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ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 30 juin 2020 8 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSantéJusticeÉconomie & entreprises

Le journal de 6h - 30/06

Source d'origine 2 locuteurs

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  • 0:15InvitéFait
    « Fessenheim, c'est fini. Le cœur de la centrale a cessé de battre hier soir après 43 ans de service. »
  • 0:24InvitéFait
    « Percé des écologistes aux élections municipales, le temps est à l'action. A lancé hier Emmanuel Macron, le chef de l'État a repris presque toutes les propositions de la Convention climat. »
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    « L'évacuation du combustible hautement radioactif s'achèvera en 2023. »
  • 1:42InvitéChiffre
    « Le démantèlement, lui, débutera deux ans plus tard, en 2025. »
  • 2:46InvitéChiffre
    « Il a repris 146 des 149 propositions. »
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    « Entre 60 000 et 65 000 primes ont déjà été accordées, soit plus de 30% du quota. »
  • 3:55InvitéFait
    « Les agriculteurs devraient bientôt voir leur retraite augmenter. »
  • 3:58InvitéChiffre
    « Le Sénat a adopté une proposition de loi communiste permettant une revalorisation de 75 à 85% du SMIC. »
  • 4:14InvitéChiffre
    « Cinq ans de prison dans deux fermes pour l'ancien Premier ministre. »
  • 4:17InvitéChiffre
    « Sa femme a écopé trois ans avec sursis. »
  • 5:04InvitéFait
    « Bruno Le Maire l'assure, la dette Covid ne sera pas remboursée par un nouvel impôt. »
  • 5:14InvitéPromesse
    « Bruno Le Maire qui a également affirmé que dans deux ans, la France aurait retrouvé sa vitalité économique. »
  • 5:30InvitéChiffre
    « Le cap des 500 000 morts dans le monde a été franchi. »
  • 5:33InvitéChiffre
    « Il y a plus de 10 millions de cas. »
  • 5:54InvitéFait
    « Les 6 milliards d'euros annoncés la semaine dernière par le ministre de la Santé, Olivier Véran, sont jugés largement insuffisants par les soignants. »

Temps de parole

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0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mardi 30 juin, l'info sur RMC. Céline Kallmann est là pour vous, pour vous donner les dernières informations. Vous êtes sur RMC, vous êtes sur RMC Découverte. Céline, bonjour.

0:15
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Fessenheim, c'est fini. Le cœur de la centrale a cessé de battre hier soir après 43 ans de service. Son démantèlement s'annonce très long, près de 20 ans. Percé des écologistes aux élections municipales, le temps est à l'action. A lancé hier Emmanuel Macron, le chef de l'État a repris presque toutes les propositions de la Convention climat. Et puis, nouvelle journée d'action des personnels soignants. Aujourd'hui, dernier coup de pression avant la fin des consultations vendredi. Bienvenue à tous sur RMC. 23h30, hier soir, la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim a comme prévu définitivement cessé de fonctionner.

Une victoire pour les antinucléaires, un crève-cœur pour certains résidents de cette ville de 2500 habitants. Et pour les salariés comme Patrick, contre l'heure de risque pendant 36 ans, a Fessenheim. Un peu de colère. Il n'y a pas de mots pour expliquer ça. Depuis le temps que ça traîne en longueur, c'est fait. Ce n'est pas facile d'arrêter une machine que tu sais pertinemment qu'elle peut continuer à fonctionner. Tout ça parce que le politique a décidé d'arrêter la centrale. Je pense aux collègues qui sont obligés de partir, de quitter la région pour continuer leur vie. Mais ça fait un crève-cœur quand même de les voir partir.

Et voilà, fierté d'avoir accompli une page d'histoire, on va dire. Patrick, et lui, va partir en retraite anticipée. Alors que va devenir maintenant le site de Fessenheim ? L'évacuation du combustible hautement radioactif s'achèvera en 2023. Le démantèlement, lui, débutera deux ans plus tard, en 2025. Une opération qui va durer de longues années. Aurélia Manolis. C'est la phase du démantèlement qui va maintenant commencer avec une soixantaine de salariés. Et cela va durer près de 20 ans, le temps nécessaire pour déconstruire les deux réacteurs, décontaminer et réhabiliter le site. Mais pour la suite, aucun projet n'est officiellement arrêté.

EDF envisage l'installation d'un technocentre, un site pilote, pour décontaminer les métaux issus du démantèlement d'autres installations nucléaires. Mais le projet est incertain. Évoquez aussi l'installation d'une usine de biocombustibles qui pourrait employer jusqu'à 700 salariés dans une zone d'activité baptisée Ecorena. Zone d'activité qui pourrait accueillir des entreprises dès 2022. Mais là encore, rien n'est arrêté. Les élus locaux regrettent une décision politique de l'État sans avoir prévu d'outil de remplacement.

Hasard du calendrier, l'arrêt de Fessenheim survient au lendemain de la percée écologico-municipale, mais aussi le même jour que le discours d'Emmanuel Macron face aux 150 citoyens de la Convention climat. Le chef de l'État s'est exprimé au cœur du Jardin de l'Élysée. Il a repris 146 des 149 propositions. Trois mesures ont été rejetées d'emblée, notamment la limitation de 110 km heure sur les autoroutes. Au sujet du moratoire sur les zones commerciales, Emmanuel Macron a donné son feu vert. Une décision qui pourrait enterrer différents projets de centres dans notre pays. Nos concitoyens veulent retrouver une ville à l'échelle humaine où on vit mieux.

Ils veulent retrouver des espaces forestiers agricoles naturels. Ils veulent moins de voitures. Ils ne veulent plus de nouvelles grandes surfaces en périphérie. Ils veulent retrouver des commerces de centre-ville et de l'échange humain au plus proche. Vous proposez d'éviter de nouvelles constructions qui mordent sur la nature quand des réhabilitations sont possibles. Engageons-nous. Vous préconisez d'instaurer un moratoire sur les nouvelles zones commerciales en périphérie des villes. Allons-y. Agissons. Cette mesure, même si elle a été applaudie, vous l'avez entendu, fait débat dans les villes ou des zones commerciales.

On pourrait bientôt voir le jour reportage dans le Val d'Oise juste après ce journal. A retenir également dans l'actualité un succès très net de la prime à la conversion. Entre 60 000 et 65 000 primes ont déjà été accordées, soit plus de 30% du quota. C'est ce qu'annonce le Conseil national des professions de l'automobile. Les agriculteurs devraient bientôt voir leur retraite augmenter. Le Sénat a adopté une proposition de loi communiste permettant une revalorisation de 75 à 85% du SMIC. La mesure n'entrera pas en vigueur avant 2022. RMC 6h04. Le couple Fillon, lourdement condamné, hier a décidé de faire appel. Cinq ans de prison dans deux fermes pour l'ancien Premier ministre.

Sa femme a écopé trois ans avec sursis. Le tribunal correctionnel de Paris a fustigé le manquement au devoir de probité et d'exemplarité. L'emploi de Pénélope Fillon, fictif. Un jugement juste pour Farah Zahoui de l'association anticorruption anticorps. Le fond du dossier est qu'il y aurait eu un emploi de complaisance, un emploi qui n'a jamais existé. Pendant de nombreuses années, les sommes en cause sont considérables. Et c'est des sommes qui ont été détournées aux Français. On espère réellement qu'il y ait une prise de conscience dans la classe politique. Qu'ils ont tout à gagner, avoir plus de transparence vis-à-vis des citoyens.

Que les fonds utilisés ne sont pas des fonds personnels mais des fonds publics. Donc ils appartiennent aux justiciables. La criminalité en col blanc choque moins que la criminalité dans le domaine public. Mais c'est aussi grave. Bruno Le Maire l'assure, la dette Covid ne sera pas remboursée par un nouvel impôt. C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Économie hier devant l'Assemblée nationale. Au coup d'envoi de l'examen d'un nouveau budget de crise. Bruno Le Maire qui a également affirmé que dans deux ans, la France aurait retrouvé sa vitalité économique. Il sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV.

Le message inquiétant de l'Organisation mondiale de la santé hier soir, la pandémie de Covid-19 est loin d'être finie et s'accélère. Le cap des 500 000 morts dans le monde a été franchi. Il y a plus de 10 millions de cas. Le gouvernement britannique, de son côté, annonce qu'il va durcir le confinement à Leicester en raison d'une flambée de nouveaux cas. Les commerces non essentiels qui avaient rouvert il y a deux semaines sont à nouveau fermés à compter d'aujourd'hui. Et les écoles le seront après-demain. Les blouses blanches vont à nouveau défiler aujourd'hui en France. Au centre des revendications, toujours la question des salaires et le manque d'effectifs.

Les 6 milliards d'euros annoncés la semaine dernière par le ministre de la Santé, Olivier Véran, sont jugés largement insuffisants par les soignants. Les médecins aussi comptent bien maintenir la pression. Florian Chevalet. 300 millions d'euros pour revaloriser les salaires, une somme décevante pour Nawel Adouiri et les vice-présidentes de l'intersyndicale des internes. C'est au final une centaine d'euros mensuels en brut. C'est ridicule, c'est pas du tout à la hauteur de ce qu'on a demandé par rapport aux efforts et aux heures passées à l'hôpital. Même avec cette revalorisation-là, on ne sera pas payé au SMIC horaire. Déçus, les syndicats restent tout de même à la table des négociations.

Ils espèrent une augmentation générale de 300 euros net par mois. Seule manière, selon Magali, interne en médecine de garder un hôpital attractif. Il y a une fuite massive, notamment des personnels paramédicaux qui s'en vont de l'hôpital. On a bien vu que pour soigner correctement les patients, il fallait du personnel à leur chevet. Chose que pendant la crise du Covid, on a pu faire parce que tous les autres services tournaient au ralenti. Mais que là, après cette crise, l'hôpital public reste dans un état déplorable et à la dérive. Les annonces définitives du gouvernement sont attendues la semaine prochaine.

Nous parlions dans le journal de la poussée historique d'Europe Écologie-Les Verts, dimanche lors du second tour des municipales. Autre victoire dans une ville de plus de 100 000 habitants, celle du Rassemblement National à Perpignan. Louis Alliot, député RN, a remporté la mairie avec plus de 53% des voix.

7:15
Présentateur

Ils sont nombreux à avoir voté pour l'homme, plus que pour le parti.

7:21
Invité

On n'a pas voté Louis Alliot pour le Rassemblement National. On a voté Louis Alliot parce que c'est un personnage qui va prendre l'exemple sur la ville de Béziers, avec M. Ménard.

7:31
Présentateur

Il a quand même été élu, donc les gens vont lui faire confiance. Alors allons-y, on lui fait confiance, on fonce tous. Sur les affiches du candidat Louis Alliot, aucune mention du Rassemblement National, mais un slogan. Perpignan, l'avenir en grand. Louis Alliot pense que s'il a été élu, c'est pour plusieurs raisons. Il y a la personnalité, il y a tout qui joue. Le contexte, l'équipe que j'ai mis en place, le projet. À un moment donné, c'est aussi la rencontre d'un homme avec un contexte et une mairie. Il fallait que ça se fasse maintenant et c'était le bon moment. C'est officiellement vendredi que Louis Alliot deviendra le maire de Perpignan.

Il sera ainsi le premier maire Rassemblement National à diriger une ville de plus de 120 000 habitants.