La Charente-Maritime face au recul de son littoral
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On est dans un des secteurs d'Europe les plus touchés par cette éon. Le phare de la coubre, j'adore. Dans 10 20 ans, il y en aura plus.
Lors de sa construction en 1904, le phare était situé à 1,8 km du rivage. Sauf que l'océan n'est plus désormais qu'à une centaine de mètres de l'ouvrage et les services de l'État en charge du bâtiment ont prévenu. Dès que cette distance aura diminué de moitié, il faudra commencer à déconstruire le bâtiment avant que l'eau salée ne sape ses fondations.
Ici dans le secteur de la tremblade, le trait de côte recule rapidement jusqu'à 18 m pendant l'hiver 2020-2021. Alors le fort de la coubre n'est pas le seul concerné. Il y a 5 ou 10 ans, c'était ici qu'on avait encore la forêt.
Juste ici, on avait la barrière pour canaliser l'accès à la plage qui se trouvait là en 2024 et maintenant en 2025. À Lambellie, c'est 300 m de recul du trait de côte en 10 ans. L'érosion impacte des infrastructures.
D'abord une piste cyclable la ville l'oodysée qui est un itinéraire européen et ensuite un parking forestier donc qui permet aux personnes de pouvoir accéder à la plage. Si le phénomène d'érosion est tous fort ici, c'est qu'on est situé à proximité d'un estuaire. J'en ai parlé avec un spécialiste du sujet et du territoire.
Il était de passage à Paris pour une conférence. Alors en fait dans ces systèmes d'embouchure, on a à la fois des courants de maré très très forts et à la fois des vagues importantes et donc ce sont des des secteurs très dynamiques, très énergétiques. L'érosion aujourd'hui touche principalement les côtes sableuses qui sont exposées aux vagues et aux tempêtes.
Il y a de l'érosion donc naturelle en raison de ces tempêtes et puis il y a une contribution maintenant de l'érosion à cause du changement climatique, c'est-à-dire de l'élévation du niveau des mers. Plus la mer est haute, plus l'érosion va être importante. Donc si on a une élévation du niveau des mers, et bien les niveaux extrêmes, c'est-à-dire les niveaux les plus hauts vont être atteints plus fréquemment et donc on aura des périodes de crise éosionnelles qui seront tout simplement plus fréquentes.
Alors, il faut planifier. Rendez-vous avec le responsable du sujet pour la communauté d'agglomération de Royant. Une centaine de kilomètres de littoral au pied de cette petite église du 12e siècle menacée par la falaise qui s'ffrite.
Un des premiers travails pour gérer l'érosion côtière, c'est de sélectionner les lieux où l'on veut protéger puisqu'on ne peut pas protéger partout. Si on continue aujourd'hui à protéger le littoral petit à petit, à chaque fois que l'érosion se provoque, on aboutira au bout d'un siècle ou deux un littoral entièrement bétonné. Et ensuite en fait, ça sera surtout de ralentir l'érosion, pas de l'arrêter, pas de fixer le trait de côte à tout prix, mais ralentir l'érosion donc sur les zones sableuses avec des plantations, sur les côtes rocheuses, surtout en gérant les eaux de russellement.
Ici en Charante Maritime, la moitié du littoral recule. C'est 1/5e à l'échelle nationale. En tout, 5000 bâtiments sont concernés d'ici 3 ans.
Ce sera 100 fois plus à la fin du siècle.
Georges Naturel