Défense : le grand retour du service militaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse partielle
Pensez-vous que le service militaire soit utile aujourd'hui ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le service militaire peut-il redonner un sens patriotique ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il orchestré sa communication sur ce sujet ?
- 20:00OuverteRéponse partielle
Le budget sécurité sociale peut-il être sauvé ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public est-elle politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Emmanuel MacronFait
« Ce service poursuit trois objectifs précis : renforcer le pacte noué entre notre nation et notre armée. Renforcer la capacité de résistance de notre nation. Consolider la formation de nos jeunes. »
- 0:10Emmanuel MacronChiffre
« Les jeunes de 18-19 ans s'engageront pour 10 mois et seront nourri logés blanchis avec une solde 800 € par mois minimum »
- 0:20Emmanuel MacronFait
« Nos jeunes, je le dis avec clarté, serviront sur le territoire national et uniquement sur le territoire national »
- 0:30Emmanuel MacronPromesse
« Les premières recrues commenceront leur service national en septembre 2026 avec l'objectif de 3000 volontaires pour cette première promotion »
- 20:00Jean-Pierre FarandouFait
« Je rencontre de plus en plus de parlementaires. Je sens qu'ils ont envie de converger. »
- 21:40Pablo PivienFait
« Tous les débats qui ont eu lieu depuis le mois de septembre, poubelle, on en parle plus »
- 23:20Louis MaurinFait
« Une loi spéciale ça tient pas sur toute l'année pour deux raisons. La première c'est que les si on remet exactement les mêmes les mêmes crédits que l'année passée, il y a un problème avec l'inflation »
- 25:00Charles LoncleChiffre
« J'attends en fait une totale transparence sur l'affectation des 4 milliards d'euros par an auquel l'ensemble des Français contribue chaque année pour financer l'audiovisuel public »
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Il est rebaptisé service national mais c'est bien le retour du service militaire que souhaite Emmanuel Macron. Pas obligatoire comme le dispositif abandonné en 1997 par Jacques Chirac mais avec un objectif de 50000 jeunes par an d'ici 2035. Ce service poursuit trois objectifs précis : renforcer le pacte noué entre notre nation et notre armée.
Renforcer la capacité de résistance de notre nation. Consolider la formation de nos jeunes. Concrètement, les jeunes de 18-19 ans s'engageront pour 10 mois et seront nourri logés blanchis avec une solde 800 € par mois minimum et avec l'objectif d'être rapidement opérationnel.
On fera un service utile. En d'autres termes, on sera dans un premier temps formé pendant 1 mois et ensuite pendant 9 mois, on sera soit dans l'armée de terre, soit dans la marine, soit dans l'armée de l'air, soit au commissariat général des armées, soit au service de santé des armées. Après les propos polémiques du chef d'étatmajor des armées qui évoquait la nécessité d'accepter de perdre ses enfants dans le climat de tension internationale, le chef de l'État a précisé que les futurs volontaires ne serviraient pas à l'étranger.
Nos jeunes, je le dis avec clarté, serviront sur le territoire national et uniquement sur le territoire national, c'est-à-dire en métropole et dans nos outresem. Les premières recrues commenceront leur service national en septembre 2026 avec l'objectif de 3000 volontaires pour cette première promotion. et on va en parler avec nos éditeurs yalistes.
Bonjour Pablo Pivien, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef de la revue Regard et bonjour Louis Maurin. Merci également d'être là journaliste politique. Vous avez entendu réentendu les propos d'Emmanuel Macron.
Il a raison de relancer ses services militaires avec une volonté derrière de préparer les esprits, de préparer la nation à l'éventualité d'une guerre. Moi, je pense que ça ne sert strictement à rien. La question du service militaire quand on regarde son histoire, en fait, il a eu une utilité notamment pour renforcer un espèce de sentiment patriotique qui est préparé à la guerre.
Il n'a eu d'utilité que entre 1870 et 1914. Après, et c'est très intéressant d'ailleurs quand on regarde l'histoire du service militaire entre genre et la deuxième guerre mondiale, il y a des hommes et des femmes politique qui sont dit tiens on va aussi utiliser service militaire pour redonner du sens, redonner de la force à ce sentiment patriotique. Bah ça n'a pas marché.
Ça n'a pas marché parce que genre les dynamiques en fait qui étaient à l'ofre dans la société française n'étaient pas celle de la défaite de 1870. Aujourd'hui, on est dans un moment où ben quand vous regardez les dans les sondages d'opinion, dans les études d'opinion, le rapport de la jeunesse, parce que c'est à eux en fait qui a adressé ce message de la jeunesse à l'armée, ben en fait ils ont pas envie d'aller faire la guerre, ils ont pas envie de rentrer dans l'armée et j'ai bien peur que ce service militaire en fait ne soit adressé en fait à des gens qui n'ayant pas trop d'horizon peut-être vivant dans des situations de précarité se disent bah tiens, je vais aller faire ce service militaire et peut-être servir à un moment puisque le le la perspective, l'horizon, c'est la guerre frontale avec une autre puissance en plus nucléaire comme la Russie ou la Chine et bien je vais vous servir de cher à canon mais je vais avoir quand même une espèce de sécurité de l'emploi, je vais avoir un salaire et cetera. Sincèrement, on peut Pablo, on peut probablement pas dire aujourd'hui que les jeunes qui vont faire leur services militaires vont servir de de cher à canon en en l'occurrence perdre nos enfants ce que disait le bien sûr.
Non mais ça c'est un autre sujet par ailleurs et c'est très intéressant et c'est très intéressant. Je pense que on aura l'occasion d'y revenir mais sur le service militaire en tant que tel, vous le disiez, c'est aussi l'occasion pour un certain nombre de jeunes qui sont parfois un peu perdus de trouver un sens à leur vie et parfois d'être formé également gratuitement. Donc euh le service militaire pendant quand même des années, pendant des décennies, ça a été aussi euh le moyen pour un certain nombre de jeunes eth bien de s'élever, de sortir de leurs conditions, trouver de trouver également un socle de valeur également parce que il y a il y a ça aussi hein, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une éducation euh parentale à la hauteur de ce qui de ce qu'on pourrait attendre.
Et effectivement le service militaire c'est aussi cela. Voilà, c'est ça a un sens pour un certain nombre de jeunes qui sont parfois perdus. Oui, ça c'est intéressant ce que dit Louis parce que euh c'est ça en fait aussi la proposition euh d'Emmanuel Macron et pour le coup qui va euh dans le sens d'une dynamique de la société, c'est-à-dire de demander une société d'ordre et euh une société avec plus d'ordre et donc du coup le service militaire répond aussi en fait à cette demande-là.
Lorsqu'on écoute Emmanuel Macron, c'est aussi ça qu'il dit, ce sont les valeurs en fait, c'est pas que pour faire former, avoir une défense plus efficace. Il a il a parlé dans son dans son discours de soulager les les forces qui étaient sur le territoire national. On pense notamment aux forces sentinelles qui sont très nombreuses et d'ailleurs, on pourrait se poser la question de savoir est-ce qu'on a besoin d'autant de militaires sentinelles sur notre territoire qui patrouille comme ça dans les rues de France.
Mais c'est une question que je mets que je mets de côté. En revanche, voilà, il il le la question de l'ordre et de dire genre il y a des valeurs en fait derrière ce qui est proposé euh par l'armée. Et ces valeurs-là en fait, elles se elles sont bien utiles en fait dans un pays euh que dans le dans le moment euh que l'on que l'on traverse, c'est les propositions de l'extrême droite.
La l'extrême droite, ce qu'elle propose depuis des dizaines d'années, c'est une société d'ordre. C'est c'est ça qu'il mettent en avant. C'est pas une société révolutionnaire euh comme le propose en fait la République depuis euh la la première année.
Il y a une opposition en fait entre ces deux sincèr sincèement. Sincèrement Pablo euh pour venant de vous vouloir laisser euh la valeur de l'ordre à l'extrême droite, c'est probablement une erreur que la gauche a faite d'ailleurs pendant des années, pendant pendant des décennies. Le Parti socialiste a laissé les sujets d'ordre de sécurité à la droite et et pour un pour un certain nombre, on considéré pendant des décennies que c'était un sujet qui d'ailleurs n'était qu'un sujet d'extrême droite.
Et aujourd'hui, on voit quel poids pèse le Parti socialiste justement en raison entre autres de son absence totale de considération de ces sujets-là. Aucune des priorités des Français. Ce n'est pas la même chose en fait de parler de tranquillité publique, de sécurité publique et de parler de société d'ordre.
Genre ça ça n'a rien à voir. C'est-à-dire que le ce que je ce que j'entends et ce que à mon avis l'arrière-pensée euh de Emmanuel Macron dans ses discours concernant le service militaire, c'est de dire "Je veux une société en fait qui soit figée, où chacun sache euh là où il est, où il y ait pas de possibilité en fait de poser des questions de genre en fait faire la révolution." C'est-à-dire que genre et encore une fois, nous sommes dans un pays d'essence révolutionnaire.
La République est révolutionnaire en fait par définition. Et donc la la proposition en fait alternative qui est celle de de l'extrême droite, c'est une société en fait où chacun est à sa place. Voilà.
Et genre et ça moi ce n'est pas la société que je veux. La société où chacun est à sa place. Je veux une société où chacun genre peut pouvoir, une société de possibilités.
Et ça c'est pas la société qui est proposée par l'extrême droite. Moi je ce qui la la société de l'égalité dans une on est dans une société qui est profondément inégalitaire. Moi je pense que genre le moteur de la société doit être l'égalité.
Voilà. Donc euh genre dès lors, ça veut dire genre remettre en question en fait le les endroits où sont les gens à euh l'instant à l'instant autant au temps présent. Bon, on s'éloigne un peu du sujet mais je pense que c'est important parce que c'est ça la toile de fond en fait derrière la proposition au-delà bien sûr de la de la de la question de savoir est-ce que l'on va vraiment rentrer en guerre avec nous France pays doté de l'arme nucléaire avec un autre pays qui est aussi doté de l'arme nucléaire comme comme la Russie.
Disons-le clairement. Il y a un enjeu évidemment pour la France avec le service militaire, mais il y a aussi un enjeu personnel pour le chef de l'État. Emmanuel Macron a toujours aimé se draper dans et bien le costume du chef des armées, et même d'ailleurs physiquement parfois en arborant un certain nombre de de différents costumes que que lui propose et bien tous ceux qui sont euh qui qui sont ceux de des armées.
Et avec Emmanuel Macron, tout est toujours calculé. Il pense toujours avoir un coup d'avance. C'est-à-dire que Pablo, vous le disiez tout à l'heure, il y avait cette déclaration de son chef d'étatmajor maintenant il y a une dizaine de jours qui vient nous dire il faut accepter de perdre nos enfants.
Et finalement tout cela était probablement orchestré. C'était un peu l'étape de la sidération et puis par la suite tout cela maturé dans les médias. l'étape un peu de la maturation où on s on a laissé laissé les propos et bien être commentés par absolument tout le monde.
Et puis euh Emmanuel Macron revient en disant que les propos ont probablement été mal interprétés pour faire peur alors même qu'il faut pas être dupe. Il avait il avait validé chaque virgule du discours de son chef d'étatmajor qui était son ancien conseiller. Il savait très bien l'effet que cela allait produire et donc il se victimise trisème étape, étape de la victimisation et maintenant il revient en faisant cette proposition pour apparaître un petit peu au-dessus de la mêlée.
Étape de l'élévation, tout est orchestré avec Emmanuel Macron. On a une stratégie de communication qui était prévue probablement depuis le début. J'ai écouté du coup le général Mandon, j'ai aussi écouté le général des portes qui était là juste avant.
Je trouve ça très intéressant en fait la façon dont ils ont de présenter les choses. En gros, ils essayent de nous dire que la guerre avec la Russie, la confrontation avec la Russie est inéluctable puisque le régime poutinien en fait ne fait qu'avancer sur le front ouest et pourrait attaquer je sais pas qui, la Lituanie, l'utonie, enfin un pays balte ou même ou même un pays comme comme la Pologne et qu'à ce moment-là, il faudrait répondre et donc il faut avoir la capacité en fait de les dissuader par la force de notre armée. choisi d'en passant.
Je ne comprends pas en fait pourquoi et mis de côté la question de la dissuasion nucléaire puisque nous sommes toujours dotés de l'arbre nucléaire et cette arme nucléaire théoriquement elle est toujours dissuasive et je mon le plus gros problème que j'ai lorsque j'entends le général des portes, le général Mandon ou Emmanuel Macron qui nous parle de la guerre, je suis là. Est-ce qu'ils ont conscience en fait que il est en fait il est impossible dans l'ère moderne ? C'est depuis que nous sommes dotés, depuis que des pays sont dotés de l'arme atomique, nous ne pouvons pas envisager de confrontation directe entre deux pays qui ont l'arme atomique.
Enfin, je veux dire, est-ce qu'ils ont conscience que c'est un suicide collectif en fait que d'aller vers ça ? A, ça n'a jamais existé en fait dans l'histoire depuis 1945 de confrontation directe. Il se il s'affrontent toujours via des proxis.
Et lorsque la Chine euh les l'Inde et le Pakistan qui sont deux pays dotés d'armes nucléaires ont commencé en fait à à s'affronter de façon euh directe, tout le monde entier, Donald Trump et compagnie de l'Union européenne stop, on arrête tout parce que genre ce n'est pas envisageable. C'est ça et je comprends pas que les gens n'aient pas ça en tête. Et on va réécouter le le général des portes qui nous explique comment le service militaire voulu par Emmanuel Macron va aider l'armée.
Le projet n'est pas d'envoyer ces jeunes volontaires sur le front, mais prenons l'année 1935 2035 pardon 2035, nous aurons normalement 50000 jeunes 50000 jeunes qui qui sont qui feront des tâches militaires sur le territoire national mais qui viendront je dirais en soutien des armées et qui permettront en gros de dégager 50000 combattants professionnels qui se retrouveront eux en capacité de combattre. Donc par cette manœuvre-là, on accroit de manière certaine le la masse des armées. Louis.
Oui, mais évidemment qu'il y a il y a il y a cette ressource qui était jusqu'à présent et bien inexploitée et qui est intéressante. Maintenant, il y a quand même débat aussi sur les chiffres. C'est-à-dire que l'objectif c'est 50000 jeunes d'ici 2035 avec évidemment une évolution progressive puisque en 2026 on parle seulement de 3000 jeunes.
C'est bien pratique pour Emmanuel Macron de fixer un objectif aussi haut à aussi long terme puisque bien le plus probable c'est qu'il ne soit pas là en 2035 au pouvoir et bien en faire le le bilan. La réalité c'est qu'aujourd'hui selon les différentes enquêtes d'opinion qui ont pu être produites sur le sujet, il y a 70000 jeunes en tout en tout hein sur voilà tous les tous les jeunes qui pourraient être intéressés pour faire un service militaire. Si on en met 50000 ne serait-ce que sur une année, l'année d'après, il reste 20000 places et puis ensuite il y a plus de jeunes qui veulent le faire.
Donc on voit bien que euh l'objectif est quand même extrêmement ambitieux et aujourd'hui ça va être compliqué aussi de réussir à faire le plein. Ça a été aussi le problème du SNU hein. Le SNU n'a pas réussi à trouver euh bien son succès parce que par manque de candidature tout simplement.
On va on va passer au second thème de ce club qu'on a un peu le temps de de débattre de la suite. On va parler du budget après l'échec du compromis entre députés et sénateurs sur le budget de la sécurité sociale. Le Sénat a attaqué hier l'examen du budget avec une volonté de la droite sénatoriale d'affirmer sa ligne.
Et pourtant le gouvernement croit encore à un compromis à l'image ce matin du ministre du travail Jean-Pierre Farandou. Il était sur RTL. Franchement, je rencontre de plus en plus de parlementaires.
Je sens qu'ils ont envie de converger. Alors faut trouver le chemin, il faut le concrétiser, il faut que ça se faut que ça se traduise par un vote parce qu'à la fin il faudra le mieux c'est qu' un vote responsable parlementaire. Ça montrerait que notre démocratie capable de fonctionner.
Non non, je suis pas d'accord avec vous. Je pense qu'il y a il y a une chance et on la joue, on la joue et je la joue à fond et je suis pas le seul. Moi je pense qu'il y a un chemin qui permettra d'avoir un vote sur la sécurité sociale.
Je pense que c'est possible. Il y a encore un chemin possible Pablo ? Non, moi je suis assez d'accord avec Thomas dit genre franchement vous êtes sûr enfin non mais c'est je je vois ils essayent de de prêcher genre quelque chose pour que ça adienne c'est là c'est Farandou le corps nu dit à peu près la même chose.
Ils sont tous là les ministres à nous expliquer. Ouais ouais si si on va y arriver. Alors que tout le monde voit très bien que c'est un peu foutu.
Enfin je veux dire et d'ailleurs il y en a qui le savent ici au Sénat Patrick Caner qui est le chef des députés socialistes ou Yanit Jade l'écologiste, il commence à dire bon bahon je pense que là l'affaire genre qu'on est en train de débattre depuis des mois à l'Assemblée nationale et au Sénat faut le mettre derrière nous. On va avoir une loi spéciale c'est-à-dire une reconduction qui est une catastrophe. Tout le monde là pour tout le monde s'accorde à dire que la loi spéciale c'est catastrophique.
On reconduit les crédits de l'année dernière sur l'année l'année suivante et ensuite on redébat à partir à la fin du mois de janvier au mois de de février comme ça a été le cas l'année dernière au moment de où où Berou est arrivé à Matignon. Et là, les propositions de Patrick Caner et de Yannick Jad, c'est de dire "On fait un texte négocié avec on fait un deal avec le gouvernement et on passe ça par 493 en en au mois de au mois de février." Je pense que c'est vers ça vers ça qu'on va mais donc ça veut dire que tous les débats qui ont eu lieu depuis le mois de septembre, poubelle, on en parle plus et tout ce qui est fait là au Sénat, bon c'est c'est OK, d'accord, très bien.
Le Sénat donne des signes et cetera. qui parfois sont un peu contradictoires avec ce qu'il disait il y a 6 mois, mais enfin je veux dire c'est pas les premiers enfin je vais pas je vais pas jeter l'eau proe sur les sénateurs alors que les députés ont fait exactement la même chose. Enfin je veux dire on on les on n'y comprend plus grand-chose dans les positions des uns et des autres.
Je pense qu'il est temps de tourner la page de cette première acte du du budget 2026. Vous pensez pas d'accord possible ? Oui, même pas sur le budget de la sécurité sociale.
Enfin, enfin, faut faut être sérieux quand même. Les les textes n'ont rien à voir. Et pour le pour le Sénat, pour la majorité sénatoriale, le texte qui a été et bien qui est qui est sorti de l'Assemblée nationale est complètement incongrue.
Il y a il y a pas de possibilité, c'est impossible. Euh d'ailleurs, finalement, sauf que le Sénat a priori ne réexaminera pas le texte. il va il va il va pas faire de de nouvelles lectures puisque il va faire ce qu'on appelle une question préalable et donc c'est l'assemblée qui aura le dernier mot.
Mais oui mais et donc il y a pas de vote possible à l'assemblée pour vous. Non non mais non parce que les amendements qui ont quand même été discutés, qui ont été votés sont des amendements qui et bien ne peuvent en aucun cas rassembler une quelconque majorité en réalité lorsque vous les mettez bout à bout. C'est c'est un texte qui n'a plus aucun sens, qui n'a plus aucune cohésion, qui euh finalement est est sortie de de l'Assemblée nationale.
C'est c'est impossible. On peut pas réussir à avoir un accord dessus et aujourd'hui effectivement on est coincé et et je suis plutôt dubitatif sur la méthode du gouvernement avec cette fausse méthode couée pour essayer et bien de se dédouiner et bien de vouloir finalement passer en force. Je je vois pas bien, si vous voulez à quel moment est-ce que ils ont pu se dire que et bien ça pouvait s'inscrire dans une stratégie de communication ou dans une stratégie parlementaire quelconque.
On a plutôt le sentiment que c'est la moins pire, pardonnez-moi de l'expression, mais la moins pire des des stratégies qu'ils ont trouvé tout simplement et bien pour éviter de porter l'échec des discussions. Mais la réalité c'est qu'effectivement, il y a pas d'autres possibilités. que qu'une loi spéciale comme vous l'avez dit Pablo.
Oui. Et donc derrière à nouveau un texte renégocié parce que faut quand même dire aux gens que une loi spéciale ça tient pas sur toute l'année pour deux raisons. La première c'est que les si on remet exactement les mêmes les mêmes crédits que l'année passée, il y a un problème avec l'inflation puisque il y a eu une inflation d'une année sur l'autre.
Donc ça veut dire que tous les budgets en fait baissent au moins de de l'inflation. La deuxième chose, c'est que nous avons besoin d'engager des nouveaux crédits euh en fait d'une année sur l'autre. On parle souvent par exemple de ce qui se passe sur les question de de l'armée euh et du militaire.
Euh bon bah voilà, on a on a des nouveaux besoins entre 2025 et 2026 et ces besoins ne seront pas euh envisagés euh dans une ne peuvent pas être envisagés dans une dans une loi qui reconduit euh ce qui s'est passé l'année dernière. Euh après le le moi le problème que j'ai c'est que quand bien même Orian il les députés arrivent à se mettre d'accord, je sais pas genre enfin je veux dire ils arrivent à se mettre d'accord, ils se disent il faut absolument un budget tiens on va voter ce truc en fait qui nous est proposé comme l'a dit très bien Louis qui ressemble pas à grand-chose. Euh qu'est-ce que ça produit politiquement ? bah une catastrophe.
C'estàd que gen en fait on ne comprend plus rien. Moi c'est ça qui m'inquiète encore plus que de ne pas avoir de budget, c'est que il y a un espèce de flou artistique en fait sur les différentes propositions sur les différentes positions. Je ne mets pas tout le monde à la même enseigne.
Je veux dire la France insoumise et le Rassemblement national chacun dans leur endroit très dissocié. Eux ils sont à peu près plus à peu près clair en fait sur ce qu'il proposent. le reste au milieu.
Je suis là genre waouh, je je ne comprends pas en fait ce que font par exemple certains écologistes et certains socialistes à vouloir un deal avec genre le titanic macroniste. Je ne comprends pas en fait la position de des LR en fait qui a un coup avec les macronistes, un coup pas avec les macronistes. Enfin, je veux dire et le problème c'est que derrière ce manque de clarté à mon avis atteint profondément notre notre démocratie et notre capacité en fait à avoir une démocratie représentative digne de ce nom.
Dernière actualité de la semaine, elle est parlementaire. On reste dans l'actualité parlementaire. C'est l'Assemblée qui a lancé une commission d'enquête pour interroger la neutralité, le financement, le fonctionnement de l'audiovisuel public.
On va écouter le rapporteur de cette commission d'enquête, le député siiste Charles Loncle. J'attends en fait une totale transparence sur l'affectation des 4 milliards d'euros par an auquel l'ensemble des Français contribue chaque année pour financer l'audiovisuel public. Je tiens à insister sur deux éléments.
Déjà, le montant 4 milliards d'euros par an, c'est à titre de comparaison à peu près la moitié du budget du ministère de la culture. Donc c'est une somme qui, on peut pas le nier est une somme importante surtout dans un moment où à l'Assemblée nationale, on a les plus grandes peines à trouver des pistes de réduction de la dépense publique. Est-ce que Louis, cette commission d'enquête va devenir une commission d'enquête très politique dans une période électorale ?
Une commission d'enquête très politique, ça c'est certain. Après, comment est-ce qu'elle va se terminer ? Est-ce qu'elle va se terminer en en Pugila ?
Je ne l'espère pas, mais effectivement, on peut imaginer qu'il a quand même aussi, si ce n'est des règlements de compte en tout cas des des éclaircissements qui sont parfois probablement nécessaires aussi, hein, des éclaircissements qui soient demandés avec beaucoup d'insistance et peut-être de manière désagréable à certains moments vis-à-vis euh et bien des dirigeants de l'audiovisuel public. Vous comprenez ce thème de commission d'enquête ? Il y a il y a quand même eu un certain nombre de sujets qui peuvent interroger au cours des dernières années dans l'audiovisuel public, que ce soit et bien France Télé ou à Radio France, des dépenses évidemment, mais aussi tout simplement des sujets de fond avec et bien des décisions.
Et lorsqu'on entend par exemple l'ancienne patronne de France Interre venir s'exprimer par ailleurs sur le service public he sur une émission de France 2 et dire que finalement elle regrette que le Parti socialiste n'est pas autant d'électeur que France interne d'auditeur, ça interroge quand même aussi et bien sur la ligne éditoriale et sur et bien l'influence que peut avoir une radio comme France Interre. Il y a eu l'affaire Thomas Le Grand et Patrick Cohen également où et bien les enregistrements qui ont été révélés là aussi interrogent. On ne peut pas faire comme si tout cela n'avait et bien aucune influence, aucune incidence.
Je pense aussi que c'est assez sain d'avoir du débat et d'éclaircir d'éclaircir le le sujet. Aujourd'hui, si vous voulez, vous avez toute une partie de la gauche qui s'indigne de l'influence grandissante que peut prendre ces news et que peut prendre Europin. La réalité, c'est que il y a des médias qui sont par ailleurs des médias de service public qui ont quand même pour un certain nombre, quoi qu'on en dise.
Voilà, c'est pas et que cette couleur politique et bien est arborée avec l'argent des Français. Il est pas complètement illogique à un moment donné, on demande simplement des éclaircissements sur ce sujet. Pablo, moi je pense que hélas cette commission d'enquête va taper à côté en fait du du véritable sujet queueil y a un débat en fait sur l'audio public, c'est super sur les tenants et les aboutissants de qu'est-ce qui se passe dans ces dans ces grandes maisons et comment est-ce que on assure en fait que cette audiovisuel publique remplisse bien les missions en fait qui lui sont allouées, c'est-à-dire d'éclairer correctement la population, de nous permettre de grandir collectivement, d'être intellig intelligent collectivement.
Le problème c'est que là effectivement enfin moi je pense que ça va devenir un règlement de compte. Je veux dire elle a été créée pour ça par l'extrême droite qui déteste France Télévision parce qu'ils ont l'impression que c'est un repère de walkiste et de gauchistes ce que ce n'est absolument pas. Et donc ils vont ils vont passer leur temps à attaquer en fait France Télévision alors que il y a des vraies questions et en interne à France Télévision et à Radio France, il y a des gens qui se posent des questions.
Je veux dire les syndicats, les travailleurs et les travailleuses, ils disent "Attendez, on n plus les moyens de travailler nous par exemple on est en train de nous supprimer." Moi par exemple, je suis je j'ai je suis très j'ai je suis très inquiet en fait quand je vois que les capacités d'enquête euh notamment à Radio France ont été réduites et je me dis en fait une un audiovisuel euh public qui n'est plus capable de mener dignement des enquêtes derrière ben va produire des analyses qui sont plus aussi puissantes qui ne sont plus et et c'est et c'est et c'est pour ces raisons-là. C'est pas parce que c'est des gauchistes, enfin ça c'est absurde.
Enfin vraiment je trouve que c'est des procès qui sont euh totalement hors de propos. Et euh mais la mais la question des moyens qui sont allés à l'audovisel public pour nous éclairer correctement et qu'est-ce que ça veut dire aussi éclairer correctement une population ? Je trouve que c'est des c'est des vraies questions qui méritent un vrai débat.
Hélas genre le fait que ça soit mené par lesistes bon ça va pas voler très haut forcément. C'est l'évolution globale du secteur des médias. J'en j'en sais quelque chose.
Je suis réalisateur et producteur de documentaires et aujourd'hui on a de moins en moins d'argent pour produire chaque documentaire. Quel que soit quel que soit le voilà le le média, le financeur, c'est l'évolution malheureusement des médias dont aujourd'hui également le service public. Merci Pabloli, merci beaucoup d'être venu débattre sur ce plateau.
On va terminer par l'histoire du jour. à l'étalir dans la République des Pyrénées. C'est celle d'André Gill depuis le Béarne.
Elle offre une seconde chance à de nombreux lévriers espagnols victimes de maltraitance en Espagne. Ces chiens de chasse aux lièvres de course sont abandonnés, torturés ou tués dès qu'ils perdent ou qu'ils ne sont plus aptes. Alors avec son association, elle lutte contre cette barbarie en menant des campagnes de sensibilisation en proposant ses chiens à l'adoption.
Et le 1er février, c'est la date de la fin de saison de la chasse. Et ça fait craindre du coup à ses bénévoles un nouvel afflux. Et on va terminer sur cette belle phrase, cette belle philosophie d'André Gill.
On sort grandit quand on s'occupe de Merci beaucoup à tous les deux. Merci à tous de nous avoir suivi. On vous souhaite un excellent weekend.
On se retrouve lundi.
Emmanuel Macron