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interviewBFMTV· 30 août 2025 13 min

Crise sociale: les Français sont-ils prêts à se mobiliser le 10 et 18 septembre ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Reparlons à présent de ce qui préoccupe beaucoup de nos responsables politiques, mais aussi bon nombre de Français, j'imagine, tant le mois de septembre politiquement et socialement risque d'être très chargé. On dispose désormais de non plus une mais deux dates principales de mobilisation. La seconde ayant été annoncée hier par l'intersyndical qui se sont mis assez facilement et rapidement d'accord sur le jeudi 18 septembre pour manifestation et autres grèves.

Igor Sairi un marché à conflant Saintonorine dans les Ivelines au milieu de français qui sont prêts ou pas à se mobiliser alors que le mois de septembre en général on a beaucoup d'autres choses à penser à faire et à dépenser aussi au passage. Et à la rentrée scolaire notamment François qui euh qui démarre lundi effectivement pour beaucoup d'enfants et de parents et c'est vrai que nous avons rencontrer beaucoup de de gens sur différents marchés d'Île-de-France ce matin avec Clément Mouftard qui ne s'intéresse pas forcément à ses rendez-vous politiques et et sociaux très importants parce qu'ils n'ont pas envie de s'y intéresser clairement. Ils ont d'autres priorités.

Euh, on vient de le dire. Et puis il y a ceux qui évidemment ne veulent passer à côté parce que ça les touche directement dans leur quotidien personnel et professionnel et que cette demande du vote de confiance François Baou les intéresse évidemment. Le mouvement du du 18 septembre les intéresse aussi sans forcément savoir déterminer si ce mouvement sera un mouvement dur et très long dans le temps.

Il y a également ce rendez-vous désormais du 18 septembre lancé par les syndicats et ceux qui s'y intéressent sont nécessairement en colère. Certains disent que François Baou aurait dû partir depuis bien longtemps et que oui, il faut montrer que cette colère monte parce que la demande d'économie du Premier ministre et bien est totalement illégitime en tout cas pour les classes moyennes. Voilà ce que nous avons entendu.

Écoutez quelques réactions justement que nous avons que nous avons pu récolter avec Clément Mouftard. Et ben il a pas il a aucune majorité. Le peuple est contre lui.

Il supprime des jours fériers. Euh, il gèle les retraites le 18. Euh, oui, là une grèffe générale.

Oui, ouais, je suis pour Il faut travailler, se battre, mais plus on travaille, plus on paye, plus on paye, plus on paye. L'électricité que ça va pas, les carburants, ça va pas. Même les gens, on le voit, les gens sont blasés. les sur les marchés, il y a plus autant de monde qu'il y a eu il y a quelques années.

Et cette colère, ce sentiment d'injustice. Voilà ce que l'on peut retrouver dans ces différents témoignages. Personne ne m'a dit qu'il serait dans la rue le 10 ou le 18 septembre.

En revanche, tous que ceux qui nous avons interrogé, qui nous donnent une opinion sur ces mouvements disent que c'est totalement légitime de manifester cette colère aujourd' dans dans la rue en France. Merci Igor, merci à Clément Mouftard qui vous accompagne sur ce marché de Conflance Saintonorine dans les Yvelines en ce samedi matin alors que septembre débute dans deux petits jours. Julien Migomüer est de retour avec nous dans BFM TV BFM direct y arriver Julien.

Il y a pas que 10 et le 18 septembre comme date importante à retenir. Alors, il y a le 2 septembre, on y revient dans une seconde mais on va regarder les deux dates principales dont on parle depuis plusieurs jours. Déjà donc le fameux 10 septembre, la journée bloquons tout.

Une mobilisation qui est née sur les réseaux sociaux qui a reçu le soutien de la gauche politique, la France insoumise en premier lieu et qui a appelé donc à la grève générale. Le message qui est passé, c'est rassemblement, blocage ou encore opération péage gratuit. Autre data à retenir le 18 septembre avec un appel un peu plus officiel, un appel un appel à la grève, aux manifestations, tout cela lancé par les syndicats.

Alors pourquoi cette date, le 18 septembre, c'est un jeudi ? Et bien tout simplement parce que le jeudi serait, c'est ce que dit la CGT, une journée, je les cite, beaucoup plus favorable pour la mobilisation. Mais tout cela, vous lisiez à l'instant, pourrait débuter un petit peu plus tôt car la CGT du secteur et des mines appelle à cesser le travail dès le septembre, c'est-à-dire mardi prochain.

Concrètement, quels sont les secteurs qui devraient se mobiliser ? Euh du côté des rails ? Déjà, Sudraille appelle à la grève dès le 10 septembre.

Dans son viseur, la suppression des de jours fériers mais aussi 1,5 milliards d'euros supplémentaires pour le réseau ferré, la CGT et l'UNSA n'ont pas encore tranché. dans les airs. Cette fois-ci, le syndicat majoritaire des contrôleurs aériens fera grève le 18 septembre avec là aussi un appel à la grève et au blocage des aéroports dès le 10 septembre.

Et puis enfin, du côté des taxis et bien ils ont décidé de reporter leur mobilisation. Pourquoi ? Et bien parce que le gouvernement pourrait peut-être chuter le 8 septembre.

Mobilisation attendue aussi dans le secteur de la santé. Julien. Exactement.

L'intersyndical des pharmaciens prévoit une fermeture des officines le 18 septembre puis tous les samedis à partir du 27. Du côté des hôpitaux de Paris, des assemblées générales sont prévues en vue d'une grève. On n' pas encore de date précise.

Enfin, que va-t-il se passer dans les écoles ? Et bien, l'Union syndicale lycéenne appelle à bloquer tous les établissements le 10 septembre et cela dans la durée, tout comme les étudiants de l'UNEF. Quant aux profs et bien les syndicats vont se réunir ce mercredi pour décider ce qu'il en est.

Merci beaucoup. Merci Julien. Thomas Vacheron nous a rejoint.

Bonjour et bienvenue. Vous êtes secrétaire confédéral de la CGT, charge des retraites hein notamment entre autres. Oui, des salaires notamment CGT et des salaires.

Bienvenue, merci d'être avec nous dans BFM direct ce matin. Olivier Maltèch est aussi avec nous, chef économiste de Yomonie, leader de la gestion d'épargne en ligne, Aurore Malval, rédactrice en chef du site du magazine Marianne et Jérémie Trottin, journaliste au service politique de de BFM TV, éditorialiste politique Thomas Vacheron. un mot d'ordre, tout bloqué.

Ça en tout cas c'est la théorie pour le mois de septembre et pas seulement le 17 et le 18. C'est c'est ça en fait. Il y a quelque chose de très pratique.

Il y a une colère extrêmement forte dans le pays. Il y a un ral bol et il est énorme parce que les salariés, la population a bien compris que il y a une dette qui est importante et est d à quoi ? D'un côté aux aides fiscales et sociales au plus privilégié, on a supprimé l'ISF, c'est 1000 milliards d'euros de dettes de plus et on donne chaque année 211 milliards d'euros d'aide publique aux entreprises privées.

C'est 6600 € par seconde. Donc on voit d'où vient la dette, aux plus fortunés ou aux grosses entreprises. Et de l'autre côté, c'est aux salariés, aux retraités, aux privés d'emploi qu'on veut faire payer.

Et donc les gens ne l'acceptent pas, ne l'acceptent plus. C'est pour ça qu'au cœur de l'été, les Français, ils sont majoritairement euh en en faveur du diagnostic posé par François Bairou. Il rejette tout aussi majoritairement euh le le remède euh proposé par le Premier ministre.

Mais vous entendez quand même que les Français disent et ils sont d'accord pour dire qu'il y a un gros problème avec cette dette qui ne fait confl. Il y a les Français voient qu'il y a un gros problème. La population est consciente qu'il y a un gros problème et ils sont en train de mesurer d'où elle vient. c'est la c'est de privilégier les plus fortunés et les grosses entreprises.

Et de l'autre côté, c'est toujours les mêmes qu'on fait travailler plus longtemps. D'ailleurs euh les Français sont opposés à au recul de l'âge de leur traite à 64 ans, il passent en force. Les Français sont opposés à toutes les mesures d'austérité, ils passent en force.

Par centaines de milliers, ils ont signé la pétition intersyndicale au cœur de l'été. C'est à noter. Il n'y a jamais d'intersyndical en été.

Et dès cet été, on a lancé une intersyndicale sur stopbudgetberou.fr. fr Mais qu'est-ce qui vous dit que les Français vont vous suivre alors en septembre il y a les appels les syndicats notamment mais septembre c'est un mois compliqué pour pour mais pour tout le monde aujourd'hui la préoccupation première de la population c'est les salaires. perd de l'argent quand on fait notamment ex et vous savez ce qu'ils me disent ?

Et ben, il vaut mieux que je perde une ou deux journées de grève plutôt que me faire voler des centaines d'euros par an parce que et vous pouvez tous et tous le vérifier sur le simulateur CGT combien vous perdez par an. Si euh vous regardez la situation d'un budget austéritaire de Beou de suivant puisque nous notre sujet c'est de supprimer le budget d'austérité, vous pourrez calculer ch chacun d'entre vous et on invite les téléspectateurs à le faire pour calculer ce qui qu'est l'austérité inverse. On veut de la justice sociale, de la justice fiscale.

Et puisque vous commencez sur les mobilisations et je termine là-dessus, la première c'est le 2 septembre, c'est les énergéticiens dès mardis pour deux raisons. pour eux pour augmenter les salaires des travailleuses des travailleurs de l'énergie et ils ont bien raison et pour nous toutes et tous ceux qui nous regardent c'estàdire mobilisation ça va ça va traduire un piquet de grève et mais dans des centrales de quoi dans dans les centrales dans hydroélectrique nucléaire avec des des coupures alors des coupures pas pour la population jamais ils sont vous savez c'est les mêmes qui remettent l'électricité à ceux qui en sont privés mais par contre laissez-moi juste finir parce que c'est très important et c'est méconnu. Ils se battent pour leur salaire pour augmenter tous les salaires.

C'est légitime, ils ont raison. et ils se battent pour une deuxième raison, c'est de faire diminuer nos factures. Ceux qui nous regardent pendant l'été, vous allez voir votre facture d'électricité du mois d'août a augmenter parce qu'on a passé la TVA de 55 à 20 %.

Et il faut soutenir les énergéticiens pour leur salaire à eux, nos factures à nous et on voit bien le feu roulant d'immobilisation ensuite du 10 et du 18 septembre. Bonjour Alain Fontaine, merci d'être avec nous. Vous êtes gérant du Mureté, président de l'association des maîtres restaurateurs.

Vous comment vous l'envisagez ce mois de de septembre vous chef d'entreprise hein ? Alors évidemment et en même temps euh j'ai bien sûr les remontées de mance. Ils ont passé un été pour certains très bon, pour d'autres moins bon.

Et donc l'arrivée sur mois de septembre euh c'est le redémarrage et on connaît bien l'histoire surtout dans les grandes villes euh où effectivement les manifestations, les grèves et tout ça entraitent pour nous une perte de déchet près d'affaires. Mais dans le même temps, on a des employés, des employés qui sont inquiets. Ils sont inquiets effectivement de tout ce qui peut arriver euh et de tous les les plans budgétaires ou autres qui peuvent arriver.

Donc si vous voulez d'un côté chef d'entreprise inquiet évidemment parce que ça veut dire que le mois de septembre ne sera vraisemblement pas aussi bon que prévu et pour certains ne rattrapera pas l'été un petit peu mossade qu'ils ont eu, vous le savez. D'autres ont très bien marché, d'autres ont moins bien marché et puis euh et puis il y a nos employés qui eux effectivement regardent ça de regardent ça avec avec beaucoup d'attention. Donc il va falloir faire attention.

Peut-être certains d'entre eux vont-ils se mobiliser d'ailleurs. C'est c'est possible. J'ai j'ai eu le cas j'ai eu le cas à deux trois reprises, mais nous vous savez très bien que sur Paris mais sur d'autres grandes villes hein euh les manifestations des fois euh se traduisent bien sûr par des gens qui ne viennent pas travailler.

Le télétravail s'accélère évidemment, les gens restent chez eux et puis après, vous le savez, ça peut déborder et malheureusement. Alors moi je je n'ai pas je suis pas politique hein, c'est pas mon couloir de nage comme je disant mais je pense que pour tout le respect qu'on doit à à cet homme politique François Beou, je pense que la méthode et les cibles sont pas la bonne et à chaque fois on se retrouve avec le même sujet et c'est un sujet d'inquiétude parce que si on la France à chaque fois je pense qu'il faut changer de méthode et de cible à propos d'inquiétude pardonnez-moi Olivier Maltest a bien une certitude en cet avantille de début de mois de septembre, c'est que l'économie déteste l'incertitude, l'instabilité. Et de ce point de vue-là, vraisemblablement septembre et peut-être les mois qui suivront seront difficiles sur le plan économique en répercussion d'une d'un automne social qui s'annonce agité, d'un étude sociale et d'une incertitude politique de toute façon sur laquelle on va aller qui va durer plus ou moins longtemps en fonction de de la de la décision de la vote de censure ou non censure et ainsi de suite.

Donc ça va durer plus ou moins longtemps. Moi, je rajouterai presque aussi une date importante le 12 septembre, le vendredi 12 septembre qui va être l'actualisation de la note de la dette française par la Jour Switch qui là aussi peut potentiellement entraîner. L'inquiétude aussi qu'il faut avoir, c'est que je je suis content de d'entendre qu'on sait que tout le monde a conscience qu'il y a un vrai problème au niveau de au niveau de la gestion de la dette.

Il faut vraiment faire attention parce que il y a aussi une un bruit qui se qui se diffuse en disant que un scénario à la grec est et est et et quelque chose qui est mis de manière à obtenir un vote de confiance, à obtenir du coup et et à forcer un petit peu. On est certainement pas aujourd'hui dans un scénario à la grec, mais ce qu'il faut avoir en tête, c'est qu'à partir du moment où les marchés financiers commencent à mettre la pression sur la dette parce qu'il commence à craindre le fait que la France n'arrive pas à gérer son budget, potentiellement ça va très vite et on et on perd la main. Tout à fait.

Thomas Bacheron, vous réagissez à ça ? Vous vous en fichez d'une certaine manière de de ce qui est aussi une part de réalité. Absolument pas.

C'est pour ça qu'on insiste sur d'un côté la pression et la responsabilité du de du premier ministre et des précédents qui ont augmenté notoirement la dette. 1000 milliards d'euros. 1000 milliards d'euros de plus.

D'ailleurs, monsieur Baï a insisté sur 5000 € de plus par seconde, mais chaque seconde, c'est 6600 € d'aide plus aux entreprises privées. Donc il y a une dette, elle est importante. 1, d'où elle vient ? plutôt que de faire peur et je ne dis pas que c'est votre propos mais il faut rationaliser les éléments et de dire à la population on les ingrédients sont en fait réunis sortir de la politique de l'offre et refaire une politique de la demande qui relance l'économie et qui permette à tout le monde de vivre dignement de son travail.

Merci, merci à vous tous.