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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 10 avril 2019 37 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsNumérique

Compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 10 avril 2019

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 54 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Préconisations de l'OCDE sur les niches fiscales (loi Pinel) ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Procédure contre la privatisation ADP : avis du gouvernement ?

  • 14:00OuverteÉludée

    Nouvel engagement européen du président ?

  • 16:00OuverteÉludée

    Précisions sur l'intervention du président ?

  • 18:00OuverteRéponse partielle

    Signification de "renouvellement du projet national" ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pistes de sortie du grand débat évoquées en Conseil ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-S. Ndiaye : Bonjour à tous. Merci d'être si nombreux.

Donc, je vous retrouve pour ce nouveau compte rendu du Conseil des ministres. Je répondrai, évidemment, comme à l'accoutumée, à vos questions ensuite. L'ordre du jour du Conseil des ministres de ce matin s'est articulé principalement autour de la présentation du projet de loi de réforme de la loi Bichet, qui porte sur les modalités de distribution de la presse et sur la présentation du programme de stabilité et du programme national de réforme.

Peut-être commencer par vous rapporter ce que le président de la République a eu l'occasion de dire en introduction de ce Conseil des ministres. Il s'est essentiellement exprimé sur le grand débat national. Il a donc rappelé que la semaine que nous sommes en train de vivre est marquée par une nouvelle page du grand débat national.

Celle à la fois de la restitution des résultats, ce qui a été réalisé autour du Premier ministre lundi dernier, et, évidemment, celle du diagnostic. Il a eu l'occasion, à nouveau, de souligner le succès du grand débat national, avec une participation massive des Français, ce qui, pour lui, témoigne de l'engagement, de leur volonté d'engagement dans nos processus démocratiques. Le président de la République s'est également félicité de ce que notre démocratie pouvait, à travers ce grand débat, avoir montré un visage apaisé, certes moins spectaculaire que les images des samedis de casse, mais un visage à la fois digne et respectueux.

Le président de la République a également indiqué que, pour lui, ce débat, qui ne peut pas se réduire à une forme de sondage grandeur nature, puisque les Français ont pris le temps, sous des formes très diverses, que ce soit dans les réunions d'initiative locale, que ce soit à travers la plateforme informatique du grand débat, que ce soit à travers les cahiers de doléances qui ont été mis à disposition dans près de la moitié des communes de France. Ils ont pris le temps, à travers ce débat, de parler et d'exprimer ce qui était leur volonté, d'exprimer ce qui était leurs difficultés. Il a également rappelé que...

Il a également rappelé, finalement, ce qu'était, pour lui, les éléments majeurs qui ressortaient de l'expression des participants à ce Grand débat national. Evidemment, le sujet de la justice fiscale, qui ne doit, cependant, pas, pour lui, occulter, à la fois l'attachement qui a été montré par nos concitoyens au traitement du problème de l'urgence climatique, pas plus qu'il ne doit occulter l'exigence démocratique très forte dont nos concitoyens ont fait état à travers ce grand débat. Exigence démocratique qui se traduit à la fois par une volonté de plus grande transparence dans l'utilisation des deniers publics, une volonté d'exemplarité de la part des élus à tous les étages, parfois même...

Et d'ailleurs le Premier ministre a eu l'occasion, également, de le rappeler, une forme de défiance très forte envers celles et ceux qui représentent les Français. Le président de la République a, enfin, rappelé que, dans les éléments qui ressortaient de ce grand débat, la nécessité d'une plus grande proximité du service public, en particulier en matière d'éducation et de santé s'était faite jour. Il a indiqué qu'une réponse serait apportée à son niveau dans les prochains jours, à la sortie de ce grand débat national et que cette réponse s'intégrerait naturellement dans le renouvellement du cadre de notre projet national et de notre projet européen.

Voilà ce que je pouvais vous dire sur ce que le président de la République a eu l'occasion d'indiquer en introduction de ce Conseil des ministres. La parole a ensuite été prise par le ministre de la Culture, Frank Riester, qui a eu ainsi l'occasion de présenter un projet de loi visant à adapter la fameuse loi Bichet du 2 avril 1947 relative à la modernisation de la distribution de la presse. Vous le savez toutes, vous êtes vous-même journalistes dans différents médias, Vous le savez tous, l'Etat a, ces dernières années, très largement accompagné les éditeurs de presse et, en particulier, la coopérative Presstalis, compte tenu des difficultés récurrentes que le secteur a connues.

Dans la continuité de l'action menée précédemment, nous avons eu à coeur, à travers ce projet de loi, de moderniser le système de distribution de la presse qui prévalait depuis 1947. Nous entendons donc, à travers ce projet de loi, à la fois renforcer les fondamentaux qui organisent ce système et garantir ainsi le pluralisme de la presse. Peut-être un rappel historique de ce qui a permis de garantir la loi Bichet au sortir de la guerre.

Dans ce contexte d'après-guerre, la loi Bichet avait permis d'organiser la pluralité de l'information et l'égalité entre les éditeurs. Le système de diffusion mis en place à l'époque, dans le cadre de cette loi, n'est aujourd'hui, de toute évidence, plus adapté à ce que sont les enjeux d'un secteur bouleversé par les évolutions du numérique. En témoignent, d'ailleurs, c'est ce que je vous disais à l'instant, les difficultés répétées qu'a connues le secteur.

Difficultés qui ont amené l'Etat, d'ailleurs, à soutenir de manière très importante Presstalis, notamment au début de l'année 2018, aux côtés des éditeurs de presse, évidemment, qui en sont les actionnaires indirects, par un prêt de 90 millions d'euros et adossé à un plan de redressement. L'objectif du projet de loi qui a été présenté par le ministre de la Culture, Franck Riester, est de chercher une solution qui soit durable. Il va sans dire que la recherche de cette solution durable s'appuiera toujours sur l'impératif de garantie du pluralisme qui a présidé à la conception de la loi en 1947.

Le projet de réforme aujourd'hui, poursuit plusieurs objectifs. En 1er lieu, il réaffirme, bien entendu, les principes démocratiques de la loi Bichet. A la fois la liberté de distribution, mais également la neutralité de cette distribution.

Pour assurer la distribution de leurs titres, les éditeurs de presse devront donc toujours être constitués en coopérative, système auquel nous sommes particulièrement attachés. En 2e lieu, le projet de loi unifie et renforce la régulation du secteur en confiant cette régulation à un acteur unique, là où il y en avait 2 précédemment, l'Arcep, les organes précédemment existants étant supprimés. En 3e lieu, le projet de réforme de la loi Bichet vise à donner aux marchands de journaux un plus grand contrôle sur les types de publications qu'ils sont amenés à recevoir afin de limiter les invendus, qui, aujourd'hui, s'élèvent à quasiment la moitié, si ce n'est, d'ailleurs, un peu plus, je crois que le chiffre est de 51%, des journaux qu'ils reçoivent.

Il s'entend, évidemment, que ceci s'opérera à l'exception de la presse d'information politique et générale. Pour finir, et je crois que c'est un élément majeur de ce projet de loi parce qu'il permet, en fait, une adaptation à ce qu'est l'évolution du secteur, il étend à la diffusion numérique de la presse cette garantie de pluralisme à laquelle nous sommes extrêmement attachés en donnant aux éditeurs de titres d'information politique et générale un droit d'accès aux kiosques numériques. Autrement dit, là où vous avez aujourd'hui un certain nombre de kiosques numériques qui sont accessibles sur vos téléphones portables ou sur votre ordinateur, les propriétaires de ces kiosques numériques auront désormais l'obligation de diffuser l'ensemble des titres de la presse d'information politique et générale en particulier.

Cette réforme s'inscrit, je souhaitais le rappeler et c'est ce que le ministre a eu l'occasion de dire au cours de son intervention au Conseil des ministres, elle s'inscrit dans un contexte particulier. D'abord celui de la transposition de la directive sur le droit d'auteur qui interviendra par un dépôt de projet de loi au Parlement au mois de mai et également dans le cadre d'une réflexion plus vaste sur le plan de filière auquel Bruno Le Maire, le ministre de de l'Economie et des Finances, et Franck Riester, le ministre de la Culture, vont travailler avec les acteurs du secteur. La ministre des Outre-mer a complété cette présentation en soulignant la nécessité d'avoir un travail spécifique et garantir, également, pour la presse ultramarine, cette pluralité de diffusion.

Si je devais conclure en reprenant les mots de Franck Riester, ce projet de loi garantit la continuité de la distribution de la presse en laissant, par ailleurs, aux 2 principales messageries, que sont à la fois Presstalis et MLP, un temps d'adaptation avant d'autoriser de nouvelles sociétés à intégrer le système. L'ouverture du marché n'intervenant, en effet, au plus tard au 1er janvier 2023. Voilà ce que je pouvais vous indiquer concernant la présentation qu'a faite le ministre de la Culture sur cette réforme de la loi Bichet.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, ainsi que le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gerald Darmanin, ont ensuite présenté conjointement une communication sur le programme de stabilité et le programme national de réforme. Cette présentation intervient dans des délais qui nous sont imposés, vous le savez, avec une présentation devant le Parlement français et un envoi à la Commission européenne, qui doit intervenir avant le 30 avril. La présentation du programme national de réforme et en particulier du programme de stabilité ne tient évidemment pas compte de ce que seront les points de sortie du grand débat.

Mais de la souplesse a été donnée de manière à ce que les décisions qui seront prises à l'issue de cette phase de diagnostic puissent être intégrées et répondre aux impératifs de notre trajectoire. Dans sa présentation, le ministre de l'Economie et des Finances s'est attaché à rappeler que la politique menée depuis 2 ans commençait à porter ses fruits. Il a cité à titre d'exemple une croissance de 1,4% qui s'établit à un chiffre qui est supérieur à la moyenne de la zone euro.

Il a évidemment cité le demi-million d'emplois qui avaient été créés depuis 2017, regretté un taux de chômage qui reste élevé, mais qui, néanmoins, est le plus bas que notre pays ait connu depuis l'année 2009. Il a également souligné le fait que nous avions réussi à réduire fortement nos déficits avec un retour durable sous la barre des 3%. Le déficit public s'établit, en effet, en 2018 à 2,5%, qui est le taux le plus bas que nous ayons connu également depuis 2006.

Et, pour rappel, il s'établissait à 2,8% en 2017 et à 3,5% en 2016. La prévision pour 2019, vous le savez, a été établie à 2,1%, hors événement particulier que représente le CICE. Et nous avons déjà eu, d'ailleurs, l'occasion d'en discuter.

Le ministre de l'Economie a également rappelé que l'objectif de baisse des impôts se poursuivait, avec notamment la disparition progressive de la taxe d'habitation. Au-delà de ces résultats qui sont extrêmement encourageants, il a également rappelé que notre dette restait trop élevée, elle tangente aujourd'hui les 100%. Et il a également souligné que le volume global de travail, donc notre capacité collective à produire de la richesse, demeurait trop faible du fait de la conjonction de plusieurs éléments.

A la fois une entrée tardive sur le marché du travail pour notre jeunesse, également une sortie précoce pour nos seniors et un taux de chômage, dont je vous le disais, il estime qu'il reste trop élevé. Le programme national de réforme qu'il a présenté au cours de son intervention repose sur 4 axes. A la fois l'accès à l'emploi et la revalorisation du travail, qui constituent toujours des priorités à la fois par la réforme du marché du travail et par la réduction des charges, par la revalorisation des revenus d'activité et la modernisation de notre système d'assurance chômage et de retraite.

Les mesures d'urgence économique et sociale, qui ont été adoptées à la fin de l'année 2018, contribuent à cet accès à l'emploi et à cette revalorisation du travail en permettant que le travail paye plus. Le 2e axe de ce programme national de réforme vise à libérer le plein potentiel de l'économie française en simplifiant les normes qui sont applicables aux entreprises, en réduisant la fiscalité pour soutenir l'investissement et l'innovation et en créant un environnement attractif pour les entreprises afin de favoriser leur compétitivité. La transition écologique, qui permet l'accompagnement des citoyens dans cette transition... en accompagnant, pardon, les citoyens dans cette transition, est un axe fort de ce programme national de réforme, de même que la transformation de l'Etat, qui devra nous permettre de renforcer son efficience et contribuer également au redressement des finances publiques.

En complément de l'intervention de Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a rappelé que ce 2e programme de stabilité qui était présenté par le gouvernement était également marqué par les bons résultats obtenus pour notre gestion en 2018. Quels sont ces résultats? Je me permets de vous le rappeler, j'ai déjà indiqué un déficit en 2018 qui s'établit à 2,5% en dessous de cette fameuse barre des 3%, mais il a également mis en valeur la décrue de la dépense publique de 0,3% en volume en 2018, décrue qui s'avère inédite.

Il a également souligné que cet effort de gestion et cet effort de baisse de la dépense publique reposaient sur l'action conjointe de l'ensemble des acteurs de la dépense publique, qui ont contribué à cette gestion maîtrisée, aussi bien l'Etat et ses opérateurs que les administrations de Sécurité sociale, avec le respect des objectifs de dépenses de l'ONDAM, ainsi que les collectivités locales à travers le succès de la contractualisation. Le ministre a, enfin, rappelé que les défis restaient nombreux, et il a en particulier cité celui de notre déficit qui, s'établissant à 2,1% hors CICE, reste malgré tout 4 fois supérieur à celui de nos voisins de la zone euro. Voilà en résumé ce que je pouvais vous dire sur ce Conseil des ministres, et je suis désormais prête à répondre à vos questions. -Bonjour.

Jeff Wittenberg...

Je ne sais pas si ça marche. J'ai une question sur les préconisations de l'OCDE concernant les niches fiscales. Il semblerait que cet organisme préconise que la France les abandonne, en tout cas certaines, notamment celles sur l'immobilier, comme la loi Pinel, qu'en est-il?

Est-ce que le gouvernement veut agir dans ce domaine? Merci beaucoup. -S.

Ndiaye: Je veux d'abord souligner que ce rapport de l'OCDE que vous citez a confirmé, finalement, ce que je viens de vous dire. L'impact positif de l'ensemble des réformes structurelles que nous avons menées sur le niveau de vie des Français. Il y a un chiffre qui me semble important à noter et à rappeler, c'est que, d'après ce rapport, l'ensemble de ces réformes conduirait à une hausse du PIB par habitant de 3,2 points en 10 ans.

Les bonnes nouvelles ne sont pas toujours évidentes, et donc, il convient, je crois, de pouvoir les noter. Le rapport de l'OCDE indique également que les mesures d'allégement fiscal, parmi lesquelles la transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, ainsi que la baisse de 20 milliards d'euros de cotisations salariales permettaient de rehausser le PIB par habitant de près de 1,5 point. Donc, il faut toujours souligner les bonnes nouvelles, et je ne m'en prive pas là.

Le rapport de l'OCDE pointe également un certain nombre de dysfonctionnements, pointe également un certain nombre de regrets sur la situation économique de notre pays, et dans les propositions qu'il fait, il évoque le sujet sur lequel vous m'interrogez, celui de la suppression des niches fiscales. Le grand débat l'a montré, le sujet de l'équité et de la justice fiscale est un sujet majeur pour tous les participants à ce grand débat. Son importance, nous l'avons évidemment entendue.

Il est du rôle de l'OCDE de poser, de participer en quelque sorte à la réflexion qui émerge à l'issue de ce grand débat, ça coïncide bien. J'aurais peut-être la facilité de vous renvoyer à ce que seront les annonces du président de la République dans quelques jours, à l'issue de ce grand débat, pour apporter une réponse sur ce sujet des niches fiscales. -Ca veut dire qu'elle pourrait aller dans le sens préconisé par l'OCDE sur les niches fiscales? -S.

Ndiaye: Ce que je vous dis, je vous renvoie également aux déclarations précédentes du ministre de l'Economie, pardon, de Gérald Darmanin, qui s'était également exprimé sur ce sujet, au stade où nous en sommes, qui est un stade de diagnostic à l'issue de la restitution des débats, je ne peux que vous renvoyer vers ce que le président de la République aura l'occasion d'annoncer dans les jours qui viennent, y compris en matière de fiscalité. -Bonjour. Elizabeth Pineau, de l'agence Reuters.

Une procédure est engagée par l'opposition concernant la privatisation des Aéroports de Paris. Une procédure sans précédent qui passe maintenant par le Conseil constitutionnel, puis une validation par plus de 4,5 millions de Français. Que pensez-vous de cette procédure sans précédent, qui ressemble quand même à une fronde contre une mesure phare de la loi PACTE défendue par le gouvernement?

Certains parlent de coup politique, ce matin. Est-ce que cette procédure pourrait tout simplement aller à son terme? Qu'en pensez-vous? -S.

Ndiaye: Alors, j'aurais tendance à vous dire qu'il en va ainsi de la démocratie que l'opposition s'oppose. Le sujet que vous évoquez, celui de la privatisation d'Aéroports de Paris, est un sujet qui a fait l'objet de très, très longues discussions, de très longs débats au Parlement, à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et nous arrivons maintenant, et, d'ailleurs, nous espérons fortement que l'adoption de la loi PACTE, à laquelle est adossée... dans laquelle intervient la privatisation d'ADP, sera adoptée à une large majorité jeudi.

Nous sommes évidemment respectueux des procédures parlementaires et des outils démocratiques. Il est normal qu'ils soient utilisés par l'opposition, quand bien même elle est constituée des attelages les plus baroques, permettez-moi de le souligner ici. Il appartiendra ensuite au Conseil constitutionnel de se prononcer sur la recevabilité de cette proposition de referendum, et c'est dans ce cadre-là que je serai amenée, éventuellement, à commenter plus avant les choses, mais c'est aujourd'hui un peu prématuré de le faire, sur la procédure elle-même.

Oui? Alors, pardon, il y a une question derrière vous, madame. -Bonjour.

Guillemette Halard, pour CNews. Le président a écrit une lettre aux Européens il y a quelques mois, est-ce qu'il faut s'attendre à une autre forme d'engagement de sa part prochainement? -S.

Ndiaye : Alors, il ne m'appartient pas à moi, qui ne suis plus conseillère du président de la République, de vous dire quelles sont ses intentions quand il s'agit de son expression personnelle, donc, je vous renverrai au service de presse de l'Elysée en la matière. Je crois qu'il y a une question qui était là, au milieu. -N.Gandillot: Noé Gandillot pour TF1 et LCI.

Vous avez dit un mot rapide dans votre propos liminaire, mais est-ce qu'on a plus de détails sur l'intervention du chef de l'Etat, le moment et la forme ? Est-ce que vous pouvez donner plus de précisions ? -S.Ndiaye: Il ne vous aura pas échappé que je suis désormais porte-parole du gouvernement et qu'à ce titre, je ne peux pas rendre compte de l'agenda quotidien du président de la République.

Je vous ai indiqué qu'il serait amené à prendre la parole sous une forme qu'il ne m'appartient pas de dévoiler dans les jours à venir. -N.Gandillot: Merci. -S.Ndiaye: Bonjour. -Bonjour.

Vous avez parlé d'attelage baroque à l'instant s'agissant d'ADP. Je voulais savoir ce que vous pensiez de l'initiative de Jean-Pierre Mignard et Aurélien Taché qui lancent leur laboratoire pour faire émerger, enfin, pour insister sur la gauche démocrate au sein de la majorité. On a l'impression qu'au moment de la sortie du Grand débat, le clivage gauche-droite resurgit chez En Marche.

Je voulais savoir quelle était votre réaction et ce que vous en pensiez. Est-ce qu'il y a aussi des divergences en ce moment, particulièrement, dans la majorité? -S.Ndiaye: Alors, il est naturel dans un mouvement politique que des opinions diverses puissent s'exprimer.

C'est d'ailleurs ce qui fait la vitalité d'un mouvement politique. Vous savez que En Marche a été constitué justement sur la base de personnes qui venaient de sensibilités, d'horizons différents, qui venaient de la droite, qui venaient de la gauche, qui venaient de la société civile, qui étaient des gens plutôt professionnels en politique et des gens qui ne l'étaient pas. Et c'est de cette diversité, de cette multiplicité que naît la force du mouvement politique qui a porté le président de la République à la victoire à l'élection présidentielle de 2017.

Pour autant, pour le sujet qui vous préoccupe, qui est, je crois, de manière sous-jacente, savoir s'il existe au sein de la majorité des divergences profondes, en particulier entre le président de la République et le Premier ministre, puisque je pense qu'il faut toujours bien se dire les choses et je crois qu'au fond, cette question tendait à soulever ce point-là. Le président de la République, ça me permet de rebondir sur ce qu'il a eu l'occasion de dire ce matin en Conseil des ministres, le président de la République a fortement regretté que les uns et les autres puissent essayer de montrer ou de faire exister des divergences entre lui et le Premier ministre. Il a rappelé, évidemment, la parfaite entente qu'il existe entre les 2 têtes de l'exécutif et le fait que l'un comme l'autre partagent à la fois le même diagnostic sur ce qu'est notre pays et la même analyse sur ce que doivent être les solutions qui interviendront à la fin de ce grand débat. -Bonjour.

Julie Marie-Leconte, France Info. Vous nous disiez en introduction, en répétant les propos du président de la République, qu'il avait donc annoncé qu'il apporterait une réponse à son niveau dans les prochains jours et que cette réponse s'intégrerait, je cite, "dans le renouvellement de notre projet national et européen". Est-ce que vous pouvez nous éclairer sur ce point?

Que signifie "le renouvellement de notre projet national"? Est-ce que c'est votre projet? Est-ce que c'est son projet?

Et est-ce que ça veut dire qu'il y aura un infléchissement de sa politique... de la politique engagée depuis le début du quinquennat?

En gros, qu'est-ce que veut dire... -S.Ndiaye: Alors, je ne comprends pas très bien "son projet", "notre projet"?

Parce qu'il n'y a qu'un seul projet. -C'est vous qui dites "s'intégrera dans le renouvellement de notre projet national". -S.Ndiaye: Oui, je parlais à la place du président de la République, mais, en même temps, le projet du président de la République est, de fait, le projet du gouvernement et, de fait, je crois, le projet de la majorité.

Le président de la République a eu l'occasion de s'exprimer à la fin dans les tout derniers jours du grand débat, je crois, de mémoire, que c'était à Saint-Brieuc, en Bretagne. Et il a indiqué que la sortie de ce grand débat national ne devait ni être un renoncement par rapport aux choses qui avaient été d'ores et déjà menées, aux réformes qui ont été menées, donc il ne s'agit pas d'opérer un espèce de vaste tournant, ça n'est pas l'objet des pistes de sortie de ce grand débat, pas plus qu'il ne s'agissait non plus d'être dans l'entêtement. Et donc, dans les choses qui ont été exprimées par nos concitoyens il faudra les écouter, il faudra en tenir compte, et c'est avec cet état d'esprit, à la fois celui de ne pas renier ce qui a été réalisé depuis 2 ans par cette majorité et par cet exécutif, mais aussi avec l'idée qu'il fallait entendre les Français et faire en sorte qu'on puisse leur proposer un renouvelé pour le projet national sans qu'il n'y ait de grands virages ni dans un sens ni dans l'autre, que le président de la République entend porter les sorties... les solutions de sortie de ce grand débat. -Olivier Bost, de RTL. -S.Ndiaye: Bonjour. -Plusieurs pistes ont été... de sortie du grand débat ont été évoquées lors des derniers Conseils des ministres, est-ce que c'était le cas ce matin?

Quels types de pistes ont été évoqués ou en débat entre ministres et avec le président de la République? Et puis, une 2e question sur le grand débat et sa sortie, le journal Le Monde a révélé que la moitié des contributions au grand débat étaient des copiers-collers, que la moitié des contributions dites libres faisaient moins de 10 mots, est-ce que cela remet en cause une part de la crédibilité de ce processus? -S.Ndiaye: Alors, pour répondre à votre question, depuis plusieurs séances du Conseil des ministres, effectivement, la partie dites "échanges", du Conseil des ministres est consacrée à un échange libre sur les pistes, à la fois sur l'analyse au fur et à mesure du temps, de l'évolution du grand débat.

Là, on n'est plus tout à fait dans ce moment-là et, depuis quelques semaines, cette partie D, "échanges" se consacre à des discussions assez libres entre les ministres, le président de la République et le Premier ministre, autour de ce que peuvent être les pistes de sortie de ce grand débat. On a toujours eu l'habitude, je crois, dans cette majorité de faire en sorte que le contenu des échanges quand ce sont des échanges libres, comme ça, qui ne sont pas conclusifs, de les conserver dans la confidentialité de ce qu'est le Conseil des ministres et donc, je ne détaillerai pas pour vous dire qu'untel a proposé cela ou un autre untel, ceci. Mais je vous confirme, effectivement, que ça fait plusieurs semaines toutes les fins de Conseils des ministres, il y a une discussion qui s'organise autour du Grand débat et des pistes de sortie.

Après, vous avez évoqué, je crois, vous faites référence à un article des décodeurs du Monde, je vous répondrai tout simplement en vous disant qu'on a mis à disposition sous l'autorité des garants, l'ensemble des matériaux bruts qui ont constitué cette consultation inédite des Français. Il s'agit à la fois de ce qui a été récupéré sur la plateforme nationale du grand débat, mais, aussi, et il ne faut pas l'oublier, de l'ensemble des cahiers qui ont été remontés, des cahiers de doléances, qui sont remontés des communes, qui constituent un matériel qui est absolument incroyable, qui a été entièrement numérisé, et ça a été dit, lundi dernier par... grâce au concours de la Bibliothèque nationale de France.

C'est aussi le matériel qui a été recueilli à travers les réunions d'initiatives locales et, enfin, ce qui est remonté et qui, d'ailleurs, était public, des conférences citoyennes avec des citoyens qui étaient tirés au sort. Ce matériel est un matériel qui est extrêmement riche, qui a été analysé en toute transparence, qui est, d'ailleurs, disponible et dont chacun peut se faire son opinion, d'ailleurs, en partie les décodeurs du Monde l'ont fait. Ce qui, je crois, est important et que nul ne peut nier, c'est que, la participation, elle a été massive et que cette participation massive qui se fait dans la transparence au moment de l'analyse des résultats, on ne peut pas la traiter par le mépris et on ne peut pas considérer que, les Français, dans l'effort qu'ils ont réalisé, dans l'effort d'engagement qu'ils ont fait, comptent pour du beurre.

En tout cas, ce n'est pas ce que nous comptons faire dans ce gouvernement. -Bonjour, Charlotte Hauser, pour i24news. Quelle est la réaction du gouvernement aux résultats des élections législatives en Israël et comment vous imaginez la relation avec le futur gouvernement israélien et avec Benyamin Nétanyahou étant donné qu'Emmanuel Macron a invité vendredi l'un de ses principaux rivaux à Paris, Yaïr Lapid? -S.Ndiaye: Alors, ce n'est pas un point que nous avons abordé en Conseil des ministres, puisqu'au moment où nous sommes rentrés en Conseil des ministres et, après, nous nous sommes coupés du monde, les résultats électoraux définitifs n'étaient pas connus en Israël, donc je me permettrai de ne pas commenter, cette fois-ci. -P.Larrouturou: Bonjour, madame la porte-parole.

Paul Larrouturou, Quotidien. Est-ce que vous pourriez nous raconter ce qui s'est passé dans le jardin d'hiver de l'Elysée lundi soir? Il y a eu un pot de départ groupé des conseillers du président, dont vous.

Le président Macron a parlé pendant plus d'une heure. Est-ce que vous pouvez nous raconter, notamment, les messages politiques qu'il a pu passer? Et au vu de cette longue série de départs de conseillers du président, est-ce qu'on est en droit de se poser la question : est-ce qu'Emmanuel Macron est un bon DRH? -S.Ndiaye: Je vous remercie de l'intérêt que vous prêtez à mon pot de départ et à celui d'un certain nombre de collègues avec qui j'ai eu l'honneur, à la fois, et le plaisir de travailler pendant, pour un certain nombre d'entre eux, de longues années.

Vous me permettrez de vous répondre très simplement qu'il y a des moments qui sont des moments privés. Un pot de départ, quand on est dans n'importe quelle fonction, c'est un moment donné qui est assez convivial, d'ailleurs, c'était le cas lundi dernier et donc qui n'est pas un moment politique de représentation du président de la République, mais un moment qu'il a partagé avec des collaborateurs et donc je ne le commenterai pas. Après, sur les départs, je crois qu'il y a un renouvellement qui est naturel.

Alors, il y a des choses qui sont moins naturelles et j'en suis l'exemple, comment dire, parfait avec Cédric O, mais il est naturel que des collaborateurs qui ont un investissement important, ce n'est pas facile de travailler pour le gouvernement, c'est un investissement personnel, familial, vis-à-vis de vos enfants, qui est très chronophage, et donc, c'est normal qu'il y ait ce renouvellement à peu près à mi-mandat. -L.Benhamou: Bonjour.

Laurence Benhamou, AFP. 2 questions qui n'ont rien à voir. Juste pour rebondir sur la question de ma consoeur, "quand le président va faire des annonces qui renouvelleront le cadre du projet national et européen ?" Moi, j'avais une question sur le "et européen".

Est-ce qui dans les annonces qui vont être faites, il peut y avoir de nouvelles propositions européennes? Voilà. C'était pour comprendre un petit peu pourquoi il y avait ce "et européen" sur lequel vous avez... -S.Ndiaye: Je mettais le "et", enfin, je pense, je n'ai pas le président de la République sous la main pour lui faire préciser les choses, mais je pense que, vous le savez, le président de la République est un européen convaincu, mais un européen...

Comment dire ? Combatif. Et il a toujours lié les 2 étages de la fusée, à la fois le projet national et donc ce qu'étaient les réformes, la transformation qui était menée au niveau français, mais aussi les impacts des décisions qui sont prises au niveau européen, et je pense que c'est dans ce cadre-là que son expression s'inscrivait, d'autant plus à l'approche d'élections européennes qui dessineront le nouveau visage de la Commission européenne et le nouveau visage sans doute du continent européen, en tout cas de l'Union européenne tout court. -L.Benhamou: Alors, rien à voir.

Il y a eu une analyse dans Mediapart sur ces comptes anonymes pro-Macron qui sont extrêmement actifs sur Internet et qui relaient des messages quelquefois sous forme de cyberattaques. Le président s'est souvent élevé contre l'usage anonyme de Twitter. Là, on a vraiment des exemples de messages sur des comptes qui sont visiblement utilisés par plein de gens et pas des vrais gens, en quelque sorte.

Est-ce que là-dessus, quand même, vous ne trouvez pas qu'il y a une exagération de la part de LREM d'utiliser ce genre de technique? Moi-même, j'avais essayé d'enquêter sur "Team Macron" qui est un compte très agressif qui défend de manière très agressive des positions du gouvernement ou du parti, et je n'ai jamais eu de réponses sur qui... de qui il s'agit, qui fait ça...

Impossible, c'est totalement opaque. Est-ce que vous ne trouvez pas, là-dessus, qu'il y a une dérive? -S.Ndiaye: Je crois que j'aurais 2 réponses à vous apporter.

La 1re, c'est que je ne suis pas à La République en marche, donc je ne peux pas m'exprimer à la place du mouvement cela va de soi, et donc je ne peux pas présager de ce qu'est, à la place du mouvement, de ce qu'est son activité militante sur Internet, ni de ce que sont la réalité des personnalités ou de gens qui se situeraient derrière des comptes qui soutiennent l'action de cette majorité. Moi, j'ai plutôt tendance à penser que fort de ses, je crois, 400 000 adhérents aujourd'hui, La République en marche est plutôt un mouvement politique qui est dynamique, qui est dynamique et qui s'est aussi constitué, beaucoup, à travers l'investissement dans les réseaux sociaux et l'investissement sur Internet. Donc je ne trouverais pas étonnant qu'il y ait une activité extrêmement prolixe et prolifique sur les réseaux sociaux, de la part de ce mouvement qui s'est illustré par sa capacité à utiliser justement les réseaux sociaux.

De toute évidence, le président de la République a eu l'occasion de dire à plusieurs reprises qu'il était important que les gens qui propagent des contenus haineux puissent être identifiés sur Internet. Je ne suis pas certaine que la situation à laquelle vous faites référence renvoie à des propos ou des...

à des propos qui soient haineux et qui, éventuellement, tombent sous le coup de la loi. Donc on est dans des situations qui sont différentes mais je ne peux pas, par ailleurs, vous confirmer que ces comptes sont anonymes ou qu'ils sont faux puisque je ne travaille pas pour La République en marche, donc j'aurais tendance à vous renvoyer vers eux. -V.Riva: Virginie Riva, Europe1.

Je reviens sur une réponse faite à ma consoeur Agathe Lambret. Vous avez dit, je cite "le PR a fortement regretté que les uns et les autres puissent essayer de montrer des divergences entre lui et le PM". "Les uns et les autres ", s'agit-il d'un recadrage des députés plutôt de sensibilité de l'aile gauche de la majorité, ou s'agit-il au contraire d'un recadrage des ministres issus de la droite? -S.Ndiaye: Ecoutez, je ne vais pas rentrer dans ces détails.

Je crois que le message, il a été clairement exprimé par le président de la République, de la convergence parfaite qui existe entre l'action qu'il souhaite voir mener à ce gouvernement et l'action qui est menée par ce gouvernement sous l'autorité du Premier ministre. Je vais prendre encore peut-être 2 questions et aller manger avant d'aller aux Questions au Gouvernement. Excusez-moi. -S.Corbet: Bonjour.

Sylvie Corbet, AP. J'ai 2 questions. Rapidement, est-ce que le président a évoqué sa rencontre avec Theresa May hier et ses attentes par rapport au sommet de ce soir? -S.Ndiaye: Alors, ça n'a pas été évoqué par le président de la République, mais il y a eu une présentation des enjeux qui a été réalisée par la secrétaire d'Etat en charge des Affaires Européennes, Amélie de Montchalin, qui a souligné à la fois l'importance du rendez-vous que constitue le sommet à venir à partir de ce soir, je crois, avec l'impératif que le Royaume-Uni soit en capacité de présenter un plan clair à ses partenaires européens, faute d'un vote positif sur l'accord de retrait.

La secrétaire d'Etat a également souligné que la France discuterait avec ses partenaires au cours de ce sommet des différentes options pour une sortie du Royaume-Uni. L'option du "no-deal" est évidemment celle que nous souhaitons le moins. Mais faute d'une perspective qui soit claire et crédible présentée par le Royaume-Uni, il existe effectivement un risque de ce "no-deal" que nous devons forcément envisager, et la France y est préparée.

Je pense que, de manière sous-jacente, il y aura également une question sur le sujet de l'extension. La secrétaire d'Etat a rappelé que la France restait ouverte à l'idée d'une extension, mais que cette extension n'avait évidemment rien d'évident ni rien d'automatique et qu'elle ne pouvait en aucun cas et qu'elle ne devait en aucun cas conduire à mettre en danger le fonctionnement de l'Union européenne. J'espère avoir répondu à votre question. -S.Corbet: Oui, merci.

J'en ai une autre qui n'a rien à voir. Sur l'auteur de l'attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, le ministre de l'Intérieur a confirmé la semaine dernière qu'il y avait eu une enquête des services français sur son passage en France. Il a versé de l'argent à Génération identitaire, il a dit avoir été inspiré par un auteur d'extrême droite français.

Est-ce qu'il y a des inquiétudes du gouvernement concernant ce sujet? Est-ce que vous avez des détails sur son parcours et est-ce que ça peut avoir des conséquences pour Génération identitaire? -S.Ndiaye: Alors, le gouvernement est évidemment très attentif à l'activité de tous les groupes qu'ils soient... de tous les groupes extrémistes.

Vous connaissez l'état de la menace terroriste en particulier qui pèse sur notre notre pays et beaucoup... qui pèse beaucoup sur notre pays, donc qu'il y a une attention générale qui est portée à ces sujets-là.

Je n'ai pas d'informations particulières concernant l'individu auquel vous faites référence, donc je vous invite à vous rapprocher plutôt du ministère de l'Intérieur. Est-ce qu'il y a une dernière question? Une petite pour la route. -P.Larrouturou: Précision à mes consoeurs.

Sur la date, on sait qu'a priori ce soir, à Bruxelles, ils vont peut-être passer la nuit entière, les chefs d'Etats européens. C'est possible. Pour parler donc du Brexit, est-ce qu'une date butoir a été évoquée?

Vous l'avez évoqué mais sans date. Ca peut être 1er juin, 30 juin ou 1er janvier 2020. Qu'en pense le président Macron? -S.Ndiaye: Je crois que c'est exactement l'objet de la discussion qui aura lieu ce soir.

A travers les mots que je vous ai indiqués, que j'ai donnés tout à l'heure, je crois que la position de la France est claire. Une extension n'est pas inenvisageable mais elle doit se faire dès lors que le Royaume-Uni sera en capacité de montrer qu'il y a des avancées de son côté et de montrer une perspective qui soit claire. Après, l'objet même d'une négociation, c'est de négocier.

Et donc, je laisse le président de la République et Amélie de Monchalin passer une nuit que j'imagine longue, pour mener ces négociations à Bruxelles. Eh bien je vous propose que nous nous arrêtions là, que tout le monde puisse aller manger. Il me reste donc une demi-heure pour arriver aux QAG.

A la semaine prochaine.