Ma playlist du 31 !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:19OuverteRéponse directe
Alors dites-nous le titre que vous avez choisi et qu'on vient d'entendre.
- 2:05FerméeRéponse directe
C'est un morceau qui vous fait toujours du bien ?
- 2:08OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est un morceau qui vous rappelle quelque chose aussi ?
- 2:25FerméeRéponse directe
Et vous allez danser dessus ce soir ?
- 9:07OuverteRéponse directe
Alors, est-ce que ce sont plutôt les chansons mélancoliques qui deviennent des madeleines ou plutôt des chansons dynamiques sur lesquelles on s'amuse ?
- 13:24OuverteRéponse directe
Pourquoi celle-là tout particulièrement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45PrésentateurFait
« il sait le reconnaître, paraît-il, en moins de 100 millisecondes. »
- 5:03InvitéChiffre
« les fameuses 120 bits par minute qui sont à minima nécessaires. »
- 5:13InvitéFait
« c'est basé absolument là-dessus. »
- 6:02InvitéFait
« Chez les plus jeunes, ça va plus vite. Et chez les adultes, c'est à peu près ça. »
- 12:08InvitéFait
« un des disques les plus vendus de l'histoire de l'industrie. »
- 13:42PrésentateurFait
« Vous savez qu'on se sert de son rythme, de cette chanson, pour faire des massages cardiaques ? »
- 17:04InvitéFait
« C'est magnifique. Je ne vais pas vous mentir. »
- 18:27InvitéChiffre
« Là, c'est un BPM assez élevé. »
- 21:46InvitéFait
« il y a ce moment d'espoir et de se dire, allez, cette année, je vais faire ça, je vais faire ci, etc. »
- 26:42InvitéFait
« malheureusement, vieillit. »
- 27:12InvitéFait
« c'est moins connu, mais qui est un chanteur de soul, de rock absolument formidable et un grand amateur de football. »
- 30:24PrésentateurFait
« dans une famille de musiciens, non ? »
- 30:58InvitéFait
« finalement très tôt, parce que j'étais déterminé. »
- 34:45AuditeurFait
« j'avais une dizaine d'années pendant cette période de ma vie. »
Temps de parole
- Invité43 %
- Présentateur37 %
- Invité 213 %
- Auditeur3 %
≈ 6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour certains, c'est Abba. Pour d'autres, Sergio Mendes, les Daft Punk, Céline Dion, Earth, Wind & Fire ou Stromae. C'est le résultat du mini-sondage que j'ai mené cet après-midi de manière totalement empirique auprès de ceux qui font cette émission avec moi. A la question sur quoi allez-vous danser ce soir ? Quelle est la musique, le thème le plus irrésistible ? Voilà quelques-unes de leurs réponses. Discussions, confrontations parfois et chacun a un souvenir particulier, une histoire, un vécu. C'est une petite madeleine musicale, un moment de bonheur qui séduit aussi notre cerveau, qui lui fait du bien.
Et c'est d'ailleurs pour ça qu'il sait le reconnaître, paraît-il, en moins de 100 millisecondes. Alors si vous êtes en train de préparer le réveillon ou de vous préparer avant de sortir, dites-nous quelle est votre playlist. Ambiançons-nous avant de nous embrasser. Le téléphone sonne, passe en mode DJ ce soir jusqu'à 20h.
Le téléphone sonne, 01-45-24-7000
Bonsoir Thibaut ! Bonsoir ! C'est vous qui démarrez cette émission. Alors dites-nous le titre que vous avez choisi et qu'on vient d'entendre.
Eh bien, oui, c'est le morceau qu'on vient d'entendre. Il s'agit de la chanson Move Your Feet par le groupe danois Junior Senior. C'est sur le dance floor, c'est irrésistible. Moi, je suis incapable de danser et quand j'entends ce morceau-là, direct, mes pieds se mettent à bouger.
Mais ça m'a fait tout pareil dans le studio, je peux vous dire, quand je l'ai entendu.
Dans le clip, on voit un hot dog qui danse.
Vous voulez dire que si même un hot dog danse, moi aussi ? Complètement.
Et voilà, c'est le jour de l'an. L'année a été difficile pour tout le monde, pour certains plus que d'autres.
Oui.
Et entre les avions qui s'écrasent, les cyclones et la cinquième république en bout de course. Mais là, quand on entend ce morceau-là, c'est la fête.
C'est un morceau qui vous fait toujours du bien ?
Oui, toujours.
Est-ce que c'est un morceau qui vous rappelle quelque chose aussi ?
Vous me prenez de cours la canicule de 2003. Pourquoi ?
Ah oui, d'accord. Donc vous l'avez associé à un événement de cette époque ?
Oui, tout simplement.
Bon. Et vous allez danser dessus ce soir ?
C'est peu probable. Vous allez au moins l'écouter. Et on verra si la chanson fait sa magie.
On verra bien. Merci en tout cas. Cette magie-là était assez communicative. Alors, pour en parler avec vous ce soir, nos invités. Victor Le Mans, directeur musical des JO, Aya Nakamura et la Garde républicaine. C'est lui, la Marseillaise adoucie d'Axel Saint-Cyrel. C'est lui, Gojira, la conciergerie. C'est lui aussi, sans compter l'hymne des Jeux, évidemment. Parade. Bonsoir, Victor.
Bonsoir.
Et merci d'avoir accepté d'être avec nous ce soir. Nous sommes aussi en ligne avec Yves Bigot, journaliste, grand connaisseur de la chanson française. Et pas seulement. Une connaissance plutôt encyclopédique de tout ce qui nous fait vibrer depuis quelques décennies. Bonsoir, Yves.
Bonsoir.
Et pour bien comprendre pourquoi ça nous fait tant de bien, Emmanuel Bigan est aussi en ligne avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chercheur en neurosciences cognitives. Et avec vous, on va savoir ce que la musique fait à notre cerveau. Victor Le Mans, vous approuvez le choix qu'on vient d'entendre. Move your feet.
Oui, j'aime beaucoup. C'est un grand classique. Et c'est marrant parce que c'est un groupe danois, mais qui joue vraiment les codes de la musique noire américaine des années 70. Alors que c'est, comme l'auditeur l'a dit, un morceau de 2003. Donc c'est marrant aussi quand des groupes s'inventent comme ça une nouvelle identité et finalement deviennent un classique du genre.
Est-ce qu'il y a des règles quand même ?
Ah bien sûr, il y a des règles. Le dance floor a son vocabulaire et son, comment dire, ce qu'il y a à faire et ce qu'il y a à ne pas faire. Après, je ne les connais pas forcément parce que chacun invente ses propres règles. Mais bien sûr, le dance floor est très exigeant. J'ai eu l'occasion de faire le DJ beaucoup de fois dans ma vie. On sait très bien. Je ne sais pas pourquoi il y a une magie tout d'un coup qui se passe et d'autres, d'un coup, ça ne marche pas.
C'est comme une mayonnaise qui prend ou qui ne prend pas en fait.
Exactement. De toute façon, les morceaux dits de danse comme ça du dance floor, c'est aussi une question de contexte. Je pense qu'un bon DJ, c'est aussi quelqu'un qui lit la pièce et qui sait comprendre le contexte de la pièce qu'il y ait dix personnes ou dix mille personnes. Et donc, en fait, il n'y a pas vraiment de playlist type. En fait, c'est la foule qui fait aussi le DJ.
Yves Bigot, est-ce que vous approuvez ce que dit Victor Le Mans ?
Oui, bien sûr. Et puis, parmi les règles, évidemment, il y a le tempo, les fameuses 120 bits par minute qui sont à minima nécessaires.
Mais ça, c'est quelque chose d'universel ?
Oui, c'est universel parce que c'est le battement du cœur humain. Donc, c'est basé absolument là-dessus. Donc, oui, tout être humain et même peut-être quelques-uns de nos frères animaux dansent sur les mêmes tempos. Et puis, parmi, effectivement, ce que les groupes de Eurodance font, c'est qu'ils appliquent ces règles musicales. Et en général, ils y ajoutent, effectivement, la soul-musique sensuelle et sexy des Afro-Américains.
D'accord. 120 battements par minute. Emmanuel Bigot, vous qui êtes chercheur en neurosciences cognitives, ça vous parle ?
Oui, oui, tout à fait. C'est une valeur de référence qui est à la fois culturelle et biologique. Elle est un peu biologique dans le sens où, en fonction de l'âge, elle change. Chez les plus jeunes, ça va plus vite. Et chez les adultes, c'est à peu près ça. Et c'est aussi culturel parce que beaucoup de nos musiques sont calées, même maintenant avec les programmes de création musicale assistés par ordinateur, sur cette pulsation de 120. Alors, ce n'est pas le seul paramètre, bien évidemment, qui joue pour faire swinguer, pour faire danser, pour faire décoller les sols du plancher. Il y en a plein d'autres.
Par exemple, donnez-nous des exemples.
Alors, une chose que notre cerveau aime beaucoup, c'est qu'on aime un peu d'irrégularité dans la régularité, ce qu'on appelle le groove. Et ça, ça plaît beaucoup à notre cerveau parce que si tout est trop régulier, en fait, le cerveau s'ennuie. Et il a besoin de faire des prédictions qui sont un peu contredites. Et quand on a envie de danser, c'est souvent qu'on a cette caractéristique-là qui est réalisée par la musique. Et à ce moment-là, ça peut devenir irrésistible.
C'est vrai qu'on peut s'ennuyer ferme dans une soirée et tout à coup, on entend un truc qu'on adore et on se lève et on y va.
Oui, et ça, ça dépend aussi beaucoup du contexte. C'est ce que vous venez d'être dit. À l'instant, un même morceau peut faire un flop s'il est mal amené, s'il n'est pas amené au bon moment. C'est un peu comme quand vous racontez une blague. Si vous y prenez bien, la chute, elle est géniale. Mais si vous y prenez pas, personne ne rigole.
Bon, allez, on va poursuivre avec le choix d'Isabelle. Isabelle, bonsoir. Le sud de Nino Ferrer. Oui, bonsoir. C'est ça. Alors pourquoi ? Parce que c'est le sud de la France, du département où je suis. Et c'est aussi une chanson un peu mélancolique qui a l'air de se retourner vers un passé comme un jardin d'Éden disparu. Après, il y aura la guerre. Mais on peut danser le slow. Non, c'est tout à fait ça. En fait, là, ce n'est pas une musique pour danser ou alors le slow, c'est encore autre chose. Mais c'est plutôt quelque chose qui vous fait du bien. Ça fait du bien. On peut danser, même si ce n'est pas le slow. On peut tous s'enlasser et faire un gros câlin comme ça.
Et ça fait du bien parce qu'il y a les enfants qui jouent sur la pelouse. Il y a le linge qui sèche. C'est joli. C'est la vie ordinaire. Et c'est la vie intemporelle ou qu'on le soit. Et vous avez un souvenir qui est rattaché à cette chanson ? Oui, parce qu'il y avait le 45 tours à la maison. Je l'écoutais souvent. J'ai réussi à l'apprendre par cœur. Et quand on a fêté mon anniversaire, les petits cousins sont descendus de Paris. Ils ne connaissaient pas. Ils l'ont découverte. Ils l'ont appris dans la voiture. Et ils m'ont tous chanté ça quand je suis arrivée par surprise après. Donc, c'est un souvenir heureux. Merci d'avoir témoigné, Isabelle.
Emmanuel Bigan, le cerveau, il fabrique des souvenirs comme ça. La musique favorise la fabrication de souvenirs ?
Alors, la musique, elle a un rôle essentiel sur la mémoire. Et notre identité est construite. D'ailleurs, sur cette mémoire musicale, c'est la raison pour laquelle, lorsqu'on revisite des musiques d'autres périodes, ça nous fait beaucoup d'effet. D'ailleurs, ce soir, j'imagine qu'il va y avoir beaucoup de voyages dans le temps. Et elle a des liens tout à fait particuliers avec la mémoire. Oui, en effet.
Oui, mais de quelle manière ? Alors, est-ce que ce sont plutôt les chansons mélancoliques qui deviennent des madeleines ou plutôt des chansons dynamiques sur lesquelles on s'amuse ?
Alors, le lien, il est lié par les émotions. En fait, la musique, elle régule nos émotions. Et le centre des émotions est tout proche des grands centres de la mémoire, comme l'hippocampe, par exemple. Donc, quand vous avez une émotion, elle est immédiatement codée au niveau de l'hippocampe. Donc, l'émotion et mémoire sont deux structures qui fonctionnent constamment ensemble. Donc, si la musique a régulé vos émotions de gaieté ou de mélancolie, voire de tristesse, la mémoire en garde une trace. C'est pour ça que lorsqu'on écoute ces musiques, c'est un peu comme quand vous réouvrez un album de photos et chaque photo vous parle de votre vie, vous retrouvez les émotions du moment.
C'est pour ça que c'est très difficile de ne pas résister. D'ailleurs, les musiciens de Ciganes sont des grands manipulateurs parce qu'ils sont de votre mémoire musicale pour vous faire craquer émotionnellement. Et quand vous avez craqué, vous leur donnez un petit billet pour les récompenser.
D'accord, je vois. Je vois le but du jeu. Alors, on va écouter la playlist que vous avez choisie tous les trois. On commence par celle d'Yves Bigot. Très éclectique, Yves Bigot, j'adore.
Oui, il faut justement pour satisfaire tout le monde.
Alors, on a commencé par les Dobby Brothers, Long Train Running.
Long Train Running, ça c'était un morceau, évidemment, là on parle du rock californien funky. Mais c'était le morceau quand dans ma jeunesse, on disait disquaire à l'époque, on ne disait pas encore DJ. Dans les boîtes de nuit de la Côte d'Azur, Saint-Tropez, Saint-Raphaël, Nice, Monaco, etc. C'était mon morceau favori. Si jamais ça ralentissait un peu, c'est le morceau qui relançait tout le monde. Et il m'a été très utile, parce que récemment, il m'a permis de l'emporter face à Thierry Ardisson dans un test comme ça, un blind test.
Un blind test.
Voilà, et c'est ce qui m'a permis de faire en sorte que je l'ai terrassé au final.
Bon, ensuite, vous avez choisi un groupe français d'aujourd'hui.
Oui, Jive Me. Alors ça, c'est le secret des Tuffers de 2024. Et sans doute de 2025. C'est un morceau extrêmement fun, très communautaire. Alors voilà, pour danser ce soir, vraiment, je le recommande à tout le monde. C'est un duo de saintes en Charente-Maritime avec une chanteuse qui s'appelle Tara et un musicien qui s'appelle Baptiste. Et c'est formidable. Ça sera le tube de 2025.
D'accord. Et puis, les Bee Gees, là, évidemment.
C'est incontournable. Et puis alors, surtout, ce qu'il y a de formidable avec Staying Alive, notamment, c'est que non seulement c'est évidemment le plus gros des très nombreux tubes de la bande originale du film Saturday Night Fever avec John Travolta, un des disques les plus vendus de l'histoire de l'industrie, mais que c'est aussi une super bonne chanson. Ce qui n'est pas toujours le cas des chansons qui sont faites pour danser. C'est-à-dire que c'est un morceau, vous pouvez le jouer à la guitare acoustique ou au piano. Ça va rester une super bonne chanson.
Oui, c'est ça. Donc, pourquoi celle-là tout particulièrement ? Ils l'ont conçue d'une certaine manière. Elle nous parle de quelle manière, cette chanson ?
C'est une chanson de survivants, Staying Alive, rester vivant quoi qu'il arrive, quel que soit, comme le disait votre premier auditeur, je crois.
Vous savez qu'on se sert de son rythme, de cette chanson, pour faire des massages cardiaques ?
Vous voyez, c'est formidable. On peut faire tout type de massages cardiaques, en plus. C'est ça qui est formidable. Mais oui, il y a un groove absolument incroyable dans ce morceau. Ils ont des voix, évidemment, inouïes. Et puis surtout, je vous dis, la chanson est très très bonne. Bruce Springsteen, la reprise, même, c'est vous dire, c'est une chanson solide, parce qu'elle raconte véritablement quelque chose. Elle raconte une histoire. Et comme souvent les grandes chansons, elle raconte une histoire de souffrance.
Allez, on continue avec le choix de Johan, qui est au standard. Alors, est-ce qu'on a Johan ? Est-ce qu'on l'a ou est-ce qu'on ne l'a pas ? Bonsoir, Johan. Bonsoir. Alors, on écoute. Johan, je crois que j'ai reconnu.
Je pense que tout le monde vous reconnaît.
Alors, je vous laisse dire ce que c'est.
C'est le titre qui s'appelle Ailleurs, de Victor Le Man. C'est issu de la cérémonie des JO de Paris.
Bon, et pourquoi ce choix, alors ?
Eh bien, parce que, pour tout le monde, je pense que la cérémonie d'ouverture des JO et les Jeux Olympiques ont été en train de fortes émotions. On parlait tout à l'heure du lien entre les souvenirs, entre la mémoire et la musique. Et je pense que ce morceau l'illustre bien, puisque ça nous rappelle les bons souvenirs des JO. C'est assez impérissable. Et donc, l'association qu'on fait de ce morceau avec des JO. Voilà. Et en plus, elle est dansante, cette musique. C'est vrai. C'est assez chouette pour le soir du Valence.
Profitez-en, Johan, puisque nous sommes aussi en ligne avec Victor Le Man. Dites-lui quelque chose.
Bravo. Bravo à vous. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Je voulais lui demander ce que ça lui a fait quand il a entendu ses créations passer en direct
pendant la cérémonie d'ouverture devant des millions de personnes.
Ça m'a fait... C'est difficilement descriptible. et je suis encore en train d'analyser, en fait, tout cet ouragan que je me suis pris un peu sur la figure. Donc, non. Mais je ne peux pas dire que c'était ni un moment... Comment dire ? C'était un moment... J'étais un peu transparent au moment où tout arrivait. Il y avait tellement de travail. Il y avait deux années. Il y avait beaucoup de tensions.
Et il y avait la pluie. Et beaucoup de tensions. Qui créait beaucoup d'inquiétude aussi.
Donc, en fait, c'est presque plus maintenant, plusieurs mois plus tard, que je réalise un petit peu. Et même quand je vous entendais au début dire « Oui, et la Marseillaise d'Axel Saint-Cyrène, c'est lui ! » « Le Gojira, le Nanan, c'est machin, le Ayana Kamoura. » En fait, c'est presque maintenant seulement que je...
Que vous réalisez ce qui vous est arrivé, en fait.
Que je réalise. Parce que, très honnêtement, pendant la cérémonie, j'étais encore dans le travail, en fait. J'étais encore en train de regarder. Et puis, j'avais la cérémonie de clôture qui arrivait. Et puis, les Jeux paralympiques pour lesquels je faisais aussi la composition et la direction musicale.
Mais quand même, Victor Le Man, vous avez eu beaucoup de retours depuis la fin des JO.
Oui. Et de plus en plus. Non, c'est sûr. C'est magnifique. Je ne vais pas vous mentir.
Vous pouvez nous donner quelques exemples de retours qui vous ont touchés ?
De retours ? Bien sûr. Sur « Hire », le morceau qu'on vient d'entendre que Yoann. Non, c'est ça, a choisi. D'ailleurs, je le remercie beaucoup. Ça me touche beaucoup. « Hire », « Parade » ou les autres, il y a des gens qui me disent « J'écoute ça le matin pour me donner la force de continuer ». Il y a des gens qui me disent « Je ne vais pas bien du tout et j'écoute ce morceau tous les jours ». Il y a des gens qui se sont mariés sur « Parade ». Il y a des gens… Je vois des fêtes d'étudiants. Je vois des lycées qui prennent le morceau comme sonnerie d'école.
Donc, ça y est, vous réalisez qu'en fait, la musique que vous avez écrite, elle est en train d'entrer dans nos mémoires collectives.
Je ne sais pas si je réalise, mais bon, en tout cas, je vois bien qu'il se passe quelque chose. Je suis bien obligé de l'admettre.
Et comment l'avez-vous construit « Hire » ?
« Hire », en fait… Alors, « Autant Parade », je l'ai construite très tôt. C'est un premier élément que j'ai composé, finalement, ailleurs, et arrivé un peu sur le tas. En fait, c'est étonnant, c'était la mélodie qu'on vient d'entendre, donc « ta ta ta » etc. C'est joué de manière assez rapide. On parlait de BPM. Là, c'est un BPM assez élevé. Et au tout départ, je l'avais composé de manière… Donc, toujours avec mon piano, mais de manière très lente. C'était un truc très lent, assez poignant, quasiment romantique, comme ça. Et en fait, je ne sais pas, j'ai accéléré, accéléré, accéléré, accéléré, et je trouvais qu'il y avait une espèce de fougue qui me plaisait.
Et au moment de mettre la musique sur le cheval, cette cavalière qui remontait toute la scène, je ne sais pas si vous vous souvenez des images sur ce cheval mécanique.
Oui, oui.
Voilà. Le cheval mécanique,
c'était un des moments forts de la cérémonie d'ouverture, bien sûr.
Voilà. Et là, je me suis dit… J'avais écrit aussi des choses très symphoniques, qui étaient plus vraiment dans le registre de l'épique et avec une forme de lyrisme. Mais je me suis dit que de mettre quelque chose comme ça d'assez électronique, de très dansant même, sur ce moment, au moment où on voyait les images de 1924, qui étaient les jeux précédents de Paris, je me suis dit que ça avait du sens et de mettre de la modernité sur ce passage. Il y avait un truc électrique qui se passait. Et voilà, j'ai tenté ça. Et en fait, comme tout le monde, je ne l'ai vu que pour la foi et la foi unique, le 26 juillet, il n'y avait pas de répétition de tout ça.
Donc ça, je me suis pris comme tout le monde le choc de ces images avec tout ça.
Bon, on va écouter votre playlist, Victor Le Mans. Victor Le Mans, vous aussi, un choix particulièrement éclectique, dans l'ordre, donc, Alan Brax, c'est ça ?
Voilà, Alan Brax, qui est un artiste issu du mouvement qu'on appelle French Touch, du début des années 2000, artiste que j'ai mis dans ma sélection d'artistes pour la clôture des Jeux paralympiques. Et ce titre qui s'appelle Intro, qui est une boucle très très simple. Moi, quand c'est sorti, je vais avoir 18 ans. Là, on parle de mémoire, justement, c'était vraiment les premières grandes sorties, très tard, quasiment des raves, en fait. Et c'était ce moment où la musique française est devenue complètement internationale et on n'avait pas à rougir face aux Anglais, face aux Américains.
Et moi, dans ma genèse, en fait, dans ma création en tant que compositeur, en tant que producteur, c'est des morceaux qui m'ont vraiment fait beaucoup de bien. Et je trouve encore aujourd'hui qu'il est complètement contagieux, quoi.
Contagieux, dans le bon sens du terme. Ensuite, il y avait Beethoven ?
Oui, mais ça, c'est... En fait, quand je répondais à votre questionnaire, pour la playlist, là, on sort du registre du dance floor, bien sûr, mais je parlais de fougue tout à l'heure. Peu importe,
c'est ça.
C'est vrai que souvent, souvent, il y a ce moment quand on passe dans l'année suivante, il y a ce moment d'espoir et de se dire, allez, cette année, je vais faire ça, je vais faire ci, etc. Il y a un enjeu personnel, individuel qu'on se fait chacun, tout le monde fait ça, de se dire, allez, c'est parti. Et je trouve que ce morceau de Beethoven que je trouve incroyable avec des accords complètement modernes, il me donne une énergie folle. Donc, j'avais envie de le mettre.
Chic, Everybody Dance, ça s'impose ?
Ça s'impose, Chic, Everybody Dance, voilà, Chic, c'est un de mes groupes préférés de tous les temps et Nile Rogers, le guitariste de Chic, a produit comme le génie, comme on le sait, a produit de David Bowie à Madonna, plus récemment, a travaillé avec les Daft Punk, mais aussi Durand Durand et In Excess, etc. Donc, c'est un pan de la musique noire américaine et même américaine et même de la musique tout court. Donc, évidemment, Chic, s'il s'agit de danser, c'est inévitable.
C'est un incontournable.
Un incontournable et j'y reviens avec plaisir tout le temps, en fait. C'est comme les Beatles dans un autre genre ou Stevie Wonder, je suis très fan de Stevie Wonder ou Bach dans un genre évidemment plus classique, liturgique, etc. Chic, c'est les fondements, c'est une espèce de bible de la house music 30 ans avant.
Et Judy Garland, pour finir, Happy New Year, deux circonstances.
Et Judy Garland, c'est ça, deux circonstances. C'est un morceau évidemment beaucoup plus nostalgique, beaucoup plus mélancolique parce que c'est ça aussi les fêtes de fin d'année, Noël et le jour de l'an. Il y a aussi beaucoup de gens qui le vivent différemment que le dance floor, etc. Et je trouve que c'est un morceau qui est très poignant avec des arrangements magnifiques de Gordon Jenkins qui était l'arrangeur notamment de Sinatra. Moi, je suis toujours très sensible aux arrangeurs, aux arrangements, etc.
Je trouve que ce morceau est sublime et c'est l'autre facette du Nouvel An qui est peut-être moins paillette mais dont il faut parler aussi parce que le Nouvel An parfois, c'est un passage difficile.
Et on n'a pas toujours envie de faire la fête. Et voilà. Mais on peut toujours avoir envie d'écouter la musique qu'on aime même ce soir-là. Même si on est très mélancolique, elle va nous faire du bien.
Bien sûr. Mais souvent, d'ailleurs, quand on va mal, on a envie d'écouter un slow terrible pour aller encore plus mal. Je veux dire, la musique, c'est ça. Les curseurs émotionnels vont être encore plus poussés par rapport à la musique qu'on écoute.
Comment le cerveau perçoit ces émotions ? Emmanuel Bigan ?
Les émotions de tristesse, c'est intéressant. Effectivement, on a avec la musique une relation étrange, c'est-à-dire qu'on adore la musique qui est triste alors qu'on n'a pas envie, on n'a pas de plaisir à voir des visages de gens tristes, par exemple. Et c'est un moyen de réguler parce que c'est une sorte de distanciation que la musique nous permet d'avoir avec notre objet de tristesse. Et c'est aussi un peu de l'empathie. C'est comme si on se disait finalement, il y a d'autres musiciens, de compositeurs qui sont passés dans des moments difficiles. Donc, je partage avec eux et ça me permet de surmonter les événements.
Et c'est vrai que très souvent, les compositeurs, d'ailleurs dans la construction de leur œuvre, passent par ces grands moments de tristesse, mais ils en sortent aussi dans la réponse musicale qu'ils vous offrent. Donc, c'est un moyen de réguler les émotions. La régulation des émotions, c'est quelque chose d'essentiel. Alors, parfois, elles sont un peu tristes, un peu nostalgiques. Parfois, elles sont très énergiques, elles sont très combatives, enthousiastes. On a un peu tout ça dans les playlists qu'on vient d'entendre.
C'est ça, on a tout ça dans notre cerveau en fait aussi.
On a tout ça dans notre cerveau. En fait, toutes les musiques que nous écoutons nous parlent de tous les aspects qu'il y a dans notre cerveau. Et là, je suis content des choix très ouverts qui ont vient d'être faits parce que c'est vrai que c'est assez merveilleux de réaliser qu'on a des milliards de styles de musique qui nous parlent des milliards de facettes de nos états d'âme et des états de notre cerveau.
Allez, on poursuit cette conversation avec Isabelle. Bonsoir. Bonsoir. Nous écoutons la chanson que vous avez choisie. reconnue ? Ah oui. Rod Stewart ? C'est ça, mes 18 ans. Do you think I'm sexy ? Yes. Yes, you are. Of course. Alors, pourquoi ce choix, Isabelle ? Eh bien, c'est mes premières sorties en 18 ans, en 1978. Et puis, c'est irrésistible pour moi dès que je l'entends. Voilà, on a envie de bouger. J'adore la voix. J'adore le style. Voilà, la dégaine un peu androgyne, un peu rock. Bon, il a été un peu décrié, paraît-il. Mais moi, j'adore, quoi. Je trouve que ça vieillit pas. Je crois que ça a été repris plein de fois. C'est génial. Sur une piste de danse, tout le monde y met, quoi.
Rod Stewart, ça ne vieillit pas. Yves Bigot, vous êtes d'accord avec ce que dit Isabelle ?
Oui, malheureusement, vieillit. Mais effectivement, sa musique ne vieillit pas. Alors ça, c'est effectivement le morceau festif, d'ailleurs, dont la mélodie et le rythme sont empruntés à un tube brésilien de Georges Ebene, ce que Rod Stewart a volontiers reconnu en revenant de tourner au Brésil. D'ailleurs, il avait composé ce morceau, mais c'est un... Rod Stewart, c'est par ailleurs un immense chanteur, interprète et aussi auteur-compositeur. c'est moins connu, mais qui est un chanteur de soul, de rock absolument formidable et un grand amateur de football.
Allez, on poursuit notre playlist tous ensemble avec Virginie. Bonsoir. Oui, bonsoir. Bonsoir, François Inter. On écoute la musique que vous avez choisie.
Alors Virginie,
là je peux vous dire que tout le monde est en train de chanter, de danser en studio et en régie. C'est un bon choix, je crois. Oui, oui, je n'en doute pas. Une soirée sans Louis Attac, ce n'est pas une bonne soirée en fait. Alors moi, j'ai un souvenir très fort sur cette chanson puisqu'on était à l'anniversaire d'une amie et que sur ce morceau, tout le monde s'est mis à danser comme des fous. On a tous fait la ronde ensemble. Ça a été un gros moment de communion. Et du coup, à chaque fois que je vais dans une soirée où vraiment ça se passe bien, je demande à voir cette chanson parce que ça provoque une énergie spéciale et c'est vraiment quelque chose de super. Je comprends, on le partage.
Victor Le Mans, Louis Attac, vous aussi, c'est quelque chose qui vous fait bouger ?
Oui, c'est un groupe que je respecte énormément. Je m'en souviens très bien quand c'est sorti, c'était un phénomène. J'étais au lycée, tout le monde écoutait ça, etc. Je reconnais tout à fait l'attrait pour ça. Notamment, là j'entends pendant qu'on parle, le violon, etc. L'aspect vraiment folk, roots, pardonnez-moi pour mon anglais, mais qui fait que c'est si puissant aussi parce que je pense que ça appelle vraiment au cœur, le tempo, évidemment, on diablait, les paroles, etc. Donc oui, bien sûr, Louis Attac, c'est un grand groupe français.
Emmanuel Bigan, on a l'impression que les bonnes chansons ne vieillissent jamais.
Oui, les bonnes chansons, elles marquent notre histoire et elles se patinent un peu quand même avec le temps, mais elles restent là. Elles restent là parfois pour très, très, très longtemps. C'est parce que la musique joue un rôle pour marquer l'histoire des sociétés. Les musiciens sont des passeurs de mémoire, non seulement dans les trajectoires de vie individuelles, mais dans les trajectoires des groupes. Et c'est vraiment une fonction absolument essentielle pour les sociétés humaines. Il ne faut pas dire que la musique n'est pas essentielle parce que ça, la mémoire, c'est vraiment ce qui constitue notre présent, notre futur, aussi notre passé, bien sûr.
Yves Bigaud, la musique passeur de mémoire, dit Emmanuel Bigan.
Oui, bien sûr, c'est juste et puis c'est au-delà parce que c'est aussi intime, personnel et individuel. C'est à travers la musique, à travers les chansons qu'on nous dit qui nous sommes et que ça nous aide à trouver qui nous sommes et trouver donc notre place dans le monde, dans l'univers, dans la société aussi. La musique, il n'y a rien de mieux.
Ça vous a aidé, Victor Le Man, vous, la musique, à trouver qui vous êtes ?
Oui, bien sûr. Vous êtes né
dans une famille de musiciens, non ?
Voilà, je suis né dans une famille de musiciens. Mon père est compositeur, mes oncles le sont aussi, la plupart. Mon frère est musicien, etc. malgré tout, dans la musique, il y a mille façons de faire de la musique, il y a mille façons d'être musicien, il y a mille façons d'être musicien amateur ou d'être musicien professionnel, mais c'est vrai que moi, ça m'a donné une espèce de ligne de conduite, une discipline. J'ai vraiment appris un peu à la dure, le piano, dès mon plus jeune âge. Et en revanche, j'ai arrêté les études classiques finalement très tôt, parce que j'étais déterminé. Évidemment, c'était un cataclysme familial quand j'ai arrêté les études.
On peut imaginer, mes parents n'étaient vraiment pas heureux de ça, mais la musique m'a sauvé aussi de ne pas faire n'importe quoi, de ne pas traîner.
Et quel était votre instrument, Victor Lehmann ?
J'ai commencé par le piano et puis ensuite, c'était la batterie. C'est vraiment la batterie et puis les percussions classiques, xylophones, marimba, etc. Mais c'est vrai que la batterie, tous les groupes qu'on vient d'écouter, le dénominateur commun, il y a les guitares, il y a les pianos, mais il y a toujours de la batterie. On parle du BPM, on parle de tout ça. Ça, c'est la grosse caisse, c'est le beat, comment on appelle ça ? Et c'est vrai que la batterie m'a toujours suivi. Donc voilà, piano et batterie, c'est vraiment mes deux instruments favoris.
Et quelles sont vos inspirations ? Tout ce que vous avez écouté, du classique à l'électro ? Vous continuez à vous inspirer en permanence de ce que vous écoutez ?
Je continue d'apprendre tous les jours, j'écoute de la musique tous les jours, je suis vraiment passionné au premier degré de musique, je peux écouter de la musique hongroise, indienne, des musiques que je ne connais pas. Et puis ce qui m'inspire, c'est la vie, c'est-à-dire que c'est les émotions, c'est mon fils, c'est ma femme, c'est les gens que je rencontre dans la rue. Ça paraît cliché, mais moi j'essaye d'insuffler vraiment de la vie dans tout ce que je fais. quand j'étais plus jeune, bien sûr, c'était directement, je ne sais pas, voilà, les Beatles, Bach, je ne sais pas, Steve Wander, j'en parlais tout à l'heure.
Mais c'est vrai que maintenant, je ne dis pas ça pour mettre de l'emphase, mais j'essaye d'être, j'entends un oiseau, j'entends le vent qui siffle et ça me donne une idée. C'est plus ça que directement, si je vous disais Rod Stewart ou Bruce Pinkstein, enfin, que j'admire par ailleurs, mais vous voyez ce que je veux dire. c'est plus la vie au premier degré que j'essaye humblement en tout cas de mettre dans ma musique.
Allez, on continue avec Marius, bonsoir.
Bonsoir.
Votre choix, on l'écoute. Marius, Bob Sinclair ?
Ouais, pour moi, c'est vraiment la musique qui m'est le bonheur, qui entraîne la joie, qui réunit, qui est vraiment entraînante et pour la fête, pour le coup, c'est vraiment la musique qu'il faut. Le clip est en plus absolument génial.
Racontez-nous le clip, moi, je ne me souviens pas.
C'est un enfant qui joue avec des jouets et qui s'imagine aller dans l'espace avec ses jouets et il est vraiment génial, il fait rêver, tout comme cette musique qui entraîne et qui mène à la fête.
Voilà. Et vous allez faire la fête encore sur cette musique ?
Bien sûr, avec toutes les générations.
Merci Marius.
De rien, merci d'avoir pris mon appel.
Bonne soirée et à l'année prochaine.
Bonsoir Valérie,
on vient d'entendre votre choix, c'est ? Bonsoir. Vous m'entendez ? Oui, bien sûr. On vient d'entendre votre choix, qui est ?
Eh bien, mon choix, c'est « This book today is a mess » de Donna Hathaway.
Oui. Et ce morceau, pour moi, il évoque vraiment ma toute jeunesse parce que j'étais quand même encore jeune, j'avais une dizaine d'années pendant cette période de ma vie. Mes parents ont fait des colonies de vacances en tant que directeur et il y avait tout le temps des fêtes. Et pour moi, c'est vraiment, ça évoque toute cette période au bord de la mer avec mes parents directeurs de colonies de vacances et sûrement j'étais un peu amoureuse de tous ces jeunes qui étaient en colo. J'imagine. J'étais beaucoup plus jeune et puis en fait, ça évoque les boums.
des choses comme ça et j'étais un peu sûrement trop jeune pour en profiter mais c'est vraiment un morceau, je ne peux pas imaginer de danser si j'entends. Ça dure toujours et j'ai quand même 60 ans. Mais on s'en fiche, c'est pour la vie les chansons. Ce morceau-là, c'est pour la vie. Je crois que c'est plus fort que tout. Et du coup, voilà, c'est une période incroyable. Merci infiniment. Toutes ces chansons, c'est vraiment pour la vie, vous confirmez, Yves Bigot ?
Oui, bien sûr, ça marque la mémoire à la fois individuelle et collective de la société. Puis c'est effectivement, et vous le disiez Christelle plus tôt, c'est des madeleines de Proust, mais avec tout ce que ça implique de profond, de Proust, plus que de madeleines, de madeleines, c'est des vrais marqueurs.
Et ils ont marqué notre vie. Merci infiniment, on arrive à la fin de cette émission. Merci à tous, je précise Yves Bigot, que vous allez publier bientôt un essai sur Bob Dylan. Je vous encourage à continuer, auditeurs de France Inter, cette soirée avec Laurent Goumar à 22h, et dans quelques secondes, les vœux aux Français d'Emmanuel Macron.