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AutreINA (sur YouTube)· 12 mai 2021 51 minMixteJusticeSolidarités & famille

Dominique Strauss-Kahn dans "L'Heure De Vérité" | 29/11/1992 | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 2 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00DSKFait
    « Il suffit pas qu'à monsieur en l'occurrence monsieur trajet redisent des choses pour qu'on accepte pour argent comptant »
  • 2:00DSKFait
    « Depuis dix ans toutes les lois sociales qu'il s'agisse de la retraite à 60 ans qui s'est déjà cinquième semaine de congés payés »
  • 3:00DSKPromesse
    « Il faut d'abord gagner de l'argent et puis ensuite on distribuera ce qui a en excédent à ceux qui en ont besoin »
  • 4:00DSKFait
    « Les pays dans lesquels cette cohésion sociale existe dans l'entreprise ou dans le pays c'est vrai au japon c'est vrai en allemagne sur les pays qui s'en sortent le mieux »
  • 5:00DSKFait
    « Il ya d'un côté les positions sur les positions de droite de l'autre côté qui sont des positions de gauche la différence entre les deux chacun la sens bien »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour notre invité d'aujourd'hui comme celui de la semaine dernière monsieur françois bayrou est plus jeune que monsieur bill clinton monsieur strauss kahn vous avez 43 ans vous êtes ministre de l'industrie et du commerce et vous êtes socialiste l'actualité de la semaine va nous fournir la trame de cette heure de vérité il ya d'abord cette surprenante sollicitude témoigner par le gouvernement à nos agriculteurs jeudi surprenante parce que cela fait bien une trentaine d'années que les gouvernements successifs qu'ils soient de droite ou de gauche d'ailleurs abandonne les agriculteurs à leur sort européen pour le meilleur et pour le pire fallait-il tombé d'un excédent dans l'autre est parti en guerre avec autant de violence contre l'europe et contre nos partenaires et surtout comment allez vous vous y prendre maintenant je dis vous parce que c'est vous le ministre du gâteau sein du gouvernement comment allez vous vous y prendre pour renouer les fils de la négociation alors nous en parlerons avec alain duhamel deuxième thème de réflexion la publication concomitante cette semaine de deux résultats qui peuvent sembler à première vue contradictoires dans les résultats du commerce extérieur qui va de mieux en mieux et ensuite les résultats du chômage qui continue hélas de progresser le gouvernement est en train de gagner la bataille de la désinflation compétitive comme on dit mais à qui qui en profite vous le dirai à yves messarovitch rédacteur en chef du figaro économie enfin nous parlerons de la révision du procès du militant du milicien paul touvier et de l'initiative que le président de la république pourrait prendre pour prendre ses distances avec le gouvernement de vichy le paleron si la convention du parti socialiste qui se tient en ce moment même à la villette vous serez au nombre des candidats désignés ce soir pour partir à la bataille des élections législatives sous la bannière de l' alliance pour le progrès alors vous le dire et de quelles alliances il s'agit et quel contenu il faut donner aujourd'hui au mot progrès depuis que vous êtes laisser dépouiller par vos adversaires politiques de l'idée de liberté au moment de la guerre scolaire de 1984 de l'idée de réforme depuis que monsieur balladur a fait son dictionnaire et la rpr sa campagne d'affichage de l'idée de morale depuis que les affaires et les scandales se sont enchaînées en fin de l'idée de justice sociale par le programme de messieurs pasqua et ce gars alors que vous reste-t-il c'est quoi être de gauche dans la france de 1992 on attaque tout de suite les missions par l'europe avec alain duhamel bonjour monsieur le ministre bonjour est ce que vous l'avez lu alors finalement ce pré accord entre la commission et le gat dont on disait qu'il fallait réagir de sur ce sujet alors que personne n'avait encore reçu on savait ce qu'il y avait dedans on sait comment se sont passées négociations et on en a eu des rapports parce que la commission a dit aux différents fonctionnaires des pays mais il n'y a pas encore de pré accord rédigé est d'autant moins que pour qu'il y ait un accord il faut que les politiques le conseil des ministres donne son sentiment et on est encore loin du compte bon alors qu'est ce que les agriculteurs français en substance mais pour bien clarifier les choses dès le début qu'est ce que les agriculteurs français risquent de plus que la réforme de la pac qui déjà les avait fait hurler les curieux vous poser le problème uniquement par l'agriculture la sphère du gatt et loin il m'a semblé qu'on a un peu parlé l'harmonie on en a beaucoup parlé mais la sphère du gatt est loin d'être une affaire qui concerne uniquement l'agriculture et d'ailleurs elle est loin d'être une affaire concerne uniquement la france par rapport à ses partenaires c'est en fait un problème qui oppose l'europe aux états unis et qui concerne bien d'autres sujets que l'agriculture concerne les services ça concerne la contrefaçon ça concerne les marques ça concerne beaucoup d'autres choses et l'industrie et je crois que cette manière de poser la question d'hier c'est un problème agricole qui oppose les français aux autres européens conduits à une analyse qui est erronée pourquoi est ce qu'en fait c'est un problème entre l'europe et les états unis parce que depuis que la négociation a commencé c'était en 86 les états unis ont essayé de nous imposer ce qui les arrange et et eux n'ont parlé que l'agriculture l'objectif est simple c'est de démolir ce que l'europe a construit en matière agricole pour conquérir une sorte d'armes alimentaire en étant les seuls à pouvoir vendre des céréales et d'autres produits agricoles dans l'ensemble du monde mais nous on a d'autres objectifs on a fait pour les en empêcher mais nous on s'est battus pour les en empêcher on passe notre temps à dire l'agriculture c'est bien ça fait dix courses sont à peu près des échanges reste et 90% autres et c'est sur ces 90 % autres qu'on veut se battre et qu'on veut obtenir des résultats quand vous dites ce 90% autres qu'on veut se battre ça veut dire que vous voulez pas vous battre sur les cultures non ça veut dire qu'il ne faut pas qu'on se bat uniquement sur l'agriculture et l'on rate vous aurions tort de considérer qu'il s'agit que d'un projet d'annexion mais pour être direct sincère 20 commandes nettes à cette émission vous êtes quand même d'accord que le débat cette semaine a largement porté sur l'agriculture et que quand on écoute et votre premier ministre de deux choses l'une ou bien vous êtes en désaccord si j'en crois ce que vous venez de dire ou bien alors vous lui aviez pas expliqué avant non le premier ministre connaît très bien ses affaires et je suis en plein désaccord avec lui il a parlé beaucoup de l'agriculture comme il nommait on est au point de la négociation ou c'est l'agriculture qui sur la table alors qui est bien normal qu'on s'en occupe bon mais ce que je voudrais dire c'est que la présentation que je lis un peu partout que j'ai entendu aussi dire par de bons esprits dont vous je crois monsieur duhamel à savoir que ce problème était fondamentalement un problème agricole est je crois une présentation qui est erroné quand quand les agf ne peuvent pas s'installer dans l'état de new york parce qu'on dit vous êtes une entreprise à capital public dont vous n'avez pas le droit de venir ça c'est un problème de gat et c'est un problème qui est aussi important que le problème agricole d'accord alors la caisse tout je vous avais posé à laquelle selon toutes les règles vous n'avez pas répondu mais ça ça prouve que vous étiez fait pour cette émission l'action vous avez posé ses caisses que le pré accord auquel on est parvenu à porte comme vrai risque supplémentaire pour les agriculteurs français alors quelle est votre réponse alors nous avons réformer la politique agricole commune au printemps et contrairement à ce que dit l'opposition nous avons bien fait de faire les choses dans cet ordre là parce que l'ayant réformes et nous savons maintenant jusqu'où nous pouvons aller et ce que nous ne pouvons pas accepter le pré accord tel qu'on le connaît implique des conséquences qui vont au delà de cette réforme la prière école commune par exemple en substance sur exemple sur les céréales par exemple sur la viande bovine par exemple sur les produits laitiers tout donne à penser les calculs que nous faisons musée la france nous c'est la france mais c'est pas seulement la france c'est aussi les espagnols c'est aussi les belges eux c'est un peu les italiens c'est pas mal les portugais lui si on accepte cet accord les entend cela tandis que si on accepte cet accord alors les conséquences sur l'agriculture seront des conséquences qui vont au-delà de ce que les uns et les autres avons mis en place en terme de respect l'appétit agricole commune et c'est pour ça que nous ne pouvons pas accepter bon est ce que vous considérez que la commission qui était comme c'est d'ailleurs son rôle chargée de négocier l'a fait de façon équitable et l'a fait en tenant compte des intérêts des agriculteurs français italien espagnol portugais danois etc je crois que les négociateurs ont fait de leur mieux mais je crois que ce mieux n'est pas un résultat acceptable et par conséquent il faudra que d'une manière ou d'une autre ce qui se mettra en oeuvre sur la partie agricole du gatt ne soient pas ceux qui résultent de ces d'accord ou de ce pré accord de washington est ce que les choses ont la moindre chance de se passer convenablement temps qu'une présidence britannique ça fait six ans qu'on en débat et présidence ne dure que six mois donc dans cannes donc dans votre esprit les britanniques qui ont bien joué le jeu là elles sont comportés comme il le devait dans cette phase de négociation rappelle que c'est la commission qui négocie et pas la présidence si bien qu'un événement c'était pas évident il ya des monospaces britannique est allergique à l'agriculture verrait très bien vous avez raison mais il reste que c'est la commission qui négocie et le conseil des ministres dans son ensemble qui prendra une décision bon alors maintenant est ce qu on est isolé ou pas isolé ça dépend comment vers la question je vous disais à l'instant les portugais et espagnols les belges d'autres encore sont sur des positions qui sont pas loin de les noter d'ailleurs le 10/10 nous position nous partageons assez la position de la france ils disent des choses de gens là mais à l inverse il est vrai que laveran la france est au premier plan elle est un peu le chef de file de ceux qui se battent et d'ailleurs ce n'est pas la première fois dans l'histoire la construction européenne que la france est plus ferme plus volontaire qu'un certain nombre d'autres pays il ya un certain nombre de gens qui disent ce qu'il faudrait se serait pouvoir réouvrir les négociations avec les américains est ce que c'est pas de l'utopie absolue sans nom je crois pas que ce soit d'utopie je ne sais pas si c'est ce qui se fera de toute façon la négociation elle n'est pas fermée puisqu'elle doit continuer sur bien d'autres aspects si la france est amenée d'une manière ou d'une autre à voter sur ce qui lui est proposé aujourd'hui elle votera contre mais j'ai bon espoir qu'on s'en sorte autres membres autrement dit vous avez bon espoir qu'on n'en arrive pas là j'ai bon espoir qu'on n'en arrive pas là et que nos partenaires comprennent qu'ils n'ont pas intérêt à nous amener là vous savez la solidarité dans la construction européenne elle a existé à plusieurs reprises nous l'avons eu pour les allemands lorsque les nouveaux länder ont été associés à la rfa et qu'il a fallu faire des efforts nous l'avons eue à l'égard des anglais lorsqu'ils ont souhaité un air de politique sociale avoir un rôle d'une situation particulière aujourd'hui il faut que cette solidarité joue en faveur des spécificités de l'agriculture française et je pense que nos partenaires peuvent le comprendre qu'est ce qu'on peut leur demander comment est-ce que ça peut se passer c'est l'objet des réunions qui vont se tenir à partir dans une semaine oui il ya deux voies possibles la première voit c'est que tout le monde considère assez grand nombre considère qu'en effet cet accord n'est pas satisfaisant et que par conséquent on retourne négocier les américains et moi je n'accepte pas l'idée qu'a priori un diktat américain ne puisse pas être repoussée est ce qu'on appelle peut appeler ça un diktat à partir du moment où il ya eu un pré accord avec la commission nommés après accord de la part de la commission qui négocient encore une fois pas de la part des politiques qui sont là pour décider seul et les américains l année là la commission elle négocie avec un mandat cruel négocié avec un mandat et on peut penser c'est tout l'objet des calculs qui sont en cours qu'elle a outrepassé son mandat c'est bien le débat si elle a outrepassé son mandat il faudra renégocier bon donc l'hypothèse selon laquelle on recommencerait négociations entre européens et américains ça ne vous paraît pas a priori un peu irréaliste menaçable par ed ottoman et réalise qu'il faut la conduire sur d'autres choses moi je suis miss de l'industrie j'ai beaucoup de domaine dans lequel je veux passer de nouveaux accords au sein du cat je veux permettre aux industries françaises par exemple télécom de pouvoir s'établir sur des marchés américains qui aujourd'hui leur sont fermés je veux pouvoir lutter contre la contrefaçon matières textiles qui est un domaine dans lequel il faut encore négocier et il faut aboutir et dans ces conditions la négociation est loin d'être terminée donc que sur la partie agricole ont soit amené à y revenir ne paraît pas du tout impossible bon et alors si puisqu'on va rencontrer nos partenaires pour le coup on va leur demander des compensations ou des dérogations ou des aides qu'est ce qu'on va leur demander exactement qu'est ce qu'on peut vraiment espérer obtenir nous on leur demandera des compensations des choses de ce genre là que le jour où on sera d'accord sur ce qui oppose les états unis à l'europe et à l'arasement là on s'arrangera entre européens mais encore une fois aujourd'hui nous en sommes toujours à la partie bras de fer qui est normal entre deux grandes puissances commerciales entre l'europe et les états unis les états unis voyez-vous ont échoué dans leur guerre commerciale contre l'asie contre le japon contre l'accord il n'arrive pas à pénétrer ces marchés il essaye de reporter ce qu'ils n'ont pas réussi à faire sur l'asie vers l'europe mais l'europe n'a aucune raison de se laisser faire elle a aucune raison de se laisser faire et moi qui suis un très chaud partisan de la construction européenne comme d'ailleurs beaucoup d'autres je ne veux pas d'une europe vassal je vais d'une europe qui se construit éventuellement en s'opposant est ce que le veto qui ont brandi toujours comme l' arme ultime est ce que le veto ça n'est pas en réalité un sabre de bois c'est à dire que pour qu'on puisse l'utiliser il faut qu'ils aient un texte écrit en forme juridique et que le moment où ne l'utiliserai ce texte il y aura une pression formidable des 107 autres pays qui sont parties à la négociation ce qui fait que ça on pourrait toujours crié je suis n'est pas un sabre de bois je suis plutôt à la dissuasion nucléaire il faut essayer en l'ayant de ne pas avoir besoin de s'en servir et votre pronostic et qu'on n'aura pas besoin de s'en servir ou politique c'est qu'on n'aura pas besoin de s'en servir parce que mon pronostic c'est que l'europe sera se ressaisir et s'opposer à une volonté américaine nous sortir du marché est ce que parce que vous savez que les américains qui prétendent que nous subventionnons trop qu'il faut tuer notre agriculture etc occupent aujourd'hui près de 50% du marché mondial des céréales et nous 13% mais il considère que ce n'est pas assez qui va nous sortir du marché et conquérir cette arme alimentaire dont je parlais tout à l'heure c'est contre ça que nous battons eh bien ça il ya aucune raison que nos partenaires là nous rejoignent palette la prochaine étape qui va avoir lieu ça va être le sommet franco germanique la semaine prochaine dans ce sommet ce que vous pensez qu'on peut au départ être confiant dans la solidarité des allemands qui vont être déterminants dans cette histoire j'ai entendu déclaration du chancelier kohl qui ne m'ont pas déplu et jusqu'à maintenant la solidarité entre la france et l'allemagne n'a jamais failli donc moi je crois qu'en effet ce sommet là qui vient très opportunément avant que les négociations reprennent viendra éclaircir le paysage en tout état de cause si comme je le disais tout à l'heure nous souhaitons faire en sorte que les choses se passent de façon douce et solidaire nous ne renoncerons aucune manière à l'utilisation éventuelle du veto dont a parlé le premier ministre monsieur son scan si on refait une émission avec vous dans un an ce qui devait pas que tu es ce que vous pensez qu'il ya toujours un système monétaire européen je vais vous répondre oui et je vais vous répondre que je le regrette parce que ce que je voudrais c'est qu'on aille le plus vite possible vers l'union monétaire telle qu'elle est décrite par un traité de maastricht alors un an c'était un peu court mais ce que je pense c'est que un des éléments de cette construction européenne forte justement c'est la construction d'union monétaire si bien que plus on ira vite plus on brûlera les étapes plus nous serons dans une situation qui évitera de connaître les crises qu'on a vu il ya quelques semaines contre la lire italienne contre la livre anglaise que ce qui est en train de se passer ce n'est pas au contraire une désintégration du système monétaire européen donc voilà livre qui est en dehors quand on voit la lyre l'escudo serra est ce que la pente n'est pas à la désintégration et non pas à la convergence non il ya eu il ya eu des périodes dans le passé de difficultés de même nature il ya eu des périodes de crise crois pas qu'il faille y voir la construction européenne comme quelque chose de doux une sorte de carsan assurez-vous transversale 50 sa crise c'est une succession de crises sur différents domaines alors les commerciales et monétaires mais chaque fois on l'a surpassé on construira l'europe dans le fait de surpasser justement s'écrit donc votre pronostic c'est que le système monétaire européen avant qu on en passe on passe à l'union monétaire que le système monétaire européen peut tenir et viable tel qu'il est aujourd'hui je crois plus et monétaires a été conçu comme les choses qui étaient par nature transitoire avant d'en venir à cette union monétaire qu'il a des difficultés qui sont assez grandes par exemple liés aux taux d'intérêt trop élevés qui sont liées aussi aux fluctuations du dollar et que une des meilleures manières de lutter contre ces difficultés là c'est de forcer les feux pour aller vers l'union et ça c'est ce qu'est ce qui pourrait être bien en théorie est ce qu en pratique c'est possible est-ce que ce à quoi on assiste dans ce moment ce n'est pas justement à une divergence des situations économiques des politiques économiques mais là le rôle des hommes politiques le rôle de ceux qui veulent construire l'europe c'est de faire que ce qui est possible se fasse et puisque c'est possible il faut aller dans ce sens-là moi je veux une europe qui soit une europe forte qui c'est une europe qui s'opposent aux autres si c'est nécessaire est un des moyens de le faire c'est justement cette construction monétaire donc quand vous me dites nous sommes en situation difficile le système monétaire européen est chahuté tous les côtés c'est vrai c'est vrai les visuels dans le contre c'est vrai mais le moyen d'éviter que nous restions en situation instable c'est pas de trouver l'équilibré vers le bas c'est tout un équilibre vers le haut et équilibre vers le haut c'est l'union monétaire est-ce que l'union monétaire ne peut se faire qu'avec ceux qui sont capables de la faire vibrer tous les pays ne sont pas forcément capable de la faire en même temps est-ce que l'hypothèse qui circule beaucoup selon laquelle il y aurait des initiatives et qu'on commencerait à accélérer justement comme vous le disiez à l'instant les échéances mais non pas au niveau global mais avec les pays qu'ils peuvent avec l'allemagne avec le benelux peut être avec le danemark en tout cas avec la france est ce que c'est quelque chose qui vous paraît vraisemblable c'est un débat qui est ouvert en tout cas le fait de savoir si dans la mesure où on voudra avancé il faudra avancer avec certains seulement avec d'autres ensuite c'est un débat qui est ouvert est justement c'est ce débat là la solution à ce débat là qui remettra de savoir quels sont les délais ce qui est sûr en tout sera temps à mesure que les discussions se fera et que lors la discussion se fera quand la discussion et existe maintenant où s'achèvera qu'en mon nom mais je ne veux pas fuir une question la discussion existe vous la voulez vous la posez vous même vous dit le système monétaire est chahuté qu'est ce qu'on va faire la manière dont l'ensemble des économies peuvent discuter de savoir si elles veulent avancer celles qui le peuvent avancer en se réunissant les autres sur suivant derrière et justement au centre du débat aujourd'hui mais je crois pour ma part que c'est la voie à ce que l'union européenne qui a quand même occuper largement le premier semestre de cette année n'est pas mort n'est aujourd'hui non je crois pas je crois pas assez c'est le retour sur votre question initiale si on croit que le problème qui nous oppose aux états unis est en fait un problème intra-européen alors on peut se dire on a beaucoup voulu parler d'europe en septembre par exemple pour du référendum en france puis aujourd'hui on voit que les choses se délitent mais si on conçoit autrement qu'en fait tout ça c'est une manière pour l'europe d'exister et que existé ça consiste à ne pas passer sous la table à la première algarade avec les états unis alors je crois que la situation que nous vivons aujourd'hui renforce au contraire la nécessité de ce qu'on a voulu construire avec notre argent que vous pensez que en ce moment les l'évolution de la grande bretagne depuis quelques mois va dans le sens d'une accélération de sa ratification à maastricht non je crois et je regrette que l'association anglaise soit celle là je crois que ça prendra du temps pour arriver à ratification par les anglais mais je vous croyais qu'ils y arriveront je crois qu'on y arrivera je crois qu'on y arrivera l'année prochaine j'en suis le premier ministre monsieur mais ce genre a annoncé de délais que je crois bien lourd regrette qu'il soit aussi long mais ça c'est ce leurs problèmes je crois en tout cas qu'on y arrivera en effet mais encore une fois on a d'autant plus besoin d'y arriver que les problèmes de la france c'est vrai pour les autres pays aussi mais les problèmes de la france face au reste du monde d'aujourd'hui sont bien des problèmes européens et pas des problèmes isolés de tel ou tel pays une dernière question quand on regarde ce qui vient de passer se passer au cours de la négociation entre l'europe et le gâte quand on voit ce qui se passe à propos du système monétaire européen quand on voit les délais en ce qui concerne la ratification de maastricht qu'est ce qui va bien en europe en ce moment c'est l'europe et constitue un somme de pays qui chacun à leur moment dans l'histoire en dominer le monde c'est vrai des français les espagnols les portugais même des grecs c'est vrai des anglais etc et on tente ensemble de faire ce qui s'est jamais fait dans l'histoire c'est à dire de réunir ces pays non pas par la force par la volonté démocratique c'est tenait à des moments ce soit difficile est un peu naïf c'est évidemment très difficile c'est très difficile c'est l'expérience qui n'a jamais été tentée qui de mon point de vue est en train de réussir même si à des moments qui sont qui sont pénibles mais ce qui va bien c'est que finalement chacun comme la volonté d'avancer joue si c'est tout à l'heure ce qu'on a fait pour les länder allemands quand les allemands sont venus taper à la porte sans nous avons besoin de votre solidarité ils l'ont trouvée eh bien je suis sûr que la récré on aura la réciproque exactement merci alain duhamel alors on enchaîne maintenant yves messarovitch rédacteur en chef du figaro économie et ancien élève du professeur strauss kahn bonjour monsieur le ministre bonjour professeurs se sont ce sont les cheveux blancs qui font que finalement on finit par retrouver de ses élèves dans des fonctions importantes c'était il n'ya pas si longtemps une première question si vous le permettez concernant la vente de mirage à taïwan je n'ai toujours pas compris si on les avait vendues ou pas les américains qui ont vendu 150 nous 60 n'ont pas les mêmes pudeurs presse que ces signes ou pas c'est pékin qui nous dit que ceux-ci du gouvernement français n'a eu à approuver aucun accord en ce sens et d'entreprises ont été autorisés à négocier je n'ai connaissance d'aucun accord n'en serons pas plus aujourd'hui bien questions plus générales sur l'économie française vous lisez la presse tous les jours il ya en fait deux diagnostic sur la situation actuelle il ya celles que nous livre les statistiques officielles l'insee qui disent qu'en moyenne les comiques français se porte plutôt bien elle se porte même mieux d'ailleurs que ses partenaires européens voient leurs connexions le souligner c'est exact mais n'en parlera tout à l'heure mais aussi le diagnostic au roucas sur le terrain qu'est celui de chef d'entreprise qui le dit c'est plus possible on passe plus la rampe on va tout droit vers une situation semblable à celle des années 30 alors qui dit la vérité un peu les deux un peu les deux la france situation économique est plutôt meilleure que celle de ses voisins ça c'est clair à part le japon n'y a pas de taux de croissance supérieur au nôtre même s'ils n'ont d'autre faible notre inflation chacun la connaît est maintenant très en dessous de celle de nos voisins à qui aurait dit ça ya une dizaine d'années quand même et notre commerce extérieur que françois henri de virieu salué tout à l'heure donc me remercie aussi est revenu de façon je crois assez stable pour un assez grand nombre d'années dans une situation excédentaire là aussi qui aurait dit ça ya dix ans donc globalement notre économie française va en effet quand mais la question que soulève la question c'est pas espoir on n'est pas en train de mourir guéri maintenant ça ça c'est une formule amusante mais on meurt jamais guéri quand on est guéri on est guéri le problème c'est que il ya un stand de secteur et qui vivent mal la situation actuelle parce que globalement la croissance est trop faible et ça c'est vrai et donc il est facile - je rencontre dans mon bureau de mise de l'industrie régulièrement déchets entreprises qui viennent me voir en me disant là ça m'a pas on va être obligé de fermer et il ya des secteurs qui sont très sinistré ça c'est vrai aussi autrement dit l'économie française et assez largement guéri et en ce sens elle est aujourd'hui une des plus puissants une des plus restructurer une des plus renforcée de l'ensemble de la planète mais comme l'ensemble de la croissance mondiale est aujourd'hui beaucoup trop faible je pense qu'on va y revenir tout à l'heure la situation même ans comme a dit monsieur sap à votre place il ya quinze jours on a la plus belle voilure du monde mais y'a pas devant une belle expression cela dit il ya des grandes entreprises qui se portent très bien ce sont celles qui sont d'ailleurs sous votre tutelle pour nous rendre parti il ya le monde des pme qui sont souvent sous traitante de ces entreprises est qui qui ne comprennent plus la situation ils sont ils ont des bons produits les banquiers n'ont rien à leur reprocher gèrent bien leur entreprise me mettre la clé sous la porte à cause des taux d'intérêt notamment s'adonner à cause d'une croissance d'ensemble qui leur fait mais c'est pour ça que l'initiative qui a été avancée par plusieurs notamment par jacques delors prises en france qui est tout à l'heure sur la volonté mettre en place initiative européenne de croissance c'est-à-dire par des grands projets d'infrastructure relancer la croissance en europe et d'initiatives qui est absolument indispensable parce que la voilure que vous évoquiez tout à l'heure est en place les grands groupes français vous en disiez un hameau sont maintenant redresser qui aurait dit qu'ils auraient dit à cinq ou six ans que usinor serait la seconde entreprise sidérurgique au monde après les japonais plus forte que british style plus forte que les allemands plus forte que les belges on n'aurait pas donné un centime de cette entreprise là aujourd'hui usine aurait là je prends cet exemple on pourra en prendre plein d'autres regarder la situation de renault nous avons donc dans le secteur public mais aussi d'un secteur privé des entreprises qui ont retrouvé leur puissance et c'est vrai que le marché fait défaut alors si un rôle à remplir c'est de recréer ce marché et notamment au niveau européen on vous dit les grandes entreprises se portent mieux je vous donne un exemple pechiney par exemple est une entreprise publique annoncée pour la semaine prochaine un programme de restructuration qui va se traduire par un certain nombre de centaines d'emplois air france est également dans la même situation ils ont 4 milliards de pertes cette année l'année prochaine ils en auront moins mise en auront encore là aussi les suppressions d'emplois importantes à régler alors ma question est celle-ci il y a au delà de la situation macroéconomique un certain nombre de bombes à retardement si je puis dire qu'ils n'ont pas été réglés notamment en matière de chômage alors jusqu'où d'après vous les grandes entreprises publiques vont peut-être pouvoir continuer à supprimer des emplois ne veut pas que le chômage d'une bombe à retardement le chômage on peut le regarder d'un point de vue statistiques on peut aussi le regarder autrement et tous ceux qui sont des élus dans des villes et circonscription savent que ça une réalité plus concrètes plus sociale moi je suis l'élu de la banlieue parisienne une large partie de la population avec laquelle je travaille qui est au chômage et c'est pas un prof de statistiques globales s'apprennent concret j'ai une fille qui à 19 ans il doit se retrouver au chômage dans un ou deux ans c'est pour moi un problème qui dépasse très largement un problème d'ensemble d'ap récession macroeconomic maintenant c'est vrai aussi que nous avons cette donnée là jusqu'à quand les grandes entreprises devaient le faire cela vous savez nous avons en france une particularité qui est que nous attachons plus que d'autres du prix au remplacement du travail de l'homme par le travail de la machine monde le fait c'est le progrès technique qui s'incorpore des entreprises mais plus que d'autres et il ya très nombreux exemples qui montrent qu'on aurait pu faire autrement je vous en cite justin pour illustrer cela nous avons développé beaucoup plus que d'autres les pompes à essence automatique c'est pas obligatoirement très pratique maintenant je prendre de l'essence je suis pas obligatoirement ravi de devoir me servir moi-même et de menottes de l'essence sur les pieds il reste que nous ont fait beaucoup plus que d'autres parce qu'en france la machine c'est moderne et si c'est moderne c'est bien beaucoup plus que chez nos voisins la conséquence c'est qu' à 30000 emplois dans ce petit exemple des pompes à essence qui aurait pu être préservée et on peut trouver des tas d'autres exemples comme ça partout dans le monde le fait d'avoir des gardiens d'immeuble est considéré comme un luxe et comme un plus en france on les a tous supprimés pour mettre des visiophone des iphone autrement dit la société française à cette difficulté particulière que s'il faut un temps d'incorporer la technique ça tout le monde est d'accord il faut essayer de l'incorporer sans aller au-delà de ce qui est nécessaire et cela dans un son de l'entreprise sont deux secteurs on ne le fait pas la conséquence c'est qu'on a un nombre de chômeurs parfois si vous servir on peut par complètement passée par pertes et profits les statistiques est-ce que vous pensez que monsieur bérégovoy a raison de dire que nous ne franchirons pas le cap des trois millions de chômeurs avant les élections législatives on y est on y est on frôle les 3 millions 5 octobre 3 millions dix mille chômeurs or il n'ya pas de chômeurs cvs n'existe pas dans la rue il ya des chômeurs brut donc la barre des 30 des 3 millions et et comment il fallait faire un combat de chiffre symbolique c'est au tour si des objectifs c'est normal le problème est de savoir vraiment si on franchit aussi on franchit pas cette barre le prétoire ce qu'on fait pour essayer de lutter contre et le programme quel point les mines sa lancée par exemple sur les chômeurs de longue durée il a raison de s'attaquer à ces deux catégories des chômeurs tout particulièrement est un programme qui s'il ne résout pas tous les problèmes a donné un stand le succès déjà vous avez vu que la durée du chômage a baissé d'une vingtaine de jours vous avez vu que ce nombre de chômeurs de grande durée est en train lentement c'est vrai mais est en train de décroître et c'est ça qui compte c'est le trait mais qu'elle vous qui avait dit aussi au moment où vous êtes arrivés au pouvoir nous allons réduire le chômage et vous avez donné des chiffres pense à 80 je pense que vous avez raison on avait on avait fixé comme objectif premier de réduire le chômage et on a trouvé une société notamment une économie qui avait suffisamment besoin d'être remis sur pied pour que ce soit possible tout de suite et que les gens nous le reproche aujourd'hui me paraît normal ça me paraît normal on leur avait annoncé qu'on fait quelque chose on n'a pas réussi à le faire on a fait ce qu'il fallait faire pour pouvoir finalement redresser les choses mais on n'a pas réussi à atteindre ces objectifs là c'est normal qu'on nous reproche mais si on n'était pas passé par là 12 ans si on n'était pas passé par là ce n'est pas redresser les entreprises le commerce extérieur l'inflation comme on l'a fait l'économie française on aurait crevé et aujourd'hui on n'en serait pas à dire est ce qu'on va passer ou pas à la barrette revient aux chômeurs on serait malheureusement sans doute bien au delà donc on reconnaissait qu'il y a quand même un paradoxe en 82 on nationalise est pour créer des emplois en 92 on a recours aux privatisations partielles pour financer le chômage c'est plus qu'un revirement idéologique qui s'est vraiment passé quelque chose entre que les français n'ont pas compris mais d'abord il s'est passé entre je l'évoquerai reproduisit nord au renault que les entreprises publiques en question ont été redressés ont été redressés et aujourd'hui comment par qui regardez renault dans les entreprises où air france est évident que ce n'est pas encore fait ils paient les entreprises pour lesquelles leur relation ne soit pas fait mais le nombre d'entreprises publiques qui ont été redressés est considérable or que maintenant on se pose la question de savoir si dans les dix ans qui viennent il faut conserver un secteur public qui a la même taille ou plus faible c'est une bonne question moi je crois que la france a besoin d'un secteur public et je crois que la volonté de tout privatiser que je constate à droite est absurde maintenant il faut avoir les critères sur lesquels on veut conserver quelque chose dans le secteur public et ces critères là ils sont vos mois relativement simple par exemple tous les domaines à grand risque dans lesquels on ne voit pas le capitalisme privé à investir suffisamment moi j'ai fait en sorte depuis un an que dans les composants électroniques qui seront la base de toute l'industrie dans les années qui viennent nous ayons une production européenne et si possible française l'accord passé avec les italiens qui a été annoncé récemment vous l'avez vu et un accord qui va permettre cela si faune sonne exactement dans un geste en ce sens il faut que l'état son équipe s'il faut que l'état intervienne c'est tout simplement parce que le marché ne le fait pas si le marché le faisait il n'y a pas besoin de l'état mais le marché ne le fait pas alors ces sables où on le fait à l'aide de capitaux publics où on ne le fait pas et si on ne le fait pas il y aura plus d'industries européennes en tout cas plus l'industrie française dans dix ans dans une voiture aujourd'hui il ya 15 % de composants électroniques dans dix ans donnera 25% si on est obligé de les acheter à l'étranger on n'aura pas le dernier modèle on les paiera plus cher on sera pas livrée dans les délais on sera plus capable de faire ce qui se passe aujourd'hui c'est que la clio la r19 la 205 seconde en allemagne comme elles se vendent alors qu'on a besoin d'eux fera et seul l'état celle l'état dans un pays comme le nôtre est capable de le faire pour cela il faut de l'argent il faut de l'argent vous n'en avez plus et ça m'amène la deuxième bombe à retardement dont je parlais tout à l'heure c'est la dette savait que la dette a beaucoup augmenté durant douze ans elle a été mutilée par simple je crois même davantage les deux déficits budgétaires successives 91 pardon 92 93 on alourdir encore de 400 milliards ça fait autant autant de moins si je puis dire d'argent disponible pour les dotations en capital jusqu'où pourrez vous laisser filer le déficit et la dette voilà monsieur mais sa revue transformant un harpagon non je lis le chiffrant les entreprises ont commencé à se développer au 19e siècle et encore plus au xxème siècle quand le crédit bancaire leur a permis d'emprunter pour investir l'emprunt n'est pas en soi quelque chose de critiquable il faut pas emprunter plus qu'on en a besoin et surtout plus qu'on ne pourra rembourser mais croire que parce qu'il ya une dette publique l'état se porte mal tu as manqué évidemment et simpliste alors on peut se poser la question de savoir si on l'a trop de déficit on n'a pas trop de déficit ça c'est vrai mais en soit le fait de devoir emprunter c'est ce que font toutes les entreprises pour se développer si elle ne le faisait pas n'existerait plus pourquoi est-ce que ce qui est vrai pour les entreprises ne seraient pas vrai pour les cas c'est vrai pour l'état aussi il faut être capable de mesurer cet endettement ne pas aller au delà de ce qui est raisonnable c'est vrai aussi pour tout un chacun qui achètent une maison il faut être capable de mesurer à leur mesure on est ce que nous avons un déficit exagéré par rapport à notre économie par rapport à nos voisins vous savez bien que non ça allait très bien nous avons un déficit budgétaire qui s'il est plus important aujourd'hui qu'il n'a été ya un an parce qu'il faut soutenir l'activité économique reste inférieur à celui de la plupart de nos voisins c'est les fameux critères de convergence qui permettent de construire l'union monétaire chère à alain duhamel donc ceux qui la bonne question c'est est-ce que nous nous endettons trop et là je réponds non ceux qui la mauvaise question et que pose l'opposition tous les jours c'est de dire ah là là nous avons des dettes mais toutes les entreprises qui vont bien ont des dettes et de ce point de vue le fonctionnement de l'état n'est pas différent deux observations sur la dette si vous le permettez 2000 milliards de dette publique le cap est franchi et ça va continuer donc l'année prochaine ça coûte très cher en taux d'intérêt parce que ça fonctionne les marchés financiers donc c'est de l'argent moins cher de disponible c'est moins d'argent moins cher disponibles sur les marchés y compris pour les particuliers et deuxièmement c'est quand même une façon d'hypothéquer si je puis dire les générations futures parce qu'il faudra bien la rembourser au moins en partie et dans quelques mais non ça n'est pas hypothéqué générations futures ce qui serait hypothéqué générations futures c'est de refuser d'avoir un déficit raisonnable et en contrepartie de refuser de construire les écoles les hôpitaux dont nous avons besoin ça c'est hypothéquer les générations futures mais nous prendre l'argent qui est nécessaire pour la formation pour la sécurité sociale à différents endroits du système de l' organisation de la société c'est tout le contraire d'hypothéquer les générations futures la reconnaissez que de toute façon ça freine quand même la baisse possible des taux d'intérêt en france par ailleurs et c'est même une question sur l'allemagne dont parlait duhamel tout à l'heure on sait très bien que les allemands ne veulent pas baisser les taux d'intérêts nous sommes pris dans un étau aussi bien le point de vue interne en raison du poids de la dette que d'un point de vue externe du fait de notre relation avec l'allemagne est ce que vous n'avez pas le sentiment quand même qu'on est dans un piège dont on n'arrive plus à sortir on a une difficulté on a une difficulté qui est que notre volonté partagée d'ailleurs avec un son de nos partenaires de construire l'europe fait qu' on est un peu dans l'entre-deux on peut plus faire tout ce qu'on veut chez nous parce que les économies sont beaucoup plus interpénétrés qu'elle l'était dans le passé et on n'est pas encore au tour d'une table à partager ensemble la souveraineté qui consisterait à décider ensemble des taux d'intérêt on est dans un entre deux et c'est pour ça que je disais tout à l'heure qu'il faut aller le plus vite possible vers la phase supérieure la phase on sera tous autour d'une table avec les allemands avec les anglais avec les belges a décidé ensemble les taux d'intérêt plutôt que de voir les allemands les décider sans nous et dans une certaine mesure nous d'être obligé de suivre je constate quand même que depuis quelques temps les taux intéressants sont plutôt à la baisse et vous avez quand même raison ils sont trop élevés et la voix pour échapper à ça c'est bien sûr une monnaie qui sera une monnaie européenne c'est pour ça qu'il faut aller plus vite la construction européenne premier que les allemands sont d'accord avec vous ils l'ont accepté c'est d'ailleurs c'était avant la réunification ç'a changé depuis un an les allemands ont fait un don une offrande à la construction européenne formidable en acceptant justement que ce qui était leur arme principale le deutschmark devienne quelque chose qui soit partagée avec les autres nous avons aussi des efforts à faire chacun veut faire de son côté des formes l'effort allemand il est clair et ils l'ont accepté et à aucun moment les sentiments qui leur viennent et où on leur donnera quoi en échange nous nous avons un stand de difficultés dans la construction européenne vous parliez tout à l'heure de la pâte c'était peut-être alain duhamel en dix ans nous avons fait cette réforme de la pac au printemps dernier elle est difficile pour nos agriculteurs oui elle est difficile pour nos agriculteurs nous avons fait en sorte qu'elle soit la moins douloureuse possible nous avons mis en échange en place des compensations il reste qu elle est douloureuse pour nos agriculteurs et c'est un effort que la france a accepté pour participer à la solidarité européenne dernière question prospectives supposent on vous gagner les élections de 93 qu'est ce que vous allez peut-être qu est ce que vous envisagez comme mesure que vous n'ayez pas pu prendre à la date d'aujourd'hui est question si vous prenez ces telle ou telle mesure pourquoi ne pas la prendre dès maintenant je crois qu'il ya plusieurs pistes dans lesquels il faudra qu'on a quand on aura gagné les élections il faudra qu'on n'aille plus fort qu on a été jusqu'à maintenant d'abord il ya tout ce qui concerne le partage du travail c'est un thème qui a eu mauvaise presse par un nombre d'années que nous avons trop laissé de côté on avait commencé en 82 et puis on a trop laissé de côté chacun comprend bien pourtant que quand il ya des progrès techniques il faut bien d'une manière ou d'une autre que le temps de travail diminue ça c'est fait depuis un siècle pour ça continue avec réduction du salaire depuis un siècle l'introduction du progrès technique a fait qu'on a travaillé sur l'ensemble de la vie moins qu'avant plus de retraite plus d'études durée hebdomadaire qui diminue et c'est ça il faudra avancer il faudra aussi qu'on avance considérablement sur les banlieues les banlieues on s'en est beaucoup préoccuper sa problème à ces nouveaux qui a émergé on n'a pas encore fait l'effort nécessaire sur le temps de transport qu'il faut pour aller de paris à la banlieue parisienne par exemple pour travailler tous les matins ou rentrer tous les soirs là il ya des efforts à faire qu'on n'a pas su faire encore suffisamment ça fait des éléments de programme vous ne laissez pas le temps visiblement avaient ou non on va s'arrêter là il veut messarovitch mercier on enchaîne avec jean marie colombani mais vous pouvez continuer votre pensée sur les villes à ce qu'il est vraiment nécessaire de continuer à grandir les villes comme on le fait actuellement a ajouté la banlieue à la banlieue éternellement c'est un problème qui est posé jean marie colombani c'est une question non non non pas du tout la cour de cassation vient de renvoyer paul touvier devant devant la justice et puisqu'il elle a saisi la chambre d'accusation de la cour d'appel de versailles mais pour le seul massacre de rillieux-la-pape d'une part et d'autre part en refusant de se prononcer sur la nature du régime de vichy alors avant d'aller plus loin je voudrais savoir ce que vous inspire cette décision de la cour de cassation d'abord un grand soulagement que savait que la tradition c'est de ne pas commenter si en justice s'ils restent il ya ces traditions respectées donc vous pouvez y aller oui parfois même et parfois même il est heureux qu'elle n'ait pas été respectée parce que je crois que le mouvement d'opinion qu'avait suscité le premier arrêt et non lui à sans conséquence sur ce qui vient de se passer c'est parce que la société a bougé l'associât trouve inadmissible le non lieu dont ou via bénéficier que finalement celui ci a été au moins partiellement cassé donc c'est un grand soulagement de voir que une des pages les plus noires les plus indignes notre histoire se voient sanctionnés par la justice et sans doute l'instruction qui va être conduite sur le massacre de rillieux la pape mettra en lumière le rôle que chacun connaît maintenant mais qu'il faut rappeler parce que le souvenir de ce qui s'est passé c'est quand même dans une certaine mesure la garantie que cela ne revienne pas rappeler donc comment la police française a participé à son complice mêmes soumises et parfois volontairement soumises à ce que l'occupant nazi lui demander et aggravante alors au chapitre du souvenir beaucoup de vos amis politiques se sont émus d'une attitude du président de la république qui était le dépôt de gerbe au maréchal pétain le 11 novembre dernier et ici même à votre place henri emmanuelli a évoqué différence de génération en gros entre le président de la république est ce que vous êtes parmi ceux qui avaient ressenti cette différence de générations entre entre eux et le président j'ai dit dans les jours qui ont immédiatement suivi que pour moi c'était peu compréhensible que le pétain du vel d'hiv avait effacé le peten verdun et que par conséquent je ressentais pour moi difficilement le fait que l'on puisse d'une quelconque manière honorer la mémoire de pétain depuis j'entends une pause dans la république dira qu' il allait prendre initiative le premier ministre l'a confirmé hier soir quel type d'initiative souhaitez-vous vous même à moins que vous n'ayez une idée de cette initiative que vous étiez avec le président de la république en israël oui non je n'ai aucune idée de l'initiative qu'il entend prendre et je prends rapide fait que qu'il va qu'il va la prendre je peux simplement dire que pour moi à titre personnel je crois que le nom de peta est indissolublement liées aux massacres des populations juives en france et que j'ai beaucoup de mal à lui accorder un quelconque crédit même si c'est le héros de verdun et par rapport à ceux qui disent que la république n'étaient pas concernés puisque en effet la république s'est arrêté avec l'état français elle n'a repris qu'à la libération d'une parenthèse dans l'art et voilà vous vous considérez que ce n'est pas la république est en question mais que la france doit encore exactement c'est de demander pardon peut-être comme on l'a fait pour les victimes du sens qu'on sait c'est une argutie juridique c'est vrai que l'état français de peta est le contraire de la république dans ses valeurs dans ce qu'il voulait faire il reste que c'est quand même la france et que c'est quand même une tache sur la france bien on va parler un peu politique et que l'allemagne ne donne des leçons d'ailleurs dans ce domaine là on enchaîne le mari oui je ne vais pas vous demander comment vous allez gagner les élections ni même si vous allez gagner je vais quand même vous dire je vais m'amuser les d'abord faire une remarque à fait parce que vous êtes membre d'un gouvernement dont les membres manifestement ne se bousculent pas au portillon pour aller se battre devant les électeurs donc pour aller devant les électeurs rendre compte de leurs de leurs de leurs actions écoutez il y a dans un gouvernement des membres qui sont des élus et d'autres qu'ils ne sont pas je ne n'ai pas le temps et chantelle je crois que tous ceux qui sont des élus se représentent d'autres qui viennent d'autres horizons n'ont pas obligatoirement envie de se présenter devant les électeurs fait qui trompe c'est pas sa fille qui compte c'est votre question vous n'avez pas voulu me poser mais si vous permettez je vais quand même y venir c'est de savoir comment on va faire pour gagner les élections alors aujourd'hui il est clair que les sondages ne donnent pas exactement cette indication là et les meilleurs commentateurs que vous êtes monsieur ne nous prédisent pas une victoire éclatante moi je crois quand même que quatre mois de campagne ses quatre mois pendant lesquels le beaucoup de choses peuvent changer et si je ne dirais pas aujourd'hui que je suis sûr qu'on va gagner les élections parce que vous prendriez pour un doux rêveur je veux vous dire que si on se bat si on se base sur ce qui a été fait qu'on a un peu tendance quand même à oublier si on explique ce que les autres veulent faire ce que la droite aujourd'hui l'a pas beaucoup de programmes je suis très frappé de voir qu'un an avant 86 y avait eu des assises de l'opposition un programme sera aujourd'hui c'est qu'elle me place silence personne ne dit rien temps en temps tel ou tel dit quelque chose mais n'y a pas de programme officiel peut-être parce qu'ils veulent pas trop dire ceux qui voudraient faire quand on aura expliquer rappeler aux français ce que c'est que la droite au pouvoir ce que c'est que la gauche au pouvoir je suis convaincu que les résultats ne seront pas s'il faut quand même dire ce que vous préparez vous vous allez voir techniquement sur vos adversaires on va y venir et violine cosy avec laure voilà alors l'avenir mais attendait d'abord je voudrais savoir s'il vaut mieux se battre pour gagner les élections ce qui paraît en effet une brève comme vous venez de le dire ou bien s'il ne faut pas comme certains de vos amis vous le suggère il ya ici à la main qui a écrit dans une revue du parti socialiste parts et messieurs par ts qui ne vaut pas mieux prendre acte que la cure d'opposition ça a du bon et qu à ce stade de votre histoire vous avez besoin d'une cure d'opposition je crois que c'est une manière intelligente de prendre le problème mais qui n'est pas la manière d'un homme politique moi je ne me bats pas pour savoir s'il vaut mieux que je dirais non pas que je vais année je me bats pour défendre les idées auxquelles je crois et je crois d'ailleurs que c'est la meilleure manière de gagner donc je défends décidé je défends mon bilan et si je gagne c'est que en effet les électeurs ont reconnu qu'il vaut mieux que je continuerai ce poids si je perds enfin le tire les leçons de ce que les électeurs auront décidé mais je crois pas qu'il faille se poser la question à l'avance de façon presque stratégique de savoir s'il ne vaudrait pas mieux perdre bien alors aujourd'hui on parle on parle plus du ps on parle d'une alliance pour le progrès mais pour faire une alliance il faut être plusieurs alors vous allez vous à lire qui l'alliance en question comprend des partis ou des mouvements politiques qui traditionnellement ont été posées socialiste je pense faire j'ai surtout aux écologistes que tout le monde pense lorsqu'on évoque cette alliance alors faut-il s'allier aux écologistes radicaux de gauche quand même d'accord j'aime bien méprisant pour les radis que je suis pas méprisants du tout mais je constate que le leur ai dit claude vous fournirons pas là points nécessaires là le problème de l'alliance se pose avec les écologistes vous êtes d'accord et comment voyez-vous d'ailleurs ce problème j'aime bien ce que disent les écologistes je crois qu'ils mettent le doigt sur des problèmes qu'on a trop peu traitée on sait tout le monde ceux ci bien à droite que la gauche de ce point de vue là et que on commence à prendre en compte de façon de plus en plus active l'industrie que je suis se préoccupe beaucoup plus sans doute que mes prédécesseurs je leur fais pas grief crois que c'est l'évolution des temps de ce que l'industrie française d'une industrie moins polluantes de récupérer les déchets on a mis en place des structures pour ça bref ça bouge et sans doute assez largement sous la pression des écologistes mais ce que ça c'est la partie positive mais ce que vous n'êtes pas le moins bien placé pour parler aux écologistes compte tenu du fait que vous êtes un ministre qui a récemment donné qu tort à son collègue de l'environnement sur la sphère des déchets australien et qui vient de signer pour l' usine de la hague un nouveau contrat de retraitement de combustible en l'espèce du combustible américain qui viendra s'ajouter au menu on a signé aucun nouveau contrat on a simplement traiter ce qui existait pour ce qui est du problème précédent je crois que vous avez raison de dire que je suis un ministre qui est particulièrement préoccupée des questions d'environnement prenons l'exemple du pyralène c'est ça qui avait un peu secoué il n'a pas dit exactement ça il a dit vous êtes communiste qui a contré le ministère de la ministre de l'environnement non mais ça c'est un débat naturel au sein du gouvernement chacun dans son rôle ce qui est important c'est que la france qui plus que d'autres pays est capable de traiter des déchets doit le faire sinon ces déchets il reste faut savoir l'écologie est un problème mondial c'est pas un problème franco français ça s'arrête pas aux frontières par conséquent si nous avons plus que d'autres la capacité de faire des choses ça serait criminel de ne pas le faire et de laisser c'était le pyralène de laisser ce pyralène tout seul à l'extérieur il vaut mieux le retraité c'est pourquoi j'ai insisté pour qu'on autorise retraitement de ce pyralène en france évidemment à terme il vaudra mieux que ceux qui l'utilisent en l'occurrence les australiens le trait de chez eux j'en suis tout à fait d'accord les organisations écologistes ont raison de ce point de vue là mais tant qu'ils sont pas capables de faire chez eux vaut mieux le faire chez nous que ne pas le retraité du tout et en ce sens je crois que la france est un pays qui a des industries de l'environnement je soutiens beaucoup et où on a organisé des regroupements pour faire des géants mondiaux de traitement des déchets du jir mondiaux du traitement de l'eau à des industries d'environnement donc particulièrement puissante et donc cette préoccupation que les écologistes la partage totalement là où le problème politique se pose c'est que je ne crois pas que l'écologie c'est une réponse à l'ensemble des questions que la politique pose question nouvelle wii l'ensemble des questions non par exemple quand on se pose un problème sur le fait de savoir si il convient ou non que des forces militaires interviennent en bosnie pour séparer les serbes et bosniaques on peut essayer de répondre à cette question par tina lys politique mais on ne peut pas y répondre à partir de critères qui relève de l'écologie c'est pourquoi si j'ai beaucoup de sympathie pour ce que disent les écologistes je ne crois pas que l'on puisse comme il le souhaite même et je crois qu'ils se trompent d'ailleurs pour ça que je ne suis pas écolo ziis je crois pas qu'on puisse comme il le souhaite même dire que c'est une explication générale et que donc ils vont remplacer les forces piliers dont on a mûri ce que vous croyez en à un accord politique en bonne et due forme entre votre formation le parti socialiste et les écologistes ou bien est-ce que vous pensez que chacun ira à la bataille séparément et que dans votre circonscription vous vous retrouverez face à peut-être au maintien d'un candidat écologiste tous nous allons nous allons avoir ce test là de nombreux électeurs écologistes sont des électeurs qui ont été les électeurs de gauche voire des électeurs du parti socialiste il se présente la plupart des écologistes pas tous la plupart comme des hommes et des femmes de progrès qui veulent le changement de la du monde dans lequel ils vivent qu'ils veulent le progrès comme nous le souhaitons pas où ils attendent tous préoccupés des mêmes problèmes mais allant dans le même sens alors on va bien voir justement et si en effet ils sont sur les positions qu'ils annoncent alors je ne doute pas que d'une manière ou d'une autre ensemble nous trouverons des modalités notamment au second tour des élections pour que nous fassions barrage à quelque chose que nous combattons qui est le conservatisme parce que en dépit de ce que disait françois henri de virieu dans sa présentation tout à l'heure que je n'ai pas voulu interrompre il ya une certaine farce avoir un stand d'homme de droite se présenter aujourd'hui comme les tenants de la réforme même les producteurs de lait on y vient justement de ce que je voulais revenir en la présentation françois-henri tout à l'heure et reprendre très exactement la distinction qu'il faisait il disait tout à l'heure la morale elle s'est perdue la réforme aujourd'hui c'est balladur et la juge l'aspiration à la justice sociale elle est portée par pasqua séguin donc question centrale qu'est ce qui vous reste pour affirmer une identité de gauche mais avant que vous ne répondez à cette question qui me paraît essentiel je voudrais revenir d'un mot sur la morale quand vous apprenez par la presse qu'une information est ouverte que quelqu'un est inculpé qui a été directeur de cabinet d'un ministre et qu'il s'agit du point de savoir s'il y a ou non commission sur l'attribution de scanners pour les hôpitaux comment vous réagissez qu'est-ce que vous est-ce que vous vous sentez un jeu c'est pas un minimum solidaires de ceux qui ont je réagis d'abord en neuf évitant toute réaction sans savoir ce qu'il y assure en effet c'est à dire je ne sais pas si ces faits sont vrais ou pas il suffit pas qu'à monsieur en l'occurrence monsieur trajet redisent des choses pour qu'on accepte pour argent comptant comme il ne suffit pas que monsieur balladur écrivain cher de la réforme pour qu'il soit réformateur bon si en revanche la justice qui se saisit du dossier prouve qu'il ya eu des malversations alors je me sentirai évidemment pas solidaires de ceux qui ont fait ces malversations mais pour le moment je vois beaucoup d'inculpation est pas encore beaucoup de preuves apportées donc je suis réservé bien donc venons en à la réforme et à la justice sociale portés par d'autres qu'est ce qui vous reste aujourd'hui pour affirmer pour vous différencier pour affirmer une identité de gauche et qu'est ce que c'est aujourd'hui qu'une identité forte vis-à-vis de l'opinion je veux dire c'est pas une sorte de jugement sur pasqua écrit un texte sous l'avant une politique sociale que pour autant il a récupéré tout ce qui est l'idéologie sociale dans ce pays tu est une farce de dire ça quand depuis dix ans c'est peut-être parce que vous avez laissé le terrain social libre nous l'avons pas le lui de la réforme ou la laisser en jachère alors nous n'avons pas laissé libre mais surtout pas rentrer ou pas fait assez ça je suis assez d'accord avec vous mais quand depuis dix ans toutes les lois sociales qu'il s'agisse de la retraite à 60 ans qui s'est déjà cinquième semaine de congés payés qui sèche de lys gf la peau ces grandes fortunes ex-agent du rmi pour éviter les exclusions toutes ces lois bien d'autres encore ont vu la droite voté contre est ce qu'on peut dire que après avoir été contre boue pendant 12 ans toutes les réformes qui allaient dans le sens d'une amélioration les problèmes sociaux dans ce pays on est aujourd'hui légitime pour être ceux qui prônent la réforme et ceux qui disent nous avons réglé c'est votre jugement sur la droite ses voeux l'opposition donc on comprend que vous portiez ce jugement mais vous même qu'est ce qui va vous distinguer en quoi est-ce que vous êtes porteur d'une identité dit de gauche et qu'est ce que ça veut dire quand dans un pays on dit il faut d'abord gagner de l'argent et puis ensuite on distribuera ce qui a en excédent à ceux qui en ont besoin on défend assez largement je crois une orgie de droite mais quand on dit pour que ce pays soit capable de mieux se battre de gagner de l'argent souvent que les entreprises vivent il faut que l'on tienne compte en amont des primes de participation des individus de cohésion sociale on défend alors je crois une des régies de gauche et si cette différence la demeure et elle demeure alors il n'y a pas de confusion entre la gauche à droite moi je constate aujourd'hui que les pays dans lesquels cette cohésion sociale existe dans l'entreprise ou dans le pays c'est vrai au japon c'est vrai en allemagne sur les pays qui s'en sortent le mieux etc l inverse les pays ça a été les états unis reagan ça et l angleterre de l'âme cette chère dans lequel on faisait fi de la cohésion sociale on disait ça viendra de surcroît après quand on aura résolu de problèmes sur les pays qui se sont enfoncés est ce qu'on sait que depuis le début des années 60 nous étions à peu près à égalité le pouvoir d'achat entre la france et l'angleterre a évolué de 20 % de différence ou sommes 20% au-dessus ce soit parce que nous sommes un pays dans lequel on a toujours plus mis l'accent sur la cohésion sociale et ça c'est l'idéologie de gauche moi je crois que tout ce que nous pouvons faire nous devons le faire et tout ce que nous pouvons faire en ce domaine là c'est justement d'aller plus loin que nous l'avons fait pendant les dix ans et on peut nous reprocher pas avoir été assez loi j'accepte très volontiers ses critiques elle est vraie nous devons aller plus loin tout ce qui fonde cette cohésion sociale c'est pour ça que je parlais des banlieues tout à l'heure à ce stade il me reste une question à ce stade de l'histoire des socialistes et c est ce qu il n'est pas temps de mettre la clé sous la porte et de changer les choses de fermer le parti socialiste est de faire autre chose est-ce que vous dans quel camp vous rangez vous dans ce qu'ils considèrent que quelques amendements à la situation du ps suffiront où est-ce qu'il faut remettre les choses à plat et repartir autrement puis je m'intéresse à la politique j'ai vu la droite prendre le nom de rpf de nerfs du dr y aussi le p r puis lcds maintenant il ya l'upm tout ça ce sont des habits d'art le cas pour cacher la même chose le ps lui a gardé son unité mais ça change rien au fond il ya d'un côté les positions sur les positions de droite de l'autre côté qui sont des positions de gauche la différence entre les deux chacun la sens bien et moi je devais à dire d'un mot ça serait bien sûr cet accent mis sur la cohésion sociale et sur la solidarité est l'outil dont on se sert l'outil politique le parti politique pour pouvoir mettre ça en oeuvre importe peu ce qui compte c'est d'avoir bien clair en tête ce que sont les objectifs politiques voilà c'était l'heure de vérité de monsieur dominique strauss kahn ministre de l'industrie et du commerce extérieur [Musique]