Prix des carburants, inflation... Le "8h30 franceinfo" de Michel-Édouard Leclerc
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Questions et réponses
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- 0:40OuverteRéponse partielle
Est-ce que les prix à la pompe sur le gasoil vont baisser dans les centres Leclerc ?
- 2:00FerméeÉludée
Si vous venez chez Leclerc, le prix sera inférieur de 12 à 18 centimes ?
- 2:45RelanceRéponse directe
Vous soutenez cette initiative alors que vous souteniez plutôt une baisse des certificats d'économie d'énergie ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement sur les modalités ?
- 3:44FerméeRéponse directe
Il faudra reconstituer les stocks au prix d'aujourd'hui ?
- 4:12RelanceRéponse directe
Vous avez encore des doutes sur la faisabilité de cette opération ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22PrésentateurChiffre
« une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gasoil »
- 0:30PrésentateurChiffre
« 10 millions de barils de pétrole issus des stocks stratégiques de la France »
- 0:52InvitéFait
« J'avais des doutes sur le ciblage des aides proposés par le gouvernement. »
- 1:51InvitéChiffre
« on aura une baisse de prix de 13 à 18 centimes. »
- 3:37InvitéChiffre
« si on devait reconstituer ces stocks au prix d'aujourd'hui, on perdrait des millions et des millions, des centaines de millions »
- 8:48InvitéChiffre
« On achetait 25% de notre gasoil en Europe du Nord, du côté de Saint-Pétersbourg. »
- 8:52InvitéChiffre
« 25 jours pour les faire revenir, c'est 25 jours de prise de risque sur le cours du dollar, sur le cours du pétrole, sur les prix d'assurance. »
- 15:25InvitéChiffre
« il y aura près de 4% à la fin de l'année. »
- 18:41PrésentateurChiffre
« 7 millions de Français se privent régulièrement en matière d'alimentation. »
- 18:57PrésentateurChiffre
« vous appliquez des marges en fait très importantes sur les produits frais, les fruits et légumes, la volaille, la charcuterie, sur le bio jusqu'à 85% »
Temps de parole
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- Présentateur17 %
- Invité 212 %
- ?5 %
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Bonjour
Agathe. Bonjour. Et bonjour Michel-Édouard Leclerc.
Bonjour Simon.
Le Premier ministre reçoit... Bonjour Agathe, pardon.
Bonjour Michel-Édouard Leclerc. Mais oui, c'est gentil
de dire bonjour.
Oui,
normalement je dis bonjour aussi, mais bon,
là
j
'ai pas dit de moi. La
baisse des prix à la pompe, ce sera l'objet d'une réunion ce matin entre le Premier ministre et les représentants de la grande distribution à Matignon, avec cet objectif annoncé par Sébastien Lecornu la semaine dernière, une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gasoil, grâce à la mise sur le marché de 10 millions de barils de pétrole issus des stocks stratégiques de la France, qui seront mis à disposition des distributeurs à leur prix d'achat d'avant crise, pendant une durée de 3 mois.
Vous qui représentez l'un des tout premiers distributeurs de carburant en France, est-ce que vous pouvez déjà dire que les prix à la pompe sur le gasoil vont baisser dans les centres Leclerc ou vous avez encore des doutes
? Non, je
pense que c'est... D'abord, je pense que c'est une bonne opération. J'étais... J'avais des doutes... Je vais vous répondre à votre question. J'avais des doutes sur le ciblage des aides proposés par le gouvernement. J'en ai plus parce que je vois bien que même il y a un certain nombre de grands rouleurs qui ne viennent pas chercher leurs aides. Donc, heureusement
qu
'on n
'a
pas ouvert les robinets un peu n'importe comment, vu l'état des finances. Là, il y
a
un élargissement. Il y a une opportunité. Ça résulte des accords du G7.
Sur
la libération
de ces fameux stocks stratégiques.
Alors, l'opération, elle est complexe parce que ces stocks ont été constitués à bas prix. Il faudra les reconstituer. Qui va les reconstituer ?
On
va parler de tout ça, mais... Non, c'est juste pour vous dire, selon la manière dont ça va être réparti et selon la manière dont ça va être reconstitué ou pas, c'est... Je pense que tel qu'on nous l'a décrite, c'est une très bonne opération et qu'on aura une baisse de prix de 13 à 18 centimes. Je ne sais pas trop la calculer selon le résultat de la discussion, voire de la négociation.
Mais à
partir de début novembre, vous pouvez dire aux automobilistes qui nous écoutent ce matin, si vous venez chez Leclerc, et d'ailleurs vous êtes en lien avec vos collègues de la grande distribution, si vous allez dans un supermarché, hypermarché à la pompe, le prix sera inférieur de 12, 15, 18 centimes. Vous pouvez le dire ce matin ?
Non. Normalement, si cette opération, j'insiste, qui est complexe, qui doit être négociée, il n'y
a
pas que les grandes surfaces qui distribuent des carburants, si elle est montée telle que le gouvernement le propose, oui, il y aura des baisses de prix à la pompe au mois de novembre. En tout cas, je peux vous dire une chose, c'est que
Leclerc
et System U, puisqu'on achète ensemble, si on achète moins cher, on vendra à l'euro près, aux centimes d'euro près, on vendra moins cher.
Et
on voit que vous soutenez cette initiative, alors que vous, ces dernières semaines, vous souteniez plutôt une baisse des certificats d'économie d'énergie, ce qui permet de financer notamment l'aide à l'achat d
'un
véhicule électrique, et vous pensez que cette baisse pouvait faire baisser à peu près de la même somme le montant au litre. Là, vous soutenez cette initiative, mais vous dites, attention, le diable se cache dans les détails. Sébastien Lecornu, justement, reçoit les distributeurs à 11h30 à Matignon. Qu'est-ce que vous attendez du gouvernement sur les modalités ? J'ai confiance que le gouvernement ne cherche pas la difficulté, ne cherche pas à nous opposer, et donc qu'on va tout faire pour lever les interrogations sur les mécanismes de reconstitution des stocks.
Parce que normalement, la dernière fois, le mot de Bréjon, la porte-parole du gouvernement, était sur ce plateau, elle nous disait que c'était aux distributeurs de reconstituer ces stocks.
Alors,
si vous voyez, si on devait reconstituer ces stocks au prix d'aujourd'hui, on perdrait des millions et des millions, des centaines de millions, puisque, justement, l'intérêt de le distribuer, c'est qu'il a été acheté pas cher.
Et
donc, il
faudra reconstituer les stocks au prix d'aujourd'hui ?
Voilà. Donc,
je pense que tout le monde, on verra bien ce matin, mais je pense que tout le monde, ce matin, s'attend à ce que M. Lecornu dise. D'abord, on prendra le temps de reconstituer ces stocks au meilleur, et deuxièmement, je pense que c'est l'organisme gestionnaire de ces stocks qui va les reconstituer, et non pas chaque distributeur. Ce ne sera pas au distributeur
de le faire. Je ne pense pas. En tout cas,
c'est notre souhait.
Mais on a l'impression que
vous avez encore des doutes sur
la faisabilité de cette...
Attendez, avec plaisir, je veux bien vous faire une belle punchline et tout ça, mais la réunion, elle a lieu après nous, là. Donc, je ne peux pas faire le compte-rendu de la réunion.
Ce n'est pas ça, c'est que le Premier ministre a dit les prix vont baisser à la pompe. Il a dit que les prix vont baisser.
Alors, je vous
confirme. Si vous arrivez
ce matin en disant « Oui, si, le gouvernement nous donne des garanties », ce n
'est
pas la même chose.
Eh bien, alors, à ce moment-là, si vous pensez que le Premier ministre ne s'est pas trompé, je pense aussi, les prix vont baisser, parce que le Premier ministre va nous dire que ce ne sera pas au distributeur de reconstituer les stocks. Et deuxièmement, il y aura une clarté dans l'allocation de ces volumes de stocks à chaque distributeur. Comment ils seront répartis sur les territoires ? Parce que les petites stations rurales, là où souvent les Français ont le plus besoin de leur voiture, n'ont pas les mêmes moyens que les grandes, vous plaidez pour quel type de répartie ? Moi, je pense que je plaide pour qu
'il
y
ait
le moins de discrimination possible. Mais aujourd'hui, vous voyez bien qu
'il
y
en
a, puisque Total trouve du gasoil qui n'est pas capable de nous livrer, mais qu'il est capable de vendre moins cher et à perte. Total qui plafonne ses prix. Oui, et nous, on ne peut pas suivre ça. Donc déjà, il y a de la discrimination. Donc le sujet pour les consommateurs, c'est qu'au moins, je ne
sais
pas, 70% du réseau, 80% du réseau, tant mieux si c'est 100% du réseau, peut faire bénéficier les consommateurs d'une baisse de 12 à 17 centimes ou de 13
à 18 centimes. Ce ne sera peut-être pas toutes
les stations, vous pensez
?
D'abord, toutes les stations ne sont pas au même prix. Nous, on veut être le moins cher possible. D'accord ? Et je pense que les grandes surfaces sont aujourd'hui dans une telle concurrence. D'ailleurs, ce n
'est
pas que sur les carburants, c'est sur l'ensemble du panier de la consommation. Les grandes surfaces, aujourd'hui, ont intérêt à être le moins cher et donc on a une sacrée bagarre depuis les carburants jusque d'ailleurs la recharge électrique aujourd'hui. La question, c'est de savoir si tous les distributeurs joueront le jeu.
Sur Total,
vous pensez que oui, mais sur Total, est-ce que Total, qui plafonne déjà ses prix à la pompe, doit décider de ne pas solliciter ses stocks stratégiques pour les laisser à ses concurrents ou doit les solliciter mais donc diminuer encore plus ses prix ? Non, mais je pense que si on prend tout simplement les parts de marché de chacun l'année dernière, en 2025,
et
qu'on alloue ces stocks moins chers en fonction des parts de marché de chacun, c'est-à-dire avant l'opération Total, tout le monde sera d'accord et tout le monde sera content. Mais ça veut dire quoi ? Total doit en profiter ou ne doit pas en profiter
?
Si c'est sur les bases de 2025, oui.
Vous,
ça ne vous choque pas
? Certains craignent en effet que Total, en fait, soit le grand gagnant de cette opération. Donc,
il
faut le faire
sur la base des parts de marché allouées en 2025. Et vous savez, on est en train de faire la réunion que M. Lecandu va devoir faire. Alors, on n'est pas mauvais, mais c'est un sujet complexe.
C'est-à-dire que maintenant que l'annonce a été faite
aux Français,
L
'annonce a été faite de la convocation à
une réunion de travail où on va sortir ça. Donc, j'insiste. Je trouve que c'est une bonne mesure,
que
c'est une ouverture. C'est bien que le
C.
Lecandu lâche du lest et qu'on sorte du ciblage pour aller vers quelque chose de plus général. C'est ponctuel, mais c
'est
général. Après, comme c'est une opération complexe, il faut vraiment qu'on aille chercher le plus de baisse pour le consommateur. Ça peut atteindre 17, 18 centimes, si j'ai bien compris. Voilà. Et puis, concernant les autres mesures type suspension des C2E, des certificats d'énergie et tout ça, ce sera toujours encore possible. Vous savez, ce marché aujourd'hui, c'est dingue. Moi, j'ai 40 ans de métier, j'ai appris. Mon métier, ça a commencé par acheter et vendre des carburants. Je n
'ai
jamais vu ça. Alors, vous avez vu que l'accord que Trump, je ne
vous
balade pas, mais l'accord que Trump a signé avec les Russes, outre que c'est absolument, géopolitiquement, c'est une baffe pour nous, et pour les Ukrainiens surtout. L 'accord entre Donald Trump qui annonçait vendredi un accord avec Vladimir Poutine sur
le diesel. Pour être
livré en gasoil, lui.
Malgré
les sanctions pesant sur les
exportations
russes. Et
lui,
nous menaçant de ne pas pouvoir en acheter aux Etats-Unis, parce qu'aujourd'hui, le clair et systémieux, on achète aux Etats-Unis notre gasoil, d'accord ? Et vous voyez, c'est imprévisible. On est avec des psychopathes qui s'envoient des déclarations et le marché, pour les utilisateurs, le marché aujourd'hui n'est pas prévisible. Et ça a des conséquences ? Par exemple, cet accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine, ces exportations russes sur le marché américain et le marché mondial, ça pourrait avoir des conséquences en France
?
Oui, parce que vous voyez, il y a deux ans, nous tous, grande surface, on achetait aux Russes notre gasoil. Il y avait une sous-capacité de gasoil en France. On achetait 25% de notre gasoil en Europe du Nord, du côté de Saint-Pétersbourg. Ça arrivait en barge, ici, c'était pas trop cher des barges de 30 000 tonnes, c'est 30 millions à peu près, et donc la prise de risque était assez limitée, deux jours de barge avant d'être déchargée au Havre. Aujourd'hui, il faut aller chercher des super tankers dans le golfe du Mexique qui ne s'appelle pas encore le golfe Trump, mais qui quand même...
Le golfe d
'Amery, qui veut-il le
renommer
? 25 jours pour les faire revenir, c'est 25 jours de prise de risque sur le cours du dollar, sur le cours du pétrole, sur les prix d'assurance. Donc aujourd'hui, tout ce qui pourra calmer le jeu, et je pense que la diplomatie française, pour le coup, s'y emploie, et Emmanuel Macron, pour le coup, s'y emploie, auprès de l'Irak, auprès de la Syrie, pour aller chercher du gasoil à la sortie des oléoducs de ce côté-là de la Méditerranée. Mais vous voyez, on ne
peut
pas dire que
c
'est la faute à le cornu, on ne
peut
pas dire que c
'est
la faute au gouvernement, ce n
'est
pas notre faute non plus. Donc moi, pour moi, la bonne priorité, désormais, et je le dis à l'ouverture du salon de l'automobile, c'est se donner deux, trois ans maxi pour basculer tout sur l'électrique.
Justement, parlons de l'électrique, vous êtes le premier loueur de voitures électriques en France, je crois, dans les centres Leclerc. Est-ce que vous constatez plus de demandes, là encore, depuis le début de cette crise et de la guerre en Iran ?
Oui, les jeunes, aujourd'hui, louent des voitures électriques. On loue, je ne
sais
pas, une Zoé, par exemple, c'est 6 euros par jour, vous voyez, donc vous allez un week-end quelque part, vous louez une voiture électrique, ça ne vous pèse pas trop dans le budget. Avec 1 euro, 1 euro et demi, vous faites 100 kilomètres, peut-être 2 euros, pardon. Nous, nous avons la bataille, il y
a
une bataille Leclerc-Lidl sur le prix de la recharge, on doit être aux alentours, nous Leclerc, on est à 0,17 le kilowatt-heure, donc c'est quand même pas cher. Et donc, on pousse à ça
et
au salon de l'automobile, vous avez vu, la 2 chevaux, elle sera à 15 000. 15
000 euros,
15 000
euros, la
nouvelle 2 chevaux,
Citroën électrique,
qui
est présentée aujourd'hui.
On arrive sur des, je pense que c'est, maintenant, il faut y aller à fond, quoi. Je n
'ai
pas écouté Luc Châtel ce matin qui passait sur votre antenne.
Et co-organisateur de ce mondial de l
'automobile. Voilà, mais les Chinois,
ils
ont d'autres méthodes, je ne voudrais pas qu'on ait les leurs, mais ils ont décidé, ils vont sur l'électrique, sinon on hésite encore, jamais on aura l'ampleur du marché qui permettra de rendre les voitures électriques moins chères. Nous, on y va et on y va aussi pour nos magasins. On veut s'autonomiser en matière d'électricité, donc le solaire sur nos parkings et l'électricité pour nos consommateurs, c'est parti.
Donc, vous dites, il
faut
y aller à fond sur l'électrique, ça, on a bien compris aussi que vous dites, le prix du gasoil baissera de 12 à 18 centimes comme l'a promis le gouvernement dans les supermarchés et les hypermarchés si le gouvernement vous donne des garanties ce matin sur la reconstitution
des stocks. C'est bien
résumé.
Le
830 France Info, Agathe Lambret, Simon Le Baron.
Avec
Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc. Michel-Edouard Leclerc,
on
va parler de l'inflation et de la situation dans vos rayons, mais d'abord, on voudrait avoir votre regard sur une victoire hier, celle de Raphaël Glucksmann au Lamain. Il a remporté du premier tour la primaire socialiste avec 66% des voix. Raphaël Glucksmann qui déclare ce matin nous allons mettre fin à l'hégémonie idéologique des brutaux sur la gauche française. Votre réaction à cette victoire
?
Mais sa victoire, elle est à contester et du coup, elle est impressionnante. J'ai trouvé la réponse de Ségolène Royal très aigrie et déplacée. Elle a dit le stagiaire a gagné la
prime.
C'était déplacée ?
Je
ne vais pas parler comme le maire de Béziers, mais c'est quand même assez con de dire ça. Je crois que c'est important pour la social-démocratie d'être représentée par une nouvelle génération
qui
n'est pas prisonnière de la rente conceptuelle du passé et qui aujourd'hui se positionne vraiment dans les présidentielles parce que Glucksmann, son propos, qu'il a par exemple adressé à François Hollande, on est au-delà du débat budgétaire et on est dans la géopolitique et on est dans la place de la France en Europe. Vous trouvez qu'il est déjà dans une posture de
rassemblement et
de présidentiel
?
Le problème du débat présidentiel aujourd'hui c'est qu'il est mangé par le débat budgétaire et donc on ne parle que... Plus personne ne comprend d'ailleurs quel est ce débat budgétaire parce que chaque point est discuté et on ne
sait
même plus ce que pense chacun sur les retraites, sur les points de retraite et tout ça. Mais de toute façon, on sait que tout ça ça ne vaut rien sans les présidentielles et sans la dissolution qui en résultera. Et donc aujourd'hui, là très clairement, les propos de Glucksmann hier soir étaient des propos présidentiels.
Ces adversaires de la France Insoumise et même de l'aile gauche du Parti Socialiste disent, pour résumer, que Raphaël Glucksmann est le nouveau Macron. Est-ce que Glucksmann c'est le centre pro-business
?
Je ne crois pas, non. Mais par contre, je pense que c'est bien que cette génération Glucksmann, Attal se manifeste justement sur des sujets nouveaux.
Glucksmann,
Attal, pour vous ?
Tout candidat aujourd'hui doit redevenir, tout candidat aux présidentielles doit redevenir, se replacer sur des sujets présidentiels. Vous voyez, avec le débat budgétaire, on ne peut pas parler du contenu de l'éducation. On parle
de
diminution du nombre de fonctionnaires, on parle de...
On est dans
des comptes,
dans la comptabilité, alors qu'on devrait être dans la vision. qui s'exprime,
même si derrière,
il
y a de la politique, politicienne, la jeunesse qui s'exprime, elle parle de son avenir, des emplois, des types de formations avec l'IA, de la vétusté, des salles de classe et tout ça. Donc, oui, oui,
c
'est... Enfin, j'ai trouvé hier soir que ça prenait de la hauteur.
À
part cette phrase de Ségolène Royal, vous dites que c'est con, c'est votre mot. Vous pensez que ça laissera des traces
?
Entre eux, oui. Venons
-en à l
'inflation, les prix de la consommation qui ont augmenté de 3% sur un an en septembre du jamais vu depuis des années, Michel-Édouard Leclerc. Est-ce que vous constatez dans vos rayons cette inflation et sur quels produits en particulier pour les consommateurs ?
Alors, l'inflation dont vous parlez, c'est l'inflation passée. à être mesurée par l'INSEE et pondérée, lissée sur chaque mois. Et moi, je m'attends à
ce
qui est, je l
'ai
déjà dit plein de fois, il y aura près de 4% à la fin de l'année. Vous
dites 4% d'inflation.
En début
de l'année prochaine, on démarre l'année prochaine à 4%. C
'est
inéluctable, Michel-Édouard Leclerc.
Non, non,
non, c'est pas inéluctable, mais c'est la tendance que je ressens avec, évidemment, la répercussion des prix de l'énergie. Enfin, on a parlé là, tout à l'heure, du consommateur, mais par exemple, aujourd'hui, les transporteurs ont des hausses de coûts très élevées et donc, nous avons obligation d'accepter les factures de nos transporteurs. Il n
'y a
pas de conflit, d'ailleurs, il n
'y
a pas de... C'est pour ça que, aussi, ils n'ont pas besoin d'être aidés, c'est que nous avons une obligation d'accepter la revalorisation des tarifs des transporteurs.
On a
beaucoup entendu, d'ailleurs, ces transporteurs dire qu'ils étaient très en colère justement, d'être sortis des aides ciblées du gouvernement. Vous vous dites
qu'ils n'ont pas lieu
de l'être
puisqu'ils
répercutent la hausse sur
les factures. Ils
peuvent le répercuter dans les prix et franchement, pour être quand même très sur le terrain, je ne suis pas très interpellé par le monde des transporteurs. Ça se passe un peu automatiquement. Et puis,
d
'ailleurs, nous avons nos propres camions. Nous savons, pour approvisionner un groupe comme Leclerc, premier groupe français de distribution, il y a beaucoup de flux, il y a beaucoup de camions, il y
a
beaucoup de consommation, même si on va aux camions électriques, il y
a
beaucoup de camions
gazoques. Mais quels
produits
nous
avons eus, c'est une bouffée d'inflation, bien sûr sur l'énergie, mais essentiellement sur les fruits et légumes avec la sécheresse.
Et
donc là, cette période-là, elle est derrière nous. On ne consomme plus de fraises ou très peu.
Donc
maintenant, ce qui va se passer, c'est que nous, tout simplement, Leclerc, Intermarché, Systému, Carrefour, Lidl, elle dit, on est dans une période pas de récession, mais de consommation qui est très molle. Donc on est obligé de baisser aussi nos prix, ne pouvant pas compter sur les carburants. Nous nous sommes obligés de baisser nos prix pour garder la confiance de nos consommateurs.
Vous voyez
que les Français consomment moins dans les rayons qui se privent ?
Ils
consomment mieux, ils consomment moins, ils arbitrent plus longtemps, ils achètent beaucoup de premiers prix.
Et
donc, je vous dis, oui, il
y a une tendance
nationale à l'inflation. Mais un groupe comme Leclerc, on se préoccupe justement qu'il n'y
en
ait pas dans notre magasin jusqu'à la fin de l'année, de manière à ce qu'on compense la hausse des carburants des consommateurs pour venir sur nos parkings par des paniers qui soient déflationnistes. Donc, il y a une grosse bagarre. Regardez les journaux, regardez les pages de publicité. Il y
a
une grosse bagarre entre enseignes de distribution au meilleur,
à mon avis. C'est vraiment quelqu
'un qui est lésé si
vous tirez vos prix au plus bas, Michel-Édouard Leclerc. Ce sont nos marges et au meilleur
de l'intérêt des consommateurs. Nous avons intérêt à ce que la consommation tire toujours la croissance. C'est encore le cas. Et nous avons envie que nos enseignes soient leaders de cette... Et donc,
il
y a une concurrence très saine mais forte entre nous qui lutte contre cette inflation. Par contre, à partir de la fin de l'année, il y
a
des négociations commerciales avec les industriels. C'est la loi française qui balise une fois par an ces négociations commerciales. Et là, nul doute que les industriels, mais d'ailleurs, ils l'ont dit et y compris sur vos plateaux, l'Association Nationale des Industries Agroalimentaires, tout ça, réclame beaucoup d'argent, beaucoup de hausses et donc,
il
y
aura
des négociations qui seront très dures.
Elles sont cruciales effectivement pour les prix, ces négociations. On révèle ce matin sur France Info que 7 millions de Français se privent régulièrement en matière d'alimentation. Donc, la situation est grave. Est-ce que... Parce que vous dites toujours qu
'on
fait ce qu'on peut, on fait le maximum pour que les prix soient au plus bas possible. Est-ce que c'est vrai que vous reniez à ce point sur vos marges ? Il
y a
un rapport d'enquête du Sénat il y
a
quelques mois qui révélait que vous appliquez des marges en fait très importantes sur les produits frais, les fruits et légumes, la volaille, la charcuterie, sur le bio jusqu'à 85% pour compenser justement les marges plus faibles sur les produits industriels comme le Coca-Cola ou le Nutella ?
Alors,
d'abord,
le vous de votre phrase ne me concerne pas. Je ne me sens pas concerné par ces chiffres et ensuite, on était chez les nuls. Donc, pour être clair, cette commission d'enquête c'est quelque chose j'espère que le Sénat ne la retiendra pas dans son histoire d'un point de vue qualitatif. C'est faux. Vous
dites c'est faux. Oui,
bien sûr, bien sûr c'est faux. Et d'ailleurs, de l'autre côté, nous avons des forces actives telles le monde agricole qui nous disent mais arrêtez de casser les prix. Donc, vous voyez, on est chez les nuls. Il faut sortir de ça. Seuls les consommateurs aujourd'hui qui font le tour des magasins moi j'ai une supplication en tout cas je suis militant d'une chose c'est que dans cette bataille de prix qui est réelle et qui se traduit donc par cette guerre sur la recharge électrique qui se traduit par cette concurrence sur le panier du consommateur d'abord, je voudrais qu'on ne nous remette pas des taxes en faisant semblant de croire que c'est contre l'obésité les taxes sur le sucre aujourd'hui.
ça
existe pour le soda vous vous dites il ne
faut
pas le faire pour
le sucre
comme c'est dans le débat budgétaire je crois donc je suis contre je suis très clairement aussi pour qu'on maintienne l'ambivalence du bénéfice des tickets restaurant oui
parce que
les députés pour qu'on explique ils sont en train de se pencher sur les tickets restaurant et le plafond de 25 euros quotidien qui existe aujourd'hui dans les supermarchés pourrait être abaissé à 10 ou 15 euros il resterait de 25 euros au restaurant mais à la caisse du
supermarché je n'ai rien contre
les restaurateurs je soutiens les restaurateurs mais c'est un ticket repas c'est par excès de langage qu'on dit que c'est un ticket de restaurant c'est un ticket repas et donc je suis pour que ce sont les salariés qui cotisent en partie ce sont les entreprises comme les nôtres qui cotisons et donc je suis pour qu'on maintienne cette moitié-moitié qu'on ne la change pas et par contre les députés ou sénateurs seraient bien avisés de regarder les commissions que prennent les gestionnaires des tickets restaurant qui peuvent monter jusqu'à 5% c'est comme si votre carte bancaire le banquier prenait 5% de ses dépenses là il y
a
un scandale c
'est
à cause de ces commissions que beaucoup de restaurateurs n'acceptent pas les tickets
restaurant
ça c'est un vrai sujet
c'est un
sujet sur lequel l'autorité de la concurrence a déjà planché en condamnant d'ailleurs plusieurs de ces sociétés gestionnaires de tickets restaurant mais ça reste très cher et donc ça c'est un vrai sujet
mais
on était avec un représentant des restaurateurs ce matin sur France Info qui nous disait on est en train de casser un modèle ça met en danger beaucoup de restaurants et beaucoup d'emplois et on casse un modèle du lien social en France qu'est-ce que vous lui répondez
?
non mais ce qui casse le modèle c'est le changement de consommation changement du point de vue du pouvoir d'achat le restaurant c'est plus cher que de faire la cuisine chez soi moi j'aime bien aller au restaurant mais c'est plus cher d'accord faire une crêpe chez soi ça coûte pas cher ça coûte pas très cher d'aller dans les crêperies bretonnes non plus mais
ce
que je veux dire c'est que ça coûte forcément plus cher il
y a
de la main d'oeuvre et tout ça non mais par contre dans les changements de consommation il y a aussi quelque chose qui est très fort c'est la demande des consommateurs de connaître la composition des produits le taux de pesticides bien sûr ça c'est un débat qui a été édulcoré tant au niveau européen que lors de la loi du plomb en France et
notamment le Nutri-Score qui paye et
moi j'ai signé la charte du professeur Eichberg pour
le Nutri-Score
obligatoire généralisé amélioré d'ailleurs il travaille sur l'amélioration de ces informations parce que je trouve ça vachement bien c'est pas du tout punitif c'est quand même vachement bien d'avoir un système très clair du vert au rouge du A au G ou F on le fait bien pour les appartements et pour ma prime Rénov' je trouve que c'est bien de savoir que si on a mangé du chocolat Michel et Augustin dans des gâteaux on ira faire de la salle de sport après le message
je
vais passer Michel-Edouard Leclerc après peut-être pas besoin d'un Nutri-Score pour le savoir
donc un Nutri-Score obligatoire en tout cas c
'est
votre position mais pas de taxes sur le sucre et un ticket resto toujours à 25 euros à la caisse du supermarché merci beaucoup d'être venu nous voir ce matin dans le 830
France Info
merci
à tous les deux Michel-Edouard
Leclerc merci à vous Agathe
et
à demain
et moi à demain
merci à tous
les
deux merci
à tous
les deux et moi
à
tous les deux et moi à tous les deux