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InterviewJ'aime Châlons· 11 mars 2026 14 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesCulture, médias & sportSolidarités & famille

Interview de Benoist Apparu – À quelques jours du 1er tour

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Je vous laisse vous présenter.

  • 2:01OuverteRéponse directe

    On vous appelle VSD est-ce un frein pour la bonne gestion quotidienne de la ville ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Le maire est-il tout seul pour gérer la ville ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Le projet du cirque est-il là pour flatter votre ego ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Que répondez-vous à ceux qui disent que votre présence à Paris ne rapporte rien à Chalon ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    On dit de vous que vous n'êtes pas sympa. Le travail du maire se résume-t-il à serrer des mains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Benoist ApparuFait
    « J'ai été député maire de Chalon, j'ai été ministre et élu local et je passais donc la moitié de ma semaine à Paris et la moitié de ma semaine ici. »
  • 10:01Benoist ApparuFait
    « Nous sommes dans les jars et nous sommes dans le grand jar. Ce grand jar, lorsqu'il a fallu faire le skate park, lorsqu'il a fallu réaménager l'ensemble de ce de ce magnifique jardin en centre-ville de Chellom, il a fallu demander une décision à Paris. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Benoît Paru. Je vous laisse vous présenter. Et bien bonjour.

Je m'appelle Benoît Paru. J'ai 56 ans. Je suis né à Toulouse.

J'ai quitté Toulouse, j'avais 5 6 ans pour arriver sur Paris et puis j'ai fait mes études à Paris et j'ai travaillé avec Bruno Bourbrock qui m'a proposé de venir à Chellon. Et donc je suis arrivé à Chellom en 1997 et puis j'ai continué à travailler avec lui pendant toutes ces années-là jusqu'à devenir député puis membre du gouvernement puis maire de Chellon et j'exerce donc les fonctions de maire de Chellon depuis maintenant 12 ans. On vous appelle VSD est-ce un frein pour la bonne gestion quotidienne de la ville ?

On m'appelle VSD. Effectivement, vous avez raison. Vendredi, samedi, dimanche, Bruno Bourboc était député maire de Chalon et il passait la moitié de sa semaine à Paris et la moitié de sa semaine à Chalon.

J'ai été député maire de Chalon, j'ai été ministre et élu local et je passais donc la moitié de ma semaine à Paris et la moitié de ma semaine ici. Depuis 2017, j'ai fait le choix de quitter la vie politique nationale pour avoir une autre expérience de vie, celle de dirigeant d'entreprise parce que j'avais envie de découvrir autre chose et je suis resté maire de Chalon et ça fait donc maintenant 10 ans que je suis chef d'entreprise la semaine et puis que le vendredi, le samedi, le dimanche, je suis à Chalon pour mes fonctions de mère. Je comprends évidemment que ça puisse gêner un certain nombre de personnes parce qu'ils peuvent se dire est-ce qu'ils consacrent suffisamment de temps à la ville ?

En fait, on a deux grandes questions sous cette question. La première, c'est est-ce qu'on veut que les élus soient tous des professionnels de la politique ? Qu'ils ne vivent que de ça, que leur seule rémunération soit celle liée à leurs mandats électoraux ?

Je ne pense pas que ce soit le choix, l'envie des Françaises, des Français, mais aussi des chlonnaises et des et des chlonnais. J'ai donc fait le choix d'avoir cette double vie, une vie professionnelle d'un côté remplie, intense, intéressante et puis de l'autre celle vie municipale qui est celle que j'adore et que je préfère. Alors est-ce que ça m'empêche d'être un bon maire ?

Est-ce que ça m'empêche de bien faire le boulot ? Mais je vais reprendre les exemples que je citais il y a l'instant. Est-ce que ça a empêché Bruno Bbroc en étant député maire d'être un bon maire de Chalon ?

Je ne le crois pas. Est-ce que ça m'a empêché quand j'étais membre du gouvernement de pas participer pleinement à la vie locale ? Je ne le crois pas non plus.

Et est-ce que ça m'empêche depuis 10 ans parce que je suis chef d'entreprise de bien gérer la ville, de pouvoir avoir des idées, d'avoir des projets, d'avoir la capacité de les suivre, de les incarner, je ne le crois pas non plus. Je pense qu'aujourd'hui cet équilibre qui est le mien est un très bon équilibre aussi pour le territoire chaloné parce que ça maintient à Paris avec des réseaux et puis parce que j'assure cette présence ici pour suivre tous les grands projets, tous les grands dossiers mais aussi ceux euh du quotidien et je pense que j'arrive à faire les deux. Le maire est-il tout seul pour gérer la ville ?

Il y a une symbolique assez intéressante je trouve dans les panneaux électoraux qui fleurissent en ce moment. Quand vous regardez à côté des écoles, les panneaux électoraux, vous avez six affiches. Cinq affiches qui sont ultra personnalisé avec uniquement la tête du tête de liste et puis nous qui arborons comme affiche de campagne officielle l'ensemble de la liste.

Le maire, il est pas seul. On a tendance en France à ultra personnaliser les choses comme si tu avait que le maire et rien d'autre. Ben, il y a évidemment le maire, il y a 42 autres élus municipaux avec un premier adjoint, avec des adjoints maire, avec des conseillers municipaux délégués, avec des conseillers municipaux et puis vous avez 900 personnels qui travaillent pour la ville et puis bien évidemment des cadres supérieurs et un directeur général des services.

Donc il y a beaucoup de monde qui s'occupe évidemment d'améliorer la vie quotidienne des chalonnés. Le maire, il est là pour donner une impulsion. Il est là pour évidemment apporter des idées, donner une impulsion et un cadre politique.

C'est ça son boulot principal, c'est effectivement de d'assurer le dossier, d'assurer le suivi pardon des dossiers du quotidien et donner une impulsion. Mais la réalité c'est que ce sont évidemment les services qui derrière assurent la mise en œuvre quotidienne de tout ce que nous décidons. Le projet du cirque est-il là pour flatter votre ego ?

Quand on fait de la politique, c'est qu'on s'aime bien. C'est qu'on a un ego surdimensionné, qu'on a envie de se voir sur des affiches, qu'on a envie que les gens vous reconnaissent dans la rue. Donc c'est une obligation.

Ceux qui fondent la politique, ils ont forcément un ego surdimensionné. cet ego, faut en avoir la conscience mais il faut jamais évidemment qu'il guide vos projets. Et quand vous faites un projet municipal pour un bâtiment, pour une action particulière, vous le faites pas vous faire plaisir.

Vous le faites pas par égo pour vous-même. Vous le faites parce que ce projet, il est utile pour la ville. C'est la perception que j'ai sur le projet du cirque.

Le projet du cirque, c'est réinventer l'identité de Chalon. Notre histoire, elle est militaire, elle est administrative. En 2015, le gouvernement de François Hollande a rayé d'un trait de plume cette identité de Chalon, celle de notre histoire avec l'armée, celle de notre histoire comme préfecture de de région.

Tout ça, ça a été rayé d'un trait de plume. Et donc dans les objectifs qui sont les nôtres, dans les obligations qui sont les nôtres, il faut réinventer cette identité. Et cette identité, de mon point de vue, elle doit tourner autour de deux concepts, le cirque et le champagne.

Le cirque parce que pas très loin d'où nous sommes, on le voit, enfin je le vois là à quelques centaines de même du nous, on a le centre national des arts du cirque, une des deux meilleures récoles au monde pour former les artistes circasciens. C'est une pépite, un bijou. Il faut évidemment qu'on travaille autour de ça pour devenir la ville de référence autour du cirque.

Puis pourquoi le champagne ? Parce que le champagne c'est notre cœur, on l'a dans notre nom, c'est notre région. Et donc, il faut qu'on mise sur ces deux chevaux-là, le cirque, le champagne pour gagner en attractivité, pour gagner en touriste, pour que la ville de Cellon soit connue à l'extérieur de ces murs et reconnu pour le champagne et pour le cirque.

Mais aussi pour donner de la fierté aux chalonaises et aux chalonnais parce que ce projet de cirque, c'est pas simplement un bâtiment, c'est beaucoup plus que ça. C'est une école amateur, c'est des colonies de vacances pour les jeunes, c'est du cirque social avec les résidences de personnes âgées ou pour les personnes en situation de handicap ou en difficulté d'insertion sociale. Bref, c'est un projet populaire qui s'adresse d'abord et avant tout aux Chalonaises et aux Chalonnais et puis c'est un projet de rayonnement pour le territoire d'échalon.

Alors ensuite, il y a effectivement une question qui est légitime. Est-ce qu'il faut dépenser autant de sous, autant d'argent pour ce projet-là ? Le projet du cirque, c'est 32 millions d'euros.

C'est une somme importante. Sur ces 32 millions d'euros, la ville va en engager 10. Le reste, c'est financé par l'État et par la région.

C'est certes toujours de l'argent public, mais c'est pas l'impôt d'échalonnet qui va le qui va le payer. Euh ces 10 millions, on va les verser en 3 4 ans, c'est-à-dire 3 millions et demi d'euros grosso modo par an sur un budget d'investissement de 20, sur un budget de fonctionnement de 70. On voit bien qu'on a la capacité de le faire tout en continuant sans que ce soit au détriment des projets du quotidien.

Et donc oui, je pense qu'il faut qu'on réponde à cette belle ambition et je pense qu'on a cette capacité à financer cette opération. Que répondez-vous à ceux qui disent que votre présence à Paris ne rapporte rien à Chalon ? Il se trouve que le la France est un pays centralisé où là encore beaucoup de choses se déroulent à Paris.

Je vais prendre un exemple très concret. Nous sommes dans les jars et nous sommes dans le grand jar. Ce grand jar, lorsqu'il a fallu faire le skate park, lorsqu'il a fallu réaménager l'ensemble de ce de ce magnifique jardin en centre-ville de Chellom, il a fallu demander une décision à Paris.

C'est pas l'administration de l'État à Chellon qui a décidé si on pouvait ou pas le faire. Il a fallu remonter à Paris. C'est comme ça.

Beaucoup de choses continuent à se décider à Paris. On a présenté il y a quelques jours un projet nouveau qu'on négocie depuis 2 ans sur l'avenue de Paris, rive gauche, pour essayer de proposer aux chalonnaises et aux chalonnais la récupération d'une friche du champagne et en faire un projet de son et lumière dans les sous-sols et puis des vignes de champagne sur le cotu. Cette discussion avec la famille Laurérier, ben je l'ai eu à Paris, pas à Chalon.

Et donc oui, on a besoin là encore des deux et arrêter euh peut-être d'opposer le national et le local. Quand on fait venir euh la NDV, l'Agence nationale des données du voyage ou des services de Bercy 200 emplois administratifs nouveaux sur le quartier Chanille, bah on y arrive parce qu'on a des contacts parisiens, on y arrive parce qu'on a des réseaux parisiens et qu'on sait leur présenter notre dossier peut-être de façon plus pertinente que ne pourrait le faire d'autres. Donc oui, on continue à avoir besoin de Paris.

On dit de vous que vous n'êtes pas sympa. Le travail du maire se résume-t-il à Sér des mains ? On me reproche, c'est vrai, de pas être le type le plus sympa de la terre, que tout le monde n'aura sûrement pas envie de passer des weekends avec moi parce que je suis peut-être pas le type le plus drôle, le plus avenant, le plus empathique.

Pourquoi ? J'en sais rien. Je vais pas faire de la psychologie de canapé ou de la psychologie de comptoir et donc je ne répondrai pas à cet élément là parce que sincèrement je ne le sais pas.

La question qu'il faut se poser peut-être, c'est celle de savoir, comme vous l'avez évoqué, c'est quoi le boulot du maire ? Est-ce que le boulot du maire, c'est de serrer des mains ? Est-ce que le boulot de du maire, c'est d'être en campagne permanente, toujours sur le terrain ?

Non, le boulot du maire, c'est aussi de traiter dossier, c'est aussi de préparer un budget, c'est aussi de négocier avec le remprier, c'est négocier avec le ministère de la culture sur le musée du cirque. C'est évidemment être au quotidien avec les personnels pour s'occuper des problématiques RH. C'est ça le boulot du maire.

Alors évidemment, ce serait stupide de dire qu'il faut jamais faire de terrain. On a besoin de faire du terrain, de rencontrer les acteurs associatifs, de rencontrer les professionnel de santé, de rencontrer tout ce qui fait la vie de Chalon. Par contre, ce que je ne fais pas euh c'est ces rencontres-là sur le terrain.

J'ai pas à chaque fois une caméra derrière moi, j'ai pas à chaque fois un photographe derrière moi qui va passer sa vie à présenter ce que j'ai fait tout au long de la semaine sur les réseaux sociaux. Ça, c'est pas le boulot du maire. Le boulot du maire, c'est pas de se mettre en scène en permanence sur le terrain.

Alors, je fais des choses, j'en fais beaucoup, beaucoup plus que vous l'imaginez les uns et les autres sur le terrain, mais je le fais non pas discrètement, mais pas pour le mettre en valeur. C'est pas ma conception euh de la politique. Ma conception de la politique, c'est la nécessité d'avoir cette expérience qui remonte du terrain, mais d'abord et avant tout de traiter des dossiers, de les faire avancer, d'améliorer la vie quotidienne des gens, de donner des perspectives.

à long terme autour de grands projets et pas simplement de serrer des mains. Quelle transformation majeure de Chalon peut-on retenir de vos deux mandats ? Je pense qu'on a vraiment réussi à transformer allez presque tous les quartiers de la ville.

On est ici en centre-ville, on est dans le poumon vert du centre-ville. Mais je pense qu'entre ce qu'on a fait sur les jars, ce qu'on a fait sur Notre Dame en veau, on a réussi à transformer profondément le centre-ville et ses abords immédiats. Je pense qu'on a réussi à transformer le verbau.

Aujourd'hui, ce qui est très intéressant, c'est que beaucoup de chalonis dans leur demande de logement social demandent à habiter le Verbau parce que c'est devenu beau, agréable, parce qu'on y a redonné de la qualité de vie, parce qu'on y a ramené des commerces et qu'aujourd'hui c'est un quartier très agréable à vivre. Maisce qu'on a réussi au verbau, on veut réussir la même chose sur la bidée, c'est en cours et demain sur Schmid. Donc on a vraiment je crois trouvé cet équilibre là pour transformer durablement les quartiers de la ville.

Et puis je pense qu'on a une 2uxe chose qui a été essentielle parce que ce que je viens d'évoquer c'est euh des sujets de vie quotidienne. On a aussi euh réussi je crois à donner des perspectives économiques à notre territoire. Je vais vous citer un exemple intéressant.

L'avenue en paire. L'avenue en paire, c'était 500 emplois à Chalon et beaucoup de friches parce que les entreprises étaient parties au fur et à mesure du temps. Ben à l'heure où je vous parle, c'est 880 emplois.

On a réussi euh parce qu'on a été ambitieux, parce qu'on a mis de l'argent sur la table. à racher des terrains, à les dépolluer et à les proposer à des entreprises pour des nouvelles implantations économiques. Donc, je crois qu'on a réussi cet équilibre là, transformer la vie quotidienne des uns et des autres pour l'améliorer bien sûr, mais aussi avoir cette perspective de long terme.

C'est notre engagement sur l'économie, c'est aujourd'hui notre engagement sur le circle, c'est demain notre engagement sur le sur le champagne. C'est vraiment essayer de trouver cette cet équilibre. On a besoin d'un maire qui s'occupe des questions de vie quotidienne, de sécurité, de santé et travailler aussi bien sur la qualité des écoles, la qualité de la voirie que la qualité de l'offre de soins que l'on propose chalonaise et au chalonis.

Mais se limiter à ça serait de mon point de vue une erreur parce qu'on a aussi besoin de travailler sur les 20 ans qui viennent. Je trouve moralement choquant pour ne pas dire presque inacceptable que certains se disent "Bah c'est pas grave, on va faire plein de choses dans les 6 ans qui viennent. en augmentant la dette.

Moralement, c'est pas bien parce que la dette, c'est ce que pont nos petits-enfants, c'est ce que payons nos enfants. Ils auront eux aussi besoin de services public, ils auront eux aussi besoin de porter des projets. Donc, il faut dépenser ce qu'on a, pas plus, pas moins.

Il faut conserver ce regard à long terme parce que là encore je me répète le boulot d'une équipe municipale c'est travailler sur le quotidien et c'est de travailler sur le long terme.