Technologies et mix énergétique : conférence de presse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:00OuverteRéponse directe
Précisions sur la prolongation des réacteurs sur 20 ans et articulation avec l'ASN
- 16:00OuverteRéponse directe
Sur le rendez-vous parlementaire annuel et son lien avec la PPE
- 17:00OuverteRéponse directe
Recommandations sur l'évolution de la PPE par rapport à mars 2024
- 19:00OuverteRéponse directe
Détails sur les onduleurs et la souveraineté industrielle
- 21:00OuverteRéponse directe
La recommandation de 20 ans pour les réacteurs implique-t-elle une durée de vie jusqu'à 80 ans ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quels leviers concrets pour privilégier la demande électrique avant l'offre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Joël BrunoChiffre
« 60 % de l'énergie consommée en France est une énergie carbonée donc d'origine fossile »
- 11:00Patrick ChazChiffre
« le parc nucléaire ne pourra pas descendre en dessous d'un niveau de production que le haut commissaire à l'énergie atomique Vincent Berger estime à environ 20 % »
- 12:00Patrick ChazChiffre
« les coûts des batteries lithium ont chuté de plus de 80 % en 10 ans »
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aussi à celles et ceux qui sont ils sont nombreux et je les remercie enfin nous les remercions avec mon collègue Patrick Chaz. Effectivement, merci de votre participation puisque nous sommes heureux de vous présenter effectivement aujourd'hui les conclusions de nos travaux après l'avoir fait auprès de nos collègues de l'OPEX il y a quelques jours sur justement effectivement les impacts technologiques de l'évolution du mix énergétique. Alors ce rapport vient à la suite d'une saisine de la présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale dans au moment sans où nous avions eu ce débat sur la PPE3.
Euh et nous avons centré nos investigations effectivement sur les problématiques des réseaux ainsi que sur toutes les conséquences euh du mix énergétique et des choix énergétiques que nous avons à faire sur notre outil industriel. Alors, évidemment, nous avons suivi la démarche habituelle de l'OPEX de notre office qui consiste à entendre, écouter un panel aussi large que possible d'acteur du de et de sachant en quelque sorte puisque en tout cas je parle pour moi évidemment à titre personnel, je suis pas un spécialiste de la question. Nous avons donc auditionné avec Patrick euh de nombreux chercheurs, des industriels bien sûr, des universitaires, des associations, des acteurs institutionnels, euh des soutiens euh des toutes les formes d'énergie euh pour avoir effectivement bien sûr un spectre aussi large que possible et rendre un avis qui se veut totalement objectif.
Alors, plutôt que résumer notre rapport, bon vous avez, je crois été destinataire effectivement de la version Inexenso. Nous avons pris le parti au cours de cette conférence de presse avec Patri de d'approfondir certains points qui reprennent effectivement nos préconisations, nos recommandations qui sont au nombre de neuf. Alors avant cela, je vais quand même revenir sur la situation telle qu'elle est dans parce que il n'est de bonnes politiques que ça a été dit par des gens beaucoup plus éminents que moi, il de bonnes politiques que basé sur des faits, sur la réalité des faits et la réalité de notre situation et de notre système énergétique aujourd'hui, c'est que nous avons, contrairement à ce qui avait été anticipé, une demande d'électricité qui non seulement stagne, elle ne progresse pas comme cela avait été prévu dans les différents scénarios élaborés au cours des dernières années euh et scénario qui avait guidé nos programmations plurannuelles jusqu'à l'heure mais non seulement elle n'augmente pas mais de elle est de fait revenue à son niveau d'il y a 20 ans.
Alors à la fois pour des bonnes raisons dire une stratégie de tous les acteurs et en particulier les consommateurs en matière d'économie, une évolution de nos équipements vers la sobriété mais aussi il faut bien le dire la disparition d'un certain nombre d'industries consommatrices et qui aboutissent à ce que effectivement nous avons aujourd'hui une vraie stagnation avec une alors que stagnation aux environs de 450 TWh alors même que on était plutôt sur un horizon à plus de 500 TWAW selon les premières estimations. D'ailleurs, RTE est en train de travailler à une révision effectivement de de des hypothèses pour se conformer à ces nouvelles réalités. Alors, évidemment, c'est une situation qui est qui peut aussi évoluer en fonction des d'un certain nombre de données.
On on y viendra. Mais en tous les cas, ce qui est éminemment problématique, c'est que derrière l'électrification, il y a peut-être avant tout le sujet de l'énergie plus globalement. Alors, l'énergie, on la retrouve dans toutes nos toutes les composantes de la vie quotidienne, bien sûr, mais c'est l'impératif qui est derrière l'électrification, c'est bien sûr la décarbonation. comment là aussi en partant de ce fait qui est une réalité à savoir que sur enfin que 60 % de l'énergie consommée en France est une énergie carbonée donc d'origine fossile donc et maîtrise de gaz et effet de serre et donc comment on substitue progressivement à cette consommation d'énergie fossile une consommation d'électricité décarbonée puisque comme vous le savez la spécificité française est d'avoir une une électricité presque intégralement décarbonée.
Alors le paradoxe c'est que si comme je vous le disais notre consommation stagne en revanche notre production connaît une nouvelle dynamique puisque'après la période extrêmement critique qui coïncidait d'ailleurs avec l'invasion de de l'Ukraine par la Russie et qui coïncidait avec le un programme extrêmement important de révision de nos réacteurs nucléaires, hein, le grand carénage comme on disait à l'époque. Et bien cette année le parc électronucléaire devrait générer entre 365 et 375 TWh. Un niveau un niveau qui n'avait jamais été atteint depuis 2019 même si on est encore en deaade de de la période du début des années 2000 puisque'en 2005 on était à 430 TW.
Mais et en parallèle euh alors que effectivement on retrouve une capacité de production d'électricité nucléaire, on a aussi des énergies renouvelables qui sont en croissance rapide. tout particulièrement le parc photovoltaïque euh qui augmente d'environ 5 Go qui va augmenter cette année par exemple d'environ 5 GW c'estàd 5 tranches enfin 5 l'équivalent de 5 réacteurs nucléaires. Alors bien sûr certains diront qu'il vaut mieux gérer l'abondance que la pignurie certes et et de fait nous sommes exportateurs d'électricité.
La France euh gagne de l'argent en vendant de l'électricité. Euh mais euh cette année, c'était à hauteur de 89 TWh. Enfin pas cette année, en 2024, en particulier vers l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni.
Mais malheureusement cette entre guillemets surabondance si elle devait perdurer aurait des conséquences assez délétaires à la fois pour le système énergétique, la fiabilité du réseau en particulier et puis aussi nos finances puisque d'une part cette surproduction d'électricité en particulier au moment de la journée où il fait à la fois jour donc soleil et pour peu qu' en plus du vent et bien on a cette fameuse courbe de canard ce que les spécialistes appellent la duck curve qui conduit effectivement à des périodes période de plus en plus importante de prix négatif. Alors même que dans le même temps, conformément et c'est assez logique, conformément aux engagements qui a été pris par l'État au moment où il a inciter tel ou tel opérateur à lancer de nouvelles productions d'énergie renouvelable, bien alors même que nous sommes en prix négatif sur le marché spot, et bien nous devons garantir un prix de rachat et donc assumer un prix nettement plus élevé bien sûr que celui euh de de la du marché. Et puis d'autre part, cette surproduction impose aussi, c'est un autre élément euh qui sur le plan technologique est là aussi problématique.
Une flexibilité importante et de plus en plus marquée puisque euh la spécificité d'un réseau électrique, c'est qu'on ne peut pas avoir évidemment des euh brutales augmentations d'intensité, en quelque sorte, je le dis avec mes mots de béoien ou de brutale chute. Sinon, on se prépare à avoir des incidents comme celui qui a connu l'Espagne il y a quelques mois. enfin et la péninsule ibérique tout entière d'ailleurs.
Et donc on demande pour garantir effectivement une relative stabilité et bien que on demande à notre parc nucléaire d'abaisser sa capacité de production pour faire tampon en quelque sorte avec les périodes de pointe des énergies renouvelables. Ce qui est d'ailleurs différent de ce qui se produit dans d'autres pays puisque par exemple l'Allemagne assure cette flexibilité ou cette variabilité, on peut l'appeler comme on veut, avec effectivement des centrales à gaz, ce qui n'est pas du tout la même chose parce que nos réacteurs nucléaires, même s'ils ont été, ils offrent cette possibilité de modulation, n'ont pas pour autant été conçus pour que celle-ci soit trop importante. et on pourrait craindre un vieillissement prématuré, c'est ce qui nous a été expliqué par un certain nombre de spécialistes, un vieillissement prématuré de certains composants.
Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le l'actuel directeur général de DF, monsieur Bernard Fontana, a annoncé récemment qu'une étude spécifique allait être finalisée et présentée d'ici mi-décembre. Alors, on est bientôt à la mi-décembre. Peut-être que ça débordera sur 2026, mais on ce sera intéressant d'avoir les les premiers enseignements de cette étude.
Alors, ce qui fait que nos premières recommandations, elles ont justement pour objectif de trouver des remèdes efficaces à cette situation ponctuelle, on espère bien sûr que soit ponctuel, de surproduction, qui n'est ni la faute des énergies renouvelables, ni la faute de l'énergie nucléaire, mais qui est la conséquence directe de l'insuffisante de l'insuffisant rythme d'électrification de notre société, de notre économie tout entière. Alors, c'est pourquoi je vais passer maintenant la parole à Patrick Chaz pour en quelque sorte entrer dans le vif du sujet. Merci Joël.
Donc mesdames et messieurs les journalistes, je vous remercie à mon tour pour votre présence à notre conférence de presse. Je vais aussi saluer mes collègues, je vois quelques-uns qui sont présents. Salut également une délégation du Sénat de Côte d'Ivoire.
Donc ravi de vous accueillir parmi nous. Alors l'introduction de Joë Bruno résume bien notre constat sur la situation actuelle. Notre première recommandation en découle directement.
Nous considérons que le gouvernement doit orienter prioritairement la politique énergétique vers l'électrification de la demande pour les raisons exposées à l'instant. Alors que la consommation finale d'électricité stagne, l'offre devient excédentaire. du fait des investissements déjà engagés dans les moyens de production pas carbone sans un développement suffisamment rapide de l'électrification des usages, il existe en effet un réel risque que de nouveaux actifs de production soient sous-utilisés voire échoués.
Concrètement, le parc nucléaire ne pourra pas descendre en dessous d'un niveau de production que le haut commissaire à l'énergie atomique Vincent Berger estime à environ 20 %. La note qui nous a communiqué à ce sujet est d'ailleurs annexée à notre rapport. Arrêter des réacteurs nucléaires est très pénalisant et ne permet pas de répondre à un regain brutal de demande non satisfaite tel qu'il s'en produit chaque jour à la tombée de la nuit comme l'expliquait parfaitement Joël à l'instant.
Une fois ce niveau de 20 % atteint, il deviendrait indispensable d'interrompre la production d'une partie du parc photovoltaïque. Ce pendant des périodes de plus en plus longues, ce qui est assez peu efficace. À cet égard, nous saluons l'initiative prise par la commission de régulation de l'énergie pour améliorer la flexibilité de la demande.
En effet, nous savons tous depuis début novembre, deux ou trois heures creuses sont déplacées en journée pour favoriser la consommation dans la période de plus forte production du parc photovoltaïque. Et ça c'est mesure très pragmatique. Notre deuxème recommandation va aussi dans le sens de la flexibilité.
Nous pensons que le gouvernement et la CRE doivent étudier les mécanismes de marché permettant la montée en puissance des capacités de stockage qui sont nécessaires à l'équilibre du système électrique. En priorité, les projets de station de transfert d'énergie par pompage ou step essentiel pour renforcer la flexibilité du système électrique doit être relancé à la suite du récent accord avec la Commission européenne sur le régime de concession hydroélectrique. Pendant un temps, il y avait beaucoup d'incertitudes juridiques.
Ces incertitudes sont aujourd'hui levées. Les steps présentent en effet des atouts décisifs en terme de puissance, de capacité de stockage et d'impact écologique, d'autant que leur durée de vie peut aller bien au-delà de 50 ans. Les systèmes de stockage par batterie stationnaire ont évidemment aussi un rôle très important à jouer au cœur du réseau électrique, d'autant que les coûts des batteries lithium ont chuté de plus de 80 % en 10 ans.
Aujourd'hui, la France a de réels atouts pour développer une offre dans ce domaine, en particulier avec la technologie Sodium produit par la jeune pousse Tiamat dans le projet d'usine des dans les Haut-Fance et soutenu par RTE. Notre 3è recommandation est que RTE sur un plan technique, l'ACreux et le gouvernement dans le cadre plus global de la politique énergétique étudie la possibilité de faire contribuer les producteurs d'électricité non pilotables à l'équilibrage du réseau via la flexibilité, le stockage ou l'effacement. Une mesure similaire commence à être mise en œuvre outre rein, non au détriment des producteurs, mais au contraire à leur bénéfice.
Une dégradation du fonctionnement du réseau électrique n'est évidemment dans l'intérêt de personne et une telle mesure devrait bien entendu être équitable et prévoir de justes compensations. Notre 4è recommandation porte sur les enseignements attirés du blackout survenu au mois d'avril dernier dans la péninsule ibérique. Depuis la publication en juin dernier de la note scientifique sur l'adaptation des réseaux électriques de nos collègues Jean-Luc Fugi et Daniel Salmont, LENSOI, le réseau européen des gestionnaires du réseau de transport d'électricité a produit un rapport provisoire non conclusif.
Son rapport définitif est attendu au premier trimestre, presque 1 an après les événements. Une fois publié, nous invitons RTE et le gouvernement à tirer tous les enseignements de ce blackout et à en tenir compte dans la définition de la stratégie du gestionnaire de réseau et dans celle de la politique énergétique nationale. Je vais redonner la parole à Joel Bruno pour présenter la suite de nos recommandations.
Voilà, nous allons donc poursuivre notre numéro de duettétiste euh et donc après ces quatre premières recommandations, je vais vous parler des deux suivantes qui concerne le sujet central de la décarbonation de de nos industries. Alors vous vous le savez bien, malheureusement depuis les années 80, nous avons connu une désindustrialisation profonde. Mais même si le poids de l'industrie a diminué, celle-ci reste encore une consommatrice importante d'énergie. environ 20 % de la consommation finale euh d'électricité euh d'énergie pardon et et 18 % donc justement trop peu d'électricité en consommation.
Je salue notre collègue sénatrice Sonia de la Provoté. C'est une préférence canise he c'est voilà euh donc et donc cette industrie représente également 18 % alors 20 % de l'énergie consommée et 18 % de des émissions de gaz et effet de serre. Donc euh quand on parlait de priorité à la décarbonation de l'économie, évidemment, il y a un le premier gros sujet euh si on raisonne en effet mass en quelque sorte, c'est bien sûr euh la décarbonation de euh l'industrie comme le prévoit d'ailleurs la stratégie nationale bascarbone.
Alors certaines filières ont déjà largement électrifié leur procédés, en particulier les industries électro-intenives qui comme l'aluminium qui utilise par exemple les techniques de l'électrolyse. ces entreprises, alors ça c'est le revers de la médaille, l'ont fait d'autant plus que de toute façon ell la compétitivité de leur production dépend évidemment de leur capacité à moins consommer d'énergie. Donc elles ont fait des efforts de sobriété et aussi elle dépend aussi d'un élément qui leur échappe, c'est le prix de l'électricité.
Donc on sait bien que le sujet de l'énergie est primordial bien sûr dans la compétitivité de toute économie. Alors, d'autres filières pour autant restent très dépendantes des combustibles fossiles he puisque beaucoup n'ont pas encore trouvé de substitution efficace et compétitive effectivement à l'utilisation d'énergie fossile en particulier du gaz. Alors, de ce point de vue, l'exemple des fours verriers illustre bien le défi qu'il y a à décarboner l'industrie puisque pour fondre le sable pour le sable siliceux, on doit atteindre des températures de l'ordre de 1500°.
Euh ce qui fait que ces fours sont conçus pour fonctionner en continu entre le moment où vous l'installez et le moment où le four est mort, il fonctionne tout le temps nuit et jour. Et donc euh bien sûr la le cette euh cette durée de vie longue impose évidemment que euh le le enfin amène chaque ces ce type d'industrie à ne pas s'engager entre guillemets sur le court terme bien sûr. Et or aujourd'hui les procédés qui sont utilisés reposent essentiellement sur le gaz naturel.
Alors, on peut imaginer que peut-être le biogaz puisse se substituer au gaz naturel, mais malheureusement, on sait qu'il n'est pas produit en volume suffisant. C'est pourquoi les industriels du verre aujourd'hui s'orientent vers une électrification partielle ou totale des fours. Mais aujourd'hui, les contraintes techniques, la durée de renouvellement de ces fours puisque évidemment on attend la plupart du temps que le four soit amorti pour éventuellement le changer qu'il arrive à la fin de sa durée de vie.
Euh donc il y a un certain nombre de blocages qui qui existent encore et et ce qui nécessite si on veut accélérer le mouvement que la puissance publique intervienne euh sous forme d'incitation y compris financière. Alors, ce constat d'ailleurs au-delà des de l'exemple des foursverriers vaut pour de nombreuses industries qui doivent effectivement abandonner les énergies fossiles mais qui pour passer à une électrification efficace et compétitive se heurte encore souvent à des technologies immatures. Euh voilà, l'électrolyse en fait partie, on sa pas encore complètement au point de manière massive pour être utilisé de manière massive.
Euh l'industrialisation de tous ces prototypes est souvent complexe, les cycles de vie euh sont longs et les investissements sont tellement lourds qui pèsent trop en terme de compétitivité. Ce qui amène ce qui nous amène à dire en terme de de préconisation que toutes ces industries ont besoin d'une garantie forte, c'est-à-dire celle de la que peut apporter la puissance publique en terme de euh d'abondance de l'approvisionnement électrique, leur garantir effectivement un approvisionnement suffisant, stable et compétitif et à long terme. Et c'est le sens de notre 5e recommandation euh à savoir créer les conditions permettant à l'industrie française de se décarboner sans perdre en compétitivité.
Ce qui implique clairement que ces technologies alternatives à l'usage des énergies fossiles soient d'une manière ou d'une autre subventionné par la puissance publique. Alors, ceci suppose aussi en outre un cadre contractuel entre ces industries et l'État, mais aussi avec EDF et les entref et les différentes filières industrielles euh en plus effectivement de soutien public. Alors, l'autre grand mode de consommation d'énergie, c'est effectivement la production de chaleur où là en définitive euh on a peut-être la possibilité parfois de enfin d'aller un peu plus rapidement même si l'électrification reste difficile parce que pour produire cette chaleur, on peut fonder des espoirs importants par exemple sur les petits petits réacteurs modulaires, les small modular reactors ou les advancend advancend, j'ai du mal à le dire. modular reactors, voilà, qui pourrait devenir effectivement une source de chaleur efficace, beaucoup plus efficace en tout cas que d'utiliser ces mini réacteurs nucléaires euh uniquement comme production d'électricité. le le la conversion et l'efficacité est meilleure si on on les utilise comme source de chaleur décarbonée.
Euh et c'est d'autant plus pertinent pour accélérer encore une fois la décarbonation de nos industries que ces mini réacteurs peuvent être implantés effectivement directement sur les sites industriels. Ce qui nous amène à une 6e recommandation qui est donc de d'intégrer ce potentiel dans la ce potentiel lié donc à ces mini réacteurs, les intégrer pleinement dans la programmation énergétique, d'identifier les projets les plus prometteurs et pour faciliter leur développement euh les rapprocher ou enfin faire en sorte qu'il bénéficient d'un appui que les porteurs de projet bénéficient d'un appui du commissariat à l'énergie atomique. Alors la 7e recommandation touche aussi à l'industrie puisqu'elle concerne la maîtrise au niveau national ou sinon européen des approvisionnement critique pour le système énergétique puisque on parle beaucoup de ces nouvelles technologies et bien ces nouvelles technologies pour un certain nombre d'entre eux sont permises par des équipements dont nous n'avons absolument pas ni surtout pas la filière et peut-être et souvent pas même le début du commencement ou alors seulement des quelques bribes euh qu'il s'agisse par exemple des équipements pour fiabiliser le réseau, les onduleurs euh ou un certain nombre de je parlais tout à l'heure des électrolyseurs, on pour bien des pour de nombreuses nouvelles technologies de fait les équipements ne sont pas français et sont parfois même pas européens.
Ça c'est un premier élément. Et puis deuxème élément, phénomène aggravant en quelque sorte, souvent ces équipements utilisent euh des composants que nous dont nous n'avons pas la nous ne pouvons pas assurer la souveraineté. Euh on revient sur ce sujet-là comme sur d'autres effectivement le le sujet des terres rares.
Euh Patrick parlait tout à l'heure effectivement des capacités de stockage. Les batteries par exemple évidemment nécessitent effectivement ce recours à ces ter rares et on ne peut que regretter que par exemple l'usine de la Rochelle qui était je crois une propriété de Solver une certaine époque a été fermée alors qu'elle a été longtemps et encore une vingtaine d'années le premier producteur mondial de Terrar enfin du raffinement de Terrar. Donc renforcer l'autonomie industrielle, nationale ou européenne sur ces maillons critiques, y compris pour l'accès aux matières premières, est indispensable si on veut protéger notre système énergétique des tensions géopolitiques, des ruptures de chaînes d'approvisionnement et aussi des hausses brutales de coût.
Donc je vais laisser maintenant Patrick vous présenter les deux dernières recommandations. Alors, nos deux dernières recommandations concernent directement le pilotage de notre politique énergétique. La première porte sur la visibilité indispensable sur l'évolution de notre parc nucléaire actuel qui va devenir de plus en plus critique avec le vieillissement de nos centrales.
Nous pensons que DF et le gouvernement doivent faire l'effort de présenter une stratégie d'exploitation et de prolongation du parc fondé sur une durée de vie des centrales structurées par tranche de 20 ans. En effet, l'échéance de 10 ans qui est celle des réexamens des caux de sûreté mené par l'autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection est insuffisante pour optimiser les investissements à répartir entre la prolongation du parc actuel et la mise en place d'autres moyens de production descarbonés et au final pour assurer une stabilité de production compatible avec les objectifs climatiques et industriels en France. L'énergie le domaine du temps long et les évolutions majeures nécessitent en général un demi-siècle plutôt que 10 ans.
Notre dernière recommandation rejoint une préoccupation commune à beaucoup de responsables politiques, le suivi de la politique énergétique. Comme je viens de le rappeler, cette politique porte sur le temps long avec des projets tels que l'éolien en mer ou le renouvellement du parc nucléaire. Mais elle fait aussi face à la rapidité des évolutions géopolitiques et technologiques qui impose une réévaluation plus régulière des trajectoires énergétiques et de décarbonation.
Nous estimons qu'un rendez-vous parlementaire annuel est la seule façon de garantir un réel contrôle démocratique de ce sujet stratégique et une meilleure cohérence de politique menée. On a fini avec la présentation de nos recommandations. Nous avons voulu une présentation courte.
J'espère que nous avons atteint cet objectif et nous vous laissons maintenant la parole. prêt à répondre à vos questions. Je vous remercie.
Allez-y, je prie merci. Bonjour donc Aline Bracher pour AEF Info. Euh quelques précisions sur les deux dernières propositions.
Est-ce que la le fait de prolonger euh de donner une visibilité sur le prolongement des réacteurs du parc historique sur 20 ans, c'est quelque chose qui est que vous avez discuté avec l'ASN, comment ça s'articule avec le le travail de la SN qui aujourd'hui fonctionne par visite décennale ? Euh, j'ai une deuxième question qui porte sur le suivi de la politique énergétique. Vous parlez d'un rendez-vous parlementaire annuel.
Est-ce que pour vous ça viendrait en plus de la loi qui normalement doit être votée au Parlement sur la PPE ou est-ce que c'est où est-ce que vous prenez acte du fait qu'il y a pas de loi aujourd'hui ? Voilà, j'ai j'ai une troisème question. Monsieur, c'est dommage, j'en ai que deux.
Ouais. Euh et enfin au regard enfin la PPE aujourd'hui est toujours pas publiée. Au regard de votre rapport que vous avez peut-être préparé sur la base des des de la PPE qu'on qu'on connaissait au printemps, quels sont les recommandations que vous auriez sur une évolution éventuelle de de la PPE par rapport à la version de Mars ?
Voilà, merci. Bon, je me propose la première, moi je prends la deuxème pu onra tous les deux la trisème parce que c'est pas concerté. Alors en fait, je je veux dire que c'est pas incompatible.
Je crois que il y a le côté sécurité euh sûreté qui qui reste donc euh finalement avec une échéance qui est fixée par l'autorité euh donc de de de sécurité sortiers nucléaire. Donc là, il y a pas de pas de débat. Euh nous nous la c'est c'est plutôt pour faire de la prospection, c'est dire en fait globalement on voit bien que euh il faut du temps pour faire un parc éolien, il faut du temps pour faire une centrale nucléaire et on le voit de façon très concrète en ce moment avec les projets EPR.
Euh donc il est intéressant de d'avoir cette prospective à long terme pour pouvoir donc prendre les orientations euh qui de toute façon risque d'être euh malgré tout amondé corrigé en fonction justement des évolutions euh qu'on peut connaître d'un point de vue géopolitique ou technologique comme j'exprimais. Pour moi, c'est pas incompatible. Enfin, pour nous, c'est pas incompatible.
D'autant que euh en fait, c'est c'est assez lié aussi à l'une de nos remarques là sur effectivement l'éventualité d'une usure prématurée des réacteurs si on les fait trop moduler. C'estàd que euh les deux sont liés. On a la chance d'avoir un parc nucléaire qui a été construit et financé par nos prédécesseurs.
Donc aussi longtemps qu'on pourra en profiter finalement, mieux on s'emportera en quelque sorte. bien sûr sous réserve des garanties de sécurité. Donc c'est cette cet arbitrage.
Donc pouvoir pouvoir connaître la durée raisonnable d'utilisation est un élément majeur compte tenu du poids que ça représente dans la production d'électricité des carbonés. Un élément majeur des choix qu'on devra faire dans les dès maintenant d'ailleurs dans les perspectives de programmation de l'énergie. Euh oui, puisqueon parlait de programmation, vous voyez sur la effectivement c'est notre rapport est arrivé dans les mêmes moments que la PPE3.
Il y a un lien bien sûr parce que c'est vrai que ce le débat autour de l'énergie repose trop souvent sur des présupposés, j'ose dire parfois un peu idéologique. Vous avez l'étonnant parfois du tout nucléaire, vous avez ce l'étonnant du tout tout durable enfin énergie renouvelable. Euh Patrick comme moi, je crois nous sommes euh pragmatiques.
Voilà, notre notre souhait notre souhait commun, c'est de proposer des solutions qui soient les plus adaptées à la situation du pays et à l'intérêt euh des de l'économie française et derrière tout ça bien sûr des Françaises, des Français. Euh donc le le débat qu'on préconise au niveau du parlement, il s'agit pas évidemment comme l'a dit à plusieurs reprise Patrick de sous-estimer le fait qu'on est toujours sur du temps long en matière d'énergie. En revanche, euh il nous paraît utile pour effectivement peut-être dépassionner le débat qu'il y a trop souvent autour du sujet de l'énergie et faire aussi une œuvre de pédagogie et de transparence sur la situation, la réalité de la situation euh que une fois par an, on ait un temps au Parlement que les représentants de la nation et bien se réunissent autour de ces sujets-là, observent les choses euh parce que finalement l'un des l'un des éléments de surprise quand on a enfin pour un titre personnel quand j'ai pu en discuter avec certains collègues, c'est qu'ils avaient pas pris la mesure par exemple de la sous consommation électrique d'aujourd'hui quoi qui est quand même un élément majeur.
Et et donc quand vous parliez, je rejoins la troisème question là sur les préconisations et et par rapport à une PPE3, je pense qu'on peut on peut pas aujourd'hui si on doit enfin normalement on devrait théoriquement enfin je dis théoriquement je mets dégummet parce que la vie à l'Assemblée nationale est parfois un peu comment dire imprévisible. Euh et bien une prochaine PPE3 à mon sens, là on fait pas concerter mais ça à mon sens ne peut pas s'exonérer de notre première euh de notre première recommandation, c'est-à-dire euh prioriser un certain nombre d'actions permettant de décarboner enfin de nous défossiliser si on veut si vous voulez de diminuer la consommation effectivement d'énergie fossile. Qu'il s'agisse bien on en a parlé longuement de l'industrie qui est le gros consommateur.
Après, les autres les autres modes de consommation sont en quelque sorte plus diffus puisqu'il s'agit essentiellement du chauffage des bâtiments et puis des mode de enfin des mobilités. Donc effectivement accélérer peut-être l'électrification du parc automobile, accélérer le remplacement des des chaudières à fioule ou à ou à gaz par les pompes à chaleur et cetera et cetera. Ouais. peut-être pour pour si tu me permets donc euh pour compléter et venir sur sur un autre sujet qui moi paraît important parce que souvent quand on parle d'énergie, on a à l'esprit exclusivement l'aspect CO2.
Je crois qu'il y a, tu viens de le dire, il a l'aspect aussi de de pouvoir se se sortir de la dépendance des énergies faciles qui est qui est non négligeable. Et et toutes ces choses-là, on le voit bien, elles sont donc euh effectiv aussi dépendantes ou interdépendantes de d'éléments ou d'événements euh externe euh donc géopolitique qui euh qui peuvent arriver euh demain matin et et ça ça ça doit en fait euh influencer finalement nos choix ou en tout cas nous faire accélérer dans certaines voies par rapport à d'autres pour pouvoir donc faire en sorte que au final dans une situation idéale on puisse faire en sorte que les courbes de production et de consommation soient les plus proches possibles. Euh et et ça ça nécessite en fait d'avoir une analyse et une connaissance de ce qui se passe ou de ce qui va se passer dans les investissements à venir en terme d'industri d'industrialisation je pense à ou de de d'équipement industriel type data center qui qui donc sur un territoire peuvent venir complètement déséquilibrer les choses.
Il y a il y a quelques semaines, je lisais un article, je crois que c'est en Floride où donc la situation fait que on déleste la desserte en énergie des particuliers pour pouvoir donc continuer à desservir les les centres de données donc qui qui ont une nécessité d'énergie. Donc tout ça ça s'anticipe ou ça devrait s'anticiper en tout cas et ça on ne peut le faire que si on a cette cette ce suivi assez fin et assez régulier. Je pense que effectivement le débat au parlement est dit autrement on s enfin me semble-t-il on s'est beaucoup intéressé à la production et à la répartition des types de production.
Il faut aussi s'intéresser à la consommation. D'ailleurs en mode logique l'économie libérale généralement c'est le consommateur qui gouverne contrairement à ce que par et donc pourquoi avant de revoir une soluifant dire qu'il pourrait y avoir une baisse objectif sur le solaire dans une éventuelle chaîne de pour vous il faut d'abord pour vous il faut faut d'abord s'intéresser à la à la consommation c'est ça à clairement oui faut essayer de faire en sorte de caler de courb c'est ça c'est ça le sujet parce que c'est que la la dit autrement par exemple de solaire, la production supplémentaire d'énergie. Euh alors certains disent non enfin comment non pilotable d'autres disent comment il disait notre collègues variable c'est ça enfin on peut appeler les choses utiliser plusieurs adjectifs mais si vous voulez cette augmentation doit être corrélée avec une hausse de la consommation électrique de la consommation d'électricité par la baisse de consommation d'énergie fossile.
Voyez, il faut vraiment que ce soit un effet de substitution en quelque sorte parce que sinon si on parce que sinon si euh sinon on arrive dans des situations de déséquilibre qui posent problème à la fois pour effectivement la stabilité du réseau et puis aussi pour le bon équilibre économique en fait et financier enfin pour les finances publiques. Bonjour, merci beaucoup. Je voulais savoir du coup dans cette première recommandation euh qui appelle le gouvernement à prioriser la hausse de la consommation électrique, est-ce que vous recommandez comme le fait par exemple monsieur Vincent Berger dans sa note qui est en annexe du rapport de flécher davantage les aides qui étaient destinées à la production renouvelable vers le soutien de la demande ou est-ce que enfin voilà qu'est-ce que vous faites de cette recommandation ?
Est-ce que vous vous la soutenez ? Oui oui, clairement c'est clairement c'est l'idée. C'est d'ailleurs que effectivement il y aurait un certain anachronisme à à subventionner une énergie en garantissant un prix de rachat dont on n pas forcément immédiatement besoin et alors même qu'on pourrait utilement avec cet argent-là encourager à la défossilisation de nos des usages des usages parce que en fait pour pour les deux raisons à la fois effectivement l'aspect gaz effet de serre et comme le dit justement Patrick l'aspect aussi non dépendance de l'extérieur.
Quand je dis non dépendance, c'est aussi incident sur la balance commerciale et cetera. Il y a tous ces aspects. Donc euh donc c'est donc il y a un sujet.
Oui, effectivement. Je me suis présenté, je suis Juliette Trinal, journaliste à la tribune et j'avais une deuxième question. Vous avez évoqué le cas des onduleurs je crois et de la question en matière de souveraineté de cette filière.
Est-ce qu'on peut juste un peu creuser ? En fait, je crois comprendre qu'il y a un sujet sur des équipements qui seraient permettraient d'assurer plus de flexibilité au réseau, mais une une absence de totale de filière industrielle sur ces sujets-là. Est-ce que ça peut se voilà est-ce que vous pouvez creuser je pas mieux placer mais est-ce que j'ai retenu des auditions et Patrick je il me semble le profil peut-être plus technique que moi.
Le ce que j'ai retenu des différentes auditions avec un certain nombre de spécialistes, c'est qu'effectivement aujourd'hui ces outils qui sont absolument ces équipements qui sont absolument indispensables compte tenu de la variabilité supplémentaire que doit encaisser le réseau à cause effectivement de du fait qu'on a effectivement de multiples sources d'énergie et en particulier une quantité d'énergie variable ou intermittente plus importante effectivement ces équipements qui sont indispensables pour la plupart ne sont pas construits ni en France ni même parfois en Europe. Donc là aussi ça nous met en situation de dépendance puisque l'objectif du rapport c'est les enjeux technologiques. Bah là il y a un vrai enjeu technologique à développer une filière autour de ces équipements.
Alors après creuser sur le plan technique je sais pas mais parce que c'est un sujet qui à votre connaissance a été enfin qui a été pris en compte par les pouvoirs publics. Enfin, est-ce que quelqu'un se penche sur ce sujet là actuellement ? suffisamment pas notre connaissance, mais globalement en fait pour peut-être importer un complément, ce qui ce qu'il faut avoir vraiment en tête notamment dans les outils de production énergie renouvelable, c'est que donc je vais quand même le le dire avec nos nos mots, c'est c'est que c'est une énergie qui va être produit à un moment qui est presque aléatoire, hein.
Parce que si on parle des éoliennes, ça va être au moment où il y a du vent. Euh si on parle du photovoltaïque, c'est au moment où il y a du soleil, mais c'est pas forcément au moment où on en a besoin. Et et en fait l'intérêt donc si on veut donc néanmoins donc poursuivre dans dans cette voie là, c'est de faire en sorte que cette production donc aléatoire on puisse la stocker hein et la restituer au moment où on a le besoin pour donc donc il y a vraiment dire un intérêt technique et intérêt politique un intérêt financier économique.
à à à trouver ça. Bon, donc on l'a dit, il a il y a les steps. Donc les steps, bon c'est c'est une genre de stockage donc par l'eau, mais c'est pas on peut pas faire des barrages partout et puis il y a une limite donc par rapport au site et par rapport à la capacité donc de de de de créer du stockage.
Il a encore du potentiel mais qui reste limité et et le deuxième deè sujet c'est de trouver évidemment les moyens de faire des batteries. C'est là où effectivement on a cette problématique aujourd'hui. dire bah oui OK sur le papier d'accord mais ça a d'autres incidences notamment l'incidence de la dépendance à d'autres d'autres outils ou d'autres matériaux et et ça pose quand même question et c'est vraiment le le le sujet je pense que qui qui est mal mal approché ou des fois je je dirais même un peu mis sous sous le tapis quand on parle des énergies redouvlables Quand on parle d'énergie noir, on parle de de capacité, on peut faire telle telle puissance.
OK. Mais en fait, il faut bien donc analyser la chose et intégrer la chose, c'est que oui, mais chaque fois qu'on fait finalement de la production énergie renovable, il faudrait penser à comment on fait la même production avec d'autres moyens. Alors, on a euh le pilotage du nucléaire avec euh les problématiques que qu'on évoquait et qui qui assez limites et euh euh les autres systèmes sur lesquels donc il faut qu'on se pose les bonnes questions parce que ça a des incidences politiques et c'est là aussi où à mon sens cette conférence annuelle, rencontre annuelle, échange annuel, je je sais pas comment on peut l'appeler, pourrait permettre de de faire le point et de voir les options qui sont les plus adaptées.
Merci. Voilà, pour compléter à nouveau, je d'autant que si dans cette dans dans ce ce débat annuel, si vous voulez, autant on a un certain nombre de sujets qui sont sur le très long terme, par exemple entre le moment où dessine un EPR et le moment où il est opérationnel, ils font beaucoup de temps, entre le moment où il s'agit pas de réécrire une PPE tous les ans bien sûr. Mais en revanche, par exemple, les équipements photovoltaïques au sol sont des choses qui sont développables en 2 ans quoi.
Donc on a des tendres et et là, on peut plus facilement adapter les choses. Et au-delà des équipements de stockage, il y a aussi y compris les équipements qui sont sur le réseau en fait en gros qui doivent être enfin ce qu'on appelait parfois autrefois des transformateurs ou je sais pas quoi mais sur le long du le réseau des les lignes accompagné et donc dans sur ces lignes de transport effectivement le transport de l'électricité et devient aujourd'hui ça a été mis en exerc par un autre rapport de l'OPEX fait par nos collègues Fugi c'était Fugi et Salmon c'est ça sur le sur les réseaux euh où en fait le montant des investissements pour le fiabiliser est assez énorme et ce qui donc c'est à peu près 100 milliards pour RTE et le même ordre de grandeur pour Nedis et les équipements de fiabilisation sont pour la plupart effectivement des technologies qui ne sont pas maîtrisées chez nous. Et j'avais peut-être une dernière question sur la partie concernant la modulation des réacteurs et les impacts potentiels.
Dans le rapport, on voit que vous aviez interviewé monsieur Yve Bréchet, je crois, de l'Académie des Sciences euh et je voulais savoir s'il y avait aussi des quels échanges vous aviez eu avec EDF et qu'est-ce qui vous avait été remonté dans la mesure où on sait qu'Edf travaille sur un rapport en parallèle que qu'on qui est très attendu. Là, ça transparaît pas forcément dans votre rapport à vous, ce qui est ressorti de DF, c'est parce que est-ce que vous avez pas eu d'infos ou non ? C'est pas un sujet sur lequel ils sont étendus.
Je pense que de mémoire, je crois que le représentant de DF a voulu dire que c'était un sujet qui était à l'étude chez eux. Voilà, c'est c'est borné à dire ça mais sans doute il a pas voulu euh nous dévoiler aller au-delà de ce qu'ils vont eux-mêmes présenter prochainement. Pens nous avons des questions en ligne.
Du coup, une première question d'Adrien Pekou pour le monde. La recommandation d'envisager des tranches de 20 ans pour le fonctionnement des réacteurs conduit-elle l'OPEXT ou même EDF à envisager la durée de vie d'un réacteur jusqu'à 80 ans, ce qui est déjà envisagé par l'équivalent américain de la SNR ? Bah ça pourrait oui puisque on a la même à la base c'est la même technologie puisque à l'époque on a lancé le programme électronucléaire français effectivement on a repris les les la technologie de Westing House donc c'est je suis pas là non plus je suis pas physicien nucléaire mais mais c'est une des c'est une des hypothèses effectivement mais enfin je pense que l'OPEX n'a pas cette ses cette compétences à pouvoir donner n'a pas cette prétention cette prétention effectivement mais mais en fait je pense parce que globalement ce qui est important c'est que sous réserve évidemment des avis des experts et notamment de la SNR je autant faire en sorte que cet outil puisse avoir donc la durée de vie la plus longue possible dans les conditions de sécurité voilà parce que c'est et c'est l'intérêt de tout outil industriel.
Une autre question toujours pour le monde. Quel levier concret proposez-vous pour privilégier la demande électrique avant même l'offre ? Ah !
Ah ! Il y en a il y a déjà des choses qui existent mais qui pourraient être développé hein. Euh là aussi je pense je pense pas que ça soit une commande de notre rapport à donner toutes les solutions.
Nous on a visé effectivement les points les points de de vigilance et les points sur lesquels on pensait qu'il fallait pouvoir travailler. Mais mais on l'a dit, la CRU a déjà donc mis en place de choses, évolue dans ces dans ses réflexions. Moi moi je pense que on peut aller plus loin aujourd'hui avec notamment les outils qu'on peut avoir sur le réseau et notamment les compteurs Linky qui qui ont été un investissement relativement important qui permettent de faire plein de choses de pouvoir un tarif qui soit beaucoup plus modulable et qui s'adapte je au coût de production.
L'idéal étant que bah le coût de production soit répercuté au consommateur de façon instantanée, ça serait difficile à gérer. Je je c'est clair. Mais mais mais encore une fois dans un monde idéal, je pour moi ça serait une très bonne solution.
Il il y a effectivement un sujet prix. Effectivement plus on adaptera effectivement en fonction en se basant sur ce que tu viens de décrire euh plus le prix de l'électricité sera compétitif, plus il y aura une incitation globale à décarboner. Clairement.
Euh or aujourd'hui, l'un des obstacles, faut pas se cacher, c'est que les perspectives en matière de coût du gaz en particulier, bon n'encourage pas spontanément effectivement tel ou tel utilisateur à convertir euh ses équipements vers l'électricité et abandonner ainsi l'énergie fossile. Donc parf c'est pas c'était pas l'objet du rapport mais en tant que parlementaire, on peut ça fait partie des sujets sur lesquels on a délibéré par exemple de les lois de finances un certain nombre d'incitations ou de procédés de défiscalisation. tant pour les entreprises que pour les particuliers pour décarboner un certain nombre d'usages.
Euh j'ai tout je parlais tout à l'heure effectivement de l'effet masse des industries de l'industrie qui représente effectivement encore 20 % de la consommation de fossil et 18 % des rejets de gaz à effet de serre. cette industrie, on comprend bien que pour s'engager, elle a besoin d'un d'une stabilité d'accompagnement aussi des pouvoirs publics et que il faudra il faut peut-être effectivement envisager de muscler certains dispositifs pour inciter cette industrie à cette conversion. Par exemple, nous avons une question de Baptiste Langlois pour l'Express.
Compte tenu d'une consommation électrique qui stagne, estimez-vous qu'il faille se poser clairement la question de l'utilité de nouveaux investissements dans la production à la fois nucléaire et dans les énergies renouvelables ? Je crois que tu as déjà répondu tout à l'heure. Je te laisse.
Oui, c'est c'est ça dépend si la déjà ça dépend si la consommation repart. C'est voilà, c'est c'est c'est que si on reste effectivement sur quelque chose qui se stague, voir qui continue à chuter comme on l'a on l'a connu, euh bah non, effectivement, ça sert à rien de de se lancer dans l'investissement de production si c'était sur du renouvellement d'ouvrage qui qui nécessite de de maintenir nos capacités. Mais mais la vraie difficulté euh c'est que justement euh on est euh finalement soumis à euh des éléments extérieurs qui sont un investissement important dans l'industriel euh qui peuvent être d'ailleurs euh les consommateurs que nous sommes un peu moins vigilants parce que moins de messages d'alerte et et de d'encouragement à faire des économies C'est enfin vraiment c'est c'est c'est là aussi il faudrait piloter à la fois cette demande en fonction de ces ces éléments extérieurs et on peut s'attendre et c'est la tendance qui est un peu donc aujourd'hui constaté c'est qu'il y a une reprise quand même une remontée de consommation qui qui est légère mais qui qui est qui est réelle.
Donc si elle exposait, ben il faut que en face on ait la capacité à pouvoir y répondre parce que pour pouvoir donc mettre en place ou mettre en route un outil de production, c'est plusieurs dizaines d'années. Voilà, avec effectivement rationnellement on peut penser que de fait ne serait-ce que par les nouveaux usages, on parlait des data centers même si aujourd'hui par rapport aux prévisions qui étaient faites les data centers qui sont installés en France consomment moins beaucoup moins que ce qu'ils avaient revendiqué au moment de leur installation. Pour autant, on peut penser à l'exemple des États-Unis que ça ne durera pas et qu' aura sans doute une augmentation de cette consommation.
Mais en tous les cas, pour répondre directement à la question posée, très clairement, il faut toujours rester en corrélation entre la consommation et la production et qui a pas un écart trop important. On peut se permettre qu'il y ait un peu plus de production que de consommation parce qu'on arrive à moduler et parce que on a aussi la possibilité enfin le grand la grande vertu de l'Europe, c'est quand même d'être en interconnexion. Donc on a effectivement quelques voisins qui peuvent absorber les surplus, mais si on est tous européens et qui en ont besoin et qui en ont besoin mais sauf que nos voisins eux-mêmes risquent d'être en surproduction aussi parce qu'ils ont développé des programmes extrêmement importants, notamment en surproduction à sur des sur des périodes particulières.
Voilà. Donc euh on peut on peut donner en fait quand même un un exemple concret hein. Le mois de mai 2025 jours du mois de mai qui ont été en prix négatif parce qu'on était en surproduction au niveau européen.
Au niveau européen. Ouais. Donc notre surplu mois de mai, ben personne nous l'achète quoi.
Ou on nous l'achète à prix négatif. Donc donc il convient d'être d'être vigilant et et encore une fois plutôt qu'une approche théorique, avoir une approche effectivement qui basée sur la réalité de la consommation avec effectivement un souci d'anticipation parce qu'on sait très bien que si de toute façon la la consommation va pas exploser d'un seul coup. Euh donc il faut euh ce qui nous ramène à ce débat annuel finalement dire avec des possibilités d'adaptation.
Voilà. Bon bah merci pas d'autres questions. Merci à Merci à vous.
Merci à celles et ceux qui étaient en visio et puis la suite au prochain numéro. Voilà, c'est un sujet qui va revenir.
Stéphane Piednoir