🔴 Audition de représentants de France TV Slash par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mais nous avions comme vous le savez, on avait dû retourner dans l'héicycle pour voter. On avait pas pu terminer du fait d'un sujet important. Alors cette audition avait dû être écourté comme je vous le dis.
Nous vous remercions d'autant plus d'avoir bien voulu accepter une nouvelle audition. Euh on va essayer d'être le plus rapide possible au niveau des des questions, sachant qu'elles sont nombreuses. Alors je vais reprendre la partie un peu un peu officielle.
Donc juste rappeler Alexandre Dureux hein depuis 2024 vous êtes directeur délégué des programmes en charge des contenu jeune public Tifen de Ragnel vous êtes directrice des publics et de la stratégie éditoriale depuis 2020 monsieur Paul Joalland vous êtes l'actuel responsable de France TV/ et ce depuis le mois de mai 2024 c'est ça Voilà, madame Alexandra da Silva, vous êtes social média manager de France TV/ash. Madame Abandine Rousell, depuis 2023, vous êtes directrice de la plateforme digitale et streaming/ au sein des antennes de France Télévision. Et enfin madame Dianne Saintriquier, [rires] vous êtes une ancienne chargée d'émission sur France TV Flash et vous avez vous êtes la créatrice du site ww.sexissousci.fr où vous répondez aux questions des internautes sur la sexualité, les identités et la santé sexuelle.
C'est bien ça ? Alors, avant que les échanges ne puissent reprendre, je vais vous demander une nouvelle fois de de déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 58 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Je vais donc vous inviter chacun d'abord à jurer ensuite si vous êtes touché par ce sujet de de déclarer tout intérêt en la matière. Merci. Je le jure.
Je le jure. Rien à déclarer. Rien à déclarer.
Je le jure. Rien à déclarer. Je le jure.
Déclaré non plus. Je jure. Rien à déclarer.
Je le jure rien n'a déclaré. Je le jure. Je vais passer tout de suite la parole à monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président. Merci mesdames. Merci messieurs pour votre participation d'être revenu aussi parce que effectivement le monsieur le président l'expliquait l'audition la dernière audition a dû être écourtée.
Donc merci pour votre disponibilité. J'essaie d'être le plus concis possible dans mes questions. Je vous demandais aussi parce que le temps nous est compté d'être les plus concis possible dans vos réponses.
H je voudrais vous poser une première question parce que je sais que ça a interrogé nombre d'internautes sur l'audition qu'on a pu réaliser sur France TV/ash la dernière fois. Il y a un article du Parisien qui a été publié sur cette commission d'enquête intitulé "On essaie de tout imaginer comment les stars de l'audovisel public se préparent à la commission d'enquête" et l'article du parisien explique que les équipes de France Télévision mobilisent beaucoup de moyens, beaucoup de d'effectifs, beaucoup d'équipes pour vous pour préparer les personnes auditionnées à venir répondre à nos questions. On apprend dans cet article qu'on vous conseille de faire long, chiant, technique et liniifiant pour nous répondre pour essayer de de neutraliser un certain nombre de vos questions.
Et dans les questions que j'ai pu vous poser dans cette première partie d'audition, beaucoup d'internautes se sont interrogés sur le fait que madame Saint-Rier, dans les questions que vous posez, vous lisiez des textes, un certain nombre de papiers comme si les questions avaient été préparées à l'avance, comme si France Télévision avait anticipé les questions que j'aurais pu vous vous poser. Madame Sarqué, est-ce que d'une quelconque façon, on vous a transmis des questions que j'aurais pu vous poser et pourquoi avoir lu des papiers lorsque je vous ai posé des questions alors que je le dis hein, je ne vous ai jamais rien envoyé, aucun élément, aucune question. Je vous ai envoyé aucun élément, mais pourquoi avoir lu alors des papiers qui semble-t-il avait été préparés ?
Je vous remercie pour votre question le rapport. Monsieur le rapporteur, je pense qu'une partie de la réponse réside dans la question puisqueeffectivement aucune question ne nous a été transmise ni à moi ni à France Télévision. En revanche, on avait des petites idées de ce qui pouvait se passer.
Moi, j'avais une petite idée des questions qui allaient être posées et effectivement comme je comparais, je comparais c'est peut-être pas le terme mais c'est peut-être le ressenti. En tout cas, je me présente devant cette commission d'enquête en me préparant pour arriver tout simplement préparer avec des éléments de réponse, avec des éléments factuels pour pouvoir apporter des réponses qualitatives. Donc voilà pourquoi je lisais les réponses que j'avais préparé.
Est-ce que vous avez été ma question était assez simple, est-ce que vous avez été aidé ? Est-ce que il y a des moyens de France Télévision qui ont été mis à votre disposition pour anticiper et préparer les questions de cette commission d'enquête ? Il y a absolument aucun moyen de France Télévision qui a été mobilisé pour me préparer puisque je ne fais plus partie des effectifs si tenté que j'en ai fait partie puisque j'étais prestataire de France TV Studio.
Mais ça fait 4 ans que je ne suis plus prestataire pour un prestataire de France Télévision. Euh [grognement] j'ai juste rencontré mon ancien contact de France Télévision euh autour d'un café euh qui a pu me rassurer un petit peu sur euh la manière dont ça allait se passer parce que c'est la première fois que j'ai été auditionnée devant l'Assemblée nationale mais euh je n'ai pas été euh reçue euh au siège de France Télévision, je n'ai pas été briefée, je n'ai pas été préparée. Donc euh non, je pense pouvoir affirmer que France Télévision n'a dépensé ni temps ni argent pour me préparer à cette commission.
Je vous remercie pour votre réponse. J'ai pu certaines personnes m'ont envoyé des déclarations que vous avez faite sur le réseau social Blue Sky suite à l'audition et je je vous cite madame Saint-Rier. J'étais bien stressé avant l'audition.
Oui et je pense et j'espère ne pas être reconvoqué parce que les principaux sujets contentieux ont été abordés cette fois-ci. Le mic c'est des soucis d'agenda de la commission qui m'échappent complètement. en fin de la citation.
Je vous remercie d'être revenu devant nous. C'est tout à votre honneur. Mais je voudrais creuser un point.
Qu'est-ce que vous avez entendu en disant les principaux sujets contentieux ont été abordés ? Est-ce que selon vous, il y a des sujets contentieux entre France Télévision qui ont été abordés ? Et quels sont ces thèmes que vous aviez en tête ? [grognement] Euh les thèmes que j'avais en tête et qui sont ceux sur lesquels vous m'avez interrogé la dernière fois.
Je me doutais que il y aurait des questions concernant mon compte Twitter personnel, même si [raclement de gorge] à mon sens c'est vraiment pas l'objet de cette commission. Je me doutais qu'il y aurait des questions autour de la pornographie puisque je sais que c'est un un sujet sur lequel il y a des des opinions, des positions très fortes et aussi euh c'était un sujet sur lequel il y avait déjà eu le comité le l'association, je sais plus comment ça s'appelle exactement, pas avec ma redevance qui avait pointé cet épisode. Je me doutais que ça allait faire partie des sujets abordés et effectivement tous ces sujets-là, ils ont été abordés.
Mais bien sûr, je me tiens à votre disposition siê d'autres questions sur d'autres sujets. Avec grand plaisir. Merci.
Je je vais poser des questions à à l'ensemble des intervenants, mais je me permets peut-être une une dernière question pour vous, madame Saint-R parce qu'elle a interpellé beaucoup de personnes qui ont su première audition. Je vous posais la question de promotion de contenu et d'incitation à consommer des contenus à caractère pornographique notamment transsexuel alors que France TV/ash et encore je pense que vous avez pu le vérifier il y a un communiqué de près sur le site de France Télévision qui explique que c'est une plateforme dédiée au 15 35 ans. Donc y compris un public mineur.
Pourtant la loi et bien interdit la promotion de contenu à caractère pornographique pour les mineurs et c'est aussi payé par nos infos. Et dans la question que je vous ai posée à cette réponse que que vous nous avez formulé, madame Saint-Raqué, vous expliqué que c'était la pornographie transsexuel, c'était une forme de pornographie plus éthique ou de pornographie éthique qui permettait de justifier cette promotion, sans interpeller beaucoup de personnes. En quoi la pornographie peut-elle être éthique ?
Alors, je vous remercie euh de revenir sur ce sujet, monsieur le rapporteur. Euh donc premièrement, je pense que c'est important de redire, comme nous l'avons fait la dernière fois, que euh l'audience de France TV/ash est une audience de personnes majeures. La cible, c'est des jeunes adultes entre 18 et 30 ans.
Et je pense aussi que c'est important à cette occasion de rappeler la structure, un petit peu comment ça s'est organisé, un petit peu comment les contenus étaient décidés pour cette émission Sexy Souci en l'espèce. On a en en très grande majorité adapté des contenus qui venaient donc de mon site. Et euh le fonctionnement de ce site, c'est de recevoir des questions d'internaute et d'y répondre.
Et en l'occurrence sur cette question-là, donc j'ai pu retrouver de quel épisode il s'agissait. Et donc effectivement, il s'agissait donc de répondre à une question qu'une personne se posait. Donc c'est pas nous qui venons amener un sujet comme ça sur la table.
En l'occurrence, c'était un internaute, un jeune homme qui craignait que sa consommation actuelle de pornographie soit problématique du fait des contenus consulté. Ce qui explique qu'effectivement dans ma réponse, j'ai mis en avant des contenus alternatifs, plus éthiques, qui mettent en scène notamment le consentement des personnes. Je vous remercie pour votre réponse.
Je vais je vais poser une question à monsieur Dureux. Euh donc ça vous permettra peut-être de rebondir parce que je vois que vous voulez euh prendre la parole. En février 2023, Antonio Grigolini, directeur de de France TV/ à l'époque déclaré dans Teléama, je le cite, pour construire notre ligne éditoriale, on est partie des parcours de vie de jeunes adultes et des thèmes qui leur tiennent à cœur.
La construction de soi, l'environnement, la consommation, la sexualité. Trois petits points, ce n'est pas du militant, c'est de l'engagement pour des valeurs contre les discriminations et c'est une utilité qu'on revendique. Fin de la citation.
En janvier 2026, le site Off investigation rapporte des propos que vous auriez tenu monsieur Dureux au siège de France Télévision en juin 2025 à la rédaction de France TV/ vous auriez déclaré, je vous cite, Slash s'est construit avec des positions très engagées voire militantes. C'était l'esprit il y a quelques années. On a essayé de changer ce positionnement mais à présent il y a une volonté de passer à autre chose.
Fin de la citation. Est-ce que vous confirmez avoir tenu ces propos ? Est-ce que vous assumez aujourd'hui qu'il y a eu une dérive militante, en tout cas aux prémisses de France TV/AS alors payé par nos impôts ?
Est-ce que vous la condamnez ? Je vous remercie monsieur le rapporteur pour cette question. Je tiens déjà à dire que j'étais particulièrement étonné qu'une réunion à laquelle j'ai participé effectivement puisse être enregistrée à à l'insu de ma connaissance.
Donc déjà, permettez-moi de faire part de mon émotion sur ce point. Euh la question que vous posez, elle est effectivement importante. On l'a dit, France TV/ash s'adresse aux 18 300 ans.
Vous posiez la la question juste à l'instant. euh dès la présentation au COMEX en 2017 de l'intention de créer cette offre, il était clairement indiqué que c'était une offre à destination des 18 30 ans. Ça a été repris euh d'ailleurs euh dès l'année suivante, en 2018 dans le rapport du CSA à l'époque sur l'activité de de France Télévision dans le rapport d'activité 2018.
Euh il était encore à nouveau clairement indiqué que c'était une offre à destination des 18 30 ans. Donc je tiens à le dire, l'offre euh France TV/ash qui s'appelle désormais euh slash tout court enfin Slash euh s'adresse effectivement au 18 30 ans et cette position n'a jamais changé. Euh l'autre point c'est la ligne éditoriale de Slash que vous interrogez.
La ligne éditoriale de Slash, c'est toujours construite sur deux piliers. un pilier qui est la vie quotidienne des jeunes adultes avec les grands sujets de préoccupation qui traversent les 18 30 ans et les thèmes évoqués par Antonio Grégolini à l'époque sont effectivement extrêmement importants et l'autre pilier c'est la culture des jeunes adultes, la culture populaire on va parler aussi bien de musique de jeux vidéo de sport euh de littérature de mangas tout ce qui constitue le le socle de d'une culture partagée des jeunes adultes. Au cours du temps, euh il y a eu euh un événement qui est celui du Covid qui a particulièrement impacté euh tous les Français et toutes les Françaises et notamment les jeunes.
Et cette période s'est traduite par des confinements avec une absence quasiment totale de culture. La culture a été totalement impactée. Les salles de spectacles étaient étaient fermées.
Les artistes ne pouvaient plus se produire. il n'y avait plus d'enregistrement d'album, les stades étaient fermés, ce qui a évidemment fortement réduit aussi l'activité sportive. Donc de fait, pendant cette période effectivement, il y a eu, on va dire, une prédominance des sujets liés au sujet de vie quotidienne et ça a créé euh, on va dire, un déséquilibre dans l'offre. déséquilibre qui s'est traduit aussi par certains moments une perception du public d'une offre avant tout portée sur des sujets liés aux préoccupations des jeunes adultes et notamment en ce qui concerne la lutte contre les discriminations.
Je vais essayer de faire court mais la lutte contre les discriminations est un sujet extrêmement important pour France Tévision. L'article 37 du cahier des charges nous le rappelle. Dès le préambule du cahier des charges, il est demandé à Francevision de faire preuve d'exemplarité dans la lutte contre les discriminations.
Donc la lutte contre les discriminations de tout genre euh a été un un point extrêmement important de l'offre France TV/ash. Et c'est en cela où ma position quand j'ai pu en parler aux équipes, c'est qu'effectivement on voulait remettre au même niveau les deux piliers qui s'étaient un petit peu, on va dire déséquilibré au fil du temps et notamment pendant toute la période Covid et encore un petit peu après. C'est ce que nous avons fait, c'est ce que j'expliquais aux équipes dans cette réunion, qu'on voulait véritablement remettre les deux piliers éditoriaux au même niveau, c'est-à-dire vie quotidienne des jeunes adultes et la culture.
Merci pour votre réponse. Je vais désormais peut-être et comme le temps va être assez restreint, je vais choisir quelques exemples peut-être les plus éloquent et vous expliquer en introduction que Slash était désormais une plateforme adressée plutôt aux jeunes adultes. À nouveau hein, vous pourrez retrouver, je vous l'ai montré lors de la première audition, je crois que je je l'ai montré aussi sur mes réseaux sociaux, le communiqué de presse initial pour présenter/par France Tévision indiquait que c'était une plateforme destinée au 15 35 ans, donc aussi un public mineur. ce qui fait poser la question sur la diffusion de certains contenus.
Sur la liste de quelques contenus d'un certain nombre de contenus problématiques diffusés par Slash, je constate qu'il y a une part importante qui est consacré au militantisme écologique écologiste notamment qui enjoint les jeunes à s'engager dans des mouvances d'ultra gauche et et de gauche radicale. Le 22 mars 2019, par exemple, Slash a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux payée par nos impôts intitulés climat plus égale hashtag clicli en établissement en établissant un lien entre réchauffement climatique et sexualité féminine. La vidéo affirme, je la cite, ces deux combats sont liés car il découlent du même problème la soif de contrôle de l'homme sur la nature et sur la femme, tout en relayant des des slogans issus de manifestation écoféministe et altère mondialiste.
En septembre de la même année, il y a un autre contenu qui faisait la promotion de la marche pour le climat qui est objectivement un rassemblement militant de gauche porté notamment par la militante MC danse pour le climat qui est une ancienne assistante parlementaire de la députée AFI Alma Dufour. Ne s'en est pas caché. Est-ce que vous considérez que la promotion de telles organisations, euh sans d'ailleurs dévoiler qu'elles sont des organisations d'extrême gauche associé à la France insoumise euh est vraiment une vocation, une place sur le service public alors que c'est payé quand même par l'ensemble des l'ensemble des Français.
Je vais essayer de vous répondre de manière concise. Déjà dans un premier temps pour vous vous dire à quel point le sujet écologique ou en tout cas du changement climatique est un point extrêmement important pour les jeunes adultes. Euh j'ai quelques chiffres 65 % des 15 35 ans.
Alors 15 35 ans parce que l'étude est faite comme ça, je tiens à le préciser mais c'est 60 65 % des 15 35 ans qui déclarent être très angoissé par les changements climatiques. Donc effectivement le sujet de l'écologie du changement climatique est un contenu. Alors les deux contenu en question euh j'ai pas envie de vous dire de bêtises, je les ai pas exactement en tête mais le premier me semble-t-il est allié à un documentaire diffusé par France TV/ash.
Donc c'est un extrait publié sur les réseaux sociaux qui envoyait qui renvoyait vers un documentaire. un documentaire comme beaucoup de l'offre de de France Télévision engage un point de vue d'auteur de réalisateur ou de réalisatrice. Donc euh quelque part euh l'extrait ne fait pas la promotion d'autre chose que de renvoyer vers un documentaire qui prend le temps d'explorer une thématique avec un point de vue comme beaucoup de documentaires de l'offre de France Télévision. sur l'autre l'autre format dont vous parlez.
Je n'ai pas spécifiquement en tête mais je peux vous assurer que le sujet est traité avec la même préoccupation que l'ensemble des autres sujets d'être traité de manière les plus objectives et les plus neutres possible. Mais quand on fait référence à un documentaire qui engage le point de vue d'un auteur, d'une autrice, d'un réalisateur, d'une réalisatrice, évidemment, on respecte ce point de vue. Je vous remercie pour votre réponse.
Vous vous êtes, je vous laisser rien y répondre. Vous vous êtes pas censé savoir enfin ignorer que il [grognement] y a une loi, la loi Léotard de 1986 qui impose notamment à votre groupe de respecter le pluralisme, l'indépendance et et l'honnêteté. Là en l'occurrence, la question que je vous posais porte sur un reportage qui suivait et qui faisait la promotion de la marche pour le climat qui est un rassemblement militant d'extrême gauche.
À la tête de ce rassemblement, il y a une ancienne assistante parlementaire d'une députée de la France insoumise Alma Dufour. Il y a une obligation de pluralisme que vous avez au titre de France Télévision. Est-ce que vous pouvez me citer peut-être un reportage qui a suivi un comité de jeunes identifié plutôt à droite dans les milliers voir les dizaines de milliers de contenus que vous avez proposé sur France TV/ash ?
Je vous en ai cité quelques-uns qui faisaient la promotion de comité d'extrême gauche. Est-ce qu'il y en a eu déjà qui faisait la promotion de comité d'organisation militante ou étudiante de droite ? Et effectivement, je je vous ai répondu que je me souviens pas de ce poste là.
J'étais pas en en responsabilité à ce moment. Peut-être que mes collègues auront des des réponses. Euh je peux vous assurer que sur les contenus que nous proposons, nous nous assurons effectivement de la neutralité ou en tout cas de l'équilibre. vous dites, on a donné la parole à ou en tout cas on a mis en avant euh quelqu'un d'engagé d'un côté lesquier politique.
Je peux vous assurer que depuis que je suis en responsabilité, nous faisons extrêmement attention et j'ai la conviction que mes collègues auparavant appliquaient la même chose de traiter les sujets avec la plus grande neutralité et de faire extrêmement attention à ce que les personnes à qui on donne la parole ne soient pas engagé politiquement. Mais vous n'avez aucun exemple de respect du pluralisme que vous appliquez chez France Level Slash. Je vous cite des exemples où il y a des contenus qui visent à promouvoir des organisations de gauche ou d'extrême gauche.
Vous n'avez aucun exemple à m'apporter alors qu'il y a des milliers de contenus proposés sur Slash depuis sa création qui a suivi ou qui a accompagné qui a fait la promotion de mouvement militants plutôt plutôt orientés à droite. Euh il faut resituer. Vous parlez de la marche pour le climat.
Je pense que c'est important de resituer dans le le contexte dans lesquel les marches pour le climat avaient lieu en France. C'était dans les années 2020-2021 qui était marqué par une montée des mouvements écologiques qui impliquaient particulièrement la génération auxquelles adresses lâchent. Euh on s'est fait l'écho euh de nombreux mouvements qui ont eu lieu à ce moment-là et pas seulement des marches pour le climat et on s'est fait l'échémarche pour le climat plutôt pour raconter euh la mobilisation euh des 18 30 ans qu'il y avait que pour pour faire la promotion des leaders de ce mouvement.
On a également parlé sur les réseaux de slash de la convention citoyenne pour le climat qui avait lieu en 2020, donc qui n'était pas marqué politiquement. Et on a également fait la chronique de plusieurs luttes locales écologiques, notamment la bétonisation des des terres des projets de centres commerciaux qui avaient mobilisé notamment le public auquel on s'adresse. Et par ailleurs, je tiens à préciser que le pluralisme de France Télévision ne se résume pas au contenu de Slash et qui doit se lire à l'ône de l'ensemble des contenus de France Télévision qui sont d'ailleurs tous regroupés sur notre plateforme.
Euh ce qui permet euh de proposer euh des contenus de slash avec beaucoup d'autres programmes. Donc je pense que on peut pas avoir une lecture du pluralisme de France Télévision uniquement à partir des contenus. Je vous remercie pour votre réponse.
Vous vous expliquz que Slash a aussi suivi des luttes locales écologistes. Effectivement, le 25 septembre 2019, le compte Instagram de Slash a suivi le procès de militant écologiste qui avait illégalement décroché des portraits du président de la République Emmanuel Macron dans des mairies qui étaient poursuivies pour vol en réunion. Je vous dis ça, je ne suis pas macroniste, je n'appartiens pas au bloc central.
Donc vous voyez, j'ai une forme de d'objectivité dans la question que je vais vous poser. Il y a quatre prévenus que vous avez interviewé pour défendre leurs actions et on les entend notamment, je les cite, enfin je cite le reportage. La désobéissance civile permet d'aller décrocher des victoires concrètes.
Il y a eu aucune mise en perspective, il y a eu aucune contradiction dans le cadre de ce reportage. La vidéo d'ailleurs se conclut par ce message de slash et toi, tu fais quoi pour le climat valorisant cette action illégale ? Est-ce que vous condamnez d'une certaine façon la diffusion de ces contenus qui valorisent des schémas, des organisations, des acte de désobéissance civile ?
Est-ce que vous comprenez d'une certaine façon que ça puisse indigner des citoyens qui payent des services publics pour aussi faire respecter l'ordre et qu'on vive dans une société avec davantage de concorde ? Est-ce que vous avez l'impression que ce genre de contenu améliore l'esprit concorde républicaine que l'on peut attendre de nos services publics ? difficile de répondre.
J'ai vraiment aucune aucun souvenir du contenu auquel vous faites référence. Donc c'est très difficile de répondre sur la dans ce contexte. En tout cas sur les autres contenus sur lesquels vous n avez interrogé notamment la reprise des marches pour le climat. euh c'était des manifestations tout à fait pacifiques.
Euh euh donc euh à ce titre-là il il nous semble il nous semblait pas problématique euh de le de d'en de s'en faire l'écho sur les réseaux sociaux de Slash. Euh vous vous nous avez indiqué que il fallait entendre euh France Télévision dans son ensemble pour la pluralité. Est-ce que vous voulez dire par là que sur Slash, la pluralité justement n'existe pas forcément et qu'elle est compensée par les autres ? par les autres pans de Francevion.
C'est ce que vous avez dit il y a quelques minutes. Oui. Oui.
Non non pas du tout. Mais en tout cas on a on considère pas que le pluralisme de France Télévision se li à l'ône d'une seule d'une seule des offres. Et par ailleurs, je tiens à préciser comme on l'avait fait dans le liminaire que l'offre de slash ne se résume pas au contenu que vous mentionnez.
C'est aussi une offre qui accompagne des contenus de création avec des fictions qui sont proposées, des séries d'animations, des documentaires sur des sujets très variés et notamment comme le disait Alexandre sur la pop culture et un certain nombre de programmes de flux. Donc je pense que c'est important de remettre en perspective. Peut-être qu'Amandine peut vous rappeler le nombre de contenus qui sont publiés sur les réseaux sociaux de Slash chaque année et qui font l'objet d'un contrôle éditorial étroit.
Il se peut que dans certains cas on il y ait eu des contenus maladroits. Dans la plupart des cas, on s'efforce de les corriger. Ça fait partie du contrôle éditorial qu'on opère sur ces contenus.
Je je vous remercie. Ça sera pas nécessaire. C'était simple pour vous dire que est-ce que Non, mais vous allez nous citer des choses qui justement ne sont pas fléchées et je l'entends mais j'allais vous dire ce que disait le le rapporteur, c'était a-t-il des contrexemples de choses qui sont fléchies ?
Voyez, c'était pas de dire que l'essentiel bien évidemment n'est pas forcément un sujet politique. C'est dans ce sens-là. C'est parce qu'on est pris par le temps, je vous assure.
Je vous remercie monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. un autre sujet, un autre thème pour illustrer peut-être les questions légitimes qu'on peut se poser sur l'absence de neutralité et le traitement militant qui peut être fait sur cette plateforme qui coûte, je crois, près de 20 millions d'euros, qui a coûté près de 20 millions d'euros par an au contribuable.
Le 2 juin 2020, vous avez publié le premier poste d'une longue série d'une très longue série de contenu de soutien au mouvement Black Lives Matter et au comité Adama Traoré. Intitulé Black Lives Matter : "Comment te mobiliser" avec le NILS de cinq actions. Signer des pétitions, faire des dons, afficher son soutien en ligne, manifester et soutenir le mouvement français, notamment le comité vérité pour Adama dirigé pour par Assa Traoré.
Dans la même semaine, il y a un poste qui est consacré, je cite, aux artistes qui se mobilisent pour illustrer le mouvement Black Lives Matur. Un autre aussi affirme que 2,5, c'est le nombre de chances supplémentaires pour un homme noir d'être tué par la police aux États-Unis. Un autre encore, relais, une cagnotte destinée à financer les frais de justice de la famille Traoré.
On trouve aussi un contenu intitulé "Comment être un allié.e" E en écriture inclusive pour Black Lives Mat appelant notamment à reconnaître son statut de privilégier si l'on est blanc à embaucher des personnes noires, à participer à des cagnotes et se concluant par tu as d'autres idées et toi tu fais quoi pour être un allié du mouvement Black Lives Matter en écriture inclusive ? Comment est-ce que vous expliquez qu'en à peine un mois, il y a eu près d'une dizaine de publications qui étaient consacrées au comité Adama Traoré, comité d'ailleurs très décrié, éminemment politique, qui a relayé donc des cagnotes de soutien et qui a relayé aussi des thèses racialistes encore une fois d'embaucher des personnes noires, de participer à ses cagnotes, de reconnaître son statut de privilégié lorsque l'on est blanc.
Encore une fois, est-ce que c'est vraiment la vocation du service public de diviser, d'organiser, de trier les personnes en fonction de leur couleur de peau ? Je vais vous répondre, monsieur le rapporteur. Déjà, [raclement de gorge] je tiens juste à repréciser le chiffre du budget de Slash puisqu'il n'est pas d'à peu près 20 millions d'euros par an, mais de 13,2 millions par an.
Pour Slash, ça représente 0,6 % du budget euh total du groupe pour les programmes. Et avec ces 13,2 millions euh d'euros, nous finançons, comme l'a dit euh Tyffen, de nombreuses créations originales, donc de la fiction, du documentaire, le secteur de l'animation française aussi, euh plus effectivement euh des activités euh sur les réseaux euh et que avec ces 13 millions d'euros, je rappelle aussi que slash parce que de tout ce qu'on entend, c'est vrai que je reconnais pas forcément euh le slash actuel, mais ça euh on pourra y revenir plus tard à tout ce qui est fait aujourd'hui sur ce média. Euh et pour vous répondre, donc on a fait un travail d'exploration puisque là on se parle de euh de questions qui date d'il y a 5 ans, donc de 20201.
Euh pour ce qui est de des du mouvement Black Lives Mat, euh il faut se remettre aussi dans le contexte, c'est que tous les médias français euh à cette période, lorsqu'il y a eu l'assassinat de George Fol, tu parlais euh de cette affaire, ça a duré 16 semaines où euh les 20hures de TF1, de France 2 parlaient euh parlaient de ça, que il y avait des répercussions aussi en France et que comme l'a dit Tifen slash était là aussi pour rendre compte euh de mouvements sociétaux, voilà, internationaux ou de leur impact en France. Donc c'est dans ce contexte que effectivement il y a pu avoir des posts euh sur les réseaux sociaux encore une fois pour rendre compte mais sans prise de position. Ensuite je reviens sur l'affaire à Dama Traoré.
On y avait répondu lors de la dernière audition. Donc, il y avait eu deux postes et celui auquel vous faites allusion était un poste qui concernait une exposition photo d'une artiste. Euh, il n'y avait pas de de lien direct vers une cagnotte, mais il y avait euh une explication sur le contexte de l'exposition photo euh voilà qui était reliée à une à une fondation.
Euh et ce poste comme on avait compris à l'époque. Alors encore une fois, je je c'est un travail d'archives parce que on était pas l'équipe ici n'était pas en en responsabilité à ce moment-là. Euh le poste avait été mauds avaient compris qu'il y avait une incompréhension sur ce poste en particulier.
J'ajoute que ce poste est toujours en ligne. Vous pouvez le consulter et vous pouvez évidemment effectivement voir que c'est c'est il est visible dans le conformément à ce que ce que dit [grognement] Amandine. Et ce poste donc c'est un poste qui à traiter comme je l'avais dit une première fois de manière artistique qui rentre dans le cadre donc dans du cahier des charges qui nous a été confié dans dans le cadre de l'article 4 qui vise à promouvoir les formes artistiques et le titre exact de cette publication c'est changer le regard sur la jeunesse française grâce à la photo.
Merci pour votre réponse. Je j'ai pu observer au-delà de ce poste d'ailleurs relayé donc pour pour relayer une une cagnotte pour le comité justice pour pour Adama où le secrétaire général de France Tévision lors de son audition a d'abord nié que ce poste existait. Je lui ai ensuite montré une capture d'écran, il a fini par le reconnaître en fin d'audition qui est une entorse grave he je pense au principe de neutralité qu'on attend du service public. il a lui-même reconnu et et regretté.
Mais dans une série de publications, on va prendre un peu plus d'auteur, vous avez relayé, je crois, la thèse quand même d'un racisme systémique en France en présentant notamment les personnes étrangères comme victimes de discrimination généralisée. Je vais vous citer quelques exemples mais il y en a bien d'autres. Le 2 novembre 2019, vous faisiez la promotion du compte Payon Hijab qui encourage le port du voile islamique tout en dénonçant les discriminations dans l'espace public.
Voilà, ça s'est payé par nos impôts. Le 19 décembre 2019, Slash proposait aussi une interview de Mathieu Longat alias Bonjour tristesse qui est un comédien engagé de gauche radical qui dénonçait le privilège blanc et le degré énorme d'islamophobie en France. Fin de la citation.
Et en légende slash ajouté qu'il s'exprime sur la nécessité en tant que personne blanche de reconnaître son privilège. Fin de la citation. Euh le 8 février 2020, il y a un autre poste intitulé "Tu t'appelles Farida ou Abdel, bonne chance pour trouver un boulot. qui relayait une étude qui a été fortement contestée dont les propres auteurs reconnaissaient d'ailleurs les limites méthodologiques pour illustrer une discrimination systémique à l'embauche en France.
Dernier exemple que je vous cite, c'était le 16 juin 2020. Dans la continuité des nombreux contenus dont on a parlé de soutien au comité Black Lives Mat et Adama Traoré, vous avez publié une vidéo qui saluait les déboulonnages violents de statue dans plusieurs pays en expliquant, je cite qu'il s'agissait d'images fortes et nécessaires pour obtenir une réparation symbolique. Fin de la citation.
Voyez, je pense que des contenus comme cela, on pourrait passer quasiment toute la soirée en citer un certain nombre. Mais est-ce que c'est vraiment la vocation du service public, l'utilisation de l'argent des Français de publier et de financer ce genre de de contenu ? Il y a un public jeune auquel vous vous adressez.
Est-ce que être le relais de thèse antiraciste de thèse qui divise la société sur la base de prisme ? Il y a des étrangers, il y a des français, il y a des blancs, il y a des noirs, est-ce que c'est vraiment la vocation du service public et de l'audiovisuel public ? Je vous remercie pour pour votre question.
Dans un premier temps, déjà comme je l'ai dit, la lutte contre les discriminations est un sujet prioritaire pour France Télévision. C'est le cahier des charges qui nous y oblige. Je peux vous assurer que la l'intégralité des équipes qui travaillent sur Slash, donc un seul objectif, c'est celui d'exécuter le cahier des charges de France Télévision.
Le deuxième point, c'est que vous faites référence et comme l'a rappelé Amandine à une période extrêmement particulière, celle où le sujet qu'on évoque, la mort de George Floyd a pris une place considérable dans l'espace public. C'était dans tous les débats comme l'a rappelé Amandine, c'était beaucoup présent dans les JT de TF1 de France 2. Sur la période.
Effectivement, on est allé regarder, il y avait quelques posts sur ce sujet. Vous évoquez certains certaines vidéos qu'on a pas forcément tous en tête ici, mais pour vous dire que c'était une période où le sujet est extrêmement présent et une période extrêmement compliquée également période de Covid. Euh je vais pas vous dire que l'intégralité des postes que vous vous citez euh on les assume pleinement.
Euh s'il y en a qui ont dû être corrigés, ils l'ont été. Euh il y a eu un travail qui a été fait euh à un certain moment de repasser l'intégralité de l'historique euh des publications et de faire le travail nécessaire pour le corriger lorsqu'il y avait besoin, de le dépublier lorsqu'il y avait besoin. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que toutes les équipes travaillent dans un seul objectif, comme j'ai dit, exécuter le cahier des charges et surtout pour créer du commun. euh Fernation euh il est absolument pas du tout dans euh le travail de Slash de diviser les Français.
Bien au contraire euh notre objectif c'est de créer une culture et un civisme partagé. On essaie de le faire par tous nos postes au quotidien. Je vous rappelle que France TV/ c'est 5000 postes par an sur les réseaux sociaux et et vous prenez des exemples effectivement sur une période assez restreinte où il y a pu y avoir effectivement des imperfections imperfections qui ont été corrigées, je tiens à le dire, elles ont été corrigées comme l'a rappelé Paul même le le poste dont vous parlez qui pouvait effectivement mener à une mauvaise interprétation, il a été corrigé.
Merci. Je vais peut-être demander à notre collègue madame Mercilia Souet si elle souhaite poser une question hein. Allez-y.
Oui, je vous rappelle 2 minutes. Merci monsieur le président. Alors moi je vous avouer que j'ai du mal à comprendre ce qu'on fait là.
Je ne comprends pas pourquoi on vous auditionne une deuxième fois et j'ai l'impression qu'il y a une certaine forme d'acharnement. [grognement] Je me rappelle d'ailleurs de la précédente audition, excusez-moi, [raclement de gorge] où monsieur rapporteur s'était ému euh de tweet personnel de madame Saint-Rier parce que madame Saint-Rier avait osé tweeter quelque chose sur monsieur Zemour qui pourtant lui [grognement] est multicondamné et Madame Sain n'a jamais été condamné. [grognement] Euh monsieur le rapporteur, j'ai l'impression que vous êtes un peu dans un tribunal et que vous vous êtes un peu trompé de carrière.
Euh en attendant euh moi ce que j'ai pu observer, même si on s'intéresse au tweet personnel de madame Saint-Rier, c'est ce sont des positions qui sont contre la haine, contre la violence et pour l'égalité des droits. Autant de positions finalement qui vous posent problème parce que c'est ce que je vois encore une fois pendant cette audition. Ce que vous reprochez finalement à nos auditionnés, c'est de sensibiliser à la question écologique, de sensibiliser à la lutte contre les discriminations et vous présenter l'antiracisme comme une forme de enfin comme une façon de diviser la société.
C'est assez ubuesque. Euh je vous rappellerai quand même la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui nous dit dès son article 1 que les hommes naissent et demeurent libre et égau en droit. Si vous ne remettez pas en cause cette déclaration, je ne vois pas où est le problème.
Euh donc en fait messieurs dames, voilà, je ne comprends pas ce qu'on vous reproche, mais par contre en revanche, au regard de l'attitude du rapporteur et de sa défense de personnalité xénophobe, est-ce que ces positions vous semblent compatibles avec les exigences de l'audiovisuel public ? Pensez-vous qu'il soit le plus à même d'afficher de finalement d'effectuer un rapport sur le sujet et craignez-vous qu'avec la montée du fascisme vos mission du service public soit menacé ? Bon, la pertinence de décider du rapport au pas, vous nous la laisserez mais pour le reste bien sûr répondez.
Je pense qu'il nous appartient pas de répondre à la à la question que vous posez et notre mission de service public, c'est de proposer des contenus dans le cadre de notre cahier des charges et aucun des contenus publiés par Slash ne contrevient à ce cahier des charges. Aucun des programmes de Slash n'a fait l'objet d'une mise en garde ou d'une intervention de l'ARCOM. Alors que, comme l'a signalé Alexandre, les contenus de slash figurent bien chaque année dans le rapport d'exécution du cahier des charges de France Télévision.
Euh par ailleurs, le projet Slash a été dès son origine présenté très largement aussi bien au Commex, à la DGMI que au ministère de la culture et de la communication. Donc c'est un projet qui dès le départ s'est inscrit dans le cahier des charges de France Tévision. Encore une fois, euh je pense que vous avez ici des équipes qui sont engagées pour faire en sorte, puisqu'on nous reproche souvent de à France Télévision d'avoir un public vieillissant, de recréer un lien avec une génération qui s'est assez considérablement éloignée de la télévision linéaire, de recréer un lien sur les réseaux sociaux puisque c'est là qu'ils s'informent, c'est là qu'ils consomment leur contenu, c'est là aussi que naissent toute une génération de nouveaux créateurs de contenu.
Euh c'est la mission de slash. On le fait dans le respect de du contrôle éditorial qui a lieu sur l'ensemble des programmes chez France Télévision. On est humain, engagé sur notre travail.
Il peut y avoir des erreurs, il peut y avoir des contenus qui ont manqué de contextualisation. Euh euh après, on s'efforce aussi d'aborder des sujets dont on sait qu'ils ne font pas l'unanimité. Euh sur les questions du genre, je peux par exemple vous signaler euh une étude de Lined euh qui mentionne que euh près de 20 % euh des jeunes femmes ne se sentent pas euh hétérosexuelles. [grognement] Voilà.
Donc, il nous semble important euh de traiter ces questions d'identité quand on s'adresse à cette population. On sait que c'est des sujets sensible, c'est des sujets sur lesquels on ne fait pas l'unanimité, mais il nous semble que ça fait partie euh de la lutte contre les discriminations. Pour rebondir, bien évidemment, je je ne pense pas que le propre de ce que nous avons à dire est de dire qu'il y aurait des directives pour que pour que Slash bien sûr intervienne [grognement] de cette manière.
Mais on peut se questionner aussi par exemple peut-être sur vous savez chaque journaliste a son a son ressenti et son vécu y compris quand on traite de questions sur la jeunesse. Vous l'avez dit mais est-ce que vous-même vous arrivez à à garantir une pluralité ? nous avez cité un sondage.
Voilà, je pense que ce qu'on attend de vous aussi au niveau des concitoyens, c'est que bien sûr tous tous les sujets soient traiter de la même façon et il peut y avoir parfois l'idée comme elle existe pour souvent critiquer les médias privés que l'on qualifie d'extrême droite. Il peut y avoir aussi l'idée que parfois sur les médias publics, surtout quand ils ont traité la jeunesse, ce sont souvent des des voix journalistiques et là je je parle aux propres journalistes qui qui par exemple vont laisser transparaître. Alors, où est la limite bien évidemment entre l'opinion euh journalistique et et et le contrôle que vous devez garder pour que il y ait un équilibre, non pas censuré, mais qu'il y ait un équilibre justement là-dessus.
Voilà, je crois que c'est une question un peu dépassionnée sur la manière d'aborder le sujet qui est vôtre. extrêmement compliqué mais la limite clairement c'est celle de notre cahier décharge. Donc tous nos contenus s'inscritent dans ce respect de notre cahier décharge.
Oui. Euh il faut préciser que l'offre l'offre slash donc est composée à la fois de programmes dont on a parlé, des programmes de création, des magazines, des divertissements, mais également des contenus natifs proposés sur les réseaux sociaux. Et c'est principalement ceci que vous évoquez et qui vous pose question.
Les équipes qui produisent ces contenus natifs pour les réseaux sociaux sont dans une équipe de production dans le cadre d'un contrat de production exécutive, c'est-à-dire qu'ils dépendent éditorialement intégralement de France Télévision. Il y a une équipe effectivement composée de certains journalistes, mais encore une fois, ils sont sous le contrôle permanent de France Télévision. des équipes que vous voyez ici et d'autres qui ne sont pas auditionnées aujourd'hui.
Mais en tout cas, tous les sujets que nous lançons en production sont évidemment discutés, validés par des équipes internes de France Télévision. Ils sont produits et validés ensuite par des équipes de France Télévision et ils sont enfin mis à l'antenne par les équipes de France Télévision qui sont présentes ici. Donc il y a pas en fait on n'est pas une œufre d'information.
Euh l'information à France Télévision, elle est gérée par les équipes de l'information, par les rédactions d'information. France Info est un média très puissant sur les réseaux sociaux euh qui traite de l'information, mais Slash n'est pas un média d'information. Donc les journalistes qui euh travaillent sur les contenus natifs de Slash sont les quasiment, si je devais comparer, des journalistes qui travaillent sur des d'autres magazines de France Tévision.
Sauf queon est dans le casre d'une production exécutive. Ça veut dire que l'intégralité des contenus qui sont produits et diffusés sont sous la validation permanente des équipes de France Tévision. Oui, on est parvenu sur l'équilibre.
Mais allez-y monsieur. Merci monsieur le président. Euh un autre contenu, je pense qui qui a pu indigner euh un certain nombre de de personnes euh c'était euh le contenu euh le 20 mai 2019/ash avait publié une première vidéo de la série Sam Revolt qui consiste à donner la parole à des militants défendant des pétitions et dans ce cas précis, il s'agissait d'une avocate appelant à signer une pétition en faveur du rapatriement de djihadistes français et de leurs enfants retenus dans des camps après la chute de Da en insistant sur les conditions de vie difficiles et insalubres dans ces Quand cette pétition affirmait notamment sans aucun contradictoire, enfin ce documentaire que vous avez diffusé que je cite la position de l'État français obéit à la fachosphère.
Fin des citations en s'appuyant sur un sondage doxa de février 2017 selon lequel 67 % des Français étaient opposés au rapatriement de ces enfants de djihadistes. Comment est-ce que vous expliquez qu'à peine quelques mois, quelques années après des attentats qui ont éprouvé durement des millions de français des attentats terroristes islamiques qui ont frappé la France et causé la mort de centaines de personnes, comment est-ce que vous expliquez qu'une plateforme du service public France TV/ est relayée et soutenue une pétition appelant au rapatriement de personnes ayant rejoint une organisation terroriste ? Euh franchement, je vous parlez d'un contenu qui est très ancien euh et vous l'avez [grognement] cité, il date de 2019, on en a pas connaissance.
Donc si vous le souhaitez, on pourra vous apporter des compléments d'information par écrit, mais là il est très difficile de de de remettre dans le contexte de ce que c'est ce qui était ce contenu. Euh vous êtes en train de nous dire que ce genre de chose ne peut plus se reproduire aujourd'hui par exemple. Oui, je je ne sais pas d'abord comment ça si ça s'est produit exactement parce que parfois il y a des éléments de contexte qui manque un peu et il est très clair qu'aujourd'hui ça ne pourrait pas se reproduire et qu' a voilà il me c'est ça c'est ça semble très clair mais je vais Amandine à la j'ai pas forcément d'éléments de réponse non plus là-dessus précisément parce que ça date de 2019 et comme Tiffen je n'en ai aucun un souvenir puisque je n'étais pas en poste.
Mais juste pour vous revenir sur la le pluralisme, juste rappeler et réinsister là-dessus que Slash ne traite pas de politique. Nous ne sommes pas un média d'information ni de politique. En tout cas, enfin euh pour y travailler au quotidien, nous n'en parlons pas.
Nous n'avons pas fait partie du débat des municipales, par exemple. Euh donc voilà, nous ne traitons pas euh de ces sujets-là. En revanche, voilà, là on sort d'une très longue période de Jeux Olympiques sur lesquels nous étions très engagés, sur lesquels on a fait des millions et des millions de vues en février.
Donc nous nous sommes un média qui relait les grands événements de France Télévision, qui soient culturel, sportif. C'est ça la ligne éditoriale de Slash. On a on arrive aussi à parler de pop culture lors de de posts sur nos réseaux sociaux, à parler de sujets euh sociétaux mais alors dans le cadre de documentaires, dans des formats longs.
Donc là, au début de l'année, on a on vient de sortir un documentaire par exemple sur l'impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes, sur les dangers de la chirurgie esthétique sur les jeunes femmes, enfin voilà ce genre de sujet. En revanche, euh nous ne traitons pas aujourd'hui de sujet politique à proprement parler. Pardon [raclement de gorge] sur le programme Samévolte pour préciser, c'était une collection de six numéros donc une collection de de six numéros différents qui abordaient donc ce ce ce ce ce dont vous parlez mais également un numéro.
Il y avait un numéro sur euh les ÉPAD si je me souviens bien. Il y avait aussi un numéro euh sur euh sur excusez-moi, je me souviens plus exactement euh sur pardon sur les Ouais. Bon voilà, je me souviens plus exactement mais ça ça remonte parce que je les ai je les ai vu il y a je les ai je les ai vu il y a pas longtemps justement sur des questions de de [grognement] gestion de de gestion des stocks et euh donc il faut pas considérer que c'était un programme qui était juste sur ce sur ce sujet là.
C'était vraiment un numéro d'un programme et comme vous le dites monsieur le président euh ça peut pas se reproduire parce qu'on on a testé, on s'aperçu que ça ne fonctionnait pas. Donc quand ça fonctionne pas, nous c'est aussi notre devoir d'arrêter ce type de de programme et du coup il il y a pas eu ce genre de de programme depuis depuis 2019. Je vous remercie pour votre réponse madame Saint-Rier.
Je je reviens à vous. En septembre 2019, alors que vous animiez encore, vous étiez une figure de l'audiuel public de France TV/ vous animiez l'émission en tant que sexi. Vous écrivez sur vos réseaux sociaux, je vous cite, j'ai plein de nouveaux followers ces derniers jours.
Donc piqû de rappel, ACAB, donc Cob sort Bastard, donc tous les policiers sont des bâtards. Le racisme antiblanc n'existe pas. Le féminisme qui exclue les femmes trans, les travailleuses du sexe ou les musulmanes n'est pas du féminisme.
Mes orthche donc les hommes sont des déchets. PMA pour toutes fin de la citation. En avril 2021, vous adressiez également un, je vous cite, niquez-vous aux éditorialistes blancs fin de la citation que vous jugiez raciste en novembre, vous écriviez encore.
Je vous cite les blancs arrêter d'expliquer au racisé ce qui est ou non raciste ou encore je vous cite encore la France n'est pas un pays laïque, c'est un pays catentré, profondément antisémite et islamophobe. Fin de la citation. Madame Saint-Rier avec ses positions aussi hostiles à l'égard de notre pays, à l'égard des Français.
Pourquoi est-ce que vous avez choisi de travailler pour le service public ? Merci pour votre question, monsieur le rapporteur. Donc je vois qu'on revient sur mes tweets personnels.
Franchement, ça m'embête un petit peu. Je pense que vraiment c'est pas l'objet de cette commission. Par ailleurs et comme je l'ai dit et je suis désolée de me répéter mais je l'ai déjà dit la dernière fois, mes tweets personnels, il y relèvent de ma liberté d'expression, de ma liberté d'opinion.
Ils ne sont pas en lien avec le travail que j'ai réalisé pour France Télé, pour France TV Studio, pour France TV/ qui était un travail d'experte en matière de santé sexuelle. Euh donc je pense vraiment que c'est pas l'objection de détailler euh des tweets. Par ailleurs, en toute honnêteté, vous me citez des tweets qui sont à 5 6 7 ans.
Je les ai pas tous en mémoire mais j'aimerais bien qu'on Moi, je suis vraiment tout à fait disposée à répondre à vos questions sur mon travail pour les publications qu'il y a eu pour France TV/ash ce qui me semble vraiment être dans le dans le voilà dans le les missions de de cette commission d'enquête. Euh moi je souhaite plus répondre à des questions sur mes tweets personnels. Je pense que ça suffit.
Si je vous pose ces ces questions et si elles sont légitimes dans le cadre de la commission d'enquête, c'est parce que au moment où vous écrivez ces propos, vous publiez ses propos sur vos réseaux sociaux, vous êtes une figure sur du service public. Vous le revendiquez d'ailleurs sur votre compte Twitter, c'est le 6 souci, on peut le voir donc on fait le lien entre France TV/ cette émission c'est le 6 souci et aussi votre incarnation personnelle notamment sur vos réseaux sociaux. C'est des tweets qui sont choquants.
Euh je je peux aussi interroger France Télévision, euh les les représentants ce soir. Qu'est-ce qui a justifié que vous continuiez à faire confiance à madame Saint-Rier qui publiait toutes ces outrances qui sont d'ailleurs à la limite de la loi ? On l'a rappelé lors de la dernière audition.
Ça semble ne pas émouvoir madame Soué qui s'en indigne. Mais un appel au meurtre vis-à-vis d'une personnalité politique, c'est profondément choquant et ça peut d'ailleurs appeler et amener à des poursuites pénales. Qu'est-ce qui fait que vous ayez servi le service public ?
Qu'est-ce qui fait que vous ayez choisi de vous engager pour le service public de l'audiovisuel ? Alors même que donc vous considérez la France comme un pays profondément antisémite et et islamophobe ? Est-ce que vous avez pas l'impression au fond d'avoir trahi ces obligations ?
Pourtant importante quand on sert le service public d'honnêteté, d'indépendance, de pluralisme, ces missions de neutralité. Quand vous avez une mission de service public, est-ce que vous aviez pas l'impression lorsque vous faisiez ces tweets ou trancier, le terme est pudique, de rompre ces obligations ? Euh alors plusieurs choses.
Euh d'abord, je tiens à revenir euh sur cette question euh par rapport au tweet que vous avez cité en partie lors de la dernière audition. Euh donc [grognement] effectivement, vous avez cité en me m'attribuant à moi ces propos-là, vous [grognement] avez cité les prisons en feu et mour au milieu. Vous avez omis sans doute un oubli de votre part de [grognement] dire que c'était euh un texte qui accompagnait une photo que j'avais pris d'un graffiti dans la rue et que c'était le texte de ce graffiti.
Donc c'était pas mes mots. Donc ça, je pense que c'est quand même important mais j'imagine que ça doit être un oubli de votre part. Euh pour ce qui est de euh c'est juste la différence entre tenir des propos en son nom et enfin je pense et les relayer.
Tout à fait. Je pense que ça fait une grande différence effectivement pour ce qui est du fait que France Télévision a continué à faire appel à moi, un petit élément je pense de contexte qui est que dans mon contrat donc qui n'était pas avec France Télévision, qui était avec France TV Studio, il n'y avait pas d'élément de contrôle de mes réseaux sociaux, d'éléments de conduite à tenir sur mes réseaux sociaux. Sinon, probablement qu'effectivement euh j'aurais euh mis mon compte en privé, peut-être que j'aurais pas eu les mêmes propos et probablement que je me serais fait taper sur les doigts.
Il se trouve que ça ne faisait pas partie de mon contrat et ça également, je l'ai déjà dit la dernière fois, ce qui explique qu'il n'y a pas eu de regard de France Télévision sur ce que je publiais et ni d'autocensure, on pourrait dire de ma part. Donc effectivement, je me suis exprimée de manière très libre et il y a pas eu de regard de France Télévision là-dessus. C'est c'est un petit peu ce que disait monsieur le rapporteur, vous avez raison de le préciser, c'est il n'y aurait-il pas dû y avoir un regard de France ?
On peut apporter effectivement un complément d'information. Effectivement Dienne Saint-Richier, on a eu l'occasion de vérifier euh a signé des contrats avec France TV Studio. Elle avait un contrat d'auteur.
Donc il engageait à respecter les règles déontologiques concernant les contenus qu'elle proposait pour France Télévision. euh et les règles éthiques en conformité avec celle de France TV Studio. Il existe aussi une clause dans les contrats de France Télévision et des ces filiales relatives au respect de la charte éthique de France Télévision, notamment dans les publications sur les réseaux sociaux qui a été mise en place en mars 2018, mais elle ne figurait pas effectivement dans le contrat de Dianne Saint-Rier. [grognement] Elle a été maintenant systématisée puisque les réseaux sociaux ont pris aussi une place dans le débat qui est différente sans doute de celle qu'elle avait en en 2018 par ailleurs et du coup il y avait pas non plus comme l'a rappelé Alexandre Duru lors de la dernière édition d'analyse systématique des publications qui étaient faites sur les réseaux sociaux avant de de de choisir un collaborateur avec lequel on a on est à travailler pour France Télévision.
Maintenant, ça se fait de manière plus systématique. Donc, il y a des bien des procédures qui ont été mises en place pour plus de vigilance. Mais après, je tiens à à rappeler que il s'agit de respecter le cadre légal et de ne pas tenir de propos relatifs au racisme, à la corruption des mineurs, de ne pas tenir de de propos violents euh et il y avait pas d'examen systématique euh des contenus publiés par Dian Sak, même si la plupart des des contenus ne relèvent pas du cadre légal, même si on peut discuter pour sur certains.
Merci pour ces précisions et si c'était à refaire en ayant connaissance de ces tweets, de ces prises de position, est-ce que aujourd'hui vous renouveleriez le contrat de madame Saint-Ré si une autre personne incarnant France TV/ ou France Télévision commettait ce type de propos sur ses propres réseaux sociaux ? Est-ce que vous poseriez la question de mettre fin à ces contrats ? Euh quel est aujourd'hui votre recul et votre analyse suite à tous ces tweets ? choisi, on l'a rappelé également lors de la dernière audition en raison de son expertise sur les questions d'éducation à la sexualité. on vous a euh mentionné qu'elle faisait partie euh du dictionnaire des expertes, qu'elle avait été euh euh choisi euh par un certain nombre d'institutions pour travailler sur ces sujets.
Donc c'est bien pour ces raisons qu'elle a été choisie par France Télévision et qu'elle a travaillé avec nous pendant de nombreuses années sur un sujet particulièrement important pour les jeunes adultes. Comme Dian Sar vous l'a vous a répondu, je pense que on l'aurait appelé à plus de enfin voilà plus de contrôle de ces publications et peut-être passer ses comptes en privé si on le faisait si on était amené à le faire aujourd'hui dans le cadre de la charte qui existe. Je si je peux pardon, je me permets juste de rajouter une dernière chose.
Je trouve ça quand même important de préciser que c'était mon compte Twitter personnel qu'à aucun moment France Télévision ni France TV/ash n'apparaissait dans ma biographie à aucun moment. Et donc ça, je pense que c'est important quand même de le préciser, même si euh je me dis aujourd'hui devant cette commission qu'effectivement peut-être que il aurait dû [grognement] être en privé ce compte, mais c'était pas un compte qui d'aucune manière était relié à France Télévision. Et vous comprendrez que ça suscite un certains des mois et en tout cas, je crois que les mesures qui doivent être prises correspondent à ce que vous êtes en train de dire et de tout côtés pour toute avis que ce soit bien évidemment, pas simplement celui-là.
Et d'ailleurs, on peut quand même signaler que suite à l'audition, un certain nombre des participants de France Télévision ont été également victime de propos insultant de menaces sur les réseaux sociaux et Dian n'a pas échappé à ça. Donc euh c'est aussi une situation délicate à gérer pour des gens qui ne sont plus ou pas exposé et qui sont plutôt des gens qui travaillent dans l'ombre. Très bien.
Et vous avez raison. Et de la même façon, suite à cette première audition, j'ai pu voir que en fait madame Saintqué, vous aviez pas forcément euh retenu un peu les leçons de pudeur que pourrai imposer un tel exercice notamment sur les réseaux sociaux. que j'ai pu voir par exemple sur votre compte Blue Sky qui était en public que vous vous adressiez directement à moi et je vous cite perso, "Comme j'ai réussi à ne pas lui sauter à la jugulaire en parlant de moi ni exploser de rire devant le ridicule de ses attaques, je considère que c'est une grande réussite." Fin de la citation.
Bon, j'ai reçu un certain nombre de messages probablement de vos soutiens dans les heures qui ont suivi l'audition, des messages d'ailleurs de menace. Donc je je me permets aussi de de réagir à ce que vous pouviez dire. Je je le rappelle hein, c'est une commission d'enquête qui a été votée démocratiquement dans le cadre de la commission des affaires culturelles.
Elle a été approuvée à majorité. C'est celle de vérifier notamment les éventuels entorses au principes de neutralité très important de l'audiovisuel public que vous incarnez tous euh ce soir dans le cadre de nos auditions. Mes questions, la première fois, vous le savez, ont porté sur vos déclarations, certes sur votre compte Twitter, vous vous exprimiez à titre personnel, mais c'était un compte Twitter qui a été public.
Vous pouvez très bien faire le lien entre votre figure du service public et et vos propos. Vous avez tenu des propos qui je pense peuvent peuvent être considérés par un certain nombre de personnes comme choquant contre les blancs, contre la police, valorisant des appels au meurtre visant des personnalités politiques, même si visiblement Hercilia Soué semble pas forcément les soutenir mais en tout cas ne pas les juger choquants. Il y a des contenus aussi qui faisaient la promotion de la pornographie transsexuelle payante auprès d'un public parfois mineur.
Bref, est-ce que au fond vous comprenez une forme d'incompréhension, d'indignation de la part de certaines personnes qui nous conduisent à vous poser ces questions ? Je pense que il y a pas que moi qui se pose ces questions, il y a peut-être aussi beaucoup d'autres français qui à la lecture de ces contenus ont plus les poser. Donc voilà, je retiens et ce sera le mot de la fin en tout cas pour moi, vos mots monsieur Dureux ou vous convenez et je trouve ça d'ailleurs très honorable et très louable que votre mission est de créer du commun, de favoriser un civisme partagé, que parfois vous avez pu faire des erreurs, que vous n'assumez aujourd'hui pas toutes les publications qui ont pu être faites sur France TV/ash.
Maintenant, ce qui compte c'est qu'il y a un peu plus de vigilance dans les contenus qui sont proposés, un peu plus de vigilance sur le choix des personnes qui incarnent la voix de France Télévision. Et c'était l'objet de cette audition et je vous laisse peut-être répondre si vous avez un certain nombre d'éléments que vous souhaitez compléter. Je je me permets juste d'apporter une petite précision justement sur ce que vous disiez à l'instant monsieur le rapporteur pour apprécier slash tel qu'il fonctionne aujourd'hui, il faut quand même préciser queon travaille avec des grilles types avec des thématiques précises donc comme la vie quotidienne, le sport, les divertissements, les documentaires.
Et donc si on regarde sur les semaines qui viennent de s'écouler, elles représentent parfaitement ce qu'on souhaite faire passer comme message. On a parlé donc de culture, de sport, de documentaires, on a mis en avant des talents et donc et aussi des sujets de vie quotidienne. Je prends quelques exemples juste pour être assez rapide.
On a eu par exemple le témoignage d'un jeune agriculteur à son compte qui lutte avec 800 € par mois. Euh on a parlé de certains de nos documentaires, donc comme disait Amandine tout à l'heure, donc un qui s'appelle Influence mortelle et donc qui dénonce les dérives sectaires sur les réseaux sociaux auprès des jeunes, mais aussi un documentaire qui s'appelle "Je serai jamais parfaite", donc qui est en rapport à l'image et à la chirurgie esthétique chez les jeunes femmes. Euh, on a parlé de sport aussi notamment donc avec les GIO et les Paralympiques qu'on a grandement accompagné et qui ont été salués par notre communauté avec des remerciements sur le traitement de cet événement.
On est aussi sur tous les grands événements, donc récemment les le gal des pièces jaunes, les victoires de la musique. On sera aussi donc bientôt sur les festivals d'été, Roland Garos, le Tour de France. Euh donc en fait ça représente tout ça représente euh slash euh il y a pas de pas de mot d'ordre, pas d'appel à l'action et pas de militantisme.
Peut-être pour effectivement rebondir sur ce que vient de dire Alexandra et et je l'ai dit tout à l'heure, on a aujourd'hui une seule obsession, c'est celle d'exécuter le cahier des charges et d'être parfaitement dans les missions de service public et notamment dans celle-ci de créer du commun, je disais de de faire nation. Euh l'objectif est vraiment de de créer une culture et un civisme partagé par euh pour les jeunes les 18 30 ans. Et je tiens à dire que sur les réseaux sociaux, et c'est dommage qu'on ait pas le temps de parler de ces sujets-là, mais sur les réseaux sociaux, on est le contreexemple en fait de tout le monde.
C'est-à-dire que aujourd'hui où sur les les chaînes de de télé, on diffuse un contenu et tout le monde peut y avoir accès. Nous, on est sur des réseaux TikTok, Instagram, YouTube euh où ce n'est pas du tout la même chose. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est là où sont les jeunes.
Donc c'est là où on propose nos contenus, mais en face il y a des algorithmes, des algorithmes que personne ne connaît, que personne ne voit, que personne ne maîtrise, qui change très régulièrement. Non, mais je tiens je tiens à dire parce que c'est des sujets qui effectivement quand on se dit il faut que le service public s'adresse aux jeunes, effectivement on va sur ces environnement où ils sont fortement présents mais où les les règles de l'audiovisuel tell qu'on les connaît sur l'environnement télé classique ne sont absolument pas les mêmes. Et aujourd'hui, là où les réseaux créent des communautés, nous on essaie de les regrouper, de les faire se rejoindre.
Donc c'est en ça où je comprends très bien les questions que vous posez et qui sont assez circonscrites sur sur une période temporelle resserré. Mais aujourd'hui, comme vous le dit Alexandra, euh c'est absolument pas le cas. Ce n'est absolument pas le cas et ça, je trouve qu'on a malheureusement pas assez de temps pour pour en parler.
Merci monsieur pour toi. Merci monsieur le président. Effectivement, toute dernière question plutôt sur la partie financière.
Vous nous avez expliqué que les coûts de production de France Levelage, c'était plutôt autour de 17 ou 18 millions d'euros. 13 millions pardon 13 millions d'euros. On va donner le chiffre exact, merci de le rappeler.
J'ai pu interroger un certain nombre de vos concurrents qui sont des concurrents des des plateformes numériques qui figurent d'ailleurs dans le top 3 ou top 5 des plateformes numériques les plus consommées en France par leur nombre de visionnages sur les différents réseaux. Vous évoquez TikTok, YouTube, Instagram et en fait ces plateformes ont os entre 2 millions à 4 millions de budget annuel. Vous en avez 13 annuellement.
Comment est-ce que vous expliquez alors que vous faites beaucoup moins de vues sur les plateformes, comment vous expliquez un tel écart ? Est-ce que ça s'explique par le nombre de personnes associées ? Est-ce qu'il y a des coûts de structure qu'on a pas forcément en tête ?
Comment faire moins en terme d'audience avec un budget qui est quatre à cin fois supérieur à celui de vos concurrents qui sont pourtant alors euh sur les les budgets que vous évoquez donc ils sont pas forcément connus de tous donc on a on a bien en tête nos nos concurrents directs sur les réseaux sociaux il se trouve que moi j'ai plutôt en tête des des budgets similaires Donc je tiens aussi à dire que avec ces 13,2 millions d'euros, donc on remplit un certain nombre de missions aussi d'investissement dans l'animation française. Donc ce que ne font pas nos concurrents, de création des enquêtes longues qui parfois prennent 1 an ou voilà plus longtemps pour être exécuté. Donc c'est le cas des documentaires qu'on a cité sur la chirurgie esthétique, sur l'enquête sur TikTok euh et cetera.
Euh la fiction aussi qui euh voilà que ne font pas non plus nos concurrents. Donc voilà, c'est juste pour replacer le contexte, c'est que euh justement moi je je trouve que les performances de Slash, on fait quand même 1 demi milliard de vues sur une année. Donc on a multiplié par de nos performances en 2 ans.
On a fait plus 50 % de croissance. Donc ce sont des chiffres dont on se félicite aujourd'hui. rapporté à ce coût-là.
Voilà, on trouve que quand même le média remplit remplit son contrat et et je tiens aussi à dire que bon, on cite les concurrents français et encore une fois leur leur budget sont pas forcément euh pardon aussi des étrangers. Exactement, vous me voyez venir et euh et queon évolue aujourd'hui nous médiia français dans un contexte qui est très international face à des plateformes américaines euh comme Netflix qui dépensent eux des milliards dans leur programme et que finalement face à ces mastodontes avec nos 13,2 millions d'euros, on arrive à se faire une place dans le quotidien des jeunes. Ça ça nous importe beaucoup.
Alexandre l'a dit, c'est faire du coain mais c'est aussi créer de la conversation d'être présent. Et j'ai une [raclement de gorge] petite question si vous me permettez là-dessus rapidement au niveau de vos recettes donc bien évidemment vous avez ces 13 13 et quelques millions mais est-ce que comme le grand frère de France Téléivision apparemment il y a 15 % de de de recettes qui arrivent d'une publicité qui qui est pas si Est-ce que vous aussi de par votre média vous avez des recettes annexes en dehors de la dotation qui vient de de la maison Mire ? Et si oui, comment et combien ?
En tout cas, il y a de la publicité sur les contenus de slash. Je saurais pas vous dire la part que ça représente dans l'ensemble des contenus des recettes publicitaires. France télévision.
Euh donc c'est c'est des leviers effectivement qui font partie enfin qui apportent au financement. D'autant plus que ce sont des les 18 30 ans sont des publics particulièrement recherchés par les annonceurs. Donc il y a un intérêt à être sur eux. peut-être en précision euh c'est dans les 13 millions.
Non, je suppose que c'est sur le sur le budget. Ouais, en précision sur le budget. euh la part euh de ce budget qui est dédié au contenu natif, donc il ne vient pas financer des programmes, donc qui se compare plus à l'offre de nos concurrents, c'est autour de 8 % de de ce budget de 13 millions pour financer les comptes natifs sur les réseaux sociaux et l'ensemble des publications.
Je vous laisse une dernière intervention et je vais être obligé de suspendre. Allez-y. Non, non, mais pardon, c'était juste pour rebondir effectivement sur ce point.
Je sais pas quels sont les concurrents avec lesquels vous vous pouvez nous comparer. Euh si on fait référence à des à des médias euh sur les réseaux sociaux qui sont effectivement devant nous, les budgets que vous annoncez me semblent euh relativement euh euh on va dire sous-estimé. Euh si on prend les très gros euh médias sociaux euh je vais pas les citer mais euh ils ont des équipes qui sont extrêmement importante.
Si on prend un Brut par exemple qui fait beaucoup d'informations, ils ont énormément d'équipes. Euh si on prend un combini euh qui a été vendu il n'y a pas très longtemps, il y a eu une restructuration et beaucoup de de licenciements aussi. Donc je ne sais pas sur quelle base on on regarde mais nous comme vient de le dire Tifen et l'avait rappelé Amandine, les 13 millions sont pour faire un ensemble de contenu.
La partie native vraiment sur les réseaux TikTok, Instagram et cetera, c'est moins de 8 % de de ce budget. Donc on n'est pas du tout sur les mêmes échelles. D'accord.
Euh ce ce ces chiffres sont difficiles à trouver pour nous parce qu'ils sont noyés. Euh que diriez-vous de la trajectoire de de ces 13 millions ? Elle est plutôt stable.
On vous donne plus de moyens. Euh vous malheureusement vous êtes resserré parce que parce que la tendance est à la baisse. Que que pourriez-vous nous dire là-dessus ?
En quelques mots ? Et alors il est globalement stable. Alors fonction des années des projets, voilà ça peut fluctuer mais il est globalement toujours aux alentours de 05 06 % du budget total de de France télé.
Voilà. Donc il était de 16 millions en 2024, il est de 13 millions. Voilà.
Euh voilà, c'est peut-être c'est 16 millions, il date de d'il y a 2 ans. Voilà. Et là, on est à 13 sur 2025.
Donc voilà, grosso modo, mais ces fluctuations elles sont liées parfois à des à des décalages de d'exercices. Voilà. Donc c'est des 3 millions qui glissent mais globalement on est stable. [grognement] Écoutez, je je je mets fin à cette audition.
On est désolé, on a d'autres malheureusement impératifs qui n'étaient pas prévus. Je tenais à vous remercier euh pour le fait que vous soyez revenus euh nous voir et et voilà, je lève la séance. Merci beaucoup messieurs dames.
Fabien Roussel