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interviewSud Radio (sur YouTube)· 8 juillet 2025 101 min

Les débats de l’été - Émission du 08 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo, vous avez choisi la bonne radio pour débattre de l'actualité durant votre été avec un numéro clé. Le camarade Manu est déjà au standard pour accueillir et recueillir vos appels, vos coups de gueule, vos colères, vos indignations et tout simplement même la participation à nos discussions.

Vous avez le numéro 0826 300 mais vous avez également l'application Sud Radio et les réseaux sociaux où vous attendent les grandes questions qu'on va essayer de poser notamment à nos invités ici en studio. Mathias Lebuf, journaliste et philosophe. Bonjour.

Bonjour. Gilbert Azoulé, directeur général de News 5 Education et journaliste pour l'hémicycle. Bonjour.

Bonjour. et Cédric Nouvelope, chef d'entreprise et conseiller régional de Normandie. Bonjour à vous.

Bonjour. Et David Marguerite, sénateur LR de la Manche. Merci beaucoup à tous d'être avec nous dans ce studio.

Beaucoup de sujets qu'on va parcourir avant vos coups de cœur, coup de gueule. Laissez-moi les présenter au moins à nos auditeurs, notamment pour que vous puissiez réagir via les sondages posés sur les réseaux sociaux à savoir est-ce que il y a un problème avec l'alcool en France et plus généralement avec l'alcool auprès des jeunes. Les chiffres sont absolument stratosphériques et on vous pose cette question.

Faut-il peut-être durcir un peu plus dans notre pays en France l'accès à l'alcool notamment pour les jeunes avec la tendance du beach drinking. Vous avez cette tendance de certes les jeunes boivent moins mais quand ils boivent ils boivent beaucoup plus. C'est la deuxième cause de mortalité en France juste derrière le tabac mais c'est la première chez les 15 39 ans.

Et 86 % des commerces actuellement selon une étude récente de l'Adiction France vendent de l'alcool à des mineurs ce qui est pourtant passible visiblement d'une amende de 7500 €. Mais ça ne leur fait pas peur. Et puis la France a-t-elle abandonné le combat pour la pauvreté ?

C'est des chiffres historiques depuis qu'on les mesure et depuis cette ce baromètre de l'INC, 20 % des plus défavorisés reçoivent seulement 8,5 % des revenus. 20 % les plus aisés en reçoivent 38,5. C'est 9,8 millions de personnes qui actuellement dans notre pays vivent sous sous le le les les critères de pauvreté.

Alors que pourtant, rappelez-vous, le président de la République, Emmanuel Macron en 2018, avait promis une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. Est-ce queil y a visiblement eu un petit raté ? Sans doute, mesdames, messieurs, sans doute.

Et puis vous le savez, votre le standard est ouvert et on lira bien sûr les commentaires, vos commentaires sur les différents sujets. Évoquer messieurs, vos coups de cœur, vos coups de gueule. Pour commencer, pour mettre un peu d'ambiance finalement dans ce dans ce studio.

J'aimerais commencer par le coup de gueule impossible de passer son permis de conduire. Vous nous dites Gilbert Razouet et ça c'est un vrai scandale. Ah bah oui parce que ça devient long hein les professionnels vous savez ils ont lancé un cri d'alarme.

Les places d'examen pour le permis de conduire manque cruellement en France. Ça je vous apprends rien. Les écoles de conduite dénoncent une pignerie dramatique he c'est le maquise emploi qui paralyse l'activité mais surtout pénalise des milliers de candidats dont les jeunes nos enfants qui généralement enchaînent le bac et le permis.

Vous le savez. Alors aujourd'hui les délais pour obtenir pour obtenir une place à l'examen explosent. Certaines régions affichissent des temps d'attente.

Je sais pas comment ça se passe en Normandie. parfois 2 3 4 5 mois, un manque de personnel parmi des inspecteurs, une gestion peu réactive des services administratifs chargés de répartir les créneaux qui et pourtant il y a eu des efforts de fait avec une plateforme l'accès au permis à 17 ans. Bref, ça ne marche pas.

Les conséquences ont sans doute découragement des candidats, pression sur les moniteurs, sans compter les les répercussions économiques pour les auto-écoles et pour certains élèves, nos enfants, je le répète, des semaines de report qui impliquent des cours supplémentaires et donc des frais supplémentaires pour les pauvres parents. Donc, il y a assez de monde qui roule sans permis en France pour ne pas leur donner de prétextes supplémentaires pour continuer sur cette route. Mais j'ai pas le permis en plus.

Oui. Donc Mathias Leb pour vous aucun risque sur ça c'est pas la priorité. Non mais c'est vrai que c'est un sujet parce que en plus des frais en réalité parfois on sait qu'il y a quand même un timing un délai à respecter très précis entre les jeunes qui cherchent de l'emploi, les jeunes qui partent en études entre le moment où ils ont commencé à faire les leçons et le moment où ils doivent faire leur rentrée dans les dans les villes respectives.

C'était pas toujours évident. Oui. Alors moi je vais je je je il y a la façon de passer le permis et il y a les cours tels qui sont dispensés.

Moi, je suis assez surpris ces temps-ci a une grosse tendance. Moi, je l'ai vécu en Normandie avec des accidents de jeunes conducteurs en ce moment. Alors, ça m'a amené à une réflexion.

Je me suis dit que est-ce que les cours étaient bien appropriés ? Est-ce que les la façon dont on enseigne à nos jeunes à conduire est est pertinente ? Parce que pour voir autant d'accidents, je vous donne un exemple, beaucoup plus sur les derniers temps, particulières pas d'alcool just non.

En plus des accidents sans aucune cause ni alcool, ni drogue, ni rien. Euh même pas de vitesse. Donc c'est vraiment c'est du comportemental.

Euh c'est de la façon dont on conduit euh avec des choses très différentes par exemple entre l'Angleterre et la France. En Angleterre, vous pouvez pas être quand vous êtes jeune chauffeur quatre dans un véhicule parce qu'on constate quand vous êtes nombreux dans un véhicule, vous êtes perturbé, dissipé, distrait et cetera et ça conduit à de nombreux accidents. Et moi, je me dis qu'il y a peut-être une vraie réflexion à voir pour rechanger, remodifier un petit peu ses règles et la façon dont on apprend à nos jeunes en tout cas à conduire.

David Marguerite, sénateur de la Manche. Moi, j'ai le sentiment que le problème que vous soulevez est pas nouveau. J'ai passé le permis à 23 ans, on entendait déjà ça.

Moi, j'ai l'impression que la nouveauté, elle vient plutôt du fait que les jeunes sont moins enc passer le permis qu'avant. C'est moins le graal. Il y a beaucoup de candidats.

Il y a beaucoup de candidats. Alors, je pense que le problème vient de la réduution du nombre d'inspecteurs et cetera. Moi je vois la région Normandie où je suis élu avec avec mon collègue Cédric Nouvelon.

On met en place beaucoup d'aide euh pour que les jeunes notamment en formation puisse obtenir le permis quand c'est nécessaire pour obtenir un travail plus tard notamment dans dans le bâtiment. On voit que ces aides sont assez peu utilisées. Donc j'ai j'ai le sentiment qu'il y a un double problème.

Il y a en effet sûrement un problème administratif moins d'inspecteur mais il y a aussi parfois peut-être un problème générationnel où on a le sentiment que Oui, je crois. Je crois en tout cas le problème me semble-t-il n'est pas nouveau et il s'amplifie vraisemblablement. Non pour aller dans votre sens, c'est vrai que de mon côté j'ai passé le permis.

Bon il y a pas 23 ans, il il y a quelques années, mais il faut reconnaître que quand vous faites pas pas que Paris mais des grandes villes, vous avez les transports en commun, vous débrouillez à pied, vous faites ça autrement. Donc aujourd'hui, sauf quand c'est professionnel parce que de plus en plus d'employeurs demandent quand même. Non non, bien sûr.

Non, mais même généralement quand vous arrivez sur peu importe le métier, on vous demande si vous avez passé le permis conduire. C'est quand même une étape obligatoire. Je sais pas ce que vous en pensez.

Je pense qu'effectivement il y a il y a déjà le le tout voiture notamment dans les les grosses agglomérations. On on la plupart des mairies ont quand même lutté en particulier dans les centre-ville pour pour avoir une politique alternative qui est pas toujours très efficace d'ailleurs de transport en commun. Et puis on va parler de la pauvreté tout à l'heure.

Euh faut rappeler que une voiture c'est un budget et c'est un budget qui est extrêmement lourd et notamment quand on est jeune et qu'on a une première activité, ça grève quand même beaucoup le le Ouais, c'est ça le le portefeuille. Donc toutes les options qui vont avec l'essence, les assurances, les révisions, contrôle technique. On souvient d'ailleurs que le le comment dire le départ du mouvement des gilets jaunes concernait l'essence et l'attaque sur l'essence.

Donc il y a ce problème là aussi qui qui est qui est quand même extrêmement important et qui à mon avis pèse énormément notamment sur le choix des jeunes. Mathias Lebuf, journaliste et et philosophe, vous avez la parole gardez-la parce que vous avez un coup de gueule à passer notamment sur les arrestations massives de mer en Turquie. C'est ça.

Oui, je voulais parler de la Turquie parce qu'on je trouve qu'on en parle assez peu. Alors l'actu internationale est est trusté par à la fois l'Ukraine et puis ce qui se passe en Israël et en Iran. Et on parle de la Turquie et en Turquie, il y a trois nouveaux maires qui ont été des mères de grandes villes qui ont été arrêtés principalement.

Pourquoi ? Parce qu'ils appartiennent au principal parti d'opposition qui est le parti républicain du peuple, le CHP. Euh alors c'est des arrestations qui touchent des mers de grandes agglomérations hein puisque il y a le maire d'Adana qui fait 1,5 million d'habitants, d'Antalia 3 millions qui est une ville assez assez connue et puis euh une troisème ville un peu plus petite d'adou euh et euh ces mères ont été arrêtées de façon assez arbitraire.

Faut savoir aussi que en début de semaine, la police turque a également arrêté 137 personnes à Ismir. Ismir est une grosse ville également et c'est un peu le bastion de l'opposition au gouvernement d'Erdogan. Et ces arrestations font suite à euh une arrestation elle-même qui date du mois de mars, du 19 mars.

C'est celle du maire d'Istanbul qui a été arrêté qui a provoqué euh d'immenses manifestations euh pacifistes silencieuses. Il y a 2 millions de personnes qui sont descendues dans les rues pour manifester. Manifestations qui ont été réprimées assez sévèrement également.

Alors, on reproche quoi à ces gens-là ? on le reproche des choses un peu euh évasives, corruption, blanchiment d'argent, parfois même collaboration avec des groupes terroristes et notamment avec le PKK ou ce qui son émanation, ce qu'il en reste. En fait, il y a un durcissement extrêmement durdogan qui se lance dans une forme de répression très sévère de toute forme d'opposition.

Pourquoi ? parce que le CHP a gagné les élections en 2024, des élections locales et que se profile en 2028 de nouvelles élections et Erdogan fait le ménage et je trouve que déjà bon c'est très inquiétant pour pour la Turquie et la démocratie de la Turquie et qu'on en parle trop peu. C'est pour ça que je voulais en parler commentaires de Gilbert.

Oui. Non, le le problème d'Erdogan, c'est qu'il rend service à à beaucoup de pays avec les réfugiés, avec plein de sujets de relation du chantage à l'Europe sur les sur les migrants. on lui donne quasiment un blancin pour faire à peu près tout ce qu'il veut puisque ça fait longtemps he c'est pas nouveau c'est c'est cette cette répression sévère contre tous les opposants et je dois dire que là il fait ça en toute impunité et j'ai presque envie de dire on se ferme on se cache un peu les yeux en tout cas les diplomaties européennes et étrangères exement bien c'était le le le coup de gueule de justement de Mathias Lebuff sur le pouvoir quand même autoritaire de d'Erdogan qui s'agandit je rappelle que chaque année il y a un budget absolument colossal de l'Union européenne à destination de la Turquie soitdisant pour l'empêcher et on a régulièrement des débats en tout cas qui on va dire t à encourager la Turquie à être parmi les on va dire les alliés fidèles de l'Union européenne.

Je crois que là aussi il y a des petits problèmes deill hier pour reprendre votre expression bientôt 11h sur Sud Radio. Dans quelques instants, la suite des coups de cœur et des coups de gueule puis les débats et vous le savez on attend votre participation nombreuse évidemment 0826 300 300 bel été et merci d'avoir choisi Sud Radio. Sud Radio, Sud Radio.

Parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo encore une heure de débat intense et avant qu'on mette les mains dans le camboui de l'actualité avec cette question notamment Emmanuel Macron vient de retrouver le droit de dissoudre déjà le faut-il et surtout vous auditeur au 0826 3003 300 réseaux sociaux application Sud Radio.

Est-ce que par rapport à la dernière dissolution vous allez changer votre vote ? Au contraire, vous étiez très déterminé pour la dernière fois. Il n'y a pas de raison que ça change.

Venez témoigner, appelez-nous et puis le constat sur l'alcoolisme chez les jeunes. On a notamment, vous allez voir quelques sons à vous écouter pour vous compreniez la mécanique dans laquelle certains sont entrés et puis la pauvreté. Emmanuel Macron en 2018 avait proposé un grand plan pour lutter contre ça.

Ben vous allez voir qu' on en est quand même pas là mais juste avant ces ces sujets d'actualité, c'est la suite des coups de cœur et des coups de gueule de nos invités. Nous sommes toujours avec Mathias Lebuf, journaliste et philosophe. Gilbert Azoulé, directeur général du New SK Education, journaliste pour l'hémicycle aussi, Cédric Nouvolot Nouvelot pardon, chef d'entreprise et conseiller régional de Normandie et David Marguerite sénateur LR de la Manche.

Et puisque vous êtes le dernier que je présente, c'est vous qui allez faire votre coup de cœur parce que c'est la PPL grémillier. Bon, alors c'est du jargon politique mais ça arrive au Sénat et c'était justement la loi de programmation sur l'énergie. Oui, c'est un débat extrêmement important.

Et pourquoi je voulais en faire un un coup de cœur aujourd'hui ? parce que s'il y avait pas eu cette initiative parlementaire de de mon collègue Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo. Nous sommes toujours en présence de Mathias Lebuf, journaliste et philosophe, Gilbert Azoulé, directeur général du News 5 Education, journaliste également pour l'hémicycle, Cédric Nouvelot, chef d'entreprise et conseiller régional de Normandie et le sénateur LR de la Manche, David Bargerite avec un sujet forcément hautement politique.

Je vous lis quand même ce que disait Vincent Trémolet de Viger, le le directeur du Figaro dans son ido ce matin. Il parle évidemment d'une politique éparpayée façon Pulse suite à la décision du président d'Emmanuel Macron. Petit clin d'œil évidemment au tonton Flingueur et il a cette formule que j'ai noté parce qu'elle est assez réaliste, cruelle mais surtout amusante.

C'était une sorte de chef-dœuvre dans l'erreur, la dissolution chef-dœuvre dans l'erreur. Euh mais c'est vrai que depuis depuis depuis aujourd'hui, le président de la République a retrouvé ce droit-là autour de la table. D'abord, doit-il selon vous dissoudre à niveau ?

Et pour les auditeurs au 0826 300300 ainsi que sur les réseaux sociaux, dites-nous si demain il y a une dissolution. Est-ce que vous voteriez pareil ? Est-ce que vous redoutez peut-être à nouveau un front républicain où est-ce que vous estimez que de toute façon, peu importe ce qui se passe avant l'élection présidentielle, il ne se passerait rien.

Vous savez que j'attends votre part livrée. Vous avez le numéro, l'application et les réseaux sociaux Sud Radio. Première question autour de la table.

En effet, je je parle d'abord au sénateur David Marguerite. Est-ce que d'un point de vue politique Emmanuel Macron aurait peut-être intérêt à dissoudre à nouveau ? Je ne pense pas. les mêmes causes produisant les les mêmes effets.

Moi, je dirais que la situation du pays, elle est dramatique. Tout le monde le sait. On fait du sur place.

La voix de la France s'affaiblit partout dans le monde. Et pour autant, la solution institutionnelle aujourd'hui, moi je ne la vois pas. L'intérêt d'Emmanuel Macron à dissoudre, on le perçoit assez mal.

Il y a un an, il nous expliquait que la dissolution devait permettre d'avoir une majorité claire, devait permettre d'avoir un débat qui soit apaisé, retrouver de la sérénité dans le débat public. Un an plus tard, bien tout ce qu'il a voulu éviter se produit empire. Et d'ailleurs, Guillaume Tabar, je trouve résume très bien les choses dans le cigaro ce matin en disant "On voit donc mal pourquoi Emmanuel Macron ferait cette deuxième erreur, mais il est vrai que personne n'imaginait qu'il commette la première." Je trouve que je trouve que cette formule est très est très bien sentie et j'ajouterai quand même qu'avec Emmanuel Macron, on a quand même un un vrai sujet qui se rappelle de son débat sur les 100 jours qui devaient aboutir à des grandes réformes.

C'était il y a un an et demi. Qui se rappelle le 31 décembre qu'il annoncé pour débloquer la situation du pays des référendum qui se rappelle qu'au mois d'avril, il en reparlé plus personne n'en parle aujourd'hui. Donc la réalité, malheureusement, je vais être un peu brutale, c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas la solution, c'est qu'il est le problème de la situation de blocage terrible dans laquelle le pays est plongé avec les conséquences dramatiques pour les Français dans une situation de de de finance publique qui est sans égal.

Je vois pas comment il va passer le budget, mais je vois pas non plus comment il peut s'en sortir parce que je ne vois pas comment aujourd'hui politiquement il pourrait procéder à une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale. Vous parliez de la formule cynique de Guillaume Tabar, il y a aussi un un élu de gauche qui glisse dans les pages d'un journal ce matin. Raté une dissolution, c'est déjà quand même beaucoup.

En raté deux, la solution c'est faut partir monsieur. C'est un peu ça. Cédric nous veut le gros sur la même tonalité.

J'ai été candidat au législative. Donc je je serais ravi de refaire une campagne et de pouvoir aller compte. Mais vous savez, je pense que ça ne change rien parce que moi j'ai été battu face à des candidats macronistes qui ont eu les voix de LFI pour être élu.

Donc à partir du moment où on a des socialistes qui resteront hypocrites qui aujourd'hui nous montrent qu'ils sont en guerre contre le LFI mais qui demain on aurait une dissolution, il représenteraiit des candidats communs pour évidemment continuer de vivre et d'exister. Vous ça votre agacement principal, c'est de gauche qui all le seul changement réel ça serait effectivement une démission du président de la République qu'on revote pour une assemblée pour donner une majorité à un nouveau président. Pour l'instant ça n'aurait aucun impact.

Alors oui, il y aurait à la marge un peu de modification. La seule évolution qui a en ce moment et moi j'en suis ravi, David partagera mon mon avis, c'est que on a au moins avec l'avenue de de Bruno Retaillot, on a vu que les dernières élections, les partielles, ce sont des candidats LR qui ont gagné. quand même qu' une évolution qui fait favorable donc elle serait favorable moi je m'en réjouis mais ça changerait pas globalement ces grands équilibres encore une fois parce qu'on en face des gens qui qui n'assument pas on aura encore un front républicain contre le RN de LFI qui iront voter pour des candidats macronistes qu'il critiqu à longueur de journée on voit bien qu'il y a un manque de cohérence et de de de conviction en face c'est ça qui manque pour l'instant moi moi ce que je sens c'est ça qui me terrorise c'est à bas bruit c'est la seule solution et et ce qui remonte c'est c'est la démission du président en fait qui qui est l'issue pour remettre on remet on rebat les cartes, on remet tout à zéro et c'est vrai la la dissolution comment dirais-je ça serait une erreur une deuxième erreur une deuxième grosse erreur à mon avis puisqu'on a vu les conséquences la première des conséquences pour les LR juste un mot c'est que quand on est au ministère de l'intérieur c'est ce que me disait une amie politique c'est que on on est tenu à des résultats.

On est tenu à des résultats parce que c'est statistiquement on peut dire ça a baissé ça a augmenté. Donc là aussi, il y a il y a un sujet euh euh de remettre des élections sur la table pour les LR, de dire "Bah oui, mais ils ont dit "Vous allez voir ce que vous allez voir" et on n' pas vu. Donc euh c'est doublement euh euh pour ne pas être en en faveur des élections euh législatives, une nouvelle dissolution qui sera à mon avis une erreur historique.

Non, puis dissolution élection législative après dans 9 mois les élections municipales puis suivi des présidentielles en le peuple le bien sûr et le pays est complètement bloqué. Les commerçants, les artisans, vous diraient actuellement c'est compliqué économiquement mais c'est compliqué parce qu'il y a eu aussi la précente dissolution et ça le resterait. Ça bloque un pays.

He en cas de nouvelles dissolution, voteriez-vous différemment vous a-ton posé sur l'application et les réseaux sociaux Sud Radio ? Non, je ne voterai pas différemment à plus de 72 %. Et puis dans les commentaires évidemment, il y a notamment Pierre qui nous dit "J'ai voté pour une France forte, pas pour envoyer à l'Assemblée nationale des députés qui ne me représentent cas et pour qui pour la plupart du temps nous offrent un spectacle navrant." C'est pas faux.

Moi de mon côté signé une nouvelle dissolution le drapau c'est ça Olivier nous dit moi de mon côté je resterai à la maison carabolage qui nous dit j'ai toujours voter contre la gauche je ne changerai pas ma manière de voter voilà au moins c'est clair jeas le buf vous sur si jamais demain mon avis il est pas d'accord oui l'éclairage du philosophe je pense prenons de la hauteur avec oui un peu je pense qu'il a aucun intérêt à le faire parce qu'effectivement il est peu probable qu'il dégage une majorité Oui. Mais effoss qu'il soit oblig qu' soit amené à le faire, qui soit obligé de le faire parce qu'il va y avoir le budget qui qui va être voté ou qui va être tenté d'être voté. On aura à nouveau peut-être des motions de censure et on sera à nouveau dans une impasse probablement et il est pas impossible que cette dissolution soit le seul outil de déblocage auquel Emmanuel Macron est r.

Je suis surpris autour de moi. Vous êtes davantage plongé dans le milieu politique. Mais c'est surprenant quand vous croisez parfois que ce soit des parlementaires, des ministres, certains j'ai l'impression, dites-moi ce que vous en pensez, commence à être très attentif à l'hypothèse d'une démission d'Emmanuel Macron.

Non pas pour le fait de lâcher le pouvoir, mais de dire en réalité sa passion pour le théâtre et sa façon de dire en réalité vous ne me l'imposerez pas, vous ne voulez pas de moi, je vais vous laisser dans la mouise pour parler poliment et je m'en vais tranquillement. On en reparlera dans 2 ans, 5 ans, 10 ans quand weekend. Est-ce que vous y croyez rapidement autour de la table ?

J'y crois pas parce que je pense que ça correspond pas à son profil psychologique et je je crois justement que sa déclaration devant les jeunes macronistes samedi en diselon sur son incapacité complète à se remettre en cause et à se projeter de nouveau comme futur président de la République. Moi je crois que la solution pour le pays en effet c'est lui qui la détient par quelque part son départ mais je n'y crois pas. Je crois aussi que le retour du clivage droite gauche dont parlait Cédric dans les partiels est de bonne augure et nous permettrait probablement de retrouver un peu de démocratie apaisé.

Oui. Bah de toute façon tout va jouer avec le budget hein. À mon avis c'est ça va être le la fin de la récrée.

On va voir ce qui va se passer parce que à mon avis c'est là que tout va jouer et et il y a un enjeu tellement important à ce moment-là que Mais vous parliez de la récréation malheureusement du côté des jeunes, vous allez le voir, c'est le moment de notre prochain débat. La récréation ne peut pas se faire sans alcool surtout durant l'été. la tentation du brinch drinking, des boissons qui sont vendues de façon totalement illégale en magasin avec l'équivalent d'une canette qui représente en réalité quatre shot de votre cas.

C'est la nouvelle tendance et vous les entendrez d'ailleurs sur cette antenne. Faut-il commencer à limiter l'accès à l'alcool en France, notamment pour les jeunes mais peut-être de façon beaucoup plus large. C'est quand même la deuxième cause de mortalité après le tabac dans ce beau pays au drapeau bleu blanc rouge.

Il est 11h29, vous êtes sur Sud Radio et vous avez le numéro pour venir discuter avec nous en studio 0826 300. À tout de suite. Sud Radio.

Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.

Sud Radio. Parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedo. Alors ça c'est un débat généralement qui qui agite absolument tout le monde. C'est la une d'aujourd'hui en France qui parle de cette tentation et même de cette nouvelle tendance chez chez les jeunes tendance peut-être pas mais de cette nouvelle façon de consommer de l'alcool. peut-être un peu moins régulièrement, mais trois quatre fois par semaine quand même dans quantité importante avec en plus euh on va dire des commerçants qui ne respecte pas mais alors pas du tout du tout les consignes à savoir que la vente euh d'alcool pour les mineurs se fait dans le plus grand des cas mais sans aucune sanction.

Euh comment vous regardez ça vous autour de la table ? Et pour que tout le monde comprenne un peu la tendance et j'aimerais vous faire un un petit comment je pourrais dire ça ? Petit témoignage, vous le faire écouter.

C'est c'est des paroles de jeunes qui évoquent leur passion, on va dire. Moi, je bois, j'ai envie de boire, je de m'éclater. Là, je fais 5 jours, je meurs, mon cœur je le pose pas.

Je sais pas ce qui nous pousse à le faire mais on picole. Il faut l'avouer. On repousse les limites.

On repousse nos propres limites. Il faut l'avouer. Voilà, il faut l'avouer.

On repousse les limites. Alors, il s'agit évidemment pas de nier que nous n'avons pas eu des périodes de fête, que nous n'avons ici autour de la table tous forcément un membre ou jamais. Alors ça personne n'y croit.

Mais non, mais je veux dire, on a tous eu des des moments évidemment comme ça, même s'il faut le consommer avec modération, de vrais moments de fête, des vraies soirées qui ne finissent pas, euh des retrouvailles entre amis où il y avait plus de de bouteilles que de participants, euh néanmoins, on peut s'interroger sur cette tendance où le seuil euh de des premiers verrs d'alcool et des premières cuites, c'est quand même 14 ans. Il faut rappeler que c'est la première cause de mortalité chez les 15 30 ans. D'où cette question que j'ai posé aussi sur les réseaux sociaux et l'application Sud Radio.

Faut-il limiter l'accès de l'alcool en France ? pour les adultes sûrement parce qu'après tout c'est un enjeu de santé publique mais aussi pour les plus jeunes. Je résoulé vous êtes très engagé sur le sujet de parce que d'abord j'ai des enfants qui bon qui sortent on va dire et il faut où sont les parents où sont les parents d'abord c'est un problème d'éducation hein.

Moi je serai pour comme on scandinavie zéro au volant c'est zéro c'est dire au volant mais là c'est ça donne un tempo et je veux dire qu'on est dans un pays où il suffit de passer un coup de fil sur une plateforme pour recevoir du cheat et n'importe quoi à la maison hein service premium donc évidemment l'alcool c'est très compliqué de ça veut pas dire j'en ai commandé he que je vous vois me regarder là non non je je dis simplement et je commente je dis simplement que dans un pays on peut faire ça l'alcool finalement il est en libre circulation depuis longtemps dans un pays de tradition évidemment de production et de tolérance un petit peu parfois je pense qu'il faut être radical il faut des mesures radicales c'est zéro au volant point il y a un Sam qui va conduire pour les jeunes parce que là alors vous avez raison sur le volant mais vous avez raison le sujet étant là ce ne sont pas des jeunes qui prennent le volant ils se rassemblent évidment il faut l'interdire et beaucoup plus réglementé mais donc c'est déjà interdit en effet pour les pour les mineurs. On voit je vous raconter une anecdote. Il y a 20 ans, les commerçants donnaient pas d'é tickets de caisse parce que il y avait un peu de d'argent qui circulait et ils ont mis une loi si vous donnez pas de tickets de caisse et que vous faites choper, il y avait une amende colossale.

Je peux vous dire que tout le monde donne un ticket de caisse. Et ben là, si on chope quelqu'un avec une bouteille, il faut peut-être accentuer les contrôles et renforcer tout ça. Mathias le boss.

Euh moi j'ai j'ai déjà on j'ai tout j'ai l'impression que ça a toujours été un peu le cas. [Musique] On est on est des mâles blancs de plus de 50 ans et on les jeunes il picolent. Franchement, je pense que on fait le bac, on tout tous on a à un moment donné quand on est jeune eu tendance peut-être à forcer un peu sur sur la fête et sur le ça c'est la première chose.

La deuxième chose comme le disait Gilbert, c'est c'est une question vraiment d'éducation et le rôle des parents est fondamental sur sur ce plan sur ce planl mais ça malheureusement c'est difficile d'intervenir. Et la troisième chose justement, c'est là où je voulais en venir. Moi ce qui me sidère, c'est l'absence totale de voix publique, de campagne de sensibilisation de dire comment vous trouvez vraiment moi j'ai l'impression qu'à chaque fois que je regarde la télé ou que j'écoute la radio ou que je lis quelque chose, on me dit les cinq fruits et légumes.

Alors consommer avec modération. La preuve, j'ai même dû le dire consomm avec modération par principe mais le sa le SA c'est celui qui enfin tu vois il y a eu quand même un peu de sensibilisation autour du thème hein. Je trouve je trouve que vous pour vous Mathias Lebuf on manque de de campagne de de prévention et je vois que le sénateur je suis plutôt d'accord avec ce que vous dites parce que en effet les campagnes de sensibilisation qui existent sont plutôt des campagnes sur l'alcool au volant et cetera, sur les dangers de l'alcool en tant que tel pour la santé.

Il y en a moins. Alors, il faut dire qu'on vient plutôt de loin dans le pays. On a été très fort sur les campagnes antitabac qui ont fonctionné d'ailleurs puisqu'il y a jamais eu aussi de jeunes qui fum du tabac qui qui a plus que tout.

Alors, il y a le prix bien sûr, mais il y a quand même la question des campagnes de sensibilisation sur le tabac et le lien direct sur les préjudices sur la santé. Là, elles ont été massives, intensives et elles ont elles ont fonctionné. On vient de loin, je le disais parce que vos auditeurs me corrigeront si je me trompe, mais il me semble conserver le vin à la cantine euh jusqu'en 1965 et dans les lycées jusqu'en 81.

C'est c'est juste pour resituer le le débat culturel qu'on peut avoir du dans les biberon hein au début du j'ai retrouvé des carnets de santé des années 40 où c'était prescrit. C'était prescrit. Donc en effet culturellement on vient de plus loin.

Maintenant moi j'ai le sentiment quand même que les jeunes se radicalisent sur les deux versants. C'est-à-dire que vous trouvez de plus en plus de jeunes qui ne boivent plus une goutte d'alcool et qui sont militants de de cela. Et en effet des jeunes très tôt 13 14 ans qui s'alcoolisent à outranche sans aucune perception du risque sur la santé.

C'est là où à mon avis les campagnes de sensibilisation ont été défaillantes. Sociologiquement, il y a un phénomène qui est assez inquiétant, c'est que les jeunes femmes boivent de plus en plus et ça ça touche un public féminin. Vous vous avez touché touché du doigt un vrai débat.

Est-ce que ce genre de de discussion c'est parce que on est on est un média, on essaie de de le provoquer ou est-ce que c'est un vrai phénomène selon vous ? C'est-à-dire que en effet, il y a rien de mal. C'est l'été, c'est la fin du bac pour beaucoup.

Moi personnellement, je sais que j'ai j'ai un petit frère dans cette dans dans dans cette 30 d'âge là. Je vois que le seuil, on commence à à boire excessivement ces 14 ans. Euh je je crois avoir passé une partie de ma jeunesse à faire ça aussi, mais je ne crois pas que que que le but était à ce point, on va dire où en effet, j'entends on dépose mon crâne et c'est très jeune 14 ans.

Il y a effectivement, il y a un abaissement de de la barrière d'âge. Alors enfin Cédric Nouvelo, moi j'ai deux enfants un qui a 16 ans et un qui a 19 ans. Donc je suis je suis en plein dedans.

Et la question qui se pose, plus globalement, on parle de l'alcool mais moi c'est le problématique des des addictions parce que quand ils vont en soirée, ils ont accès à la drogue. Quand ils vont en soirée, ils ont accès à l'alcool dur. Enfin, faut pas se leurer.

Donc c'est comment est-ce qu'on les préserve de tout ça ? Comment on les protège de tout ça ? C'est une vraie question quand on est parents.

Et derrière ça passe quand même, bah ça passe par l'éducation. Moi j'essaie de leur expliquer. J'essaie parce que je dis on pourrait mettre toutes les interdictions qu'on veut.

Déjà un les interdictions, on peut en mettre encore faut-il les faire respecter parce qu'un des problèmes c'est effectivement la vente d'alcool mineur qui n'est pas cet interdit ce n'est trop fait pas respecter cette interdiction. Donc d'abord comandme passé d'une amende colossale 7500 € d'autres d'autres interdictions. Commençons déjà par faire appliquer cette prise voilà ça serait toujours dans le pays on ess toujours de mettre des niveaux alors qu'on respecte pas le déjà les interdictions qui existent.

Et puis deuxièmement c'est l'éducation. moins d'infirmiers dans les collèges, dans les lycées. C'est aussi un voix, c'est une voix importante pour expliquer pour sensibiliser les jeunes.

Ça aussi ça passe par là. Faut pas qu'on s'étonne. On met moins de moyens à un moment pour sensibiliser les jeunes.

Effectivement, on le retrouve et puis ça passe quand même par l'éducation. Enfin, il y a un moment, on fera ce qu'on veut mais ça passe par là. Alors, nul n'est c'est pour ça quand j'entends des campagnes de sensibilisation, sans doute il y en a-t-il pas assez ?

C'est un vrai débat. En revanche, est-ce que c'est à l'état de s'occuper à ce point si vous voulez des jeunes qui tout d'un coup ont envie de boire un coup sur la terrasse dans le milieu scolaire pour expliquer en quoi ça peut être néfaste pour la santé. Je pense que oui.

Ça qu'on remette des moyens dans le milieu scolaire pour expliquer queles que soient les addictions, drogue, alcool ou numérique hein. On peut qu' ait vraiment des des campagnes soient fait ça. Oui, un complément parce qu'il y aura des parents qui ne le feront pas.

On tape toujours dans dans le sujet. C'està-dire quand on parle de sexualité, c'est l'école qui doit faire. Quand on parle d'addict d'addiction, c'est l'école qui doit faire.

Quand on parle de civisme, c'est l'école. Faut pas trop demander à l'école et je te rejoins sur ce point, c'est l'éducation. C'est vrai qu'à la base, si on dit pas euh on n'identifie pas les dangers très tôt, c'est vrai qu'on est dans un un environnement de tolérance, un petit coup, c'est pas si grave après tout.

C'est vrai que il faut quand même encourage aussi. Bien sûr, c'est ce que j'allais dire. Il faut partir du principe qu'il y a quand même une défaillance de certains parents là où je C'est vrai qu'il faut être très exigeant sur ce point là parce que on trouvera toujours de l'alcool ou de la drogue ou qu'on soit ou je ne raconterai pas ici la première fois que mes parents ont découvert une bouteille d'alcool dans ma chambre mais je m'en souviens est-ce que c'est à l'état de le faire ?

Oui, effectivement déjà pour palier la défaillance parentale et familiale dans bien des cas et puis il y a quand même un enjeu de santé publique voire même de sécurité publique parce que l'alcool au volant c'est pareil. Donc l'État malheureusement devrait prendre sa part et et contribuer à éduquer quoi. C'est la prévention.

En France, on a on est on est toujours en stress mais on a bien du mal effectivement à agir au niveau de la prévention. Là, il y a une vraie prévention à faire. Encore une fois, la développer serait pas mal.

Moi, je pense qu'on peut tout à fait avoir des campagnes de prévention qui soient pas moralisatrice. On doit aussi acter qu'on a une culture française, les producteurs de vin et cetera. Il faut peut-être réhabiliter le fait que l'alcool peut être en effet quand c'est très limité, très contrôlé, convivial et il faut pas non plus tomber dans une moralisation à outro parce que ce serait contre-productif.

Mais en effet, sensibiliser des jeunes de 14 ans sur le fait qu'il y a des préjudices sur la santé, je suis pas sûr qu'ils le savent parce qu'on peut renvoyer vers les parents. Malheureusement, certains jeunes vivent aussi des millions où l'alcool c'est le quotidien. C'est le quotidien pour des Comment voulez-vous que des parents qui sont alcoolisés euh puissent dire à leurs enfants que c'est pas bien aussi à un moment c'est et puis vous vous parlez de milieux où il y a l'alcool.

Bon quand vous fréquentez les milieux sportifs, les fameuses 3è mi-temps tous les weekends après les matchs et cetera où c'est c'est aussi en réalité un centre d'entraînement absolument colossal. Doit-on limiter l'accès à l'alcool en France ? C'est la question qui vous a été posée également sur les réseaux sociaux de Sud Radio et sur l'application.

Non à 68 %. Évidemment, c'est là on reconnaît quand même qu'on est en France. C'est bon.

On a évidemment les les refrains quand on quand on les écoute. Annabelle qui nous dit "Mais est-ce que certains souhaitent vraiment revenir à la prohibition ? Chacun sa responsabilité.

L'autre qui nous dit un autre qui nous dit un auditeur qui nous écrit en disant au contraire il faut supprimer les taxis à l'alcool. C'est un produit de consommation comme un autre. Là, je pense qu'on sera tous d'accord pour limiter peut-être un peu le le propos mais peut-être un peu plus largement et j'en profite sur la sur sur les deux dernières petites minutes qui nous restent de ce débat et aussi d'avoir un philosophe en studio.

Est-ce que c'est pas aussi tout simplement une éducation quand même au bon et au beau l'alcool ? Quand je vois que il y a une boisson illégale qui circule beaucoup chez les jeunes qui s'appelle Vodi qui est en une canette l'équivalent de quatre shots de vodka très sucré de mauvais alcool. C'est ça aussi le sujet.

C'est-à-dire que c'est comme le vin, c'est il faut apprendre à avoir le goût, le bon et c'est comme les alcools forts. Oui, évidemment que quand vous le mélangez à des boissons énergisantes, c'est pas la même chose qu'un peut-être un très bon jean, un très bon whisky et cetera. C'est peut-être ça aussi plus principalement qu'il faut remettre au cœur d'une politique.

Mathias Lebuffle de philosophie chez Platon, il y a le le fameux dialogue de banquet, c'est quand même une scène un peu de de de biture. Ouais. C'est c'est un très loin.

Euh en fait c'est c'est pareil, il faut éduquer à savoir comment boire, à savoir quoi apprécier. Et le vin, il peut y avoir une éducation au vin. Euh on apprend on apprend à boire et justement c'est c'est ce qu'on ne fait plus aujourd'hui.

C'est-à-dire que en plus les jeunes avec du beau du bon. C'est possible. Oui, les jeunes sont aujourd'hui la cible euh marketing de d'un certain nombre de produits qui sont tous plus dégueulasses les uns les autres et plus dangereux et et ça c'est un vrai problème.

Est-ce que je peux me permettre de poser une question au politique ? Quand on a 68% 68% des Français qui sont contre quand on est en politique qu'on doit décider dire je vais interdire est-ce qu'on a un peu les fait la cigarette je suis pas sûr que c'était il faut pas prendre décision en fonction des des sondages simplement mais en revanche c'est une indication de ce que j'expliquais tout à l'heure sur le le rapport à l'alcool dans notre pays et peut-être en effet de bien discerner ce qui relève de l'éducation au goût de ce qui relève du patrimoine culturel du pays également moi je pense au producteur aux viticulteurs peut-être qui nous écoutent et qui n'ont pas envie d'avoir un discours qui serait complètement contraire à l'intérêt de leur production qui n'est pas en cause dans la santé publique. C'est vraiment le rapport à l'alcool et en effet à l'alcoolisation à outrance avec des boissons qui n'ont rien à voir avec le patrimoine de notre pays et qui sont commercialisées même si elles sont interdites, qui sont commercialisé aussi de de vraies tendances avec des jeux, des modes.

Cédric Nouvelo le le mot de la fin sur ce sujet. Bah David l'a tout à fait dit tout à l'heure, on a aussi une radicalisation de nos jeunes sur ce ce sujet comme sur d'autres. Donc là encore l'éducation, oui, la prévention, oui, et puis effectivement lier l'un et l'autre à la fois le scolaire et puis les j'oppose ni les parents avec le scolaire ni rien, je pense que c'est un travail collectif à à mener à ce niveau-là.

On se retrouve dans quelques instants sur Sud Radio toujours en compagnie de et vous venez de les entendre Mathias Lebu, Gilbert Azou et Cédric Nouvelo, David Marguerite et cette question le taux de pauvreté atteint un niveau record en France. La France, notre pays a-t-elle a tout simplement a-t-il décidé de de cesser de mener le combat contre la pauvreté ? On se rappelle pourtant de la promesse du président de la République.

Que doit-on faire ? Parce que les chiffres sont absolument scandaleux. Une idée quand même hein, c'est le taux le plus élevé depuis le lancement de l'indicateur INC en 1996. 11h45 et vous êtes bien sur Sud Radio.

Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu.

Dernière dernière ligne droite dans vos débats de l'été, dernier sujet de débat. On attend toujours et on lit, vous l'avez vu, vos réactions, commentaires, application sud radio, le standard 0826 300, évidemment les réseaux sociaux. Et ce dernier sujet qui est franchement sur toutes les lèvres aujourd'hui, vous l'avez entendu dans la dans la matinale ce matin, la France est-elle abandonné ?

Euh le combat contre la pauvreté ? C'est vrai que les chiffres sont absolument sidérants. 9,8 millions de personnes sont actuellement touchées euh par ce par ce phénomène.

C'est c'est quand même, on le rappelle, le baromède, ce sont les individus qui touchent moins de 1288 €. On atteint un pourcentage qui est considérable, 15,4 %. On se souvient euh pourtant de des mots du président de la République qui avait promis d'éradiquer ce phénomène.

On se souvient aussi des photos peut-être plus inappropriées du président en Vadrouille euh une nuit. Euh autour de la table, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous considérez en effet que euh le le tout simplement les politiques peut-être euh avec les agitations un peu partout du monde ont perdu ce combat là ?

Oui, je crois que c'est encore une promesse d'Emmanuel Macron qui n'a pas été tenue et là euh pour le coup, on a des chiffres qui démontrent à quel point euh les données euh de 2017 ans après euh sont catastrophiques puisque je crois qu'on a progressé euh de 15 % euh si on on chiffre les personnes qui sont sous le seuil de pauvreté. Euh la réalité c'est que c'est pas l'augmentation de la dépense publique qui règle le problème de la pauvreté avec les minimats sociaux et cetera. Pourquoi ?

Lorsque s'il s'agissait simplement de mesurer l'efficacité d'une politique publique à la dépense, il y aurait pas de problème de pauvreté dans notre pays. Le problème, il vient, me semble-til, d'un changement radical de logiciel auquel il faudrait procéder qui repose d'abord sur le travail, faire rentrer davantage de ch sur le travail. Moi, je suis toujours surpris que quand on m'explique à 5 % de taux de chômage, on est sur le chômage structurel.

Il faut aller chercher euh c'est le deuxème sujet, les personnes éloignées de l'emploi avec des politiques de formation qui soient adaptées. Et puis le dernier sujet, c'est l'orientation. Ce qui ne fonctionne pas aujourd'hui dans notre pays et ce que ces chiffres révèlent, c'est l'ascenseur social qui est en panne.

Il est en méritocratie qui n'existe plus. Exactement. Qui n'existe plus.

Pourquoi ? Parce que on n jamais mis autant d'argent en public dans les politiques d'égalité, d'échange, de bourse au mérite et cetera. Et jamais il y a eu autant de reproduction sociale.

Les chiffres le démontrent aujourd'hui. Je crois qu'il faut cinq générations pour un filet d'ouvrier pour atteindre le niveau d'un fil de cadre. C'est donc le problème de l'orientation qu'il faut changer, me semble-t-il radicalement en permettant à des jeunes de découvrir les métiers le plus jeune possible en confiant aux régions la responsabilité de l'orientation pour les rapprocher du monde économique et du monde des collectivités pour qu'ils puissent changer leur chemin de vie.

Il y a le déterminisme social me semble être aujourd'hui une des causes importantes de ce phénomène de trappe à pauvreté dans le pays. Le travail et la formation sont d'autres deux autres leviers à activer. Mais tout ce que vous dites David Marguerite, sénateur LR de la Manche, il y avait quelqu'un qui l'avait théorisé, qui l'avait même exprimé, qui l'avait même partagé sur cette idée en effet que mais peut-être qu'on mettait un pognon de dingue dans des dispositifs qui n'étaient pas efficaces.

Je sais pas si vous le reconnaîtrez. On met un pognon de dingue dans des minim sociaux. Les gens, ils sont quand même pauvres.

On nen sort pas. Les gens qui naissent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres.

On doit avoir un truc qui permet aux gens de s'en sortir. L'archive, elle est presque cruelle quand on la réécoute. Je sais pas ce que vous en pensez Gilbert Azoué.

Non mais c'est je rejoins ce que vous disiez, c'est le travail qui n'est pas assez récompensé. Il y a trop de smicar en France. En fait euh la la le le salaire moyen en France est faible et c'est vrai que compte tenu de la situation et de l'explosion des prix euh on parlait de l'énergie tout à l'heure par exemple, les les Français peuvent pas s'en sortir.

Et c'est vrai qu'il y a un paradoxe. On dépense de plus en plus avec une situation qui se qui décroit dans un contexte de croissance, ce qui est complètement contreintuitif. On pourrait se dire que si la France croit, même si c'est 1 %, a priori on crée de la valeur et de la richesse en plus.

Alors euh sans sans aller par de problématique de de répartition, l'ascenseur social, il commence bien plus tôt que l'orientation. Et là, il commence dès les les les dans le le scolaire, dès la petite école, dès le collège et évidemment, il faudrait favoriser l'accès à tous ces métiers, aux carrières au au plus sur le travail peut-être qui ne rémunère pas assez. Je m'adresse au chef d'entreprise aussi que que vous êtes Cédric Nouvelo, c'est vrai qu'il y a un vrai sujet sur le travail qui pé qui ne pai pas assez, qui pvreté, c'est valoriser le travail.

On est clair hein, c'est ça la première règle. Effectivement, on a des prélèvements qui sont sans commune mesure. David Marguer tout à l'heure, mais on a besoin d'un vrai bing bank social, c'est-à-dire le système actuel de de modèle social redistributif.

On voit bien que ça marche pas. On n jamais mis autant d'argent et on n jamais eu autant de pauvres. Et on parle des pauvres sans activité, mais vous avez les travailleurs pauvres, vous avez les retraités pauvres.

Enfin, on voit bien que tous les prélèvements quel qu'ils soit amènent à cette pauvreté parce que le net ce qui reste finalement aux gens pourvivre n'est pas suffisant. Donc il y a il y a une vraie logique et moi je m'occupe également du secteur du handicap et des personnes âgées sur le département du Calvados. Le problème c'est que on distribue beaucoup d'argent mais qu'on en a pas assez pour soutenir ceux qui ont été cabossés par la vie qui ont un problème réel.

On en a pas assez pour la politique pour accompagner le vieillissement pour accompagner les personnes qui ont qui vivent avec un handicap. On a là on aurait besoin vraiment de la puissance publique et on a plus assez parce que ben on on disperse l'argent un petit peu partout. Regardez sur les hôpitaux.

On n jamais autant mis sur l'hôpital. Il y en a jamais eu aussi peu de moyens pour les soignants et des moyens dans les hôpitaux. Donc on a un vrai sujet, on veut pas refaire ce big bank.

C'est un vrai big bang qu'il faudrait remettre à plat les dépenses à un moment être capable comme on l'a fait comme Mourin l'a fait au niveau de la Normandie. Il y a des choses où on dit bah ça on finance plus parce que c'est pas une priorité parce qu'on peut plus le financer mais par contre on met le paquet sur ce qui nous semble indispensable sur ce qui nous semble stratégique pour le pays. Oui oui, il y a il y a un vrai sujet et c'est encore effectivement dans ce que vous dites quand même, faut faut réaliser à quel point les Français sont gentils et à quel point sans rire les Français sont patients parce que quand on voit le nombre d'argent qui part par exemple sur 1000 € de dépenses publiques, où va l'argent ?

Mais je veux dire c'est une question qui devrait nous préoccuper tous. Quand je vois que vous parliez de la santé à l'instant, la revaliérisation, l'état des hôpitaux, mais c'est quand même 2011 € sur 1000 € de dépenses de prélèvement public, la charge de la dette 31 €. la recherche 30 € le soutien aux activités économiques 59 € déjà sur 1000 € de dépenses publiques.

Donc c'est ça qui est pas fonctionner les entreprises, les travailleurs ou les contriblement mais ça vient aussi et je m'excuse d'avance par avance auprès du sénateur mais beaucoup de politiques, c'est c'est sans doute pas votre cas mais qui n'ont fait que de la politique. Frç je pense à Lombard mais je pense à Françis Lombard qui nous explique que de toute façon c'est la solution naturelle que d'aller chercher du côté des entreprises comme si en réalité même ceux qui avaient réussi avec des fortunes gigantesques n'avaient pas mérité ça alors que eux ça fait généralement une vie qui se gavent à l'argent public. Je trouve ça presque indécent avec les fameuses phrases.

Vous savez de toute façon pour les forts budgétaires tous les Français devront se serrer la ceinture signé signé généralement Pierre Moscovici Pierre Moskovici vous voulez. Bon, qui a quand même passé là aussi sa vie sous les ordres de la République, Mathias Lebuf. Euh alors sans transition, c'est un copain de c'est un copain de Moscov.

Il y a il y a plusieurs choses. Euh moi je je suis un peu étonné, je vais commencer par ça, de vous entendre à vous entendre, on a l'impression que cet appauvrissement est dû aux politiques sociales et que et que finalement c'est des politiques sociales. Alors, je voudrais vous donner un chiffre qui est dans ce rapport euh de de l'INC.

Voilà ce chiffre. Le chiffre dit sans ces transferts, sans sans les comment dire les politiques sociales, sans la redistribution sociale, le taux de pauvreté serait de 21,7 %. Ça veut dire que si on avait pas cette cette redistribution, si on avait pas la politique sociale qui aide les plus défavorisés, on aurait un un un comment dire une situation bien pire.

Et vous rendez compte de ce que vous dites ? Mais vous rendez compte, on peut aussi prendre l'effet inverse pratiquement dans votre raisonnement en disant déjà avec cette cette politique sociale conséquente, on arrive à de tê chiffres. le je globalement le constat le constat global de de de de de l'échec de de de d'Emmanuel Macron sur ce terrainl je le partage bien évidemment mais ce que je veux dire c'est que on a quand même un modèle social qui qui tente d'amortir et peut-être qu'il le fait pas bien mais dire bah oui mais justement c'est bien la preuve que les politiques sociales ne servent à rien.

Je trouve que c'est pour entendre. Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit. Moi ce que ce que je dis c'est que considérer qu'une bonne politique sociale c'est une politique justement qui considère que mettre des minim sociaux importants, ça suffit.

Je dis que c'est pas ça une vraie politique sociale, c'est une politique qui remet les gens au travail, qui valorise le travail et qui permet par la formation et l'orientation à chacun et notamment aux jeunes de notre pays de pouvoir choisir leur vie. C'est une question d'efficience hein. C'est l'efficacité dans les moyens qu'on peut mettre et le résultat qu'on a au bout.

En ce moment, je suis désolé, on n'est pas efficient. C'est pas bon. Donc bien sûr, pas en cause.

Moi, je je dis justement qu'il faut éviter de disperser l'argent converse pour pouvoir être en capacité à aider ceux qui en ont vraiment besoin un moment parce que à une situation de vie les a amené dans une situation compliquée. Ser ce sera le mot de la fin un peu d'espoir. Mathias le buf.

Allez-y. Mais je veux dire pour le coup la politique sociale, elle est quand même efficace parce que elle amortit quand même. Et il y a il y a une chose extrêmement importante sur ce rapport qui montre que quand même les pauvres s'appauvrissent, les riches s'enrichissent et que les inégalités croissent.

C'est c'est vraiment le résumé le résumé était parfait. Messieurs, merci à tous d'avoir été dans ce studio pendant 1 heure et pour débattre de l'actualité. Merci à Mathias Lebuf, journaliste et philosophe.

Merci à Gilbert Azoulé, directeur général de News Tank Education, journaliste aussi pour l'hémicycle, Cédric Nouvelot, chef d'entreprise et conseiller régional de Normandie, quelle belle région. Et David Marguerite, sénateur de la Manche. Merci.

C'est ce qu'on raconte. C'est ce qu'on raconte même si le sud a des charmes que la Normandie n'attendra jamais, notamment parce que vous ne connaissez pas le soleil. Mais il est bientôt midi sur Sud Radio.

Dans un instant, on retrouvera évidemment le camarade Joseph Ruiz pour le point sur le Tour de France. On ira faire un tour également du côté du sud où là le soleil chauffe un peu trop puisque les incendies sont toujours dans un état totalement incontrôlé et à partir de 12h30 l'Iran viendra jusqu'à nous d'une certaine manière. Vous savez qu'on a toujours deux otages puis la disparition d'un jeune touriste français.

Mais on essayera nous de comprendre comment dans le monde en Europe mais surtout en France les intellectuels, les journalistes et les politiques sont sous influence. Ça s'appelle la pieuve de Teran. C'est une enquête édifiante.

Ils seront avec nous dans ce studio à 12h30. À tout de suite. Vous êtes sur la bonne radio.

Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai.

Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.

Sud Radio. Parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été. 10h 13h.

Maxime Liedo. Vous avez choisi la bonne radio pour être sur la route des vacances, partir à la plage, déjeuner à un moment entre amis, peut-être déjà sur vos lieux de vacances ou tout simplement nous écouter depuis le boulot parce que voilà, c'est ça notre point commun. On est tous les deux, on est tous en train de travailler, ça fait plaisir.

Et comme vous le savez, juste après le rappel des titres de midi, on fait un point sur le Tour de France. Bonjour mon cher Joseph. Bonjour Maxime.

Bonjour à tous. le point sur le sur le tour. Vous nous racontez à travers trois mots que vous avez que vous avez choisi et aujourd'hui on commence par le mot chute.

Tout à fait car il y en a eu en pagaille malheureusement des chutes sur le Tour de France et une particulièrement marquante au milieu de l'étape sur le sprint intermédiaire hier, celle du maillot vert Jasper Philipsen. Alors il a été opéré avec succès de la clavicule ce matin. Le belge a été envoyé au tapis par Bryan Cocar.

Le français pourtant expérimenté et responsable mais certainement pas coupable. Il a commis une erreur de pilotage à 70 km/h. Oui, parce que si vous et moi des fois on fait du vélo à une trentaine de kilomètresh, c'est autre chose.

Rarement, très rarement à 70 ou alors je m'inquiéterai énormément et en tentant de se remettre sur son vélo, et bien cocard a touché celui de Jasper Philipsen qui est parti au macadam et qui l'a goûté ce macadam. Et puis il y a une autre chute dans le sprint final. Cette fois, le comportement de Dany Van Popel, un néerlandais est bien plus problématique.

Il a pris un risque inconsidéré. Il a mis un coup d'épaule à un adversaire puis en a fait tomber un deuxiè puis depuis trois Paul Penouette notamment le français a terminé l'étape à pied. C'est ça la France un peu de panache de temps en temps.

Enfin bon là c'est du mauvais panache quand même. C'est du mauvais panache. Et le deuxième mot c'est tracker.

Ouais tracker parce que je vous parlais hier de vélos qui ont été volés ceux de la Cof 10. Il y avait 11 vélos leur valeur à l'unité 13000 €. Bref c'est quasiment une catastrophe industrielle he s'ils disparaissent complètement.

Cinq avaient été avaient été retrouvés hier. Les six l'ont été un peu plus tard dans l'après-midi. Ils ont été retrouvés grâce à un trackur GPS équipant l'un d'eux.

Tout à fait. C'est c'est malin. Et permettant de donner en temps réel la géolocalisation.

La précieuse marchandise, elle était planquée dans un box de garage dans un quartier de maison ouvrière à LUIN. À une dizaine de kilomètres du lieu du délit, les enquêteurs ont procédé à des relevés d'empreinte et ont procédé et ont retrouvé selon les informations du parisien à des traces d'ADN qui doivent être analysées et comparé avec celles inscrites dans les fichiers. Et pas 203.

Le dernier mot, c'est le mot punch. Punch. Alors, je me suis demandé si vous alliez dire punch ou ponche.

Non, mais alors quand même, on a eu un débat sur l'algool tout à l'heure. Je sais qu'il est 12h1 mais quand même. Et oui, il en faudra du punch.

Alors, je vais vous expliquer ce que c'est pour gagner l'étape du jour. Départ depuis Amien Métropole arrivé à Rouan 174 km. On va traverser la Somme, l'oise, l'heure puis la scène maritime et on termine avec un enchaînement de difficultés démonté d'environ 1 km mais à plus de 10 % de moyenne.

C'est la pente qui est à 10 %. Euh donc il faudra punch et un c'est un mélange de puissance et d'explosivité et ça seul les plus grands noms du cyclisme sont capables de le faire de l'endurer. Tad Pogchar par exemple, Mathieu Van Derpool et pourquoi pas nos français Kevin Vuclin Romain Grégoire.

J'espère revenir demain avec une bonne nouvelle. Non mais j'ai senti quand même un peu de non pas du mépris mais beaucoup de dédin. J'ai cru que vous allez dire on a jamais parlé comme ça.

Joseph hier prono hier. Alors j'ai dit j'avais dit Milan Merlier pour le coup je m'étais avancé. J'avais fait un peu le malin raté, c'était le contraire.

Je retente ma ma chance aujourd'hui. Je vais dire Pogachar Vpol. Merci beaucoup Joseph Ruiz pour les sous.

Trois mots du tour, le tour du tour comme on le dit. On vous retrouve naturellement demain après le journal. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedo, vous le savez, auditeur de Sud Radio, c'est votre radio. On attend votre parler vrai, vos analyses, vos commentaires, vos réactions dans tout ce qui se passe dans l'actualité à Sud Radio. On ne peut pas ne pas vous recevoir au téléphone au 0800 26 300 notamment pour ce qui se passe du côté près de Narbon avec ces incendies. 1070 sapeurs pompiers sont actuellement sur le terrain et a près de 300 genin qui sont actuellement en cours pour essayer d'éteindre cet incendie qui est d'une rare intensité, presque parcouru déjà 2000 hectares et on sait avec une A69 qui a été bloquée dans le de sens et qui je crois a rouvert il y a il y a quelques minutes.

J'aimerais qu'on écoute Cédric. Bonjour Cédric. Bonjour euh vous étiez vous dans votre voiture, c'est ça ? avec femmes et enfants ce matin et donc vous avez été d'une certaine manière aux premières loges de l'incendie.

Ben on a dû nous faire sortir et on a dû prendre la nationale ce qui a engendré énormément de difficultés puisque sur les nationales elles sont plus adaptées au poids lourds donc on s'est retrouvé à faire euh Narbon Carcasson en plus d'une heure ce qui a été vraiment délicat carcasson en plus d'une heure c'est long. Ouais. Voilà, on arrive à Treb, les ponts sont plus adaptés donc on n pas l'habitude de voir des camions, certains convois exceptionnels qui sont passés notamment.

Effectivement, ça a été très compliqué. Donc euh la jonction euh ce matin était même bloquée sur la 61 puisqu'il y avait la jonction A61 euh Narbon qui est qui rejoint la 9 et c'était ça avait été bloqué, ça a été réouvert. Mais on on a euh maintenant entre entre Fitou et Narbon euh un bouchon euh qui fait une quinzaine de kilomètres.

Donc là vous êtes encore dans les dans les bouchons. Est-ce que c'est indiscret de vous demander jus d'où vous partez mon cher Cédric et jusqu'où vous allez ? Vous avez encore combien de temps de périple là ?

Alors là, en fait, j'allais récupérer mon véhicule. Donc je vais repartir par la par la nationale puisque j'ai je suis reparti sur Carcason. Je redescends sur Narbon mais je reprends la nationale en semi-remorque et euh je je j'ai des amis qui sont sur euh sur Fitou et qui m'ont dit "Mais on est on est bloqué depuis depuis 11h30 du matin." 11h 11h30 du matin et ça n'avance pas.

Donc c'est pour ça que je me perce quand même les les informations en temps réel vous ? Est-ce que vous avez peut-être une façon de communiquer avec les services de secours ? Est-ce qu'on vient vous voir ?

Est-ce que on vous distribue des bouteilles d'eau ? Est-ce qu'on vous tient au courant ou c'est encore un peu flou ? Vous devez vous informer peut-être avec la radio et le téléphone ?

Pour l'instant, on a rien du tout. Je alors c'est pas la publicité mais je suis euh vraiment je travaille beaucoup avec Wise et c'est une application qui est très très bien et en temps réel on a les incidents, les accidents, les blocages de route, euh les trajets secondaires qu'on peut et les itinéraires bis que l'on peut qu'on peut que l'on peut avoir. Alors c'est pour voiture, c'est vrai, attention, c'est pas pour camion mais bon voilà, c'est l'avantage c'est que après on s'adapte, on essaie de s'adapter et moi je connais bien la région puisque je suis de la région donc voilà, j'arrive à à me dépatouiller quoi.

Et ce qu'il faut dire c'est oui ce qu'il faut dire en plus sur W l'avantage c'est qu'en réalité c'est une application assez participative c'està-dire que tous les conducteurs dès qu'il voit un obstacle bon c'est surtout sur les policiers c'est plus décrié ça mais un obstacle un événement sur la route ils peuvent justement le le signaler pour que ça apparaisse sur l'application tout à fait c'est vrai puisque même lorsqu'il y a des travaux lorsque il y a des dodanes lorsqu'il y a une une voie sur autoroute c'est récent d'ailleurs une voie sur autoroute qui est fermée sur les sur les trois voies il y en a plus que deux on sait laquelle va être fermée Et donc on peut anticiper et se mettre ou sur la gauche ou se mettre sur la droite. Donc je reconnais que c'est c'est vraiment une une très belle application. Dommage qu'il la fasse pas pour les poids lourd parce que ça nous arrangerait énormément.

Et vous allez peut-être donner des idées mon cher Cédric. Vous allez peut-être donner des idées. Nous-même il y a plusieurs regards actuellement en studio qui se croisent en disant tiens, est-ce qu'on aurait pas une idée une idée en orb.

Bon plus sérieusement, tenez-nous au courant. Vous avez le numéro de Sud Radio et bon courage pour la suite du voyage mon Cé Bon courage à vous. Au revoir.

Merci beaucoup d'avoir appelé Sud Radio et surtout prenez soin de vous. On avait ce débat également dans les grands débats de l'été tout à l'heure euh sur cette surconsommation de l'alcool qu'il y avait chez certains jeunes avec des chiffres assez sidérant des des techniques. On a échangé plusieurs arguments à savoir qu'on avait tous fait la fête, que c'était peut-être pas si excessif que ça.

Mais je voulais avoir quand même votre avis. Bonjour William. Oui, bonjour.

Vous êtes du côté de de Brive la Griarde. Merci beaucoup de nous appeler. Vous vous avez vous avez un fils, une fille à la maison.

Vous parlez de ce sujetl, vous le déplorez, vous arrivez à à le maîtriser ? Qu'est-ce que vous pensez de ça ? Oui.

Alors, j'ai j'ai un fils à la maison qui est un petit peu jeune pour boire l'alcool, mais euh en étant collégien, ben évidemment, il est euh il est euh il a des amis au collège, il a des amis qui sont de jeunes lycéens aussi. Donc, on est sur des mineurs qui peuvent être amenés à à consommer. La la communication là, sans difficulté.

Euh, c'est quelque chose qu'on a mis en place sur tous les tous les sujets, que ce soit la la cigarette, l'alcool, les drogues, les sorties. Euh moi, mon discours, alors moi, je bois pas d'alcool là-dessus. Euh en revanche, le discours, il est vraiment orienté sur le principe de ce n'est absolument pas une obligation de boire de l'alcool.

Oui. Euh ce n'est pas plus cool euh ni mieux de boire de l'alcool plutôt que non alcoolisé. Exactement.

On peut très bien faire partie du groupe euh des mecs qui des filles qui ne boivent pas d'alcool et ça fait pas de vous une personne ennuye ouante. Voilà. En revanche làdessus, ça c'est assez important et ce que j'essaie de faire, j'essaie depuis petit de lui permettre de de dialoguer.

Je ne le juge jamais quand il m' une information. On échange dessus et je suis convaincu que c'est utile parce que c'est quand même assez triste quand on arrive à 16, 17, 18 et même plus vieux de voir des personnes qui se retrouvent dans un lieu public ou dans une soirée et tant qu'ils n'ont pas consommé cin six bières ou cinq civables de communiquer, la fa n'existe pas. et et je trouve ça un petit peu un petit peu triste et moi je suis dans le domaine du rugby et je vois de plus en plus on on en parlait tout à l'heure dans les débats hein de de certains phénomènes notamment les sports les 3e mi-temps qui étaiit un cercle vicieux hein qui était vraiment des des provocateurs à fête absolument innommables.

Ouais, mais ce que moi ce que je trouve inquiétant, c'est ce que je remarque de plus en plus, c'est que les jeunes ont ont des difficultés à communiquer lorsqu'ils n'ont pas encore lancé cette soirée avec l'alcool. Alors que c'est un phénomène que je remarquais pas forcément il y a encore 5 6 10 ans où les mecs étaient tellement étaient tous à l'aise avec la vie de groupe, euh le besoin de la nécessité de prendre la parole devant du monde, euh de faire de l'humour devant du monde. Les mecs s'ennu pas parce qu'il y avait pas il y avait pas 200 bières.

C'était pas grave quoi. L'idée c'était de passer de passer un moment en groupe et là j'ai l'impression que l'emplac voilà passe avant cette notion de groupe et ça devient presque un besoin et une normalité. Alors ça c'est surtout ça ce discours doit être c'est absolument pas une obligation.

C'est absolument pas une normalité. On peut passer une super soirée sans avoir bu énormément d'alcool aussi. Merci de votre sagesse William au standard de Sud Radio 0826 300.

Merci beaucoup de nous rappeler ce qui était un peu le cœur de notre conversation tout à l'heure, mine de rien, mais avec votre expérience, à savoir que oui, l'éducation et oui, la communication joue un rôle très important notamment dans ces sujets-là. Merci beaucoup de nous avoir appelé, je le rappelle, 0826 300. Dans un instant, est-ce qu'Emmanuel Macron a fait émerger la fumée blanche concernant l'entrisme des frères musulmans en France 6 semaines àrès la publication du rapport qui avait fait beaucoup de bruit, on en a parlé sur cette antenne et bien il a il a convoqué un nouveau conseil de défense avec l'idée d'annoncer quelques mesures.

On va en parler justement avec quelqu'un qui considère que les frères musulmans sont certainement la dernière idéologie totalitaire. Michael présent prasant est avec nous dans quelques instants. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud-ado, Sud Radio. Parlons vrai, parlons vrai. Sud-radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, on a encore 45 belles minutes ensemble pour comprendre, s'emparer de l'actualité. D'ici une petite dizaine de minutes, on va comprendre comment la pieuvre de Teran se déploie jusqu'en France. C'est une enquête signée Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali sur les réseaux d'espionnage et d'influence de l'Iran en France et dans le monde.

Et haut étonnement, ils se sont beaucoup activés depuis quelques semaines. On en parlera avec eux précisément à partir de 12h30 mais tout de suite. La fumée blanche est-elle sortie du conseil de défense présidée par Emmanuel Macron qui l'a convoqué à propos du rapport sur l'entrisme des frères musulmans.

Bonjour Michael Prazan. Bonjour. Vous êtes l'auteur d'une enquête frères musulmans enquête sur la dernière idéologie totalitaire.

Je rappelle ce livre parce qu'il date de 2014 et c'était chez Grassé et cette année vous avez sorti sur la vérité sur le haas et ces idiots utiles thème hélas toujours d'actualité. Si on parle de ce sujet, c'est parce que le président de la République a fait des annonces. D'abord euh un projet de loi et un texte avant la fin de l'été pour qu'il soit présenté en conseil des ministres et une application a-t-il dit avant la fin de l'année.

Dans ces projets, il y a différentes décisions. Il y a notamment la volonté de doter la direction nationale du renseignement territorial d'une structure pour mieux identifier le phénomène. Alors pour changer tout ça est très flou Michael Prazant, mais est-ce que c'est vraiment ce qu'il faut, c'est-à-dire est-ce qu'on en est encore à devoir mettre des structures pour identifier et comprendre le phénomène ?

Je ne le crois pas. En réalité, beaucoup de rapports ont déjà été faits depuis même la fin des ou le milieu des années 90 euh sur le danger que peut représenter les frères musulmans en France et d'ailleurs pas seulement en France. Je rappelle qu'ils sont présents dans plus de 80 pays aujourd'hui à travers le monde.

Et euh tous ces rapports étaient en général plutôt bien faits, plutôt justes euh à la fois dans l'analyse et la description du phénomène et l'ampleur qu'il prenait en France. Pour autant, ils n'ont jamais réellement été suivis des faits. Euh, on a un peu l'impression encore une fois suite au conseil de sécurité qui s'est tenu hier, que il s'agit en réalité d'un éléphant qui accouche d'une souris.

En tout cas, h compte tenu de ce qui a été dit à l'issue de ce conseil de sécurité, rien de très clair n'apparaît. en réalité, il soulève ou il incite à renforcer des mesures qui existent déjà dans le droit français, tant en terme de de surveillance que de dissolution, euh voire même l'interdiction de certains livres qui le sont déjà par ailleurs et qui effectivement sont issus du corpus des frères musulmans et qui sont des incitations soit c'est un séparatisme radical, soit des incitations à faire des attentats parce que il faut bien comprendre que les frères musulmans qui apparaissent très gentiment et souvent plutôt bien habillés dans les pays occidentaux euh quand même porte une idéologie qui a à différentes époques de son histoire une histoire assez ancienne puisque les frères musulmans sont nés en 1928 au Égypte euh ont agrené au long de leur histoire des organisations qui leur sont issues et qui pratiquent des actes terroristes quand eux-mêmes ne sont Mich prés pour compléter ce que vous dites. C'est vrai qu'il y a l'élargissement notamment vous parliez de mesures qui sont élargies ou complété.

Il y a l'élargissement notamment du champ de la dissolution de certaines administrations. Il y a le régime coercitif de captation de certains biens aux associations qui sont dissoutes. Il a engagé, il a promis de durcir des mesures d'interdiction administrative.

Mais est-ce que c'est réellement un problème qu'on peut gérer par la loi ? parce que vous le dites vous-même, en réalité on est sur des petites mesures r qu'on élargit, qu'on durcit, mais ce n'est pas comme ça qu'on changera le phénomène. Est-ce que la loi sur ce coup-là est compétente ?

Écoutez, il y a deux euh quand même aspects sur lesquels on peut agir et sur lesquels à mon avis on doit agir. Il y a d'abord la structure associative des frères musulmans. Ce sont des dizaines et des dizaines d'associations qui sont affiliées ou qui étaient affiliées parce qu'on essaie de couper les branches justement pour passer un peu plus inaperçu à ce qui était à l'origine l'UIF hein qui s'est créé au début des années 80 en France qui a changé de nom quand ça commençait à sentir le souffre pour eux et que justement on prenait conscience que les frères musulmans représentaient une menace notamment à partir de des années 2010 jusqu'à 2017 où il changent le nom pour s'appeler musulman de France qui est d'ailleurs une pirouette extrêmement néfaste Parce que ce nom les musulmans de France laissent à penser que des musulmans serait le seul islam et qu'il s'est imposé en France.

C'est hélas vrai et euh il y a eu un certain nombre d'adjuvants qui ont permis de le faire. Euh je pense que déjà dissoudre toutes ces affiliations, toutes ces association pour le fait. Pardon, pardon Michael présent, vous nous dites non mais c'est vrai, vous avez écrit sur le phénomène, on a essayé d'oudre.

Vous nous dites que d'un côté les décisions prises en tout cas ou annoncées par le président de la République sont un peu trop flou. la Vauda dit clairement à l'antenne qu'on les a identifié, qu'on sait où elles sont. Pourquoi euh nous n'avons pas déjà engagé leur dissolutions ?

Les politiques on ont peur à ce point. Je vous retourne la question. Oui, je pense que les politiques ont peur parce que effectivement, vous savez, les frères musulmans sont des gens qui sont euh très idéologiques, qui sont extraordinairement motivés, qui sont dans certains cas prêts à sacrifier leur vie pour porter et diffuser cette idéologie.

Et aujourd'hui, c'est vrai, l'islam frériste a balayé un peu toutes les petites chapelles disséminés de l'islam que qui vont du souphisme ou contextualiste tunisien et autres. et euh par leur puissance et leur prosélitme, ils ont réussi à s'imposer. Donc effectivement, les pouvoirs et notamment celui euh du président peut s'inquiéter des effets que ces dissolutions pourraient avoir euh sur une population qui aujourd'hui est euh affidée euh à l'idéologie des frères musulmans.

Donc ça c'est la première chose. Oui. La deuxième chose, allez-y.

La 2e chose, elle est beaucoup plus euh atmosphérique, j'ai envie de dire, parce que les frères musulmans certes, c'est une structure associative, ce sont des organisations, ce sont des clubs sportifs, des soutiens scolaires, euh euh tout un tas euh disons euh euh de d'activités qui est proposée aux musulmans euh qu'ils ont réussi à comme il l'appellent réislamiser. Mais c'est aussi une idéologie, ce sont des idées. Et si nous n'avons pas nous dans un pays laïque, démocratique un idéal ou des solutions si vous voulez ou des objectifs et des à proposer et bien effectivement nous apparaissons comme en état de faiblesse perméable dans certains lieux ou dans disons certaines environnements perméables à cette idéologie des frères musulmans qui se diffusent aujourd'hui partout.

Michel présent, je rappelle votre livre Un frère musulman enquête sur la dernière idéologie totalitaire chez Grassé. Vous vous venez d'effleurer en réalité un sujet qu'on va poursuivre aussi à partir de 1230 mais c'est de voir à quel point parfois il est compliqué d'arrêter une idéologie mais quel est selon vous le premier risque politique ? On entend beaucoup parler d'un risque quand même d'entrisme s'il n'est pas déjà présent dès les prochaines municipales.

C'est quelque chose de crédible ? C'est parfaitement crédible. Euh alors, peut-être que les frères musulmans n'y sont pas encore tout à fait prêts parce que leur volonté, c'est évidemment de gagner des soutiens dans la population.

Pour se faire, ils ont différents leviers. Le mot islamophobie, on en a déjà parlé très certainement à de nombreuses reprises qui façonne dans disons les les milieux islamiques de France l'idée d'une victimisation, l'idée d'être soumis à un pouvoir qui veut la destruction de l'islam. à l'étranger, il croit que l'objectif principal de l'Occident, c'est la destruction de l'islam.

Donc tout ça procède disons d'une d'un renforcement de la communautorisation en France et aussi d'un séparatisme. Euh ils agissent aussi grâce à des alliances hein. Je pense par exemple à cette association qui s'appelle Alliance citoyenne dans la région de Grenoble qui est née de de l'association d'une petite organisation étudiante d'extrême gauche et d'association frériste.

Donc il trouvent des alliances en France pour porter et promouvoir leurs idées. Donc tout cela gagne au sein d'un certain nombre de populations. Et vous savez, les frères musulmans sont extrêmement stratèges.

Ils veulent aussi pouvoir compter sur une forme de visibilité dans la société. D'où l'insistance sur le port du voile islamique par exemple. Et et on voit bien à quel point en effet ces sujets sont présents absolument partout.

Merci beaucoup Michel Présent d'avoir été avec nous pour jaoger en tout cas les quelques dernières annonces qui ont été faites hier par le président de la République qui a con qui a convoqué un conseil de défense pour justement suite au rapport qui avait été publié rappelez-vous sur l'entrisme des frères musulmans dans la société. Un autre entrisme dont on va parler dans quelques dans quelques instants. Mais juste avant j'aimerais qu'on vous retrouve Christine Bouillot.

Bonjour. Oui, bonjour Maxime. Bonjour à tous.

Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes un peu notre fil rouge d'une certaine manière depuis depuis ce matin et on l'entend. Vous êtes du côté des incendies.

Comment la comment la situation évolue ? On a eu des auditeurs qui nous disaient que l'ambiance avait quand même des airs cataclysmiques. Vous confirmez ?

Oui. Alors, c'est un paysage assez désolant pour tout vous dire. Je suis sur les hauteurs de Narbon là juste au-dessus de de l'autoroute à 61 à la jonction avec la 69 et tout de nous d'habitude on voit les étends la Méditerranée et là le ciel est parfaitement voilé par ces fumées hein de ces incendies qui ne sont toujours pas maîtrisés.

Alors ce que vient de dire le préfet de l'aute c'est que pour l'instant le feu la progression du feu est stoppée mais de manière naturelle puisqueen fait le feu s'est approché des étants de bage donc il ne peut pas aller plus loin mais c'est le flanc ouest qui inquiète énormément sous mes yeux je vois des balets de d'hélicoptères bombardiés d'eau qui tentent d'éteindre un incendie donc qui se qui se propage sur le nord de de Narbon c'est tout le flanc ouest he le flanc droite c'est incendi qui a déjà ravagé plus de de 2000 hectares et qui mobilise aujourd'hui plus de 1000 sapeurs pompiers sur cette zone de la Méditerranée où le risque incendie est à son maximum où on a vécu exactement le même incendie il y a tout juste une semaine. qui touche ce ce carré Méditerranée où il n'a pas plu depuis des semaines et la végétation h mais on a on peut un petit sujet de de communication Christine avec le vent qui souffle et le contexte autour de vous qui je crois ne permet pas une excellente communication. On a compris l'essentiel et tout au long de la journée sur Sud Radio, évidemment on reviendra vers vous dans un instant, direction, j'allais dire l'Iran, non, au contraire.

Comment comprendre euh l'arrivée de l'Iran dans le monde évidemment en Europe, mais surtout en France ? La pieuve de Tréran et partout, journaliste, intellectuel, politique. Comment depuis plusieurs années les réseaux se tissent ?

C'est une enquête fascinante signée Emmanuel Razavier et Jean-Marie Montali. de grands journalistes, grands reporters qui donnent le ton dès les premières pages de leur livre. Tout ce qu'ils citent dans le livre, toutes les sources qu'ils interrogent pour la plupart, c'est au péril de leur vie.

On se retrouve dans quelques instants sur Sud Radio. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, encore une demi-heure pour se plonger au cœur d'un livre fascinant. La pieuve de Théan signé Emmanuel Razavi, bonjour. nous recevoir mais avec grand plaisir et Jean-Marie Montalie.

Bonjour, merci. Merci vous êtes l'auteur la pieuve de Tréiran, enquête sur les réseaux d'espionnage et d'influence de l'Iran en France et dans le monde ces deux éditions du CER. Et on était en train d'en d'en discuter à l'instant et vous me disiez "Mais pardonnez-moi de vous reprendre mais quand vous parliez de l'entrisme des frères musulmans pour parfaitement comprendre la pieuvre de Tran, en réalité ce sont les mêmes phénomènes." Et avant qu'on rentre quand même dans le détail une question parce que c'est une enquête qui est précise, documentée d'emblé dans le livre.

Vous expliquz à quel point les rendez-vous avec chacune de vos sources c'était précieux mais c'était risqué parce que c'était au péril de leur vie. Comment germe l'idée d'enquêter sur quelque chose qui, on va dire spontanément ne nous saute pas aux yeux ? Alors, il y a il y a il y a une réalité, c'est que depuis des années, Jean-Marie comme moi, on connaît très bien le Moyen-Orient puisqu'on s'y rend beaucoup dans le cadre de notre travail.

On est grand reporteur, vous l'avez rappelé. Et si vous voulez, il y a une question qui se posait depuis des années, c'est pourquoi ce que nous pouvions en fait constater, ce que nous pouvions voir euh comment dire sur le terrain finalement euh n'était absolument pas raconté par des universitaires par des chercheurs en fait en France. iranienne.

Alors bien sûr pour une partie alors pas tous évidemment vous avez les très très grands chercheurs en fait de de l'Iran en France hein. Je pense à Clément Terme notamment mais vous avez une partie des chercheurs qui ont travaillé notamment en fait en Iran souvent si vous voulez qui diffusaient un discours complaisant pour le moins avec la République islamique d'Iran, parfois avec ses proxis. Je rappelle ce que sont les proxis, hein, c'est-à-dire des organisations terroristes comme le Hamas, le FPLP, les faisant passer si vous voulez pour des organisations de résistance alors qu'elles sont sur la liste des organisations terroristes de l'Europe.

Et évidemment à un moment donné, si vous voulez germer l'idée de faire en fait cette enquête pour pour essayer de comprendre comment il pouvait y avoir une telle différence entre ce que nous, journalistes de terrain ont raconté et ce que d'autres si vous voulez sur des plateaux de télévision ou dans des conférences universitaires raconté les deux choses n'allant absolument pas dans le même sens. C'est comme ça qu' a qu' a qu' a émergé l'idée de de de ce projet et forcément on en parle aussi et votre livre a un timing un peu tragique d'une certaine manière parce que en tout cas une partie du qu d'ors semble se rappeler qu'on a toujours deux otages en Iran que sont Cécile Cécile Coler et Jacques Paris ainsi qu'un touriste français Lénard Monterlos qui dont la disparition a été jugée inquiétante mais sur ses influences iraniennes un peu dans la sphère publique vous expliquez très bien dans le livre Jean-Marie Montali que il y a aussi eu un regain phénoménal au moment de des attaques du 7 octobre contre Israël en 7 octobre 2023. Oui.

Alors le 7 octobre 2023, le monde entier était stupéfait par la violence de l'attaque, par la barbarie de l'attaque et on était tous muet de stupeur et de frayeur parce qu' s'était passé. Et très rapidement la République islamique d'Iran qui a dit "Non, non, moi je n'ai rien à voir avec ça." Alors que effectivement nous on démontre le contraire dans le dans le livre.

Très rapidement, la République islamique d'Iran a commencé à changer le discours en présentant le Ramas comme une organisation non pas terroriste mais une organisation de résistance et se félicitant même de ce qui s'était passé. Et vous rappelez pardon ce qui s'est passé ici à ce micro de Jean-Jacques Bourdin avec Daniel Obonau qui en effet qualifiait le ramasse de mouvement de résistance et qui ne voulait pas le qualifier de mouvement terroriste et d'autres et d'autres d'ailleurs pas pas quel Rima Hassan par exemple et cetera et c'est ça c'est un discours qu'on a retrouvé très rapidement dans les dans les universités à science Po où ce groupe terroriste est devenu un mouvement de résistance donc il y a une imprégnation des esprits. On parle beaucoup des influenceurs et des espions dans le livre, mais finalement l'influence est tellement bien faite qu'il y a une une imprégnation des esprits.

Comment expliquer aujourd'hui que dans une manifestation proalestinienne, un influenceur distribue des drapeaux de la République islamique d'Iran ? et qu'on voit de jeunes étudiants qui sont en train donc de brandir et de faire flotter au vent ces drapeaux qui représentent tout ce qu'on devrait combattre en fait et notamment eux qui se qui se prétendent d'être de gauche he c'est un peu de gauche au nom de la liberté et cetera et donc ils sont en train de brandir le drapeau qui représente finalement tout ce qu'on devrait combattre c'estàdire l'oppression la répression des minorités quel qu'elle soit et cetera et on ne peut pas et j'aimerais vraiment là qu'on rentre au cœur de votre livre et pour comprendre à quel point peut-être les relais outre ailleurs dans le monde en Europe arrivent avec une telle facilité en France. On ne peut pas comprendre tout ce que vous nous racontez dans le livre sans s'intéresser quand même au partout au parcours de de l'ayatola, le le fameux guide supolèem Roménie.

Est-ce que chacun chacun d'entre vous en quelques mots pouvait nous croquer un peu ce personnage ? Parce que c'est vrai qu'on voit cet homme barbu habillé de noir, le guide suprême avec des propos souvent menaçants à la télévision mais on n' pas du tout l'idée de sa formation. vous racontez un peu adorateur d'Hitler quand même avec une véritable influence des frères musulmans menteurs et on développera ensuite son passage en France qui ne fut pas anecdotique.

Alors il faut remonter hein très clairement en fait aux années à la fin des années 30 début des années 40 vous l'avez rappelé en fait la romini il faut savoir qu'il y a une radio allemande atterrant à cette époque. Roméini nous raconte des gens en fait qui l'ont côtoyé de très près. Donc écoute avec beaucoup d'admiration les discours d'Adolf Hitler qui sont relayés en fait sur cette retransmis sur cette radio allemande en Iran.

Mais quelques années plus tard, Roméini en fait a pour mentor un homme qui s'appelle Navab Safavi. Ce Navab Safavi, il est le chef d'une organisation terroriste islamiste euh chiit. Euh et il est lui-même admiratif des frères musulmans égyptiens.

Voyez, qui sont pourtant sunnites. Et en fait, il va comment dire, il va s'inspirer, si vous voulez de l'islamisme tel qu'il est prené en fait par les frères musulmans, notamment par un de leur théoriciens qui s'appelle Sayed Kutub. Et en fait, il va enseigner en fait les bases fréristes, si vous voulez, la théologie si l'on peut dire entre guillemets en fait frériste à la roménie qui va s'en inspirer pour créer sa future République islamique.

Et c'est important de l'entendre parce qu'en Iran tout le monde le sait. Enfin, moi j'ai toujours entendu ça depuis que j'étais petit. Là, nous le raconte de façon documentée, historique, journalistique.

Mais tout le monde sait en Iran que l'Ayat Romunie lorsqu'il crée la République islamique d'Iran, il s'inspire de l'organisation des frères musulmans égyptiens. Quand vous regardez les institutions par exemple iraniennes, on se rend compte de leur qu'elles sont quasiment calquées sur sur les salles des frères musulmans. Jean-Marie Montali aussi sur le parcours du du guide suprême qu'on connaît, enfin du soi-disant guide suprême comme disait Trump euh qu'on qu'on connaît assez mal en réalité en France.

Alors il y a le parcours mais je crois qu'on ne peut pas dissocier le parcours de l'époque puisque on est on est dans les années 70 en il arrive en France fin 78 début 79 et cette période vibre encore en France de mai 68. Euh et on a besoin l'intelligent, on a besoin de héros, on a besoin de révolutionnaires. Les armes se sont tues au Vietnam.

Le les révolutions, les révolutionnaires qu'on a soutenu notamment à gauche ont montré que finalement leur révolution nulle part. C'est vrai à Cuba, c'est vrai, c'est vrai en Chine, c'est vrai avec Castro, c'est vrai avec Mao. Et donc voilà, d'un seul coup qu'arrive un nouveau révolutionnaire.

Alors il a pas un beret sur la tête mais il a un turban et voilà qu'il parle d'anticolonialisme, de d'anti-impérialisme et ça ça nous séduit. C'est quelque chose qui séduit l'intelligent et il est très rapidement soutenu. Alors hier soit Noufle le château.

Faut imaginer on a un personnage quasi quasi biblique, quasi messianique qui parle d'CTement, qui parle calmement, qui parle de paix, qui parle d'amour, qui dit exactement le contraire de ce qu'il va dire de mois plus tard, mais surtout de ce qu'il a dit des années plus tôt dans ses écrits, notamment dans la conquête des territoires nonmusulmans qu'il faut absolument lire parce que tout est dit. Et donc, il séduit cette intelligence. Alors, on voit Sartre qui fait partie d'un d'un comité de soutien.

Michel Fouo en parler dans quelques instants. Toute l'indigencia, vous le disiez, et derrière lui de façon considérable et sur sur les propos. Avant qu'on qu'on parte en pause, j'aimerais j'aimerais vous lire cette déclaration.

Il n'y aura pas d'oppression sous le régime islamique. D'ailleurs, dans le futur gouvernement, les femmes seront complètement libres dans leur éducation et dans tout ce qu'elles feront, tout comme les hommes. Voilà, ça c'est ce qu'il disait quand il était de passage en France, notamment dans une interview cette fois-ci accordée au Guardian. qui bah parce que à le château, il y a la presse française, il y a l'intelligence qui française, il y a les intellectuels mais il y a toute la presse européenne qui se précipite et on l'écoute, on est très séduit parce que le personnage est séduisant et c'est ce qu'on répète.

Et d'ailleurs ce discours aujourd'hui est aussi répé ce que nous dit la République islamique d'Iran, on le répète aussi maintenant depuis notamment depuis le 7 octobre sans vérifier sans réfléchir. Donc ça commence l'influence commence là et le personnage est très séducteur et très soutenu aussi par des par des autorités quasi incontestables comme Michel Fou. Oui.

Et ça on va longuement en parler. Vous vous l'avez parfaitement esquissé. Jean-Paul Sart, Simone de Beauvoir, Michel Foucoot et autres institutions comme la FP qui font certes leur travail mais qui viennent recueillir euh les propos de Loyatola.

Ça se passe en France euh en 1978 et c'est le début de l'explication que fournit ce livre concernant la pieuve de Teran, enquête sur les réseaux d'espionnage et d'influence de l'Iran en France et dans le monde. Vous avez le sujet. On revient dans quelques instants pour la suite de cet entretien sur Sud Radio.

Sud Radio, votre avis fait la différence. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo la suite de cet entretien sur la pieuve de Teran l'enquête sur les réseaux d'espionnage et d'influence de l'Iran. Évidemment dans dans quelques minutes, la question se posera mais à quel point aujourd'hui cette influence est palpable pour quel résultat ?

On était sur et on l'a sans doute oublié aujourd'hui quand on en parle sur l'ayatola Roménie qui est en France qui est à Neuf les Château dès 1978 qui reçoit tout le monde et c'est vraiment une partie assez fascinante de votre livre c'est quand vous racontez les entretiens les rendez-vous avec les Simones de Beauvoir les Sartres qui valident totalement ça et Michel Fouco qui est une pointure intellectuelle en France sombre totalement dans la validation du guide. Alors, il faut savoir qu'à l'époque Michel Fouco, donc le philosophe Michel Fouco parle de laatola roméini en le qualifiant de saint dans un de ces article. Jean-Paul Sartre fait partie d'un comité de soutien à la Romini.

C'est-à-dire que il faut savoir quand même que 10 ans plus tôt, Romini a écrit des textes qui sont des textes vraiment dignes. C'est un peu le le mind campiste en fait ce qu'il a écrit. Jean-Marie l'a rappelé tout à l'heure.

Il a notamment écrit un texte qui s'appelle en fait la conquête des territoires non musulmans. Il faut savoir que Roméini est un partisan en fait du djihad et du djihad mondial. Il faut bien l'entendre parce qu'en 1979, lorsqu'il prend en fait le pouvoir en Iran, qu'il instaure en fait la République islamique d'Iran, dans le préambule de la Constitution de la République islamique, il fait inscrire que les gardiens de la révolution notamment et l'armée en fait nationale iranienne ont pour devoir de porter le dhad à travers le monde comme la révolution islamique à travers le monde.

Et c'est vraiment important d'entendre ces mots-là parce que cette convergence si vous voulez entre une certaine intelligence d'extrême gauche et Roménie, elle va se faire autour d'un mot clé qui est le mot révolution. Exactement ce que vous a expliqué Jean-Marie tout à l'heure, c'est que révolutionnaires d'extrême gauche comme révolutionnaires islamistes ont temps commun de vouloir combattre en fait le colonialisme, l'impérialisme. Alors, il faut entendre par combattre l'impérialisme ou l'anti-impérialisme, l'antoccidentalisme et évidemment ils sont antisionistes.

Antisionisme étant un cache-sexe en fait de l'antisémitisme. Donc, ils vont se trouver en fait extrêmement facilement autour de ces thématiques. Et puis Jean-Marie l'expliquait très bien, c'est que on est dans une période en fait où cette extrême gauche, elle est un peu orpheline si vous voulez, comment dire, des révolutionnaires en fait, voilà, de grandes figures effectivement et que Romini, comment dire est tout à fait compatible avec leur leur vision de ce qui est en fait la révolution.

Mais maintenant qu'on a fait le croquier Emmanuel Razavier et Jean-Marie Montaliie de de des influences et du personnage en quelque sorte qui est le guide suprême actuel en Iran euh Roménie, il y a euh le cœur de votre bouquin, c'est-à-dire euh les personnes qui sont chargées de faire la diffusion de cette propagande qui sont les relais d'influence. Il y a de tout. Il y a des journalistes, il y a des politiques au niveau européen, au niveau mondial, il y a des des profs d'université.

Et j'aimerais Jean-Marie Montal que vous nous racontiez un cas que j'ai adoré. Ça se passe en Suisse. C'est un élève qui est pris dans une école de Lausanne et qu'on va suivre au fur et à mesure.

J'aimerais que vous nous la racontiez en détail pour comprendre à quel point parfois l'infiltration peut être vicieuse. Alors, c'est pas n'importe quel élève, c'est un élève brillant, il est doctorant, il est à l'Institut Polytechnique de Lausanne où il fait ses travaux. Euh il crée même une petite euh une petite entreprise et il profite de ce statut d'étudiants et de chercheurs pour acheter des composants électronique.

Vous savez que l'Iran est sous le sous sous sous des sanctions économiques et on le permet pas d'acheter n'importe quoi, n'importe comment. lui achète des composants électroniques qui pourraient servir peut-être sur votre machine à laver ou sur votre n'importe quelle autre machine. Sauf que ces composants électroniques qu'il envoie en Iran, on les retrouve dans les missiles.

Les missiles qui ont frappé les bases américaines. Une chose, si vous le permettez sur Michel Fouco, je reviens en arrière parce que c'est important et ça nous permet aussi de comprendre peut-être l'influence aujourd'hui notamment sur les milieux proposition. C'est ma prochaine question.

Donc revenez sur Michel, j'allais vous dire et et donc quit de cette influence maintenant en France qu'on a toutes les tous les profils. Elle est primordiale parce que quand quand Roménie est àfle le château donc on l'écoute et on est complètement aveugle parce que ce qui est intéressant aussi c'est qu'à quelques mètres là dans un hôtel il y a ces proches qui sont en train de créer une organisation secrète qu'on appelle l'armée du peuple qui deviendra donc les gardiens de la révolution. Mais ce qui intéresse Michel Fou, c'est que lui qui s'intéresse au mouvement révolutionnaire, à la mécanique révolutionnaire, a bien compris que le nationalisme palestinien ne soulève pas le monde arabe, l'opinion arabe.

Tout le monde s'en fout. Et là, d'un seul coup, il voit dans l'union du nationalisme palestinien et de l'islamisme révolutionnaire chit iranien, il voit là une formidable mécanique et il pense même puisque il pense même que la route de de Jérusalem va passer par Teran. C'est-à-dire que le nationalisme palestinien va recevoir le renfort de la dynamique islamique qui a beaucoup plus de poids que le discours mahoïste et marxiste.

Et ça aussi Romini le comprend. Et à partir de là, la cause palestinienne est presque sanctifiée. Roménie et la République islamique d'Iran deviennent les champions de cette cause là et financent d'ailleurs tous les tous les proxis.

Et et donc comment vous qualifiez euh en un mot, on va dire, euh l'influence ou l'état euh de l'influence iranienne aujourd'hui en France avec tous les postes que vous décrivez, le portrait que vous venez de brosser en en un mot, comment elle est en France dans les médias, dans les universités ? Écoutez, alors d'abord, elle est gigantesque, ça c'est une réalité. On s'en est vraiment rendu compte en discutant avec avec des experts, si vous voulez du renseignement avec d'anciens agents infiltrés aussi hein, parce qu'il faut comprendre que eux nous infiltrent mais nous avons quand même des services de renseignement.

Euh on l'a bien vu avec Israël avec le Mossade, mais c'est vrai aussi, on interroge longuement en fait un ancien enfin deux anciens agents infiltrés euh au sein des gardiens de la révolution. Je pense notamment en fait à Mathieu Gadiri qui nous a longuement euh longuement parlé. Mais si vous voulez, ce que dit Jean-Marie est très important parce que cette infiltration des services secrets iraniens, si vous voulez, dans nos universités, auprès en fait de notre diplomatie ou auprès de certains médias, repose encore une fois sur la naïveté, si vous voulez occidentale en même temps que sur une certaine complaisance vis-à-vis en fait des causes de la cause en fait révolutionnaire.

C'est vraiment important de l'entendre. D'ailleurs, les services secrets iraniens, on le raconte très souvent cible en priorité alors bien sûr à la marge des gens d'extrême droite, mais beaucoup les associations en fait universitaires d'extrême gauche ou des partis politiques d'extrême gauche. Pourquoi ?

à ce qu'ils ont en commun avec les islamistes en fait iraniens justement d'être des mouvements révolutionnaires et Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali, je je me tourne aussi vers vous parce que il y a un point dans le livre que vous que vous évoquez longuement et qui est directement lié à ce qu'on voit avec notamment la détention encore de Cécile Colaire et Jacques Paris en Iran, c'est la diplomatie des otages par ce genre de régime. pour rappeler l'histoire et les différents attentats qu'ils ont pu mener en France à quel point notamment sous Valérie Giscardestin ça a été un outil extraordinaire pour obtenir de l'argent, sortir des programmes, revenir dans les programmes et cetera. Comment qualifiez-vous aujourd'hui l'attitude notamment de la diplomatie peut-être française vis-à-vis de l'Iran ?

On a la sensation non seulement d'une immense naïveté mais d'une volonté d'agir qui se rapproche quand même beaucoup de la de la molesse. Alors, je crois que il faut commencer par dire qu'on ne peut pas voyager en Iran. faire du tourisme en Iran, c'est prendre le risque de se retrouver à la prison des vines et de servir comme variable d'ajustement dans la négociation diplomatique.

L'Iran est un état voyou euh et comme qui prend des otages. Alors la diplom et et ça plombe la diplomatie française puisque ça nous piège. On ne sait pas comment faire pour sortir nos otages.

On les met en danger et les otages d'ailleurs enfin c'est un des voyou. Donc les les otages servent de variables d'ajustement. L'Iran prend des otages pour servir pour comme levier de pression dans les négociations quand il y a des négociations difficiles notamment sur le nucléaire comme levier de pression aussi pour faire libérer certains de ces ressortissants qui ont été emprisonnés en Europe pour espionnage ou pour terrorisme et puis comme c'est un état voyou comme n'importe quel voyou preneur d'étages pour des rançons.

Il y a il y a des otages américains qui ont été libérés contre quelques centaines milli et documenté une fois plus vous le notez de façon très fine dans votre livre et très précise. L'attitude du qu d'oré, c'est c'est peut-être c'est c'est subjectif, mais à chaque fois que j'entends Jean-Noel Barreau, on voit si vous voulez tellement de pincettes qui sont qui sont qui sont prises et d'où d'où la comparaison que je fais qui est peut-être hasardeuse. Vous me direz Emmanuel Razavi mais est-ce qu'on peut voir la situation actuelle et notre situation vis-à-vis de l'Iran et vis-à-vis de l'Algérie comme étant la même problématique ? une frilosité politique, peut-être aussi une naïveté, une peur d'agir.

Alors, vous avez raison. Elle est importante la question que vous posez parce qu'on assiste au même mécanisme tant du côté en fait de la République islamique d'Iran que du côté de l'État algérien. Je m'explique, vous avez vous l'avez rappelé Cécile Coler, Jacques Paris, peut-être un trè français otage d'État auage d'État en Iran.

Mais aujourd'hui, en Algérie, vous avez Boem Sans salle. Vous avez l'un de nos confrères depuis quelques jours dont on a appris qu'il comment dire qu'il était condamné à 5 ans en fait de prison en Algérie. On voit bien que l'Algérie reproduit les mêmes mécanismes vis-à-vis de la France que l'Iran.

Alors, il y a pas de hasard à ça. L'Iran, la République islamique d'Iran et l'Algérie ont des partenariats notamment en fait en matière économique, mais aussi en fait de défense. Je rappelle que depuis quelques mois, pour ceux qui ne le savent pas, vous avez des officiers de l'armée algérienne qui sont formés au Liban par des cadres en fait du Hzbolla et de la force alcotte, des gardiens de la révolution islamique.

Donc, faut pas du tout s'étonner qu'aujourd'hui on soit face un vrai lien. Il y a un vrai lien. Et puis je voudrais dire une chose, tout ça aujourd'hui, vous avez des gens du renseignement qui le savent.

Il y a des rapports en fait là-dessus. Il faudrait à un moment donné cesser d'être naïf. Ces gens-là exploitent notre faiblesse, notre naïveté diplomatique qui peut s'expliquer en fait par une chose.

Vous parlez de Jean-No Barreau. Aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui sont spécialistes du monde arabe qui conseillent le qu d'ors sur l'Iran. C'est une inepsie en fait sans nom.

L'Iran, c'est une psychée politique extrêmement particulière, très complexe. Je suis d'origine iranienne, hein, pour les auditeurs qui ne le sauraient pas. Et on ne on n'avance pas si vous voulez en qu'en étant gentil et naïf avec l'Iran, mais on avance par la force.

Ils ne comprennent que ça. Dernière question Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali. Je sais que c'est compliqué mais allez en 10 15 secondes chacun.

La question qui est sur toutes les lèvres depuis quelques semaines, c'est est-ce que le régime va tomber ? Est-ce que il est en passe de tomber ? notamment suite au aux frappes iraniennes.

Dans le livre, on comprend bien qu'il y a une il y avait déjà une plus qu'une frilosité, une véritable inquiétude du côté du régime qui commençait à resserrer les boulons. Jean-Marie Montali sur cette question. Ce que je vais vous dire, c'est mon avis et c'est pas c'est pas une expertise.

Je pense que le régime n'a jamais été aussi fragile et qu'il est sur le point de tomber parce qu'il est miné de l'intérieur par une crise économique, il est miné de l'intérieur par une crise politique. Contrairement à ce qu'on entend dire sur les plateaux de télévision, l'immense majorité de la population ne veut plus de ce régime. Les Iraniens qui sont jeunes éduqués ont compris que la République islamique d'Iran allait contre le progrès et l'histoire. et Emmanuel Razaville au moins simple moyenne d'âge en Iran, c'est 32 ans aujourd'hui.

Les moins de 40 ans sont extrêmement en fait éduqués en Iran. Il commence à être un peu partout dans les administrations iraniennes. Mécaniquement ce sont eux qui sont vou prendre le pouvoir.

Et je lisais ce matin en fait une étude qui a été relayée par la par la fondapul. Vous avez des Iraniens qui veulent plus de ce régime. Donc la messé euh à court au moyen terme, ce régime tombera.

Et pour pour vraiment se plonger au cœur de cette discussion qu'on vient d'avoir, messieurs Emmanuel Razavi, Jean-Marie Montali, merci d'avoir été dans ce studio en ma compagnie. La pieuve de Théanitions du CER, enquête sur les réseaux d'espionnage et d'influence de l'Iran en France et dans le monde. C'était passionnant.

Nous on se retrouve demain, même studio, même heure et bien sûr l'après-midi. Vous avez la bonne radio. C'est Sud Radio.

Sud-adio. Sud-adio. Parlons vrai.

Parlons vrai. Sud-adio. Parlons.

Vra.