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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 10 juillet 2020 43 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalSolidarités & familleTravail & emploi

Bourdin Direct du 10 juillet - 8h/9h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 9 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 21:56OuverteRéponse directe

    Les Français oublient certaines contraintes sanitaires. Est-ce que ça vous inquiète ?

  • 24:50OuverteRéponse directe

    Le virus ne meurt pas avec la chaleur. Est-ce que cela aussi vous inquiète ?

  • 25:28RelanceRéponse directe

    Pourquoi n'y a-t-il pas de contrôles à l'arrivée à Roissy ?

  • 27:39OuverteRéponse directe

    Les États-Unis vont quitter l'OMS en 2021. Est-ce une faute ?

  • 28:22OuverteRéponse directe

    Combien de Français sont-ils dépistés chaque semaine ?

  • 30:54OuverteRéponse directe

    Si la situation ne s'améliore pas, envisagez-vous un reconfinement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:35Olivier VéranFait
    « Il ne faut pas que ce soit omniprésent dans leur tête, il ne faut pas vivre dans l'angoisse permanente, il faut vivre. »
  • 23:23Olivier VéranFait
    « J'ai vu un commerçant que je n'avais pas vu depuis des mois. Il m'a saisi par le bras. Il m'a fait un bisou sur le front. Je l'ai repoussé. »
  • 23:57Olivier VéranFait
    « Les balles ne seront pas interdites. »
  • 25:02Olivier VéranFait
    « J'ai été convaincu que s'il ne mourrait pas avec la chaleur dans la mesure où il y avait une épidémie en Iran ou en Égypte au même moment qu'elle percutait la France. »
  • 28:31Olivier VéranPromesse
    « Vous nous aviez promis 700 000, je vous ai promis qu'on était en capacité de faire 700 000 et nous sommes en capacité d'en faire plus. »
  • 29:39Olivier VéranFait
    « En Mayenne, nous avons testé systématiquement des EHPAD et d'ailleurs l'EHPAD où on avait peur qu'il y ait des cas il n'y en a pas. »
  • 31:24Olivier VéranChiffre
    « Il y a plus d'un million de nouveaux cas chaque semaine dans le monde. »
  • 34:03Olivier VéranPromesse
    « Il est hors de question de laisser ces personnes et leur activité économique mourir. »
  • 35:32PrésentateurFait
    « la France est prête à empêcher une seconde vague »
  • 38:10PrésentateurChiffre
    « 1 700 000 salariés de l'hôpital public, privés non lucratifs, privés lucratifs, EHPAD »
  • 38:27PrésentateurPromesse
    « leur salaire net augmenter de 180 euros »
  • 38:40PrésentateurFait
    « il n'y a pas une infirmière à l'hôpital qui touchera moins de 215 à 220 euros net de plus »
  • 40:22PrésentateurChiffre
    « 450 millions d'euros qui ont été mis sur la table pour les syndicats »
  • 41:40PrésentateurChiffre
    « 15 000 emplois »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Présentateur 27 %
  • Invité2 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Vendredi 10 juillet, l'info sur RMC. 8h03, mais oui déjà, Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline. Bonjour, bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Jean Castex, Gérald Darmanin à Dijon ce matin, un mois après les affrontements qui ont secoué la ville. La contestation aussi ne faiblit pas contre le ministre de l'Intérieur. La majorité assume son choix, mais jusqu'à quand ? Fin de l'état d'urgence sanitaire à minuit, mais des mesures restrictives sont encore possibles. À Laval, en Mayenne, les cas ont quadruplé en deux semaines. Olivier Véran, ministre de la Santé, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV.

Que faut-il manger avant de prendre la route pour éviter de piquer du nez ? Départ en vacances, aujourd'hui on vous donnera le menu idéal à la fin de ce journal. Bienvenue sur RMC. Une semaine après sa nomination, Jean Castex a donc choisi Dijon. Le Premier ministre est attendu au commissariat de la ville dans une demi-heure, accompagné de son ministre de l'Intérieur. Ensuite, les deux hommes se rendront dans le quartier des Grésilles. C'est là qu'il y a quasiment un mois de violents affrontements ont éclaté entre membres des communautés tchétchènes et maghrébines. Les habitants, les forces de l'ordre, les élus, attendent beaucoup de cette visite. Marion Fournay.

Terminées les scènes d'affrontements à Dijon, un mois après les violences, le calme est revenu, selon Anis, un habitant du quartier des Grésilles.

1:17
Invité

Ça s'est calmé et là, tout le monde, les habitants, ils sont contents. Tout le monde qui vit normalement.

1:23
Présentateur

Les forces de l'ordre restent tout de même vigilantes. Elles espèrent maintenant des annonces de la part de Jean Castex et du ministre de l'Intérieur, Christophe Fernandez, secrétaire régional du syndicat SGP Police.

1:33
Invité

On attend des effectifs pour Dijon. On l'avait sollicité la dernière fois, Laurent Lunez, dans le cadre de l'affaire des Grésilles, vous l'aurez noté. 30 effectifs, au bas mot, qui peuvent nous manquer pour effectivement bien fonctionner là aussi.

1:44
Présentateur

Des effectifs de police insuffisants. François Rebsamen, le maire de Dijon, compte bien en parler à Jean Castex. Il faut qu'il y ait une organisation qui prenne en compte les demandes territoriales au niveau national. Toujours cette organisation très centralisée de notre pays, qui fait que quand un préfet demande des renforts de police, il ne les obtient pas forcément parce que Paris d'abord. Au total, 11 personnes ont pour le moment été condamnées dans le cadre de l'enquête sur les violences survenues dans la ville. La contestation ne faiblit pas après la nomination de Gérald Darmanin au poste de ministre de l'Intérieur. Manifestation prévue aujourd'hui un peu partout en France.

Toulouse, Nantes, Angers, Rennes, Paris, pour réclamer le départ de celui qui est visé par une enquête pour viol. Le gouvernement continue de faire bloc derrière Gérald Darmanin, mais le mouvement de contestation est pris très au sérieux au sein de l'exécutif. Jérémy Trottin.

2:35
Invité

Des appels à manifester, des articles dans la presse internationale. L'exécutif ne cache pas son embarras et s'inquiète de voir son bilan contre les violences faites aux femmes anéanties par l'arrivée de Gérald Darmanin à l'intérieur. L'Élysée rappelle qu'en la matière, d'importantes mesures ont déjà été prises. Allongement de la prescription de 20 à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs, bracelet d'éloignement pour les conjoints violents ou encore reconnaissance du suicide forcé. Preuve du malaise, le chef de l'État envisage un déplacement pour rappeler son soutien à l'égalité femmes-hommes, grande cause du quinquennat.

Et si l'exécutif assure aujourd'hui son plein soutien à Gérald Darmanin, à Matignon, les choses sont claires. Si l'enquête révèle le moindre doute, c'est simple, il dégagera, affirme l'entourage du Premier ministre. En attendant, la sécurité aux abords du ministère de l'Intérieur a été renforcée pour éviter la venue d'éventuelles manifestantes.

3:23
Présentateur

Notre-Dame n'aura pas un toit végétalisé ni une flèche en verre. Ce sera finalement comme avant, avant ce 15 avril 2019, où une partie de la cathédrale de Paris est partie en fumée sous les yeux du monde entier. Emmanuel Macron a donc tranché, ce sera charpente en bois, toiture en plomb. Il vise toujours 2024 pour la fin de la rénovation. RMC 8h07, Olivier Véran, ministre de la Santé, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h30 sur RMC et BFM TV. Il reviendra évidemment sur la situation préoccupante en Mayenne. Les cas de Covid-19 se sont multipliés dans le département, dépistage massif dès lundi. Le préfet de la Mayenne ne juge pas un reconfinement local nécessaire.

Les médecins, eux, sont très inquiets. Les centres Covid vont fermer dès ce soir. Aurélia Manoli.

4:08
Invité

Des médecins qui avaient pourtant alerté l'Agence régionale de santé il y a un mois sur la fermeture à venir de ces 8 centres Covid, destinés à éviter un risque de contamination entre patients. Ils proposaient de maintenir une organisation spécifique pour l'été, refus de l'ARS qui avait estimé à l'époque le risque limité. Depuis, la situation épidémique a changé et les médecins s'inquiètent de voir revenir des patients suspects dans leur salle d'attente ou de surcharger les services d'urgence. Ils constatent aussi qu'il faut 7 jours avant de pouvoir passer un test virologique. Une campagne massive de dépistage aura lieu dans le département à partir de la semaine prochaine.

Mais qui pourra assurer le suivi de ces patients diagnostiqués alors que de nombreux médecins seront alors en congé ? Ce matin, la préfecture a décidé de convoquer en urgence les professionnels de santé pour réfléchir rapidement à une nouvelle organisation.

4:52
Présentateur

Fin de l'état d'urgence sanitaire ce soir, sauf en Guyane et à Mayotte où le virus circule toujours activement. La trêve hivernale qui avait été repoussée à cause du confinement prend fin à minuit. Retour d'une terrible angoisse pour des familles qui peuvent se retrouver à la rue du jour au lendemain. Margot Bédé.

5:08
Invité

La porte est nouvelle. Ça fait deux ans que Tamoura se bat pour rester chez elle. Après la mort de son mari, cette mère de famille reçoit un avis d'expulsion. Le bail est arrivé à sa fin. Le propriétaire veut récupérer son logement. Aujourd'hui, elle est démunie. C'est le stress permanent. Je n'ai pas eu le temps de réaliser déjà que mon mari n'est plus là. Je n'ai pas le droit de pleurer maintenant. Il faut y aller parce que ça va être la rue. Si elle ne craque pas devant ses enfants, son fils aîné de 13 ans, Ségie, est bien conscient de la situation. Quand on se dit que d'un jour au l'autre, à partir du samedi, on pourrait finir à la rue, on sait juste que ça s'arrête.

On prend une vie normale comme avant. Je ne sais même pas si on aura une autre maison après. Hier, la ministre déléguée au logement, Emmanuel Vargon, a réaffirmé les engagements du gouvernement pour qu'il n'y ait aucune expulsion sans possibilité de relogement. Jean-Baptiste Thérault, porte-parole de l'association Droits au logement, ne crie pas victoire pour autant. On va voir des samedis quelle est la réaction des préfets sur cette question-là. Il faut interdire les expulsions s'il n'y a pas une solution immédiate de relogement et pas un hébergement dans un hôtel. Dans le contexte de la crise sanitaire, l'association réclame une année blanche des expulsions et des coupures d'énergie.

6:13
Présentateur

RMC 8h09, Jean-Jacques, est-ce que ça vous est déjà arrivé de piquer du nez au volant ? Ça m'est arrivé une fois. Voilà. Qu'est-ce que vous aviez mangé avant ? Pas grand-chose, non. J'avais fait la matinée. En tout cas, bien dormir la veille d'un long trajet. Ça ne suffit pas à lutter contre la somnolence au volant. Si vous mangez trop gras, trop sucré, vous êtes presque sûr d'avoir le fameux coup de barre. En revanche, si au menu vous prenez du poisson, des lentilles, du kiwi, ce sera parfait. Et alors vous, que mangez-vous ? Jean-Wilfred Forkest et Maxime Lévy vous en posez la question. Lorsqu'il part en vacances, Nourdine s'arrête régulièrement pour éviter la fatigue.

Mais il a une autre astuce, pas de repas copieux avant de prendre la route. Je mange plutôt léger, je vais être tranquille, je vais manger une salade. Je m'hydrate, c'est clair, mais j'évite de m'encombrer le ventre pendant le trajet. De son côté, Denis fait tout le contraire. Il ne veut pas que la faim le tiraille en plein milieu du trajet.

7:06
Invité

Mon plat de pâtes, un morceau de viande et un petit peu de légumes. Il vaut mieux prévoir un repas assez consistant quand même, histoire de pouvoir tenir la route si on a plusieurs bornes à faire.

7:15
Présentateur

Surtout pas selon le nutritionniste Frédéric Salman. Afin d'éviter la somnolence, première cause de mortalité sur la route, il propose quelques conseils. Les aliments comme les radis, des lentilles qui sont parfaits pour accompagner une volaille ou un poisson blanc et un petit peu d'acidité, de vitamine avec du kiwi. Ne vous gavez pas avant de prendre la route. Et là, vous aurez tous vos réflexes pour éviter les accidents. Et pour finir le repas, le médecin propose un carré de chocolat noir où comment se faire plaisir tout en restant vigilant. Du monde sur les routes aujourd'hui pour les départs en vacances, du monde aussi dans ce studio. Drapeau orange partout rouge en Ile-de-France.

Demain, ce sera rouge sur l'ensemble du territoire. Il n'y a pas de drapeau orange ni de drapeau rouge ici. Non, non, non. Il y a quelques qui ont cuté dans ce studio. Il y a du monde dans le studio. Là, ça va être difficile la demi-heure qui arrive là. Parce que tout le monde est là. Des visages que je côtoie et que j'ai côtoyés depuis tant d'années maintenant et puis qui m'ont tellement apporté. Bon, il y a les auditeurs, les auditrices, mais il y a toutes celles et ceux qui font cette antenne que vous écoutez, Charles. Eh bien, je vous propose, Jean-Jacques, d'ouvrir la boîte à souvenirs, la boîte à archives.

Parce qu'avant RMC pour Jean-Jacques, il y a eu RTL, un parcours qui débute en juillet 76 au service des sports. On a retrouvé une petite pépite. Nous sommes le 24 décembre 1977. Il est 7h43 quand le tout jeune Jean-Jacques Bourdin fait le point sur les dernières rumeurs autour de l'avenir du PSG.

8:42
Invité

7h43. L'actualité sportive ce matin. Jean-Jacques Bourdin, en ce qui concerne Paris Saint-Germain, notre confrère, le matin, fait quelques révélations aujourd'hui.

8:50
Présentateur

D'après le matin, un successeur de Daniel Echter serait déjà trouvé. On parle aussi d'une fusion des clubs parisiens. Enfin, un groupe japonais serait prêt à apporter un soutien important sur le plan financier. Tout ceci en accord avec la direction d'RTL. Quoi qu'il en soit, pour connaître le fond de la vérité, il faudra attendre début janvier les conclusions de la commission d'enquête. Quant à Daniel Echter, il ne donne toujours pas signe de vie. Merci Jean-Jacques Bourdin. Merci Jean-Jacques Bourdin, jeune journaliste sportif. Six tours de France, Légion de Moscou, Coupe du Monde, on a tout dit. Puis le journal de 8h, puis le 13h, puis les auditeurs ont la parole.

Nous sommes alors dans les années 90, en 97. Une équipe de Canal+, vient filmer les coulisses de l'émission. Il est presque 13h. Jean-Jacques Bourdin va présenter le journal de la mi-journée. 57, c'est bon. On est en avance aujourd'hui.

9:45
Invité

Le journal Jean-Jacques Bourdin.

9:48
Présentateur

Bonjour, bonjour à toutes les athlites. Il neige, et il neigera encore cet après-midi et ce soir. Gilbert Borde dans un instant. Coup de téléphone du jour. Avec nous, en direct, Jean-Louis Borloo, le maire de Valenciennes. Jean-Louis Borloo, bonjour. Oui, bonjour.

10:00
Invité

On avait Daniel de Bourges, qui est excellent. On n'arrive pas à joindre. Il est sur le portable. Il est occupé, donc on n'arrive pas à joindre.

10:07
Présentateur

Attendez, attendez. Pour nourrir le débat un peu plus, nous avons Karim Pellat qui nous appelle. Monsieur Pellat, bonjour.

10:13
Invité

Oui, bonjour, monsieur. Vous m'entendez ?

10:14
Présentateur

Oui, vous êtes professeur de français à Reims. Les hommes et les femmes qui nous écoutent ont des choses formidables à dire. Formidables à dire parce qu'ils vivent ce que nous ne vivons pas, nous. Ils vivent le quotidien, l'actualité au quotidien. Et pour parler de ces années RTL, Jean-Jacques, je vous propose d'accueillir Philippe Labreau. Non, Philippe, qui est avec nous. Bonjour, Philippe. Bonjour. Philippe, tu sais combien tu as compté pour moi professionnellement. Tu es peut-être, pas peut-être, tu es certainement le journaliste que j'ai le plus admiré.

10:48
Invité

Oh, non, non, arrête, arrête.

10:50
Présentateur

Mais non, c'est vrai, c'est vrai. Tu sais, tu m'as tellement appris. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui avait un tel sens de l'information. C'est ce que tu m'as donné, le sens de l'information, Philippe. Je te l'ai peut-être donné, mais tu l'as toi-même acquis par ton talent, ton énergie, ton regard sur les choses

11:14
Invité

et ta dévotion à l'exactitude.

11:19
Présentateur

Et ça, je crois que c'est avoir démarré dans le journaliste sportif. Parce que Dieu sait que le sport, on ne peut pas être inexact. C'est une discipline formidable et c'est ça qui, à mon avis, t'as donné de quoi ensuite, et faire épanouir ton talent. C'est immense. Merci, Philippe. Immense, mais je t'admire. Moi, j'ai des souvenirs incroyables. Philippe, oui. On a eu un long, long, long chemin ensemble. Bien sûr. Et surtout, il y a eu un moment où je me suis rendu compte que tu avais pris la mesure, les limites de ce que tu faisais et que tu avais envie de t'épanouir. Et là, chacun était à sa place à RTL et donc, je ne pouvais pas te donner plus que ce que tu avais.

Et donc, c'est quitté sans se passer.

12:14
Invité

Je sais que tu as eu un parcours pendant un moment un peu hésitant. Tu as fait un peu de presse écrite. Tu es malade et tout. Oui.

12:23
Présentateur

Je me suis même retrouvé au chômage.

12:26
Invité

Oui, oui. Oui, ça arrive.

12:28
Présentateur

Et ensuite, Dieu merci, tu tombes sur Alain Veil, à qui, d'ailleurs, je te recommande. Je lui ai recommandé. Je lui ai écouté. Il y a un garçon qui s'appelle Bourdin qui se balade dans Paris en ce moment. Allez-y, allez-y. Prenez-le. Et donc, j'ai suivi ensuite ta prise en main de cette matinale de RMC et surtout, le développement incroyable de ton talent, de ta capacité d'interroger, de ton audace, de ton manque de convention, de ton refus du politiquement correct, du journalistiquement correct. Et tout ça fait que tu peux dire que je t'ai aidé ou... Oui, tu m'as inspiré. Tu m'as inspiré, Philippe. Ce que tu veux. Mais en tout cas, Jean-Jacques, tu es toi-même.

Tu es devenu une personnalité très importante, très influente. La station sur laquelle nous parlons en ce moment te doit beaucoup. Beaucoup. Eh bien, merci beaucoup, Philippe. Merci. Quel bonheur d'avoir en ligne. Bonheur. Et Philippe, on se voit très vite. Bien entendu. Et nous referons le monde du journalisme. On se voit autour d'un cassoulet. Eh bien, on connaît l'endroit. On connaît l'endroit, Philippe. On connaît l'endroit. On ne va pas dire où, mais on connaît l'endroit. Oui, Philippe qui est montalbané, il faut le savoir. Bien, merci. Merci, Philippe. Je t'embrasse. Merci à toi. Et merci pour tout ce que tu m'as apporté.

Les conférences de rédaction, les conférences avec Philippe Labrou, c'était extraordinaire. Parce qu'à chaque fois qu'on parlait d'un sujet d'actualité, il avait l'œil. Il avait l'œil pour trouver le bon angle. Il avait l'œil pour traiter le sujet. Un grand journaliste et un grand écrivain. Il est 8h17, Charles. Non ? Un peu... On fait de la pub. RMC, 6h-9h. Vos dans direct. Et à 8h21, Jean-Jacques, après les années RTL, ouvrons l'aventure RMC, les souvenirs RMC, l'aventure qui a donc commencé en 2001 à Monaco. On a peu de traces filmées de cette époque, il faut le dire. On a quand même retrouvé une belle promo vidéo tournée en 2004. Bonjour, je suis Jean-Jacques Bourdin.

Depuis trois ans, je vis avec passion l'aventure de RMC. Et tous les matins, je vous retrouve chez vous avec mes invités pour un grand show d'info. Vous savez, si je n'étais pas ici, RMC, c'est la radio que j'écouterais.

14:49
Invité

C'est assez ridicule.

14:54
Présentateur

C'est franchement assez ridicule. Très développé. A l'époque, RMC, c'est la radio. Il y a ensuite l'interview politique en simultané sur BFM TV. Puis, le passage en radio-télé de toute la matinale sur RMC Découverte en 2013. Alors évidemment, le projet était ambitieux. On a un peu essuyé les plâtres, parfois quelques soucis techniques. Des soucis techniques que Jean-Jacques a toujours affrontés avec philosophie. 8h11 dans notre télévision low-cost. On veut établir des directs. On n'arrive pas à les établir. On veut établir des duplexes. Ah, peut-être qu'on l'a. Ce serait un miracle. Est-ce qu'il est là, Jean-Marc Ducourthieu ? Thieu. Thieu, thieu, thieu. Jean-Marc Ducourthieu.

15:34
Invité

Non, c'est Vincent Labrousse à l'appareil. Ah, non, non, c'est Vincent Labrousse. Non, c'est Vincent Labrousse à l'appareil.

15:40
Présentateur

Ah, Vincent Labrousse. Comment allez-vous ? Il fait beau dans l'allié, à cette fond. Voilà. Il fait beau. Il fait beau. Magie du direct de la télévision. Jean-Jacques Tout-Terrain. Enfin, pendant toutes ces années, évidemment, Jean-Jacques, vous nous avez tous ici, évidemment, appris énormément, énormément apportés. On a aussi tous pris beaucoup de plaisir. Et s'il y a un moment qui peut résumer le bonheur d'être autour de cette table, c'est sûrement ce fou rire dont on nous parle encore des années après, ce fameux jour où David a appelé le 32-16 pour nous parler de la pêche au thon. Vous le pêchez avec quoi, le thon ? Avec des sardines. Avec des sardines, oui. C'est génial, David.

David, vous arrivez à prendre combien de thon ? Le maximum, je crois que j'en ai pris quatre tecs, après on les relâche, parce que c'est des petits tous. Oui, les petits tous,

16:32
Invité

vous les relâchez, vous avez raison.

16:34
Présentateur

Lundi, on en a sorti un de 90 kg, qui était pas mal, il faisait 1m75. 1m75, 90 kg, c'était un beau ton. Ah ben là, là, j'en ai déjà fait que tu m'en peux donner à pas mal de monde d'un côté. Les copains, ils sont contents. Tu rentres avec ça, là, il y a du moins de plus de l'eau de portée. Bon, écoutez, David, je vous promets pas d'ammonter à Paris, mais... Ah ben, David, si vous voulez nous apporter quelques thons, on n'est pas contre. Je vous le dis tout de suite. Quelques thons et une bonne trinche. Bon, bonne pêche, vous avez pris le casse-croûte, j'espère. Ah, déjà, que ça se dit pas, ça, bonne pêche, malheur. Oh là là. Bon, ça y est, tu vas gâcher la journée, quoi.

Désolée, si je ne prends rien, je vous dirai, ah là là, bonne pêche, à 6h vers l'écluse, quoi. Aïe, aïe, aïe, bonne pêche, au moment de petit passage de l'écluse, j'aurais bien fait de me taire, je vous l'ai dit. On en a jeté un lot pour mieux que ça, quoi. Salut, David.

17:41
Invité

Salut, les gars, les gars, il va dire bonne pêche. Salut, David. C'est bon, vous retournez au lit. Non, ne retournez pas au lit.

17:56
Présentateur

Ah, David, c'est cher au Gros du Roi. T'es quelque chose, je ne l'ai jamais rencontré, David, mais le Gros du Roi, c'est dans le Gard, c'est pas loin de chez moi, peut-être qu'un jour, je vais le croiser. Je vous laisse le mot de la fin, Jean-José. Oui, il est déjà 8h25, d'abord, je voulais remercier celles et ceux qui sont autour de moi ici et qui partagent ces dernières minutes. Il reste 3-4 minutes, il me reste 3-4 minutes. Merci, merci à toutes celles et ceux. Je n'ai même pas le temps de prendre Ahmed, je le regrette, mais Ahmed, c'est l'un de nos auditeurs les plus fidèles. Il est dans l'Aurone, à Saint-Priest, il est conducteur routier.

Et finalement, il symbole toutes celles et ceux, il symbolise toutes celles et ceux qui ont partagé ma vie professionnelle depuis tant d'années parce que, je le dis toujours, je suis assis à côté d'eux, j'étais assis à côté d'eux dans la cabine du camion. Donc, je pars en vacances, là, tout à l'heure, mais je serai là, évidemment, évidemment, à 8h35, tout à l'heure, avec Olivier Véran, mais à la rentrée pour l'interview politique. Merci à toutes celles et ceux qui sont autour de moi, là, à toute la rédaction qui travaille. vous ne les connaissez pas, parfois, vous ne les voyez pas, et pourtant, sans elles et sans eux, il n'y aurait pas de matinée. Il n'y aurait pas de matinée.

Et je pense à la technique. Je pense à Eric, par exemple, qui est à la caméra portée, là-bas. Je pense à toute la réalisation de cette matinée. Je pense au standard. Je pense à... Et puis, je voudrais dire un mot de ma femme. Je pense à elle parce que sans elle, je n'aurais jamais réussi ce que j'ai réussi. Je vous le dis. Tout d'abord, je l'ai rencontrée ici même. C'était en 2004. Oui, elle était venue pour une interview à l'occasion de la sortie de l'un de ses livres. Et je me souviens très, très bien parce que son attaché de presse, je lui avais dit, il faut absolument que tu ailles sur RMC. Jean-Jacques Bourda, il a un public plus jeune que dans les autres radios.

Il faut que tu y ailles et tout et elle hésitait, elle hésitait. Moi, de mon côté, je ne sais pas qui travaillait avec moi à l'époque. C'est Anne ? C'est Anne ? Qui m'avait dit mais si, il faut la prendre. Moi, je n'avais pas du tout envie de la faire venir. Vraiment, franchement, on va encore parler de l'Afghanistan, on va encore parler. Non, franchement, l'Afghanistan, ça va, on en a assez parlé. Et puis, Anne a insisté. Anne a insisté. Anne qui produit cette émission. Elle a insisté, insisté. Et puis, Anne est venue. L'autre, ma femme. Les deux femmes de ma vie s'appellent Anne. Non, mais c'est vrai, Anne, professionnellement et Anne, l'amour de ma vie.

Eh bien, elle est venue et puis voilà, on s'est rencontrés dans l'interview. Pendant l'interview. Voilà. Et toutes ces années n'auraient pas été réussies sans son dynamisme, son exigence et ses critiques. Je peux vous dire qu'elle me critique quand je rentre. Constructif, bien souvent, en me disant là, tu aurais dû faire ça, là, tu aurais dû dire ça. Et ça m'a servi énormément. Vraiment. Et je l'embrasse et je lui dis que je l'aime. Il est 8h28 et puis est né un petit garçon, quand même, qui actuellement est en vacances chez des copains. Bon, lui, il ne peut penser à autre chose, il a bien raison. Il a bien raison. Il est 8h28, donc merci.

Vraiment, je continuerai à écouter RMC, bien sûr, à la rentrée. Et puis surtout, je serai là avec vous tous aussi. On se croisera à la rédaction. merci encore une fois pour toutes ces années.

21:23
Invité

Merci Jean-Baptiste.

21:32
Présentateur

RMC 6h-9h. Bourdin Direct. RMC Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Olivier Véran, bonjour. Bonjour. Ministre de la Santé et des Solidarités. Nouveau départ en vacances, aujourd'hui, envie de liberté. Les Français oublient certaines contraintes sanitaires. Est-ce que ça vous inquiète ? Tout d'abord, permettez-moi, Jean-Jacques Bourdin, de saluer l'homme de radio parce que je sais que vous venez de terminer votre dernière matinale à la radio. 40 ans, je crois, 19 ans sur RMC, RMC Découverte. J'ai été un fidèle auditeur, donc ça me fait aussi quelque chose. Donc j'imagine que vous, ça doit être une émotion assez forte. Comme vous êtes pro, vous vous retrouvez face à moi juste après.

Donc voilà, je me permettais de saluer au nom des Français qui ont été très nombreux à vous écouter. Une très belle carrière. Ça me fait plaisir. Vous parlez des Français qui partent en vacances, ils ont besoin de vacances. Ils ont envie de vacances et ils ont envie d'oublier. Qu'ils oublient le confinement, qu'ils oublient tout ce qu'ils ont vécu au cours de ces mois, qu'il y ait un travail de résilience collective, c'est normal. Il y a une chose qu'ils ne doivent pas oublier, ce sont les gestes barrières. Ils ne doivent pas oublier le fait que le virus circule.

Il ne faut pas que ce soit omniprésent dans leur tête, il ne faut pas vivre dans l'angoisse permanente, il faut vivre Est-ce que le comportement des Français vous inquiète ? Par nature, je ne suis pas inquiet. Par contre, je suis un observateur comme vous. Et donc, j'observe qu'il y a un relâchement de certains comportements dans certaines situations, dans tous les milieux, y compris d'ailleurs. Dans la passation de pouvoir. Y compris, je l'attendais. Oui, mais vous savez, Jean-Jacques Bourdin, il faut qu'on soit impeccable. Encore plus, évidemment, quand on porte la parole publique. Maintenant, ce qu'on veut, c'est qu'au quotidien, il y ait de la distanciation sociale.

Qu'au quotidien, on limite les situations à risque. Vous avez fait la remarque à vos collègues ? Mais vous voyez, moi-même, dimanche dernier, j'étais sur le marché de Grenoble. J'ai vu un commerçant que je n'avais pas vu depuis des mois. Il m'a saisi par le bras. Il m'a fait un bisou sur le front. Je l'ai repoussé. On lui dit, il ne faut surtout pas faire ça. Puis en plus, on est en public. Alors, je vais avoir des tweets avec des menaces en tout genre. Mais il peut y avoir des moments d'égarement, des moments évidemment de relâchement. On ne demande pas aux Français d'être des robots. On leur demande d'être vigilants au quotidien, de limiter les situations à risque.

La situation où vous êtes sans dans un appartement pour une fête clandestine, où vous dansez les uns avec les autres, c'est une situation qui peut être risquée. Les grands rassemblements qui peuvent y avoir sont des situations qui sont à risque. Quand on veut être sûr de limiter les risques, par exemple, il va y avoir le 14 juillet, il va y avoir des balles, les gens vont sortir, ils vont boire un coup, ils vont vouloir faire la fête, c'est la fête du pays, c'est la fête pour les Français. Les balles ne sont pas annulées.

Ils peuvent le faire avec le respect des gestes barrières et puis s'ils veulent être sûrs et ils veulent limiter les risques, ils peuvent être acteurs de leur propre santé, par exemple, en téléchargeant l'application StopCovid. C'est parfaitement le moment pour le faire. Ça veut dire que si vous avez été en contact avec des gens qui n'étaient pas loin de vous pendant un quart d'heure et qui sont potentiellement malades, au moins vous êtes avertis. Ça vous évite de contaminer demain vos proches et d'autres personnes sans le savoir. Les balles, les balles ne seront pas interdites. Il y a des endroits où ils le seront par arrêté des maires ou par intervention des préfets.

Il y a des endroits où le virus circule un peu plus qu'ailleurs où il y aura encore plus de vigilance. Je vais vous parler de la Mayenne, évidemment. Mais balle ou pas balle, Jean-Jacques Bourdin, encore une fois, c'est un effort de vigilance au quotidien que les Français doivent s'appliquer pendant l'été. Olivier Véran, le virus ne meurt pas avec la chaleur, contrairement à ce que certains avaient dit, je me souviens. Est-ce que cela aussi, ça vous inquiète ? Je n'ai jamais considéré que le virus pouvait mourir avec la chaleur puisque de toute façon, il y avait une épidémie. Oui, on a entendu beaucoup de choses Jean-Jacques Bourdin jusque sur votre plateau.

J'ai été convaincu que s'il ne mourrait pas avec la chaleur dans la mesure où il y avait une épidémie en Iran ou en Égypte au même moment qu'elle percutait la France. Hélas ! Et puis les coronavirus ne sont jamais morts avec la chaleur. Il ne faut pas chercher de moyens magiques d'en finir avec le virus. Il y a deux façons d'en finir avec le virus. Notre comportement collectif en restant vigilant et le développement d'un vaccin et tout le monde y travaille. Pourquoi n'y a-t-il il y a des contrôles qui sont faits à Rouacis ? Lesquels ? J'étais à Rouacis dimanche dernier et je n'ai jamais été contrôlé à l'arrivée. Vous venez d'où ? Lisbonne, de Lisbonne. Donc vous êtes intra-Europe.

Il y a deux listes de pays. Il y a une liste de pays qui sont des verts au sein desquels le virus circule pas plus qu'en France. Donc il n'y a pas de raison particulière de procéder à des contrôles spécifiques. Et puis il y a des pays pour lesquels les frontières sont fermées. C'est les cas qui sont en zone rouge. Et il y a la situation particulière des binationaux ou des Français qui reviennent de l'étranger. Vous ne pouvez pas les empêcher de revenir et personne ne l'envisage. Donc il est demandé aux Français qui reviennent de pays à risque de procéder à des tests PCR sur place.

Et comme il y a certains pays qui ne le font pas nous développons dans les aéroports et notamment l'aéroport de Roissy des campagnes de tests à l'arrivée. Je souhaite que ce soit des tests salivaires. Je souhaite que ce soit des tests salivaires qui sont des nouveaux tests qui sont des nouveaux tests en train d'être expertisés. Alors dites-moi précisément donc dans les aéroports notamment en Roissy il va y avoir des tests salivaires obligatoires. Je suis en train de travailler avec Jean-Baptiste Djebary qui est le ministre délégué au transport. Nous avons fait la comptabilisation du nombre de personnes que cela concerne.

Je travaille avec le directeur général de l'ARS Île-de-France au Royaume-Rousseau pour pouvoir déployer des équipes dans les aéroports et procéder demain à des tests salivaires. A partir de quand ? Nous sommes en train d'acheter en fait ces tests salivaires sont des tests qui sont tout nouveaux qui sont encore en cours de qualification mais qui sont presque aboutis donc dans les tout prochains jours nous pourrons développer cette campagne supplémentaire. C'est-à-dire que tous les voyageurs qui viennent de pays extra-européens seront testés ? Tous les voyageurs qui viennent de pays à risque se verront proposer d'ici quelques jours un test. On ne peut pas contraindre quelqu'un à avoir un test.

Nous demandons déjà aux Français qui reviennent de se faire tester sur site. Lorsqu'ils ne le peuvent pas nous leur demandons d'aller dans un laboratoire un hôpital ou chez leur médecin pour pouvoir se faire tester. Mais de manière les consignes elles sont passées Jean-Jacques Bourdin mais de manière à simplifier les démarches nous allons faire ces campagnes de tests à même les aéroports partout où ce sera possible. On va parler des tests je vais vous parler de la Mayenne mais je voudrais évoquer les Etats-Unis qui vont quitter effectivement l'OMS en 2021 pas tout de suite. Est-ce une faute ? Moi je crois je crois qu'on a besoin d'une politique de santé mondiale.

Je suis allé à Genève en présence du ministre allemand de la Santé rencontrer Tedros qui est le patron de l'OMS. pardon le temps passe à une vitesse je ne sais plus c'était la semaine dernière ou il y a 15 jours à Genève pour discuter d'une politique d'évaluation rigoureuse mais en même temps réaffirmer à l'OMS l'amitié et le soutien de la France. Nous avons besoin de faire évoluer cette institution que les Etats-Unis quittent une institution mondiale qui fait sens et qui est indispensable dans la période c'est évidemment une décision que je trouve dommageable. C'est une faute ? Je vous ai dit que c'était dommageable. Je n'ai pas à condamner un Etat sinon je vais recevoir des coups de fil.

au sein de l'OMS. Combien de Français sont-ils dépistés chaque semaine ? Le nombre de tests réalisés effectivement augmente puisque nous en sommes à 350 000 désormais. Vous nous aviez promis 700 000 je vous ai promis qu'on était en capacité de faire 700 000 et nous sommes en capacité d'en faire plus. Mais pourquoi est-ce qu'on n'en fait pas plus ? Vous savez nous avons envoyé 1,5 million de bons de l'assurance maladie chez les gens pour leur dire faites-vous tester si vous voulez vous faire tester. Nous venons de faire la même chose en Mayenne avec 300 000 bons qui ont été envoyés. On ne va pas aller chercher les gens par le bras pour les emmener se faire écouvillonner afin de faire une PCR.

Vous savez le chiffre qui est le plus important Jean-Jacques Bourdin c'est le nombre de tests qui sont positifs. Nous sommes à 1,1% de tests positifs. C'est-à-dire que sur 100 Français qui se font tester il y en a 99 qui n'ont pas le Covid. 1,1% c'est pas satisfaisant. 1,1% si. Mais le jour où ce sera zéro ça veut dire que le virus ne circulera plus. En période d'épidémie nous étions à 25% de tests positifs. 1,1% 99% des Français que nous testons n'ont pas le virus. Et en Mayenne les mailles du filet sont très serrées. En Mayenne le taux est un peu plus élevé parce que nous avons fait des tests. Ce qui se passe en Mayenne c'est d'ailleurs 6 clusters. 5 ou 6.

Ça montre l'interventionnisme et ça montre la vigilance et l'efficacité de notre politique. En Mayenne nous avons testé systématiquement des EHPAD et d'ailleurs l'EHPAD où on avait peur qu'il y ait des cas il n'y en a pas on a testé tout le monde. Nous avons testé les abattoirs qui sont des milieux fragiles on le sait parce que ce sont des milieux confinés avec des populations parfois fragiles et qui vivent ensemble et là nous avons identifié des clusters ainsi que dans des lieux d'hébergement d'urgence et d'hébergement collectif.

A ce stade il n'y a pas ce qu'on appelle de diffusion communautaire c'est-à-dire que les chaînes de contamination les chaînes de transmission du virus nous les tenons nous les tenons donc on identifie des dizaines de cas dans un abattoir par exemple des dizaines de cas dans un lieu confiné d'hébergement collectif mais le virus à ce stade n'a pas montré qu'il était capable de circuler en dehors de ces zones donc c'est exactement ce que nous faisons depuis 12 semaines et qui explique qu'en France contrairement à beaucoup de pays autour de nous le virus régresse semaine après semaine c'est exactement ce que vous m'aviez demandé Jean-Jacques Bourdin vous-même et si vous regardez en Mayenne vous allez voir des drives où les français sont invités à aller se faire tester toute la population du département sera testée 300 000 personnes peuvent se faire tester encore une fois on ne peut pas contraindre les gens mais on les invite on les incite à le faire avec les autorités sanitaires bien sûr et même sans bon s'ils ont des symptômes ou une inquiétude bien sûr remboursés par la sécurité sociale j'imagine toujours est-ce que si la situation ne s'améliore pas en moyenne vous envisagez un reconfinement mais à ce stade il n'y a pas lieu de l'envisager puisque nous sommes en train déjà de maîtriser la circulation du virus maintenant Jean-Luc Bourdin il y a des l'Allemagne comprenez à juste titre d'ailleurs en exemple sur bien des domaines a dû reconfiner près d'un million d'habitants l'Australie a reconfiné le Portugal a mis en place des mesures plus sévères je ne vous parle même pas des Etats-Unis avec ce qui se passe là-bas et qui est extrêmement inquiétant l'épidémie à l'échelle de la planète augmente il y a plus d'un million de nouveaux cas chaque semaine dans le monde donc le virus a régressé et régresse semaine après semaine depuis trois mois dans notre pays mais il augmente dans un nombre très important de pays donc on reste très vigilants et acteurs on traque ce virus tests salivaires dans les aéroports on est bien d'accord tests salivaires aussi j'attends l'autorisation des autorités de santé pour pouvoir le faire je souhaite ardemment que nous puissions le faire et tests salivaires peut-être dans les stades aussi les tests salivaires avec Roxana Maracineanu la ministre déléguée au sport nous travaillons depuis déjà un certain temps les tests salivaires sont déjà opérationnels dans les milieux sportifs professionnels ce qui nous permet d'ailleurs de qualifier ces tests pour voir s'ils sont aussi performants que les affreux je m'arrête un instant sur les stades le championnat de France de football de Ligue 1 va reprendre les 22 et 23 août Ligue 1, Ligue 2 est-ce que ce championnat reprendra avec du public ?

vous connaissez aujourd'hui les conditions de rassemblement dans les stades nous limitons à 5000 personnes les rassemblements quelles que soient les conditions quelles que soient les situations pour les joueurs non je parle des pour le public on ne fera pas de test à chaque personne qui va avoir un match de foot c'est difficile c'est impossible mais ensuite on fera évoluer les conditions on fera évoluer on fera évoluer les conditions sanitaires à mesure qu'elles le justifieront quelles que soient les situations nous ne prendrons jamais un risque non maîtrisé même si on peut avoir très envie d'ouvrir telle ou telle structure ou de permettre aux Français d'entendre une vie normale que j'ai promis je devrais vous parler des discothèques s'il y a un secteur s'il y a un secteur qui souffre ce sont les discothèques comment accepter que sur Airbnb on puisse louer un appartement une maison organiser une fête à 100 150 200 personnes sans aucun contrôle avec tous les risques sanitaires que cela entraîne et laisser fermer des discothèques franchement en venant sur votre plateau j'ai été interpellé par des représentants des acteurs du monde de la nuit je suis allé discuter avec eux je leur ai dit que je comprenais parfaitement mais vous n'imaginez pas vous ne croyez pas du tout qu'on soit insensible d'abord à la question de ces personnes qui tiennent des établissements qui veulent vivre de leur profession ils vont mourir je ne suis pas du tout insensible non plus à la situation des jeunes et pas non plus à celle des parents qui aimeraient bien que leurs jeunes puissent aller se défouler c'est le cas pour aussi le sport amateur les sports de combat amateur donc on a des situations qui sont complexes à date Jean-Jacques Bourdin à chaque fois que j'ai eu des recommandations sanitaires permettant de prendre des décisions d'ouverture je les ai suivies et à chaque fois que j'ai eu des recommandations qui allaient dans le sens inverse je les ai suivies il y a deux sujets si vous me permettez d'abord il y a le sujet de l'accompagnement financier économique de ce secteur qui ne doit pas mourir il est hors de question de laisser ces personnes et leur activité économique mourir deuxièmement je considère comme vous qu'on doit être amené à faire évoluer un certain nombre de situations j'aurai cet après-midi un conseil de défense ne croyez pas que cette question nous passe par-dessus la jambe c'est tout l'inverse est-ce que les discothèques ouvriront ou pas cet été ?

je vous dis que nous aurons un conseil de défense comme nous en avons régulièrement et systématiquement cette question est abordée parce que les patrons de discothèques ont mis en place ce n'est pas une décision du ministre de la Santé seul dans son coin c'est une décision prise avec les autorités sanitaires je n'ai pas à vous dire si je suis favorable ou non je vous dis que je suis des recommandations scrupules maintenant j'entends et je remercie et pensez à nos enfants moi je préfère avoir un enfant dans une discothèque où les conditions sanitaires sont organisées plutôt que dans une fête privée où rien n'est organisé j'en demande un autre chose je considère qu'ils font un travail sérieux les acteurs du monde de la nuit et qu'ils ont fait des propositions sérieuses qu'il nous faut regarder deuxièmement pardon vous avez vécu comme moi la fête de la musique et je ne sais pas si vous avez été interpellé comme je l'ai été mais chaque image où on voyait 50 ou 200 personnes dansées c'était autant d'émotions des français qui disaient comment cela est-il possible encore une fois il vaut mieux retrouver ces personnes-là dans une discothèque pardon où tout est organisé je ne sais pas il y a les sujets de climatisation il y a les sujets d'égration il faut regarder chaque chose encore une fois on prend le sujet extrêmement au sérieux et je comprends parfaitement l'émoi de la profession bien une question la France est-elle prête à affronter une seconde vague et si tel est le cas quel reconfinement est envisagé ce que nous montrons depuis 12 semaines c'est que la France est prête à empêcher une seconde vague puisque ça augmente dans beaucoup de pays y compris des pays proches de nous ce n'est pas le cas à date en France où les moyens qui ont été mis en place ben oui mais on peut aussi le dire Jean-Luc Bourdin on a aussi le droit de le dire c'est qu'à date je constate que le virus continue d'être maîtrisé au prix d'efforts qui sont des efforts considérables qui ne sont pas les efforts du ministre de la Santé ou du gouvernement qui sont les efforts de l'assurance maladie des agences régionales de santé des médecins des SAMU des pompiers de tout le monde qui sont mobilisés sur le territoire et des français qui font attention donc nous avons un plan face à toute situation maintenant il y a des choses qui nous échappent ça ne vous aura pas d'ailleurs échappé Jean-Jacques Bourdin depuis le début de cette épidémie oui les malades qui ne s'en sortent pas qui restent avec des conséquences terribles intéribles ça devient maladie chronique maladie chronique vous parlez de ce qu'on appelle des Covid persistants oui le Covid persistant Covid persistant qu'est-ce que vous allez faire ?

une prise en charge pour eux ? qu'est-ce que vous allez faire ?

il y a une prise en charge médicale qui doit être de toute façon organisée ce qu'on sait c'est qu'il y a un certain nombre de malades qui ont contracté le virus parfois avec des formes sévères parfois des formes moins sévères et qui conservent des symptômes semaine après semaine les premiers symptômes qui ne guérissent pas c'est de la fatigue parfois de la dyspnée parfois des maux de tête etc etc donc nous sommes en train avec pas la France toute seule à l'échelle mondiale il y a beaucoup de recherches qui sont conduites pour voir s'il persiste un mécanisme inflammatoire au-delà de la phase aiguë de la maladie qui pourrait expliquer cette fatigue on l'avait vu avec des cas pédiatriques par exemple avec des phases inflammatoires qui pouvaient durer plusieurs semaines nous sommes aussi en train il y a des études qui sont conduites avec des scanners pulmonaires ce qu'on appelle des scanners low dose pour voir s'il existe des séquelles respiratoires chez certains patients qui se plaignent de troubles respiratoires donc nous sommes à la fois à l'étape de la recherche c'est tout nouveau c'est tout nouveau et en même temps à la phase de l'accompagnement et du suivi médical je travaille avec les professions médicales une prise en charge pluridisciplinaire bien sûr bien sûr partout où c'est nécessaire bien sûr mais les médecins savent cela et savent le faire bien Ségur de la santé le gouvernement a donc proposé 180 euros 90 euros net en septembre 90 euros net en mars rémunération hausse de rémunération pour l'ensemble des personnels hospitaliers de l'hôpital public en dehors des médecins c'est bien cela c'est plus que cela c'est plus que cela ben oui vous prenez le premier étage de la fusée il y a trois étages dans cette fusée je vais vous parler des emplois mais sur la rémunération il y a trois étages alors 180 euros je peux me permettre de compléter allez-y 1 700 000 salariés de l'hôpital public privés non lucratifs privés lucratifs EHPAD 1 700 000 français pour la plupart des femmes avec un grand nombre d'entre elles et d'entre eux qui avaient des salaires qui n'étaient pas à la hauteur de leur mission vont voir dans quelques mois et en quelques mois leur salaire net augmenter de 180 euros ça c'est la base ça c'est la base ensuite il y a les soignants les infirmières les aides-soignantes les métiers médico-techniques qui vont avoir ce qu'on appelle un travail sur les grilles de la fonction publique ce qui fait qu'en définitive rien qu'avec ces deux premières mesures il n'y a pas une infirmière à l'hôpital qui touchera moins de 215 à 220 euros net de plus il n'y a pas une aide-soignante à l'hôpital qui touchera moins de 215 à 220 euros net de plus et le troisième étage de la fusée Jean-Jacques Bourdin c'est ce que j'ai appelé l'engagement collectif c'est une politique d'intéressement mise à l'échelle des établissements de santé qui permet d'organiser des soins en équipe au service des malades la qualité des soins et qui donnera lieu à des rémunérations complémentaires identiques pour tous les membres de l'équipe et avec cela ce sera encore 45-50 euros net de plus pour toutes les personnes qui sont concernées et ajouter encore ce que nous avons négocié avec les syndicats les majorations d'heures supplémentaires en pratique une infirmière une infirmière qui est dans un hôpital avec une pratique d'amélioration des soins et qui fait quelques heures sup et elle le souhaite parfois pourra même gagner parfois 400 euros net de plus par mois c'est la plus grosse augmentation de revenus qui n'a jamais été proposée dans ce pays et je suis pardon même un peu ému parce que vous savez j'ai passé plus de 40 heures en bras de chemise avec les syndicats ces derniers jours jusqu'au coeur de la nuit jour après jour pour négocier pour discuter on est tellement d'accord les uns et les autres sur le diagnostic et le constat les syndicats vont tous signer ?

je ne pense pas que tous les syndicats signeront vous ne bougerez plus de toute façon ? non mais il y a un projet d'accord qui a été envoyé qui est en cours c'est à prendre ou à laisser ?

ce que je peux vous dire c'est qu'hier soir Jean-Luc Bourdin nous sommes tombés d'accord avec la majorité des syndicats médicaux sur un projet d'accord j'attends qu'ils me confirment leur validation que nous sommes tombés d'accord avec les étudiants les externes les internes en médecine qui m'ont dit qu'ils étaient d'accord et nous devraient pouvoir signer les médecins hospitaliers ça y est c'est arraché hier soir c'est 450 millions d'euros qui ont été mis sur la table pour les syndicats on va augmenter l'indemnité de services publics exclusifs c'est à dire qu'on va augmenter les rémunérations des médecins qui font du public dans le public donc 450 millions d'euros pour les médecins et 200 pour les internes et étudiants les étudiants les externes enfin un interne en médecine enfin sera payé l'équivalent du SMIC horaire pour le travail qu'il effectue et pour la masse hospitalière pour toutes ces personnes qui ne sont pas des médecins qui sont parfois des ambulanciers parfois des secrétaires médicaux qui sont parfois des gens qui vont s'occuper de la nourriture qui sont les infirmières qui sont les manip radios qui sont les auxiliaires de régulation médicale toutes ces personnes sont concernées par l'accord et vont voir une augmentation de pouvoir d'achat qui est majeure et ce sont moi je pense je vous le dis une aide soignante ça peut être une mère de famille isolée qui ne s'en sortait pas avec ses enfants quand vous avez 220 parfois plus de plus en aide par mois vous imaginez ce que ça change dans un quotidien donc oui on restaure le care on restaure l'attention on prend soin de ceux qui prennent soin de nous au quotidien c'est majeur pardon j'en parle avec en phase mais je comprends je sors d'un tunnel de négo et franchement il y a des fois où on peut être particulièrement touché par l'action qu'on mène quand on pense aux conséquences que ça aura sur le public concerné j'ai une dernière question il y aura d'autres choses 15 000 emplois il y aura plein de choses 15 000 emplois Jean-Luc Bourdin ça fait combien de temps que vous n'avez pas eu un ministre de la santé ou un premier ministre qui vous dit on va augmenter les emplois à l'hôpital et créer 15 000 postes d'infirmières ça fait combien de temps qu'on ne vous a pas dit qu'on allait médicaliser la gouvernance il n'y a pas que 15 000 postes d'infirmières démocratiser il y a bien d'autres choses vous allez voir le Ségur alors j'ai une dernière question la méthode ROPA inscrite dans la loi les députés ont voté l'autorisation du don de gamètes lorsqu'un couple de lesbiennes veut accéder à une PMA vous approuvez ?

en fait je considère je ne me place pas du tout sur une position oui éthique sur la question parce qu'Agnès Buzard était contre oui en fait elle est contre le gouvernement est contre également cette question là parce qu'il y a un problème on va faire une stimulation hormonale et des ponctions d'ovocytes qui ne sont pas des gestes neutres à une femme qui n'en relève pas forcément et donc il y a un acte qui est invasif est-ce que la situation justifie d'aller faire un acte invasif d'un point de vue éthique la question est extrêmement complexe il y avait eu une saisine du conseil d'éthique sur cette question la position du gouvernement restera défavorable même si par ailleurs je peux être moi favorable à certaines évolutions dans le texte parce qu'on peut avoir des désaccords sur des questions éthiques mais ce sujet est complexe et encore une fois c'est la santé qui doit primer comme pour le Covid et comme pour le reste Merci Olivier Véran Bonnes vacances Jean-Denis Bourdain vous avez mérité Merci beaucoup Merci Bonne pétanque Et on se retrouve à la rentrée évidemment Oui je vais jouer à la pétanque bien sûr Merci Olivier Véran 8h55 RMC

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Invité

Bonne réalité