Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewINA (sur YouTube)· 24 mars 2020 79 minContradictoireFond programmatiqueSolidarités & familleSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Pierre Bérégovoy dans "L'Heure De Vérité" | 12/05/1983 | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 68 %Attaque 19 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que la justice sociale a fait des progrès depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir en France ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Qui êtes-vous Pierre Bérégovoy ? Quel est votre niveau intellectuel ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Vous avez été syndicaliste à Force Ouvrière puis à la CFDT, pourquoi ce choix ?

  • 3:31RelanceRéponse directe

    Le Premier ministre a évoqué la nécessité de dialogue avec les étudiants tout en faisant respecter l'ordre républicain. Comment concilier ces deux exigences ?

  • 6:13OuverteRéponse directe

    Quels sont les deux thèmes du projet de loi sur l'enseignement supérieur qui inquiètent les étudiants ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Les étudiants et leurs parents s'inquiètent de l'affectation géographique dans les universités. Qu'en est-il ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:25Pierre BérégovoyFait
    « La retraite à 60 ans est un droit et ce n'est pas une obligation. »
  • 11:08Pierre BérégovoyChiffre
    « On est très convaincant rentabilisé car est très convergente c'est très clair gens à vivre vraiment derrière inquiétés de l'instance. »
  • 11:43Pierre BérégovoyFait
    « La retraite à 60 ans est un droit et ce n'est pas une obligation et c'est ainsi qu'il faut voir le problème ceux qui désirent partir à 60 ans pourront le faire. »
  • 12:27Pierre BérégovoyChiffre
    « À l'horizon de 2005 le rapport entre les actifs et les inactifs resterait le même qu'aujourd'hui. »
  • 18:41Pierre BérégovoyChiffre
    « L'année dernière nous avons fait 93 milliards de déficit du commerce extérieur. »
  • 30:01Pierre BérégovoyChiffre
    « Le budget de la sécurité sociale est de l'ordre de 550 milliards. »
  • 30:44Pierre BérégovoyFait
    « Du 1er avril 1982 au 31 mars 1983 les dépenses de l'assurance maladie sont en déclin d'une manière intéressante. »
  • 58:44Fait
    « je suis très préoccupé par le modèle de société que nous avons inventé »
  • 59:27Fait
    « la situation des pays en voie de développement nous interpelle et le développement de la crise monétaire est aujourd'hui en train de compromettre l'avenir de ces pays »
  • 1:00:05Fait
    « il faut que l'intérêt général l'emporte toujours sur les intérêts privés »
  • 1:00:49Fait
    « nous souhaitons qu'il puisse y avoir entre les organisations syndicales ouvrières et patronales un vrai dialogue et que l'on retrouve le chemin des compromis qui sont nécessaires »
  • 1:01:32Fait
    « je vais devoir vous présenter comme un homme de dialogue et même un homme de compromis »
  • 1:04:27Chiffre
    « en 1950 trente mille médecins en 1970 soixante mille médecins actuellement 120 milles et à l'horizon de 1990 150 voire 160 milles »
  • 1:05:10Chiffre
    « chaque français dépensent actuellement 5300 francs par an en moyenne naturellement pour sa santé »
  • 1:07:21Fait
    « la durée de vie s'allonge que le progrès technique est là et que la démographie médicale a fait naître dans les professions de la médecine une inquiétude »
  • 1:08:04Fait
    « nous parlons de la réduction des inégalités nous parlons naturellement de la réduction des inégalités face à la distribution du revenu »
  • 1:08:49Fait
    « il est bon dès le plus jeune âge et dès l'adolescence d'être mis en mesure d'acquérir les connaissances »
  • 1:14:32Fait
    « je n'ai jamais programmé ma carrière j'essaie de faire bien ce que j'ai à faire »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

bonsoir monsieur le ministre vous n'échapperez pas ce soir aux questions sur le bilan des deux ans de pouvoir de la gauche deux ans qui en ce qui vous concerne se partage en deux mi-temps d'égal durer un an comme secrétaire général de l'elysée où vous avez eu l'accès à tous les grands dossiers internationaux un an comme ministre des affaires sociales et de la solidarité c'est à dire un peu à votre corps défendant le ministre du malaise social actuel alors l'une des questions que les français se posent et à laquelle vous serez certainement invités à répondre ce soir est la suivante est ce que la justice sociale a fait des progrès depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir en france et si oui quel progrès alors vous ne direz quel analyse vous fait de la montée du mécontentement que l'on constate ici et là et qui s'est tenu encore à provoquer des incidents à paris et vous qui est précisément ministre de la solidarité monsieur vergoz voix vous nous direz si cette belle idée de la solidarité nationale n'est pas remise en cause à la fois dans les appels à la lutte des classes de certains de vos amis politiques et par la montée des égoïsmes des corporations et la tendance des différents groupes à considérer chacun qu'il est le plus touché par la crise et par la politique de rigueur alors avant de vous livrer aux questions d'alain duhamel d'antenne 2 puis de philippe vasseur du nouveau journal et d'albert du roi d'antenne 2 nous allons faire un détour par svp où anita bensaïd et philippe harrouard ont déjà en main les premières questions des téléspectateurs philippe harrouard oui il y a déjà beaucoup de questions et le standard est bloqué depuis 20 heures il faut un peu patienter quand vous nous appelez ce deuxième constatation dans ses nombreuses questions on vous appelle très souvent monsieur le premier ministre peut-être pourrez-vous nous répondre là dessus enfin beaucoup de téléspectateurs veulent savoir qui êtes vous monsieur bérégovoy et l'un d'entre eux qui est commerçant instinct nous dit même qu'elle est votre niveau intellectuel qu'avez-vous fait par le passé et quelles sont vos bagages alors vous répondre à cette question je crois que c'est une bonne entrée en matière de vous présenter vous même écoutez le c'est vrai que j'ai commencé à travailler jeune a 16 ans à 15 ans et demi et je j'ai mon brevet élémentaire et je me suis formé moi même j'ai eu un peu de chance dans ma vie d'abord aux chemins de fer et ensuite à gaz de france j'ai rencontré des amis qui l'ont aidé et j'ai été syndicaliste et c'est une école de la vie très intéressante pour parler avec les patrons pour discuter avec les supérieurs hiérarchiques pour défendre ses camarades il faut travailler connaître les dossiers et être capable d'expliquer dans un langage aussi claire que possible les revendications exprimées ça m'a beaucoup pdg tout de même et l université je suis allé à l'âge de 30 ans c'était à strasbourg l'institut du travail et c'est là que j'ai appris ce qu'était l'enseignement supérieur bref j'ai appris à prendre des notes et depuis se bat pas mal aidé eh bien monsieur liste première question alors alain duhamel verrines sa place et avec lequel vous allez être en face à face pendant un quart d'heure alain duhamel vous disiez à l'instant à françois henri de virieu que vous aviez été syndicaliste qui est syndicaliste à quel syndicat j'ai été syndicaliste à force ouvrière et j'ai été syndicaliste à la cfdt ensuite bon je n'aurais ça parce que comme ça intéresse les téléspectateurs puisqu'ils veulent savoir qui vous êtes et puis quand on est mise affaires sociales c'est intéressant il ya un certain temps que je ne milite plus dans le syndicalisme puisque j'ai exercé des responsabilités au parti socialiste et je considère que les partis politiques doivent respecter l'indépendance des syndicats et j'ai la chance d'entretenir avec la plupart des responsables syndicaux tout de même de bons rapports je les connais depuis longtemps on s'apprécie on se dispute parfois mais on trouve souvent le chemin du dialogue alors justement à propos de dialogue en regardant le journal télévisé tout à l'heure on voyait pierre mauroy dans une déclaration un petit peu solennel disait qu'à la fois il fallait être vis-à-vis des étudiants un homme de dialogue et en même temps qu'il fallait faire respecter l'ordre républicain alors le premier ministre a dit en passant que il n'était pas très question de repousser comme le demandent les étudiants l'examen la discussion du projet de loi sur l'enseignement supérieur qui était l'origine de toutes ces grèves à l'automne comme le veulent les étudiants alors qu'est ce que ça peut être d'abord qu'un dialogue avec des étudiants qui souhaitent qu'on repousse un projet de loi à l'automne pour pouvoir s'exprimer et discuter si on ne pousse pas à l'automne les étudiants peuvent s'exprimer ils le font actuellement ils peuvent saisir les parlementaires de leurs revendications et c'est justement l'occasion au parlement où le ministre de l'éducation nationale alain savary présentera son projet de loi de discuter demander de corriger je crois qu'il faut voir les choses de cette manière et sans passion par contre il ya derrière les mouvements étudiants actuels voilà tout de même des fauteurs de désordre bon que le premier ministre a eu parfaitement raison de dire que la sécurité des biens et des personnes doit être garanti dans votre esprit les fauteurs de désordre c'est l'opposition où ce sont d'autres groupes en ce qui concerne les étudiants et pour ce qui s'est passé à paris cette fois ci il s'agit visiblement de groupes d'extrême droite oui ils cherchent à profiter des circonstances actuelles et d'un certain malaise étudiants pour créer le désordre et la violence cela est inadmissible et je le condamne avec célérité alors moi j'habite justement dans le quartier dans lequel tout ça se passe donc je le vois à peu près tous les soirs en ce moment on voit bien qu'à quelques centaines de garçons d'une vingtaine d'années dont une partie sont des étudiants effectivement d'extrême droite à sens très bien puis dans d'autres sont assez autonome où ces marginaux qui s'agglutinent toujours quand ya ce genre de choses pourquoi est-ce qu'on peut pas arriver à mieux contrôler les choses venir une fois que les étudiants les vrais qui défilent de en fonction de leurs propres objectifs s'en vont ils se dispersent effectivement pineau reste quelques centaines - 2000 pourquoi est-ce qu'on peut pas régler ça mieux si vous connaissez la solution fait là moi connaître mais non mais je dire vous pouvez avoir des idées d'ailleurs il y a effectivement comme vous avez pu l'observer vous même un certain nombre d'agitateurs d'extrême droite qui crée le désordre avec la grande masse des étudiants et j'ai pu l'observer en ce qui concerne les étudiants en médecine on peut parfaitement engager le dialogue et trouver des solutions pendant dix heures j'ai reçu les représentants des étudiants en médecine j'essayais de les comprendre et beaucoup de leurs revendications me paraissait justifié ces étudiants s'interroge au fond sur leur avenir et lorsque l'on parle avec eux de cette manière là on trouve généralement la solution alors au fond il ya deux thèmes dans le projet de loi de réforme l'enseignement supérieur qui inquiètent visiblement les étudiants et qui ne leur paraissent pas très clair l'or sont des sujets généraux je vous le demande parce que vous êtes membre du gouvernement à un niveau important dont vous avez sûrement des idées là-dessus c'est la sélection est ce que l à dire l'enseignement supérieur il faut une sélection et si oui à quel moment ça doit être à l'entrée ou est-ce que ça doit être à la fin de ce qu'on appelle le premier site d enseignement supérieur dix ans après deux ans d'études et puis l'autre question c'est est ce qu'on doit introduire dans la formation supérieure davantage de professionnalisation en ce qui concerne la sélection devant il faut entrer dans l'enseignement supérieur ensuite il faut passer d'une année sur l'autre les dispositions qui sont dans la loi qui va être discuté par le parlement concerne ce qu'on appelle dans un terme un peu compliqué l'interdisciplinarité se dire on va pratiquer diverses disciplines de manière à pouvoir éventuellement choisir une filière différentes il ya là non pas une sélection mais un examen qui permet de rentrer ensuite dans le deuxième cycle et pour le reste il y à un contrôle et un examen de fin de deuxième cycle me paraît tout à fait normaux et je souhaite en effet que l'université comme l'école d'une manière générale s'ouvre vers la vie active et notamment vers l'industrie c'est en créant une symbiose entre l'enseignement supérieur et la vie professionnelle que l' on adaptera le mieux possible les étudiants à leur tâche d'avenir alors avant d'en arriver aux problèmes politiques je vous pose une dernière question sur ce sujet parce que je crois que c'est un sujet du jour et que ça intéresse beaucoup de gens un des problèmes qui visiblement préoccupe les étudiants et leurs parents d'ailleurs c'est de savoir s'ils continueront comme ç'avait été une des novations oui ou non à pouvoir choisir l'université de leur choix ou bien s'ils ne risquent pas d'être affectés en fonction de critères géographiques un peu mécanique non il n'y aura pas de critères mécanique mais il ya effectivement des affectations en fonction des choix qui seront faits par les étudiants bon alors maintenant j'en arrive aux questions politiques françois henri de virieu le disais dans sa présentation c'est vrai qu' on est deux ans après le 10 mai en gros un deux jours près alors il ya une question à laquelle je crois qu'on ne peut pas échapper quand le président mitterrand est élu il avait fait une première déclaration que j'ai relu et dans cette déclaration il expliqué qu'au fond le dit mais ça n'était pas tellement la victoire de l'un ou de l'autre d'un camp ou d'un autre c'était la victoire de l'espoir c'était et terme deux ans après quand on regarde les sondages d'opinion plus quand on écoute les gens on voit bien qu'au fond les adversaires de la majorité sont déjà mobilisés et puis je dirais presque presque car nous en tout cas combatif et que les partisans de la majorité sont désenchantés comment est-ce que vous pierre bérégovoy vous expliquer cette évolution sa rapidité écoutez nous sommes dans une crise économique qui est mondial nous avons pris le pouvoir dans le cas de cette crise que les socialistes avaient analysé depuis longtemps nous avions dit qu'elle était profonde et qu'elle serait durable et nous l'avons dit en 1971 nous avons pas attendu 1983 pour la découvrir ce que françois mitterrand avait dit au cours de sa campagne électorale c'est qu'il fallait est en effet ouvrir une perspective à la france sur le plan international et sur le plan national si nous devions faire un bilan aujourd'hui nous constaterions que sur le plan international la voix de la france est entendue et qu'elle est respectée en ce qui concerne le plan national les difficultés de leur trouble l'opinion publique trouve les français et je ne le conteste pas seulement il faut savoir que ce que nous avons accompli depuis deux ans est en passe de réussir il suffit maintenant en de rassembler les énergies d'abord sur le plan social dans été moi de le dire puisqu'il s'agit d'un domaine que je connais bien les mesures que nous avons prises droit à la retraite à 60 ans lois auroux sur le droit d'expression des travailleurs les la cinquième semaine de congés payés m la réduction de la durée du travail tout cela est accepté et les français n'accepteraient pas que cela soit remis en cause ils ont ri ils le disent même dans l'hypothèse où monsieur chirac monsieur giscard monsieur bart qui se partagent leur espoir pour demain revenait au pouvoir donc il y à un acquis social reconnu par tout le monde mais pourtant ils sont pas contents rue ministre siècle est ce qu'être la retraite à 60 ans on évacue par les difficultés faire les générations qui vont nous suivre je ne le crois absolument pas ce qu'on ne crée pas alors les générations puisque puisque justement on parle de rétrocession on est on est très convaincant rentabilisé car est très convergente c'est très clair gens à vivre vraiment derrière inquiétés de l'instance il ya une question que justement qui est directement liée à sa question en général mais que beaucoup de gens se pose puisque beaucoup de gens nous ont envoyé des lettres à ce sujet avant cette émission quand ils ont su vous sera l'invité et cette question c'est celle ci au fond il ya de moins en moins de gens qui travaillent de moins en moins longtemps puisque d'abord il ya des chômeurs malheureusement qu'ensuite la retraitée plus vient plus vite et puis qu'on travaille moins dans la semaine et puis il ya donc de plus en plus de retraités qui heureusement vivent de plus en plus tard grâce à la médecine qui sont de plus en plus nombreux comment est-ce que non pas deux ans mais à 20 ans les premiers pourront faire vivre les secondes sans qu'il soit une augmentation massive de ce qu'on doit payer des cotisations soit à une limitation des prestations je ferais si vous ouvrez bien trois observations la première la retraite à 60 ans est un droit et ce n'est pas une obligation et c'est ainsi qu'il faut voir le problème ceux qui désirent partir à 60 ans pourront le faire le deuxième c'est lorsque nous avons adopté cette disposition est ensuite trouvé avec les partenaires sociaux le chemin de l'accord et croyez moi ce n'était pas facile nous avons constaté qu'à l'horizon de 2005 le rapport entre les actifs et les inactifs resterait le même qu'aujourd'hui après 2005 le problème peut se poser mais peut se poser pourquoi parce que ce sont aujourd'hui les actifs qui financent par des cotisations sociales la retraite des inactifs or il y a d'autre moyen de financer l'inquiète on peut par exemple aurait abandonné la répartition le mode actuel et quels moyens de financement pour l'instant ce sont des cotisations sociales mais on peut envisager l'hypothèse à partir de 2005 ce n'est pas tout à fait pour demain où les machines prendraient leur part au financement des retraites et de la protection sociale talibans mettez moi d'ajouter un dernier mot c'est que j'ai toujours entendu c'est la 3ème observation j'ai toujours entendu dire que les réformes sociales ça coûtait cher c'était impossible on ne connaîtrait pas le développement quand les travailleurs n'avaient pas le repos dominical on lisait déjà dans une certaine presse que cela mettrait l'économie a mal pour les plus anciens qui ont connu 1936 on se rappelle aussi que c'était le même genre d'argumentation les quinze jours de congés payés c'était impossible vous voyez où nous en sommes c'est organisera c'est vrai par conséquent je crois qu'il faut aborder les choses avec une conviction qui est la mienne c'est que le progrès technique il va continuer à se développer là et qu'il créera des richesses qui permettront de satisfaire les besoins des jeunes et les besoins des anciens je n'en doute pas c'est ce que vous vouliez dire en disant à l'instant que les machines prendraient leur part dans le financement ce que 2005 2005 2005 c'est simple 2005 en gros c'est dans vingt ans dans 20 ans c'est à dire que ceux qui commencent à travailler aujourd'hui mettons à 25 ans bah ça sera la responsabilité quand ils seront dans la force de l'âge monsieur duhamel les richesses sont produites comment elles sont produites par des hommes elles sont produites aussi par des machines les hommes y met la force de leur esprit leur intelligence ils mettent aussi la force de leurs bras et les machines ont pris depuis des années une part de plus en plus importante je veux dire par là qu'il y aura dans les années 2000 et peut être même avant davantage de robots qui se substitueront à l'homme il y aura par conséquent un effet du progrès technique qui permettra de produire davantage de richesse avec sans doute moins d'hommes et de femmes au travail voilà ce que je veux dire par conséquent il faudra trouver d'autres formes de cotisation cause réelle assise sur les salaires oui pour financer c'est ça et les retraites et la protection sociale en ce sens en préparation sans freiner la même région cela freinerait d'autant moins que je croie que la modernisation nous permettra de financer les ménages comme ce ne sont ni les robots ni l'ordinateur qui paieront leur quote-part ça veut donc dire que skins us reviendra pas de cotisations assises sur les salaires et sur les revenus ça viendra d'autres choses ça viendra de cotisation corrompus au fisc par exemple ou bien bien entendu mais vous vous posez le problème dans le terme de cotisation naturellement puisque actuellement il s'agit de cotisation des gens sont assez sensibles moi je vous pose deux problèmes de venir un peu différente et que les françaises et les français qui m'écoutent vont comprendre il y a des richesses qui sont produites et sont produites par des machines par des hommes et il faut j'ajoute quelque chose des capitaux aussi dans une entreprise pour la faire marcher ensuite on se partage ses richesses une partie est consommé une partie est investie et bien il y aura là dans la partie qui est consommé ce qui est fait dès aujourd'hui pour la jeunesse et ce qui sera fait naturellement pour les personnes âgées voilà ce que je voulais vous dire en termes très simples bons alors jean-pierre chevènement votre ami jean pierre chevènement qui était ministre d'état dans le gouvernement auquel vous appartenez toujours et qu'il ne l'est plus depuis quelques semaines apparemment de son fait vient de publier deux articles dans le monde qui ont fait beaucoup de bruit alors quand je voudrais en prendre trois points que je prendrais successivement le premier est dit d'abord et là je voudrais savoir si vous êtes d'accord ou pas d'accord avec lui il dit d'abord il faut être clair les grosses difficultés ne sont pas derrière nous elles sont devant nous c'est ce que faisait le bon roi disait la même chose dans ce studio il ya deux mois ce que vous êtes d'accord est-ce que les difficultés sont devant nous les difficultés nous les vivons tous les jours et ces difficultés il y en a qui sont derrière nous je pense par exemple que nous avons fait des progrès en ce qui concerne la lutte contre l'inflation il faut d'ailleurs maintenir cet effort car il ne faut pas que l'inflation dépasse 8 % cette année nous avons maintenu de chômage dans des limites raisonnables et il ya une grosse difficulté que nous vivons aujourd'hui qui est encore devant nous c'est le déficit du commerce extérieur viendrait si jean pierre chevènement veut dire cela il a raison de considérer que nous n'avons pas réduit le déficit du commerce extérieur et qu'il faut nous y attaquer je le développe près cette idée quand vous me poserez la question alors il m'a dit à tripoli dit il et en barrois ou de jean pierre chevènement vous venez de dire monsieur de vireux qu'il avait dit la même chose vous dire qu'ils avaient des rencontres et foutez vous leur poserait la question à l'un et à l'autre j'ai fait la synthèse en disant qu'il y avait des difficultés qui était derrière nous et qu'il en avait encore quelques unes qui étaient devant nous et auxquels il faut s'attaquer très courageux alors jean pierre chevènement il a dit une seconde chose qui a frappé c'est que la gauche dans son ensemble n'était pas parvenu à dissiper le sentiment de la précarité c'est son mot du pouvoir vous vous sentez précaire quelle est la durée devant tel par les institutions cependant ma nature de me sentir en situation précaire jeu c'est plutôt tendance à considérer que nous avons la durée pour nous le président de république a été élu pour sept ans et encore cinq ans devant lui et il fera croyez moi beaucoup de choses dans ces cinq ans je connaisse volonté je connais sa persévérance et je sais aussi comment il sait maîtriser le temps quand l assemblée nationale on vient encore trois ans dans ces trois ans nous allons redresser l'économie j'en ai la conviction oui ou ce que je reproche un peu au papier que l'on voit ici ou là s'aiment bien si lui une sorte de doute or moi je ne doute pas dans la capacité de notre pays je ne doute pas dans la capacité des français à surmonter la crise actuelle encore faut-il qu'ils aient conscience des difficultés et le problème du commerce extérieur c'est une vraie difficulté en effet vous le savez comme moi l'année dernière nous avons fait 93 milliards de déficit du commerce extérieur c'est un déficit important bon alors ce qui signifie quoi si vous le permettez un que l'on ne vend pas assez à l'étranger et qu'on achète trop alors le bon sens nous dit il faut vendre davantage et il faut acheter un peu moins vendre davantage quand les pluies mondiale est en crise ce n'est pas très facile acheter un peu moins c'est ce que je recommanderai aux français sans protectionnisme sans cordon sanitaire voulez-vous que je vous donne un exemple l'année dernière un français sur trois a acheté une voiture étrangère je répète que c'est le droit des français d'acheter une voiture étrangère mais si la moitié des français qui ont acheté une voiture étrangère avait acheté une voiture française on aurait fait 25 milliards d'économies en ce qui concerne la balance de notre commerce extérieur moi je dis aux françaises et aux français ça vaut le coup tout de même d'agir dans cette direction bon ben on assure sa loi sur sur trois ou moins sur ce point sur ce point précis du commerce extérieur la france à un déficit important elle vient à nouveau de souscrire un emprunt important puisque c'est l'équivalent en gros 2 4 milliards de dollars elle continue à avoir des prix qui augmentent en gros encore trois fois plus vite que ceux de ses principaux concurrents est-ce qu'il ya moyen de réduire effectivement comme c'est votre objectif le déficit du commerce extérieur en évitant avant la fin de l'année soit une quatrième d'évaluation soit et on dit que vous y êtes favorable la sortie du système monétaire européen qui en fait qui en fait comment sera naturellement par une dévaluation de fait je dis ça parce que tout le monde n'est pas technicien ordi tant de choses qui ne faut pas croire tout ce que l'on dit c'est vrai que je n'ai pas la religion du système monétaire européen et permettez moi de vous dire que cette question est derrière nous le gouvernement a choisi de rester dans le système monétaire européen et je suis totalement solidaire du gouvernement donc pour vous restez majestueux pas question par exemple dans ma question était plus précise que ça c'était jusqu'à la fin de l'année autrement dit dans votre esprit au 31 décembre de cette année la france appartiendra toujours au système monétaire européen mais je le souhaite je dirais même que je ferai tout pour qu'il en soit ainsi car si aucun problème se pose en matière de d'ajustement monétaire cela voudra dire que nous aurons réussi et vous avez posé une vraie question il ne faut pas que la france voit un écart trop important entre ses prix et ceux de ses voisins c'est pourquoi le gouvernement a proposé aux français de gagner ensemble la bataille de l'inflation en faisant en sorte que les prix n'augmentent pas de plus de 8% cette année je dis bien lui pour cent et pas plus de 5% l'année prochaine cela signifie naturellement une volonté collective cela suit cela signifie un effort de discipline en matière d'évolution des prix et en matière d'évolution des revenus c'est pourquoi nous demandons aux françaises et aux français de prendre conscience de l'enjeu car si nos prix continuer à augmenter d'une manière importante que se passerait-il nous serions en situation difficile sur le plan de la compétition internationale nous rencontrerions des difficultés monétaires et finalement la france s'endetterait ce qui serait grave et il ne faut pas qu elle s'endette aujourd'hui l'endettement est parfaitement supportable au delà ça présenterait des risques et nous risquerions de perdre notre indépendance économique c'est pourquoi la bataille d'aujourd'hui nous avons dit vous savez que nous sommes dans une sorte de guerre économique c'est une bataille qui intéresse toutes les français toutes les françaises et tous les français mais la dernière question je voulais vous poser la question je voulais vous poser qui est exactement dans la ligne de sa vous adresser aux français comme vous venez de le faire comment comment est-ce que ils peuvent être eux mêmes les français normaux venir les citoyens sincèrement convaincu à partir du moment où vos propres amis dont dans la politique et le métier qui sont ceux de votre parti alors le leader officiel du parti dit qu'il faut pas se sentir persécuté par un complexe d'échec le président du groupe à l'assemblée et le président la commission des finances disent que cette politique économique elle est quand même bien critiquable monsieur poperen dit qu'à l'affrontement des classes afin je veux dire ya une cacophonie de vos propres amis sur lui à mails je n'exagère pas le parti socialiste rassemble des femmes et des hommes deux tempéraments différents des sensibilités comme l'on dit diverses et je trouve naturel que les socialistes discute mais ça vous gêne pas là en ce moment je n'ai pas à me mêler en tant que membre du gouvernement de ces discussions est ce qu'il serait pas sain c'est que les ministres s'en mêle et petit avoir en effet au gouvernement qu'une seule ligne politique celle ci a été fixé par le président de la république est aujourd'hui développés sous l'autorité du premier ministre vous j'aime parler en ce qui concerne les socialistes permettez moi d'ajouter quelque chose c'est que la discussion chez les socialistes a fait la richesse de notre parti et si j'ai un conseil aujourd'hui à donner à mes camarades socialistes c'est qu'ils discutent mais qu'ils sachent à nouveau se rassembler lors du prochain congrès et je suis convaincu qu lionel jospin aujourd'hui comme françois mitterrand hier sera fédérer les socialistes deuxième conseil si vous le permettez puisque celle occasion de dire mon attachement au parti socialiste je crois que le parti socialiste peut nous aider aujourd'hui à découvrir l'avenir nous connaissons une crise économique dont j'ai déjà parlé il ya aussi une crise culturelle il y as entre rap dérape les rapports nouveau entre l'homme et l'état entre l'homme et l'entreprise il y a notamment tenu à donner toute leur place aux femmes dans notre société nous avons sur ce terrain là beaucoup de choses à faire encore ensemble et je souhaiterais que les socialistes eh bien nous aident à découvrir l'horizon 1990 et moins alors ils ont quelques idées à la du hamel de relancer par la discussion on est déjà passé de 7 minutes philippe vasseur et alors on va voir si vous avez été compris par les français svp ce qui a des réactions oui des questions nommément réaction je dois dire que nous avons énormément de questions et que nous avons énormément de questions qui portent sur deux thèmes visiblement les gens n'ont rien compris au problème des pré retraites mais vous pose énormément de questions là dessus et les gens vous pose énormément de questions sur le forfait hospitalier est peut-être puis je vous posais cette question qui résume toutes les autres quelles conditions faut-il remplir pour ne pas payer le forfait hospitalier de 20 francs vous aimez les eaux est fondée je voudrais d'abord faire une remarque je suis profondément attaché à la sécurité sociale et j'ai observé que 85% des français considèrent qu'il s'agit d'une grande conquête sociale et je suis obligé de d'assurer l'équilibré des comptes de la sécurité sociale car si nous laissions se creuser un déficit dans les comptes de la sécurité sociale c'est l'institution elle même qui se trouverait compromise or il y à des dépenses et il y a des recettes j'ai refusé l'an passé d'augmenter les cotisations sociales à la charge des entreprises et à la charge des salariés pour financer la sécurité sociale il m'a donc fallu rechercher un certain nombre d'économies dans la gestion de grandes réformes sont en cours je pense notamment à la maîtrise de la dépense spital hier et puis comme nous sommes de ceux qui pensions que la médecine est actuellement en train de connaître une évolution à tournant et que les soins à domicile sont aujourd'hui possibles et les soins à domicile sont possibles pour des maladies importantes je pense par exemple aux dialyse rénale on peut soigner à domicile un cancer grave par la chimiothérapie et bien nous avons voulu établir une sorte d'égalité entre eux le malade qui est hospitalisée pour shu et le malade qui a choisi de se faire soigner à domicile c'est fred diaz et offrait il y a beaucoup d'exemption notamment pour la maternité pour les accidentés du travail pour les personnes handicapées pour les anciens combattants toutes ces catégories sont exemptés du forfait journalier et celles et ceux qui ne peuvent pas payer le forfait journalier ont parfaitement la possibilité de s'adresser à l'aide sociale nous avons demandé 20 fera par jour ce qui n'est pas considérable à celles et à ceux qui le peuvent et je le répète avec l'idée d'établir une justice entre ce que l'on soigne à domicile et ceux qui sont soignés à l'hôpital philippe harrouard il y intervenir oui les gens visiblement nous pose beaucoup de questions à propos des handicapés physiques et nous demandent pourquoi le forfait hospitalier s'applique-t-il aux enfants handicapés physiques et puis on nous dit aussi est-ce que les 20 francs de contributions hospitalières sont justifiées pour tout le monde sans tenir compte des salaires les 20 francs sont justifiées pour toutes les catégories dont j'ai parlé avant traitement sont utiles pour toutes celles qui ne sont pas dans les catégories dont j'ai parlé bien pour le reste j'observe que par exemple les personnes âgées les personnes qui sont démunis de ressources ne paieront pas ces 20 francs l'aide sociale est là pour isuppli en ce qui concerne les enfants des handicapés ils ne doivent pas payer les 20 francs alors on me dit qu'il peut y avoir des cas dans des centres de rééducation où le problème se poserait je donnerai des instructions pour que le problème ne se pose plus d'accord donc vous le signalera ces cas philippe vasseur et monsieur bérigaud grèce viennent vous entendre en répondant à une question des téléspectateurs dire que vous attacher beaucoup d'importance l équilibre de la sécurité sociale c'est très bien c'est apprécié qui me paraît très très sain il n'ya pas qu'en matière de sécurité sociale que vous avez des problèmes d'argent il ya aussi les déficits dans l'assurance chômage est le problème des retraites on en a parlé tout à l'heure alors comment allez vous faire pour régler tous ces problèmes pour essayer de parvenir à l'équilibré de solution ou vous tailler dans les dépenses et à dire que vous diminuer les prestations vous augmenter les recettes sont là comment par les cotisations on a déjà donné par l'impôt sur le revenu on a déjà donné ou plutôt on va encore donner ou alors par une autre par un autre moyen par exemple une augmentation de la tva je sais que vous y pense un peu ramener les choses à leur proportion si vous le voulez bien et je vais d'abord parlé de la sécurité sociale c'est vrai que nous avons eu un déficit de 6 milliards de francs en 1981 un déficit du même ordre en 1982 et qu'en 1983 de l'ordre de 4 à 5 milliards selon les prévisions je vous fais remarquer que le budget de la sécurité sociale est de l'ordre de 550 milliards il y à la branche maladie la branche famille et la branche vieillesse ça veut dire que notre déficit est un déficit annuel ne dépasse pas 1% non mais je parle des déficits cumulés c'est à dire de ceux de toutes les informations à le fait tout de même remarquer que 1 % ce n'est pas considérable mais il est en effet inacceptable de considérer que le déficit pourrait perdurer d'année en année alors je le dis et je vais le répéter il n'y a pas 36 solutions ou bien on augmente les recettes donc les cotisations ou bien on essaie de maîtriser les dépenses et c'est ce que nous essayons de faire et permettez moi de vous dire que nous avons réalisé des économies importantes ne serait-ce qu'en faisant prendre conscience aux français de l'importance des enjeux j'ai constaté par exemple que du 1er avril 1982 au 31 mars 1983 les dépenses de l'assurance maladie sont en déclin d'une manière intéressante et sur les trois premiers mois de l'année nous atteindrons nos objectifs il faut que chacun prenne conscience qu'il est responsable de la dépense les professions médicales doivent en prendre conscience et les assurés aussi les gestionnaires des hôpitaux naturellement également alors il y à des églises vous excluez pratiquement toute augmentation de construire les économies que l'on peut faire et dans l'est d'autre que l'on ne peut pas faire je ne réaliserai pas d'économie qui met en péril la protection sociale et le droit à la santé des français parce que considère que ce droit doit être garantie c'est vrai qu'il y à des investissements à faire il ya des problèmes qui se posent et il faut les assumer alors quelles sont les recettes possibles eh bien vous remarquerez que l'an dernier j'ai fait appel à une cotisation sur le tabac et sur l'alcool voilà une première disposition une forme de fiscalisation pourquoi parce qu'on y voit je parle des recettes futures dans quelle recette actuelle on les connaît bien on les connaît bien mais je voudrais tout de même les expliquer simplement pour vous faire connaître et faire connaître aussi aux françaises et aux français la démarche qui est la mienne j'observe par exemple que l'abus du tabac la consommation immodérée du tabac de l'alcool coûte par an à la sécurité sociale de 25 à 30 milliards de francs à la collectivité tout entière on a estimé cela à plus de 100 milliards de francs est donc posé le problème osseux n'a pas été acceptée avec plaisir par tout le monde mais il faut bien que chacun prenne conscience dans le domaine de la protection sociale et de la santé qui lie à un effort à faire alors vous dites le financement et bien cette année nous avons effectivement une recette assise sur le revenu un pour cent à la place d'une augmentation de la cotisation sociale pourquoi ce 1% sur le revenu de préférence à la cotisation sociale parce que la cotisation sociale est payée par les seuls salariés ou pas ce qu'ils touchent un revenu professionnel et nous considérons que c'est injuste alors qu'une c'est ce 1% ainsi sur l'ensemble des revenus professionnels et du capital est plus juste il ya donc des moments où l'on peut faire appel à la fiscalité doite on fait appel à la tva doit-on faire appel à une autre solution qui consisterait à modifier l'assiette et à faire intervenir dans l'assiette je m'excuse c'est un peu technique d'une part les salaires et d'autre part la valeur ajoutée de l'entreprise nous réfléchissons à des sources de financement qui fasse qui corrige ce qu'actuellement d'injuste la cotisation sociale assise exclusivement sur le salaire c'est pas de solution vraiment nouvelle jeu ça fait des années qu'on entend réfléchir à ce type de solutions oui mais j'ai la volonté de les faire aboutir monsieur de virieu et je voudrais ajouter d'ailleurs que s'il y avait eu une cotisations sociales assises sur les salaires tous les salariés y compris ceux qui sont payés au smic qui gagne 3504 lisfranc l'aurait payé alors qu'avec l' un plat pour cent sont exonérés tous ceux qui ne paient pas d'impôts donc par conséquent les personnes qui sont payés au smic que nous avons tenu compte aussi des charges fallu n'ya rien tout le monde l'appelle les charges familiales je reste sur le 1% si vous voulez bien ce qui veut dire qu'il y a un foyer sur trois un foyer fiscal sur trois qui ne paiera pas le 1% sur le revenu autrement dit chaque fois que nous avons aujourd'hui à choisir une mesure n'est ce pas nous essayons de l'afld de faire en sorte qu'elle soit juste et qu'elle soit équitable j'ai déjà dit monsieur vasseur qu'on ne peut pas distribuer plus que ce que l'on a je suis partisan d'une bonne gestion et je le répète et je demande aux françaises et aux français aux assurés sociaux de mai d assurer une bonne gestion mais on peut mieux répartir ce que l'on a et chaque fois que j'ai une décision a proposé au gouvernement et au premier ministre monsieur pierre mauroy je propose une décision inspirée du principe suivant demander moins à celui qui n'a pas beaucoup même mieux apporter un peu plus à celui qui n'a pas beaucoup et demander un peu plus à celui qui se trouve au haut de l'échelle des revenus et des patrimoines c'est ainsi que la solidarité aujourd'hui doit être pratiquée ce que voit il ya deux ans vous êtes au pouvoir en deux ans il ya eu près de quatre cent mille chômeurs de plus mais je reconnais c'est vrai que le s'est stabilisée grâce à ce que monsieur mon roi appelle un traitement social du chômage j'ai l'impression que les mesures qui ont été prises ne pourront pas être renouvelés éternellement par exemple on sait que le plan de rigueur risquent d'aggraver le chômage chez monsieur de l'or qu'il dit on sait aussi que le secteur public maintenant on ne peut plus embaucher il débauche même on supprime des emplois dans le secteur public à la sncf chez péchiney chez saint gobain pour prendre les derniers exemples ne débouche pas qu'ils suppriment des emplois pardon ils suppriment des emplois on en serait un peu moins sûr présente loi 15 100 emplois en moins à la sncf c'est pas moi qui le dit c'est nocif il termine donc là dessus je tiens mes sources êtes vous d'accord avec moi pour dire qu'on ne débouche g10 supprimer des emplois trajet rectifier alors on supprime des emplois dans le secteur public combien de chômeurs y aura-t-il à la fin de l'année c'est une question importante et qui soucie le ministre des affaires sociales soyez en certains en effet pour assurer l'équilibré du commerce extérieur il nous faut réduire les importations j'ai dit tout à l'heure que l'on pouvait faire appel au génie des français alors aide pour essayer de régler ce problème mais comme nous avons décidé de réduire la demande qui aura un effet donc mécanique sur les importations ça peut avoir aussi un effet sur la production et comme l'a dit mon collègue jacques delors se peut augmenter d'environ 60 mille 80000 personnes le nombre des chômeurs et c'est ici qu'il faut faire preuve d'imagination en effet lorsque nous parlons des problèmes de l'emploi du travail nous raisonnons toujours en termes de macroéconomie employons un mot plus simple de grands équilibres économiques et financiers de quoi qu'il faut raisonner disons à la base sur le terrain dans les régions par exemple on peut sans doute prendre des initiatives et créer des emplois autre exemple sur lequel on pourrait faire un effort les économies d'énergie le gouvernement a décidé l'an passé un crédit de 2 milliards de francs pour les économies d'énergie ce crédit de 2 milliards de francs a entraîné six milliards de travaux cela veut dire par conséquent que ces 6 milliards de travaux hormis de mieux isoler les appartements de d'installer des appareils de faire des économies d'énergie ce qui est intéressant dans notre balance commerciale et ça a créé on sait que des mesures comme cela et d'eau et laissez vous à dire de résultat positif c'est que ça a créé 60 milles à 70 mille emplois il m'est arrivé de parler de croissance sociale la croissance sociale qu'est ce que cela veut dire cela veut dire qu'il nous faut relancer l'activité naturellement et en tenant compte des contraintes internationales ce qui n'est pas très facile mais en essayant d'avoir une activité en france qu'ils fassent - appel - appel aux importations alors voilà l'exemple économies d'énergie on a économisé je crois pouvant vous dire 1 % de l'énergie importée grâce à ses 2 milliards on peut faire encore plus non mais de combien de chômeurs à la fin de l'année mais c'est leur ego je vous ai dit qu'on pouvait craindre qu qui préoccupe tous les je le comprends bien je vous dit qu'elle me préoccupe aussi je vous ai dit il ya un risque mécanique de 60000 à 80 mille chômeurs de plus répète ce qu'a dit mon ami jacques delors et vous savez il est comme moi et ils regardent les effets mécaniques du plan et puis ils essaient de trouver comme moi des solutions je vous envie de les unes mais il y en a beaucoup d'autres par exemple la réalisation de la réduction du temps de travail vous avez fait un bilan de la réduction du temps de travail est ce que vous savez combien l'emploi s'est permis de créer combien salaires réduction du temps de travail a permis de créer vous parlez des 39 heures oui les 39 heures et prennent la cinquième destination sous les sons variable entre 50 milles et 70 mille emplois mais c'est 5 août mais combien aux entreprises et aboutit aussi haut de leur 2 les 39 heures qui ne se répercute pas de l'ordre de 8 milliards je crois mais c'est de ce sont des chiffres ou les qui mérite vérification ça fait cher en étant même nom mais parce que vous ne voyez que les emplois créés permettez moi de vous dire aussi le nombre d'emplois que cela éviter de supprimer car c'est cela une question très importante et vous allez loin comme la cfdt le demande vous allez encore diminuer la durée de travail nous n'allons pas diminuer la durée du travail par la voie légale nous entendons en effet nous tenir à la semaine de 39 heures or telle qu'elle est inscrite aujourd'hui dans la loi par contre nous allons encourager et je crois au dialogue social les entreprises et les syndicats à discuter et à voir sur le terrain ce que l'on peut faire nous avons déjà nous un contrat de solidarité réductions de travail qui peut être utilisé mais nous avons aussi d'autres possibilités c'est aujourd'hui quel est le problème pour la réduction de la durée du temps de travail ces cas les salariés qui se disent nous on voudrait bien travaillé une heure de moins mais on ne voudrait pas gagner moins pour ce qu'ils sont c'est un 4000 à 5000 francs de revenus mensuels je les comprends parfaitement alors les entreprises d'y jouer mais on ne peut pas à lui de réduire le temps de travail car sinon nous allons alourdir nos charges disputons voyons ce qui est possible de faire par exemple peut-on travailler le samedi autrement dit je crois qu'une des solutions pour à bourthes y aboutir à la réduction de la durée du temps de travail c'est de faire travailler moins les hommes aient davantage de machines c'est vrai pour la période que nous connaissons actuellement et permettez moi de vous dire que ça sera vrai surtout dans le futur quand on voit les progrès de l'informatique des progrès de la robotique et bien on se dit que le problème de la réduction du temps de travail il est devant nous et qu'il faut l'absent l'aborder a avec lucidité et il faut faire confiance à ceux qui sont sur le terrain les chefs d'entreprise comme les syndicats moi je suis partisan du dialogue social car je crois à l'efficacité du dialogue permettez moi de vous dire que lorsqu'il a fallu régler le problème de la retraite à 60 ans eh bien j'ai rencontré des représentants syndicaux ensuite je les ai réunis et je me suis aperçu que lorsque l'on discute les 1 face aux autres on a une volonté d'aboutir on trouve toujours la bonne solution je recommande donc aux représentants du cnpf aux représentants des syndicats de discuter branche par branche si c'est possible entreprise par entreprise c'est le bon chemin pour aboutir pour aboutir à une réduction de la durée du travail qui effectivement maintiennent car j'y tiens beaucoup la compétitivité de nos entreprises alors précisément quand les partenaires sociaux discutent ils disent que le gouvernement joue pas le jeu vous avez vu ce qu'a dit monsieur tard dans une interview hier avant-hier au matin il disait par exemple sur la loi rigaux la fameuse loi sur la formation professionnelle on s'était mis d'accord avec les syndicats on avait signé quelque chose et puis le gouvernement a décidé d'en rajouter là on n'est plus d'accord c'est un casus belli ya plus de négociations possibles et plus de politique contractuelle mais c'est un fait précis concrets monsieur l'auteur a élevé le ton quand il dit il n'y a plus de politique contractuelle j'entends aussi dire par d'autres que on a du mal aujourd'hui à rencontrer les patrons pour discuter réduction de la durée du travail ou tel ou tel problème là vous les voyez la semaine prochaine oui je parlerai avec eux vous savez avec intérêt et avec la volonté de trouver des solutions que dit la loi à rigaud sur la formation professionnelle d'abord le parlement va en être saisi il ya toujours des possibilités d'amendement est dit qu on prend en compte l'accord interprofessionnel de 9 ans en 1982 et on y ajoute simplement l'obligation de négocier pour adapter la formation optionnel il d'année en année un entrepreneur comme il ya un autre point mais c'est le plus important il ya celui là il y en a un autre mais quand les partenaires sociaux se mettent d'accord pourquoi le gouvernement ajoute-t-il est-ce que c'est pas contraire à l'esprit de la politique contractuelle parce que la formation professionnelle c'est une grande affaire la formation professionnelle la formation permanente permettez moi de vous dire la formation tout court c'est une grande affaire et je crois qu'il est bon que le gouvernement fixe une orientation je voudrais à cet égard vous donner un exemple j'étais à nevers en novembre dernier et je rencontrais les responsables d'une entreprise des aciéries d'imphy et il me faisait part de leurs difficultés car l'acier il ya quelques difficultés que vous savez et il me disait surtout nous sommes confrontés à une grande interrogation nous aurons besoin dans les cinq ans qui viennent de salariés qui seront encore au niveau du bac et qui auront des connaissances dans le domaine informatique car il faudra intégrer les données de la forme d'informatique dans pour faire marcher les aciéries de l'horizon 85 90 je crois un vrai problème et c'est la raison pour laquelle j'ai demandé à savary nous aider à installer des micro ordinateurs dans les écoles de la nièvre et j'ai vu avec quel intérêt les jeunes enfants et les adolescents se saisissait du micro ordinateur comment ils on comprenait le langage comment il était capable finalement de maîtriser cet instrument ce qui me serait sans doute à moi un peu plus difficile sans un apprentissage sans doute plus lent et bien dire que le gouvernement ne peut pas être indifférent ni à la formation des jeunes ni à la formation professionnelle car dans le monde où nous sommes la mobilité professionnelle est devenue affaire considérable il y a trente ou quarante ans lorsqu'un ouvrier ou un employé entrée dans la vie active il avait toute chance de faire pendant les quarante années de sa vie active le même travail aujourd'hui il va être obligé de changer deux ou trois fois d'activité parce que progrès technique va vite donc par conséquent que le gouvernement crée les conditions d'une adaptation permanente de l'homme à son travail et au travail de l'avenir c'est ce que signifie la loi sur la formation professionnelle ce marigot voix vous avez parlé tout à l'heure avec alain duhamel des manifestations qui avaient lieu dans la rue et de la nécessité de faire respecter l'ordre républicain ce qui est tout à fait logique de faire intervenir les crs avaient quand même une question qui a été posée par un certain nombre de gens qui a été mal prise faire intervenir les crs dans la rue d'accord quand l'ordre est menacée mais pourquoi le gouvernement ne fait-il pas respecter le droit du travail dans un certain nombre de conflits pourquoi des décisions de justice ne sont elles pas appliquer quand il ya des occupations illégales du sinn pourquoi des minorités parviennent tel parfois à empêcher d'autres personnes de travailler pourquoi y at il deux poids deux mesures je ne crois pas pourquoi pourquoi lutter vous contre les violences dans la rue et pas contre les violences à l'usiné de bonnes questions et du batteur soumises oui mais je le crois pas que l'on puisse dire cela monsieur vasseur le gouvernement respecte le droit de grève et entend faire respecter le droit au travail chaque fois qu'il y a eu des occupations d usines qui interdisait l'exercice du travail pour ceux qui ne voulaient pas faire grève le gouvernement a pris des dispositions qu'il fallait plusieurs exemples dans la région parisienne sont là pour en témoigner de même que nous avons condamné avec force tous ceux qui étaient séquestrations de cadres ou de chefs d'entreprise et la force publique à jouer elle a joué avec modération il faut parfois comprendre la colère de certains salariés mais l'ordre a été garanti et j'entends bien puisque j'ai la responsabilité du travail faire en sorte en effet que les principes qui fondent l'exercice du droit de grève et le droit au travail soient garantis en toutes circonstances c'est une vision optimiste que les choses je vous donnerai si vous ne voulez pas ici mais de nombreux exemples où dans un certain nombre de cas les violences n'ont pas été gentil toujours parler de cela non mais je donnerai des exemples si vous le voulez plusieurs régions de france y compris dans la région parisienne et notamment dans l'industrie automobile c'est vrai mon prédécesseur jean roux s'est exprimé là dessus avec une très grande fermeté et qu'en ce qui me concerne il en sera de même je suis pour le respect intransigeant du droit de grève et je voudrais bien que les entreprises les chefs d'entreprises engagent en temps utile le dialogue avec les organisations syndicales pour éviter tous les débordements mais je pense que le droit au travail doit être respecté et je me porte garant de son respect une dernière question monsieur bérégovoy est ce que la presse va l'enlever la rentrée sociale sera calme je l'espère c'est de l'expérience télé y est je l'espère et si je l'espère je le crois c'est de la qualité du dialogue social de ce que nous serons capables de nous et à l'intérieur de l'entreprise entre les syndicats et les organisations patronales en et les chefs d'entreprise que nous pourrons avoir la chance de garantir un climat social détendue j'observe qu'actuellement le climat social est bon cela veut dire que le rêve l'atlas et les années précédant la classe ouvrière fait preuve d'un esprit de responsabilité et il y a moins de jours de grève en ce moment qu'il y en a eu en 1976-1977 les plus de 80 ans mais en 1990 80 il peut arriver ici ou là notamment à cause des tensions sur l'emploi il y à des grèves je m'efforce de trouver avec laurent fabius ni dans l'industrie les chemins de la concertation mais ce que je veux surtout vous dire à cet égard c'est que le dialogue social c'est l'essentiel dans les circonstances où nous sommes n'est ce pas lorsque nous avons reconnu par les lois auroux de nouveaux droits d'expression aux travailleurs lorsque nous avons reconnu de nouvelles responsabilités aux ordinations syndicale c'est pour faire en sorte que le travailleur ne soit plus étranger dans son entreprise je sais bien que beaucoup de chefs d'entreprise discutait déjà avec leurs salariés d'autres avec un peu trop longtemps attendu et c'est de ce dialogue de cette négociation que j'attends beaucoup vous savez il ne faut pas que le travailleur sous est étranger aux conditions de travail cloud quand je suis entré dans la vie active on l'a dit tout à l'heure j'étais au chemin de fer j'accomplissais des tâches subalternes mais le travail pour moi c'était un moyen de libération c'était un moyen de promotion sociale aujourd'hui il nous faut parfois réconcilier le jeune avec le travail pourquoi parce qu'il ya des tâches répétitives parce qu'on comprend pas toujours la signification du travail parce qu'on se trouve un poste on ne sait pas ce qui se passe en un mot on ne sait pas ce qui se passe en aval et bien appartement où les travailleurs quand je dis travailleurs cela concerne ouvriers employés et cadres cas aussi souvent les cadres ne sont pas beaucoup plus responsable de leur travail que des ouvriers employés parce qu'eux aussi sont un rouage de la machine économique et bien quand on aura permis à l'ensemble des travailleurs de dire leur mot sur les conditions de travail de participer on aura un climat social qualité et on aura des entreprises avec une efficacité économique accrue c'est en tout cas dans cette direction qu'il faut aller bon alors albert du roy venir s'installer pendant ce temps là une question peut-être vp oui les téléspectateurs suivent bien il vous a entendu dire monsieur bérégovoy qu'il fallait acheter français et ils vous ont entendu parler des manifestations dans la rue et les téléspectateurs ont remarqué que les services de police sont équipés de voitures étrangères et de motos étrangères japonaises et allemandes alors est ce que le gouvernement ne doit pas donner l'exemple on nous fait remarquer aussi que air france achète des boeing alors que des airbus reste dans les hangars donc est ce que le gouvernement ne donne pas l'exemple on nous demande également monsieur bérégovoy si vous ressentez personnellement une baisse du pouvoir d'achat au niveau de votre salaire personnel ça c'est une question à laquelle monsieur mauroy n'avait pas répondu la dernière partie les réponses à ces questions en ce qui concerne les voitures et les motos elles ont dû être commandées avant que nous arrivions au pouvoir mais de toute façon j'en parlerai à gaston defferre mais je voudrais dire d'ailleurs à cet égard qu'il ne s'agit pas n'est ce pas que la france produisent tout ce dont elle a besoin et que nous fermions nos frontières aux produits étrangers il ne s'agit pas de cela du tout il s'agit simplement de prendre conscience de l'enjeu et comme le président de la république l'avait dit à qualité égale chaque fois qu'on le peut préférer un produit français autre formule souffler un peu plus humble je dis avec toute la force de la conviction mieux vaut acheter un produit français que d'avoir un chômeur de plus que ça ça parle c'est ainsi qu'il choisit en ce qui concerne mon traitement il faudrait que je retrouve cela je pourrais avoir pris cette note de là vous dire que le salaire des ministres a augmenté de 13% depuis le 1er mai 1981 ce qui veut dire qu'il a augmenté à peu près deux fois moins que la moyenne des salaires et les ministres sont assujetties comme les autres aux cotisations et s'il faut faire un effort de plus au nom de la solidarité je le recommanderais au conseil des ministres il ya un ministre gagne combien monsieur le ministre eh bien écoutez un ministre gagne tout déduit entre 28000 et 29,8 rend possible il y as je dois dire d'ailleurs beaucoup de responsables d'entreprises publiques et privées qui gagnent beaucoup plus qu'un ministre c'est pourquoi il faudra qu'un jour toutes ces choses soient mises sur la table quel est à votre avis les vents taille idéale de salaire dans un pays comme la france je parle salaire bien entendu parler de ce qui est comparable savez c'est à votre question est intéressante mais elle est difficile car il faut tenir compte de la peau alors je sais que par exemple pour ce qui me concerne les vingt-huit mille se ramène un peu moins de vingt mille francs une fois que j'ai payé l'impôt mensuel en fin de cet ordre là je ne pourrais pas vous le dire exactement donc on ne peut faire de comparaison que impôts déduits on avait donc parler d'échelle de revenus entre 1 et 6 ce 1,5 ce sont des ordres de grandeur qui me paraissent convenable après impôts la tonne albert d'euros mais je me avant d'aborder quelques nouveaux thèmes je voudrais revenir sur quelques unes des réponses que vous avez fait est que j'ai entendu comme tout le monde d'abord quand on a opposé devant vous des déclarations optimistes de pierre mauroy et de l'opération pessimiste de jean pierre chevènement vous avez dit je suis l'homme de la synthèse de savoir si c'est une boutade ou si c'est une réalité je préfère la synthèse à l'affrontement mais sans mettre en cause les principes auxquels je crois profondément si il m'arrivait un jour être en désaccord avec telle décision du gouvernement je donnerai ma démission mais je pense que aussi bien dans le parti socialiste lorsque j ai exercé des responsabilités aujourd'hui dans la vie publique il est bon de rapprocher les points de vue elle n'est jamais tout à fait sûr qu'on a complètement raison quand notre conscience vous le dit notre conviction profonde il faut aller jusqu'au bout de son raisonnement mais il faut être attentif à ce que disent les autres et le ministre de la solidarité qui a reçoit vous savez plus de 1000 lettres par jour qu'ils rencontrent quotidiennement des représentants d'organisations syndicales de représentants de parents handicapés par exemple qui rend compte les médecins les étudiants en médecine les internes je les ai eus beaucoup cherchent parfois purge souvent plutôt sa vérité au travers de ce dialogue et lorsque je peux dégager de différents points de vue une synthèse lorsque je peux arriver à un accord en général je suis satisfait et vous estimez actuellement être bien placée pour rassembler les points de vue par exemple au sein du parti socialiste entre le premier ministre et la politique de leur disons et l'ailé gauche du parti socialiste représenté par monsieur chevènement sûr je n'ai absolument pas à rapprocher les points de vue du premier ministre et ceux du parti socialiste je vous ai dit qu'il y avait une ligne politique gouvernementale fixé par le président de la république appliquée par le gouvernement sous l'autorité de pierre mauroy j'y souscris sans la moindre réserve en ce qui concerne le parti se dit je me suis déjà expliqué le parti socialiste débat c'est sa richesse il n'arrivera peut-être d'intervenir de parler à l'un ou à l'autre mais je n'ai pas à me mêler de cela n'empêche que moi j'ai interprété votre réponse le parti socialiste tout à l'heure quand vous avez dit que les socialistes vous avez donnez vos conseils que les socialistes sachent se rassembler au prochain congrès moi j'ai compris vous souhaitez vous militants socialistes ce qu'on appelle une motion de synthèse que tout le monde se retrouve sur le même texte quand vous avez ajouté derrière c'était votre troisième conseil qu'ils nous aident à préparer l'an 2000 moi j'ai compris et qui se préoccupe un peu moins de nous critiquer aujourd'hui absolument pas absolument j'ai dit que je souhaitais que lionel jospin qui est le premier secrétaire du parti socialiste puisse rassembler fédérer autour de lui les différents courants du parti socialiste et je suis convaincu que lionel jospin réussira en tout cas c'est le voeu que je forme quant aux socialistes aujourd'hui il joue un rôle important lorsqu'il nous alerte sur tel ou tel point de la politique gouvernementale lorsqu'ils nous disent à illies à cet aspect des choses qu'il faut prendre en considération lorsque je réfléchis à un avenir de la sécurité sociale lorsque j'évoque les problèmes de l'assurance chômage j'en discute avec les parlementaires socialistes les parlementaires communistes les parlementaires de la majorité et également avec des responsables socialistes il est bon de les entendre et le parti socialiste a aussi un rôle de pédagogique il a un rôle de rassembleur des socialistes et des français ils ne ne renvoie pas le parti socialiste à des travaux sur l'an 2000 je souhaite qu'ils aident le gouvernement dans la bataille que celui ci a engagé mais je souhaite aussi qu'il anime une réflexion un peu plus long terme personnellement je suis très préoccupé par le modèle de société que nous avons inventé le dit tout à l'heure je n'ai pas y revenir je crois en effet que le progrès technique nous interpelle et voyez vous ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est les années qui viennent plus que l'immédiat là il s'agit pendez les énergies et il faut le faire naturellement avec beaucoup de courage mais les années qui viennent sur le plan mondial comme sur le plan français sont assez redoutable et il faut que nous soyons capables d'imaginer de nouveaux rapports sociaux ça ça concerne notre pays d'imaginer de nouveaux rapports internationaux par exemple la situation des pays en voie de développement nous interpelle et le développement de la crise monétaire est aujourd'hui en train de compromettre l'avenir de ces pays des milliards d'hommes risque d'être en difficulté croissante si nous ne mettons pas un peu d'ordre dans le système monétaire mondial voilà une question décisive pour l'avenir d'humanité avant je fais une petite parenthèse qu'est ce que vous pensez de la phrase de jean poperen de ce qu'il a écrit dans le dernier numéro de son journal synthèse flash qui s'inscrit bien évidemment de la préparation de ce congrès dont nous avons parlé tout à l'heure et qui aura lieu en octobre seulement d'ailleurs on dit toujours à la veille du congrès c'est en octobre la phase ii poperen la suivante le fil conducteur de la politique aujourd'hui comme hier c'est l'affrontement des classes et il précise que le ps s'il veut rester au pouvoir doit effectivement faire la politique correspond aux intérêts des gens qui votent pour lui que pensez vous de cette analyse là les gens ce que vous faites est ce que vous êtes au pouvoir pour faire la politique du front de classe afin de la partie centrale du front de classe il vous ellie ou une politique correspondant à un intérêt général qui tentait que ce mot existe à notre époque je vous répondrais sur ce point précis il faut que l'intérêt général l'emporté toujours sur les intérêts privés et aujourd'hui nous constatons à quel point la somme des intérêts catégoriels s'opposent souvent à ce qu'il ya intérêt général de la france et les françaises et les français mais qu'est ce que dit finalement jean poperen il dit la lutte des classes a été le moteur de l'histoire et il constate qu'elle existe encore et en effet il y a des classes sociales antagonistes pour marquerez d'ailleurs qu'un récent sondage rappelle que les français considèrent qu'ils appartiennent à une classe de gens peu près ne demande pas que l'affrontement de classe deviennent explosif il faut par conséquent trouver un dialogue entre les classes sociales qui s'opposent jean poperen a été un des premiers à parler d'un compromis en un compromis social entre le gouvernement et le patronat pris comme une entité je pense qu'il a raison de dire ça oui mais à propos du patronat il ya aussi d'autres propos d'une autre nature je parle de ce qu'il a dit et je voudrais dire qu'il avait crié que quand ce qui nous concerne nous le gouvernement nous souhaitons mais j'ai passé déjà beaucoup de minutes à le dire nous souhaitons qu'il puisse y avoir entre les organisations syndicales ouvrières et patronales un vrai dialogue et que l'on retrouve le chemin des compromis qui sont nécessaires et le gouvernement a le souci de rassembler non seulement celles et ceux qui ont voté pour lui mais celles et ceux des français qui aujourd'hui prenant conscience des enjeux et en dehors de tout esprit partisan accepte de jouer les chances de la france je vais devoir vous présenter comme un homme de dialogue et même un homme de compromis vous sentez vous prétendez assurer le maximum le dialogue la recherche de compromis pourtant dans ce sondage ce que vous citez tout à l'heure ce sondage révélait aussi qu'une bonne majorité de français considéraient que les français étaient moins unis depuis mai 81 qu'est ce que ça vous fait avoue l'homme de dialogue et du compromis que je ne crois pas que cela soit vrai j'ai constaté dans ce dernier sondage il faudra sans doute que nous vérifions que l'unique pendant qu'elle semble je vous parle de noël sofres l'explosion mais que l'unité les françaises étaient plus fortes sous françois mitterrand que ce monsieur giscard d'estaing que l'aptitude de françois mitterrand rassembler les français était plus grande que c'est marrant mais le constat global c'était que la vie des français c'était moins unis eh bien ça veut dire que nous nous reste travail à faire pour rassembler les français et le langage que je tien et celui là vous et je voudrais tout de même dire deux ou trois choses cet égard quand l'opposition critique avec sans retenue le gouvernement quand monsieur l'abbé demande la démission de françois mitterrand en oubliant que les institutions ça existe en oubliant que les institutions doivent être respectées il concourt à la division des français se retrouvent un peu isolé insolence et oui je ne méconnais pas que monsieur chirac le désavoue or là je peux m'interroger l'âme simone veil non parlons d'abord de monsieur chirac ou bien monsieur l'abbé monsieur chirac se partagent les rôles ou bien ils sont en contradiction sur un point important et il sera intéressant que nous connaissions la vérité madame die par contre effectivement qui ne ménage pas ses critiques à l'égard de la politique gouvernement talent encore qu'elle mettait pas renier en quelques circonstances car elle a été là où je suis elle connaît les difficultés de l'entreprise est à peu près même chose que vous elle elle dit par conséquent qu'il ne faut pas remettre en cause le processus démocratique normal ceux qui tiennent ce langage de guerre civile qui appelle au soutien des manifestations les plus violentes concours à la division des français nous ne suivrons pas sur ce terrain justement interrogé sur les manifestations tout à l'heure on vous demandait alain duhamel vous demandez est ce que l'extrême droite où l'opposition sont derrière vous avez répondu pour les étudiants je pense que c'est l'extrême droite alors pour les autres les médecins par exemple l'opposition il a joué un rôle actif dans l'opposition à appeler en effet au soutien de la grève des médecins et des internes et chefs de clinique et à la grève des étudiants au dire que après tout elle est sans doute considère tel dans son rôle d'opposition mais quand on est confronté à un problème comme celui de la santé on n'a pas le droit de jouer avec le feu voyez vous je voudrais m'attarder un instant sur ce point si vous le permettez les difficultés que nous avons rencontrées dans la médecine dans les les chu les centres hospitaliers universitaires viennent de loin savez vous qu'il y avait en 1950 trente mille médecins en 1970 soixante mille médecins actuellement 120 milles et à l'horizon de 1990 150 voire 160 milles cela veut dire que on a laissé entrer dans le les études de médecine beaucoup de jeunes et nous ne pouvons rien faire car le mouvement disons descendants n'a commencé que voici deux ans et la plupart des ceux qui ont exercé les fonctions d'abord et des grands noms de la médecine nous on dit depuis plusieurs années ont dit au gouvernement précédent il y a là un vrai problème voulez vous y consacrer vos réflexions et vos efforts ajoutez à cela que les français dépensent de plus en plus pour leur santé chaque français dépensent actuellement 5300 francs par an en moyenne naturellement pour sa santé ajoutez y le développement technique les équipements qui sont de plus en plus coûteux et qu'il faut remplacer souvent parions le scanner aujourd'hui est une invention révolutionnaire que beaucoup de dons beaucoup d'hôpitaux sont vont avoir et puis dans quelques années il faudra remplacer ça parce qu'on appelle la médecine nucléaire et après d'autres progrès technique donc semaine vont donc un problème grave et délicat et je comprends que les étudiants d'une part que les médecins d'autre part que les internes et chefs de clinique s'interroge ce que j'ai rencontrés ils m'ont souvent interpellé avec énergie mais en même temps avec un certain sentiment d'angoissé ils ont dû manifesté avec violence et je la grève et je vais entendu non ils ont dû en effet nous saisir de leurs problèmes mais ces problèmes il les portaient en eux depuis plusieurs années et nous avons ouvert la discussion et j'ai constaté grâce d'abord aux efforts que nous avions accompli alain savary edmond hervé et moi et ensuite grâce à l'intervention décisive des médiateurs nous avons pu trouver une solution et nous sommes en train de en passe de trouver une solution pour les étudiants en médecine c'est pourquoi je crois aux vertus du dialogue je voulais surtout faire comprendre aux françaises et aux français que nous sommes là devant un problème de société qu'il n'est pas question question de mettre en cause le droit à la santé mais qu'il faut tenir compte aujourd'hui du fait que la durée de vie s'allonge que le progrès technique est là et que la démographie médicale a fait naître dans les professions de la médecine une inquiétude qu'il me faut naturellement prendre à l' approche des élections anglaises on parle souvent dans la presse en ce moment de l'exemple anglais on entend par là qu en angleterre sous le gouvernement travailliste à quelques années le resserrement des revenus a provoqué une grande désillusion chez les cadres chez les chercheurs j'ai les gens kiki qui amorce le processus industriel beaucoup sont partis à l'étranger beaucoup se sont démobilisés les ressorts dynamique se sont cassés est ce que vous ne craignez pas que la recherche du ce qu'on appelle la justice sociale plus grande égalité sociale en france n'aboutisse ou même résultat qui on l'a vu après en angleterre était catastrophique oui vous voulez opposer notre volonté de réduction des inégalités aux conséquences qui a pu connaître la grande bretagne donc pas tellement ça il ya aussi le natif du de jean fourastié dans le point cette semaine qui explique bien que égalité justice oui ce n'est pas toujours la même chose j'ai bien compris je voulais si vous voulez faire un petit raisonnement lorsque nous parlons de la réduction des inégalités nous parlons naturellement de la réduction des inégalités face à la distribution du revenu nous parlons de deux autres formes d'inégalités qui sont également très grave l'inégalité devant l'accès au savoir devant l'accès aux connaissances devant l'ouverture à la culture et c'est un des points très importants pour le gouvernement vous avez tout à l'heure entendu ce qu'a été ma carrière comme l'on dit je sais ce dont je parle c'est pas toujours facile d'apprendre à 30 35 40 ans et il est bon dès le plus jeune âge et dès l'adolescence d'être mis en mesure d'acquérir les connaissances disons les plus importantes il ya sur ce plan-là dire une réflexion peut-être un peu plus profonde je préfère pour ma part des têtes bien faites elle était trop plein cela ça nous pose deux problèmes disons de la réforme de l'éducation actuellement en cours de réflexion et ce qui est admis à l'occasion du troisième forme de d'illégalité les inégalités devant l'exercice du pouvoir et là c'est très important c'est pourquoi nous avons fait la décentralisation c'est pourquoi nous avons ouvert les entreprises la démo ainsi il faut que devant le pouvoir le shaq française chaque français puisse se sentir associés aux décisions avoir la possibilité de contrôler les décisions alors j'en viens maintenant après avoir peut-être usé d'un trop long préambule à la question vous nous posez lorsque nous voulons réduire les inégalités il ne s'agit pas d'opérer un événement il faut qu'il y ait des différences de revenus en fonction de la qualité du travail rendu ce les différences de patrimoine me choque souvent surtout quand elles sont héréditaires mais que l'on reconnaisse à chacun ses mérites et qu'ils soient normalement rétribuer me paraît légitime nous ne sommes pas partisans d'une société de nivellement et c'est la raison pour laquelle lorsque j'observe aujourd'hui la progression du smic qui ne se retrouvent pas toujours sur les salaires des ouvriers professionnels ou voir spécialisés de qualité je me dis qu'il ya là une vraie question dont j'ai d'ailleurs parlé déjà avec les responsables des organisations syndicales nous allons battre et monsieur maïs maintenant aux questions d evp parce que je crois que les téléspectateurs commencent à piaffer parce que si c'est le deuxième anniversaire de l'arrivée de la gauche au pouvoir c'est le troisième anniversaire ce soir de la mort de bob marley et que nous ne pouvons pas rendre l'antenne trop tard philippe harrouard bon beaucoup de questions monsieur le ministre et des questions très précises et très concrètes pourriez vous nous assurez solennellement qu'il n'y aura pas de quatrième d'évaluation comme le film monsieur mauroy avant la troisième le gouvernement fera tout et je ferai tout là où je suis pour qu'il n'y ait pas de quatrième des dévaluations cela dépend du gouvernement mais cela dépend aussi des françaises et des français aidez nous à gagner la bataille de l'inflation aider nous-mêmes à faire en sorte que les prix augmentent de -2 8% et aidez nous à gagner la bataille du commerce extérieur et la crise monétaire ne se reproduira pas autre question le 1er avril une taxe d alcool est entrée en vigueur sur les alcools de plus de 25 2 or on sait que l'alcoolisme en france réside principalement par l'absorption de boissons d'un degré inférieur alors sur le sujet très controversé sais pas si les téléspectateurs souhaite que nous taxons la bière avec l'hôte action le vin on peut retenir cette suggestion pour un examen ultérieur devant le parlement mais les rapports les plus savants ont démontré tout de même que c'était d'usagé des boissons titrant plus de 25° tels que apéritifs anisés whisky et vodka qui entraînait les conséquences les plus graves de toute façon la taxe mais voudrait dire aussi aux téléspectateurs que la taxe est un moyen de dissuasion mais comme dans le même temps le gouvernement a engagé une action de d'information et qui vise à prévenir effectivement je suis favorable à une consommation modérée de tous les alcools du vin et de la bière ce qui n'interdit pas d'ailleurs d'en user de temps en temps ce que je fais généralement avec plaisir autre question pourquoi la france at-elle été obligés d'emprunter 30 milliards à la cee au lieu d emprunter à une banque internationale la solidarité européenne doit jouer il s'agit et d'un emprunt à long terme les conditions dans lesquelles cet emprunt a été souscrit ont été exposés par jacques delors mais cet emprunt est relié avec les besoins de financement que nous connaissons à cause de notre déficit du commerce extérieur et j'en reviens par conséquent à l'essentiel de la bataille ont déjà parlé 1 la question d'un fonctionnaire je ne sais pas s'il dépend de votre ministère mais la question va peut-être vous surprendre pourquoi vous comportez vous toujours comme un super ministre essayez-vous d'accaparer des attributions ne relevant pas de votre ministère alors que vous avez déjà de sérieuses à faire à résoudre je ne me comporte pas comme un super ministre est en tout cas ni comme un super ministre ni comme un vice premier ministre on m'a confié la responsabilité des affaires sociales et je suis aidé dans cette tâche par plusieurs secrétaires d'état et par un ministre délégué je n'ai pas pour habitude de faire le travail des autres je suis très bien là où je suis je permets de préciser quelque chose d'ailleurs puisque la question avait été évoquée tout à l'heure au début de cette émission là où je suis je ne pense pas du tout à ma carrière je n'ai jamais programmé ma carrière j'essaie de faire bien ce que j'ai à faire et si je peut mériter un jour la reconnaissance des français pour avoir mené à bien le dialogue social gens seraient grandement récompensés et celle de françois mitterrand d'ailleurs philippe harrouard oui monsieur le ministre à l'heure vous avez parlé donc de l'agitation sociale en france les manifestations on nous a souvent posé la question croyez vous à un mais 80 3 qui serait un mai 68 à l'envers et on nous demande même est ce qu'il y a une possibilité de chilly nisation je suppose que c'est que la france devienne chillida ndfs qu'il ya risque de convergence entre les mécontentements actuelle je ne crois pas à cette hypothèse je n'y crois absolument pas le gouvernement a la volonté premier il a rappelé aujourd'hui de maintenir leur public et puis beaucoup de revendications sont totalement contradictoires par exemple les agriculteurs ils manifestent aujourd'hui pour obtenir un niveau de prix tu es sans cesse discute à bruxelles et un marc dozier ils soutiennent l'action de michel rocard qui se bat en effet pour obtenir un niveau de prix décent alors lorsqu'il y à d'autres manifestations je ne crois pas qu'elle met en cause l'exercice du pouvoir ni la nature démocratique de nos institutions j'observe tout de même quelque chose c'est qu'il me semble lorsqu'il s'agit par exemple de telle ou telle manifestation intéressant des commerçants que les gros ont généralement tendance à s'abriter derrière des petits or je suis partisan d' ouvrir la discussion sur toutes les questions qui sont posées mais il ne faut pas confondre il ya des revendications légitimes exprimées par les petits commerçants qui voient effectivement la transformation des structures de la distribution avec un peu d'inquiétude et puis il y en a qui ne se porte pas mal donc vous croyez pas au complot politique au liban voire une dernière question aurait coûté il y en avait beaucoup de dernière question mais peut-être celle ci qui est une femme retraitée de 75 ans qui a compris en tout cas les choses ainsi vous dites que tout va bien monsieur le ministre vous êtes content faites-vous le marché oui je fais le marché avec ma femme disons que c'est elle qui fait le marché elle me dit d'ailleurs qu'il ya tel ou tel prix qui augmentent moi je me contente souvent de porter les paquets mais je n'ai pas dit que tout allait bien peut-être que j'ai naturel optimiste et que je pense toujours qu'avec de la volonté on peut résoudre les difficultés on me prête cette formule quand on veut on peut mais je ne mésestime pas du tout la gravité des problèmes auxquels la france est confrontée je voudrais simplement dire à cette personne que je compte aussi sur elle pour que la france gagne la partie et je compte aussi ainsi que le gouvernement s comme l'a rappelé à plusieurs reprises françois mitterrand sur la jeunesse pierre mendès france avait l'habitude de dire chaque fois que dans notre histoire les forces de la jeunesse les forces du travail les forces de l'intelligence les créateurs se sont rassemblés chaque fois la france a surmonté les difficultés et a pu reprendre sa marche en avant c'est de cela qu'il s'agit en ce moment et ne sous-estime en absolument pas la gravité des difficultés auxquelles la france est confrontée j'assume je souhaite que les français soient capables de se rassembler autour du président de la république pour francs scheer la passe difficile que nous connaissons bien c'était l'heure de vérité de pierre bérégovoy prochain rendez vous dans quatre semaines bonsoir

1:18:48
Non speech

[Musique]