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interviewLCI (sur YouTube)· 10 novembre 2025 54 min

En Toute Liberté du lundi 10 novembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est à vous. Merci Jean-B. Passez une bonne journée.

Allez, c'est maintenant l'heure dans toute liberté sur LC. Une heure de décryptage et de débassant tabou et sans langue de bois. On somme en toute liberté comme son nom l'indique, on est ensemble jusqu'à [musique] 10h.

Ça n'arrive qu'en France chaque année, c'est la même baffe. À partir d'aujourd'hui, les femmes [musique] travaillent gratuitement. Oui, vous avez bien entendu.

En tenant compte des écarts de salair à 11h30 précise, les Françaises [musique] cessent d'être payées. Pas parce qu'elles ont décidé de faire grève, non. Mais parce qu'en France à salaire égal, elle gagne encore plus de 14 [musique] % de moins que les hommes ce chiffre.

L'économiste Rebecca Amstalem l'a simplement converti en jour au vrai et ça donne [musique] près de 7 semaines de travail gratuit chaque année, du 10 novembre à 11h31, donc jusqu'au 31 décembre. Le travail des femmes est alors offert par la maison. C'est pour nous les gars.

Le plus ironique c'est que les cars se creusent dans les secteurs du mixte. Plus 24 % dans l'hôtel réstauration, plus 17 % dans le [musique] commerce. Bref, partout on vous dit que l'égalité a fait des progrès.

Les chiffres racontent une autre histoire. Alors auprès des labels, des chartes, des hashtags des journées mondiales. Mais pendant ce temps-là, le plafond vert est devenu une ligne sur la fiche [musique] de paye.

L'égalité. Cette belle promesse non tenue à une minute près. [musique] Ça n'arrive pas en France. [musique] Et aujourd'hui bien sûr c'est la double dose.

Bonjour cher Nicolas, j'ai presque envie de me ruer sur vous et de vous embrasser pour vous [rires] êtes tellement sympa de rester avec nous. L'entrée en matière euh c'est ce qui s'appelle oui une entrée en matière. Emmanuel Lucr, bonjour.

Vous êtes éditorialiste économie à l'opinion. Guillaume Oda, bonjour. Bonjour Anaï, vous êtes grand reporter, chroniqueur et bonjour Christophe Barbier.

Vous êtes Christophe Barbier. Alors, c'est une première dans l'histoire. Jean-Baptiste Boursier vient de le rappeler de la 5e République, un ancien président en prison.

Ça, on finira par le savoir. Il a été condamné fin septembre à 50 détention pour association de malfaiteur Nicolas Sarkozi dans le cas du financement libien présumé de sa campagne de 2007. incarcéré à la santé le 21 octobre dernier, Camille Capucine Diaz et Camille Courtard, vous êtes à la cour d'appel de Paris parce que ce matin, les justes examinent sa demande de remise en liberté.

Oui, tout à fait. L'audience doit commencer à 9h30 ici à la cour d'appel de Paris. Vous le voyez, les journalistes sont actuellement en train de rentrer dans la salle.

Ses avocats plaidront sa Nicolas Sarkozi peut intervenir également s'il le souhaite depuis sa cellule en visoconférence. Pendant l'audience, le juge décidera si Nicolas Sarkozy peut rentrer chez lui ou non en attendant son procès en appel en mars prochain. Et là et bien plusieurs options sont envisageables déjà concernant le rendu de la décision.

C'est très probable qu'il ait lieu dans la journée, mais il peut également avoir lieu mercredi, demain étant un jour férier. Et puis concernant la décision en elle-même, Nicolas Sarkozy peut-être remis en liberté de manière pure et simple ou bien remis en liberté avec des obligations comme par exemple le port d'un bracelet électronique. Merci beaucoup Capucine Dè.

Christophe Barbier, qu'est-ce qu'on peut attendre de cette journée ? Ça va encore être les grandes effusions ou d'abord c'est un peu plus technique que lors d'un d'un procès sur le fond. Là on est dans un mini procès qui va vérifier les conditions dans lesquelles se comporterait Nicolas Sarkozi s'il était remis en liberté.

Est-ce qu'il peut fuir ? Est-ce qu'il peut faire pression sur les témoins ? Est-ce qu'il peut se concerter avec les co-auteurs de l'infraction qui lui est qui lui est reprochée ?

S'il sort, est-ce qu'il a un domicile ? Est-ce qu'il donne des garanties de représentation ? C'est est-ce qu'il va fuir ?

Est-ce qu'il va euh vivre quelque part dans un endroit identifié ? Et cetera. Honnêtement, quand on regarde toutes ces cases, il y a aucune raison de ne pas le libérer.

Il y a aucune raison technique. D'autant qu'en le libérant, la justice ne dit pas il est innocent. Là, il y aura le procès en appel pour juger sur le fond.

Donc, on voit mal comment aujourd'hui la justice pourrait dire il reste en détention. Attention, Alexandre Jouri dans la même affaire il y a quelques jours est resté en détention parce que les garanties sur son domicile, le bail était était jugé incertain par la justice. Puis il a un pédigré légèrement différent.

Attention aussi pour Nicolas Sarkozy, on peut lui demander une caution. On peut lui demander beaucoup d'argent pour garantir c Ah, c'est comme dans les séries américaines en fait avec moins de zé quand même. C'est un peu plus encadré, c'est un peu plus limité.

Dernier élément, le parquet va faire des réquisitions. Les avocats vont dire voilà, il faut libérer notre client pour telle et telle raison. Le parquet, que va dire le parquet ?

Est-ce que le parquet va dire oui, on comprend compte tenu de sa personnalité, on n'est pas contre ou est-ce que le parquet va dire pas question, on réclame un maintien en détention provisoire ? Oui. Et et d'un mot en fait cette liberté, elle peut être aménagée sous la forme d'une surveillance.

électronique le bracelet hein, il en a déjà porté un euh assignation à résidence ou contrôle judiciaire. On avait vu sa petite Julia sur les réseaux sociaux qui disait "Mon papa, il a pas un bracelet électrique, vous souvenez de ça ?" Non.

Voilà. Bien, c'est une saga familiale en fait. En tout cas, la famille a été au premier un peu comme notre royauté.

Non, c'est Oui, avec des c'est pas le prince Androu non plus. Tout à fait. La famille a été mise au premier rang, la famille élargie, le clan SarkoZi dans la contre-attaque de communication organisée par le président.

Ça a commencé avec l'attitude de Carla Bruni le jour du jugement, appelez-vous la bonnette du micro de Média Park, jusqu'à la journée de d'incarcération avec cette famille qui l'accompagnait au bout de la rue pour monter dans la voiture qui allait rouler vers la santé. Bon, on va y revenir de toute façon. On va y revenir à 9h30.

Allez à la une 1. [musique] C'est l'heure de notre double dose évidemment Nicolas merci d'être resté. Alors un document explosif, une lettre de Bruno le maire à Emmanuel Macron datée d'avril 2024 a été révélée hier par nos confrères de la tribune dimanche.

Alors je lis des extraits de la lettre. Nous ne pouvons pas continuer à nous singulariser par le niveau élevé de notre dépenses et de nos prélèvements. Je propose de mettre en place une stratégie ambitieuse de contrôle de nos finances publiques pour revenir sous les 3 % de déficit en 2027 et toute stratégie des vêtements est vouée à l'échec.

On peut même écouter euh l'ancien ministre des des finances, il était hier soir sur France 5. On l'écoute. Vous avez beaucoup discutter que vous avez à plusieurs reprises en conseil des ministres dit qu'il fallait réagir, qu'il fallait que les ministres soutiennent et que vous voyez tout autour de la table des sourires narcois genre causent toujours et à un moment donné vous prenez votre plume parce que c'est votre responsabilité de ministre des finances.

Alors, on prend sa plume, mais qu'est-ce qu'on fait d'autre ? En fait, dans cette histoire, il y a rien de nouveau excepté le fait qu'il y a eu une lettre au mois d'avril 2024 qui, de manière un petit peu officielle et secrète, sanctionnait ce que Bruno Lemer avait toujours dit. Il a évidemment été un peu mon ministre de tutelle pendant 7 ans compte tenu du fait que je suis l'économie, j'ai beaucoup fréquenté Brudeler.

Tout ce qu'il dit, il l'avait déjà dit et déjà répété. Effectivement, on s'est rendu alors on pourrait revenir sur les responsabilités qui font que le déficit a dérapé d'une manière aussi inédite. Ça c'est un sujet.

Mais en tout cas, le moment où il a fallu corriger l'histoire, effectivement il a alerté, je m'en souviens très très bien à l'époque, il a alerté et à l'époque on avait des taux d'intérêt très bas, tout le monde s'en foutait et effectivement en fait le problème de la dette française, c'est que tout le monde s'en fout. Il a alerté et pour aller au bout de l'histoire du redressement qui est engagé, aller vraiment au bout de l'histoire, il lui e fallu engager une loi de finance rectificative. texte qui permet effectivement d'avoir les les coûts des franches sur l'ensemble des éléments budgétaires.

Vous ne les avez pas si vous êtes hors loi de finance. C'est c'est essentiel, je finis, c'est essentiel. [rires] Hors loi de finance rectificative, ilx explique à ce moment-là au président de la République qu'il faut absolument cette loi de finance.

Le président refuse à cette époque-là, il aurait dû démissionner. Mais bien sûr, ça on l'a tous dit à l'époque, il fallait qu'il démissionne compte tenu du fait qu'on lui enfin qu'il était empêché d'utiliser les instruments institutionnels permettant de de redresser la barre. Et c'est vrai que des des dérives de 06 à 07 points de déficit, ce sont quand même des dérives absolument astronomiques.

Surtout que ça s'est étalé sur deux années consécutives. Pierre Moscovici, le le patron de la Cour des comptes qui parle d'un nœud coulant qui nous étrangle, qui a laissé filer la machine ? le ministre des pensiers, le présidentau confiant ou un pays qui simplement sait pas dire non à la à la dépense.

La la formidable accélération de ce qui s'est produit depuis on va même pas 2017 mais un peu après, c'est principalement l'inflation. les les normes inflation a considérablement déformé mécaniquement la dépense publique avec les phénomènes d'indexation de l'ensemble des prestations social de l'ensemble des retraites les fameux 1000 milliards br le maire voudrait absolument ne pas être l'homme au 1000 milliards il aura bon on a mais quand on a une étiquette dans le dos généralement on a beaucoup de mal à s'en défaire Nicolas Sarkozi c'était le président des riches il aurait pu faire n'importe quoi. Il était président des riches Bremer malheureusement pour lui et l'homme au 1000 milliards.

Je pense qu'il restera l'homme au 1000 milliards. Sont les 1000 milliards d'euros de dette le début du quinquena 2017. Il y en a 440 qui sont exclusivement liés à la dérive du système de retraite de la fonction publique.

On n'est pas sur des cadeaux fait auoriches. Après, il y a eu effectivement des moments clés qui ont coûté des bons paquets de milliards comme les 17 milliards qu'on sort à la sortie des gilets jaunes. Le Covid évidemment, le Covid avec le quoi qu'il en coûte.

Mais heureusement qu'on a fait le chômage partiel. Heureusement qu'on a fait des près garanties par l'État. prègaranti par l'État, c'est pas une dépense, c'est une garantie.

Mais heureusement que l'État est intervenu à ce moment-là. On avait mis sous cloche, sous autorité politique l'économie. Il était normal que le politique vienne indemniser l'économie qu'il avait mis sous cloche.

En tout cas, quand on quand on décrypte les 1000 milliards, on se rend compte que c'est quand même très largement lié à l'inflation et très largement lié au déséquilibre profond qu'il y a dans le système de retraite de la fonction publique. Mais qu'est-ce que Ben, on y revient toujours aux retraites, on n peut plus, on se colle toujours à ce truc. [rires] Mais en fait, on on est, je pense qu'on peut même encore dézoomer.

C'est c'est là euh tout ce mécanisme se grippe parce que Nicolas le dit très bien, il y a l'inflation et les indexations des différentes pensions qui se greffent là-dessus avec l'inflation, mais le problème, il est bien antérieur. On a un pays qui est accro à la dépense publique, qui ne sait pas faire des économies. Là, on se trouve, on est en train de discuter le budget, il va encore se traduire par du déficit supplémentaire.

Enfin, je veux dire, c'est quand même complètement fou. Il faut dire aux français que la dette l'année prochaine nous coûtera 70 milliards rien qu'en intérêt parce qu'on finance notre modèle social avec de la dette. Ce problème, il est pas nouveau.

Il nous explose au visage parce que les paramètres économiques se sont détraqués avec l'inflation. Mais mais en fait, on peut remonter à 40 ou 50 ans en arrière. On a un pays qui accroit à la dépense publique, qui n'arrive pas à sevrer de la dépense publique et tant qu'il n'y arrivera pas, on courra après des déficits et ça va s'aggraver parce que si les taux d'intérêt commencent à vraiment remonter, on sera très très mal.

Et cette fois-ci les alertes, ben il faudra qu'on les écoute. C'est ça le couant, c'est les taux d'intérêt et la charge d'intérêt. Qu'est-ce que ça dit Christophe du fonctionnement de l'État de sa capacité ou de son incapacité à se discipliner ?

Je pense qu'il y a plusieurs défaillances de l'État. Il y en a une conjoncturelle sur ces années 23 24, on en parlait tout à l'heure avec Nicolas, c'est comment les spécialistes à Bercil, les fonctionnaires n'ont pas vu venir l'erreur sur les recettes. On attendait des recettes fiscales, paf, il manque 42 milliards dans les recettes 2023.

Ça, pour les meilleurs fonctionnaires de la planète, ça me semble quand même un vrai problème. On-ils corrigé cela depuis dans leur tête et dans leurs ordinateurs ? L'autre problème, c'est l'incapacité de ce pays à faire une réforme de l'État.

H François Fillon voulait euh je ne sais plus combien de centaines de milliers de fonctionnaires en moins 400000 dans la même présidentiel Emmanuel Macron avait dit moi ça sera 200000 puis finalement c'était 120 puis 90 puis 0 puis finalement on en a engagé on en a embauché il faut avoir une règle simple on n'embauche plus de fonctionnaires dans la fonction publique de bureaux de paperace de coup de tampon de sourire d'ordinateur on embauche dans la fonction publique pour les fonctionnaires de terrain des policiers, des magistrats, des enseignants, des infirmières, on en a besoin. Mais on supprime des postes dans la l'administration papraciaère remplacer soit par personne parce que les fonctionnaires, ils sont très bons, ils fabriquent de la norme. Vous les remplacez pas, il y aura moins de normes.

Soit par de l'intelligence artificielle, soit vous remplacez le fonctionnaire par l'usager. C'est ce qui se fait déjà. Ça s'appelle la numérisation.

C'est vous qui travaillez en ligne à la place du fonctionnaire qui jadis remplissait les les formulaires. Emmanuel, voulu rajouter un truc. Ben oui, parce que quand on on voit par exemple que on a vidé leur prérogative, mais leurs effectifs n'ont pas bougé, c'est-à-dire qu'il y a des gens pour des tâches moindres qui sont toujours aussi nombreux qu'avant.

Ça ça peut pas durer comme ça. C'est pas possible. Petite question à à dose.

Euh donc, on a vu que le le chef de l'État a ignoré l'ensemble des requêtes de l'ancien ministre de de l'économie. Je n'en vois pas l'intérêt, aurait-il dit. et et j'ai lu quelque chose qui m'a frappé.

Il aurait dit à des confrères anglo-saxons et et là je le cite, Macron Macron, le président de la République que la règle des 3 % du PIB et la dette et c'est une règle d'un autre siècle. Alors oui ou non c'est une règle d'un autre siècle ou pas la France ? Il a dit il a dit ça quoi.

C'est pas faux. Est-ce que ce critère est encore pertinent ? Mais que le critère de 3 % maintenant bon celui-ci a été retour à pas refaire éternellement l'histoire.

Est-ce qu'il a été fait sur un coin de table ou pas ? Il était lié les 3 % on été lié au 60 % d'aqu'ussir à avoir un système de dette publique soutenable. Là si vous faites de l'économie pure, vous vous rendez compte que que les 3 % enfin sur 60 % de dett max 3 % de déficit max, c'est ce qui vous permet d'avoir une stabilisation.

Maintenant il y a quelque chose qui n'appartient pas à un autre siècle, qui n'appartiendra jamais à un autre siècle. Si vous êtes dans le rouge de manière structurelle et permanente, ça pose un problème. Surtout si ce rouge devient devient de plus en plus vif.

On a parlé des gens qui vivaient à découvert. C'est un problème d'avoir une partie de la population qui vit systématiquement le 15 ou le 20 du mois à découvert. C'est un problème d'avoir une nation qui vit depuis 40 ans systématiquement ses fins de mois à découvert avec en plus à découvert de plus en plus cher.

La France est le trè pays le plus endetté de la zone euro et le seul pays de la zone euro dont la dette est en augmentation. C'est ça le nous sommes le seul pays qui n'arrive pas à juguler sa dette. Enfin, je veux dire ben c'est le seul moyen pour stabiliser la dette, c'est de sortir du déficit primaire pour rentrer en excédent primaire.

Ça veut dire sortir d'un l'excè l'excédent primaire, c'est vous retirez la partie remboursement des intérêts, les 70 milliards qui évoqué Emmanuel pour l'année prochaine et vous regardez si vous êtes si ce qui reste est vert ou rouge. Bon ben nous c'est toujours rouge et la différence c'est qu'en Italie c'est vert. En Italie si vous retirez la partie paiement des intérêts de la dette que vous regardez juste donc la la partie primaire comme on dit et bien ils sont excédentaires.

Nous sommes déficits. C'est à partir du moment où on aura retrouvé de l'excédent primaire qu'on aura on sera en capacité de stabiliser la dette. J'ai pas dit la faire reculer reculer déjà la stabiliser.

Vo là. Merci beaucoup Nicolas Dose à bientôt. Mais il y a un truc double dans la lettre de le M il y a un truc qui est important c'est quand il admet de graves erreurs techniques et là il y a eu de graves erreurs techniques.

Alors je veux bien qu'on les décrive mais là visiblement on a plus tellement le temps. Elabeth born aussi. Oui, mais c'est c'est quand même les erreurs tech.

On impose une taxe aux énergéticiens qui doit rapporter 12 milliards, elle en rapporte 300 millions. Comment est-ce qu'on peut se tromper ? Elle s'appelle la crime cette cette cet axe.

À qui profite pas la Crime pour le coup ? À personne. Mais comment est-ce qu'on peut se tromper de 12 milliards ?

Non non non, on y reviendra. On y reviendra Nicolas parce que là mais le problème c'est que l'explication est un peu technique maiselle mais elle est un peu inquiétante sur intéressant parce qu'il y a le consentement à l'impôt, il y a le fait qu'on avait les meilleurs fonctionnaires de pour ça pour ce cette tâche et que si c'est plus le cas c'est vraiment le bazar hein. Ils avaient cré un petit groupe d'économistes un peu indépendants pour venir essayer de voir comment on pouvait faire autrement justement.

Bon merci Nicolas Marie Belot du service de police justice de TF1. Il nous attend dans la coursive, elle va faire une entrée triomphale sur le plateau dans toute liberté. Je je fais un départ frérot pendant que vous nous quittez aussi. [musique] Oui, bien sûr parce qu'on va parler de terrorisme maintenant Marie de cette menace qui est toujours aussi forte 10 ans après les attentats du 13 novembre.

Je rappelle 130 morts 413 blessés. La France vit toujours sous la menace terroriste. La ministre des armées, Catherine Vautrin le dit clairement hier dans la tribune dimanche : "La menace terroriste est constante.

Que sait-on Marie de cette menace ?" Alors tout tous l'ont dit ces ces derniers jours, le procureur antiterroriste, le ministre de l'intérieur, ce matin la patronne de la DGSI, l'alerte est maximale mais en fait c'est le cas déjà depuis plusieurs années. Si on parle de la menace djihadiste, ça reste à cette heure la menace la plus importante.

Mais elle s'accroit, disent tous les spécialistes, depuis 3 ans avec des projets qui sont de plus en plus aboutis. C'est ce que dit le procureur antiterroriste. Ce qui a changé en disant c'est la nature de la menace.

Avant, on parlait de la menace projetée de commando formés à l'étranger en Syrie qui viennent commettre des attentat en France. Exactement comme le 13 novembre. Aujourd'hui, la menace, elle est endogène.

Qu'est-ce que ça veut dire ? c'est que c'est une menace qui vient de l'intérieur avec des Français qui se radicalisent sur notre sol et qui s'inspire des organisations terroristes notamment en sabrevant de de propagande. Ce qui est un peu nouveau depuis 3 4 ans, c'est le rajunissement de ces personnes-là.

De plus en plus jeunes, ils se radicalisent souvent seuls sur internet, sur les réseaux sociaux et de façon très rapide. Un exemple très concret donné ce matin par la patronne de la DGSI. Toutes les personnes interpellées cette année en lien avec des dossiers terroristes ont entre 17 et 22 ans.

Ça donne une idée de ce rajunissement et aussi de cette féminisation puisque c'est aussi un sujet qui est évoqué par le procureur antiterroriste. Plus de plus en plus jeunes, des jeunes majeurs, des mineurs, des femmes de plus en plus mais heureusement des moyens qui ont été renforcés avec 77 attentats qui ont été déjoués depuis 2015. Si on prend les derniers chiffres, six attentats déjoués cette année et neuf l'année dernière.

Féminisation, vous le disiez, on apprenait hier dans le Parisien que trois jeunes femmes de 18 à 22 ans ont été mises en examen pour avoir projeté un attentat caminase kamikaz contre une salle de concert ou de spectacle. Guillaume, c'est incroyable. Et et cette annonce, elle intervient dans un contex.

Attendez, elles ont elles ont été je finis mais elles ont été repérées sur Snapchat et TikTok isolé, fragiles psychologiquement, sans contact direct avec une organisation en tout cas à ce jour. Comment les services euh de renseignement Guillaume peuvent encore prévenir ce type de radicalisation ultra individuelle qui est né sur les réseaux sociaux sans structure, sans commanditaire. On va devenir complètement fou en fait. problématique, elle est là, elle avait été donc détaillée par par Marie Belot, c'est la menace endogène, c'est-à-dire une une autoradicalisation via les réseaux sociaux qui fait que un certain nombre d'individus euh avec le jeu des algorithmes aussi parce que ça joue exposé à des contenus salafistes islamistes radicaux décident pour une raison ou pour une autre de passer à l'acte.

Ce qui est intéressant dans dans cette affaire, ce sont trois jeunes femmes qui sont quand même qui constituent un début de de réseau. Elles visent quoi ? Des salles de spectacle.

Visiblement, elles avaient pour projet de viser des salles de de spectacles et et des lieux de de rassemblement festif. Tout ça est dévoilé au moment où effectivement on est dans la semaine de commémoration des attentats du du 13 novembre. Ce qui veut dire que cette menace, elle est là et j'ai tendance à dire qu'elle iracroissante parce que encore une fois et c'est ce qu'exprimait le président de la République lorsqu'on est exposé sur TikTok en tapant le mot islam à un poste qui aurait attrait à la religion trisème on est on est exposé un contenu salafiste.

Il suffit que vous soyez un peu fragile psychologiquement et bou vous avez quelqu'un à l'autre bout de la chaîne qui sans avoir forcément téléguidé se frottera les mains parce que vous allez commettre un attentat. On y revient. Merci Gu en revient après la pub surtout parce qu'en plus on entend de nouveau parler de Salab Marie c'est incroyable.

Allez on se retrouve dans un instant dans [musique] toute liberté sur LC. De retour sur le plateau 2 en toute liberté avec Emmanuel Ducro, Christophe Barbier, Guillaume Moda et Marie Belo Police [musique] justice de TF1 LCI. Merci Marie d'être avec nous pour nous expliquer un peu ce qui se passe sur le terrorisme et la menace toujours aussi élevée, toujours aussi forte.

Alors, on apprend ce weekend que Salah Abdel Sam, seul survivant des commandau du 13 novembre, a été placé en garde à vue depuis sa cellule de Vendin les vieille pour association de malfaiteurs terroristes. Mais on écoute Céline Berton, la directrice générale de la sécurité intérieure. Mais sur les faits qui lui sont reprochés, sur lesquels je pense la justice antiterroriste sera conduite à communiquer aujourd'hui, il n'est pas mise en cause dans un projet d'attentat.

Salabdislam est un individu qui demeure radicalisé et convaincu euh de l'idéologie mortifère qu'il a suivi pendant des années, qu'il a conduit à passer aux actes que vous connaissez. Euh nous n'avons pas de raison de penser, mais une fois encore, je n'irai pas sur des champs d'expression qui relèvent euh de l'autorité judiciaire qu'il soit impliqué sur des réseaux d'une autre nature et ça alors pas impliqué mais il a quand même une petite clé USB, c'est ça ? Oui.

Alors, tout l'objet des investigations, c'est cet ordinateur de Salah Abdislam. Je le rappelle, il avait le droit d'en avoir un. Ça a été autorisé par l'administration pénitentiaire.

Il en avait besoin pour suivre des cours, une formation le me diton. Mais évidemment avec un usage très restreint, pas d'accès à internet, pas de connexion normalement avec des ports USB. Sauf que en contrôlant ces affaires, plusieurs mois plus tard, des traces de connexion USB ont été détectées par les autorités dans son ordinateur.

Ils ont découvert qu'il avait pu consulter de la propagande djihadiste. Donc toute la question aujourd'hui, c'est qui lui a transmis cette clé USB alors que Salah d'Eslam est à l'isolement en détention dans la prison de Vendin Levieil ? C'est sa compagne qui est dans le viseur de la DGSI.

Elle a été placée en garde à vue euh plus de 96 he interrogé pour savoir si lors d'un parloir elle a pu lui communiquer euh cette clé USB parce que Salabdlam même s'il est à l'isolement, il a le droit à des parloirs et c'est des parloirs où il peut avoir contact avec sa compagne qui est âgée de de 27 ans. Ça pose évidemment la question de de ça pose toutes les questions de l'isolement de l'isolement de la compagne des femmes qui vont se se enfin bon c'est c'était effroyable Guillaume deux choses sur Salah Abdislam d'abord et c'est Hugo Micheron donc le le chercheur qui est aujourd'hui enseignant à Sciencepo qui l'avait démontré la prison c'est certainement pas le terminus du djihad la prison c'est un arrêt stop dans le djihad et on peut faer aussi des attentats à partir d'une cellule de prison si on peut organiser un narcotrafic voir du procès la part de prison. On peut aussi imaginer qu'un attentat soit soit imaginable.

Alors encore une fois pour cela Abdislam, la la l'enquête est en cours. Ce que dit aussi Hugo Michon, c'est très important. C'est une image qui est assez claire et explicite.

Quand on est à Maré Basse, c'est comme ça que fonctionne le terrorisme, Maré haute, vague d'attentat, maré Basse, reconfiguration. Il faut être extrêmement vigilant. Et dernier point, dernier point parce que je voudrais terminer sur ça, c'est la d'islam.

J'assistais à l'intégralité du procès d'attentat du 13 novembre. On va commémorer ce ce funeste jour. Euh je me souviens d'un moment donné où il disait "Oui, mais moi j'ai pas tué." Je rappelle simplement qu' en effet dans les faits, il a il a pas tué.

Il il avait une ceinture d'explosif dont il dit qu'il l'a laissé, elle était défectueuse. C'est ce que euh l'enquête avait démontré. Mais deuxème point, il avait convoyé trois kamikazes au Stade de France et là une avocate Yolen Bau était sortie du bois lui avait dit "Mais attendez, vous avez donc convoyé des bombes humaines, vous avez donc tué monsieur Salad des Flam, il faut bien avoir ça en tête." Donc cet homme-là est toujours radicalisé.

C'est pour ça qu'il a été condamné à la perpétuité incompressible. Oui. Enfin, ça c'est pour ce que ça veut dire en France.

Marie nous a nous a bien décrit la la les causes endogènes, enfin une une terrorisme endogène, c'est qui vient de l'intérieur. Mais il y a des aussi un terrorisme qu'on pourrait qualifier d'exogène. C'est-à-dire que il y a une reconstitution de réseaux djihadistes au Sahel, en Syrie.

Est-ce qu'on assiste à une nouvelle montée en puissance de de Daesh Guillaume ? Très rapidement. Très rapidement.

Il faut faire très très attention à ce qui se passe au Mali. Bamako esté. Il y a un groupe qui s'appelle le Genim qui est lié en gros à Al-Qaïda qui organise une pénorie d'essence dans tout le pays et qui est sur le point de faire tomber la ville de Bamakou donc la capitale qui a une frontière avec l'Algérie.

Ça pose une énorme problématique. Le Mali qui a aussi une une frontière avec la Côte d'Ivoire. Je dis au passage pour ce qui concerne la Syrie, effectivement le chaos ambiant et la reconfiguration du pays permet à l'État islamique également de se reconfigurer.

Dernier point et on l'avait vu attentat du Crocus City Hall mars 2024 en Russie 149 morts et également l'attentat de la Nouvelle-Orléand aux États-Unis 1er janvier 2025 vous en souvenez 14 morts. C'était l'œuvre de gens qui étaient liés à ce qu'on appelle l'État islamique au coraçant zone afghane, zone pakistanaise. Et là, on parle de menace téléguidée.

Il faut avoir ça aussi en tête. La menace n'a jamais été aussi prignante. Merci beaucoup.

En cette semaine de commémoration des attentats du 13 novembre, je reste. Mais quelle merveille. Merci Marie.

Euh, on passe au 3è à la une de ce jour et on a accueilli maître Bertrand Perrier. Vous êtes avocat au Conseil d'État et à la Cour de Cassation. Bonjour maître.

Ravi de vous avoir sur le plateau. Donc Nicolas Sarkozi incarcéré à la santé le 21 octobre dernier. Ce matin, la cour d'appel de Paris examine sa demande de en liberté de remise en liberté.

Euh Capucine Diè, vous êtes à la cour d'appel de Paris. Ça devrait pas tarder à commencer là hein. Oui, exactement.

Ça doit commencer d'ici quelques minutes à 9h30 précisément ici à la cour d'appel de Paris. On a pu apercevoir Carla Bruni mais aussi Pierre et Jean Sarkozi, les fils d'y Nicolas Sarkozy et puis évidemment son avocat, maître Christophe Ingrain, son avocat qui plaidera sa cause. Nicolas Sarkozi peut également intervenir s'il le souhaite depuis sa cellule à la prison de la santé en visoconférence pendant l'audience.

Le juge décidera alors si Nicolas Sarkozy peut rentrer chez lui ou non en attendant son procès en appel en mars prochain. Et là et bien plusieurs options sont envisageables déjà concernant le rendu de la décision. C'est très probable qu'il ait lieu dans la journée, mais il peut également avoir lieu mercredi, demain étant un jour férier.

Et puis concernant la décision en elle-même, Nicolas Sarkozi peut être remis en liberté de manière pure et simple ou bien être remis en liberté avec certaines obligations comme par exemple le port d'un bracelet électronique. Merci beaucoup Capucine Diaz. Alors, je me retourne vers nos chers spécialistes.

Euh Marie, c'est quoi ça peut être quoi les les les arguments des avocats de Nicolas Sarkozy ? Oui, pour pour comprendre là l'audience qui va débuter, on va entendre notamment l'un des avocats de Nicolas Sarkozy qui va expliquer pourquoi d'après lui la détention n'est pas justifiée pour Nicolas SarkoZi pour nous aider à comprendre ce qu'ils vont dire un peu avant qu'ils le disent dans dans cette salle, ils avaient déjà communiqué un argumentaire pour quand ils ont déposé leur demande de remise en liberté. Donc ils expliquent que pour eux, il n'y a pas de risque de fuite parce que Nicolas SarkoZi a toujours répondu présent à ses convocations en justice et à son procès.

Ensuite, sur l'empêchement d'une concertation frauduleuse, ils expliquent qu'il a strictement respecté son contrôle judiciaire pendant plus de 10 ans et que tous les prévenus étaient libres avant l'audience et que s'ils avaient voulu se concerter avant, ils auraient pu le faire, qu'il n'y a pas de risque de renouvellement des faits, d'une part parce qu'il conteste les avoir commis et ensuite parce qu'il n'est plus président de la République. Ensuite, pas de risque de destruction de preuve, disent les avocats, puisque d'après eux, il n'y en a pas. Et ensuite, pas de trouble à l'ordre public parce que ce n'est pas un critère en matière correctionnel.

Voilà les éléments qui avaient été avancés par les avocats de Nicolas Sarkozy qui avait déjà été avancés d'ailleurs, maître avance en incarcération. Alors, pas vraiment parce que en en réalité là, on est vraiment sur les critères légaux de la détention provisoire qui sont différents de l'exécution provisoire. C'est tout à fait différent.

Et là, la loi cadre très strictement. Marie vient de le rappeler, c'est l'article 144 du code de procédure pénale. Il y a six critères qui permettent à un juge de maintenir quelqu'un en détention provisoire.

Et évidemment, le critère majeur qui sera discuté aujourd'hui, c'est ce qu'on appelle les garanties de représentation. C'est-à-dire est-ce que si Nicolas Sarkozy est libéré cet après-midi ou demain ou après-demain, on a des garanties qu'il se présentera devant la juridiction d'appel. C'est ce qui a manqué pour Alexandre Jouri parce que il y a eu déjà deux audiences de remise en liberté pour deux autres coprévenus de Nicolas Sarkozy.

WB Nasser a été libéré mais Alexandre Jouri ne l'a pas été parce que il présentait des garanties de représentation insuffisantes parce que il est de nationalité franco-algérienne et s'il fuit en Algérie, l'Algérie n'extrate pas ses ressortissants parce que il a été arrêté à Londres parce que il est résident Suisse et donc il y avait tout un doute sur la représentation alors que chez Nicolas Sarkozi il y en a aucun. Nicolas Sarkozi va présenter une adresse. Nicolas SarkoZ est connu, va pas fuite.

Donc la vraie question, c'est aussi les obligations du contrôle judiciaire auquel il devrait être astreint. Il il pourrait sortir là dans l'enfant de matinée. Alors dans les deux autres mis en liberté, enfin examen de mise en liberté, c'était rendu le lendemain des débats.

Là tout le monde dit que ça va être dans l'après-midi. Le juge le dira à la fin, on ne le sait pas. À la fin de l'audience le juge le dira.

En fait, pour les deux autres, les audiences avaient eu lieu un peu plus tard dans la journée, donc ça avait été rendu le lendemain. Là, ils ont avancé l'audience à 9h30 et demain étant un jour férier, tout l'entourage et tout côté de la justice, on nous explique qu'il est fort probable que la décision soit rendue aujourd'hui. Après, est-ce que Nicolas SarkoZi va sortir aujourd'hui ?

Ah si elle est rendue aujourd'hui il sort aujourd'hui. Il y a quelques formalités de sortie mais si c'est rendu aujourd'hui il sort aujourd'hui. Ce qui sera intéressant, c'est la position du parquet général.

Euh parce que l'avocat général va être entendu. Bien sûr, les avocats vont plaider sur les garanties de représentation, sur l'absence de risque de réitération ou de concertation. Que dira l'avocat général ?

Est-ce que il Mais presque presque il peut réclamer la matière en détention provisoire, faut l'argumenter quand même et ça n'aura évidemment aucun effet sur le procès en appel. On ne parle pas du tout du fond, c'est pas la culpabilité, c'est pas l'exécution proire, c'est la détention proire et là il y a des critères euh légaux qui sont différents. Le parquet pourrait dire "Écoutez, oui, il y a pas de raison qu'on s'y oppose." Oui, bien sûr.

Absolument. Et et enfin voilà, moi ça me paraîtrait assez raisonnable et et ça ne préjugerait en rien en effet de ce qu'il pourrait requérir dans 6 mois sur le fond. À contrario, le l'avocat général pourrait dire que il veut empêcher Nicolas Sarkozy de se concerter avec les coaccusés de de cette affaire.

Oui, c'est aussi ce qui avait été relevé dans Joury où on considérait que il y avait un risque de concertation. C'est un risque assez hypothétique parce que il pourrait par exemple dans le cadre d'un contrôle judiciaire interdire d'entrer en contact avec. Donc les contrôles judiciaires peuvent prévoir aussi une interdiction de se rencontrer.

Donc liberté mais peut-être avec contrôle judiciaire assation sans aucun doute avec contrôle judiciaire sans aucun doute avec contrôle judiciaire. Par exemple, dans euh WB Nasser, on lui a demandé de remettre son passeport pour qu'il ne puisse pas quitter la France euh avec une sorte d'assignation à résidence. En effet, peut-être un cautionnement, tout est possible.

L'article 138 est très large. Il y a plus de 10 cas de d'obligation de contrôle judiciaire. Donc, on peut imaginer effectivement que il remettent son passeport par exemple.

Marie, alors je vous donne quelques détails puisque l'audience est ouverte et notre collègue Alexandra Guillet est dans la salle. Elle nous explique que Nicolas Sarkozi vient d'apparaître à l'écran. Il est donc en visio dans la salle d'audience.

Elle explique qu'il a le visage concentré, qu'il est en veste bleue avec avec une chemise, qu'il est assez tendu, qu'il tient un stylo dans la main. Voilà pour voir une petite image de ce qui se passe dans cette salle dans laquelle on ne peut pas rentrer. Euh la présidente lui a dit dès le début qu'il ne reviendrait pas sur le fond de l'affaire, c'est important de le préciser.

Et Nicolas Sarkozi a a expliqué qu'il répondrait aux questions puisque la présidente lui a dit qu'il avait le droit de garder le silence s'il le souhaitait. il répondra aux questions. Voilà pour les premiers détails de ce qui se passe dans cette salle d'audience.

On n pas encore de détails sur les arguments mais on est en direct on est en direct de et une des angoisses est évidemment que des photos de Nicolas SarkoZi incarcéré fuite ça a été l'angoisse pendant ces semaines de détention ça lit encore puisque là il parle depuis sa prison donc une image qui fuit c'est une image d'un Nicolas Sarkozy incarcéré les journalistes ont eu à alors que normalement les journalistes peuvent garder leurs téléphone portables dans les salles d'audience là les journalistes ont eu à laisser leur téléphone de côté ils ont simplement eu le droit d'avoir des ordinateurs. C'est pour cette raison que notre collègue peut nous retransform on peut quand même communiquer mais sans images évidemment mais il y a des caméras sur les ordinateurs. Oui d'accord.

Alors presque 3 semaines derrière les barreaux dans dans la prison des visites qui font polémique. On se souvient de celle de Gérald Armin. Et une question politique symbolique quand même vertigineuse la justice française a-t-elle traité ou traite-t-elle un ex-président comme un citoyen comme les autres ?

Non évidemment mais ce n'est pas non plus un citoyen tout à fait comme les autres. justiciable tout à fait comme les autres. En tout cas, ça n'a pas été un détenu comme les autres puisque il a été dans ce quartier d'isolement avec les deux officiers de sécurité qui étaient dans la cellule d'à côté.

C'estàd que même ce qu'on appelle le quartier base, c'est-à-dire le quartier VIP, n'a pas été considéré comme suffisamment sûr pour Nicolas Sarkozy. Et donc, il a été vraiment euh soumis à un régime extrêmement extrêmement particulier. il s'est très peu déplacé parce que il y aurait une sorte de bulle autour de lui.

Il fallait qu'il ne croise absolument aucun détenu. Et donc et ça a été très mal vécu d'ailleurs par l'administration pénitentiaire. Cette présence des officiers de sécurité qui se substituait en quelque sorte à sa mission originelle de garantir la sécurité des détenus puisque finalement le Nicolas une sorte de sécurité propre qui s'est surraajouté à l'administration pénitentiaire.

Est-ce que c'est vrai qu'il mangeait que des yaourts ? C'est ça ? Vous avez entendu ça ?

Par non, c'est inexact d'après l'entourage de Nicolas. Non. Euh Christophe, qu'est-ce que ça nous dit ça ?

Cette effervescence de nouveau autour de Sarkozy, c'est dit que c'est une affaire d'État en fait. D'abord, c'est une affaire extrêmement complexe bien sûr et puis c'est une affaire qui met en prison pour la première fois sous la 5e République un chef de l'État. Ça montre aussi que Nicolas SarkoZi a réussi sa manœuvre de défense après le jugement quand même surprise de la fin septembre, c'est de transformer en fait politique en fait populaire cette incarcération.

La protestation à la sortie du tribunal, euh la mise en scène de cette allée vers la voiture et de la foule qu'il attendait le jour de l'incarcération. Et maintenant l'attention requise autour de cette de cette audience pour le mettre en liberté. Tout cela montre que Nicolas Sarkozi a répondu à la justice par de la politique et comme il accuse la justice d'avoir fait de la politique, d'avoir prononcé un jugement politique, il oppose de la politique à la justice.

C'est un piège redoutable qu'il a tenu quand même qu'il a attendu à à l'institution judiciaire, c'est de mettre en doute la sincérité technique juridique de leur décision. L'exécution provisoire n'est pas une mesure juridique, c'est une punition politique. Mais c'est une punition politique.

Donc les juges ont fait de la politique. Attendez, après on peut regarder quand on regarde le les attendus du jugement, les délibérés, tout ce qui tombe et tout ce qui reste sur l'association de malfaiteurs, la gravité des faits à l'époque quand même une campagne présidentielle peut-être des millions venus de l'étranger, pas de n'importe où, de Kaddafi et dit le jugement non d'un ancien terroriste avec la l'attentat du décédis du théâtre et dit le jugement le trouble à l'ordre public. Alors ça c'est de l'interprétation.

Est-ce que une campagne présidentielle qui s'est tenue il y a 18 ans, quand bien même on apprendrait aujourd'hui qu'elle a été faussée en partie par ce financement qui serait illégal, est-ce que c'est un trouble à l'ordre public ? On peut ergoter pendant des heures en termees juridiques et philosophiques là-dessus. Oui, ça fausse une élection, donc c'est un trouble à l'ordre public mais il a quand même été élu, il est président, on a su ça à la fin de son quinquena.

Le quinquena il a eu lieu. Donc le dommage, ben le dommage il est il est il est impalpable. Donc c'est une belle question de réflexion d'endroit.

J'ai un peu envie de dire que quelque part tout le monde est un peu perdant dans cette histoire quand même. Le parquet national anti enfin le parquet national financier jouer la crédibilité de sa démonstration. Elle a été écartée puisque trois des quatre délits ont été quand même écartés.

Voilà donc le le le pacte de corruption présumé bah il a il a pas tenu l'épreuve. Visiblement Nicolas Surzi jouit son honneur. Bon bah il a terminé en en détention commencé donc l'honneur est est largement écorné.

Méia part jouer sa crédibilité. Il faut dire que la pièce sur laquelle Mediapart a construit sa démonstration a été écartée par la présidente du tribunal correctionnel. Euh elle a estimé que c'était probablement un faux.

Sont les les termes employés par le par la présidente Gavarino. Donc vous imaginez que la crédibilité de Média part elle était cornée. L'honneur était corné celui de Nicolas Sarkozi, celui du parquet national qui fait appel.

Là aussi sa démonstration est est quelque peu balayé. reste la défiance des Français à l'endroit de de la justice qui n'y comprennent rien. On condamne très fermement quelqu'un parce qu'on a pas les moyens, dit-on la justice est est pauvre mais elle condamne pour faire l'exemple et à la fin de l'histoire dans les petites affaires, où est la fermeté ?

C'est peut-être là que la fermeté de la justice devrait se jouer. En tout cas, c'est c'est mon sentiment. Emmanuel, moi je voulais juste apporter un petit éclairage, un petit pas de côté parce que je vais faire un un plédoyer pro de pour le journal de l'opinion qui ma maison.

Mes consœursœurs Marie Amélie Lombardlattune et Christine Olivier se sont demandé aujourd'hui dans un article que je vous incite à lire est-ce qu'il y a encore une envie de Nicolas Sarkozy dans la politique française ? Alors pour les tris/4 des Français la réponse est clairement non mais elle est à 3/4 pour à 75 % oui chez les sympathisants et l'air. Voilà les mêmes sympathisants qui l'ont placé en 3e position dans lors de la primaire en 2016.

Il y a pas d'avenir politique électoral pour Nicolas Sarkozi, mais sa voix porte encore et sa figure au sein d'une droite ravagée par les erreurs et les échecs, elle existe encore fortement. Et une voix qui porte encore, c'est la vôtre, celle de Bertrand Perrier. Non, je voulais juste dire un mot sur ce qui va suivre dans les étapes suivantes.

Donc Nicolas Sarkozi très probablement va être placé sous contrôle judiciaire. Il y restera jusqu'à l'audience hein. Il y a pas de possibilité de révoquer, sauf s'il manquait à son contrôle judiciaire.

Si il n'était pas libéré, il a deux voies. La première fois, c'est le pourvoi en cassation contre la décision qui va être rendue par la cour d'appel. Mais c'est assez illusoire parce que la cour de cassation ne contrôle pas les critères que Marie Belot a expliqué tout à l'heure sur la detteoire, mais ça ne l'empêcherait pas de reformuler une nouvelle demande.

Jy qui a vu sa première demande rejetée a fait tout de suite une nouvelle demande avec de meilleures garanties de représentation. Donc on peut faire autant de Il y a non, il y a pas de délai. Dès lors qu'elle est rejetée, on peut en refaire une et la cour a de nouveau 2 mois.

Je vais quand même dire une chose. On a dit est-ce que c'est injusticiable comme les autres ? La cour a mis 20 jours pour audiencer cette demande de mise en liberté, elle avait 2 mois.

Donc quand même, il y a eu la volonté affichée de traiter rapidement cette demande de mise en liberté. Je parlais tout à l'heure de la visite de Gérald Darmanain. On l'écoute après sa visite justement, il parle des détentions de de l'ancien président, des conditions de détention de l'ancien président.

J'imagine que si je faisais pas mon travail de ministre ou qu'il arrivait quelque chose au président Sarkozy en prison que le parlement et peut-être d'autres instance, c'est tout à fait naturel, demanderait des comptes au ministre. Voilà. Donc j'ai fait mon travail.

Il a fait son travail selon vous Bertrand Perrier. Je crois que la polémique qui a suivi cette visite était suffisamment significative pour montrer que c'était peut-être faire un peu plus que son travail. Il n'a pas été seulement en tant que ministre.

Il y a une porosité entre le ministre et l'homme politique, entre effectivement le chef de l'administration pénitentiaire et de l'autre côté l'ancien porte-parole et les deux ne sont pas câble. Donc oui, évidemment je pense que c'était pas absolument indispensable que Général Darmanin aille voir Nicolas Sarkozy parce que on ne sait pas qui est allé le voir. Est-ce que c'est l'ami ?

Est-ce que c'est le proche politique ? Est-ce que c'est le ministre ? C'est assez difficile à décrypter.

Il a profité de son travail pour faire de la politique tout comme les députés et les filles qui sont allés en inspection ont profité de leur travail. le droit parlementaire de visiter les prisons pour faire de la politique. Ils sont fait retoquer hein.

Oui, ils ont quand même accès au lieu, ils ont fait leur travail. C'est les parlementaires ont le droit. Ils ont essayé de faire un coup politique qui s'est un peu retourné.

La finalité est évidemment de contrôler et pas de rencontrer une sorte de détournement de procédure qui est assez flagrant. Ce qui est intéressant autour de cette affaire, c'est que quoi qu'on fasse et quoi qu'il se passe, il y a toujours quand même un trouble à l'ordre public parce que plus on parle de Nicolas Sarkozy dans l'espace public, plus ça constitue un trouble. Alors finalement, qu'est-ce qu'elle doit décider la justice ? dire on va faire terre le trouble en le libérant ou on continue à et ça va pas forcément marcher ou est-ce qu'on le libère pas et on continue à faire du trouble.

Enfin, c'est c'est de toute façon le le trouble existe quoi qu'il en soit. Oui. Et effectivement, vous le rappeliez, le trouble à l'ordre public n'est pas au nombre des critères de la détention provisoire en matière correctionnelle.

Ça l'est en matière criminelle mais là le trouble est écarté. Alors après euh probablement si Nicolas Sarkozy est libéré, il sera soumis à beaucoup d'obligations qui le mettront vraiment sur la touche de la vie politique. Est-ce qu'on peut par exemple lui interdire de parler au médias ?

C'est ça ça fait partie des des choses qu'on peut mettre comme limite à sa Alors non, le juge le juge peut faire beaucoup de choses. Je crois pas que dans le article 138, on puisse lui interdire de de s'exprimer mais on peut effectivement l'assigner à résidence, l'interdire rentrer en contact avec des gens, verser un cautionnement. Enfin, il y a toute une série d'obligations que le juge peut choisir.

Marie, donnez-nous les dernières nouvelles de la salle d'audience. Alors, je vous rappelle que l'audience a débuté depuis un peu plus de 10 minutes maintenant, que Nicolas Sarkozy est en visio depuis la prison de la santé. La présidente de la cour a commencé par expliquer qu'elle ne parlerait pas du fond.

Elle a quand même rappelé brièvement la procédure et a dressé des éléments de de personnalité de Nicolas SarkoZier. Elle a un peu dressé son portrait avec ses différents mandats et ses mentions dans son casier judiciaire. Et maintenant, la parole est à Nicolas Sarkozy qui doit qui est amené à parler un petit peu de lui.

Il explique qu'il est avocat, propriétaire de son cabinet, qu'il est conférencier depuis 2012 et la présidente lui pose cette question. Est-ce que vous vous déplacez beaucoup à l'étranger ? Il dit "Je voyage beaucoup généralement un ou deux jours pour des conférences mais j'habite à Paris, mes enfants et mes petits-enfants aussi." Voilà pour les premiers mots de Nicolas Sarkozi dans la Merci beaucoup Marie Belot.

Merci Bertrand Perrier d'être passé sur le plateau dans toute liberté sur LCI. C'est maintenant l'heure du carton rouge. [musique] Alors, le tournage d'un clip n'ait fait l'objet le tournage de ce clip que vous allez voir n'avait fait l'objet d'aucune autorisation à Rio La Pape dans la banlieue lyonnaise.

Un groupe de rap amateur et ces figurants étaient en train d'utiliser des mortiers d'artifice quand les policiers sont arrivés. L'un des engins a alors atterri sur un balcon et a mis le feu à plusieurs appartements. Voyez ce sujet de Florian Chevallet et Éric Napi.

Un immeuble en flamme en pleine après-midi à Riolape au nord de Lyon. Il est 15h lorsque l'incendie se déclare. S'il n'y a aucune victime, c'est grâce à l'acte héroïque de Karim et Yassine, deux jeunes du quartier qui avant l'arrivée des pompiers décident de monter dans les étages pour évacuer les habitants.

Qu'on sonne à droite, on sonne à gauche, on tape. Les familles ils ouvrent, paniquer. Sortez, il y a le feu, sortez, il y a le feu, ils comprennent pas, on les tire, on prend, on essaie de prendre, on a sorti, j'ai sorti des enfants torse nu sans chaussures.

À l'origine de l'incendie, le tournage d'un clip de rap non déclaré. Sur ces images filmées par des habitants, une vingtaine d'individus, certains tirent des mortiers d'artifice. Le tournage se termine lorsqu'un équipage de police est pris pour cible.

Les forces de l'ordre lancent des grenades de désencerclement pour répondre au tir de mortier lancé par les individus. L'un d'entre eux aurait fini sa course dans un balcon et provoqué l'incendie. Selon le maire, toute la scène a été filmée par les caméras de la ville.

Trois appartements sont complètement détruits, cinq très endommagés. La mairie de Rio Laape a porté plainte. Le rappeur serait connu des services de police.

Pour l'heure, il n'y a aucune interpellation. Emmanuel, on en peut plus de ce genre de truc. Plus de ce genre de truc.

Et en fait, ce qui est intéressant, c'est que cette histoire de mortier d'artifice, en fait, c'est des c'est des feux d'artifice qui sont pas utilisés comme il devrait. Euh cette région-là là euh cette région de Rilieu Laapape de Villeurbane et cetera, c'est récurrent. C'est-à-dire qu'il y a des tirs sur les façades.

Les habitants dénonça depuis des mois. Là, c'est utilisé dans un clip de rap, mais parfois c'est dans l'été, ça s'enflamme et comme ça les les feux d'artifice explosent dans la nuit, contre les maisons, contre les gens. Puis il y a des gens qui disent "Oh, c'est pas bien grave, c'est du feu d'artifice." Si c'est dangereux, ça met des gens en péril, des bâtiments en péril et cetera et dans l'impunité la plus totale.

Christophe, qu'est-ce que ça vous inspire ce Je sais pas, je sais pas, c'est c'est même plus de l'incivilité à ce niveau-là. C'est il y a deux choses. D'abord, ces fameux mortiers, tous ces produits sont censés ne plus être en vente.

Voilà. Mais et comment on se les procure, par quel biais ? comment ça montre encore notre impuissance à contrôler certains commerces et notamment les commerces qui arrivent par le par le numérique.

Oui, c'est sûr. Ensuite, il y a deux choses. Il y a d'abord la créativité d'un courtmétrage, d'un clip sans demander d'autorisation.

Ça ça a été toujours de le cas. Et une partie des grands cinéastes de ce pays a commencé par tourner des courtsmétrages d'étudiants sans demander d'autorisation. Mais sans mortier d'artifice sans mortier d'artifice et notamment quand la police arrive et ben on négocie, on dit bah ouais on est en train de tonner un courtmétrage.

Bon d'accord, on s'en va, on envoie pas des mortiers. C'est là la différence de comportement. C'est là où un comportement dlicuel de voyou vient polluer ce qui était un comportement artistique.

À quoi est-ce ? Est-ce que c'est dû à la porosité avec des clans criminels et des trafiquants ? Et ce mélange entre rap et et gangstérisme, l'enquête le montrera peut-être.

Pour le maire Alexandre Vincendet, le maire Horizon de Rio Laape, c'est assez clair hein, écoutez-le. C'est un clip sauvage, totalement illégal. Les images sont très simples.

Les individus traversent la rue, voient les policiers et tirent sur les policiers simplement parce qu'ils portent l'uniforme de la République. Il s'est rendu sur les lieux lui, le maire. Oui.

Est-ce que c'est parce qu'on entend la police tue depuis que Jean-Luc Mélenchon l'a dit il y a quelques années que c'est on prend comme ça des libertés police ? En tout cas en tout cas il y a il y a de la défiance. Il y a un précédent dans dans l'histoire du rap, c'était en 2017.

Fio, il avait bloqué la circulation sur l'autoroute à 3 pour tourner un un clip sous le regard médusé. alors méduser des conducteurs qui étaient arrêtés comme ça en pleine route. La justice lui avait quand même mis 1500 € d'amende et 4 mois de de prison avec surcis.

Pour le moment dans cette affaire à Rayol Pape, pas d'interpellation, une enquête est en cours. Moi ce qui m'a choqué c'est qu'en réalité encore une fois et on en parlait tout à l'heure avec Pierre Rigner, la détresse, il y a eu le choc d'abord l'incendie qui a régné notre rédact chef bien-aimé qui a régné notre rédacteur en chef bien aimé. Il y a eu le choc au moment où en effet les les appartements sont incendiés, prennent feu euh et puis il y a la détresse.

On est dans un quartier populaire, les gens qui perdent leur habitation, qui dorment au gymnase, qui perdent leur vie, le leurs effets personnels sont pas des gens qui sont extrêmement riches, sont des gens qui perdent tout et qui déjà avaient peu. Donc là, il y a quand même une dimension à prendre en compte tout ça sur fond de de de défiance à la police. Oui, carton rouge et en effet défiance et elle va très très loin et je pense qu'on en reparlera demain à à Naïs.

Il y a cette histoire cette nuit à Bourge un policier de la BAC qui intervenait sur un cambriolage qui a été grièvement blessé par balle. Voilà, on tire sur les policiers, on les blesse grièvement, on utilise du mortier d'artifice, on fait du du hip hop sans autorisation, mais quitte à mettre en danger et et en période la vie des gens. On marche sur la tête et à un moment donné, oui, en effet, puisqu'on parlait de justice avec Nicolas Sarkozi, la justice elle doit être ferme à tous les étages.

Oui, mais on a pas cette impression là, Christophe. Non, on a l'impression d'une certaine impuissance dans le hip hop. marcher sur la tête est parfois une règle esthétique. [rires] Maintenant la justice, elle elle doit avoir la tête sur les épaules et rester bien droit dans ses bottes et on a l'impression qu'elle n'en a plus les moyens et qu'elle en a peut-être plus la volonté et que par rapport au délit ou au crimes les plus gros, bah on va laisser passer tout ce qu'il est tout ce qu'il est un peu moins.

Attention, ça va être au cœur des préoccupations des électeurs dans quelques mois au moment des municipales et les candidats au mairies dans toutes les villes ne pourront pas faire l'impasse sur le dossier sécuritaire face à des habitants qui se disent "L'État n'a plus les moyens, donc c'est le maire, c'est la police municipale qui va nous protéger." Qu'est-ce que vous surtout Christophe, pardon ? Pardon Emmanuel, je voulais juste dire que oui effectivement et à Lyon c'est en train de se retourner contre la municip c'est le grand Lyon Rig Lac c'est en train de se retourner contre la municipalité écologiste sur des questions de sécurité.

Bah bien sûr, simplement c'est ce qu'on se dit de temps en temps sur cette émission, sur ce plateau avec des spécialistes police justice Christophe. Quand vous êtes un jeune policier que vous vous retrouvez avec des salaires, c'est quoi le salaire d'un jeune flic au début ? On est en train de carrière, c'est pas très très élevé.

C'est à peine au-dessus du SMIC hein. Mais entré carrière en tout cas en dessous de 2000 € vous prenez des tirs des Vous vous souvenez là début septembre les les jeunes policiers qui se sont fait sauter dessus, il y a pas d'autres mots sur la tête et démonté par par des des hordes. Comment on va réussir à trouver des gens qui ont encore envie de nous protéger ?

Il y a ceux qui ont l'amour de la République, il y a ceux qui ont aussi un goût pour l'action parce que il y a des drames évidemment, on se fait tirer dessus, on on met sa vie en péri mais très souvent on est dans l'action utile. On sauve des vies quand on est policier, on rétablit l'ordre. Il a il y a toutes ces victoires quotidiennes des policiers dont on parle jamais parce qu'on parle pas des trains qui arrivent à l'heure et ça ça fait leur fierté.

Il y a une autre fragilité par rapport à cette rémunération trop faible et à cette considération trop faible des policiers. C'est pas seulement de perdre des vocations des gens qui dirent "Moi, je je fais plus métier, ça ça rapporte rien." C'est la sensibilité à la corruption.

C'est quand vous êtes avec des mallettes entières de billets parce que vous fait du trafic de drogue. Bah, c'est tellement facile d'aller voir les policiers et de leur dire "Écoutez, fermez les yeux, venez avec nous." Voilà.

Et ça, il faut que la République soit généreuse, ferme et qu'elle explique aux policiers que être du côté du bien, bah ça n'a pas de prix. Et pour que les policiers soient sûrs qu'il soient du côté du bien, faut punir ceux qui sont du côté du mal et pas les retrouver en liberté ou piloter leur trafic depuis le Exactement. C'est ce que les policiers disent sans arrêt.

Mais c'est on peut revenir à ce que disait Christophe très justement quand Nicolas Do était là tout à l'heure. On a une nécessité de faire des économies dans notre pays mais pas sur les fonctionnaires de terrain. C'est de cela dont on a besoin.

C'est exactement ce que disait Christophe. Allez, c'est maintenant l'heure de il y a de l'espoir parce qu'il y en a quand même encore un peu de l'espoir. [musique] Alors les amis, c'est peut-être la bonne nouvelle de la semaine.

Vous allez nous dire ça Emmanuel. Le Nutrcore va devenir obligatoire sur tous les produits alimentaires, sauf sur les produits de terroir labellisés. Bonne ou mauvaise idée ?

Qu'en pensez-vous ? On a posé la question en région lyonnaise Nathan Vachet et Louis Léger. Vous avez l'habitude de le voir, c'est les lettres qu'on trouve sur le sur les paquets.

Le Nutriscore qui définit la valeur nutritionnel d'un produit de A àEV être indiqué sur chaque emballage sous peine d'une taxe pour l'industriel qui ne respecte pas la règle. Ici, les clients sont favorables à cette mesure. C'est bien.

Ouais. En terme de qualité, oui, c'est bien. Je pense que ça doit être obligatoire.

Ça doit être obligatoire pour le taux. Tout le monde devrait avoir le Nistore. Ça serait ça serait bien.

Mais certains produits y échappent. Ceux qui sont labellisés comme ce fromage d'appellation d'origine protégée. Par exemple, certaines associations le regrettent.

La tradition n'est pas un argument de santé publique. Il ne faut pas confondre la notation nutritionnelle d'un produit qui est l'objectif du Nutricecore. Et si un produit est un gage de qualité et par exemple de terroir, de rémunération pour les agricultrices ou agriculteurs.

Cette mesure rentrera en vigueur à la condition que l'ensemble du budget de la sécurité sociale soit adopté. Emmanuel, vous avez ronchonné là pendant le sujet ? Oui, j'ai rchonné parce que le les produits de terroir dire que alors je vais reprendre depuis le début.

Le Nutriscore est un outil assez utile pour savoir comment est composé un produit. Il faut comprendre que c'est un outil qui fonctionne plutôt bien pour les produits transformés. Parce que quand est-ce qu'on a les moyens de faire évoluer les recettes pour avoir une meilleure lettre ?

Ce qui est quand même le but, c'est quand on a des recettes qui sont transformables par définition. Donc on peut enlever du gras, on peut enlever du sucre, on peut enlever du sel. Par définition, un produit de terroir.

Prenons par exemple le Rockfort, c'est une recette qui ne peut pas évoluer en aucune sorte. Le Rockfort, c'est gras et c'est salé parce que c'est il y a trois ingrédients dans le Rockfort et on peut rien faire. Donc en fait, c'est pas très juste dans la philosophie de dire qu'un produit qui est très peu qui a très peu d'ingrédients et qui est très peu transformé soit pénalisé par une lettre.

Je sais pas si vous comprenez. Par exemple, d'olive, j'ai j'ai pas l'air mais je l'huile d'olive par exemple par définition c'est que du gras. Donc c'est eu mais c'est un produit qui est nutritionnellement très intéressant.

Donc ça c'est le premier point. La deuxième chose c'est qu'il ne faut absolument pas faire dire au Nutriscor ce qu'il ne dit pas. Le Nutriscor ça n'est pas une valeur absolue de la de la de l'alimentation.

Ça se comprend dans une classe de produits. Ça doit permettre de comparer des produits dans le même type de produits. Pas vous dire que il faut manger absolument aucune huile d'olive parce qu'elle serait notée e par exemple.

Oui, surtout c'est le régime crétoil l'huile de voilà l'huile d'olive c'est la base du régime créétoi. Donc en fait il faut absolument pas lui faire dire ce qu'il veut qu'il faut pas dire et il faut surtout expliquer comment il est construit. Ce sont des ratios en fait qui fonctionnent à l'intérieur d'un produit dans sa composition.

Donc il faut le développer bien sûr mais il faut expliquer au consommateurs ce que ça dit et surtout ce que ça ne dit pas. Merci beaucoup. C'était éclairant.

Christophe vous avez un truc à rajouter ? Non. Euh oui c'est passé là parce qu'on a voulu éviter le cavalier législatif parce que ça n'a rien à faire dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale une histoire d'étiquette.

Alors, on a dit bah non, c'est pas une étiquette, c'est une taxe. Si vous ne mettez pas le Nutriscore, vous aurez 5 % de taxe sur votre chi d'affaires. [rires] Voilà la Russe des parlementaires, ça aura du mal aller jusqu'au bout quand même.

L'Europe est ambigue là-dessus. Est-ce qu'on est passé dans ce pays ? Un pays dans un pays où tout se termine par des banquets un pays où tout se termine par une taxe.

Voilà. Allez, [rires] merci les amis. On se retrouve demain à 9h pour rendre toute liberté dans un instant carte sur table avec Banamp.

En Toute Liberté du lundi 10 novembre 2025 — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote