culture du chef, du coup comment est-ce que les militants de l'UMP aujourd'hui vivent cette campagne des primaires, et donc les attaques ad hominem ?

2:28
Benoist Apparu

Je pense que les militants de l'UMP, ben, sont ceux qu'on a vus à la boule. On sent bien qu'ils n'ont pas envie de cette attaque-là, parce que c'est pas dans la culture de la droite. La culture de la droite, c'est la culture du chef, vous l'avez ok. C'est aussi la culture de l'ordre. L'ordre, c'est un sens à droite, ça veut dire quelque chose, c'est aussi la culture de l'honneur. Et tous ces éléments-là, les éléments-là, pardon, ne vont pas dans la direction de la critique, de l'attaque. Et là encore, je vous répète, le débat, il est légitime sur les questions de fond, mais évitant de se qualifier les uns les autres.

Et si chaque candidat pouvait se contenter de parler de lui, de son programme, de son projet, de sa personnalité, de sa méthode, de la façon dont il veut mettre en place son programme, ce serait déjà une grande victoire.

3:17
Présentateur

Benoît Apparu, soutien d'Alain Juppé. L'enquête de l'IFOP hier pour le JDD montre que l'écart se resserre entre Alain Juppé, toujours en tête, 37% d'opinion favorable, je crois. Et Nicolas Sarkozy revient à 31%. À quoi est-ce dû, selon vous ?

3:32
Benoist Apparu

Je pense qu'il y a un début de campagne électorale pour les uns et pour les autres. Alain Juppé était très haut, Nicolas Sarkozy était assez bas. Ça va se resserrer, ça va se resserrer encore. Et pour ma part, je suis convaincu que cette primaire va se jouer à pas grand-chose entre l'un et l'autre. Qu'on finira à 33-33, 34-34, j'en sais rien au premier tour. À 52-48 au second. Et ce qui rêvait, à une époque, soit d'un effondrement d'Alain Juppé, soit à l'inverse d'Alain Juppé qui restait à 45, était, semble-t-il, dans le fantasme et pas dans la réalité.

4:05
Présentateur

Vous pensez donc que ça va être très serré au premier tour de la primaire ?

4:09
Benoist Apparu

Je pense que la primaire sera une campagne électorale difficile, âpre. J'espère qu'elle ne basculera pas dans le combat. Et je pense que le résultat sera relativement serré, qu'on ne va pas avoir un décrochage de Nicolas Sarkozy, d'Alain Juppé, de François Fillon, de Bruno Le Maire ou de qui vous voulez, et qu'il n'y aura pas non plus quelqu'un qui va exploser à 45 et qui va écraser tout le monde.

4:32
Présentateur

Ça risque de se tendre un peu plus avec les premiers débats télévisés. Je crois que c'est le 13 octobre, le premier débat. Vous en attendez quoi ?

4:40
Benoist Apparu

On a trois débats télévisés. Le premier, effectivement, le 13. On attend une clarification des positions des uns et des autres. Quand vous convoquez, convoquez entre guillemets, évidemment, 3 ou 4 millions d'électeurs, vous avez besoin d'informer ces 3 ou 4 millions d'électeurs. Donc, il est normal qu'il y ait une multitude de débats télévisés. On peut, là encore, éviter que ces débats soient du pugilat. On peut éviter que ces débats soient tendus. C'est une ligne de conduite, ce que nous avons appelé un code de bon de conduite pour ce qui nous concerne, à respecter les uns et les autres.

5:08
Présentateur

Sur les thèmes de campagne, dans la Voix du Nord, ce matin, Nicolas Sarkozy veut renégocier les conditions d'un nouvel accord du Touquet. C'est pourtant lui qui avait signé ce même accord, qui institue la frontière britannique sur le sol français. C'était en 2003. Est-ce qu'il a raison de vouloir revoir ce traité, Nicolas Sarkozy ?

5:23
Benoist Apparu

Je pense qu'il a raison de vouloir se traiter. De vouloir revoir ce traité, en effet. Encore qu'il l'ait fini et qu'il veut le revoir, ce n'est pas un problème. En ce cas, entre-temps, il y a juste eu une série d'attentats, donc ce n'est pas complètement neutre. Entre-temps, il y a eu surtout, effectivement, une vague de migrants beaucoup plus forte qu'elle existait à l'époque. Donc, ce qui était valable en 2003 ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et oui, il faut revoir les conditions de l'accord du Touquet, parce qu'on ne peut pas accepter qu'en post-Brexit, parce que nous sommes aujourd'hui, rappelons-le quand même, en post-Brexit,

5:56
Présentateur

même si les Anglais n'ont pas mis en oeuvre le Brexit,

5:59
Benoist Apparu

il faut effectivement revoir le condition de l'accord du Touquet.

6:01
Présentateur

Merci. Benoît Apparu, porte-parole d'Alain Juppé, invité ce matin du 5-7.

Benoist Apparu (LR) : "La primaire de la droite sera une campagne électorale âpre et difficile" — Benoist Apparu · Pourquijevote