L'enseignement une question de méthodes ? Non de moyens !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Nathalie ArthaudChiffre
« les parents ont fait le compte du nombre d'heures de cours de classe que leurs enfants avaient perdues sur quatre ans. Ils sont arrivés au chiffre de un, une année de cours perdue, par absence de profs par manque de profs »
- 2:00Nathalie ArthaudFait
« aujourd'hui, on peut discuter de toutes les méthodes possibles s'il n'y a pas de profs pour les faire passer, en nombre suffisant, s'il n'y a pas de classes avec des effectifs limités, ça ne marchera pas »
- 4:00Nathalie ArthaudFait
« on a pris des enseignants dans certaines classes pour les mettre dans ces classes-là. On a enlevé le dispositif "Plus de maîtres que de classes". On est en train de fermer des classes, là, y compris dans les zones rurales »
- 6:00Nathalie ArthaudFait
« les professeurs des écoles viennent, effectivement, des filières L et que souvent c'est d'ailleurs des anciens élèves qui avaient des boutons dès qu'on leur parlait de mathématiques »
- 8:00Nathalie ArthaudChiffre
« quand on a un bac+5 scientifique, on va pas dans l'Éducation nationale pour toucher 1700 euros par mois et pour travailler »
- 9:00Nathalie ArthaudChiffre
« l'année prochaine, il y a plus d'élèves dans le secondaire. Je crois 2400 supplémentaires, eh bien il va y avoir 1400 postes de moins »
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vous avez posé le problème en posant la question : est-ce que problème c'est les profs, ou est ce que sont les méthodes d'apprentissage ? Et vous avez répondu : ce sont les méthodes d'apprentissage ? Ben moi, je vais répondre que ce sont les profs, mais c'est le nombre de profs.
C'est uniquement quantitatif ? Vous comprenez, y compris pour être formés - j'entends là qu'ils veulent former effectivement les professeurs des écoles mais, très bien, je pense que tous les professeurs des écoles seront ravis d'avoir droit de la formation. Qui prendra la classe quand ils seront formés ?
Qui ? Il n'y a plus de remplaçants Moi, je travaille dans un lycée, il y a 20% de contractuels. Ils sont formés ?
Mais ils sont parachutés au dernier moment parce qu'ils doivent remplir les trous. Vous comprenez que, dans certains collèges et dans certaines écoles de la Seine-Saint Denis, les parents ont fait le compte du nombre d'heures de cours de classe que leurs enfants avaient perdues sur quatre ans. Ils sont arrivés au chiffre de un, une année de cours perdue, par absence de profs par manque de profs alors moi je veux bien qu'on discute des méthodes d'apprentissage mais tout ça c'est c'est réinventer l'eau chaude, honnêtement.
D'ailleurs, vous l'avez dit vous l'avez dit que finalement on va exhumer ce qu'il ya dans les manuels de pédagogie depuis, parce que, excusez moi mais franchement, partir du concret pour aller vers l'abstraction, tous les enseignants font ça. Faire manipuler des cubes à l'école primaire, mais il y a plein d'enseignants qui le font. Moi, je passe ma vie à discuter avec des collègues sur ce qui marche, sur ce qui marche pas et on met en commun, et on cherche toujours le meilleur.
Donc, moi je,.. je pense que tout ça, c'est de la mousse.
C'est de la mousse qui est faite pour ne pas parler de ce qui fâche et de ce qui coûte de l'argent, c'est à dire mettre les profs qui faut face aux élèves. Aujourd'hui, on peut discuter de toutes les méthodes possibles s'il n'y a pas de profs pour les faire passer, en nombre suffisant, s'il n'y a pas de classes avec des effectifs limités, ça ne marchera pas. Voilà.
À commencer, bien sûr, par les milieux...[Ce n'est pas le seul sujet, c'est ce que dit Natacha] Mais, c'est un véritable scandale. [ C'est, vous savez, tout le monde est d'accord ] C'est la base.
Si vous voulez, on discute de méthodes, mais par qui passent-elles, ces méthodes ? Par des enseignants qui doivent effectivement être formés, qui doivent avoir tous ces conseils, qui doivent avoir accès à tout ça. Aujourd'hui, dans les écoles, il y a eu beaucoup de mousse faite autour des douze élèves par classe dans les CP dans les REP+, mais vous savez que ça c'est fait [dédoublement des classes] ça s'est fait, quand même, à effectif constant.
Donc on a pris des enseignants dans certaines classes pour les mettre dans ces classes-là. On a enlevé le dispositif "Plus de maîtres que de classes". On est en train de fermer des classes, là, y compris dans les zones rurales.
Dans les zones rurales. Donc on - [ ce n'est pas le seul sujet, c'est ça, en fait ]. Non mais, attendez, c'est pour moi, c'est le sujet fondamental.
Non, mais vous voyez, je veux bien qu'on dise "on vous met les moyens, c'est un autre problème, etc..." mais c'est le problème que personne ne veut résoudre parce qu'évidemment ça coûte de l'argent et qu'il faudrait le mettre, cet argent.
Tout le monde explique que les professeurs des écoles viennent, effectivement, des filières L et que souvent c'est d'ailleurs des anciens élèves qui avaient des boutons dès qu'on leur parlait de mathématiques. Bon, donc que fait-on ? Comment les forme-t-on ?
Oui, ça c'est un vrai problème, mais l'interrogation qu'il faut avoir aussi, parce que, moi, je peux vous dire que, y compris dans le dans le secondaire, Les profs de maths, pour les trouver, mais c'est la croix et la bannière. Pourquoi ? Parce que quand on a un bac+5 - [parce qu'ils sont mal payés] quand on a un bac+5 scientifique, on va pas dans l'Éducation nationale pour toucher 1700 euros par mois et pour travailler... [Nathalie Arthaud, ce sont deux problèmes différents] [les professeurs du secondaire sont monstrueusement mal payés...] Mais, madame Polony, le problème c'est que ces problèmes-là, ils sont absents du rapport Villani.
Comment on paye les professeurs ? Comment on recrute des professeurs qui, effectivement, connaissent les maths. Et bien, c'est absent des...des et si c'est absent, c'est parce que le gouvernement justement, d'abord il veut pas augmenter les salaires de profs, ça c'est clair.
Notre point d'indice, il va être encore gelé, hein, au contraire. Les contractuels, ils veulent les développer. C'est ce qui se passe.
C'est ce qui se passe. Donc, vous voyez, les véritables problèmes, y compris, les moyens pour faire passer les bonnes méthodes parce qu'il y aurait des méthodes magiques. [Non, pas magiques.] Ça je ne crois absolument pas. [C'est une technique] Et bien ils veulent pas les mettre.
Comme vous l'avez dit : pour former, pour attirer, pour avoir le,... il faut des moyens.
Il faut des moyens et si le gouvernement n'évoque pas ce point, c'est parce que justement, c'est le point qui fâche, et là dessus, il ne veut rien faire. Donc il va, effectivement, comme ça, encore une fois alors parler de la chorale alors que la chorale c'est ce qui est le plus développé dans les collèges et dans les lycées, il va,... la méthode syllabique, excusez-moi mais la méthode syllabique elle est utilisée mais massivement dans les écoles.
On a un gouvernement qui, voilà qui occupe le terrain pour [quelle note vous donnez au ministre ?] pour parler... pour parler en...
S'il s'agit d'une note pour, pour enfumer la galerie, pas mal, franchement pas mal, parce que voyez y compris on a beaucoup parlé de, vous savez, de la plateforme APB, pour l'orientation. Quel mensonge ! Quel tissu de mensonges cette histoire là, le tirage au sort etc, c'était l'horreur absolue c'était et voit sa part quoi voilà donc parce que en réalité, le tirage au sort s'est sur une petite frange des élèves qui sont orientés.
Tout ça c'était pour l'enterrer et mettre en place la sélection à la fac. Donc voilà, c'est... c'est beaucoup de discours pour juste.
Vous savez quand même, un élément, c'est que l'année prochaine, l'année prochaine, il y a plus d'élèves dans le secondaire. Je crois 2400 supplémentaires, eh bien il va y avoir 1400 postes de moins...
Nathalie Arthaud