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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 31 juillet 2026 30 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSanté

2027 : LES PIÈGES DE MACRON À ÉVITER POUR GOUVERNER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00narrateurFait
    « Abrogation de la réforme des retraites, plan d'urgence pour l'hôpital et l'école et pour financer tout ça la taxe Zucman. »
  • 4:00narrateurChiffre
    « Un plancher d'imposition de 2 % sur les patrimoines au-dessus de 100 millions. Rendement annoncé, 20 milliards par an. »
  • 6:00narrateurFait
    « La taxe Zucman ne se joue pas en septembre 2027 devant le Conseil constitutionnel. Elle se joue 12 mois plus tôt. »
  • 10:00narrateurFait
    « Une institution ne cède jamais face à un argument. Elle cède quand tenir sa position lui coûte plus cher que reculer. »
  • 15:00narrateurFait
    « En 2012, la taxe à 75 % est censurée. Un an plus tard, la même finalité revient en loi de finance. »
  • 24:00narrateurFait
    « À tout hasard, pour être nommable défenseur des droits, il faut avoir passé 5 ans sur les 10 dernières années dans la défense des droits. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour et bienvenue dans le dernier épisode de dissolution. Ces dernières semaines sur fond de flamme, les petites nouvelles d'un macronisme finissant s'empilaient. Doublement des franchises médicales, réintroduction de l'acétamyride, réduction des délais d'instruction contre les projets stratégiques écosidaires, financement de la campagne du RN.

Contre tout ça, il n'y a qu'une seule solution, une gauche de rupture ambitieuse, stratégique et tenace. Alors pour finir cette année en beauté, on va voir comment la gauche de rupture [musique] au gouvernement va appliquer son programme malgré les blocages du macronisme institutionnalisé. Un petit manuel simplifié de résistance institutionnelle.

Manuel Manuel, on n'est pas à la fac là, on va faire du barron noir. Allez, pousse-toi de là, monsieur docte truc, place à Rigvart. Et n'oubliez pas, Blast a besoin de votre soutien pour continuer à exister.

Faites un tour sur la page de soutien et si vous le pouvez, abonnez-vous ou faites un don. Bon dernier épisode [musique] de dissolution. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale.

Juillet 2027, la gauche de rupture a arraché l'Élysée et l'assemblée a une majorité courte. une première ministre de combat, des groupes parlementaires sur le pied de guerre et Bercy qui traînent déjà. Abrogation de la réforme des retraites, plan d'urgence pour l'hôpital et l'école et pour financer tout ça la taxe Zucman.

Un plancher d'imposition de 2 % sur les patrimoines au-dessus de 100 millions. Rendement annoncé, 20 milliards par an. Bon, un film comme ça, on en a déjà vu.

Promesse de triomphe social. 6 mois plus tard, un banquier aberci. 5 ans plus tard, plus de taxes, plus de social. une gauche fracturée et un parti à 6 %.

C'est ce qui risque d'arriver à un gouvernement de gauche s'il n'a pas un peu anticipé. Et ça commence tout de suite. Si le gouvernement fonce sans réfléchir, l'attaque Zucman se fait annuler par le Conseil constitutionnel et si la clé de voûte tombe, tout le reste risque de tomber.

À partir de là, le gouvernement marche sur une arrête avec un précipice de chaque côté. D'un côté, il y aura toujours quelqu'un pour dire qu'on passe en force. On va pas se laisser arrêter par des juges, même pas élus quand même.

C'est la méthode de l'extrême droite et le jour où la gauche l'emprunte, elle a perdu. De l'autre côté, Bercy expliquera qu'il faut être raisonnable. Céder, raboter, dire aux gens qu'on ne peut pas vraiment et Bercy aura des chiffres.

C'est le film du début. La classique. Alors, comment on avance sur cette crête sans tomber ?

Il faut commencer par admettre une chose que personne n'a envie d'entendre. Une institution ne cède jamais face à un argument. Elle cède quand tenir sa position lui coûte plus cher que reculer.

Toute la partie se joue là. Avec quoi on fait monter la facture ? Et la réponse n'est presque jamais juridique.

Elle est tactique et politique. On prend la taxe Zucman comme cas d'école et pas par hasard. Elle est massivement populaire et c'est exactement pour ça que les opposants l'attaqueront le plus fort.

Si ça marche là, ça marchera partout. Mais la faire passer ne suffira pas parce que le même mur reviendra à la mesure suivante et à celle d'après. Il faut aussi s'occuper de ce qui verrouille. pas pour y mettre les copains du président, ça c'est déjà fait.

C'était le sujet de la semaine dernière pour que la qualité des nominations et leur indépendance soit enfin garantie. Ça c'est une politique institutionnelle de gauche. 5 ans pour faire les deux.

On va prendre les décisions dans l'ordre où elles se posent à chaque étape. Les problèmes, les options et ce que ça coûte. Et tout ça commence avant l'élection.

La taxe Zucman ne se joue pas en septembre 2027 devant le Conseil constitutionnel. Elle se joue 12 mois plus tôt parce que gouverner s prévoir comme disait Émile de Gérardin. Ça va être tout noir.

Ta gueule. Et pour comprendre pourquoi cette anticipation vaut une loi, prenons l'hypothèse inverse. Personne n'a rien dit pendant la campagne.

Les ministres arrivent, ils déposent leur textes et en septembre la taxe se fait annuler. Et là et bien ils sont dans une nasce bien fermée. S'ils se taisent, leurs électeurs voient une reculate.

De plus, s'ils protestent et parlent de la composition du Conseil constitutionnel 6 mois après leur arrivée, ils ont tout l'air de fabriquer une excuse pour se débarrasser des contrepouvoirs. Et cette option-là, c'est celle de l'extrême droite. Le premier précipice, trois portes, trois défaites, soit des nuls, soit des mythos qui ont promis sans garantie.

La bonne foi et la bonne volonté ont été au rendez-vous. La sortie n'est donc pas dans la réponse, elle est dans ce qui a été dit un an plus tôt parce qu'une censure du conseil annoncée et une censure découverte, c'est pas la même décision. L'une montre qu'on avait raison, l'autre prouve l'incompétence.

Alors, la première technique consiste à faire exactement l'inverse de ce qu'on conseille en campagne. Promettre la taxe et promettre en même temps qu'on va essayer de nous la retirer avec les noms. C'est le coup du mandat.

Le conseiller com dira le contraire évidemment, un message, un seul, la taxe point barre et il aura raison sur la forme. Mais attends, euh annoncer qu'on va se faire retoquer, c'est se tirer une balle dans le pied. Non, surtout en campagne.

Bonjour les qui chantent. Non, on n'annonce pas qu'on va perdre mais qui va essayer de nous en empêcher ? La première phrase démobilise.

La seconde désigne un obstacle et ce qu'on fera pour le lever. Et les reculades à gauche, on est un peu expert, hein. Mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance.

Justement, la promesse n'empêche pas la reculade. Elle la rend impossible à cacher. Si personne n'avait entendu "Mon ennemi c'est la finance", personne n'aurait pu mesurer ce qui a été lâché ensuite.

Alors évidemment, ça se paye. Annoncer, c'est leur donner 1 an pour préparer leur coût. Ils sauront quand frapper et sur quel motif.

Alors, au même moment, il faut annoncer la réforme des institutions devant les électeurs, pas dans une annexe. Et ça a déjà marché. 1981, les nationalisations sont au cœur du programme de François Mitteran.

Elles sont annoncées et la censure du Conseil constitutionnel avait été anticipée parce qu'en face aussi au conseil qu'on cite, ils savent compter hein, annuler une mesure dont personne n'a entendu parler, ça ne leur coûte rien, tout le monde s'en fout. Annuler celle sur laquelle une élection s'est jouée, c'est se mettre en travers du suffrage universel. Et pour une institution que personne n'a élu, ça pue parce que du capital populaire, elle n'en a pas.

L'annonce ne rend pas la taxe moins censurable, il rend la censure plus chère. Il fait monter la facture. Et ça, ça se joue un an avant dans une salle de meeting, pas sur le peron de Matignon.

La censure qui tue l'attaque Zukman, ce n'est pas celle du Conseil constitutionnel. C'est 6 mois plus tôt dans un bureau entre trois personnes qui veulent bien faire. La gauche de gouvernement, vous savez, c'est un peu la gauche peureuse.

Au moment d'écrire ce texte, ce réflexe de l'autocensure, il a un porte-parole dans la pièce. Bery Bery, il pose deux versions sur la table. 20 milliards qui se feront annuler par le conseil constit, 5 milliards sécurisés qui passeront.

Et Bercy a de bonnes raisons. Mieux vaut 5 vrais milliards que 20 milliards annulés. Sauf que ça ne marche pas.

Le résultat est exactement le même qu'une annulation. La mesure est vidée mais la facture change de main. Quand le Conseil constitutionnel annule, il y a une décision, une date, neuf nons.

Quand le gouvernement s'autocensure lui-même, il n'y a rien. Il reste seul devant les caméras à expliquer pourquoi sa mesure phare ne ressemble à rien. Les militants vont un renoncement et ils ont raison de hurler.

Rien ne prouve le contraire. Je voudrais vous conseiller qu'il est inutile de créer parce que les micros sont coupés et qu'on ne vous entend pas. Et donc et donc et il y a pire, la prudence détruit la marge de négociation.

C'est comme demander une augmentation. Vous voulez 100 € d'augmentation, vous savez que votre patron n'en lâchera que 60. Bon bah, si vous demandez 60, vous aurez 40.

Si vous demandez 120, vous aurez peut-être 60. C'est les chiffres magiques ta technique. Et pourquoi pas des milliards aussi ?

Il y a entre 200 et 400 fois 1000 millions de soleil dans le système solle. Évidemment, sans argument pour tenir les chiffres, la technique s'effondre. Mais sur la taxe Zucman, le travail est fait.

Les rapports existent. Et la gauche a déjà fait ça avec les 35 heures. La version prudente, elle avait déjà été essayée.

Ça s'appelait la loi rebien. Les 35 heures mais sur la base du volontariat. Ça n' presque rien produit et personne s'en souvient.

Notre première ministre de gauche tranche pour le max, les 20 milliards. Elle sait très bien qu'elle finira peut-être à 7. C'est exactement pour ça qu'elle part de 20.

Et si jamais ça passe à 20, bah c'est tout bf. Évidemment, la technique des gros bras, ça se paye aussi. Déposer un texte dont tout le monde sait qu'il sera annulé, c'est déposer un cadavre avec le certificat d'essais aggrafé dessus en lançant des coups de menton.

Alors Ferand, tu vas faire quoi ? Hein hein ? Hein ?

En revanche, une seule chose n'est pas négociable, la procédure. Une annulation pour vise de procédure, c'est la pire de toutes. Zéro bénéfice politique, tout le discrédit et le conseil n'a même pas à se fatiguer.

Et au comptable de Bery, on ne leur demande plus si le dispositif passe. On leur demande s'ils veulent tuer le texte, comment ils feront et comment on les contre. Ce n'est plus un check de sécurité, c'est une préparation au combat.

Bref, un texte vidé d'avance ne coûte rien à annuler. Les mesurettes vont très bien aux oubliettes. Vous connaissez l'existence de ce souterrain, monsieur Jacard ?

Mais évidemment non. Évidemment non. Allez.

Alors maintenant, le texte est prêt, ambitieux et irréprochable sur la forme et il va se faire démolir quand même. Septembre 2027, la décision tombe. La taxe est censurée.

En conseil des ministres, tout le monde veut répondre. L'option évidente, c'est de dire que l'analyse du conseil est mauvaise et elle est. On l'a montré la semaine dernière.

Sauf que c'est perdant deux fois. D'abord parce que contester l'interprétation, c'est déjà accepté que ce soit le conseil qui tranche. On ne discute plus que sa lecture sur son terrain contre des gens qui font ça depuis 30 ans.

Ensuite parce que ça ne change rien. La décision tiendra quand même. Et il y a le vocabulaire.

Coup d'état, gouvernement des juges, dénis de démocratie. Ces tentant ça soulage mais ce sont leurs mots. Voilà qu'un carton de procureur et de juges prétend sortir du droit pour exercer l'avant d'état du système contre son seul opposant, le Rassemblement national.

Les médias renverront dos à dos la gauche de rupture et le RN et ce sera mérité. On connaît ce précipice. Deuxième option, ne rien dire. encaisser, appliquer, passer à autre chose.

Et là, le gouvernement se couche devant le Conseil constitutionnel. Tout le monde le voit et les militants s'en souviendront. Alors, comment on évite de passer pour le RN sans se soumettre pour autant en changeant de terrain ?

On ne se bat pas là où l'adversaire a tout. L'attaque Zucman est populaire, les analyses du Conseil constitutionnel, non. Consigne à tous les ministres le soir même.

Plus un mot sur la compétence, plus un mot sur l'interprétation. On parle de la mesure et de rien d'autre. à quoi elle sert, qui elle finance, ce qu'elle rapporte et on continue à faire campagne pour elle comme si de rien n'était.

Sur le terrain juridique, chaque annulation est une défaite. Sur le terrain politique, chaque annulation devient un argument de plus pour la mesure et la preuve que quelque chose bloque. On l'a déjà fait.

Février 1982, les nationalisations. Après la censure, pas de déclaration indignée, pas de gouvernement des juges à la télé. La loi est corrigée et revotée en quelques semaines.

Le gouvernement a payé quelques milliards de plus mais il a gardé les nationalisations. S'il s'était battu sur le droit, il aurait perdu les deux. Le prix est là.

Pendant des mois, on encaisse sans répondre et il y aura toujours quelqu'un pour appeler ça de la lâcheter. Bon, donc on rposte jamais. Si, mais pas ce jour-là et pas sur ce terrain.

Et ça, ça se prépare bien avant la décision. Le lendemain matin, le ministre veut y aller. On l'en empêche parce que la règle du jour, elle est simple.

Si la mesure doit tomber, il faut que celle leur coûte le plus cher possible. Alors, ce n'est pas le gouvernement qui monte au front, c'est le groupe parlementaire et les syndicats qui soutenaient la mesure. Eux, ils ont été élus et ils représentent quelqu'un.

Le ministre, lui, répond une seule fois factuellement et il se tait. Un ministre qui commmente une décision de justice défavorable le jour où elle tombe, c'est un mauvais perdant. Point.

Et ce qui est dit tiens en quatre phrases 20 milliards. Elle finançait les retraites et l'hôpital. Elle vient d'être annulée par neuf personnes que personne n'a élu.

Le texte suivant est déposé lundi parce qu'il faut que la censure se répète. Alors, évidemment, pas bêtement, c'est pas un copiercollé. Pour faire un copier, on va alter le texte.

Par la suite, on va faire contrô C. Et pour faire un coller, c'est pratiquement la même chose. On va où est-ce qu'on veut faire le coller ?

On fait contrôle et V comme ceci. Ça ne peut nous coller le texte. Ça ce serait crétin.

Et surtout à force de redéposer la même chose, ce n'est plus le conseil qui allait reborner, c'est le gouvernement. Et c'est exactement ce que le ministre des finances va dire. On va passer pour des perdants obsessionnels.

Alors, on change le texte. Ils ne veulent pas d'une taxe sur les personnes. Très bien.

Le prélèvement passe au holding patrimonial. La barre des 100 millions leur pose un problème. Pas de souci, un taux progressif.

Et le texte revient en loi de finance au lieu d'une loi ordinaire. La gauche l'a déjà fait. En 2012, la taxe à 75 % est censurée.

Un an plus tard, la même finalité revient en loi de finance. On change de trois trucs et cette fois elle passe. Sauf qu'avec le hollandisme, bah ils ont pas du tout fait ce qu'on propose ici.

Rien n'était préparé. La poste est arrivée un an après et la taxe n'a même pas été reconduite en 2015. Ton exemple, il dit surtout que les sauces d'amont raison.

Non, on les entend déjà. On vous avait prévenu, hein, c'était trop ambitieux. Il fallait être raisonnable.

Non, c'est l'inverse. La taxe sur les employeurs de 2014 n'existe que parce que celle de 2012 avait été censurée. La version prudente, c'est pas une alternative à la version ambitieuse, c'est le résultat.

Bien entendu, répéter les textes, ça se paye. Chaque tour, c'est un exercice budgétaire de perdu. La recette n'arrive pas.

Le budget suivant est donc bouclé sans elle. Donc, on recommence pas indéfiniment trois fois, pas 10, mais trois fois, ça suffit. Une annulation isolée, c'est un incident.

Le législateur a mal légiféré, l'institution de contrôle fait son travail. Trois annulations sur le même sujet contre une mesure soutenue par 8 français/ 10. C'est plus un incident, c'est une position et une position de politique fiscale.

Et à ce moment-là, quelque chose devient clair. Le problème, ce n'était jamais le texte. Bon, mais pendant ces 3 ans, on fait quoi ?

Autre chose, il y a tout un travail qui ne dépend pas de la loi. Avant, pendant et à côté. Et oui, parce que pendant que tout le monde regardait le Conseil constitutionnel, quelque chose tournait depuis un an.

Personne n'en a parlé. C'était le but. Le premier réflexe quand la mesure tombe, c'est de tout geler en attendant qu'elle repasse.

C'est logique et ça bouffe 2 ans. Le principal défaut et atout de l'attaque Zukman, c'est sa forme, un texte, un moment, un vote. Une cible unique à une date connue.

Mais quand on regarde de près ce qu'il faut pour qu'elle marche, la loi n'en est qu'un morceau. Et là, l'idée c'est que le gouvernement n'attende pas le dépôt de la loi. direct, il impose des obligations déclaratives au holding, change la doctrine d'évaluation de ces holdings par l'administration fiscale, durcit le traitement de l'abus de droit dans les montages en question.

En même temps, il monte un service fiscal dédié au patrimoine avec l'appui de Tracfin, le service de renseignement financier et il négocie des accords de coopération fiscale avec les pays d'à côté. Ouais. Ouais.

Bon, des fonctionnaires, des circulaires, ça fait pas une taxe à 20 milliards quand même hein. On va pas raconter des conneries non plus. Non.

Et c'est exactement ce que ça coûte. Pendant 2 ans, le gouvernement promettra 20 milliards et livrera des arrêtés. Ça pourra passer pour des mesurettes, sauf que petit 1, ça forme l'administration fiscale et là pour une fois Ber sert à quelque chose.

Le jour où la taxe se passe, les services sont prêts et on évite les quaks qui discréditent souvent ce genre de projet. Et petit, et c'est le vrai coup, tout ça est hors de portée du Conseil constitutionnel et ça reste à la main du gouvernement. Et ça change tout parce que ce que la taxe rapporte une fois voté ne dépend plus du parlement mais du gouvernement.

Une taxe sans contrôleur c'est une taxe qui n'est pas recouvrée et c'est pas une découverte. C'est exactement ce qu'ils font en sens inverse depuis 20 ans. Du coup au moment où il dépose pour la troisème fois le texte, les mesures de contrôle tournent depuis 1 an.

Les ultra riches et leurs avocats se frottent à Bercis des mois et le fameux exil fiscal qu'on a jamais vu mais qui est tout le temps promis par les détracteurs est enfin documenté, chiffré, contrôlé. Alors c'est je prendrai pas ce chiffre pour dire que c'est un échec. Ça n'a pas marché.

Et le meilleur exemple, c'est le plus gros truc que la gauche a jamais construit, la sécurité sociale. Des ordonnances à l'automne 1945, une généralisation en 1946, puis tr décennies d'extension catégorie par catégorie. Ouais, mais on n pas trois décennies là.

Et c'est pas la SQ non plus. Soyons clair, tout ça ne fait pas 20 milliards. Ça ne remplace pas la loi, ça la prépare, ça la rend applicable et ça détruit le seul argument sérieux d'en face que la taxe serait inapplicable.

Reste [grognement] le Conseil constitutionnel. Jusqu'ici, le gouvernement s'est adapté à ces décisions. Il a joué sur son terrain, à son rythme et a fait payer ce qu'il pouvait.

Il a dépensé le capital des autres. Ça s'arrête là. Il faut s'attaquer au fond du blocage.

Il faut une réforme institutionnelle. Mais surtout, il faut faire en sorte qu'elle n'ait pas l'air d'une attaque contre le Conseil. Et à partir de là, tout ce que le gouvernement engage, il le pai de sa poche.

Sa combativité, sa popularité et pour finir des postes. Et rien de tout ça ne produit de victoire visibles avant 2030. C'est là que l'exercice d'équilibriste devient le plus délicat.

Et le premier truc qu'on paye, c'est l'envie d'en découdre parce que la difficulté, c'est de réformer ces institutions sans avoir l'air de les attaquer. Première option, dire ce qui est vrai qu'elles sont parties. Sauf que pour les médias, la phrase "Le Conseil constitutionnel à censuré", c'est un fait.

Et la phrase "lle Conseil constitutionnel est partial". C'est une opinion portée par le gouvernement qui vient de perdre. C'est l'opinion rageuse d'un mauvais perdant.

Je reviendré Gadget et cette fois je t'aurai. Deuxème option, celle que le groupe parlementaire réclame déposer tout de suite un projet de loi de déontologie. C'est justifié, c'est populaire mais c'est trop cher.

Un gouvernement qui réforme les contrepouvoirs 6 mois après cette fait censuré par eux a l'air de vouloir les rendre dociles. Alors la première ministre dit "Non, pas maintenant." Et ça se paye tout de suite devant ses propres troupes.

Elle risque de passer pour quelqu'un qui trouve que c'est pas si grave. Les députés voulaient un texte, ils auront une commission. Parce que c'est ça le coup.

Nommer une commission indépendante chargé d'évaluer la qualité démocratique de nos institutions indépendantes. Une commission. La solution à la corruption macroniste des institutions, c'est encore une commission thodule.

Attends. La dernière grande révision constitutionnelle sort directement du rapport de la commission baladure. Le contrôle parlementaire des nominations vient de là.

Le gain était réel mais insuffisant. Pour que le coup marche, faut pas lésiner. Juriste, sociologue, anciens membrés indépendantes et cetera.

Et les nominations à cette commission partagées entre l'exécutif et le parlement à la majorité renforcée. Sinon, c'est une commande et tout le monde le voit. On lui donne trois tâches. 1.

L'état des lieux des nominations sur 20 ans. Parcours délai entre la fonction contrôlée et la fonction de contrôle. Pratique décisionnelle. 2 ce que font les autres démocraties sous-entendus pourquoi la France fait pas pareil et 3 l'inventaire des leviers de réforme ce que le gouvernement devrait faire mais écrit par d'autres et l'effet est immédiat parce qu'en face ils sont pas des crétins.

Une commission qui va regarder leur pratique dans le détail s'abbraque le projecteur exactement là où ils ne veulent pas. Leurs décisions dépendent beaucoup de l'idéologie du parcours de leurs membres. Un ancien préfet ne juge pas les débordements des forces de police de la même façon qu'un avocat spécialisé en liberté publique.

Et ça les met sur la défensive parce que rendre compte de son pouvoir en démocratie, c'est normal. C'est même l'article 15 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. S'ils s'indignent, ce sont eux qui ont l'air de cacher quelque chose au peuple et plus le gouvernement.

Au fond, le macronisme s'est protégé en se planquant derrière les institutions. Là, on prend le même mécanisme à l'envers, une institution pour en démasquer d'autres. Et il faut le dire tout de suite, cette commission ne sauve pas l'attaque Zukman.

Elle oublige juste des institutions qui n'ont jamais eu à se justifier à commencer à le faire et elle produit mois après moi un dossier public. Reste à savoir ce qu'on en fait. Alors le rapport est sur la table et là il y a un piège de calendrier.

Écrire cette L en 2027 juste après la censure c'est une repost. Tout le monde la lit comme ça. L'écrire trop tard ça n'a plus d'objet.

La fenêtre, c'est la commission qui a gardé ouverte par ses auditions et compte-rendu. Deuxième chose, on n'annonce pas qu'on rééquilibre les pouvoirs, on améliore la prévention des conflits d'intérêt. Reste la technique.

Une révision constitutionnelle, c'est long et le Sénat bloque. Mais la Constitution dit qui nomme le président de la République, par exemple, mais pas qui peut être nommé. Et sur les lois organiques, contrairement à ce qu'on croit, c'est l'assemblée qui peut avoir le dernier mot.

Alors, on impose de l'expérience dans le secteur concerné. À tout hasard, pour être nommable défenseur des droits, il faut avoir passé 5 ans sur les 10 dernières années dans la défense des droits. À tout hasard, hein ?

Comme ça ? Et c'est compris ? Tu as entendu François Saturne commode ou je sais pas comment il s'appelle là ?

Je n'ai jamais été euh euh comment dire hostile. Je ne suis pas hostile. On impose aussi un délai de carence entre l'autorité contrôlée et l'autorité de contrôle.

Un député et à forceuriorie un président de l'Assemblée nationale n'est pas nommable au Conseil constitutionnel avant 5 ans. Idem entre le bureau des médias du ministère de la culture et l'ARCOM. Sur le déport aussi, on impose un rapport motivé et obligatoire en cas de nom des ports.

Le nom des ports ? Mais c'est qui les ports ? Enfin, j'en ai quelquesuns en tête, mais l'épisode spécial VSS est censé sortir en août, je crois.

Puis c'est hyper spéc comme langage. Les cochons, c'est des animaux sensibles et intelligents. Mais non, le déport se déporter c'est comme sortir de sa file sur la route.

Sauf que là, tu sors du dossier parce que tu peux pas juger un texte que tu as écrit toi-même. Conflit d'intérêt, tout ça, tout ça. par exemple de Monchalin devrait justifier publiquement pourquoi elle participe ou pas au débat de la Cour des comptes sur le budget de 2027 alors que c'est elle qui l'a en partie écrit ce budget.

Et c'est là que ça devient vraiment intéressant. Le déport c'est la seule mesure qui touche les gens déjà en poste. Ferand reste au Conseil constitutionnel jusqu'en 2034 mais on l'oblige à expliquer pourquoi il ne peut pas juger les textes qu'il a lui-même fait voter ou pire pourquoi il pourrait.

Avec lui, on n'est jamais sûr de rien. Mais ça m'étonnerait parce que cette règle-là, le conseil se l'ai donné lui-même en 2010 pour les QPC. On ne fait que l'étendre.

La refuser, c'est admettre qu'elle était bonne tant qu'elle ne servait à rien. Mais surtout, il faut dire haut effort ce qu'on ne fait pas. On ne fait tomber personne.

Pas de commission d'enquête, pas de procès, pas de tête au bout d'une pique. Ferand fini son mandat même si beaucoup préféreraient l'inverse. Sauf qu'une règle votée, c'est un jugement rendu.

Elle inscrit dans la loi que ce qui a été fait ne devrait pas l'être. Et ça dure plus longtemps qu'une démission. Et cette arme-là, il va falloir la payer en 2031 quand ce sera à la gauche de nommé.

Charité bien ordonnée commence toujours par soi-même. En matière de transparence, la gauche a eu quelques casseroles. Je n'ai pas, monsieur le député, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger, ni maintenant ni avant.

Je démande donc ces accusations et j'ai saisi la justice d'une plainte en diffamation car ça n'est que devant la justice hélas que les accusateurs doivent prouver la réalité des allégations qu'ils avancent. Mais on oublie que dans la foulée du scandale Kusac, elle a fait passer les lois de transparence de la vie publique avec une droite ramolie par l'affaire alors qu'elle y était historiquement opposée. La droite sarcosis de 2013 contre la transparence.

Non. Et surtout ces lois se sont appliquées d'abord à ceux qui les votaient. Les ministres en exercice ont publié leur déclaration de patrimoine les premiers enfin sauf phobie administrative.

C'est ça la dernière technique, s'autoimiter sauf que la facture arrive au pire moment possible. L'ARCOM se libère en 2031. La Banque de France est le défenseur des droits en 2032, c'est-à-dire à quelques mois de la présidentielle.

Ah bah comme tu dis, la droite s'est servie pendant 20 ans et là la gauche laisserait le régulateur des médias à quelqu'un d'autre en pleine campagne. Mais c'est du suicide médicalement provoqué. Excellente nouvelle BKY votre tension artérielle est normale.

Effectivement c'est le prix et il est payé à courte échéance. Sauf que trois nominations, ça n'a jamais gagné une élection. Ce qui a produit la situation d'aujourd'hui, c'est 10 ans de nomination macroniste.

Et Ferran, Buffet et Hdari ne sont que les noms qui dépassent. Trois noms pourris en 2031 n'auront qu'un effet. La commission devient une manœuvre et la réforme une prise de contrôle.

Le système macroniste tient sur sa banalité. Tout le monde fait comme ça, il y a rien de grave. C'est pour ça que céder, c'est pire que résister.

Le jour où ceux qui dénonçaient la pratique arrivent et font pareil, elle devient le fonctionnement normal des institutions définitivement. Mais ça ne se décide pas en 2031. C'est la mécanique de la première technique.

Une autolimitation annoncée au dernier moment, c'est une contrainte subie. Il faut se lier quand ça ne coûte rien pour ne plus pouvoir se délier quand ça coûtera. Donc la règle sur les nominations est votée en 2029 quand personne n voit un enjeu.

En 2031, il y aura tout un monde autour de la table pour expliquer qu'on peut faire une exception et pour passer outre, il faudra l'assumer en public. Et c'est là que ça devient une arme parce que ça oblige les autres à se positionner. Il n'y a pas un député qui va au 20h expliquer qu'il est contre la probité.

Soit il s'aligne sur la nouvelle règle et c'est gagné, soit il se tortille pour expliquer que c'est pas pareil, que truc que machin. Attention quand même à pas déraper sur l'autolimitation. hein, sur les nominations et la déontologie, mais jamais sur les moyens de gouverner.

Renoncer à trois postes, ça coûte cher un mois et ça rapporte sur 10 ans. Renoncer à un instrument d'action, ça ne s'appelle plus de la probité, ça s'appelle du désarmement. Et voilà, 5 ans et tout un arsenal pour faire passer une seule mesure fiscale et réparer une seule anomalie institutionnelle.

Autant le dire tout de suite, rien de tout ça n'est facile et rien de tout ça n'est gratuit. Les techniques qu'on vient de voir valent aussi pour le reste du programme. Ce sont des outils, pas des recettes et on en a sorti qu'une petite partie.

Dites-nous en commentaire si vous en voulez d'autres. Vos commentaires sont toujours les bienvenus. Je crois qu'il y a une erreur avec ma banderole de bienvenue.

Que voulez-vous dire ? Ce qui devait être une invitation à la réconciliation se transforme en un subtil commentaire sur mon système pileux. Ben oui, regarde ça.

Parce que tout ça a un coup et il est humain avant d'être politique. C'est du travail, des textes préparés d'avance, des rapports, des auditions, des journées sans fin au parlement à débattre parce que la gauche de rupture, elle n'utilise pas les outils abusifs pour couper cours. Aussi aussi aussi aussi aussi aussi 49 aussi.

Ben non. Pas de 493, non, on fait pas ça. Et il faut tenir une majorité pendant 5 ans avec des partenaires qui n'ont pas tous le même intérêt à tenir la ligne.

Et à ce rythme-là, ça risque de craquer. Un ministre qui perd son calme un matin, c'est l'odeur du sang pour les requins médiatiques. Vous m'avez insulté 15 jours, vous chantez mais vous m'avez insulté.

Personne n'a craqué. Personne n'a craqué. Ou alors encore, le conflit s'embrase et on se retrouve en crise de régime où le cadrage rate ou pire les gens décrochent.

Si on passe 5 ans à parler de procédures institutionnelles, il se bar. Et tout ce qu'on vient de voir ne sont que des hypothèses, souvent maladroite, des techniques, pas des recettes. La vie politique est infiniment plus complexe que ce qu'on peut dire ici.

Et il y a des raccourcis partout. Peut-être pas de censure de la taxe, peut-être une censure de la réforme institutionnelle. À la fin, rien n'est garanti.

Le gouvernement ne parviendra peut-être pas à faire passer la taxe duman pleine et entière et devra peut-être renier sur le reste. Je vais crever. On est trop foutu.

On est foutu. On est foutu. On est foutu.

On est foutu. Oh ! Mais ce qu'on a essayé de montrer, c'est qu'une gauche de rupture au gouvernement ne sera condamné ni à l'impuissance, ni à la brutalité.

Ça, c'est le mythe inventé par les conservateurs pour la neutraliser. Si elle ne pouvait rien changer, il ne se battrait pas aussi fort pour lui faire barrage. Et l'histoire de la gauche, c'est ça, la lutte permanente, la lutte pour les institutions, contre les institutions, avec les institutions pour un futur meilleur, plus juste et moins cramé.

Au bout du compte, ce n'est pas la réforme institutionnelle qui aura sauvé la taxe. C'est la censure de la taxe qui aura peut-être rendu possible la réforme. Et de toute façon, il y aura une taxe raboté des 2/3 peut-être.

Sauf qu'un tiers de 20 milliards, c'est déjà plus que ce que l'ISF a jamais rapporté. Et là où créer un impôt, c'est une guerre. Changer un taux c'est un amendement.

Il y aura un service dédié au trait au patrimoine. Ses agents, sa doctrine, ses années de contentieux. Il y aura un dossier public, sérieux et documenté sur la façon dont ces institutions sont nommées et jugent.

Mais surtout, il y a une chose qu'on pourra plus dire que c'était impossible parce que ça aura été fait. Bref, ça aura fait 5 ans sans fâche au macronisme et ces 5 annéesl seront décisives. Tout va se jouer en 2027.

Une élection plus que jamais travaillée par la propagande. Propaganda. Et ben quoi ?

Non, rien. On verra. Et en parlant de voir, je sais pas si vous avez vu ça, mais le 27 août à 16h45 à Roland Garos, il y aura le premier débat présidentiel.

Camulox, la présentatrice, on dirait une souzi de Céline Dion, village vacances de la mouette qui pète. Mais les gens sont dieux. [musique] Je suis tellement contente de vous recevoir ce soir.

J'espère que vous apprécierez le show autant que moi. Ce moment magique ensemble. À très bientôt. [rires] D'ici là, bon mois d'août à toutes et à tous.

Voilà pour cette fois dissolution, c'est fini. Enfin, pas tout à fait. On se retrouvera une dernière fois à la mi-août pour un épisode hors série sur les VSS.

N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant la fin du monde, on vous laisse avec cette citation inspirante. Car elle n'est pas seulement un lieu à travers lequel circulent les messages, mais aussi un centre d'élaboration de messages.

Elle constitue le lieu où se concrétise une mentalité qui sans elle ne saurait où se loger. C'est à travers l'esprit de la télévision que se manifeste concrètement l'esprit du nouveau pouvoir, Pierre-Paulo Pasolini. Corrieré de la Serra 9 décembre 1973. 13. [musique] [musique] [musique]