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interviewLe Figaro· 29 janvier 2026 54 min

Un Trump à la française est-il souhaitable ? Zemmour face à Morelle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On a tellement affaibli la France et [musique] les pays européens au nom de du désarmement des dividendes de la paix, votre ami Fabus, les le l'ouverture générale non seulement aux immigrés, mais l'ouverture aux produits chinois. Je veux dire tout cela, cette idéologie de l'ouverture de la Commission européenne et des dirigeants français et européens a tellement affaibli la France et l'Europe que il était inévitable et là je suis d'accord avec [musique] Akino Morel qu'il y en a un président américain qui disent bah vous voyez vous êtes tellement nul, vous êtes tellement faible que maintenant on vous prend tout. [musique] Esprit libre, la grande émission de débat et de décryptage du Figaro et du Figaro magazine.

Une fois par mois, nous recevons une personnalité du monde politique et une personnalité du monde intellectuel pour approfondir un grand sujet d'actualité. Et ce jeudi, nous avons le plaisir de recevoir le président de Reconquête Éric Zemour et l'essayiste et ancien conseiller politique de François Hollande, Ailino Morel. Ailino Morel qui signe ce livre La France au miroir de l'Amérique quand les progressistes font triompher le populisme.

Vous partagez peut-être le même constat tous les deux, c'est-à-dire que un Trump à la française est quelque chose de possible. Mais vous à quiil morel vous le redoutez tandis peut-être que vous vous allez vous allez nous le dire Éric Zemour, vous l'espérez. Donc faut-il espérer ou craindre à un trum, pas la française tout de suite les réponses de nos deux esprits libres.

On va commencer avec vous Kili Morel puisque c'est vous qui qui sortez ce livre La France au miroir de l'Amérique. D'abord, ça fait un an à peu près que Donald Trump est à la Maison Blanche. Quel bilan vous tirez de cette première année ?

Est-ce que c'est apocalyptique comme certains le disent en France ? C'est certainement pas apocalyptique mais c'est un bouleversement très profond aussi bien aux États-Unis que dans le monde entier dans ce qu'on appelait autrefois l'ordre du monde et qui n'avait d'ordre que le nom parce qu'en réalité ça n'a jamais été un ordre au sens où certains l'espéraient. Il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites qui sont conformes au programme que Donald Trump a défendu devant ses électeurs.

C'est un premier constat. C'est pas une chose aussi habituelle que cela qu'un président élu applique la politique pour laquelle il a sollicité les suffrages de ses concitoyens. On peut approuver désaprouver mais c'est un fait. il l'a fait, il appliquait ce programme avec sa personnalité qui est ce que l'on sait brutale, grossière mais qui de certaine manière dit les choses, même si elle il les dit de façon qui nous paraît souvent déplaisante et urtiquante et violente, mais il le dit, il le fait et il a un bilan.

Si on prend la fameuse notion des du bilan des 100 jours qu' a inventé Roosevelt hein, c'est lui qui a dit il faut faire agir vite donc dans les 100 jours parce que ce qu'on ne fait pas dans les 100 jours, on fera pas après ou on aura beaucoup de mal. Bien Trump avait un bilan au bout de 100 jours, ce qui n'était pas le cas de Joe Biden et celui de Bama première mouture en 2008 existait mais il était beaucoup plus tenu. Donc la première chose que l'on peut dire c'est qu'il y a une réhabilitation brutale, violente au prix de la déstabilisation c'est vrai, financière, institutionnelle. de la volont du volontarisme politique et ça c'est une chose que nombre d'électeurs de citoyens aux États-Unis mais en Europe aussi et chez nous dans notre pays attendent.

Donc ça c'est c'est à je dirais à porter d'une certaine manière à son crédit. Après il y a les thèmes eux-mêmes qui ont été abordés et la manière de les apporter. Euh pour prendre un exemple que tout le monde a à l'esprit aujourd'hui, euh l'immigration est une question décisive pour les États-Unis comme elle est pour la France et probablement pour l'ensemble du continent européen. l'aborder aujourd'hui avec en suscitant les rissements l'hostilité, la tension, cette espèce de désordre que la police américaine de l'immigration, l'ICE, la fameuse désormais ICE, crée dans certains États le ministre d'État ou d'autres.

Ce que l'on peut craindre, et moi c'est ma crainte puisque je suis favorable à une maîtrise très stricte de l'immigration légale et illégale, les deux. illégal réduire à zéro si c'est possible, illégal l'encadrer très strictement. Mon souci dans cette perspective, c'est que cette manière d'appliquer sa politique ne se retourne contre ses objectifs et que au final un certain nombre de gens se disent "Bah non, si en si la politique de Trump contre l'immigration irrégulière, c'est de morts tous les toutes les 3 semaines dans des conditions quand même extrêmement choquantes, alors il vaudra mieux le laxisme de Biden." Moi je ne suis pas pour le laisse vous pensez que ces ces deux morts ce sont des bavures individuelles ou est-ce que c'est lié réellement à la politique de Trump ?

Est-ce qu'il y a une un tel volontarisme politique que ça va jusque à l'autorisation pour les policiers de de de tirer de manière totalement décomplexée ? Ça ça renvoie à des choses beaucoup plus simples que ça. Ça renvoie d'abord au fait que cette police, comme vous le savez, elle a été créée pratiquement exnilo.

En tout cas, on l' on a gonfler ces effectifs très brutalement parce qu'on avait besoin d'appliquer cette politique avec des gens qui ne sont pas formés, qui ne sont pas éduqués. Or, le maintien de l'ordre, c'est un métier. Cela s'apprend et cela ne s'improvise pas.

Là, ce qu'on voit là, c'est des gens qui qui appliquent leur je sais pas qu'ils appliquent des directives précises dans ce cas de figure, mais ils font leur travail de manière euh chaotique. Ça ne fonctionne pas. Par ailleurs, et ça ça crée des des des choses irréversibles comme la mort de ces deux personnes.

Par ailleurs, et c'est un autre problème pour Trump. Et je pense que c'est la raison pour laquelle il commence à reculer sur ce point précis, c'est que le dernier euh la dernière personne qui a été euh euh victime de de de cette arrestation et qui est morte, je me rappelle pas son nom à l'instant, mais vous nous le direz tout à l'heure, euh est très significatif de ce que sont les États-Unis. Ils sont il est significatif du premer et du deuxème amendement.

Il manifestait dans la rue au nom de la liberté d'expression free speech qui est une des comment dire un des totems du mouvement maga. On doit pouvoir dire ce que l'on pense c'est qu'il faisait lui. C'était pas ce qui était attendu par Maga mais il faisait ça et il portait à la ceinture un revolver.

C'estàd qu'il appliquait l'article le deuxème amendement de la constitution américaine qui dit tout citoyen qui en est autorisé par la loi peut se promener chez lui dans la rue n'importe où avec un pistolet à la ceinture parce que il a le droit de défendre la constitution et son opinion. Et ça aussi c'est une chose auxquelle les gens qui ont voté pour Trump, les adhérents à MAGA sont très sensibles. Donc là, je pense que Trump s'aperçoit que il s'engage sur un terrain qui glissant pour lui et qui probablement commence à fracturer, y compris son socle et sa base.

Éric Zemour, vous étiez à à sa cérémonie euh d'investissure il y a il y a un tout petit peu plus d'un an. Vous allez répondre euh à Kilino sur Minnéapolis euh notamment sur le le le dernier la dernière victime qui s'appelle Alex Pretty. Euh tout à fait.

Euh mais d'abord je voulais vous entendre sur le bilan de Donald Trump parce qu'on peut pas le résumer à Minnéapolis. Quel quel bilan vous en tirez au bout de bout d'un ané de la de la façon dont parle le débat ? parce queilino Morel a écrit un livre très intéressant que j'ai lu et donc je pense qu'il mieux fallu commencer par un jugement sur son livre.

Je pense que c'était plus intéressant mais je vais en parler. Vous permettez-moi d'être journaliste. Vous êtes [rires] politique maintenant.

Donc si vous Mais vous savez George Marchet nous a appris tous que les journalistes ont leurs questions et les politiques ont leur réponse. Le réponse. Donc je vous remercie pour votre réponse mais j'ai ma question.

Euh [rires] donc votre question viendra après. Je trouve ça je peux faire très bien le bilan de Donald Trump. Franchement, on va en parler, c'est une évidence.

Mais je pense pour bien situer la discussion, je pense qu'il vaut mieux commencer par le livre parce que le livre parce que ce qu'a dit Kilino Morel tout à l'heure, franchement à 90 %, j'approuve ce qu'il a dit. Euh on pourra on verra les désaccords sur à la fin sur votre propos de la fin, mais tout ce que vous avez dit, le retour du politique, il a il a fait son il a appliqué ce qu'il avait dit pendant sa campagne et ce qui était devenu rarissime depuis des décennies, voyez, et cetera et cetera. Je suis d'accord avec vous.

Donc ça ça sert à rien. En revanche, sur le livre, il y a un désaccord de fond et et je je préfère commencer par cela parce que je pense que la discussion sera plus intéressante. Mais je reviendrai, je répondrai à votre question sur le bilan du Trumpis.

Très bien. Votre livre part d'un d'un part sur un axe que j'approuve tout à fait, c'est-à-dire en gros ce qui se passe aux États-Unis se passe après en France. Toute la les débuts de votre livre, je évidemment que je suis tout à fait d'accord.

On a appris les mêmes choses, les deux universalismes euh français et américains, puis les liens entre les Français et les Américains, les grands pèr de la de la constitution américaine qui lisent Montescu et Rousseau et puis au 20e siècle Fouco et et le la French Théorie qui inspire les campus américains, le walkisme et cetera. Je buvais du petit V parce que j'aurais pu écrire la même chose que vous évidemment et c'était très bien ça. Je suis tout à fait d'accord.

Je je nuancerai, je dirais oui pour les deux universalisme, oui pour les influences réciproques. Pour être tout à fait honnête, en vérité, c'est que tout ce qui se passe aux États-Unis finit par arriver en France et en Occident. depuis la révolution américaine qui donne la révolution française euh jusqu'à le mouvement des années 60 en Californie qui donne mes 68, le ranisme, vous voyez, et cetera et cetera et euh donc il est indispensable comme vous le faites et c'est pour ça que j'ai apprécié votre livre de bien comprendre ce qui s'est passé aux États-Unis pour bien comprendre ce qui va se passer en France.

Et c'est là que je ne suis pas d'accord avec vous. Vous estimez en gros et vous le dites d'ailleurs qu'il y a une un rapprochement entre le mouvement maga et le rassemblement national. Je ne suis pas du tout d'accord avec vous.

Je pense que vous vous trompez d'époque, c'est-à-dire que vous avez raison pour le Trump de 2016 et vous avez tort pour le Trump de 2024. Le Trump de 2016 est effectivement souverainiste, populiste et antimondialisation. Son inspirateur, on dira, c'est Steve Banon.

Le Trump de 2024 est identitaire et conservateur. L'inspirateur, c'est JDV qui est un identitaire catholique avec, je dirais, une pointe de futurisme à la Julverne personnalisé par Mosque et son rêve d'aller sur Mars. Ce ne sont pas les mêmes Trump.

Le premier Trump, lui, vous avez tout à fait raison, est proche du Rassemblement national. Le second Trump n'est absolument pas proche du Rassemblement national. Le Rassemblement national et correspond au premier.

Il est toujours socialiste, souverainiste, populiste. Je suis désolé de vous dire sans vanité que le deuxè Trump, le second Trump est beaucoup plus proche de ma campagne de 2022. Je l'avais compris mais je sais que vous l'aviez compris.

Vous m'avez vu venir avec mes gros sabots, mais il n'empêche que je pense que c'est fondamental parce que je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que vous le dites vous-même. Ce qui va arriver au ce qui arrive aux États-Unis va arriver en France.

Souvent avec 10 ans de retard, donc vous êtes peut-être trop en avance. Mais c'est c'est le c'est le destin de mon existence, vous savez. Vous avez été maintenant Je suis toujours en avance.

Je suis toujours en avance. C'est comme ça. Euh quand euh vous dites que c'est le Rassemblement national, c'est non seulement faux factuellement, mais en plus vous êtes en quelque sorte l'idiot utile du Rassemblement national qui ainsi qui j'ai pas dit l'idiot évidemment, vous avez c'est pas vous qui vous allez pas vous vexer pour cette expression.

Euh donc l'idiot utile du rassemblement mais comme la plupart des journalistes que je ne suis pas exactement qui passent leur temps à tout mettre sur le Rassemblement national. Non, il y a ce qui est le Rassemblement national, ce que je vous ai comme je vous l'ai décrit et il y a ce qui n'est pas le Rassemblement national. D'ailleurs, Marine Le Pen très honnêtement le dit.

Elle dit qu'elle n'est pas sur la ligne de Donald Trump 2024 alors qu'en 2016, elle faisait le pied de grue dans son immeuble pour aller le voir. On voit bien les différences. Donc ce n'est pas vrai, ce n'est pas la même chose et je pense que c'est absolument fondamental et que vous embarquez votre livre qui au départ part sur un a priori tout à fait fondé sur une erreur grossière pour le le les conséquences sur la France et tout après s'enchaîne.

Vous comprenez ? On va avoir cette discussion. Euh en gros, ce que vous dites, vous faites une hiérarchie qui est exactement à l'envers de la mienne.

C'est-à-dire que vous dites "Les questions économiques et sociales sont au-dessus, les questions identitaires sont en dessous." Moi, je crois exactement l'inverse. C'est-à-dire que je pense que aujourd'hui, je dis bien aujourd'hui, ça dépend à l'époque he en 1848, les questions économiques et sociales étaient évidemment essentielles, hein.

Bon, on est d'accord mais aujourd'hui, je pense que les questions identitaires sont absolument au-dessus des questions économiques et sociales. Ça ne veut pas dire évidemment que vous méprisez les questions identitaires et d'immigration et que je méprise les questions économiques et sociales. Il faut évidemment, il faudrait nuancer nos deux positions qui s'interpénètrent, mais il y a quand même une hiérarchie. et et moi je pense et j'en aurais fini, je veux pas monopoliser la parole, euh je pense, vous savez, il y a une très belle phrase, je sais pas si vous avez lu le entre parenthèses, j'ai eu un grand plaisir à à vous lire parce que euh vous faites référence à des livres que j'ai adoré.

Euh je pense par exemple au livre de Cursus, vous savez cet allemand sur l'essais sur la France et le livre de Huttington le moins connu mais qui pour moi est le meilleur comme comme je vois j'ai compris que vous aussi c'est qui sommes-nous sur l'identité américaine. Donc je voulais vous remercier parce que ça m'a fait plaisir de voir que vous évoquez ces deux livres. Non.

Et je finis avec ma phrase de René Gira dans son dernier livre qui était pensé l'apocalypse. Il dit "Il nous faut entrer dans une pensée du temps où les Charles Martel et les croisades sont plus proches de nous que la révolution française et la révolution industrielle sous le second empire." Et je pense que cette phrase résume notre désaccord fondamental de ce livre.

Alors, je répondre voulais répondre. Ouais. Évidemment.

Il il a au passage il a pas répondu à ma question. C'est pas grave, c'est pas grave George March, [rires] il va jamais parler. Bien sûr, bien sûr.

C'est pas grave. Il a dit ce qui compte là-dedans, c'est d'abord mon livre. Oui, tout à fait.

Bon, ne l'oublions pas. Heureusement que je suis là. Alors, [rires] je veux bien être l'idiot utile du RN et je vois bien Éric Zbourg que vous essayez de tirer le débat dans un sens qui vous convient.

Ah, c'est c'est pas le sens qui me convient. C'est très objectif. Non, non, mais Eric, laissez-moi terminer.

Vous az pas interrompu, je vous ai écouté même lorsque vous avez dit que j'avais des arguments grossiers et cetera. Je finirai ma démonstration. Euh je vois bien votre manière de voir, je la comprends, elle me choque pas du tout, elle est légitime.

Vous êtes dans un combat politique, vous avez besoin de vous distinguer et cetera. Mais quand vous dites que j'ai tort, ça je vais vous dire les choses assez simplement. euh qu'il y ait une différence entre Trump 2016, Trump 2024, qu'il y ait dans le Trump le Trump la personne, le candidat et dans ce qu'il dit surtout dans ce qu'il ne dit pas plus de euh d'identitarisme et plus de vision conservatrice, on va dire que le Trump de 2016.

Oui, mais moi ça m'intéresse certes, mais c'est pas ce qui m'intéresse le plus Éric. Ce qui m'intéresse, ce sont les électeurs. Or, les électeurs de Trump, toutes les enquêtes d'opinion avant, celle du vote et après le vote montre que ce qui les a conduit et notamment tous les latinos qui ont fait la victoire de Trump, tous ceux dont les ces démocrates qui sont des personnes bornées dans leur progressisme moralisateur pensaient que parce que elles étaient latino, jamais elles ne voteraient pour un raciste comme Trump.

Tous les comptés du sud, tous les comptés limitrophes du Rio Grandé, les latino dans des grandes proportions ont voté pour Trump. Pourquoi ? Parce que il voulait simplement du pouvoir d'achat.

Si il pouvait du pouvoir d'achat, mais c'est ce qu'ils disent lorsqu'on les interroge. Et les thèmes qui ont fait gagner Trump en 2024, c'est simple, c'est l'inflation. Enfin, ce que les Américains appellent l'inflation, c'est la hausse des prix et l'immigration.

Mais l'immigration pas vécu tant identitaire que sur un mode on vient nous prendre nos emplois à nous braves latinaux qui venons d'arriver depuis 10 ans qui avons fait toutes les formalités et qui sommes là de manière régulière et on nous envoie des gens qui viennent braconner comme disait euh Obama qui viennent braconner nos emplois. C'est la vision principale. Alors qu'il y ait, comme vous l'avez dit, une interpénétration des deux thèmes et que vous ayez en partie raison et que vous conseiez que j'ai en partie raison également, c'est certain.

Mais on peut pas dire que le Trump 2024 n'a rien à voir avec 2016. Si. Est-ce que j'ai dit ça ?

Ah, il y a deux Trump. Ah oui, il y a deux Trump. Il y a deux Trump mais pas dans son discours politique, dans son discours de campagne.

Il a il a fait une campagne d'abord sur la désindustrialisation. On vous pique vos emplois, le pouvoir d'achat. C'est faux.

C'est faux. C'est faux. Je suis désolé.

C'est faux. Alors, il y a Non, mais il y a un gros problème. Il y a un gros problème de base et je le vis depuis que je me suis lancé dans la bataille politique, c'est que on ne peut plus défendre une idée à partir du moment où on est responsable politique et candidat sans que le Morel ou d'autres me disent "Ah ben c'est normal, vous voulez vous distinguer." Non, je dis cela parce que c'est la vérité et accordez-moi que ce n'est pas pour me distinguer pour me faire pour faire le mariol entre guillemets et pour avoir des électeurs que je fais ça.

Je le dis parce que je le pense et je vais vous dire moi je n'ai pas fait de carrière politique. Donc si j'étais d'accord avec le Rassemblement national, je serais allé au Rassemblement national. C'est parce que je ne suis pas d'accord avec eux que je me suis présenté.

Donc arrêtez de dire c'est très vexant et et si si c'est très vexant de dire c'est vous dites ça parce que c'est pour vous distinguer. Ce n'est pas pour comprendre que vous avez vous-même gentiment rappelé que l'objet de ce débat est de parler de mon livre. Je consacre quelques pages quelques pages au cousinage entre le RN et Bagar.

C'est un peu et après vous dites c'est c'est ça le débat fondamental parce que le vrai débat c'est que l'N ce n'est pas reconquête et que Mag n'est pas mag. Je dis que votre axe mal à cause de ça. Je continue, je continue, je vais vous répondre.

Je ne suis pas d'accord avec votre analyse de la victoire de 2024 pour les électeurs. Je ne suis pas d'accord. Je n'ai pas lu les mêmes études.

Excusez-moi. D'abord, quand vous dites que les Non, non, j'ai pas lu les mêmes études et je vais vous dire ou quand vous dites que les Latinaux, vous auriez pu ajouter aussi une partie des noirs de du vote noir. Une petite partie petite partie du vote noir.

Absolument. Et ce n'est pas la majorité des latinos. Ça doit être du 40 % ou un truc comme ça.

Presque 50 %. Les hommes latino ont voté à 58 % pour pour Trump. Merci à Kellino Morel les hommes.

Oui. Et pourquoi les hommes ? Parce que toute la campagne de Trump s'est faite aussi sur un axe qu'ils appellent là-bas viriliste que un un vax antiféministe et donc antiwiste que vous avez complètement négligé et qui était fondamental d'après moi plus important que les emplois.

Je sais que ça vous plaît pas et je sais que vous n'êtes pas d'accord avec ça, mais moi je pense ça, je pense que ce qui a attiré une petite portion de l'électorat noir et c'est ce que je lis dans les études que j'ai lu moi aussi, je suis désolé, c'est étude contre étude. On n pas on n pas très bien, on a tiré pas les mêm parce en fait ce que vous dites, je l'ai lu également. Non mais parce que quand on quand on interview les Latinaux en leur demandant ceux qui sont adeptes de ce vote que vous avez dit viriliste d' je vais voter en fin de compte pour Trump alors qu'on m'a expliqué depuis toujours que comme je suis latino, je devrais voter pour un démocrate, je vais quand même le faire et et que et vous reliez ça à la question de la place de l'homme dans la cellule familiale de société.

Oui, mais ils le vivent à travers le prisme pouvoir de chasser. Moi qui travaille, je ne suis pas capable de payer à ma famille le lait, le l'électricité et la voiture et et le loyer que leur besoin. C'est la différence entre un socialiste et un non socialiste.

C'est que le socialiste voit tout à travers le prisme du socialiste. Comme je ne suis plus socialiste, je vois pas où vous êtes resté socialiste. C'est-à-dire que vous voyez tout à travers le prisme du social et moi je vois tout à travers le prisme des idées et de l'identité parce que je pense comme je vous l'ai citer que aujourd'hui c'est ça qui prime mais on a le droit de pas être d'accord sinon il nous aurait pas nous ne sommes pas d'accord mais je ne vois pas tout à travers la question du social vous avez lu vous avez bien notre thème et encore une fois pour de mes collègues qui se pensent ou qui se réclament du wisme dirai que mon livre est est un affreux ramassi de de de de J'ai dit au départ j'ai dit au départ que ce qui nous différenciait cétait uniquement la hiérarchie et que vous et moi, on considérait également qu'il y avait une part de immigration identité et une part d'économique et sociale.

Vous et moi, on va pas se disputer là-dessus, ça serait artificiel. En revanche, ce que je pense, c'est que la hiérarchie nous distingue. Je vais vous donner un exemple que je donnais pendant la l'élection présidentielle.

Euh pourquoi je mets l'identité au-dessus de l'économique et sociale ? Encore une fois, ça ne veut pas dire que je néglige et que je méprise l'économique et sociale. Les pays de l'Est, Russie, Pologne et cetera, ont été dominés par le communisme 1920 pour la Russie, 1945 pour les autres.

Et pendant 50 à 70 ans, l'économie a été ravagée, l'école a été et tout a été une catastrophe. Quand ces peuples-là ont été libérés du communisme en 1989, ils se sont rétablis en 10 ans, 20 ans, 30 ans. Pourquoi ?

Parce qu'ils avaient gardé le même peuple. Voilà, c'est la grande différence avec ce qui se passe aujourd'hui. C'est qu'aujourd'hui, nous sommes dans une strat dans une dans une phase de remplacement de peuple et que ce n'est pas la même chose que quand le communisme a liquidé l'économique et social.

C'est pour cela que je mets l'identité au-dessus de l'économie des soci. Je je crois que ce que vous dites là euh tout le monde en est conscient, non ? Bah tous ceux qui vous écoutent ou qui vous lisent ou qui vous suivent, qui approuvent ou pas vos vos déclarations savent cela.

Là où je vous rejoins parce que je ne suis pas d'accord avec cette vision, c'est qu'effectivement c'est une question de primuté, de hiérarchie. Ce qui veut pas dire que on voit pas les choses, je crois pas être le plus aveugle. Pas du tout.

Je ne prétends pas ça, je vous l'ai dit. Bon alors je vois ça et pour répondre à votre question Alexandre tout à l'heure parce que faut quand même le dire si je comprends bien et Éric Zemour le dit il est favorable je crois pas trahir sa pensée à un Trump et même à un Trump 2024 pour présider la France et alors là je vais vous donner raison moi je suis favorable à un Roosevelt français h voilà c'est bah vous voyez que c'est notre désaccord vous êtes même d' vous êtes même en fait vous êtes favorable je vous ai l je crois un Obama non un Rosevelt parce que vous dites en gros oui mais Obama c'est un Roosevelt 2-0 c'était Non, moi aussi je vais faire des distinctions. Obama [rires] 2008 Ouais.

Le premier Obama a été élu effectivement pas parce qu'il était noir. Qu' qu'il fut noir a été un atout magnifique et ça conduit tout un tas de gens à se dire ce serait superbe que la démocratie américaine il n pas noir, il est métisme mais pas sur les détails voà arrive à ça. Oui mais enfin vous savez que il suffit de se reconnaître comme noir pour être on va pas rentrer dans ce débat on va pas rentrer dans le wisme.

Mon ch d'accord il était noir mais c'est pas pour ça qu'il a gagné. Il a gagné parce que le monde avait traversé une crise financière absolument terrifiante et que donc les gens ont cru que cet homme-là un hom sera un Roosevelt. Voilà, on est d'accord.

Et malheureusement, il a été il ne l'a pas été, il a été un un Roosevelt au petit pied, on est mais il a été énormélu parce que il était nettement supérieur à son adversaire que la politique comme vous savez ça reste une chose éminative et que comme vous avez son aisanceme, son charisme et bon, il a été élu. Donc je suis plutôt favorable à Roosevelt. Je pense qu'il faut un Roosevelt à la France, ça oui.

Et d'ailleurs, c'est tellement vrai que je bats ma coulpe, mais je suis pas tout seul à le faire. En 2011 et en 2012, quand j'ai accepté de soutenir François Hollande, dont vous avez vu la gentillesse de rappeler que j'avais été trop longtemps le conseiller. J'ai pas dit trop longtemps.

Ça c'est vous qui [rires] l'avez. C'est moi qui le dit. Je suis quelqu'un de laisse penser tellement fort.

Je suis quelqu'un de lucide. [rires] Euh quand je l'ai rejoint, je vous laisse avec Arnaud Mondbourg ou d'autres, c'était précisément parce qu'on pensait qu'on pourrait avoir alors pas un Roosevelt pas la le géant de Franklin et la Rosevelt mais enfin disons un petit Roosevelt français qui pourrait prendre la mesure de la situation de la France et renverser un peu la table. Évidemment, c'est discours du bourget et vous savez ce qu'il en est devenu, c'est-à-dire rien et même pire que rien, c'est-à-dire une trahison.

Voilà. Que moi je je voyais venir mais c'est pas grave. Mais parce que vous êtes plus intelligent que moi, chéri.

Ah, vous croyez ? Alors [rires] alors Éric euh Z revenir à votre question. Non non mais je vais je vais revenir.

Oui oui mais je vais revenir tout tout seul. Tout seul. Alors allez-y. [rires] Vous avez comme un grand comme ça ça me permettra de boire.

Vous avez dit tout à l'heure que JD c'était le le le le conservatisme, l'identité. C'est quand même aussi un enfant de de de la Rosbelt. Euh et la question du protectionnisme est quand même au cœur de la politique de Donald Trump.

Alors après, on peut, je suis d'accord, on peut discuter de la la hiérarchie. Je voulais juste rappeler ce détail qui à mon avis n'en est pas n'en est pas un. Autre chose importante, si on fait le bilan des un de Donald Trump, c'est qu'il me semble moi que la la différence principale entre Trump 1 et Trump 2 et moins euh le populisme vs conservatisme euh identitaire que le fait qu'il était beaucoup mieux préparé euh et que depuis qu'il est arrivé, il a décidé très clairement de s'en prendre à ce qu'on appelle en France l'état de droit pour pouvoir justement mettre en œuvre, comme l'a dit Ailono Morel très rapidement et très et le plus efficacement sa politique sa politique quitte à s'asseoir plus ou moins sur certains contrepouvoirs.

Comment vous est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Est-ce que c'est un modèle qu'il faut copier en France ? Vous sa le Conseil constitutionnel, l'Union européenne, qu'on a une forme d'impossibilité légale, mais est-ce que en même temps ça va pas trop loin ?

C'est un peu ma question initiale à Akilino Morel. Est-ce qu'on n'est pas dans une forme de dérive autoritaire que le retour de bateau est peut-être un peu trop puissant puisqueaujourd'hui il y a des mort? Très bien, je je vais vous répondre.

Je pense que le trumpisme, je suis d'accord avec vous, il était mieux préparé, on est tout à fait d'accord et je pourrais même être d'accord sur le protectionnisme parce que moi aussi je suis je pense que un protectionnisme aujourd'hui européen est absolument indispensable, sinon nous serons balayés. Donc je ne suis pas contre la le protectionnisme. C'est même c'est même quelque chose que j'approuve chez Trump d'avoir mis un terme et on sera sans doute d'accord à cette mondialisation soi-disant heureuse qui avait été tellement malheureuse pour les peuples occidentaux euh et et justement il a il a il a mis un terme à ça et j'en suis ravi et j'aimerais bien que enfin les pays européens s'alignassent sur les sur cette sur cette politique.

Donc vous voyez ça c'est réglé. Maintenant revenons à ce qu'on appelle l'état droit. Je pense qu'il y a eu depuis je dirais euh encore une fois l'Amérique nous a contaminé si j'ose dire depuis l'histoire de de Nixon et du Watergate, il y a eu un un affaiblissement du pouvoir exécutif américain et occidental sous les coûts redoublés de des juges et des médias.

Et au nom de l'état de droit, comme on dit, on va voir ce que c'est. Euh on a chaté le pouvoir exécutif et donc on a complètement mis de côté la démocratie, la réalité de la démocratie qui est le pouvoir du peuple. C'est-à-dire que il y avait, vous savez, dans beaucoup d'élites, en particulier après la Seconde Guerre mondiale, l'idée générale que le peuple avait voté Hitler et que le peuple pouvait être catastrophique et qui donc il fallait l'encadrer très strictement pour qu'il ne ne ne ne dérive pas dans les dictatures.

Euh dès je je tiens à dire une précision parce que dès 1947, ce débat prend court. Comme par hasard, il prend cours dans les pays, l'Allemagne et l'Italie qui ont connu le fascisme et le nazisme. Et le général de Gaulle, et je suis sûr qu'on sera d'accord là-dessus, répond à une question, j'ai lu ça récemment.

On lui dit "Mais est-ce que vous êtes d'accord avec l'érection de Cour constitutionnelle qui contrôle le Parlement, la loi et cetera ?" et il répond cette fameuse phrase "En France, la Cour suprême, c'est le réponse. Donc moi, je pense que ce que fait Trump, c'est le c'est une mode très de la Cour suprême, c'est le peuple.

Le peuple, c'est lui. Il a été élu et donc il doit absolument accomplir ce pourquoi il a été élu. Ça ne veut pas dire qu'il faut éradiquer, détruire tout contrepouvoir.

Ça veut dire que les contrepouvoirs aujourd'hui sont devenus le pouvoir et que d'ailleurs c'est un problème occidental. Ce n'est pas seulement un problème américain euh français, italien, anglais, israélien. Souvenez-vous l'affrontement juste avant le 7 octobre qui a mis des centaines de milliers de personnes dans la rue à Tel Aviv parce qu'il y avait un affrontement parce que Nataniaou voulait justement euh donner le dernier mot au parlement et non pas à je sais pas comment ils appellent ça eux, la Cour suprême ou conseil constitutionnel, mais c'est la même chose.

Donc moi, je pense que c'est indispensable de ramener les juges et le Conseil constitutionnel dans le rôle initial et qu'ils arrêtent de gouverner à la place du parlement et du gouvernement. Parce que c'est ce qui se passe aujourd'hui. Toutes les décisions du Conseil constitutionnel euh font du Conseil constitutionnel le gouvernement suprême qui va jusque dans les détails, ça suffit.

Donc nous devons à la fois régler la question par référendum, la question de l'immigration. Même si les juristes nous expliquent que ce n'est pas constitutionnel, je n'y crois pas une seconde. Il disait déjà ça en 1962 pour l'élection du président de la République au suivrage universel au général de Gaulle et le général de Gaulle a répondu que le référendum de l'article 11 c'était tout ce qu'on voulait.

Je suis je donne à disposition les interventions télévisées du général de Gaulle à ce sujet. Et il disait "C'est moi qui c'est moi qui l'ai fait et j'ai voulu que le référendum soit l'âme de du de la 5e République et de la Constitution. Donc c'est pas vrai qu'il y a des sujets interdits.

C'est une invention de juriste. Bon et deuxièmement, il faut redonner, c'est vraiment ce que je proposerai euh quand je le pourrai, redonner le dernier mot au parlement dans le cadre de la de de de du rapport entre parlement et conseil constitutionnel. Akilino Morel, je pense vous avez des points d'accord sur le référendum, mais est-ce que Trump se ne va pas trop loin et où est-ce qu'on met le curseur justement entre le pouvoir exécutif, la souveraineté du peuple et les contrepouvoirs ?

C'est sur ce point que je voulais revenir mais en revenant pardon aux États-Unis. Oui. Parce que la comparaison est toujours possible, la transposition c'est fructueux. problème occidental vraiment je et et vous avez raison, il y a une dimension occidentale mais il y a une spécificité américaine.

La spécificité américaine c'est que parez-moi ma voix est un peu faiblarde c'est que la constitution est laconique. Elle n'est pas comme la nôtre assez précise où on distingue les pouvoirs du président, du premier ministre du parlement. Aux États-Unis, il y est écrit, je me rappelle pas exactement, je crois que c'est l'article 2, section 1, le pouvoir exécutif sera confié au président des États-Unis.

Point point de détail sur quelle ampleur de celui-ci, quel périmètre, quel degré, est-ce que c'est simplement le pouvoir exécutif, les nominations de fonctionnaires, jusqu'où ? Dans un pays où par ailleurs la fonction publique s'est développée par vague successif d'agences. C'est pas tant l'administration centrale que des agences hein, la CIA, la FDA et ce qui se créent au fur et à mesure et qui sont voté par le Congrès.

Ça c'est vrai. Donc il y a un problème aux États-Unis qui est propre et que d'ailleurs Trump ne fait qu'exacerber mais il y a pas eu de certaine manière plus président plus autoritaire je vous faire plaisir que Roosevelt [rires] évidemment et il était tellement autoritaire et comme il a été réélu quatre fois 32 36 40 44 arrêé les frais si la mort l'avait pas [rires] l'avait pasé 45 il aurait fait un 5e mandat donc on [rires] s'est immédiatement empressé de voter le 22e amendement en 47 pour dire oh Stop plus ce qui est une bêtise d'ailleurs. Donc et je vous rappelle qu'il a quand même déporté par un exécutif order 120000 américains d'origine japonaise dans des camps d'internement qui s'est comporté à l'époque on le disait comme un dictateur et que cette tendance là qui est de dire j'ai le pouvoir exécutif, j'ai été élu par le peuple directement et bien je vais l'exercer.

Ces successeurs qui n'étaient pas à sa hauteur, je vous le concède, on néanmoins essayé de l'incarner. et Trump qui est ce qu'il est, qui n'est pas Roosevelt, qui n'est pas Obama, qui n'est pas Lyndon Johnson, qui n'est pas George Washington, qui est ce qu'il est, mais il a été choisi et qui a été très frustré par son premier mandat ou et c'est l'autre problème que je voulais soulever, vous parlez de l'état de droit, mais il y a aussi ce qu'ils ont appelé là-bas le deep state, l'état profond que notre président de la réponét droit, certains l'appellent l'état profond. C'est à profond c'est autre chose cette forme d'inertie de la machine la bureaucratie autonomisée qui s'ajoute au gouvernement en fait c'est le gouvernement des juges plus le distinction est tout à fait fondament et il est dans cet affrontement qui veut dire je veux tester quelles sont les limites auxquelles je pourrais accéder en terme de périmètre du pouvoir présidentiel mais ça d'autres l'ont fait avant lui et par ailleurs je vais reprendre la main sur le pouvoir d'état mais de ce point de vue-là je voudrais quand même qu'on soit bien conscient d'une chose. c'est que aux États-Unis, Trump et les gens qui soutiennent se battent pour essayer de faire appliquer ce qu'ils appellent la théorie unitaire de l'exécutif.

C'està-dire bah il y a un président, c'est lui qui va exercer pouvoir, ce qui chez nous devrait nous faire mais s'esclaffer puisque depuis le référendum du général de Gaul du 6 novembre 62 suite à l'attentat du Petit Clamar du 22 août, et bien le président français a tout le pouvoir exécutif, absolument tout. Il contrôle le premier ministre qu'il nomme révoque à sa guise. Il il 8 article 8 1er, il nomme le gouvernement.

Il contrôle des facto le travail de l'Assemblée nationale, pas du Sénat, mais son rôle est quand même, vous le savez, on va dire contingent. [rires] Bon, donc en fait, il voulait le supprimer. Donc en fait, quel est l'homme politique le plus puissant du monde ?

C'est le président de la 5e République lorsqu'il n'y a pas de cohabitation. Et le président des États-Unis à peine est-il élu pour 4 ans quatre petites années qu'il est déjà menacé par les élections de midterms comme l' aujourd'hui euh bon je voulais vous faire dire du mal de Donald Trump, j'ai pas j'ai pas réussi aucune inquiétude donc du coup sur la la la manière de de sur la la vitesse avec qui en tout cas il impulse une forme de changement de régime qu' dont on peut discuter la légitimité ou d'un retour au fondement si vous voulez de la démocratie américaine. Je suis assez d'accord sur le diagnostic mais est-ce que la la la puissance le la vitesse avec laquelle il impose a pas des effets collatéraux inquiétant parce que je vous le dis ça parce que vous vous êtes inquiet de l'élection de Donald Trump l'inquiétude est une mauvaise attitude dans la vie en général et dans la vie politique en particulier.

Moi, je me reconnais pas là-dedans. Je je j'essaie d'appliquer le précept de Spinoza lorsque j'ai tourné mes yeux vers la vie, l'action des hommes, je me garde de rire, de maudir et de railler. Je veux comprendre.

Je pense que ce qui est important en politique, c'est de comprendre pourquoi Trump a été élu alors qu'il avait tout le système contre lui et pourquoi 8 ans plus tard, il a été réélu alors que tout le monde disait que c'était impossible, inimaginable, inenvisageable, une catastrophe, une menace mortelle, existentielle et cetera. C'est donc que un, il incarne quelque chose de l'Amérique profonde. Sa personnalité incarne quelque chose.

Qu'on l'aime ou qu'on aaime pas, ça ne m'intéresse pas. Que deux, il est porté par des forces sociales, économiques, politiques réelles d'une partie de la population qui ne se reconnaît pas dans la manière dont elle a été présidée et gouvernée pendant les dernières décennies. Et enfin parce que ces adversaires ont accumulé une quantité d'erreurs et de fautes politiques, stratégique et tactique et humaine que ça en devient par moment enfin entre le comique et et le désespoir si vous voulez.

Donc c'est ça qu'il faut comprendre et donc il ne faut pas être inquiet. Et il y a un mouvement brutal chez Trump. Mais moi je je vais vous dire la vérité, j'aime les États-Unis, hein.

C'est un que je connais pas bien mais je l'aime. Je suis même je sais pas si Eric Zemour l'aim est fellow de la French American Foundation. Ah non, je n'ai pas eu cet honneur.

Bah donc moi je ne je ne je ne je ne si vous voulez je ne recule pas devant ça. Je considère que le peuple américain en dépit de ses gouvernements présents, passés et même à venir est un ami de la France, un ami de l'Europe et que il faut savoir surmonter les épreuves car en ce moment nous traversons une épreuve mais une épreuve qui est qui est liée au cycle de la vie et de la vie politique. Et j'ajouterai que nous avons un peu cherché Zemour rappelait puisqu'il avait la gentillesse de de célébrer ma bibliographie que nous avons lu malheureusement les mêmes livres sur les mêmes bancs les mêmes écoles probablement pas avec les mêmes culottes mais [rires] presque.

Moi ça fait quand j'étais à Sciencep en même temps que vous Éric. Donc il y a un moment 40 ans, j'entendais déjà et je disertais déjà doctement dans la section internationale dans les questions internationales sur le partage du fardeau hein absolument militaire entre les États-Unis et la France. Et on disait oui.

Alors, il faudrait quand même que l'Europe et la France se rendent compte que la défense de nos nations ne peut pas reposer exclusivement sur le grand frère américain qui jusque là bon est bien généreux, paye ceci, paye cela. 40 années et 40 années pendant lesquelles chaque président et améli chaque président américain a apporté sa touche en disant faites attention après je me retire de l'UNESCO, je ne valide pas le traité pour la Cour de justice pénale internationale et cetera. Donc des signaux très forts que l'on n'a pas voulu voir jusqu'au moment où effectivement vous arrivez avec un président qui lui ne prend pas de gant ne ne fait pas n'utilise pas le langage des diplômés de Columbia ou de Harvard.

Il dit bien qu'il soit diplômé de d'université de HBI he diplômé de Pen. Faut pas imaginer que c'est un que c'est un un quelqu'un sans diplôme. Il il a fait les études qu'il voulait mais donc très bien.

Mais il dit les choses avec brutalité. Mais moi, pardonnez-moi, ça c'est un peu le côté qui me reste de du médecin que que je fuse autrefois. Quand vous avez ce genre de crise, c'est parce que souvent vous avez conservé quelque chose en vous trop longtemps et que donc l'expulsion, la prise de conscience, elle se fait dans une forme de radicalité et de violence.

C'est un peu inévitable. Je crois que vous serez entièrement d'accord là-dessus. J'avais une question pour pour vous Éric Zemour. que vous placez l'enjeu, la question de l'identité, la question de l'immigration au au sommet de de toutes les questions.

Mais peut-être que vous avez été et vous le restez, vous l'avez dit, malgré tout souverainiste, même si c'est pas votre dans la hiérarchie de de voilà de de vos engagements, l'engagement principal euh aujourd'hui. Vous avez été souverainiste et vous avez peut-être été moins américanophile que Akilino Morel. C'est-à-dire que l'impérialisme américain, vous l'avez souvent euh dénoncé.

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur Trump lorsqu'il veut s'emparer du du gros en mettant de côté les faiblesses de l'Europe, l'indignation à géométrie variable. Peut-être que le le Groan n'est pas le problème central, vous allez me me dire aujourd'hui de la France ni de l'Europe. Mais tout de même symboliquement, on a un président américain qui s'est dit d'abord nationaliste et qui là semble avoir malgré tout une forme de projet impérial.

Comment vous regardez ce ce projet impérial là ? Et est-ce que c'est pas un paradoxe pour un souverainiste de prendre pour modèle un président américain ? Alors euh moi je vais vous dire et c'est bien parce que ça nous ramène au début de la conversation que que j'avaisque un point que j'avais [rires] Non mais c'est vrai, j'avais voulu euh j'avais voulu partir de d'un autre côté mais je je vous avais dit que je répondrai en en vérité euh pour moi, je distingue euh le Trump intérieur et le Trump extérieur. de Trump intérieur franchement c'estàdire l'action de Trump aux États-Unis je ne je n'ai pas beaucoup de désaccord on dira ça comme litot d'abord j'ai apprécié sa manière d'être élu contre tout le système et en particulier tout le système médiatique.

Puis je considère que j'entendais des phrases. J'étais à l'investiture, j'étais aux États-Unis, je j'ai discuté avec les gens de la galaxie maga qui sont très intéressants. Je j'entendais des phrases qui me déplaisaient pas quand j'entendais que l'immigration était une guerre, quand j'entendais que le trafic de drogue était une guerre aussi.

Je je reconnaissais certains de mes propos que copie, vous avez compris. C'est simplement comme il y a un grand mouvement occidental, voilà, il y a un grand mouvement occidental et que dans chaque pays, il y a des gens qui qui incarnent ce mouvement comme toujours dans l'histoire d'ailleurs mais Akilino Morel le sait comme moi. Donc à l'intérieur le combat contre le wokisme dans les universités, le fait que non seulement et c'est la grande différence avec Obama, il ne combattent pas seulement l'immigration illégale mais aussi l'immigration légale et que il engage une remigration 1 million et demi d'immigrés en moins en même pas 1 an.

Je dire je rappelle que nous en France et les derniers chiffres de l'immigration légale sont sortis. C'est 15 % de plus 385000 sous monsieur Rotaillot, hein. Vous voyez la différence de de de politique et de conséquences.

Donc ça, j'approuve j'approuve tout ça. J'approuve également, je vous l'ai dit tout à l'heure, sa politique protectionniste, vous comprenez ? même si ça peut nous faire du mal à nous les viticulteurs, les j'ai bien compris tout ça, mais je parle pour les États-Unis et pour le monde.

Donc vous voyez le le le Trump intérieur. Après le Trump extérieur, il est un patriote américain. Moi, je suis un patriote français.

Donc il défend les intérêts des États-Unis. Moi, je défends les intérêts de la France. Parfois c'est concordant et parfois c'est divergent.

Mais j'ai pas attendu Trump pour ça. Moi, je trouve que euh les crit d'orfred des pseudopatriotes d'aujourd'hui parce qu'il déteste Trump qui prennent qui agite le petit drapeau français. Alors que et là je je mets volontiers à Kilino Morel avec avec moi et moi avec lui.

Euh il nous crachait dessus quand on défendait la patrie française. Ça m'agace un peu. Quand c'était sous Obama qu'on mettait en prison monsieur Pierucci un cadre d'Alstom.

On les entendait pas quand c'était sous Biden, je crois que les États-Unis brisaient notre accord commercial avec l'Australie. On les entendait pas. Donc ça m'agace un peu, j'avoue.

Donc ceci dit, si vous étiez au manette, vous feriez quoi là ? Que les que ceux qui ont une alignation géométrie variable vous agaz attendez attendez. Je dis donc que je comprends très bien que les pays européens et la France conteste la volonté de Trump de d'acheter ou pire encore de conquérir le Groenlande en sachant quand même que il est de coutume pour les États-Unis d'acheter.

Ils nous ont acheté la Louisiane, ils ont acheté l'Alaska russe je crois en 1867 il voulaient déjà acheter en 1945 d'ailleurs le Graland. C'est c'est pas c'est pas une lubie trumpienne, c'est une vieille histoire. Le grand n'est pas une terre européenne, c'est une terre colonisée par un pays européen et qui est dans le continent américain.

Vous voyez, il faut quand même expliquer aux Français parce que à les entendre, c'est comme s'il avait attaqué la Bretagne, quoi. Donc il faut il faut quand même expliquer tout ça. Mais je comprends très bien que les Français et les Européens disent non.

Maintenant, et c'est là que je voulais en venir, on a tellement affaibli la France et les pays européens au nom de du désarmement des dividendes de la paix, votre ami Fabus, euh les le l'ouverture générale non seulement aux immigrés, mais l'ouverture aux produits chinois. Je veux dire tout cela, cette idéologie de l'ouverture de la Commission européenne et des dirigeants français et européens a tellement affaibli la France et l'Europe que il était inévitable et là je suis d'accord avec Akino Morel qu'il y en a un un président américain qui dise bah vous voyez vous êtes tellement nul, vous êtes tellement faible que maintenant on vous prend tout. C'est c'est tuidide quoi.

On depuis 2000 ans, on sait ça. On sait que le fort demande tout ce qu'il exige et que le faible est obligé euh d'accorder tout ce qu'on exige de lui. Ça n'a rien de nouveau.

Vous comprenez ce que je veux dire ? Ça n'a rien de nouveau. Donc vous me disez si j'étais au manett sur le même mais c'est Oui, c'est répondez quand même sur les manettes.

C'est le plus important. On sait que ça naoua il faut simplement se renforcer, se réarmer, se réarmer militairement. J'ai passé ma campagne présidentielle à dire ça, le devoir de puissance et aussi s'occuper de soi, c'est-à-dire combattre l'invasion migratoire, le grand remplacement, la désindustrialisation.

Euh vous voyez, il y a il faut d'abord s'occuper de nous. On est tellement faible. Vous avez vu que maintenant on est un des pays les plus pauvres de l'Europe.

Je veux dire, il faut quand même le dire. Et pourquoi tout cela ? Pour cause de ce que je viens de dire.

Euh Morel, vous vouliez réagir pas trop long parce que après j'aimerais poser une question de conclusion parce qu'il reste plus que 5 minutes 7 minutes dans cette émission. Vous avez été bavard tous les deux. Ben c'est normal.

On est l'un en face de l'autre à côté on est là pour parler. Bah oui, j'en suis très heureux. C'est c'était pas [rires] une c'était pas une critique.

Allons-y. Non. Alors il veut parler tout seul.

Bon voilà sur la question de de du Groenland ou de l'attitude de Trump extérieur comme l'a caractérisé Éric Zemour. Moi, je suis un être simple et je m'efforce de le rester. Je n'aime pas la complexité.

Je considère c'est une difficulté qu'il faut résoudre et non un totem qu'il faut célébrer contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes. Je suis un patriote et je j'ai pas peur de le dire, un nationaliste. Pas dans un sens béliqueux, mais dans le sens où j'aime mon pays et je l'aime en tant que nation.

Absolument. Bon, donc par conséquent, je ne peux pas concevoir que d'autres personnes, d'autres êtres humains vivants dans d'autres pays se comportent différemment. Et par conséquent, je comprends très bien que les Danois et que les Grenlandais veillent absolument et ils ont bien raison défendre leur territoire et qui considèrent les intentions de Trump comme particulièrement insupportables et dangereuses et inacceptable.

Très bien. Mais moi, ça c'est c'est le point de départ et cela va de mon point de vue de soi. Mais il y a autre chose, c'est quand même la forme de naïveté et de fascination en fait pour Trump que moi je ne partage pas du tout.

C'est ce que j'allais dire parce que moi je regarde Trump comme par-moi encore comme un médecin c'estàdire je dirais pas comme un patient je parce que je veux pas dire qu'il est malade mais comme un homme. Donc je le regarde, il est grand, il est comme c fait comme ça, il se comporte de telle manière, il parle de telle façon, il utilise tel vocabulaire, tel thème et cetera. Mais là dans la fin du Groenlande, c'est caricatural.

Il arrive en disant en ayant préparé le terrain puis en disant je vais le prendre d'une manière ou d'une autre grandlande, vous commencez à me casser les pieds, ça va être à moi pour la raison que qu' rappelamour, c'estàd bon, c'est une terre qui est pas plus européenne ou danoise que qu'elle n'est en fait américaine. C'est enfin tout un tas d'arguments qu'on peut entendre et une attitude, on va dire comme ça très brutale et d'affirmation. Et en réalité, il a suffi que quelques pauvres chefs d'État européens qui sont quand même un peu dire sur la défensive et quiincarnent pas la force triomphante se concerte et se disent "Bah non, alors cette fois-ci on va pas le faire, on va pas le laisser faire, on va dire non." Qu'est-ce qui s'est passé ?

Il a reculé. Il a reculé. Ça veut donc dire qu'en fait cet homme et c'est assez logique, il n'a cessé de le dire.

Je veux pas rentrer dans le truc l'art du deal patati patata lui il veut quelque chose il dit bah je vais demander ça exactement et si j'arrive à voir ça ce sera pas mal et nous à chaque fois qu'on dit qu'on dit qui demande on dit alors c'est non et moi il y a quelqu'un bon on est d'accord làdus il y a un moment donné quelqu'un dans la campagne de Trump qui a dit chose très vraie c'était un de ses partisans et il écrivait parfaitement la psychologie des Américains notamment de la presse américaine il disait voilà les adversaires de Trump prennent Trump au mot littéralement Mais pas au sérieux. Les électeurs de Trump, ils prennent Trump au sérieux mais pas littéralement, pas au mot. Moi, je pense qu'il faut faire les deux.

Faut pas le prendre au sérieux quand il fait des phrases qui sont des rodau montades à l'évidence, mais bien sûr être vigilant, s'organiser, se réarmer. Et j'ajouterai à la série de réarmement énuméré par Exemo, ce qui à mon avis est premier, c'est le réarmement intellectuel. C'est d'être de capable de penser le monde comme dirait Spinoza, tel qu'il est et non tel qu'on aimerait. qu'il fut parce qu'il ne le saura jamais.

Nous vivrons jamais dans un monde à la Kente. On vivra toujours dans un monde à la Spinoza où les les gros poissons ont un droit souverain de manger les petits poissons. C'est atroce mais c'est la réalité.

Et donc ce rermement là c'est le meilleur moyen à opposer à Donald Trump et certainement pas ni la dénonciation quotidienne ni la lecture compulsive du moindre de ces tweets de ces déclarations. On a compris. On a compris.

Je voudrais juste en revenir euh au livre qui s'appelle La France au au miroir de l'Amérique où on a compris les causes de la victoire de Trump. On a compris que ça pourrait nous arriver en France. Est-ce que c'est un problème finalement ?

Parce que quand je vous écoute, Trump ça a pas l'air si mal que ça. Non, j'ai [rires] j'ai donné ma j'ai donné ma réponse. Non, c'est quoi alors ?

Je suis pas pour un Trump et encore moins un Trump. 2 [rires] version 2024 qu'un Trump 2016 version Roos d'accord oui oui parce que je pense que l'enjeu est non mais je pense que la méthode en politique c'est capital c'est presque presque aussi important que l'objectif or il faut rassembler les gens il faut les réunir. Alors bien sûr dans la réunion de rassemblement les questions identitaires ont leur place et je suis bien placé pour le dire je l'ai écrit à plusieurs reprises.

Tu considères que ce dont souffre le pays, c'est de la question identitaire et de la question sociale. Les deux à la fois et très souvent pour reprendre votre expression, elle s'interpénètre. D'accord ?

C'est mais qui peut faire ça ? Pour moi, c'est Roosevelt ou quelqu'un qu'on a oublié et qu'on a ramené à une seule de ces dimensions, c'est Martin Luther King. Martin Luther King, il est resté dans notre inconscient comme le pasteur noir, éloquent, I have a dream et le l'infatigable jusqu'à la mort, partisan et lutteur pour les droits civiques.

Mais c'était un homme qui disait tout le temps partout, je veux que les noirs et les blancs soient ensemble, main dans la main, les travailleurs noirs, les travailleurs blancs. Et dis une chose qui est très vraie, c'est que les statistiquement humainement les gens qui sont antinoirs sont antitravailleurs et réciproquement et ça c'est le fond de ma conviction. Écemour, on a 1 minute 30.

Est-ce que vous rêvez d'être le le le Trump français ? Et est-ce que la comparaison avec Donald Trump, on a compris que vous vous aimiez cette comparaison là, c'est pas un piège non plus parce que les Français même quand ils approuvent son volontarisme, aiment pas tellement le personnage ni tellement l'Amérique. Mais vous avez raison, mais moi je ne suis pas dans les considérations tacticielles sur le piège ou pas le piège.

Peut-être que j'ai tort, peut-être qu'un politicien serait plus malin que moi. Mais moi, je vous dis ce que je pense. C'était le sens de mon propos tout à l'heure.

Je pense ce que je vous ai dit, c'est-à-dire qu'il faut cette politique là pour la France et pour tout l'Occident parce que tous les peuples occidentaux maintenant l'ont compris et le veulent. Alors Trump, il est américain, il est voyez, on me disait déjà ça en 2022. Est-ce que vous êtes le Trump français et cetera et cetera ?

Il y a des points de comparaison et des points évidemment de de différence évidente. Voilà, c'est tout. Mais je pense qu'il je pense en tout cas une seule chose, il y a un grand mouvement intellectuel, culturel, politique, philosophique qui a pris son envol dans tout l'Occident et qui est que les peuples occidentaux ne veulent pas mourir et qu'ils veulent sauver leur identité.

Voilà aux États-Unis, en France, en Italie, en Angleterre, en Allemagne, partout en Occident, c'est le grand mouvement. Je pense que j'en suis l'incarnation en France. Voilà, c'est tout ce que je peux dire.

Merci Éric Zemour. Merci Akiline Morel, c'était passionnant. On se retrouve le mois prochain pour un nouveau numéro d'esprit et les bras. [musique]