Déconfinement des activités culturelles, réforme de l'audiovisuel public, municipales... Le "8h30 franceinfo" de Franck Riester
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:52OuverteRéponse directe
Est-ce que la culture sera le dernier secteur qui va se déconfiner en France ?
- 2:13OuverteRéponse partielle
Pourquoi peut-on assister aujourd'hui à une messe mais pas à un concert par exemple ?
- 3:46RelanceRéponse partielle
Les premières annonces concernant le secteur de la culture ont mis un peu de temps à venir.
- 4:16RelanceRéponse partielle
Parler davantage pour rassurer davantage.
- 5:37OuverteRéponse directe
Il y a toujours un ministère de la culture, les décisions ne se prennent pas uniquement à l'Élysée ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Vous avez trouvé normal que la réouverture du puits du fou se fasse directement après une série d'échanges entre Philippe de Villiers et le chef de l'État ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« La culture n'est pas accessoire, elle est essentielle. »
- 3:29Invité politiquePromesse
« Sur les salles de cinéma, on travaille sur une réouverture à partir du 1er juillet, ou début juillet. »
- 3:35Invité politiquePromesse
« On essaye de se dire, peut-être pouvons-nous commencer à rouvrir progressivement, à partir de juin, les salles de spectacle. »
- 11:34Invité politiqueChiffre
« Un fonds de 50 millions d'euros qui permettra d'indemniser les producteurs en cas de risque, en cas de sinistre Covid. »
- 19:01Invité politiqueFait
« J'ai demandé à Delphine Ernotte de nous remonter ce que pourraient être les grilles de programme de France 4 si on ne devait pas éteindre le signal de France 4 au 9 août comme c'était prévu. »
- 19:27Invité politiqueFait
« Le président de la République nous a demandé de réexaminer toutes les réformes qui étaient en cours, y compris celles de l'audiovisuel et donc, y compris la fermeture de France 4 et de France O. »
- 20:18Invité politiqueFait
« Les objectifs qui ont conduit à la création et à l'établissement de cette loi audiovisuelle sont toujours d'actualité. »
- 22:11Invité politiqueFait
« Nous n'avons pas vocation à changer la trajectoire financière mais nous devons regarder la situation financière exacte avec objectivité et lucidité. »
- 23:35Invité politiqueFait
« Je m'étais engagé auprès des habitants de Coulomnier de ne pas être maire si jamais je continuais d'avoir l'honneur d'être ministre dans ce gouvernement. »
Temps de parole
- Franck Riester74 %
- Présentateur12 %
- Invité7 %
- Invité 27 %
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Bonjour Franck Riester. Bonjour Marc Fauvel. Vous êtes le ministre d'un secteur quasiment à l'arrêt, festival, théâtre, musée, cinéma. Ne savent toujours pas de quoi demain sera fait exactement. On va en parler avec vous jusqu'à 9h. Mais je voudrais d'abord vous faire entendre ou réentendre une petite phrase qu'Emmanuel Macron a prononcée à vos côtés. Il y a quelques jours, c'était au moment d'un dialogue justement avec les personnalités de la culture. Il a fait référence à Robinson Crusoe au moment de son naufrage. Et le chef de l'État a eu cette formule empruntée à l'essayiste Simon Leïs.
Quand Robinson part, il ne part pas avec des grandes idées de poésie ou de récits. Il va dans la cale chercher ce qui va lui permettre de survivre. Du fromage, du jambon, des choses très concrètes.
Voilà, du fromage, du jambon. Alors nous aussi faisons comme Robinson, soyons très concrets. Est-ce que la culture sera le dernier secteur qui va se déconfiner en France ?
Écoutez, je ne le souhaite pas parce que nous avons besoin de la culture. La culture n'est pas accessoire, elle est essentielle. On l'a vu pendant le confinement où nos compatriotes ont tenu, notamment parce qu'ils ont lu, parce qu'ils ont été sur les réseaux sociaux pour avoir accès à des concerts, avoir accès à des spectacles, avoir accès à des émissions, avoir accès à des films de cinéma. Ils se sont cultivés. Le ministère de la Culture a mis en place une plateforme culture chez nous qui a eu un succès considérable, mettant en avant toutes les offres culturelles en ligne.
Et on est convaincus, nous sommes convaincus que le président de la République et que le gouvernement, que la culture va permettre à nos compatriotes aussi de rebondir, de se relancer, de sortir de la crise. C'est la raison pour laquelle le président de la République a été très clair en envoyant un message très fort de soutien à la culture en leur disant, bien évidemment, nous serons à vos côtés pour vous protéger. C'est ce qui a été décidé avec l'année blanche pour l'intermittence qui est unique au monde.
Cette volonté de protéger celles et ceux qui sont le ciment de la culture dans notre pays, c'est-à-dire les artistes, les techniciens du cinéma, de l'audiovisuel, du spectacle vivant, qui ont besoin de ces protections pour ensuite créer et se produire.
Pourquoi peut-on assister aujourd'hui à une messe mais pas à un concert par exemple ?
Vous savez, c'est une question très délicate qui nécessite beaucoup de calme et beaucoup de sérieux, beaucoup d'informations, notamment d'informations scientifiques.
Nous avons pris la décision de déconfiner progressivement parce que nous avons besoin de retrouver une vie normale, parce que nous avons besoin de vivre avec le virus, et j'espère à terme vivre surtout sans le virus, enfin en tout cas dans un premier temps vivre avec le virus, et de le faire progressivement en respectant des normes de protection sanitaire, parce que si on se déconfine trop vite, on prend le risque que tous les efforts qui ont été faits pendant deux mois seraient remis en cause, et de pouvoir, en fonction du risque, avérer ou pas, des mesures en capacité d'être mises en œuvre ou pas, d'aller progressivement vers un déconfiniment le plus large possible.
C'est la raison pour laquelle le Premier ministre a souhaité toutes les trois semaines faire un point, faire un point des résultats du déconfinement, de voir quelle est l'évolution de l'épidémie, et en fonction de ça, d'aller plus loin dans le déconfinement.
Ce rendez-vous, c'est le conseil de défense de cette fin de semaine, où un certain nombre de sujets vont être abordés, et notamment le fait de savoir si on peut aller plus loin dans le déconfinement pour la culture, pour les salles de spectacle, pour les salles de cinéma, sur les salles de cinéma, on travaille sur une réouverture à partir du 1er juillet, ou début juillet, pour les salles de spectacle, on essaye de se dire, peut-être pouvons-nous commencer à rouvrir progressivement, à partir de juin, les salles de spectacle. C'est pas décidé, mais c'est des scénarii sur lesquels nous travaillons.
Les premières annonces, Franck Reister, concernant le secteur de la culture, elles ont mis un peu de temps à venir. Vous avociez le plan intermittent, il a fallu attendre le début du mois de mai. Beaucoup d'acteurs, certains acteurs de la culture, des artistes, vous ont reproché à vous, personnellement, d'avoir été peut-être trop discret, trop silencieux.
Écoutez, d'abord j'étais au travail, avec les équipes du ministère, que je salue, qui ont fait un travail remarquable, malgré les difficultés, et qui ont permis de tout de suite faire en sorte que toutes les mesures d'urgence qui ont été prises par le gouvernement soient accessibles aux acteurs de la culture.
Parler davantage, parler davantage pour rassurer davantage.
Vous savez, on était dans un moment où la communique, moi je veux bien avoir tous les procès de communication, on peut toujours mieux faire, on peut toujours mieux communiquer, on peut toujours communiquer davantage. Simplement, le gouvernement communiquait sur ce qui était la priorité de nos compatriotes, c'est comment faire pour se protéger du virus, c'est comment gérer le confinement, c'est quelles sont les problématiques hospitalières, de santé, et donc c'était là où on a voulu mettre l'accent en termes de communication. Pour autant, nous étions au travail, parce qu'au-delà de la communication, ce qui compte, c'est l'action.
Quelles mesures pour protéger celles et ceux qui travaillent dans la culture ? Je vous ai parlé de l'année blanche jusqu'à fin août 2021 pour les intermittents du spectacle, mais c'est aussi toutes les mesures qui ont été prises et qui sont accessibles pour les gens de la culture.
Je pense aux prêts garantis par l'État, je pense aux fonds de solidarité pour les indépendants et les artistes auteurs, je pense bien évidemment à l'accès au chômage partiel, je pense aux reports ou voire exonérations de charges sociales, je pense aux cotisations sociales, je pense bien évidemment aux dispositifs spécifiques qui ont été mis en place par les opérateurs du ministère de la culture, le CNC pour le cinéma, le CNL pour le livre, le CNAP pour tout ce qui concerne les arts plastiques, ou encore bien évidemment le Centre national de la musique pour la musique.
Bref, on a essayé de tout de suite avoir des réponses pour que cette crise terrible qui touche, et comme vous l'avez très bien rappelé Marc Fauvel, particulièrement la culture, soit la moins dure possible.
Il y a toujours un ministère de la culture, les décisions ne se prennent pas uniquement à l'Élysée ?
Non mais attendez que le président, on ne peut pas dire, il y a des décisions qui se prennent à l'Élysée et l'autre côté, comme j'ai parfois entendu certains, s'interroger si le président de la République soutient la culture ou pas.
Vous avez trouvé normal que la réouverture du puits du fou se fasse directement après une série d'échanges entre Philippe de Villiers et le chef de l'État ?
Il y a toujours un ministère de la culture, il y a toujours un président qui est déterminé à faire des arts et de la culture une priorité, et c'est normal que le président de la République dise ce qu'il ressent et dise les choix forts qui sont faits par le gouvernement et par lui-même.
Le puits du fou, ça fait partie du domaine réservé du président ?
Non, non, le puits du fou, c'est un complexe de loisirs important, que nos compatriotes apprécient tout particulièrement, qui a un rôle économique et culturel en Vendée, et donc c'est évidemment un sujet de préoccupation comme bien d'autres.
Sera officialisé lors du Conseil de défense la réouverture du puits du fou, dans le cadre dont les modalités seront précisées, et ma conviction, et je milite pour ça, c'est qu'on puisse en même temps rouvrir progressivement les salles de spectacle, les théâtres, pouvoir réorganiser progressivement en étant responsable, en ne se précipitant pas, en respectant les normes sanitaires, aussi un certain nombre de concerts, y compris en extérieur, pour permettre que progressivement les artistes retrouvent leur public.
Donc si Valéry Giscard d'Estaing veut rouvrir le parc Vulcania, il appelle directement Emmanuel Macron plutôt que de passer par vous ?
Non mais écoutez, d'abord, le parc du puits du fou n'est pas directement dans le giron du ministère de la Culture, puisque les parcs à thème sont plutôt dans le giron du ministère du Tourisme, et donc c'est pas le ministère de la Culture, on n'est pas... Non, non, mais c'est pas ça, c'est que c'est pas moi directement qui est en charge du puits du fou, c'est Jean-Baptiste Lemoyne en tant que secrétaire, j'étais en charge du tourisme.
Ils vont pas tous rouvrir en même temps, le puits du fou va rouvrir avant les autres, avant Vulcania, ou le parc Astérix, ou l'euro disney.
Ça c'est des décisions qui vont être prises en conseil de défense, je peux pas vous annoncer des choses qui n'ont pas été décidées, Ce qui est certain, c'est que dans le champ qui est le mien, pour le spectacle vivant, je milite pour que nous puissions progressivement retrouver des spectacles, des pièces de théâtre, des concerts en France, en ne me brûlant pas les étapes, en y allant progressivement, en respectant les normes de sécurité qui ont été travaillées pendant des semaines dans les instances spécifiques, notamment le Conseil national des professions du spectacle, pour permettre la réouverture de ces lieux.
Franck Riester, vous restez avec nous, il est 8h41, le fil info avec Victor Vasseur.
Le feu vert de la CNIL, le gendarme de la vie privée pour l'application Stop Covid, basé sur le volontarial, sera disponible d'ici la semaine prochaine, si le Parlement ne s'y oppose pas. L'application permet de tracer les malades du coronavirus et retrouver les proches qu'il a pu contaminer. La prime à la casse va augmenter, tout comme le bonus écologique, le président Emmanuel Macron dévoile son plan pour relancer le secteur de l'automobile cet après-midi, éprouvé par l'épidémie de coronavirus.
L'arrêt des essais cliniques avec l'hydroxychloroquine pendant quelques jours, décision de l'Organisation mondiale de la santé après la diffusion d'une étude dans une revue médicale, la molécule jugée inefficace pour lutter contre le Covid. Le nombre de fumeuses continue de diminuer, 2 points de moins en un an, selon Santé publique France, 20% des fans déclarent fumer tous les jours.
Franck Riester, est-ce que vous irez dans les rues le 21 juin prochain chanter pour la fête de la musique ?
Je ne sais pas si ça sera dans les rues, je ne sais pas si je vais chanter, mais je vais fêter la musique, oui. C'est important, tout particulièrement parce que la musique nous a apporté beaucoup dans cette crise, mais plus largement parce que nous sommes attachés à la musique, c'est un des arts les plus populaires, les plus appréciés de nos compatriotes, et nous sommes habitués à fêter le 21 juin. Bien évidemment, nous ne ferons pas la fête de la musique comme d'habitude. Quand j'ai dit que je souhaitais que la fête de la musique se tienne, certains ont été caricaturaux en mettant des photos où on était dans les rues, tous serrés comme des sardines à moitié ivres.
Ça peut être parfois la réalité de la fête de la musique, ça ne sera pas cette fête de la musique 2020, bien évidemment. Et donc on a fait des préconisations là aussi au Conseil de défense pour un certain nombre de propositions, de modèles de fêtes de la musique pour le printemps, en fonction de ce qu'on souhaite faire en matière de maîtrise de l'épidémie. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut fêter la musique. Est-ce que c'est dans un format très réduit, uniquement depuis nos balcons ou en numérique ? Ou est-ce qu'on pourra aller plus loin avec quelques concerts organisés en lien avec les maires et les préfets dans les territoires, en respectant bien sûr toutes ces consignes ?
Est-ce que c'est des événements phares qui mettra à l'honneur les musiciens, les artistes, les chanteurs de notre pays qui sont formidables ? C'est sûr que ça ne sera pas le même modèle que d'habitude.
Renaud Deli ? Vous avez évoqué, Franck Rester, le fait que vous travaillez sur la réouverture du cinéma à partir du début du mois de juillet. Les tournages, certains tournages ont d'ores et déjà repris. Et je crois que vous avez rencontré, vous avez discuté hier, plutôt par visioconférence, avec le monde du cinéma, de la mise en œuvre d'un fond d'indemnisation quelle est la nature de ce fond d'indemnisation ? Quel est son objet ? C'est de protéger justement le risque Covid ? Exactement.
Pour que les tournages reprennent, il faut que les producteurs soient protégés s'il y a d'éventuels sinistres Covid. Parce que les assureurs, aujourd'hui, on peut le regretter, on a essayé de trouver des solutions, mais ne peuvent pas, ne veulent pas, mais ne peuvent pas, c'est un peu les deux, parce qu'ils ne peuvent pas se faire réassurer, eux, de leur côté, financer le risque Covid. Donc nous avons pris la décision, parce que c'est vital que nous reprenions les tournages, parce qu'il y a des besoins pour la télévision, il y a des besoins pour le cinéma, de tourner de nouveau. Et pour cela, les producteurs ont besoin d'être sécurisés.
Donc un fonds a été annoncé par le président de la République sur la proposition que je lui ai faite, de créer un fonds de 50 millions d'euros qui permettra d'indemniser les producteurs en cas de risque, en cas de sinistre Covid. Et donc, grâce à ça, les producteurs vont pouvoir recommencer à tourner, sachant qu'ils ont travaillé aussi, dans le cadre de la branche professionnelle production, sur les modalités sanitaires de reprise des tournages.
Concrètement, si quelqu'un tombe malade pendant un tournage et donc le tournage doit s'arrêter pour des raisons sanitaires, c'est ce fonds qui indemnisera les producteurs ? Exactement. Comment sera-t-il abondé ? 50 millions ?
50 millions d'euros par l'État. Et on travaille avec les régions pour que certaines régions qui le peuvent ou le souhaitent puissent abonder ce fonds pour notamment inciter les tournages dans leurs régions.
Quand les théâtres et les cinémas, Franck Riester, vont pouvoir rouvrir leurs portes dans quelques jours, on l'espère, ou quelques semaines, quelle sera la règle pour les spectateurs ?
Alors, c'est un des éléments dont on va avoir la réponse du Conseil de défense. Avec des fauteuils vides comme dans le métro, il faudra... Il y aura évidemment la question de la gestion des flux pour ne pas que les flux se croissent de trop. C'est la distanciation physique. Et si la distanciation physique, pour X raisons, ne peut pas être suffisante, c'est le port du masque qui devra être obligatoire. Et ça, ces modalités-là, elles ont été très bien travaillées pour les salles de cinéma. Et il y a eu un vote en CHSCT, c'est-à-dire le Comité Hygiène et Sécurité, de la filière pour ensuite être transmis au ministère de la Santé.
Le ministère de la Santé étudie les conditions de reprise des salles de cinéma, on l'espère, début juillet. Et tout ça sera défini dans ce cahier de reprise d'activité, on va dire.
On pourra encore venir en famille se faire une toile, par exemple, ou on sera dispersé dans la salle ?
Alors, c'est une des questions. Aujourd'hui, les salles de cinéma préconisent plutôt de réduire le nombre de personnes dans les salles. C'est-à-dire, en gros, d'avoir une réduction en pourcentage des choses sans forcément qu'il y ait une séparation physique stricto sensu. On pourrait rester groupé au moment du film. Par exemple, vous savez, quand vous venez à quatre voir un cinéma, vous êtes à quatre dans la voiture. C'est un peu aberrant d'aller dire, par contre, dans la salle de cinéma, vous vous espacez de deux fauteuils. Parce qu'ils étaient dans la voiture ensemble, non espacés. Mais par contre, si vous n'êtes pas espacés, peut-être qu'il faudra que vous portiez le masque.
En revanche, ça, par contre, c'est peut-être un indispensable.
Oui, c'est ça. Les groupes portent des masques et ceux qui sont... Non, non, mais écoutez, ça...
Pourquoi ce protocole ? Je ne rentre pas, moi, dans ce détail-là. Ça, c'est les professionnels, en lien avec le ministère de la Santé, qui définiront ces normes-là. Et sous, ensuite, la décision du Conseil de défense. C'est comme ça qu'on doit travailler. Vous savez, sur ce sujet-là, comme sur tous les autres, c'est de la responsabilité. On connaît les principes distanciation physique, geste barrière, se laver les mains, le masque, quand on voit bien que c'est difficile de maintenir la distanciation physique, le fait que les flux soient gérés intelligemment pour ne pas qu'il y ait de croisement de flux. Ça, ce sont les fondamentaux. Et on les adapte en fonction des secteurs d'activité
et éventuellement des lieux. Pour les cinémas, l'objectif de leur ouverture, c'est début juillet. Pour les théâtres, les salles de théâtre, c'est le même horizon ?
On voudrait plutôt que ça soit même avant. En fait, il faut savoir que...
Les salles vont rouvrir en juin.
Attends. Non, mais franchement, je vais... Vous souhaitez, sur les salles de spectacle, théâtre, le concert, nous souhaitons que les salles se rouvrent progressivement. Pourquoi pas à partir de juin ? Mais ça, cette décision, c'est celle que je défends. Mais je n'ai pas toutes les informations en termes de circulation d'épidémie. De toute façon, on aura ces informations définitives après-demain. Après le Conseil de défense, oui. Et le Conseil de défense tranchera sur les différentes possibilités. À partir de quand on peut rouvrir, selon quelle modalité on peut rouvrir. Nous, nous travaillons pour que cette réouverture puisse se faire progressivement.
En commençant à voir les plus petites et les plus grandes, Franck Viestel. Et les plus grandes, de toute façon, qui nécessitent une autorisation préfectorale, elles ne seront pas ouvertes avant fin août. On l'a dit, on ne reviendra pas là-dessus. Mais que progressivement, certains concerts, certaines pièces de théâtre puissent se faire en respectant ces fameuses consignes qui ont été travaillées dans le cadre du Conseil national des professions du spectacle et qui seront enterrinées d'une manière précise par le Conseil des défenses, ça serait une bonne chose pour nous. Et en tenant compte des régions
et des départements classés verts ?
C'est effectivement un des points qui restent encore en suspens. Est-ce qu'on commence à ouvrir d'abord dans les départements verts, puis dans les départements rouges ? Sachant que, par exemple, les salles de cinéma, elles doivent absolument ouvrir en même temps dans tous les départements parce qu'il y a une question de gestion de la distribution des films, à la fois pour l'amortissement du coût... Soit on rouvre tous les cinémas,
soit on en rouvre aucun.
Oui, c'est ça. Parce qu'en fait, c'est ce que nous disent les salles et on est à l'écoute de ce que nous disent les salles.
S'il reste un département en rouge, les cinémas ne rouvriront pas ailleurs.
Non, c'est-à-dire qu'on va prendre la décision éventuellement d'ouvrir, y compris dans les départements rouges, les salles de cinéma. Mais la décision n'est pas prise. Mais ce qui est certain, c'est que les salles de cinéma nous disent nous, on a besoin d'ouvrir partout en France de la même façon pour amortir le coût de la distribution et pour que les Français comprennent quels sont les films à l'affiche. Et si on communique d'une façon à Paris et d'une autre à Bordeaux, ça ne peut pas fonctionner. Donc on est à l'écoute de ça et ils nous disent une deuxième chose, c'est qu'au moment où vous nous dites vous pouvez rouvrir, il nous faut quatre semaines pour se mettre en œuvre.
Enfin, pour mettre en œuvre la décision de réouverture. Et donc ça veut dire que là... Même si on décide après-demain, on est parti sur fin juin.
Fin juin, début juillet. D'où la cible début juillet. Franck Riguestert, ministre de la Culture avec nous jusqu'à 9h. Il est 8h50. Victor Vasseur pour le Filinfo.
C'est une part de notre économie. Le soutien à la filière automobile sera massivement amplifié. C'est ce qu'écrit le président Emmanuel Macron sur Twitter avant ses annonces cet après-midi dans le Pas-de-Calais, au secteur. Les ventes de voitures ont chuté de près de 90% pendant le confinement. Quel accès pour les plages cet été ? Dans quelles conditions ? Les cafés et restaurants rouvriront la semaine prochaine en zone verte quid des lycées ? On connaît la date de toutes ces annonces. Ce sera après-demain, jeudi. La Commission nationale de l'informatique et des libertés ne s'oppose pas à l'application Stop Covid. Elle doit enrayer la propagation du coronavirus.
Elle sera disponible ce week-end après le vote du Parlement. 16% des fumeurs quotidiens en moins. En 16 ans, c'est le chiffre de la dernière étude de Santé publique France. Le nombre de fumeuses diminue aussi de 22 à 20%. Un maire élu dans une église hier, dans le Calvados, à Aiméville. La mairie est la salle des fêtes trop étroite pour accueillir le Conseil municipal tout en respectant les règles de distanciation sociale.
France Info. Et tout est plus clair.
Franck Riester, la chaîne France 4 devait disparaître dans sa version actuelle pour basculer vers le numérique dans quelques mois. Est-ce qu'avec ce qui s'est passé pendant le confinement, les programmes éducatifs qu'elle a diffusés, le succès qu'ils ont rencontré, elle a sauvé sa peau ?
France 4 a su modifier ses grilles de programme pour tenir compte de la crise. C'est un grand succès. Globalement, d'ailleurs, l'audiovisuel public a été remarquable dans cette crise. Je tiens à saluer d'ailleurs France Info qui a continué d'informer nos compatriotes malgré les difficultés. Et on a la chance d'être dans un pays où l'audiovisuel public est à la hauteur de ses missions. Globalement, d'ailleurs, permettez-moi cette parenthèse, les médias et la presse étaient exemplaires pendant cette crise, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Et France 4 ? Oui, mais c'est important de le dire. Pour France 4, elle a su modifier ses programmes.
Elle a su peut-être réaffirmer peut-être davantage sa mission de service public pour la jeunesse, pour l'éducation. Et donc, j'ai demandé à Delphine Ernotte de nous remonter ce que pourraient être les grilles de programme de France 4 si on ne devait pas éteindre le signal de France 4 au 9 août comme c'était prévu. Et j'attends aussi d'elle qu'elle me finalise le pack jeunesse et éducation que nous lui avons demandé si jamais France 4 était éteint en 9 août. Et nous prendrons très vite...
Donc, il est possible, si je vous suis bien, qu'on puisse continuer à suivre France 4 à la télé et pas uniquement sur les tablettes ou sur un ordinateur.
Tout à fait. Le président de la République nous a demandé de réexaminer toutes les réformes qui étaient en cours, y compris celles de l'audiovisuel et donc, y compris la fermeture de France 4 et de France O. J'ai besoin d'avoir des informations précises sur ce que pourraient être le maintien de France 4 et le maintien de France O, les conséquences financières, les conséquences en termes de grilles de programme. Est-ce que, oui ou non, il y aura toujours cette spécificité autour de l'éducation et de la jeunesse vraiment très positive que nous avons constatée pendant la crise en lien avec l'éducation nationale, par exemple.
Et nous prendrons la décision en lien évidemment sous l'autorité du Premier ministre et du Président de la République. Toute la réforme de l'audiovisuel repart à zéro ?
Alors, les missions... Qui prévoyait notamment, pardon, on va le rappeler, la création d'une holding regroupant notamment France Télé et cette maison France Info et Radio France.
Oui, les objectifs qui ont conduit à la création et à l'établissement de cette loi audiovisuelle sont toujours d'actualité. Je dirais même ils sont encore plus d'actualité. La nécessité d'adapter l'audiovisuel public, de réaffirmer ses missions de service public, parce qu'on voit que quand elle réaffirme bien ses missions de service public, elle a un vrai succès. Et pourtant,
qu'elle avait parfaitement fonctionné pendant la crise. Oui, justement.
Elle a aussi accentué ses programmes de jeunesse, ses programmes d'éducation par rapport à ce qui était le cas de France 4 jusqu'à présent.
Donc, il n'y avait pas besoin de loi. Finalement, il suffisait de cette crise du coronavirus.
Franchement, Marc-Foëlle, si vous caricaturez les sujets, je crois qu'on ne va pas s'en sortir parce que c'est un sujet important. L'audiovisuel a besoin aussi d'adapter ses usages, d'adapter son organisation à la révolution des usages qui a entraîné la révolution du numérique. Tous les groupes dans le monde se sont organisés en regroupant la télé, la radio, l'internet dans leur pays et dans le rayonnement partout dans le monde. Et donc, je continue de penser que c'est une bonne chose pour l'audiovisuel public. Ce qui était dans le projet de loi, c'était aussi la modernisation de la télévision linéaire avec la Ultra HD.
Ce qui était dans le projet de loi, c'est la fusion du CSA et de la Adopi pour moderniser la régulation du secteur de l'audiovisuel et du numérique. Ce qui était dans le projet de loi, c'était aussi de faire en sorte que les plateformes financent la création française, cinématographique, audiovisuelle. Et bien, tous ces objectifs, ils sont toujours d'actualité. Mais force est de constater que le calendrier parlementaire est complètement chamboulé. Nous avions commencé à étudier le projet de loi audiovisuel en commission. Et donc, il faut revoir si on a la possibilité, toujours, malgré les urgences, de pouvoir inscrire le projet de loi audiovisuel dans l'agenda du Parlement.
François, les objectifs d'économie qui sont assignés aux services publics, que ce soit à la télévision ou à Radio France, est-ce que ces objectifs d'économie, s'ils restent d'actualité, est-ce qu'ils peuvent être repoussés ? Est-ce qu'il y a un sursis qui est accordé en rappelant que Radio France comme France Télévisions ont aussi perdu des recettes publicitaires pendant cette crise ?
Écoutez, on nous ferait un point très précis avec la direction de Radio France comme avec la direction de toutes les entreprises publiques pour voir quelle est la trajectoire financière. A priori, nous n'avons pas vocation à changer la trajectoire financière mais nous devons regarder la situation financière exacte avec objectivité et lucidité. Le délai pourrait être prolongé ? Pas spécialement. Pour l'instant, on a besoin de faire le point pour voir les conséquences financières de la crise sur les entreprises audiovisuelles publiques.
Pour l'instant, la trajectoire financière n'a pas à évoluer mais nous regarderons la situation avec lucidité comme nous allons le faire avec malheureusement toutes les entreprises du secteur des médias et de l'audiovisuel qui sont particulièrement impactées. Je pense aux radios d'ailleurs du secteur privé, les radios locales, les radios associatifs qui demandent que la publicité
soit suspendue sur les antennes des radios publiques. Est-ce que vous allez le faire ?
Moi, je considère que tout ce qui est déshabiller les uns pour habiller les autres n'est pas la bonne solution. Donc, je n'ai pas envie de déshabiller l'audiovisuel public pour habiller l'audiovisuel privé. Il n'y aura pas non plus de réduction du volume de la publicité sur les antennes du radios France. En revanche, le secteur de l'audiovisuel privé a été particulièrement impacté dans des situations dramatiques et nous devons absolument trouver des solutions pour accompagner ce secteur.
Vous avez été réélu le 15 mars dès le premier tour maire de Coulomnier. Vous avez rendu votre mandat pour rester ministre. Pourquoi ce n'est pas le cas de Gérald Darmanin ? Pourquoi lui peut cumuler et pas vous ?
Gérald avait très clairement annoncé qu'il souhaitait être maire à l'issue de l'élection. Et on avait tous compris qu'il ne serait plus ministre. Il a eu une discussion avec le président de la République et le Premier ministre qui lui ont donné manifestement un temps pour cumuler les deux fonctions. Moi, je m'étais engagé auprès des habitants de Coulomnier de ne pas être maire si jamais je continuais d'avoir l'honneur d'être ministre dans ce gouvernement. Et donc, j'ai très clairement dit qui serait la maire en l'occurrence de Coulomnier. Elle a été élue samedi. C'est Laurence Picard. Les choses étaient très claires avec nos compatriotes, enfin, avec mes administrés de Coulomnier.
Est-ce que vous avez, Franck Reister, depuis le 15 mars, des nouvelles d'une de vos anciennes collègues au gouvernement qui est Agnès Buzyn ?
Je n'ai pas eu de nouvelles d'Agnès Buzyn, non. Je n'ai pas eu l'occasion d'échanger avec elle.
Est-ce qu'elle a vocation à demeurer la candidate de République En Marche à Paris ? C'est à priori, oui.
Et nous, Agir, vous savez que je préside le parti politique Agir, c'est Pierre-Yves Bournazel qui est notre leader à Paris et il est dans l'équipe d'Agnès Buzyn.
Vous soutenez toujours la candidature d'Agnès Buzyn pour le deuxième tour du 28 juin ?
Agnès Buzyn est une femme politique remarquable.
Une candidate que personne n'a vue depuis le lendemain du premier tour où elle avait qualifié dans le journal Le Monde de mascara de la campagne compte tenu de ce qui se passait avec cette épidémie, ça ne pose pas de difficultés à La République En Marche. Il va falloir retrouver d'abord Agnès Buzyn. Non, écoutez, franchement, c'était absolument pas le moment. Personne ne sait où elle est. On sait qu'elle est allée soigner des malades dans un premier temps. Elle est censée être... Franchement, quand elle a fait la campagne, elle a repris...
Vous avez raison de le rappeler parce qu'il faut le saluer. Oui, mais attendez, c'est bien. Oui, c'est bien. Donc, je vous le dis, c'est très bien. Et donc, on ne peut pas reprocher à Agnès Buzyn de ne pas avoir fait campagne. Franchement, ce n'était pas le moment de faire de la campagne pour les élections municipales. On ne savait même pas si ça allait être le 28 juin ou pas. Donc, maintenant, on va rentrer dans une période de campagne électorale et Agnès Buzyn devrait faire campagne,
bien évidemment. Il n'y a pas de plan B ou de plan C parce qu'il y a eu Benjamin Grévaud, il y a eu Agnès Buzyn, il n'y a pas un troisième plan possible. Non, franchement,
je ne suis pas au cœur des réflexions de la stratégie de la campagne à Paris de la majorité présidentielle. J'ai, comme vous l'avez compris, beaucoup de chats à fouetter. Ce qui est certain, c'est que Pierre-Yves Bournazel est en contact permanent avec Agnès Buzyn et ils vont présenter une candidature pour les élections du 28 juin. N'en pas douter. Merci à vous, Franck Riester. Merci à vous.
Franck Riester