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interviewLe Figaro· 12 octobre 2023 119 min

«L’islamisme ? On s’est soumis…»: Bernard de La Villardière sans tabou dans Le Figaro La Nuit

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est un joli symbole ces tours de Saintsulpis. Non. Différente mais harmonieux.

Ouais, absolument. C'est une des plus grandes et plus belles églises de Paris. Ouais.

Puis ça il se trouve que c'est pas trop loin de chez moi. Bonsoir Bernard laardien. Merci de passer la soirée avec nous.

La l'église la plus importante de France en ce moment parce qu'avec Notredame c'est ici que Absolument. Ouais, c'est vrai. Le temps que Notre-Dame n'est pas restaurée complètement et réouverte au public, c'est ici que tout se passe.

Vous êtes un enfant de Notre-Dame paraît-il. Euh, j'ai été baptisé à Notre Dame. Mes parents habité que aux fleurs ou et donc j'ai été baptisé à Notre-Dame en 58.

C'était un certain. N'importe qui peut être baptisé à Notre Dame. Je crois que c'est pas si facile.

Aujourd'hui, c'est plus compliqué. Ouais, il faut avoir des euh et effectivement quand quand jeudi euh ben j'ai mis un certain temps à le réaliser, mais quand je dis aujourd'hui, j'étais baptisé à Notron les gens me regardent comme si j'étais un [rires] Ouais, c'est ça. D'ailleurs euh d'ailleurs à la veille de mon baptême, euh ma mère a rêvé que je viendrai Archevc et donc elle m'en reparle régulièrement.

Elle ne désespère pas. Et vous ? Non.

Non. [rires] Bon, après avoir critiqué le métier d'Archevc, on rentre. Ce quartier c'est le vôtre ?

C'est de v le 6e c'est mon quartier d'adoption. C'est mon quartier quand j'étais étudiant. Enfin, j'étais place de la Comcart, pas très loin d'ici.

Oui. Je passais souvent par là. J'aime bien ce quartier.

Ouais. Et puis j'habite boire Saint-Germain, pas trop loin d'ici. Ouais.

J'aime bien ce quartier. Vous êtes un Parisien pur et dur. Euh je suis lyonnais d'origine.

J'ai beaucoup vécu à l'étranger enfant. Mais je suis arrivé à Paris, j'avais 19 ans pour mes études et j'ai jamais quitté Paris. Ouais.

Ouais, enfin si. J'ai habité au Maroc quelques temps après mon mariage. J'ai habité à la Réunion.

Mais sinon euh non, j'ai toujours habité Paris même si Paris n'est plus Paris. Hélas. Ah bon ?

Bon, on aura peut-être l'occasion d'y revenir. Non, mais alors attendez parce que on a toujours un point Paris n'est plus Paris dans cette émission. Ça arrive.

Je crois que vous battez le record de vitesse. Ah oui, d'habitude oui, je ça vient très vite là. Oui oui, là ça vient très vite.

Pourquoi je roule parce que je roule en moto et je constate tous les jours à quel point c'est devenu Paris Paris sauvage quoi. Chacun pour soi avec avec des accidents, avec la mauvaise humeur, l'agressivité générée à cette circulation complètement anarchique parce qu'on avait mis des voies soi-disant pour chacun de type de véhicules. Ouais. les vélos, les autobus, les voitures.

Euh voilà, on a complètement oublié les scooters et les motos parce qu'aujourd'hui on peut plus passer entre les fil. Non. Euh on se fait engueuler par les cyclistes, on se fait engueuler un peu par tout le monde et puis euh et puis surtout je crois qu'on aurait c'est une grosse erreur, on aurait dû en fait piétoniser des quartiers de Paris.

Oui. Et puis préserver des voies de circulation ou euh voilà en laiss en en laissant en laissant suffisamment de place pour les uns et les autres. C'est dans 3 ans la les élections de la même par surtout on a complètement oublié bah les gens qui sont incapables de faire du vélo euh ou qui ont peur ou qui sont tropagés ou qui sont blessés ou handicapés. les mères de famille qui se déplacent avec leurs enfants.

Enfin et d'ailleurs, je trouve très courageux, on voit de jeunes mères de famille ou des pères de famille circuler en vélo, parfois avec deux trois enfants derrière et je trouve très courageux parce que c'est tellement dangereux les gens les gens ne respectent plus les flots rouges. Enfin, les vélos évidemment c'est on enfance c'est pasouver parler d'autres choses parce que mon discours il est pris par tout le monde aujourd'hui. Quoi ?

Alors, regardons la façade de cette belle C'est magnifique. Basilic. Euh oui, j'ai un souvenir quand même ici.

Ah oui oui. Donc oui, elle aussi elle mérite d'être tapée he parce qu'il y a des il y a des pierres qui tombent et on a dû mettre des filets de protection pour éviter que de se faire assommer par des choses qui tomberaient de du plafond. Est-ce qu'entrer dans une église c'est c'est sympa d'avoir ouvert.

Oui, c'est un supp juste pour vous. Est-ce qu'entrer dans une église c'est un c'est un moment particulier ou non ? Ça devrait et ça doit être un un moment.

Oui, évidemment, c'est un moment particulier. Ouais, parce que je suis de culture catholique, j'ai été élevé dans dans dans la religion catholique euh à laquelle j'ai été même un peu hostile à une époque et puis au fur et à mesure que l'âge viens et l'expérience, je trouve que la religion catholique c'est une belle religion euh très humaniste. C'est la seule religion où Dieu s'est fait homme.

Et donc ouais, je je une certaine affection par cette religion. Il se trouve que c'était la mienne. Et pourquoi vous vous dites que vous avez été en confrontation ?

Vous avez eu une comme tous les adolescents, comme tous les comme tous les jeunes, voilà, j'étais un peu en révolte avec au forme au milieu et puis les choses qu'on m'avait laissé en héritage. Euh après, je suis pas un catholique parfait. J'ai voilà, je Et ça s'entretient d'être catholique ?

Oui, oui, je l'ai pas assez entretenu d'ailleurs, notamment à une époque, je l'ai pas assez entretenu. C'est-à-dire venir dans les églises, relire les textes permet de se réapproprier des choses. Oui, sans doute.

Ouais. Oui, sans doute. Mais je ne croyais pas que je sois une un grenouille de bénitier hein de là.

Ça m'a étonné quand vous nous avez proposé d'aller dans une église. Ah bon ? Oui.

C'est quelque chose de personnel non ? fois. Oui oui oui.

Non mais je enfin je vous avais proposé deux ou trois endroits mais bien sûr. Oui pourquoi pas mais c'est pas anodin de vouloir montrer ça. J'ai un souvenir assez fort ici de parce que je crois la transcendance et la spiritualité.

Je crois la fraternité humaine. Enfin j'ai un certain nombre de de croyances et de choses qui auxquelles je crois dans la vie. [grognement] Et puis euh et puis il se trouve qu'ici il y a eu je me souviens maintenant il y a quelques années c'était il y a une bonne vingtaine d'années le l'enterrement d'un confrère Patrick Boura qui était grand porteur à TF1.

Oui. Bourse qui porte son nom d'ailleurs. Absolument.

Et donc il est mort accidentellement au Kit en couvrant des manœuvres de d'une armée, je sais plus laquelle. toujours dit-il que et ce qui était émouvant et et ce qui correspondait d'ailleurs au personnage, c'est que il a je me souviens très bien de ça, c'est qu'il a protégé son caméraman. Hm hm.

Euh d'un mouvement de char, un char qui a reculé et du coup c'est lui qui a été happé par le char et qui est mort tragiquement dans dans cet accident. Et je me souviens du c'était très émouvant la cérémonie ici. Très émouvant. un homme enfin quand j'étais plus jeune, il était plus âgé que moi, je crois, il y a une dizaine d'années et donc j'avais suivi un peu sa carrière.

H est-ce que être catholique en 2023 c'est un combat ? Est-ce que quand on croit on en 2023 et notamment d'abord d'abord, c'est un combat parce que il faut faut se battre pour continuer de croire souvent. Enfin voilà.

Ah, vous pouvez moi j'ai pas j'ai pas la foi du charde Bonier, je passe mon temps à douter. Donc voilà, mais c'est vrai que j'ai j'ai je n'ai plus cette hostilité que j'avais à l'égard de à la garde du catholicisme parce qu'encore une fois euh je me dis que c'est vraiment une religion qui humaniste plus que les autres. Je dirais pas ça parce que chacun a sa religion, il y a pas de religion supérieure aux autres.

Mais en tout cas, elle a généré une civilisation, la civilisation judéochrétienne dont on reparle beaucoup aujourd'hui à travers les événements tragiques d'Israë en Israël. Euh oui, qui est qui est riche, qui qui a produit ça. C'est c'est cette beauté architecturale extraordinaire.

Alors faut Non, mais c'était l'époque où les gens où les où les où les hommes pensaient que quelque chose les dépassait et aujourd'hui non. Vous prenez la position de l'élève face au professeur. Absolument. [rires] [grognement] Euh voilà.

Mais après je je voilà je ni jouer les théologiens ni et se battre et c'est un combat pour croire. Mais est-ce que quand on est catholique on doit aujourd'hui défendre cette religion ? Ah bah oui oui oui.

C'est ce qui m'intéresse d'ailleurs ma reconversion récente au catholicisme, c'est que effectivement c'est une religion qui est en péril, qui a été maltraitée y compris par y compris par les catholiques eux-mêmes et par par les prêtres, par les gens qui étaient censés la servir. Euh donc oui, c'est une religion en péril et c'est une mais c'est une religion qui mérite que l'on se batte pour elle. D'ailleurs, récemment, j'ai produit un film pour Canal que je vous recommande sur sur les chrétiens d'Orient.

Hm. He on a tourné en Syrie, en Irak, au Liban, en Israël aussi. Est-ce qu'il y a inévitablement une forme de même si elle ne peut être que idéologique, une forme de guerre de religion ?

Elle est défendre face aux autres religions ? Non, non, non, non, non. Enin, je crois que c'est beaucoup plus compliqué que ça.

Donc voilà. Euh, il se trouve que je dînis là avant de venir vous rejoindre ici avec un ami Thierry Lyonnais avec qui j'étais au collège, on été pensionnaire ensemble, c'est resté un de mes meilleurs amis. On est resté toujours en contact et on a on a fait des choix différents dans la vie.

Enfin, c'est quoi que non parce qu'il est journaliste lui. H il est journaliste comme moi. Mais mais il a embrassé le journalisme un peu plus tard.

Il a fait le tour du monde en quête des autres religions. Il s'appelle Thierry Lyonnais. Il a travaillé ensuite pour RCF qui est une radio catholique basé à Lion. et euh il fait une très belle émission euh sur la culture, il reçoit des personnalités et euh et voilà et il a choisi lui de de vivre sa foi complètement en travaillant dans une radio chrétienne.

Alors lui aussi il a eu ses crises, il a eu voilà et on d'ailleurs on dîn ensemble juste avant et donc il m'a annoncé qu'il partait à la retraite bientôt et que et qu'il va s'intéresser à l'anthropologie, à l'histoire de l'humanité et il continue lui aussi de s'interroger sur sa religion et sur pas sur sa foi mais sur sa religion. Moi, je m'interroge sur les deux sans arrêt ou mais voilà, plus le temps passe, plus je me sens apaisé dans ma dans ma relation avec ma religion qui est pas seulement une religion, c'est aussi une culture, une civilisation dans laquelle je crois beaucoup. Euh la religion ne suffit pas à embrasser la civilisation et à la résumer loin de là, mais elle sert de base.

Euh l'Occident et aujourd'hui ce qui se passe et notre manière de vivre, de penser et cetera est très liée à évidemment à notre histoire et elle a été créée, elle a été fondée notamment par la religion mais aussi par la révolution française. la Révolution française, le principe de même les ce qui est au front de de monument, la devise de la République française euh C'est pas antinomique la République, la révolution. Non non, c'est pas non, c'est pas antinamique parce que c'est c'est des de même valeurs.

C'est c'est l'égalité entre les hommes, c'est la fraternité, c'est l'idat de justice. Donc non, c'est pas antinamique. Voilà.

Tenez, j'ai un truc, j'ai quelque chose à vous montrer sur cette question. Ouais. Un peintre assez célèbre.

Ah bah oui. Euh de la croix. Oui.

Oui. Alors de la croix, on le connaît avant tout pour euh Ouais. la liberté guidant le peuple pour la révolution de 1830.

Donc avec cet idéal républicain. Et on peut être avoir une duplicité. Une multiplicité.

Multiplicité. Oui. Duplicité.

Non. Multiplicité. Ouais. et peindre des fresques religieuses.

Les deux sont possibles. Oui, oui, oui, bien sûr. Rend rendons à Dieu ce qui appartient à Dieu et à César ce qui appartient à César.

Euh non mais c'est pour ça d'ailleurs que quand on quand toute cette polémique sur les propos du pape quand il est venu à Paris à Marseille plutôt à Marseille récemment et qu'il a parlé de de l'accueil des migrants de l'accueil des migrants enfin bon il a une formule malheureuse. Enfin, je trouve même injuste d'ailleurs pour parler de l'Occident en disant que on était il y avait un fanatisme de l'indifférence alors qu'on est justement le continent qui accueille euh avec le plus de générosité, le plus de facilité les migrants en leur donnant accès à des droits fondamentaux. Euh [grognement] je trouvais que son attaque était euh son attaque à gard de l'Occident était assez et notamment des nations européenne et de la France était tout à fait injuste.

Mais après dans sa position, lui il défend l'absolu, il défend l'idéal. Donc il est normal qu'il nous dise faut qu' les migrants. Après le politique dispose et le citoyen dispose.

On peut parler de politique dans une église. Bah évidemment. Ouais.

Euh bien sûr, bien sûr. Non mais la religion est éminque puisque c'est le regard qu'on a sur l'homme, c'est la place de l'homme dans la vie, dans la société et cetera. Alors pourquoi on a voulu à tout prix de séparer séparer la politique, l'état ?

Mais on a très bien fait. La religion c'est l'absolu. C'est c'est la vie après la vie.

C'est enfin et puis c'est à la fois c'est c'est aussi l'intime d'ailleurs la religion. Non non mais moi j'ai aucun problème là-dessus. que je Mais d'ailleurs enfin on n pas on l'a on l'a séparé, on a bien fait de le séparer à une époque mais pendant très longtemps on a pas séparé bien sûr.

Bah oui. Et donc de la croix et de la croix Eugène de la croix de la croix ici aussi. Ouais.

C'est le combat, c'est Jacob, hein. C'est le combat de Jacob avec l'ange. Enfin, et alors on a dit que c'était le combat entre l'homme et Dieu.

Et euh et alors c'est assez euh je pense que c'est en avec ce qui se passe aujourd'hui en Israël. Enfin, ça a une certaine résonance parce que je lisais tout à l'heure, Jacob, fils d'Isaac, regarde la Palestine, la terre promise de son grand-père Abraham. Quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore.

Voyant qu'il ne le maîtrisait pas. Il le frappa à la hanche et lui dit : "Lâche-moi." Jacob répondit : "Je ne te lâcherai pas que tu n'es que tu ne m'a bénis." Il reprit, "On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël." Jacob, mise à l'épreuve dans un véritable corps à corps avec Dieu, demande sa bénédiction.

Il reçoit un nom signifiant fort en face de Dieu porté ensuite par tout le peuple juif. Avec ce qui se passe cette tragédie que vit en ce moment euh Israël, je trouve que c'était un c'était assez émouvant et et intéressant de de revenir là le combat de Jacob avec l'ange de la croix. C'est ici.

Hm hm. Il y a un musée route de la Croix là sur Stinberg. Ah, il faut que j'y aille.

Ouais, très beau. Très beau. Je demande s'il est pas fermé en ce moment pour restauration parce qu'il y a des travaux et cetera un peu comme partout dans Paris. et lieu d'or chassé du temps et puis il a beaucoup il adorait le Maroc, il a beaucoup peint au Maroc et c'est un pays où que j'ai vécu que j'aime beaucoup où ma fille est né née à Tangé.

Donc j'aim bien il il était orientaliste de la croix il peignait les chevaux magnifiquement. On voit ici. Voilà il y en a un là.

Voilà. Voilà. C'est toujours une émotion, une église la nuit encore plus.

Ouais. Et alors là, on a la chance d'être seul. On s'entend marcher, on s'entend parler.

H quelque chose d'un peu supérieur. Ouais. Vous savez que Victor Hugo s'est marié ici ?

Ah, je ne savais pas non. Ah oui ou et mais il y a un certain nombre d'hommes célèbres qui ont dû être de femmes célèbres qui ont dû être enterré ici. En tout cas la femme de Molière.

La femme de Molière. Ah bon ? Ou et je me disais aussi qu'il y a 4 ans, quasiment jour pour jour Vladimir Poutine était ici.

Ah bon ? Oui. Parce que il est venu aux obsèques de Jacques Chic.

Ah oui ! Ah oui, avait eu lieu ici. Et oui.

Ah ! Le monde change. Ouais, on nimagine pas Vladimir Poutine aujourd'hui ici.

Non, non, mais la mort c'est l'occasion de réconciliation, même si elles sont parfois factes. On file vers notre prochaine étape. D'accord.

Très bien. En marchant, l'homme qui marche. Ouais.

Vous allez vraiment montrer que vous marchez. Très bien. Ça fait votre légende ça d'une certaine manière.

Votre légende, le mot est peut-être fort mais votre marque de fabrique. Hm hm. Oui, mais je marche plus parce que maintenant tout le monde marche.

Ah oui, et puis les caméras grand capteur font que c'est plus difficile. Voilà. Et bon, fallait changer de style.

Bah c'est beaucoup plus difficile de faire de faire le point. Quoi que maintenant tout est automatisé. Enfin, il y a beaucoup de choses sont automatisé. qui n'enlève rien au talent de Oui, le très grand talent.

Comment ? Comment il s'appelle déjà ? Faut faut le présenter parce que c'est Romain.

Romain. Romain. Oui, parce que c'est lui qui travaille.

Formidable. C'est lui qui bosse. C'est et c'est lui qu'on engueule aussi si euh si on ne voit pas et que le point n'est pas fait.

Et c'est lui qu'on félicite quand il est très bien fait. Ouais. Ça va pour l'instant ?

Ça va Romain ? Oui, tout va bien. Merci.

Ça va. Vous qui avez beaucoup travaillé sur cette question, qui êtes croyant, est-ce que vous arrivez à expliquer et au regard de l'actualité, c'est ça m'intéresse, que la religion amène à tuer ? Vous avez travaillé dessus, vous voyez ces peuples, vous voyez ces gens qui croient en des choses et vous croyez ou est-ce que vous l'expliquez ?

Vous vous l'expliquez ? Oui. Oui, bien sûr.

Évidemment. Ouiou ouioui bien sûr. Non mais il a croire et croire et puis euh oui, on a beaucoup tué au nom de la religion mais ce sont les hommes qui tuent, c'est pas la religion.

Souvent, on accuse la religion comme on accuse on accuse les idéologies ou elles sont en partie responsable. Mais euh c'est une question de philosophie mais je pense qu'il y a une Non non mais c'est vrai que c'est à ma à ma génération à moi, c'est ça a été une grosse exception parce que on nous a enseigné la deuxème guerre mondiale, le génocide juif, le locaustu ses et compes concentration ensuite le communisme, les grands de la mort. Enfin là aussi les camp de concentration, les dizaines de millions de morts de part et d'autres en Chine, en Russie, en Allemagne, en Pologne pendant la dernière guerre mondiale.

Euh et donc je me disais à l'école, je me disais ben plus jamais ça. Enfin, il y avait le fameux slogan plus jamais ça. et et malheureusement euh et malheureusement bah il y a eu ensuite bah l'écmer rouge, l'exgoslavie au Rwanda avec des hommes qui ont massacré au nom de l'idéologie, au nom de la religion, au nom de d'ailleurs enfin bon on met évidemment beaucoup en cause aujourd'hui l'islamisme mais la Russie orthodoxe de Poutine massacre en Ukraine aujourd'hui en bombardant systématiquement des des quartiers résidentiels ou des des zones loyer modéré dans des villes comme Carif, comme Kiev, comme Mais ça ce n'a pas de rapport en tout cas direct avec la religion, ça vous dit non mais les chefs religieux orthodoxes appuent Poutine quand même malgré tout donc et lui se prétend défenseur de l'orthodoxie l'islamisme parce que vous avez travaillé dessus Hm.

Alors oui, il y a des études scientifiques mais humainement vous qui voyez ces gens qui aller dans ces territoires, est-ce que vous l'expliquez, vous le comprenez ? Donc je comprend ou ça vous dépasse toujours ? Vous dites "Mais comment c'est possible ?" Non, ça me ça me dépasse pas parce que ça ne me surprend plus. même si ça ne cesse de m'attrister mais euh ce que vous appelez ce qu'on appelle l'islamisme, j'appelle volontiers l'islamisme en effet euh il a tué beaucoup plus de musulmans qu'il n'a tué de chrétiens ou de ou d'hadou de voilà donc les premières victimes de l'islam ce sont les musulmans eux-mêmes.

Et j'ai été au chevet de tous ces musulmans dans beaucoup de pays, notamment récemment en Irak, euh bientôt en Syrie. Euh voilà donc euh vous avez été plusieurs fois en les territoires palestin intéressant c'est que ça envoie c'est mon métier enfin une des raisons pour lesquelles je ce métier cessayer de comprendre qu'est-ce qui provoque qu'est-ce qui provoque cet engrenage qui fait que une société a priori civilisée ou apaisée euh verse dans la violence non éercibile et en fait il y a beaucoup de mécanismes. Il y a la peur, il y a il y a la vengeance, il y a il y a l'instinct de mort sans doute, l'instinct de domination.

Mais euh à un moment quand même il y a il y a le vrai mystère c'est c'est comprendre comment en Israël aujourd'hui bon comment c'est ces pseudo combattant c'est c ces gens du du Hamas qui se prétendent du Hamas parce que on massacrait des femmes, des enfants dans leur vie, on massacrait des hommes, enfin on massacrait des civils. C'est c'est c'est indisciple. C'est ça a provoqué d'ailleurs un phénomène de sidération un peu partout.

Alors justement je suis sidéré, les gens autour de moi sont sidérés, le monde a l'air sidéré. Vous vous êtes journaliste, vous vivez ça, vous voyez ça. Est-ce que vous êtes plus froid face à ces événements ou jamais ?

Vous avez une forme de recul peut-être ? Euh une forme de recul, oui, forcément. Euh d'abord quand je face à des choses de ce genre, ça m'est arrivé ça m'est arrivé au Nigéria après un massacre de Bokoaram et cetera.

Je suis je suis j'ai un comportement d'abord de journaliste de de de d'antomologiste de la violence. Donc faut que je rapporte les faits, faut pas que je me laisse dominer par mes émotions. Et vous y arrivez à chaque fois ?

Oui. Oui, parce que parce qu'en même temps je retrouve je trouve des survivants, je trouve des combattants, je trouve des gens qui se soulèvent contre contre ces atrocités, contre ceux qui les ont commises avec beaucoup de courage, de de volonté de rebâtir, de reconstruire, de repartir. Donc ça évidemment ça provoque à la fois du désespoir et et un sentiment de de voilà de de de vouloir résister, de vouloir surmonter tout ça.

Vous y êtes allé souvent en dans les territoires palestiniens en Israël ? Oui. En Jordanie à Gaza.

Bah j'ai été à Gaza. Non, j'ai voulu. On a fait un document sur Gaza enquête excusezie il y a pas longtemps et et j'ai pas pu aller à Gaza, j'ai pas pu entrer, on a pu envoyer des équipes mais moi euh c'était compliqué parce que j'étais on m'a jamais eu de m Visard, j'ai jamais pu avoir l'autorisation d'accord du Hamas pour rentrer dans Gaza.

Donc je me suis contenté d'aller comme c'était prévu d'ailleurs, mais je suis resté effectivement côté israélien dans ces kibout c'est ces ces villes comme sot h où les gens vivent à quelques kilomètres du de cette fameuse barrière. Et ce qui m'a frappé, ce qui m'avait frappé à l'époque, c'est qu'à quel point ils étaient obsédés par ils avaient peur de la chute des requêtes, des tir de requête de tiré par le Hamas depuis Gaza. Mais il n'imagine pas un seul instant que cette clôture soit franchie par par des miliciens, par des combattants, par des par des terroristes et donc je crois qu'ils ont été d'autant plus surpris par ce qui leur est arrivé, c'est qu'ils avent il y avaient pas de plombé quoi.

Ils avent pas prévu ça. Ils avaient prévu de fuir face à des requêtes et à des des tirs de missile. Mais ils avaient pas prévu de d'être comme ça attaqué chez eux par des enarmes quoi, par des salopards.

Est-ce que quand vous faites ces ces documentaires d'ailleurs il jamais intervué euh Jean géant, je me souviens, cétait un franco-israélien. Il avait été blessé quelques années auparavant par de requête et j'étais assez inquiète de ce qui lui était arrivé lui et sa famille et j'ai su il y a récemment j'ai essayé de le joindre d'ailleurs. J'ai pas pu le joindre.

En revanche un ami à lui m'a dit que qu'il était sain et sauf et c'est tant mieux parce que parce que j'étais assez inquiet. C'était c'était quelqu'un de très attachant. Et il était en plus il était euh ce sont pas des gens qui sont dans la haine ou dans la méfiance et cetera.

Il disait "Mais moi, je suis persuadé qu'un jour ou l'autre cette barrière, elle va être renversée. On pourra, je pourrais travailler avec des Palestiniens." Et et d'ailleurs, il disait "Bah, il y a il y a beaucoup qui viennent travailler euh mais de moins en moins à l'époque et il me disait "Mais quand je j'ai ma cuueillette de tomates de voilà dans mes vergers et cetera, je fais appel à des travailleurs taille." Les Israéliens faisaient appel à travailleurs taille parce que les Païsiens de Gaza ne voulaient plus venir travailler dans dans les champs avec avec les Israéliens.

Qu'on fait ces reportages et que vous voyez ce qui se passe, que vous faites ces reportages pour alerter, pour informer les gens, l'opinion publique, que les choses changent, j'imagine, d'une certaine manière et que vous voyez ça, est-ce que vous vous dites à quoi je sers ? Ah non non. Euh non mais je je vois ce que vous voulez dire.

C'estàd que quand on va être journaliste, souvent on on se dit je vais être témoin, je vais je vais rapporter minutieusement dénoncer rapporter ce que les méfets, rapporter les uns et des autres les injustices, dénoncer et ça permettra d'aver les consciences. On le fait et parfois c'est un petit succès mais ça dure pas très longtemps. Oui, il faut pas se dire qu'on va changer le monde mais bon on pose des petits cailloux et voilà.

Enfin moi je ça fait j'ai la chance grâce à M6 de présenter une émission qui s'appelle Enquête exclusive depuis 18 ans maintenant. Oui. Et quand on s'est lancé là-dedans, on pensait que je pensais que ça durait 2 3 ans peut-être mais pas davantage.

Et en fait, c'est une émission qui est devenue hebdomadaire, marche bien grâce à la confiance de M6, aux équipes de M6 parce que je travaille avec Vincent Rigier, Jean-Marie Tricot, Berprend de Gaute, de de gens qui sont devenus des amis également et qui voilà et des producteurs à l'heure où on parle, il y a une vingtaine d'enquêtes exclusives qui sont soit en tournage, soit en enquête, soit en C'est souvent les gens pensent que je fais tout. Bah non, c'est pas tout. Je présente, j'actualise, je vais sur place, je voilà, on va aller tout à l'heure dans vos bureaux.

Vous allez tout m'expliquer parce que ça ça me passionne de savoir comment vous faites pour en sortir un par semaine ? Mais on en parle tout à l'heure. Je je travaillez pas tout seul, j'imagine.

Et ils sont nombreux encore une fois à travailler à cette émission. Les affaires sont fuxèes. On va par là-bas.

Ouais. Est-ce que [raclement de gorge] vous avez été surpris par les réactions politiques euh à gauche de la France insoumise après ce qui s'est passé ? Euh oui oui oui, j'ai été surpris bien évidemment.

J'ai été surpris euh désagréablement surpris mais enfin bon rien ne m'étonne plus de leur part. Donc ce sont des gens qui sont dans un qui sont enfermés dans des fa au centre. Ça fait partie de on pense souvent que la gauche c'est la c'est c'est la générosité, c'est l'ouverture à l'autre.

Il il y a rien de plus faux. Oui, une certaine gauche oui, mais euh moi j'ai été confronté à ma génération à une gauche très secctaire sectaire campé dans ses certitudes euh enfin ouais, je je qui qui avait un système de pensée qui était exclusif de tout le reste quoi. Enfin, je je pense que la gauche, enfin une certaine gauche parce que je mets pas tout le monde dans le même dans le même sac.

Euh quand Miteran a été élu en 80, j'avais 23 ans et euh j'ai été désespéré parce que il avait nommé des ministres communiste et je pense que c'était euh à la fois une faute de goût et une erreur au vu de ce qui se passait de l'autre côté du R de fer et en même temps je me disais bon la gauche c'est aussi la justice sociale. Oui, la gauche c'est aussi le tierisme, l'aide au développement des pays pauvres et cetera. Et puis il y a eu des scandales liés au carrefour du développement, il y a eu des des scandales de détournement.

Il y a eu aussi l'hypocrisie de je me souviens du salon du Bourget, le premier salon du Bourget en 80 juste après l'élection de François Mitteran. Il a visité le il a été au Bourget, il a visité ses salon militaire, salon aérien et il avait fait désarmer les je crois que c'était les Jaguars ou les Mirages à l'époque. La petite symbolique mais c'était une hypocrisie totale.

C'était tout pour tout pour le show quoi. Tout pour tout pour l'affichage. Mais ce ce combat de sincérité, ce combat de la cause palestinienne et qui s'est traduit après par l'islamogauchisme d'une certaine manière.

H d'où ça vient ? C'est profond. Non, mais la cause palestinienne, ça peut être elle peut être parfois défendue par des gens remarquables.

Oui. Oui. Euh enfin, moi je l'ai connu parce que j'ai vécu au Liban quand j'étais enfant.

Donc il y avait il y avait des centaines de milliers de Palestiniens qui s'étaient réfugiés au Liban après la guerre de 67 et qui étaient dans des camps euh qui étaient devenu des villes dans la ville notamment à Beou et euh et qui ne s'intégraient pas la société libanaise. Pas tellement parce que la société libanaise ne voulait pas les intégrer mais c'est parce que l'OLP les maintenait sous le boissau. parce que l'OLP de Yasaraf voulait maintenir des ses populations sous son contrôle pour partir à la reconquête éventuelle de de des de de de ce qu'on appelait les territoires occupés, de ce qu'on appelle encore les territoires occupés.

Après ce mouvement palestinien à l'époque, il était d'ailleurs essentiellement marxiste, financé et encouragé par par l'XS et puis peu à peu il a dérivé vers l'islamisme. Enfin, il y avait des courants islamistes à l'intérieur mais ils étaient pas encore extrêmement puissants. Mais au départ, c'était des courants marxistes, donc laïques.

Euh c'est cette gauche qui le défend coûte que coûte. Mais non, mais non mais entre aujourd'h c'est on peut pas faire des parallèles entre Bonjour. Bonjour.

On peut pas faire des parallèles entre hier et aujourd'hui. Euh bien sûr, mais on est rue de Ah oui, on est rue Racine. Rue Racine.

Il y avait un cinéma rue Racine qui était Mais là vous m'emmené dans le cinéma. Non, c'est ça exactement. Mais c'est un peu plus loin.

C'est au bout de celle-ci. Je donc le mouvement palestinien euh euh encore une fois je que je vous ai je a il y a deux choses. Il y a il y a l'analyse du conflit israélo-palestinien ou israélo-arabe parce que il est il s'est étendu bien au-delà de la cause palestinienne et puis il y a mais est-ce que est-ce que ce qu'on appelle et puis aujourd'hui enfin les les les ce qui s'est passé c'est c c ces jours récents qui est épouvantable entendable qui est qui est qui est qui est qui est c'est du terrorisme c'est c'est de l'horreur absolue c'est c'est immonde.

Je veux dire, aucune cause ne mérite enfin ne justifie ce qui s'est passé. Donc mettons de côté la cause de SP signale euh voilà. Mais la la défense et le fait de ne pas nommer par exemple comme le fait une partie de la gauche ce qu'il s'est passé, ne pas utiliser, ne pas condamner, ne pas utiliser le mode terrorisme.

Est-ce que euh gauche est complètement aveuglé et et est-ce que une époque Oui, après c'est du c'est du calcul. Enfin non mais moi je vous dis des choses, je crois pas que je je puisse avoir une analyse très originale sur les questions parce que tout ça c'est ressassé, redit par des politologues. Je vous ai entendu parler par exemple à une époque je vous ai entendu dire qu'il y a eu à une époque un islamo progressisme et un palestin gauchisme.

Voyez ce que je veux dire ? Et ça m'intéresse cette notion là. Expliquez-moi ça.

Oui, mais ça c'est dans le mouvement des idées, dans la manière dont euh euh dont la politique française s'est saisie de ces de ces événements qui se passaient à 3 4000 km au Moyen-Orient et qui était euh analysé par des gens confortablement installés ici à la Sorbonne ou ailleurs et qui étaient loin des réalités. Enfin, moi j'ai vécu la le début de la guerre au Liban. Euh et c'est vrai que une des raisons pour lesquelles j'ai fait ce métier, c'est parce que je je trouvais détestable la manière dont les journalistes français, enfin un certains d'entre eux, couvraient ce conflit et on le résumait à une opposition entre riche libanais chrétiens et pauvres musulmans.

Alors que je connaissais cette société et que je voyais bien que les riches étaient dans les deux camps et il y avait aussi des des des chrétiens très pauvres. Et donc on plaquait euh le le l'analyse française ou le le le prête à pensée idéologique marxiste sur le Liban alors que ça n'avait rien à voir quoi. Voilà.

Donc euh cette notion d'islamo progressisme, expliquez-moi ça. Bah l'islamop progressisme c'est comme ça que la FP appelé le appelé les mouvements la naissance du Esbola. C'est la naissance dubola dans les années 80 euh que que qu'on a parlé d'islamo progressisme.

Je me souviens, je crois que oui, j'ai écrit un livre là-dessus où je parlais de ces événements et ce qui m'avait beaucoup surpris, c'était effectivement cette notion d'islamoproriste, c'est-à-dire que le esbola enfin les mouvements islamistes prenaient prenaient le contrôle de Beyout Sud du sud de Beyouth, la capitale libanaise et il fermait euh les bars, les restaurants, les boîtes de nuit. obliger les femmes à porter le voile et cetera et et on trouvait que c'était un mouvement de libération notamment dans l'IB mais aussi dans la même même la FP mais je me souviens fait parlant des islamo progressistes prenant le contrôle du sud de Beou pour eux c'était progressiste et c'était ce qui est assez étonnant c'est que ces mêmes journalistes qui ne qui n'avaient aucune indulgence pour pour le christianisme et pour le catholicisme avait toutes les indulgences pour pour l'islamisme et ça continue en fait aujourd'hui encore. C'est ça qui je trouve intéressant chez vous, c'est que ça ne vous empêche pas de critiquer la politique de l'État d'Israël.

Pourquoi il est impossible d'une certaine manière de pour certains d'être dans la nuance et de condamner ? Pourquoi c'est humainement c'est quand même fascinant ? Ben oui, mais parce que c'est un conflit effectivement où les tensions les les tragédie sont d'abord c'est un tout petit territoire.

Ouais. Enfin quand on enfin moi je fais partie des journalistes qui ont eu la chance de d'y aller et d'ailleurs ça me permet de faire une petite incise en disant que malheureusement enfin moi j'ai la chance en tant que journaliste d'avoir été dans tous ces pays donc je pense qu'on ne peut pas on a beau avoir lu tous les bouquins de la terre avoir été au presse universitaire de France avoir lu des bouquins de sociologu d'analystes politiques fait l'histoire si on va pas dans un pays on ne comprend pas il faut ressentir les choses voir les C'est pour ça que je vous demande, j'entends sur les plateaux depuis 4 jours des spécialistes, des analystes. Je C'est ce que je cherche à comprendre.

Chacun son métier. Mais oui, mais l'humain, c'est c'est là le ventre quoi, ce que vous avez vu, ce que vous avez ressenti. Hm hm.

Euh oui oui. Non mais pour revenir à effectivement à la couverture du conflit comme j'ai pu le faire. Il se trouve qu'en effet j'ai fait un film qui était sans sans indulgence à l'égard du Gaza et du Hamas.

Je racontais à travers des équipes qui ont été sur place comment le Hamas a mis en coupe réglé ce territoire et cette population. Allons jusqu'à installer des garderies d'enfants ou des des des crèches près des endroits où il stockaient les munition, sachant que les Israéliens savaient que ça allait sans doute les empêcher de bombarder. Euh ou alors le fait que les Israéliens bombardent, ça permet ça permettait ensuite au Hamas de dire "Ah, regardez, c'est épouvantable, ils ont tué nos enfants et cetera." C'est c'est de la propagande immonde.

Euh et par ailleurs, j'ai dénoncé effectivement la politique israélienne dans les territoires occupés, mais notamment aussi Jordanie. Comment on a transformé ce territoire en gruyère pour empêcher la constitution d'un véritable état palestinien ? Et à l'époque, je me souviens, j'étais traité d'islamophobe par un certain nombre de gens et j'étais d'ailleurs sous protection judiciaire et j'étais aussi traité de d'antisémite par un certain nombre de gens.

Et là, on se dit qu'on a bien fait son boulot. Une grande violence. On se dit qu'on a bien fait son boulot.

Non. Oui. Oui.

Oui. Mais c'est une maigre consolation parce que c'est une telle violence que et on le ressent comme une injustice. Mais mais c'est ça le problème, c'est que souvent les passions l'emportent et les passions tristes.

Le shampe, ça c'est quelque chose. Ouais. Vous aimez le cinéma ?

J'aime beaucoup le cinéma. J'y vais moins maintenant mais j'y allais beaucoup quand j'étais quand j'étais étudiant et je venais souvent ici. Ouais.

Comme tous ceux qui ont fait la légende dessus. Je suis venu ici tant de mes fils. Ouais.

J'ai emmené voir la 317e section. Ah oui ouais. Et puis la section Andersen aussi.

Ah j'ai j'ai pas vu la film. Très beau film. Euh on rentre.

Ouais. Mais la 37e section c'est Shanderfer bien [cri] sûr avec d'ailleurs avec Jack. Bonjour.

Bonjour. Comment allez-vous ? Les éditions de minuit évidemment.

Bah oui, shampo édition de minuit en général c'est un truc qui v qui va bien quoi. [rires] Ça va ou très bien on peut descendre ? Oui bien sûr.

Le ciel étoilé vous attend. Merci beaucoup. Merci.

D'où est né votre amour pour le cinéma ? Euh, il est né en Italie. Ouais.

Euh dans un cinéma qu'on appelle le cinéma de la paroquia, le cinéma de la paroisse où mes on m'a envoyé le dimanche le dimanche après-midi et donc j'ai vu tous les films des années enfin des années 60. Ouais. Dinorizi, Comencini et cetera.

Skola. Bien sûr. Ouais, nous nous sommes tant aimés.

Exceptionnel avec Gasman. Euh, nous nous sommes tant aimé avec Gasman. Ouais, c'est cette scène que j'adore qui est Et Stéphania et Stéphania Sanderelli quand il ment au début du film pour pas avouer à son ami ce qu'il est devenu.

Ah bah oui, incroyable. J'adore ce film. Ouais, on entre.

Ouais. Ah oui, le ciel étoilé. On s'est ass au cinéma.

Moi en général, j'aime bien être devant. Moi aussi devant et plutôt sur un côté parce que je suis assez grand, je mets les jambes dehors. [rires] Ah bon ?

Vous verrez avec l'âge, on se met sur le côté pour pouvoir aller pisser si jamais on a [rires] Bon allez, faut que je garde mon faut que je garde mon obligé. Je vais perdre mon A est-ce que quand on réalise des films des documentaires un lapsus ? Moi je produis he je réalise pas.

Enfin bon, je réalise un peu parce que effectivement je suis beaucoup en tournage donc je me mène aussi un peu de réalisation. Mais est-ce que l'info a besoin d'être mise en scène comme au cinéma ? Euh ouais, je sais pas, ça dépend ce qu'on appelle mise en scène.

Ouais. Euh réaliser, c'est faire des choix. Donc en fiction comme dans la réalité.

Quand vous êtes confronté à la réalité, vous faites des choix, des choix d'angle, des choix de la fois des choix d'angle [musique] sur le documentaire et sur les questions que vous traitez et sur le pays ou sur le conflit que vous couvrez. forcément vous faites des choix euh et après il faut installer un récon il faut raconter sans sans distore de la réalité mais en essayant d'être le plus représentatif possible de de cette réalité de sa complexité. Vous parliez de nuance tout à l'heure, il faut être évidemment dans la nuance et c'est un exercice passionnant.

Un exercice passionnant. Est-ce qu'on peut être tenté parfois de mentir ? de rajouter un peu pour avoir un bon doc.

Est-ce que ça vous est déjà sans le faire ? Est-ce que vous êtes déjà ? Non.

Je rajoute une séquence un peu euh Non, non, non, non, non. Parce que c'est souvent ce qu'on peut reprocher. Bah non, parfois de faire du sensationnalisme et de chercher la séquence de qui n'est pas forcément représentative d'une réalité.

C'est parfois peut-être difficile, non ? Mais ce que vous appelez sensationnalisme, enfin moi ça renvoie, c'était c'est un procès qu'on faisait à la télévision autrefois. Enfin, je crois que on a je crois que c'est un terme qui n'est plus employé.

Donc voilà, il faut avoir le sens du récit. C'est comme c'est ce que je disais ce matin, vous savez, j'ai créé un média qui s'appelle Réel Média. Ouais. euh que je vous recommande qui est ce sont des vidéos sur les réseaux sociaux sous la marque Real Media qui est un média généraliste qui a provocation à mettre en valeur l'esprit d'innovation, la solidarité, l'engagement et délibérément avec un ton positif pour sortir du catastrophisme ambiant.

Et euh et donc on a une une jeune rédaction et je leur disais ce matin euh voilà, ben je on est aussi un média généraliste donc il faut s'intéresse qu'on s'intéresse à ce qui se passe aujourd'hui en Israël euh parce que c'est dans tous les dans toutes les conversations, dans toutes les têtes. Et je leur disais ben le journalisme c'est aussi raconté et en vidéo à la télévision sur les réseaux sociaux mais aussi à la radio en presse écrite. Enfin vous l'z vous avez fait une école journaliste donc ben en presse écrite c'est l'accroche d'un papier.

Comment accrocher son lecteur ? comment lui raconter euh voilà et donc on se rend compte que finalement le le récit il est à il est d'abord à hauteur d'homme. Hm.

Donc voilà, l'accroche c'est l'anecdote qui va faire sens. Et quand vous faites un papier radio, c'est la même chose quand vous êtes reporter, que vous êtes à l'out du monde et que vous racontez les choses. Il faut il faut il faut retenir l'attention et ce que vont retenir les gens, c'est la petite histoire dans la grande.

Donc mais c'est vieux comme le monde, c'est vieux comme le journalisme. Vous lisez Kessel, Joseph Kessel, Albert Londres euh voilà, il se il faisait du sensationnalisme entre guillemets, même si j'ai pas ce terme. Encore une fois, c'est un terme qu'on a utilisé à une époque pour faire le procès de la télévision.

C'était absolument ridiculeux. Certains euh procès de la télévision mais certains par exemple sont tombés dans le piège. On souvient par exemple de PPDA qui avait euh trafiqué une interview de Castro par exemple.

Vous voyez ce que je veux dire ? Ouais. Oui.

Ou oui oui. Mais ça c'était effectivement une grosse erreur qui l'a reconnu d'ailleurs je crois. Euh mais non je non je je livrais en déch.

J'espérais pas que vous me disiez si si sur portage il y a une dizaine d'années. Bon non, tourner dans les studios. Non non, on est très vigilant.

On est très vigilant. Euh la télévision en fait c'est je pense qu'on peut faire beaucoup plus confiance. C'est marrant parce que quand on fait les sondages en général les gens disent font plus confiance à la radio qu'à la télévision.

Ouais. Et la télévision vient derrière. Et en fait la télévision c'est un c'est je dis souvent c'est un métier d'artisan qui se fait à plusieurs.

Donc il y a le réalisateur, il y a le caméraman, il y a le preneur de son, il y a le rédacteur en chef, il y a le producteur. Après, il faut il faut mixer le sujet, il faut équilibrer les images, il faut voilà, il faut faire tout un travail de de post-production qui prend du temps et qui fait intervenir plusieurs métiers et notamment et en en dernier lieu souvent le métier au-delà du métier du rédurant en chef ou du programmateur de la chaîne, c'est le juriste qui intervient pour dire "Attention là, vous avez dit ça mais est-ce que vous avez vérifié ? on risque pas d'avoir est-ce que nous on risque pas d'avoir un procès et cetera.

Donc c'est un métier qui se fait à plusieurs et donc ce qui fait que aujourd'hui une télévision une minute de télévision, un documentaire qui passe à la télévision, il a été regardé mais des dizaines et des dizaines de fois avant de passer à l'antenne. Donc les erreurs, elles sont elles sont en général après, il y a la mauvaise foi, il y a le parti prix, il y a Oui, il y a des émissions qui euh qui qui pratiquent un certain nombre de choses que moi je pratiquerai pas moi. Ça c'est clair.

Vous savez ce qui passe. C'estàd je joue pas au procureur, je je joue pas au justicier euh comme certaines émissions. Ouais, j'attends de vous poser la question.

Reste avec nous, il nous dira tout à l'heure. Vous savez ce qui passe au champ de la Villardiaire ce soir ? Non, pas du tout.

La comb sien. Ah, la combien ? Ouais.

Louis Mal. Bah oui, vous m'avez demandé sur toute une série de films lequel je Ah oui, pourquoi celui-là ? parce que parce que c'est euh c'est un film qui est sorti dans les années 70, début des années 70, j'avais 16 17 ans et euh et justement sur l'engagement euh il donne il fait réfléchir et il donne beaucoup d'humilité et il incite à la prudence et y compris dans le jugement de du passé.

Bah la Combu Lucien c'est un c'est un jeune garçon qui a je crois 16 17 ans et qui s qui veut s'engager dans la résistance et puis dans la résistance on lui dit non et finalement par dép jalousie ou parce que par amour aussi parce que il est amoureux je crois d'une fille qui s'appelle qui [musique] qui est la comédienne Horore Clément qui qui était belle comme le jour. On lui il dénonce ceux qui lui ont dit non. Il dénonce ce qui eu dit non et il finit par rentrer dans la milice.

Et euh et donc bah ça me rappelle la chanson de Jean-Jacques Goldman sur euh sur la Nad que com comment ça s'appelle cette chanson. Ah oui, c'est je crois que j'ai repris les paroles là parce que je savais que j'avais parlé sur ce j'avais évoqué ce film et j'aime bien j'aime bien ce j'aime bien les paroles de cette chanson. Où est-ce que je vais les retrouver ?

Je suis pas sûr. C'est laquelle Goldman. Est-ce qu'on peut trouver ça ?

Euh je les avais prises en je les avais prises en photo. [grognement] Bah non mais il suffit de regarder. On a le Ah ben non, on n pas de internet.

Né en 17 à DST. Né en 17 stat. Ouais.

Ouais. Et je vais mettre les paroles. Ah vous avez le vous avez le wifi parce que moi j'ai pas de pas.

J'ai un peu de 4G. Euh non mais il y a cette fameuse Est-ce qu'on les a Pourvu que pourvu que je n'ai pas choisi. Enfin de la chanson analyse.

Ah j'ai pas les paroles là. Non, attendez, je vais les trouver une parole de parole. Mettez paroles.

Hop, néon 17, c'est ça ? Ah oui, c'est ça. J'aime bien cette chanson.

Mais d'ailleurs, j'aime bien Jean Glemman, mais euh on saura jamais ce qu'on a vraiment dans nos ventres, caché derrière nos apparences, l'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ou l' pire ou le plus beau. Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau ? s'il fallait plus que des mots [musique] et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps d'avoir à choisir son camp.

Alors enfin moi je suis du genre à choisir mon camp mais cette cette chanson je trouve qu'elle est elle est intéressante. Et en 74 Louis dénonce parce que à l'époque alors il y a pas de doute la France a été résistante et il ben non mais ça c'est la légende ça. Oui, mais à cette époque c'est qu'il fallait il fallait réconcilier, il fallait rebâtir le pays, il fallait réconcilier français, il fallait éviter à la fois le communisme et la mam mise américaine sur la France et euh et donc on raconte voilà enfin c'est c'est il faut il faut des mythes fondateurs pour faire repartir un pays et donc le myth fondateur c'était enfin le mythe en tout cas qui permettait [musique] de ressouder le pays c'est de dire voilà et l'histoire a évolué à l'école on a appris des choses différemment [raclement de gorge] sur 44 millions de pétist hélas enfin voilà ce qui ce qui fait que j'ai un vrai attachement à mon pays hein mais c'est vrai que je sais qu'il peut mal se comporter h et mais ça c'estit euh est-ce que tout est-ce que c'est c'est aussi l'histoire de tous les peuples hein c'est donc donc voilà enfin moi je pense d'ailleurs que finalement l'histoire elle est faite par des hommes, elle est faite fa par, j'allais dire des élites, elle est faite par quelques-uns qui portent un pays et puis le reste le reste suit bonhomme àant et donc je pense que quand on a la chance de d'avoir une culture, d'avoir une vie un peu préservée et cetera, il faut aussi donner un peu l'exemple parfois ces mythes qui ont été déconstruits à l'école, on a au fur et à mesure les programmes ont changé.

Il fallait déconstruire certains my par exemple autour de la position de la droite de la gauche, ça ça beaucoup mais il y a un autre myth. de l'autre myth, c'était que la gauche était résistante et que la droite était collaborationniste. Euh bah c'est c'est faux parce qu'il y a eu aussi [musique] beaucoup de résistants à droite.

Euh la chambre qui a donné le plein pouvoir à Pétin était une chambre à majorité de gauche. Euh et ça et on l'a effacé [musique] des livres d'histoire par sectarisme et par euh par Ouais. par volonté de manipuler, volonté de cacher la réalité.

Est-ce que ça se sent se ressent encore aujourd'hui ? Oui, je pense encore que Oui, oui, oui, oui. Ça sera encore aujourd'hui dans le débat politique.

Oui, absolument. Ouais. Ouais.

Moi, j'ai vécu en tant que journaliste. Moi je suis journaliste, j'ai jamais été militant dans un parti politique. Euh mais je j'étais je suis né en 58, j'ai j'ai lu cette génistine dans les années 70.

Donc, j'étais anticommuniste, ce qui fait que j'étais plutôt et puis j'étais plutôt pour l'économie libérale, pour une économie pour l'initiative privée parce que je je voyais bien ce que ce qui se passait dans les économies socialistes et et la croissance économique incroyable qu'on a connu dans les pays occidentaux et dans les pays libres. Euh donc j'étais plutôt j'étais plutôt [musique] à droite. En même temps, le capitalisme n'est pas un système n'est pas une idéologie, c'est un système économique.

Et donc comme disait Marx, il faut une infrastructure. C'est soit le marxisme, soit le capitalisme et au-dessus, il faut une superstructure. Il faut faut il faut il faut quelque chose, il faut des valeurs.

Il faut donc on a travaillé en France ben ça a été ce qu'on a appelé les valeurs républicaines mais qui est devenu un mot creux au fil du temps parce qu'on les a pas fait vraiment vivre, on les a pas défendu notamment à l'école et on a c'est comme ça qu'on a laissé prospérer des contreidologies et notamment cette idéologie islamiste qui aujourd'hui pénétré dans certains quartiers par l'acheté par l'acheté républicaine par l'acheté de par l'acheté de de ceux qui font l'école par l'acheté enfin Et encore une fois, je je veux pas embrasser tous les professeurs là-dedans, ni tous les éducateurs et cetera parce que des gens remarquables. Aujourd'hui, on dit toujours, mais on s'est soumis, on s'est soumis, on s'est soumis par volonté de pas faire de vague, par l'acheter, par manque de courage, par haine de soi, par pas mal de choses. Et euh et voilà ce qui aboutit aujourd'hui à un pays qui à mon avis est profondément en crise.

La France est un pays profondément en crise et moi je suis celui de ceux à travers enquête exclusive et cetera et qui a essayé de mettre de de montrer les doigts ce qui allait pas. Euh on m'a tapé dessus, on voilà, on a souvent critiqué l'émission. Je me souviens qu'à une époque [musique] on disait oui c'est l'émission qui ils sont obsédés par la drogue.

Bah oui, on parlait de mafiant, on parlait de trafic de drogue, on parlait des dégâts commis par la drogue auprès des jeunes et pas seulement en France mais aussi partout ailleurs. On parle beaucoup d'écologie aujourd'hui. On parle d'écologie et tous les militants écologistes qui euh qui fument des joints ou qui s'envoient des rails dans le nez, des rail de coque.

Il faut savoir que la coca la culture de la coca en Amazonnie détruit énormément la forêt. Donc tous ces gens qui défilent pour la défense de la forêt amazonienne et qui s'enfilent des rails de cque, bah ils sont ils sont en fait complices d'un système qui qui ruine la forêt amazonienne et qui réduisent à l'état de de serbage les paysans amazoniens. Commencer, on regarde un moment.

Radio diffusion nationale. Mesdames et messieurs, nous pouvons découir à présent une causée de monsieur Philippe Hriot, les revanches de l'histoire. Rien n'est plus furieux pour qu' écoute les radios de la discidence pour constater l'admirable et sereine des gens.

Il n'est plus nécessaire d'essayer de différencier radio Londres, radio Alger ou radio Brazaville. Le ton, le style, le vocabulaire, tout cela nous est depuis longtemps familier. et nous trouvons dans chacune de ces productions la marque de Fabrice ne parvient pas à faire disparaître la couche de vernis nationaliste ou même religieux laquelle on charge de temps en temps un spécialiste de laement il faudrait pour que cette propagande porta ne considère pas un défi permanent au bon sens que ces gens infurient pourraient leur en vouloir personne n'attendait des arguments.

Mais vous savez qu'il a eu un destin tragique ce garçon. Oui, parce que il un accident de voiture avant après la sortie du film. Ouais, il avait 23 ou 24 ans, je crois. [musique] Alors, vous savez qu'ici tout se fait au la projection est numérique maintenant.

Mais bah depuis pas longtemps. Oui, c'est ça. Regarder, je crois que ça a commencé en Oui, il y a plus les Ça va, ça va.

Bah autrefois c'était ça. Et oui, à l'époque c'était ça. Mais on est toujours équipé.

Ah ouais. Et ben notamment pour la dernière nuit cinéma qu'on a fait, on a passé toute une nuit au shampo enfin plutôt mon collègue a projeté deux films en 35 mm parce que c'était des films d'autrefois qui avaient pas été numérisés en fait. Tout à fait.

Bah ils ont été numérisés. Alors il y a Cairo et le deuxième c'était le 6e sens. Ah ou et en fait les distributeurs peuvent nous envoyer des cop c'était qui ça ?

C'est avec grosseis. [musique] Ah oui d'accord. Ah ouais !

Ah le 6e c'était toujours en en fait on est passé en le film de Bruce Willis où il est mort et on ne le comprend que très tard. Exactement. Et là donc là vous pouvez voir toute la cabine.

Donc on est équipé en numérique mais aussi en argentique si vous voulez explorer. Et donc on pourrait pas refaire un film comme Cinéma Paradise. Vous connaissez ce film ?

Ah bien sûr j'ai adoré. Non, bah c'est un film qui donne même envie d'être projectionné, je dirais. Non, mais c'est un film extraordinaire.

C'est très beau ce film. Très très beau. Où il coupe avec un réalisateur italien les images un peu ou les gens s'embrassent.

Ouais. Et si vous voulez avec Jacques Perin d'ailleurs qui nous a trop tôt il y a un an qui joue l'enfant. J'aimais beaucoup cet homme.

Non, il joue pas du tout, il joue le l'enfant qui a vieilli. Oui, pardon. Ça ça raison.

Ouais, il y a un enfant qui le joue jeune. Voilà, c'est ça exactement. Oui, ça commence où il est il dort et puis ce téléphone sonne et on lui annonce la mort de Exactement.

Il y avait l'annonce de la mort qui a d'un homme qui a fait toute sa jeunesse et qui était le projectionniste du cinéma de son village. C'est pas noir et c'est noir hein. C'est noir.

Et et ça me renvoie, c'est vrai qu'il y a quelques jours, j'ai appris la mort d'un fermier qui qui était dans une ferme qui pr qui pr de chez moi à la campagne et en origin et il est mort à 90 et quelques années et c'est un homme qui qui m'a accompagné enfin que j'ai accompagné de durant des étés dans les champs ramasser les pommes de terre brûler les chaes et cetera. C'est un homme extraordinaire. Mais il a il a il a fait mon enfance.

Il a il a fait les étés de mon enfance et euh et ça m'a beaucoup aimu quand j'ai quand j'ai appris sa mort. D'autant que depuis 2 3 ans, je me dit il faut que j'aille le voir, faut que j'aille le voir. Et puis il est mort.

J'ai eu le temps de le revoir. Donc il faut aller voir les gens qu'on qu'on a envie de revoir et les gens qui ont qui ont peuplé votre enfance avant qu'il ne disparaisse. L'argent l'argentique passe vous avez des pellicules là par exemple.

Bien sûr. Alors là par exemple, vous avez une colleuse que mon collègue a utilisé pour préparer la 135. Ah ouais.

Ouais. Donc là je crois que c'est juste une amante. Je sais pas ce qu'il a fait.

Et là, vous avez les plateaux juste ici. Je sais pas laquelle c'est un peu étroit mais vous allez les garder longtemps encore ou euh c'est des objets que vous gardez comme ça par nostalgie ou par souci de que la nostalgie, c'est vraiment le savoir-faire. D'ailleurs, mes collèges, ils sont en train de me former moi-même au 35 et je pense que c'est c'est quelque chose qu'on m'a pas envie de perdre.

Et c'est pour ça qu'on fait aussi des séances 35 et qu'on incite les distributeurs à nous envoyer des copies 35 parce qu'il faut que cette que ce cinéma organique et ce cinéma d'entendant bah encore plus dans les cinémas de patrimoine il continue de vivre et c'est pour ça que tout marche encore. Et là vous avez d'ailleurs encore le vous avez encore la petite lucarne qui permet de voir si la projection se déroule bien. Enfin on est pleinement équipé pour en projeter dans cinéma Paradiso. il oublie à un moment de regarder et la la pellicule prend feu parce qu'il fait d'autres choses dans la dans la mais il y a quelque chose d'assez hallucinant aussi dans le cinéma, c'est une exception je crois internationale, c'est que en fait je crois que c'était le grand-père de un responsable actuel, il avait inventé un système de projection dans l'autre salle et la projection était faite par le plafond.

D'accord. Et en fait, il y avait un miroir incurvébé en dessous qui permettait de rediriger le faisceau lumineux vers et c'était quelque chose qui avait jamais été fait. Donc pour vous dire tout l'amour de la du celluloïde qu'il y a dans le cinéma, c'est pas c'est pas quelque chose qu'on risque d'abandonner, même si aujourd'hui de pour pour des raisons financières, voilà, tout est et et aussi pour des raisons pratiques, tout est fait en en numérique.

Mais voilà, en tout cas, c'est un autre système mais c'est tellement agréable de de Alors, est-ce que l'image est l'image est différente ? On voit autre chose ? l'image est différente.

Alors après par exemple quand vous voyez une projection numérique, c'est une projection euh les images ont été restaurées et donc certes, les couleurs sont pas exactement pareiles, mais le truc du numérique c'est de se rapprocher le plus possible de la chaleur et des couleurs que nous conféit la projection argentique. C'est vrai que c'est pas exactement la même chose, mais le la progression technique nous permet de nous rapprocher d'une qualité à la pellicule. Enfin, moi c'est c'est bon j'ai envie de vous croire mais c'est vrai que c'est pas exactement la même chose.

Déjà on palpe pas le film. Ouais. Et alors il y a un cinéma mythique de mes années étudiantes, c'était le la boîte à film.

Ah non, vous connaissez pas donc vous je le connais mais ça a dû avoir la boîte à film. C'était venu de la grande armée. D'accord.

Et alors on éit mort euh des pas des Ringstone ni des loups mais de des Pink Floyd. Ah là là. L'important c'est d'aimer Zulavski Robin Schneider et Fabio Testki et ouais je crois que c'est le seul film où j'ai pleuré dès la première scène avec la scène de Romy Sneider où elle se fait prendre en photo.

Non ne me filmez pas, ne me filmez pas. Ouais exactement. Délibrance.

Ah oh là ouis. Ça c'est des pures conversations ciné qu'on peut avoir bah pas dans la cabine mais parce qu'on accueule pas les spectateurs mais devant c'est pour ça que je fais ce métier quoi. C'est ça c'est ça qui est du purégal.

Mais alors c'est fini, vous les projetez, vous continuez de les projeter ici pas en temps. Oui. Ouais.

En fait, ça dépend des cycles en ce moment. Par exemple, on projette Mario Baba et Louis Mâ et en fait on projette bah tout le cycle Louis M et pour moi si vous voulez la salle une et la salle 2 du shampo et on pourrait même élargir à toutes les salles de cinéma de patrimoine. Pour moi, c'est des machines à remonter le temps.

Et oui, on les projette encore. Je sais pas quand la dernière fois qu'on a projeté un Zulavski, mais on va projeter, je crois, dans le futur possession par exemple. Ah ouais mais et d'ailleurs j'ai une petite anecdote pour l'importance d'aimer.

Je travaillais avant donc au cinéma Saint-Lambert et je j'ai cru comprendre que la scène juste après la scène de Romy Schneider dont on parlait é tourné dans les toilettes du cinéma Saint-Lambert. Je sais pas si vous connaissez dans le 15e. Voilà c'est même les cinémas font partie de l'histoire du cinéma et le shampo qui était la salle de qui était la salle de la Truffo disait je suis là cet après-midi.

Vous voulez un rendez-vous vous venez ? parce qu'on après-midi au champ. Je crois que c'est vrai dans l'importance et l'imé.

Il y a aussi Jacques Duuton. Remarquable. On a eu des on a eu des beaux spectateurs et je crois qu'on les spectateurs qu'on a même on a envie de les faire aimer le cinéma et peut-être même on a envie que nos spectateurs deviennent des cinéastes.

Moi c'est comme ça que je le vois mon métier. Mais ils viennent ils viennent c'est les plus jeunes quoi. C'est filles les années 70.

Ou mais alors moi alors je travaille ici depuis quelques semaines quelques mois mais j'ai été extrêmement impressionné. voir à quel point je vendais des billets moins de 26 ans et tu arrivé prédit. Par exemple, la séance qui marche le mieux en ce moment, c'est la séance de 21h à Paris Texas où je crois sur les 60 billets qu'on vend, il y en a 80 % qui ont pas c'est Win Wenders.

Ça c'est Ouais, c'est Win Venders mais mais pour pour voilà pour vous donner un exemple par exemple mais enfin voilà moi ça me fait extrêmement plaisir de de voir ces ces jeunes et c'est moins jeunes qui vont c'est fantastique. C'est c'est une machine à remonter le camp. Ouais, c'est super.

Non mais parce que c'était des films qui donnaient les alphabets de la vie d'adulte aux adolescents. En fait, c'était des film d'initiation au monde des adultes. Bon, à l'alphabet de l'amour, à l'alphabet de l'engagement de de des relations entre adultes, du monde professionnel de comment comment on éveille une vocation enfin voilà que et les forcées de la nature humaine.

J'ai l'impression qu'aujourd'hui malheureusement le cinéma est plus c'est c'est en renvoie une dynamique beaucoup plus simplète souvent dire les films qui sont fait aujourd'hui. C'est vrai que moi je travaille dans un cinéma de patrimoine donc je sais même mais c'est vrai que les films d'aujourd'hui plus détruire ou être détruit c'est souvent le cul de la violence et bah déjà je trouve que à part quelques castes comme Gaspar par exemple je pense à lui mais il y a moins ce côté où par exemple la con Lucien il était considéré comme subversif à sa sortie je crois qu'on a moins ce goût d'être subversif et de se dire que à la limite le cinéma il peut nous apprendre nous confronter à des peurs et à des choses qui vont nous faire réfléchir pas tout de suite. D'ailleurs, il y a ce moment de digestion qu'on peut avoir après la séance qui est parfait dans ce quartier.

Je trouve on peut digérer d'ailleurs dans chez un libraire dans Saint-Michel et il y a ce moment on digère le film et je trouve que ça on l'a moins effectivement dans le cinéma noé. Alors moi j'adore par je trouve ça extraordinaire mais la subversion pour la subversion est-ce qu'elle a une utilité réelle ? J'en suis pas sûr.

C'est dire que il parlait de film subversif parce que ça voilà parce que à cause du parcours de la con Lucien qui mal n'a pas fait que des films c voyez ce que je veux dire c'est que le moment est est à ce film là il le fait mais il se dit pas avant de commencer son film avant de commencer n'importe quel film et c'est ce que je peux reprocher par exemple à Gaspar Noé de vous faire un film coûte que cû un truc mal aimait bien les sujets qui bousculaient l'opinion publique dans ses certitudes et notamment je pense à son dernier Span Vortex qui est l'histoire de deux personnes âgés qui sont en train de mourir ensemble. Moi par exemple dans ce film là, j' ai pas vu de subversion et j'ai trouvé ça très beau et je suis d'accord avec vous pour vous dire qu'un film subversif pour un film subversif c'est dommage mais parfois en rapport avec l'époque par exemple quand dans le feu folet on parle du du suicide avec autant de manière aussi directe à mon avis même si c'est pas mon époque je pense qu'il y avait une forme de subversion là-dedans et moi aujourd'hui en revoyant ce film au shampo il y a quelques mois même plus j'ai été super ému et je trouve que la super Ren non c'est Mary non de bêtises. Non non mais bon alors pour les grandes conversations cinéma on vient au shampo eten est là avec grand plaisir.

Vous avez fait quoi comme étude ? Vous avez moi j'ai fait des études de philosophie. Ah ou et j'ai pas fait particulièrement d'études techniques dans le cinéma.

J'ai fait un master de cinéma mais c'était enfin c'était théorique on va dire. Mais sinon moi ce qui m'a toujours passionné c'est la philosophie. Je parlais deus tout à l'heure.

Moi, pour moi, mon vrai choc, ça a été deus qui parle de cinéma. Ça m'a fait revoir un peu tous les films que j'avais vu dans ma tête et je me suis dit cinéma, c'est presque une matière à penser et pour compléter ma formation, devenir projectionniste, c'était toucher le film avec mes mains et pas avec mon cerveau. Je suis hyper heureux ici pour tout vous dire.

Je sens que vous avez envie de faire du cinéma. Oui. Et voilà.

Il est bien, il viendra. Bon ben à bientôt. Merci beaucoup. très gentil de nous accueillir ici.

Merci beaucoup plaisir. Au revoir. C'est là le moment où il demande à son prof de le de le faire rentrer dans la résistance et et qu'il refuse.

Ouais. Moment de bascule. Et il suffit pas grand-chose parfois dans ces dans ces périodes de conflit, dans ces périodes de c'est ce qui doit inciter à l'humilité quand on quand on juge 20 ou 30 ans après une époque.

H évidemment sans 10 sans sans non plus se montrer indulant les gardes ils sont comportés les gardes des gens qui sont comportés comme des salots mais et de manière on a vu la fabrique du cinéma on va à la fabrique du documentaire du reportage. D'accord. C'est votre votre QG.

Jusqu'à quelle heure vous pouvez travailler pour faire un un doc ? Parce que vous devez en rendre un tous les dimanches. Oui.

Non mais encore une fois, il y a il y a plusieurs producteurs. Je suis pas le seul producteur. Donc et les films qu'on diffuse les dimanche soir, ils sont déjà à M6 estampillé, visionn pas technique, plusieurs jours à l'avance.

Ah, c'est nous ça. C'est nous ici. Je vous laisse entrer de l'autre côté.

Vous avez eu de l'eau ? Oui, bien sûr, il y a de l'eau dedans. Bon, direction Neï.

Alors, c'était bien de voir ça. Ouais, c'était sympa. C'était bien ou c'est vrai que c'était bien.

Longemps, j'avais pas été dans une salle de projection. proje de projectionniste. Merci Arsen.

Merci. Au revoir. En plus il s'appelle Arsen.

Ouais. [rires] Non commun. Vous avez annoncé il y a quelques années que vous aviez un cancer.

H Et je l'ai vu tout à l'heure, j' a pensé parce que j'étais de l'autre côté annoncé. Oui. Oui.

Vous l'avez pas annoncé une annonce un cancer. Il se trouve que j'ai eu l'occasion de dire, je sais plus pourquoi et comment, mais bon bref et je j'ai préféré de lancer les questions la rumeur. Ouais.

Puis voilà. Bon, il y a toute une série de gens. Je pense que vis-à-vis du cancer, les choses ont un peu changé aujourd'hui.

Oui, c'est ce que vous disiez. Vous dites, c'est plus une maladie. Je me souviens encore du moment mais ça existe encore.

On parle de longue maladie. Il est mort d'une longue maladie et on parle pas de cancer comme s était honteux. C'est moins le cas aujourd'hui, mais en très longtemps, on parlait pas de cancer.

Euh oui oui, écoutez euh c'était pas un très bon cancer mais les choses vont bien aujourd'hui. Ça fait 3 ans que je suis sous surveillance régulièrement et plus le temps passe et plus euh plus les les les nouvelles sont trop agentes. Ouais.

Est-ce que ça vous J'ai bénéficié d'une immunothérapie. Ouais. et euh et donc de l'avancée de la médecine en la matière puisqu'on a découvert aussi les vertus de l'immunothérapie dans la lutte contre le cancer et je trouve qu'unothérapie a manifestement bien marché sur moi et voilà.

Est-ce que ça vous fait changer parce que d'ailleurs j'ai beaucoup aimé ce que vous avez dit parce que vous dites oui j'ai un cancer mais en fait ça arrive à des centaines de milliers de personnes chaque année donc je suis pas un cas isolé il se trouve que je suis une personnalité donc ça peut savoir et je préfère le dire mais je veux pas en faire non une affaire quoi, une histoire ce moment le moment où vous la prenez est-ce qu'il y a une peur une crainte une Bah oui forcément oui. Bien sûr, forcément, mais je vais pas m'étaler là-dessus parce qu'encore une fois, c'est quelque chose que beaucoup de gens ont vécu. Euh euh voilà, enfin j'ai pas j'ai pas forcément envie d'en d'en d'en parler, d'autant que voilà, les choses vont mieux.

H j'avais une juste raison d'être d'être un peu alarmé et à un moment même inquiet mais je veux croire aujourd'hui que tout ça est est derrière moi en tout cas voilà même s'il faut que je reste vigilant et que je suis toujours suivi à l'hôpital excellemment euh voilà par des médecins dont le professeur du pain h que je salue. Est-ce que ça vous a fait changer d'avis sur euh la fin de vie par exemple ? [raclement de gorge] Euh non.

Non parce que je moi je enfin je suis marié, j'ai des enfants, j'ai quatre enfants et j'ai toujours pensé que que je n'accélérerai pas ma fin de vie et que il y a quelque chose qui cloche là. Ouais, c'est le la ceinture. C'est la ceinture.

Ça y est, on y c'est la galère ça. Non, c'est bien. Euh et donc qu'est-ce qu'on se disait ?

Non, sur la fin de vie, non, je il se trouve la la fin de vie en fait, j'ai produit deux ou trois films sur la fin de vie et donc ça fait partie des questions de société sur lesquelles j'avais pas de conviction vraiment affirmé parce que vous avez pas de conviction sur la fin de vie ? Je n'avais pas de conviction. Oui.

Donc je n'avais pas de conviction. Non. Euh parce que effectivement j'avais pas été consacré à ça.

J'ai eu j'ai eu enfin j'ai perdu des proches. Mon père est mort il y a quelques années. Donc effectivement à ce moment-là je je m'en suis je me suis posé la question.

Il avait souhaité qu'il n'y ait pas d'acharnement thérapeutique. D'accord. Et il a eu une mort plutôt paisible.

Euh, il y a pas eu d'acharnement thérapeutique et je crois qu'il a eu une belle mort entre guillemets. Enfin, il é à l'hôpital mais voilà. Euh non, mais je dis ça, c'est parce que on pensait quand on est confronté la mort des autres, qu'on se pose ce genre de question.

Voilà, c'est pour ça que je vous pose la question et comme je sais que vous fatal et donc je pense que la mort, mais j'ai eu l'occasion de le dire plusieurs fois, c'est une c'est une histoire qui vous appartient bien évidemment, mais qui appartient aussi à votre famille, qui appartient aussi un peu à la société, qui appartient au aux hommes et aux femmes qui s'occupent de vous, qui vous soignent. Donc ça demande aussi un tout petit peu d'humilité. Je pense que la loi ne peut pas tout régler.

Il y a forcément des injustices, il y a forcément de des cas particuliers qui peuvent pas être satisfaits par la loi et je pense qu'on est dans une société où malheureusement pour répondre à quelques cas particuliers parfois tragique bien évidemment, on modifie les lois sans arrêt et on et on et on libéralise finalement l'accès à la mort. Et je trouve que c'est assez dangereux euh parce que donner trop de pouvoir ou à l'hôpital ou à l'état ou à la médecine, c'est toujours un pendu. Aujourd'hui, vous êtes par exemple farouchement contre l'euthanasie.

Oui, je suis contre l'euthanasie parce que je pense que de même que je suis contre la peine de mort parce que je pense que un état ne peut pas donner à mort et je pense qu'une société ne peut pas donner à mort. Euh donc euh donc je je je crains je crains les dérives à une loi sur l'euthanasie qui ferait que ben le médecin prendrait le pouvoir, la sécurité sociale pourrait prendre le pouvoir ou le malade se sentirait se sentirait parfois obligé d'accélérer sa mort ou de de choisir le suicide assisté ou l'euthanasie pour soulager ses proches. Euh et donc donc oui, je je pense que c'est une affaire c'est une question anthropologique.

C'est c'est vraiment un crime anthropologique. C'est ce ne serait pas une ouverture de droit pour vous ? Vous êtes vous aimez la liberté ?

Vous le répétez souvent, plus de liberté pour certains. Euh non, je je crains que cette liberté là ne devienne une servitude en fait. hm et et que euh je pense qu'il y a des services de soins palliatif euh qui sont une euh une possibilité offerte aux patients, aux malades en fin de vie de pouvoir euh vivre une une une fin de vie apaisée euh avec une souffrance soulagée et la possibilité d'être dans des conditions plutôt agréables pour recevoir les ses proches, pour voilà pour planifier sa fin de vie tranquillement et la la vivre la vivre intensément si ça peut paraître contradictoire de parler de fin de vie intense.

On a commencé vivre intensément sa fin de vie. On a commencé dans une église. Est-ce que c'est une conviction religieuse ?

Non, pas du tout. Non, non, non, non, non, non. Pas que pas que non.

Pas que religieuse ? Non, non, pas du tout. Non, non.

C'est vraiment c'est vraiment philosophique. Ouais. Non non, c'est vraiment philosophique.

Est-ce que de même que de même pour la peine de mort ? Je pense que enfin tu vois, je enfin voilà, je trouve que extrêmement violent que que qu'une société donne la mort à un individu. Alors vous vous m'avez dit que vous aviez pas d'avis.

Vous avez commencé à avoir un avis quand ça touchait vos proches. Vous m'avez dit pas pas de conviction. Pardon.

Pas de conviction. J'avais pas de conviction. Et aujourd'hui j'en davantage parce que effectivement j'ai eu la chance de mettre que j'ai produit.

Alors et quand la question j'imagine s'est posée pour vous quand vous avez eu on vous a dit vous avez un cancer, est-ce que là vous vous êtes posé la question différemment quand le cas Non, pas du tout porta sur Non, pas du tout parce que parce que d'abord je pense que quand on a une famille, on se doit on se doit vis-àis de ses enfants, vis-àis de sa femme, vis-à-vis de ses proches de de s'accrocher, de donner une leçon de de courage et de dignité. Et parce qu'on parle euh on parle de de de dignité dans le fameux droit à mourir. Je trouve que la vraie dignité, c'est de s'accrocher jusqu'au bout, de se battre et de faire en sorte que de vivre une fin de vie intense au contact de ses proches et de leur montrer que jusqu'au bout, on on se bat et on reste enfin voilà, je vous c'est très difficile de fois de tirer des d'avoir un un discours systémique, un discours un discours un peu fermé sur la question parce que je il y a des arguments de de des gens qui sont partisans pour Justement, vous vous avez fait des documentaires et alors j'ai pas vu le dernier, mais quelqu'un qui travaille dans la rédaction qui s'appelle Damien Canivz l'a vu.

J'en ai parlé avec lui, il m'a dit "Ce documentaire, il est clairement anti euthanasie. Pourquoi vous n'êtes pas allé chercher justement le contradictoire ? Pourquoi vous êtes dans d'une certaine manière dans une un combat sur cette question ?

Non, non, pas du tout. Euh il se trouve que on a on a fait de deux autres films pour zone interdites et l'autre pour dossier tabou dans lesquel on donnait la la parole au et alors ce dernier documentaire d'ailleurs qui Ah ce dernier documentaire je regarde tous les prévu parce qu'on parle d'euthanasie on interview des médecins qui pratiquent l'euthanasie en Belgique on on mais il y a un parti prix dans ce documentaire. Est-ce que vous me confirmez ?

J'ai c'est un collègue journaliste qui j'ai toute confiance qui lui l'a vu parce que c très difficile de le voir d'ailleurs des questions làdessus. Il y a un parti prix parce qu'on on parle du soin palliatif. C'est un film euh qui est qui est qui qui souligne les mérites des services de soins palliatifs.

Je pense que si les services de soins palliatifs qui est encore une fois c'est lieux à l'hôpital ou ailleurs parce que c'est c'est ça peut être en ambulatoire auprès du malade en sorte de soulager sa souffrance et de l'accompagner dans sa fin de vie ou euh s'ils étaient s'ils étaient accessibles en France par tous les Français qui qui sont confrontés à cette cette délicat de situation et bien il y aurait beaucoup moins de demandes de d'euthanasie ou de suicide assisté. Ce documentaire, il n'est pas paru il n'a pas paru au cinéma et il n'a pas été diffusé à la télévision. Pourquoi ?

Euh ça va être le cas bientôt. Ah bon ? Ouais.

Où ça ? Normalement sur les chaînes du groupe Canal. D'accord.

C'était difficile de le faire voir et c'était difficile pour certains de l'acheter ? Ben non parce qu'on avait décidé de le de le produire, un compte de producteur. On a fait une levée de fond et on a eu des généraux donateurs qui nous ont aidé.

Et en effet, c'est oui, c'est un un film qui est qui est militant en tout cas qui choisit effectivement et parce que ce sont mes convictions donc et qui est porté par un réalisateur qui s'appelle Girobin Desosier qui partageait même conviction de moi que moi mais encore une fois il tente de faire la part des choses et il donne aussi la parole aux gens qui sont euh qui pratiquent l'euthanasie ou le suicide assisté. Bon ben alors je pourrais le voir sur Canal ou sur une des chaînes du groupe canal. Oui absolument.

Ouais, normalement si tout va bien. La télé, vous l'avez vu évoluer parce que vous Oui, j'ai eu la chance de faire la télé mais à partir de 35 36 ans et j'ai euh j'ai j'ai la chance de participer au lancement de LCI, la chaîne info qui en avait pas à l'époque. C la première chaîne info 96 je crois.

Je travaill avec Jérôme Bellet qui avait aussi lancé France info quelques années plus tôt et ça a été ça a été une un épisode de ma vie professionnelle tout à fait tout à fait parce que vous vous alors souvent j'entends souvent dire que on veut chasser le mal blanc de plus de 50 ans de la télé. Alors vous vous êtes le prototype parfait. Ah oui.

Est-ce qu'on a essayé de vous chasser de la télé ? Non non non pas du tout. Non non non.

Pourquoi on chasse les autres et pas vous ? Je je sais pas si on chasse les autres franchement pour le coup. Ah donc c'est un mythe alors cette histoire du malband.

Je n'en sais rien parce que moi j'ai jamais enfin j'ai entendu cette histoire à propos de France Télévision. Donc c'est ça. Moi je travaille à M6 depuis 25 ans et voilà on pratique pas on pratique pas l'épuration ethniques ou les l'épurations générationnelles.

Donc j'ai beaucoup de chance parce que j'ai 65 ans et je continue de présenter une émission qui s'appelle enquête exclusive et on me reproche pas quoi que ce soit. Est-ce que jusqu'à près du contrat ? Peut-être que demain ça changera.

Mais en tout cas, est-ce que vous êtes du genre à dire je suis pas je suis pas victime de ce genre de choses j'ai la chance d'avoir la confiance de mes dirigeants. Commencer par Nicod Tavern. Il se trouve que l'émission vous êtes vous êtes assez proche paraît-il.

C'est vrai ? Oui oui oui, on se connaît bien. Enfin, j'aime j'aime bien cet homme.

Ouais. Hm oui. On a développé une relation d'amitié mais euh mais voilà, on se on voit pas sans arrêt et euh et la réustation aussi d'être un homme qui euh qui défend bien les intérêts d' M6 et je pense que si je les défendais pas non plus, euh bien notre collaboration cesserait.

Ouais. Est-ce que vous êtes du genre à dire que les médias manquent de pluralisme et que tous les médias sont à gauche ? Vous le pensez ça ? les journalistes sont euh sont majoritairement à gauche.

Ouais. Euh mais euh bon enfin, il y a des médias qui sont euh de droite, de gauche et puis il y a des médias qui sont parfois de droite sur certaines questions de droite, sur certaines d'autres questions de gauche. Enfin, la la saisure est plus difficile à marquer aujourd'hui.

Regardez ces questions de société notamment. Euh bon, l'euthanasie, c'est assez marrant parce que souvent sur des thèmes comme ça, on est un peu à front renversé. C'estàd c'estàd que bah ce que vous disiez tout à l'heure, dit "Ah oui, c'est bizarre, vous êtes un homme qui aime la liberté et vous êtes contre leuthanésie".

Oui. Et effectivement, une société libérale et une société capitaliste devrait être davantage portée vers la liberté, le choix individuel. Voilà, on va créer un marché, vous voulez vous suicider, vous voulez vous accélérer votre fin de vie, et ben écoutez, on va ouvrir des clinique pour ça.

Voilà, chacun de choisir et on laisse on laisse à chacun son libre arbitre. Moi, je pense que la société, elle doit être elle doit marcher sur deux pieds, c'est-à-dire la protection de certaines libertés individuelles, mais en même temps, il faut aussi protéger les gens contre-même. C'est pour ça qu'on a inventé la certié, les limitations de vitesse.

C'est pour ça que bah on on on lutte par des campagnes contre contre le suicide. On près, on é prévention du suicide. un homme qui s'est balancé par la fenêtre ou une femme de manière tragique s'il est pas mort, on fait le tout pour le ramener à la vie.

Voilà, c'est c'est parce qu'on est dans une société où on défend quand même certaines valeurs et notamment à la fois la dignité et l'unicité de la vie. Ça c'est l'unicité de la vie. C'est d'ailleurs un thème assez qui est aussi religieux d'ailleurs.

Une personne humaine est unique, elle n'est pas remplaçable. Et donc [grognement] pour en revenir à cette histoire, c'est vrai que vous me disiez médias droite gauche et cetera. Enfin, il y a des c'est assez curieux parce qu'il y a des thèmes qui sont embrassés et souvent défendus par la gauche qui sont des thèmes qui sont fondamentalement ontologiquement de droite.

Par exemple, bah la liberté de par exemple quand on veut libéraliser le cannabis, la libéralisation du cannabis c'est un thème plutôt de droite. Ah bah il y a des gens libéralisation totale. généralisation, bah c'est ce qui se passe aux États-Unis avec malheureusement les je pense que au global c'est ça a des effets négatifs à la fois sur la société, sur la santé des populations.

Ça crée plus d'exclusions qu'autre choses. Moi je suis plutôt contre. Euh voilà, il y a des thèmes de ce genre qui Est-ce que vous parle regardez le voilà à une époque la pornographie.

Ouais. La pornographie dans les années 70. Alors la pornographie formidable à gauche portait la pornographie disait non mais enfin arrêtons la morale bourgeoise vive la pornographie alors on fait des films porno.

Il y avait des il y avait des cinémas porno. Après il y a eu le porno sur Canal Plus et cetera. Aujourd'hui on s'aperçoit que le porno c'est une industrie souvent qui recourt à des esclaves sexuels et qui et qui qui réduisent les gens enfin voilà.

Enfin, c'est c'est une c'est une industrie extrêmement violente euh notamment à l'égard des femmes. Ouais. Est-ce que vous regardez ce que font vos et donc et donc le et le porno c'était défendu par la gauche.

Ouais. La prostitution, la liberté de se prostituer, c'est extraordinaire parce que la liberté de se prostituer, la gauche, enfin c'est aussi refuser l'exploitation de l'homme par l'homme. Alors, attendez, vous êtes en train de critiquer des idées de gauche ou de dire que la gauche vous a piqué vos idées de droite ?

Non, non, non. Non non plus la Non non mais je je je je Voilà c'est c'est intéressant parce que la gauche est souvent progressiste comme on dit sur certains sujets de société mais elle s'est réfugié sur ces sujets de société parce que ces fondementaux n'avaient plus de de raison d'exister dans la mesure où bah l'économie planifiée l'économie socialiste, ça n'existe la l'appropriation collective de moyens de production on a vu à quelle catastrophe ça aboutissait Donc il fallait euh donc c'est d'où absolument euh d'où euh les le l'idéal pseudo libéraux libertaire. Faut regarder ce que font vos concurrents ou pas ?

Ce qui sont vos concurrentsqu c'est par exemple complément d'enquête envoyé spécial. Mes concurrents, le dimanche soir, j'en ai pas beaucoup. Oui, pas forcément le dimanche soir, mais dans votre secteur de l'enquête au long cours du grand reportage ?

Non mais j'ai pas j'ai pas de concurrence, c'est des émissions envoyé spéciales, complément d'enquête et cetera qui de leur côté. Oui, de temps en temps. Oui, bien sûr.

Oui, bien sûr. Est-ce que vous pensez qu'il se bride sur certains sujets ? C'est ce que Non, d'anciens journalistes de la maison disent.

Moi, je suis je suis journaliste, je suis par ailleurs président du presse club. Bon, j'ai créé un réel média récemment. Je suis producteur.

J'ai pas envie de de voilà de jeter les anathèmes, de distribuer les bons les mauvais points et cetera. Encore moins aujourd'hui où finalement j'ai 65 ans, je suis en quelques années, je serai sans doute très probablement d'ailleurs à la retraite. Vous allez partir je continuerai à faire je continuerai à faire mon métier différemment en tout cas.

Euh mais euh j'ai pas envie de voilà de de distribuer encore une fois des bons et des mauvais points. C'est d'un métier difficile. Euh et donc je respecte les choix de chacun.

Après enfin les téléspectateurs sont bien placés pour savoir que complément d'enquête envoyé spécial c'est différent d'enquête exclusives. Enquête exclusives, on a un univers beaucoup plus vaste puisque on fait pour l'essentiel des sujets à l'étranger. H et avec un style avec une marque de fabrique différente et euh et un présentateur assez différent dans son style.

Oui. Différent. Oui.

Si je suis d'accord avec vous. Je suis d'accord avec vous. Qu'est-ce qui vous excite à la télé aujourd'hui ?

Est-ce qu'il y a encore des tiens pas raté ? Et ben alors justement c'est quoi la nouveauté ? La nouveauté c'est quoi les programmes nouveaux à la télé ?

Oui l'actualité. Ah le programme nouveau bah c'est les réseaux sociaux c'est les réseaux sociaux. C'est ce que j'ai fait avec réal médiia.

Alors attendez je oui ben justement ça j'ai ce raisonnement par la télévision on va à ligne de front société de production et on et c'est bien pour ça m'intéresse mon raisonnement il est là. Qu'est-ce qui vous excite ? C'est la première partie.

Qu'est-ce qui vous de voyager ? C'est de découvrir des choses vous ce que vous faites quand vous êtes téléspectateur, est-ce que il y a un programme vous dites ça c'est bien ou bon vous êtes un peu déçu ? Non.

Ce qui ce qui je me surprends à regarder beaucoup plus qu'auparavant le sport. Ouais. Parce que avec le avec l'âge, je me rends compte à quel point et je trouve que dans une société qui ne valorise pas, vous devriez faire plus de sport.

Non non, j'en fais mais euh oui forcément pas assez parce que j'ai pas le temps mais j'aimerais en faire davantage. Oui, je crois d'ailleurs que enfin je je j'aurais été volontiers enfin je pense que j'avais des prédispositions pour faire quel sport pas physique he mais en tout cas intellectuel pour pour faire un sport de haut niveau entre guillemets. Euh mais des prédispositions parce que parce que j'aime je suis assez tenace.

Euh j'ai un certain niveau de d'acceptation de la souffrance et euh et donc c'est pour ça que je j'aime le sport de haut niveau, c'est parce que je suis impressionné par le courage des sportifs. Donc vous regardez le sport à la télé et par la par la force de l'engagement et notamment le rugby aujourd'hui avec la coupe du monde bien sûr euh vraiment de de voir enfin je la ténacité des des joueurs, leur leur leur leur leur force, leur leur leur courage, leur enfin c'est le leur acceptation de la douleur encore une fois parce que franchement il faut se faire du mal quoi. Il faut se faire mal et euh et dans une société qui valorise pas forcément le travail, on est toujours en train de dire "Non, non, mais repose-toi chez mon chéri qui est fatigué et cetera." On se on se prétend rapidement fatigué ou lasse des choses que l'on fait. euh le le le sport de haut niveau, l'entraînement, c'est la répétition, c'est la c'est euh c'est le respect des horaire évidemment, c'est d'avoir d'avoir une discipline de vie extrêmement euh extrêmement rigoureuse, extrêmement strict, tout ça pour un événement qui se déroule une fois par an ou une fois tous les 4 ans et cetera et pour quelqu en quelques minutes. et on met tout ça en jeu, on se sacrifie, c'est le sacrifice pour pour quelque chose qui vous dépasse, c'est-à-dire bah la compétition et peut-être la gloire de et la victoire et le drapeau que l'on défend.

Et donc ça à cet engagement là, je suis beaucoup plus sensible que je ne l'étais auparavant. Donc c'est bien, vous regardez le sport, mais vous me confirmez, plus grand-chose ne vous excite à la télé à part votre émission bien sûr en quête exclusive. Non non mais aujourd'hui avec les plateformes voilà c'est ça.

Vous êtes très intéressé justement par les nouveaux médias par les nouveaux moyens diffusion téléphone je regarde beaucoup les euh les médias comme réel méia euh brut combini et cetera. Est-ce que je réel mais aussi mais aussi la presse la presse le Figaro euh alors dans l'audiovisuel l'avenir pas parce que avec ça on a faire à un kiosque un journau extraordinaire. Bien sûr réel média vous aviez commencé à travailler, vous aviez créé Néo réel ensuite c'est quoi l'objectif ?

Faire un brut de droite ? Non, ça c'est euh Non, vous avez fait une revue de presse euh Ouais. Ouais, facile.

Facile. Ouais, un peu facile. Donc euh non, pas du tout.

Non, Néo, c'était le média des territoires et et ça le reste d'ailleurs, le médiia du territoire avec populaire et c'est un vrai succès. Et puis au bout d'un moment, j'ai souhaité voilà reprendre ma liberté euh pour créer pour créer autre chose et j'ai créé R médiac avec Arnaud de Lamel, avec Stéphane Lmarçon, avec de nouveaux associés. Enfin, cette fois-ci, bah c'est ligne de fond et moi qui suis un peu plus s commande.

Euh et donc Real Media, c'est le média de l'innovation, de l'engagement et de la solidarité. Et qu'est-ce que vous faites ? On a pr 100000 100000 abonnés sur Instagram au bout de 400 mois d'existance.

On est sur Facebook, sur TikTok et cetera. Ce que je fais c'est que c'est des vidéos, je pense que c'est l'avenir d'ailleurs, c'est des vidéos de 5 à 7 8 minutes dans lesquelles on fait les portraits de gens qui là encore qui s'engagent. On traite, on fait du sport, on trait pas encore si le sport, c'est de l'info positive.

Oui, pas seulement mais on m'a toujours dit que les l'info positif ça emmerder tout le monde. Bah non, parce que c'est ce sont des gens, c'est pas de l'info positive, c'est de c'est de l'info qui vous réconcilie avec le réel. C'est pour ça que ça s'appelle réel média.

C'est parce que parfois dans les médias, on pratique le bashing, on on pratique le le pessimisme, la dénonciation, le voilà et donc ça vous donne pas envie de vous lever le matin parfois ou d'entreprendre. Et là, c'est le média qui veut réconcilier notamment les jeunes avec le monde d'aujourd'hui. Oui, il y a des défis à relever mais on peut à condition d'avoir un peu de courage, d'énergie et d'esprit initiative relever ses défis et et faire en sorte que les choses aillent mieux.

Les jeunes, toutes les générations toutes les générations. Moi la mienne c'était un monde divisé en deux. Le le la guerre froide est- ouest. avec le risque d'un d'une catastrophe nucléaire d'un moment d'un moment à l'autre, bah ça nous a pas empêché de vivre, ça nous a pas empêché de faire la fête, ne pas empêcher de travailler, de de de croire en l'avenir malgré tout et même de faire des enfants.

À vous rendez compte, c'est possible terrible. Les jeunes aujourd'hui, alors vous avez envie qu'il regardent réel regarde beaucoup par exemple des émissions comme TPMP. Alors qu'est-ce qu' vous ont qu'est-ce qu'ils ont contre vous TPMP ?

Non mais ils ont plus rien contre moi puisque j'ai condamné pour diffamation un chroniqueur de TPMP. Du coup c'est quoi le problème avec pourquoi il vous tape dessus sans arrêt ? Mais non mais parce que c'est la mécanique de TPMP enfin puis voilà puis je on va on va passer à un autre sujet parce que j'ai pas envie d'aller faire de pub mais bon voilà ça a un peu contribué à ma petite popularité le moment où je suis passé [grognement] chez eux où ça s'est mal passé je veux dire que ça a éveillé dans le public sympathi c'est vrai ouais ouais ah les gens se disent ils tiennent tête il tient tête à lu oui peut-être ouais est-ce qu'on vous avez on a déjà essayé de vous démarcher pour que vous alliez ailleurs oui oui oui.

à une époque. Mais euh pourquoi vous partez pas ? Euh parce que parce que je j'aime bien j'aime bien la confiance que je peux avoir à M6 de la part de des dirigeants de cette chaîne.

Euh que vous a proposé de faire autre chose parce que je suis une émission hebdomadaire remarquable. Je travaille avec des gens que j'aime bien avec qui Alors on vous a proposé de faire quoi sans me dire qui ? par exemple faire la même chose ailleurs par exemple ou non changer un peu et oui oui oui oui régulièrement mais voilà encore une fois c'était pas c'était pas des propositions que je suis jugé suffisamment sérieuses jeis pas persuadé que c'était ils avaient très envie de moi en fait ils m'ont peut-être pas fait sentir assez et puis par ailleurs encore une fois je voilà jeavais pas je nais pas vraiment envie de quitter le berkail on est sur la bonne route ou pas oui oui oui ouais he parce que c'est pas si facile maintenant bon là on a sorti de Non, Porte maillot, c'est l'enfer.

Porte maillot, c'est l'enfer. Non, mais ce qui est incroyable, c'est qu'ils ont installé des Alors, il y a des il y a des zones dans lesquelles il y a la végétation, les zones arborées, comme et alors et puis c'est c'est c'est un dépottoir poubelle à ouvert. C'est pr can de bière, des sacs de plastique et cetera.

Non, non, mais c'est pitoyable. Et là à non, ils ont fait des choses pas mal mais c'est un peu un peu chipouille. Ouais.

Ouais. C'estàd on a l'impression, je sais plus qui me disait ça l'autre jour en me disant "Oui, le problème c'est qu'on a on a des mères Oui, on a des mères qui euh qui veulent faire de leur de leur ville des villes qui peuvent enfin ou qui cherchent des qui cherchent la couronne du maire le plus écolo, le maire le plus ville fleurie. La ville la plus la ville la plus flle, la ville la plus machin, la plus vélo friendly, la plus et cetera et tout ça au dépend des habitants ou et alors c'est la ville la plus quoi ?

Je sais pas dire non mais enfin bon c'est pas c'est pas mal hein mais on a beaucoup souffert quand même. Et pour aboutir ça, non mais moi ce que je trouve incroyable, c'est quand on refait un trottoir, quand on refait une route et cetera, on me on m'explique qu'on est dans un pays extrêmement endetté, que l'hôpital souffre, que l'éducation nationale souffre, que les services essentiels souffrent et et pendant ce temps, bon, on dépense des millions pour refaire des trottoirs, pour créer des picyclap, pour machin. Je je je trouve que c'est de l'argent mal dépensé et que les priorités doit être mises ailleurs.

Non, mais c'est pas si mal. Mais c'est enfin ce sont des opérations de de un peu cosmétique un peu dans lesquel on engloutit beaucoup d'argent alors que encore une fois on a une on a des on a des besoins sur les sur les fonctions égaliennes de l'État qui sont qui sont évidemment très importantes et qu'on ferait mieux de mettre l'argent sur ces services essentiels. Vous êtes un journaliste, je sais mais vous feriez pas un peu de politique ?

Non, pas du tout. Non non, ça vous intéresserait pas non ? Non.

Un jour de vous présenter ? Non. Quand vous êtes à la retraite une petite commune pour être le maire.

Vous pouvez vous garer là si vous voulez. Ouais. Ouais.

C'est une bonne idée. Euh, nous voilà arrivés. On dira pas où on est.

Non, on dit pas où on est. On dit pas où on est. On va essayer d'être discret.

Oui, on baisse un peu la caméra quand on rentre. Absolument. C'est parfait.

Ouais. Oui, parce que vous savez que il y a il y a un monsieur qui s Abnous, je sais comment qui vient d'être Manville Manville, il vient d'être condamné pleine de prison à perpétuité. Les deux policiers tué il y a plusieurs années par un homme qui lui-même est mort et voilà et qui avait donc un complice à lui était donc jugé.

Il a été condamné à la prison à perpétuité et vous aviez été menacé. Ouais. Par où on rentre [raclement de gorge] ?

Où est-ce qu'on rentre ? Je vous suis hein. Là-bas.

Allez. Vous avez donc été manager ? Parfait.

Si vous voulez bien, on filme les pieds et c'est parti. Et donc ouais, j'ai été j'ai été menacé et j'ai voulu me porter partie civile. Et trois fois la justice a refusé que je me porte partie civile au motif que la menace était éteinte puisque la Rossia Bala était mort.

Or euh un complice, ce fameux Abnous, je ne sais comment vient d'être condamné à une peine à papéité aux complicités. Donc il était on le enfin la justice a estimé qu'il était là au moment au moment des faits au moment où ces deux polici ont été assassinées et on pense même que c'est lui qui a rédigé le message voilà qui qui me qui menaçait de mort une série de personnes, quelques personnes dont ma petite modeste personne et je trouve incroyable que la justice est refusé que je me porte partie civile Euh parce que à l'époque le ministre de l'intérieur m'avait m'avait c'était Bernard Kasnau m'avait demandé de m'avait demandé de d'accepter la protection des policiers parce que ma vie était en danger. Donc la justice estime que j'étais pas en danger.

Pas du parti civile et ministère l'intérieur a demandé d'accepter la protection de des policiers. Particulier. Très particulière.

Alors faut que je fasse attention parce que il faut quand même que je il a une alarme. Pourquoi ça ne marche pas ? C'est bon.

Ouf on y est. Ouais. Ligne de front.

Oui. Ligne de front. ligne de front avec les salles de montage sont en bas.

Là, il y a l'étage Ren Méia. D'accord. La rédaction de Ren Méia avec des journalistes qui qui sont pas là et évidemment, ils sont rentrés chez eux.

On a fait une réunion de rédaction ce matin où on a parlé évidemment des des événements tragiques en Israël. Euh voilà. Donc qui travaillent sur les ordinateurs, c'est eux qui tournent les sujets, qui euh qui les montent également.

Alors, il y a une rédaction en chef, Chloé Baï qui est rédactrice en chef. Et euh non, c'est une rédaction, c'est je moyenne d'âge 24 25 ans et c'est vraiment sympa. Ouais, ça carbure bien.

Ils sont Ouais, c'est ils sont super. Ils sont super. Comment ça marche ? bien compris ce qu'on voulait faire et non ils ont plein d'idées, plein d'enthousiasme, c'est vraiment super.

Non, mais je dis ça parce que souvent on dit oui, les jeunes de 25 26 ans, il veut pas travailler, il ve pas c'est pas le cas là en l'occurrence. Et donc ici ligne de front reportage, c'est ça ? Et ils viennent ils viennent au bureau, ils viennent au bureau, ils sont contents de venir au bour.

Ils font pas que du télétravail. Il y en a qui font du travail mais en c'est ça. C'est la rédaction de de li de front.

Ouais. Voilà. Pareil des bureaux et des ordinateurs.

Des bureaux, des ordinateurs, la production, la rédaction, la rédaction en chef. Et vous, votre bureau, c'est lequel ? Moi, mon bureau, j'ai un tout petit bureau que j'ai inauguré il y a quelques temps qui est là.

Voilà. Comment ça se passe de fabriquer un portage ? Alors l'avantage l'avantage du chef, c'est d'avoir un petit canapé et un petit frigo. [rires] Expliquez-moi comment on fabrique un reportage parce que je pense que les gens ne comment on fabrique un enquête exclusive.

Ça part de quoi ? Qui a l'idée ? Et comment ?

Quel est le processus ? plusieurs périodes enfin bon c'est c'est enquête exclusive c'est une des plus grandes rédactions de France oui il y a il y a 40 ou 40 entre 42 et 44 films par an il y a pratiquement autant de réalisateur enfin il y a souvent des il y a parfois des réalisateurs qui font deux enquêtes exclusives dans l'année mais il faut savoir qu'un enquête exclusive pour un réalisateur c'est un travail entre 4 et 6 à 8 mois parfois plus d'accord ouais il y a évidemment un producteur il y a donc trois deux ou trois maisons de production dont ligne de qui est un des premiers fournisseurs de d'enquête exclusiv en matière de documentaire en fait entre 12 et 15 par an et puis euh et donc voilà donc euh euh il y a il y a quatre ou cinq producteurs et puis il y a service d'enquête exclusive AM6 avec des rédacteurs en chef avec lesquels je travaille. D'accord.

Bertrand deu Jean-Marie Tricot. Donc c'est ça en quête exclusive c'est M6 et vous c'est pour qui vous travaillez ce sera toujours facile à comprendre et ligne de c'est la production qui produit des docs pour enquête exclusive voilà il y a plusieurs plusieurs maisons de production dont la mienne qui produit des docs de 52 minutes pour enquête exclusive d'ord en revanche pour ma partie corélectorant chef et présentateur j'ai un contrat à titre personnel avec M6 d'accord qui fait que par exemple quand je pars à l'étranger quand je prends un avion et cetera, je à la charge de M6 et je suis payé par M6 pour ce cette fonction de présentateur de l'émission. OK, vous avez tous mes voyages, je pars avec des équipes M6.

Donc des reportages qui sont prêts longtemps à l'avance. Est-ce que par exemple pour dimanche vous essayez de monter un reportage en urgence sur Israël ? Non.

Euh parce qu'on parce que le news c'est du news, c'est donc pour couvrir l'actualité fraîche, l'actualité du jour, de l'instant, c'est le travail des rédactions euh et et donc du 1245, du 19h45 et cetera. C'est couvert par des journalistes de news. Est-ce que vous de l'actualité d'accord mais je vois certaines entreprises et certains médias BFM télé est capable de sortir un doc en 3 jours.

Voyez ce que je veux dire ? une heure. Alors, il est peut-être pas d'une aussi bonne qualité que si il avait un travail d'un an.

Oui, mais les les gens viennent sur enquêtes exclusives pour avoir des enquêtes de fonds qui sont plus portées sur le décryptage par exemple au moment de la guerre en Ukraine, on a fait un film sur la Russie de Poutine mais on a mis 2 mois à le fabriquer et parfois on accélère les la fabrication par exemple on va s'intéresser évidemment à ce conflit à cette tragédie au Israël aujourd'hui. Euh on a une petite idée en tête ici même dans ce bureau demain matin on va avoir une réunion. Ah !

Pour décider de ce qu'on va faire pendant 15 jours, 3 semaines, mais il est probable qu'on fasse quelque chose avec un angle très précis de décryptage euh sur un aspect de ce conflit. Vous avez de Et donc là, à ce moment-là, effectivement on va mobiliser quatre ou cinq réalisateurs. Ça va être un travail collectif et on va sans doute travailler la nuit et quand vous viendrez ici dans quelques temps, il y aura sans physique.

Il aura la nuit avec des équipes qui travaillent qui travaillont ici. Vous faites des reportages en France et à l'étranger. l'étranger, vous en avez parlé, je vais y revenir, mais la France euh ça a marqué avec cette fameuse histoire à Sevran h où vous avez pas pu tourner.

Est-ce que ça vous a surpris de ne pas pouvoir tourner en France alors que vous dit de pouvoir tourner partout à l'étranger ? Oui, je l'ai beaucoup dit à l'époque. Après c c cet épisode de Sevran euh effectivement ça a mobilisé l'attention de beaucoup de monde, ça a frappé les esprits.

En même temps, les journalistes les journalistes sont pas vraiment surpris, c'est-à-dire que je travaill dans les chaînes d'info, c'était compliqué d'aller tourner dans certain cités mais je pense que le grand public a peut-être réagi. Non mais moi j'ai eu euh il se trouve que j'ai été le journaliste en sans doute un des journalistes en France qui a le premier subi le changement d'atmosphère en dans certaines banlieux dans certaines cités le premier parce que j'avais couvert je sais plus dans quel banlieu près de Paris euh [gémissement] il y avait il y avait eu une il y avait eu un drame il y avait eu un vigile qui avait blessé qui avait blessé un un jeune délinquant qui avait tenté de voler dans le supermarché et donc l'affaire s'était terminée un peu tragiquement et donc les jeunes de certains jeunes de la cité pas le le terme globalisant de jeunes certains jeunes de la cité certains jeunes délinquants de la cité avaient manifesté avaient cassé cassé les vitres il y avait les CRS qui étaient mobilisés les gardes mobiles et cetera et donc il y avait une nuit d'émeutes que j'avais couvert je crois que c'était à Ouais je sais plus bon bref Euh et alors, j'y avais été avec la voiture de Airtel, je travaillais à Airtel à l'époque, c'était en 92 ou 93 et euh [musique] voiture siglée et la voiture siglée et la voiture a été renversée et incendiée par des par des jeunes des cités. Euh et donc j'avais été euh euh voilà, je me souviens qu'à l'époque j'étais un peu embêté d'annoncer à mon patron que j'avais perdu ma voiture et quand j'étais lui annoncer ça, c'était Olivier Mazoral à l'époque, c'était RTL, il était patron de RTL et je rent je dis écoute, je suis désolé Olivier, je voulais t'annoncer que il m'a dit je sais ça fait la du parisien et la voiture [rires] retournait avec les sigles RTL et tu faisais la une du parisien en effet Et et de ce jour-là, de cette époque-là, ben on a commencé à envoyer en en banlieu des voitures non ciglées, c'estàd les radios, les les télés envoyées en banlieu des journalistes avec des voitures non siglées comme il y a peu pour pas qu'elle se fasse casser ou incendié comme il y a peu les journalistes ont commencé dans on a plus envoyé de journaliste du tout dans les manifestations sans bonet par exemple.

Ouais, tout à fait. Et euh et donc voilà. Euh non, pour revenir sur l'épisode de Sevan, en fait, c'était un film sur l'islamisme en France et sur la progression des frères musulmans euh et le le qui qui étendent leur toile dans l'Islam de France.

Euh et euh et en fait, on avait gardé cette séquence à ce moment où ça s'était mal passé parce que on voulait interviewer un un imam devant une mosquée où un certain nombre d'individus, de jeunes gens avaient été radicalisés avant de partir vers la Syrie. Certains d'entre eux avaient trouvé la mort et on avait choisi de faire ce cette interview le matin parce qu'on nous disait bah oui, c'est un quartier de dealer mais les dealers à 10 11h du matin ils dorment. Oui.

Et donc on y allait tranquille. en disant on va pas être embêté et en fait on a été embêté on a été repéré par une sentinelle ou par un gars qui faisait le gay. Est-ce qu'à ce moment-là vous dites vous vous dites ça va faire une séquence et que c'est pas plus mal.

Non, pas du tout. Non, non, pas du tout. Non, non, parce que la séquence on l'a pas gardé en longueur et on l'avait même raccourci euh pour regarder la substantique moelle.

Euh et en fait, elle a eu du succès parce que ce film qui dont le message principal était bon attention, il y a pas d'islam de France, il y a un islam en France importé de l'extérieur et avec des compétitions entre les différentes fédérations musul musulmanes qu'ell soi algérienne, marocaine et turc et avec un grand méchant loup qui sont les frères musulmans et qui tentent de contrôler tout le reste et de profiter de la bagarre et du désordre. Et euh bah ça a été confirmé par la suite hein. Enfin voilà.

Euh et euh et donc ils se sont saisis dès cette séquence pour disqualifier le reste du film et le message essentiel du film. Donc effectivement cétait refaire, je crois que cette séquence je l'aurais pas monté. Et voilà.

Puis l'ortage à l'étranger. Est-ce que vous comparez, vous partez souvent à l'étranger, est-ce que vous vous rassurer d'une certaine manière quand vous comparez la France avec d'autres pays ? Euh oui, forcément.

Oui, oui, forcément. Bien sûr, bien sûr. Euh je faisais du French bashing un peu comme tout le monde.

Enfin, c'est l'esprit bien français. On a le l'autocrite l'esprit l'esprit critique très développé à l'égard de nous-même. Une habitude de l'autoflagélation.

Oui. Oui, c'est vrai. Euh et d'ailleurs, c'est ce qui fait que j'ai eu envie à une époque de créer Néo et que j'ai eu envie de créer Ren [raclement de gorge] Média.

C'est parce que je me suis quand quand je me compare, vous savez la formule, quand je voilà, je me console quand je me quand je me compare, je me console. Absolument. Euh et euh et donc j'ai euh qu'est-ce que je voulais dire là-dessus ?

L'autoflagélation. L'autoflagélation. Oui.

Non mais je veux dire par là que quand Oui. quand on voyage qu'on revient chez soi, on se rend compte que les choses vont pas si mal. Et en même temps, c'est vrai que quand je lis la presse française euh qui est effectivement beaucoup dans la critique et dans le dans le bashing, euh je me dis bon oui, c'est vrai, mais mon pays vis-à-vis des autres autres est pas si mal.

On dit la France est un pays raciste. Lorsque vous allez à l'étranger, est-ce que vous vous dites tiens la France est toujours un pays ? Non, justement, ça fait partie de ces choses.

Enfin bon, voilà, la France c'est le pays où les hommes les plus populaires, c'est au Marcy, c'est Jean-Jacquelman, c'est enfin voilà. Donc si c'est un pays raciste, ce sera pas le cas. Pas de leçon.

Je pense pas que les Français sont racistes. Et souvent on on parle de en on parle de deux choses différentes. Il y a la xénophobie et le racisme.

La xénophobie c'est la peur de l'étranger. C'est c'est c'est la méfiance à l'égard de l'étranger. Le racisme est une idéologie.

Il dit qu'il y a une race ou un un groupe ethnique qui est supérieur à l'autre pour des raisons biologiques notamment. Euh ça c'est le racisme et le reste c'est de c'est de la c'est de la xénophobie. Et le racisme et la xénophobie et là c'est une des choses les mieux partagées au monde.

Il y a énormément de racisme en Afrique entre les différentes ethnies, entre enfin voilà, je je suis le premier à le regretter mais euh mais la France n'est pas un pays raciste. Non. Est-ce que la France est un pays anti-écolo par exemple en ce qu'on parle anti-écolo, j'ai peur qu'elle le devienne parce que à force de développer cette économie punitive et de donner leçon aux gens leur expliquant que voilà, il faut être vertueux sur un certain nombre de sujets, notamment sur l'isolation des des appartements et des maisons et sur il faut absolument avoir une voiture électrique et cetera pour parfois de mauvaises raisons euh parce parce que quand on prend le le le coût carbone d'une voiture électrique du début de sa conception jusqu'à sa fin de vie, ben c'est finalement le le bilan.

Évidemment, elle fonctionne à électrique donc elle fonctionne pas à essence et donc quand elle circule, elle est elle a une signature carbone moins grande, moins forte. Euh mais en pour vous conçoit une voiture électrique, il vous faut souvent beaucoup plus de gaz carbonique que vous conço une une voiture normale. Mais bon, ça doit pas nous empêcher de continuer à développer les voitures électriques et cetera.

Mais ce qui est un peu gênant, c'est quand on raconte des fadaises et quand on dit pas les vrais les choses aux gens de manière extrêmement claire. on est un peu gouverné, on continue à être gouverné par l'idéologie et il y a une propension actuelle à travers ces ces idéologie comme l'écofondamentalisme et cetera à vouloir absolument contrôler la vie des gens, à vouloir à régler la vie des gens, à rentrer dans l'intimité des gens en leur faisant la leçon en permanence. Et je pense que ça c'est quelque chose que contre lesquels les Français commencent à se à se révolter.

Vous ça vous révolte ? vous allez vous révolter ? Bah ça me révolte quand on dit pas les choses.

Ouis, quand on n'informe pas, quand on reste pas dans à la fois dans la nuance et dans la rationalité. Merci beaucoup la vard. Merci à vous d'avoir été jusqu'ici.

Quoi ? Vous montrez la salle de montage, on le laisse ici. Ah m Jager Mick Jager, c'est Wall Street.

C'est le Wall Street Journal. C'est quoi votre prochain reportage qui change le monde ? Vous m'avez dit que vous pouviez pas changer le monde.

H non, j'en ai pas mal. Euh j'en ai pas mal en cours là.