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interviewEurope 1· 23 septembre 2025 4 min

Attal, Philippe, Le Maire : l’âge ingrat du macronisme (l'édito de Vincent Trémolet)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Place à l'édite au politique sur Europe 1 avec le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet de Viller. Bonjour Dimitri.

Bonjour Amisab. Bonjour à tous. Vincent.

On pouvait croire que l'antimacronisme était le propre des oppositions et de l'opinion publique he qui est de plus en plus sévère avec le chef de l'État. Apparemment c'est moins de ses adversaires dont Emmanuel Macron devrait se méfier que de ses amis. C'est vrai qu'en ce moment ils rivalisent de dureté dans la critique de leur ancien mentor.

Qu'est-ce que ça vous inspire Vincent ? Les gens ils se vengent des services qu'on leur rend. Cette phrase du voyage au bout de la nuit, le chef de l'État pourrait la faire inscrire au-dessus de son bureau.

Dimanche, à la tribune, Gabriel Attal a dénoncé dans son discours le chaos créé par Emmanuel Macron. Lundi, Édouard Philippe a expliqué que le président avait abîmé les institutions. Et dans la foulée, c'est Bruno Lemire qui a fustigé, je le cite, le sacage de la dissolution.

Trois figures de premier plan de la décennie Macron qui décident de s'en affranchir. C'est le signal que le temps est venu de passer à autre chose que plus personne ne veut être associé à un président considéré comme radioactif. Alors vous me direz que c'est une permanence de la vie du pouvoir mais sauf à être blasé ou complètement cynique.

On reste quand même sidéré par ses retournements de veste à faire palir Jacques Duutron. Bon, cela dit Vincent, le macronisme s'est lui-même fondé sur le débauchage. Personne ne devrait être vraiment surpris, hein.

Bah, souvenez-vous qu'Édouard Philippe, avant d'entrer à Matignon, n'avait jamais été ministre. Il n'était pour rien dans l'aventure politique d'Emmanuel Macron. A été récompensé de façon spectaculaire.

Bruno Lemire avait fait 2 % à la primaire de la droite et il aura passé grâce au chef de l'État 7 ans à Ber. Quant à Gabriel Atal, simple conseiller de la ministre socialiste Marie Sol Touren, il a été ministre pendant 6 ans avant d'entrer à moins de 35 ans à Matignon. Ces trois macronistes d'opportunités ne manquent ni de talent ni d'ambition, mais ils ont bénéficié d'un extraordinaire accélérateur de carrière et on ne peut pas dire qu'ils soient encombrés par la reconnaissance.

Disons que s'il y a un sentiment qui cimente le fragile, le socle commun, c'est l'ingratitude. Ce que nous vivons, c'est l'âge ingrat du macronisme. Mais c'est la dissolution Vincent que toutes ces personnalités que vous avez cité ne pardonnent pas.

Vous parlez d'accélérateur de carrière mais en l'occurrence c'est un licenciement son préavis euh qu'on subit Gabriel Atalou et Bruno Lemire hein. Ben vous avez raison Dimitri Emmanuel Macron a choisi de sacrifier tous ses fidèles dans une dissolution suicidaire une sorte de temple solaire institutionnel et politique. Reste qu'il y a dans la débandade de cette fin de règne les mêmes caractéristiques que dans les ralliments du début. la faiblesse des convictions, on a pu le vérifier sur le nucléaire ou l'immigration, la course aux place, la pratique assumée du double discours, en un mot d'imitri, l'opportunisme considéré comme le sommet de l'art politique.

Et c'est aussi cela que les membres du socle commun veulent faire oublier. Alors, il s'éloigne de celui qui en 2017 changeait le plomb en or mais qui aujourd'hui serait capable de plomber les réserves de la Banque de France. Et Bruno Rota dans tout ça, est-ce que vous pensez Vincent qu'il s'expose lui aussi en restant au gouvernement ?

Bah pour Bruno Rotaillot, ce n'est pas le gouvernement son plus grand danger. C'est plutôt d'être associé au socle commun et donc au macronisme historique. Ces électeurs se félicitent qu'il soient ministres, mais ils comprennent moins bien qu'il se retrouve entre Gabriel Atel et Édouard Philippe à la table du chef de l'État.

Alors certes, Bruno Aillot dans les enquêtes d'opinion apparaît comme le réceptacle d'anciens électeurs d'Emmanuel Macron. Mais aujourd'hui, ces électeurs brûlent ce qu'ils ont adoré. Ils ont sans doute déjà oublié qu'ils ont été macronistes.

Vous savez Dimitri, les électeurs peuvent être eux aussi d'une grande ingratitude et encore plus s'ils sont de droite. Bruno Retaillot peut donc rester place Bovau, mais à la seule condition d'être dans la forme comme dans le fond un ministre de cohabitation. lesd politique sur. [Musique]

Attal, Philippe, Le Maire : l’âge ingrat du macronisme (l'édito de Vincent Trémolet) — Gabriel Attal · Pourquijevote