Gabriel Attal, Didier Bourdon, Diane Ducruet - C à vous - 07/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 7 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
C'est quoi l'objectif de ce soir, M. Macron ?
- 0:38FerméeRéponse directe
Ce sont des militants ?
- 1:07RelanceRéponse directe
Et de modifier ses propositions en fonction de ce que lui disent les Français ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on est attendu, lesquels ?
- 1:40FerméeRéponse directe
Là, ce soir, c'est les questions d'éducation essentiellement à Poissy ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Quelle est la plus grande qualité du candidat Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Invité politiquePromesse
« On s'était engagé à ne pas augmenter les impôts et même à les baisser. »
- 4:50Invité politiqueChiffre
« On n'a pas augmenté les impôts dans ce quinquennat. On les a même baissés, que ce soit pour les entreprises ou pour une partie importante des ménages. »
- 5:04Invité politiqueChiffre
« 1 million de 100 000 emplois créés dans ce quinquennat. »
- 5:19Invité politiqueFait
« On crée plus de richesses et qu'on peut donc financer aussi des services publics plus performants. »
- 5:51Invité politiqueFait
« Nous ne répondrons pas aux défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie. »
- 6:01Invité politiqueFait
« L'enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance. »
- 8:23Invité politiqueFait
« Un grand merci à nos restaurateurs, à nos cafetiers, à nos directeurs de cinéma, de théâtre, de festival. »
- 8:37PrésentateurFait
« Le petit... au foie ! »
- 14:56InvitéFait
« Nous fournissons des équipements militaires à l'Ukraine, oui. »
- 16:24Invité politiqueChiffre
« 124 boutiques qui baissent le rideau pour LVMH. Chanel 17 boutiques, Hermès 3, Kering 2. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Invité11 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Gabriel Attal3 %
- Invité 42 %
- Invité 52 %
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C'est à vous en direct jusqu'à 20h55 avec Mohamed Émilie-Pierre et un candidat enfin en campagne. Bonjour Chéda, vous allez bien ? C'est le candidat le président aujourd'hui ? Oui, c'est le candidat. Content que ce premier échange. C'est quoi l'objectif de ce soir, M. Macron ? Bonjour, expliquer et convaincre. Voilà pour que ces quelques mots arrachés au président candidat par Iban Raïs et Anaïs Recoli pour c'est à vous. Emmanuel Macron qui est à Poissy, son premier déplacement de campagne face à des Français qui ont été triés sur le volet, sélectionnés, choisis ? Je ne crois pas. Ce ne sont pas des militants.
Je pense qu'il y aura des échanges sur tous les sujets et j'imagine sans concession, évidemment, des Français qui peuvent l'interpeller sur des sujets de leur vie quotidienne. C'est ça qu'on va chercher à faire. Ça va ressembler au Grand Débat, en fait. Grand Débat, il y avait avant tout une priorité qui était de recueillir la parole des Français. Là, c'est évidemment très important, mais c'est aussi des conversations, des échanges qui doivent permettre au président de livrer sa vision et ses propositions pour les cinq années à venir. Et de modifier ses propositions en fonction de ce que lui disent les Français ? On apprend toujours et on enrichit toujours de ce que nous disent les Français.
Mais je pense que c'est important qu'il y ait cet échange. Encore une fois, c'est ce qu'on considère comme étant le plus utile au débat, le plus utile dans le cadre d'une élection présidentielle, qui quand même doit permettre aux Français de trancher une vision, une ligne politique sur des sujets qui les concernent directement. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on est attendu, sur lesquels il faut aller plus loin. Évidemment, la question du pouvoir d'achat, de la rémunération du travail, on en parlait tout à l'heure. La question de l'éducation, la santé et la sécurité. Là, ce soir, c'est les questions d'éducation essentiellement à Poissy ?
Je crois que tous les sujets peuvent être abordés par les personnes. Ce n'est pas un débat qui a été thématisé. Et il y aura d'autres moments d'échanges comme ça avec des Français qui pourront l'interroger sur tous les sujets. Et puis, durant cette campagne, un président qui va présenter ses propositions pour l'avenir. Quelle est la plus grande qualité du candidat Macron ? Je pense que c'est son énergie. Et son plus gros défaut ? Ça, vous savez, je suis... Il n'a pas de défaut. Il n'a pas de défaut. Tout le monde a des défauts, évidemment. Mais quel est son plus gros défaut ? Vous voulez que vous fassiez une réponse langue de bois en disant qu'il est...
Mais à coup de pas, lui-même a dit qu'il ne répéterait pas certaines erreurs. Il a tout dit et très bien sur ce sujet. Vous voyez, je peux vous faire une réponse langue de bois en disant qu'il est trop perfectionniste. Voilà les trucs qu'on entend habituellement. Mais non, je ne le ferai pas par respect pour vous. Mais est-ce qu'il va y avoir un moment de la campagne où le président donnera quelques grands axes de façon presque formelle face à tous les Français ? Évidemment. Mais d'ailleurs, il a commencé à le faire dès ce matin. Il l'a fait dans la lettre aux Français qui a été publiée en fin de semaine dernière. Mais qui était des principes généraux.
Il l'a fait encore ce matin, quand il parle de nouveaux pactes entre les générations. Avec la question des retraites, la question de la dépendance et de l'accompagnement dans l'autonomie des Français âgés. Quand il parle du pacte avec la nation sur les questions républicaines, les questions de sécurité, les questions d'immigration. Quand il parle du pacte productif. Et oui, du fait qu'on doit produire plus dans notre pays et donc probablement travailler plus pour financer une meilleure protection des Français, notamment en matière de santé ou en matière de défense. Et pour financer surtout un investissement dans l'avenir sur des enjeux absolument stratégiques, des enjeux énergétiques.
Encore une fois, ce qui se joue beaucoup dans cette élection, ce qui a été renforcé par les crises sanitaires et aujourd'hui la crise ukrainienne, c'est la question de notre indépendance. On veut une France indépendante dans une Europe souveraine. Et on veut dépendre moins des autres et plus de nous-mêmes dans notre capacité à se déplacer, se chauffer, se nourrir, se défendre, travailler. Et ça nécessite qu'on investisse et on veut continuer à le faire. Et Mme Marcon qui vient d'annoncer qu'en cas de réélection, il supprimerait la redevance télévision, ce qui lui paraît cohérent avec la suppression de la taxe d'habitation. Comment sera financé l'audiovisuel public ?
On aura l'occasion de préciser tout ça. Pour savoir s'il y aura encore de la lumière la prochaine fois que vous le mettez. Je ne suis pas inquiet sur ce sujet-là. C'est vrai qu'on a cherché dans ce quinquennat à redonner du pouvoir d'achat aux Français, notamment aux Français de classe moyenne qui sont assujettis à l'impôt. C'est pour ça qu'on a supprimé la taxe d'habitation déjà pour 80% des Français, qu'on a commencé à la supprimer pour les autres. Il restait la collecte de la redevance télé qui est aussi du pouvoir d'achat qui est rendu.
Maintenant, évidemment, on continuera à financer l'audiovisuel public qui est extrêmement important dans la vie culturelle, la vie démocratique de notre pays. Sans augmenter les impôts alors ? Il y a un engagement qui a été pris, mais ça c'était dès la lettre de candidature du président, qui est de ne pas augmenter les impôts et plutôt de continuer à les baisser, comme le montre cette annonce. Vous savez, moi je me souviens en 2017, quand je me déplaçais pendant la campagne, on s'était engagé à ne pas augmenter les impôts et même à les baisser. Et j'étais face à des gens qui me disaient, ça on l'a déjà entendu de la part de certains candidats, et puis derrière ils ont augmenté les impôts.
On a tenu notre engagement. On n'a pas augmenté les impôts dans ce quinquennat. On les a même baissés, que ce soit pour les entreprises ou pour une partie importante des ménages. Et on veut continuer à le faire. C'est ce qu'on va continuer à le faire. Et c'est parce qu'on a baissé la fiscalité sur les entreprises, qu'elles sont redevenues compétitives, qu'on a des créations d'emplois. 1 million de 100 000 emplois créés dans ce quinquennat. C'est deux fois plus que dans le quinquennat précédent.
Et c'est en allégeant la fiscalité sur les entreprises, en permettant aux Français qui travaillent de vivre plus dignement de leur travail, qu'on remet cette valeur travail au cœur de notre pacte productif, qu'on crée plus de richesses et qu'on peut donc financer aussi des services publics plus performants. Comment le président candidat va-t-il faire campagne ? Entre tradition et modernité, c'est l'objet de la story média de Mohamed Bouafsi. Comment communique un président candidat, Mohamed ? Il y a d'abord la communication traditionnelle avec Emmanuel Macron.
Et cette lettre aux Français publiée dans toute la presse régionale vendredi matin, L'une des phrases fortes, c'est ce tacle à peine déguisé à l'égard de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour. Nous ne répondrons pas aux défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie. L'enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance. Une lettre aux Français que le président avait déjà utilisée en plein cœur de la crise des Gilets jaunes. Parler aux Français par l'écrit, ça ressemble à la lettre de François Mitterrand en 1988.
La lettre à tous les Français était un autre moment. C'était un moment de cohabitation extrêmement dure avec le Premier ministre qui était lui aussi candidat, Jacques Chirac. Et donc il fallait aussi apaiser, montrer une certaine forme de sérénité, de tranquillité, ne pas rentrer dans un débat excessivement brutal que peut-être les autres candidats auraient souhaité. Donc comme maintenant, c'est très différent car c'était une lettre longue, de presque 100 pages, programmatique et qui correspond exactement à la même entrée en campagne, dans la sérénité, dans un moment grave.
Bon, celle du président Mitterrand qui a été publiée faisait 47 pages. Celle d'Emmanuel Macron faisait une seule page, même dans sa communication. Gabriel Attal, on retrouve le « en même temps » chez Emmanuel Macron. On vient d'évoquer le côté traditionnel, mais il y a aussi la communication moderne, innovante. Vendredi dernier, à 18h, une annonce qui ressemble à une série américaine. Rien n'est écrit. Et donc je pense que c'est très important et pour moi aussi intimidant qu'il y a cinq ans. J'ai une dernière question, monsieur le président. Est-ce que dorénavant, je peux vous appeler monsieur le candidat ?
Oui, bien sûr. Vous êtes là pour le candidat. Donc appelez-moi monsieur le candidat, il n'y a aucun problème.
Bon, pas d'inquiétude. On retrouvera le candidat vendredi à 18h sur YouTube. Pas de tournage, jeudi et vendredi, en raison du sommet de l'État, car c'est le candidat qu'on évoque dans cette série et pas le président. Et jeudi et vendredi, c'est le sommet de Versailles avec tous les chefs d'État européens. Alors pendant la crise du coronavirus, le président n'hésitait pas à envoyer des bulletins de santé. Et c'était sur le réseau social TikTok.
Au moment où je vous parle, il y a un peu plus de 42 millions de Françaises et de Français qui ont reçu une injection de vaccin.
Nouvelle question, est-ce qu'une troisième dose de vaccin sera nécessaire ? Alors là aussi, il faut écouter les scientifiques avant toute chose.
Merci de votre patience.
Un grand merci à nos restaurateurs, à nos cafetiers, à nos directeurs de cinéma, de théâtre, de festival. Je sais les efforts qui leur sont demandés.
Emmanuel Macron est même allé plus loin. Il a ouvert la porte de l'Elysée à deux influenceurs. L'objectif est d'aller chercher un public plus jeune, pas forcément intéressé par la politique. L'objectif, c'est de vous mettre tout de suite un coup au foie. Le petit... au foie ! Le truc, vous pensez que vous pourrez reprendre le combat et en fait, vous serez... Ma foi est inébranlable. Il faut que je vous dise quelque chose, ça fait beaucoup de concours d'anecdotes. On les connaît. Bien sûr ! On connaît les mimiques du visage.
Non mais attention, ne chante pas trop quand même.
Vous aimez le foot ou pas ? On adore le foot, j'adore le foot. Vous supportez quelle équipe ? Paris. Le PSG, ça fait quoi ? 8 ou 9 fois qu'ils essaient d'avoir la coupe d'or. Oui, oui, c'est vrai.
Donc vous ne me direz pas parce que vous avez eu concours d'anecdotes dans les pattes que vous allez me... Écoutez-moi.
Au premier tour de la présidentielle de 2017, 29% des 18-24 ans s'étaient en effet abstenus, Gabriel Attal. Et aux élections régionales de juin 2021, leur taux d'abstention avait bondi à 87%. Communiquer de cette manière, c'est aussi leur donner envie de voter, de s'intéresser à la politique ? Oui, je pense qu'il faut utiliser tous les canaux de communication possibles. Maintenant, les jeunes, ils attendent qu'on s'adresse à eux par ces canaux, mais ils attendent aussi qu'on s'adresse à eux sur les enjeux et les thématiques qui les préoccupent.
Les jeunes, ils sont évidemment préoccupés par les mêmes enjeux que tous les Français en matière de travail, de sécurité, mais il y a des enjeux, on le sait, qui les préoccupent plus que les autres. La question de l'environnement, la question de la lutte contre les discriminations. Donc ce n'est pas uniquement une question de forme. Évidemment que c'est important d'utiliser tous les canaux. Et indépendamment du président de la République, moi je pense que tous les responsables politiques doivent s'emparer de ces nouveaux canaux. Je ne suis pas sur TikTok, mais j'utilise beaucoup Instagram. Vous, comme lui, vous avez été critiqué, notamment quand vous avez reçu des influenceurs à l'Elysée.
Il a été critiqué pour son interview avec Matt Fly et Carlito. C'est pour vous une bonne méthode ? Oui, moi je pense qu'il faut encore une fois utiliser tous les canaux possibles, mais il faut les utiliser pour passer des messages. Et c'est ce qu'on fait. Et encore une fois, sur des enjeux, des inquiétudes, des espoirs qui concernent les jeunes et qui font vivre les jeunes. Une campagne, c'est une série télé ? Non. D'ailleurs, moi j'entendais ce que vous disiez. Ce n'est pas parce qu'on fait un clip qui ressemble à quelque chose que c'est forcément une série américaine. En France, on est aussi capable de produire des belles images. Non mais c'est vrai.
Je veux dire, ce n'est pas parce qu'on fait… Non mais c'est un feuilleton, puisque tous les vendredis, il y aura un nouvel épisode. Mais je pense que c'est… Ça reprend des codes, c'est vrai, de séries, de plateformes américaines. C'est aussi positif de montrer l'intérieur d'une campagne, comment une campagne s'organise, comment les décisions se prennent, comment les choses se font. Je pense qu'il y a des Français qui attendent aussi ça.
Oui, mais vraiment, tout est travaillé. C'est comme si le candidat jouait le rôle du candidat, enfin le président jouait le rôle du candidat.
Je ne crois pas, en tout cas. Moi, j'ai plutôt le sentiment qu'il se livre de manière assez sincère. Tu dis oui, vous pouvez m'appeler monsieur le candidat. Voilà, je pense qu'encore une fois… Vous l'appelez comment, vous, monsieur le président ou monsieur le candidat ? J'appelle monsieur le président. Peut-être que j'aurai l'occasion de l'appeler monsieur le candidat quand je le croiserai dans des moments de candidat. Mais je suis porte-parole du gouvernement. Ah, vous pouvez vous scindez aussi. Moi, je suis porte-parole du gouvernement.
Je le vois dans des réunions qui concernent la crise ukrainienne, qui concernent la question de la résilience de notre pays face à l'augmentation des prix au Conseil des ministres. Et donc, c'est monsieur le président. Mais on le voit, il participe aussi, évidemment, à cette campagne en tant que candidat. Merci, monsieur le porte-parole du gouvernement d'être venu ce soir dans C'est à vous. C'est l'heure du vu, ce qu'il ne fallait pas rater hier à la télévision.
Sixième jour de bombardement sur la ville de Mariupol. Dans cet hôpital, cette soignante ne peut retenir sa peur. Des femmes se serrent les unes contre les autres, alors qu'une veille dame, prie, assise sur son fauteuil roulant. Le chef de l'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, ne décolère pas contre l'OTAN. Les 30 membres de l'Alliance, dont les États-Unis, ont en effet rejeté hier la demande de Kiev, imposé une zone d'exclusion aérienne dans le ciel ukrainien.
Faites les yeux deux minutes, parce qu'il faut aussi un petit peu ce TPP people, mais les meufs le trouvent hyper sexy. C'est vrai, pas lui divine.
Il est canon, mais vous savez, moi je vais aller même plus loin, il me serait peut-être pensé un peu à Cyril Hanouna, qui pourrait donner des idées.
Si des pays établissent une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine,
à la seconde même, nous les considérons comme des co-belligérants, quelle que soit l'organisation internationale à laquelle ils appartiennent.
Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Kiev,
et voici ce que nous avons découvert en arrivant dans ce village, le bombardement d'une maison civile. Il y avait 12 personnes à l'intérieur, 6 sont mortes,
dont une enfant de 12 ans, 5 sont grièvement blessés.
Les Ukrainiens utilisent ces interviews de soldats russes pour montrer à la population russe combien cette guerre est injuste. Le comité de soldats et de matéries, l'armée, tout se passe en plein de besoins. Et là, vous le voyez, c'est le rapport entre la mère et le fils. C'est très clair, la cellule familiale qui est tellement importante. Ceux qui ont réussi à fuir se retrouvent au sein de la pire crise humanitaire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus d'un million 500 000 réfugiés ont traversé les pays voisins en 11 jours. A Irpin, dans les faubourgs de Kiev, on aperçoit des civils qui fuient les bombardements, mais soudain... Une détonation retentit.
Paniqué, le journaliste quitte son abri. Au loin, on entend des cris déchirants. Et au sol gisent des corps sans vie, dont celui d'un enfant. La réponse des Ukrainiens, la voici. Toujours de longues files d'attente devant les bureaux de conscription militaire. Des centaines d'hommes, jeunes ou moins jeunes, prêts à prendre les armes, renseiller, regarder, terminer. Cette médaille d'or, je veux la dédier à l'Ukraine, à tous ses habitants, à tous les soldats, toutes les personnes qui sont restées là-bas dans la guerre et tous ceux qui sont morts. Avec ses belles performances aujourd'hui, l'Ukraine est en tête du tableau des médailles devant la Chine et le Canada.
Alona et son amie Svetlana ont maintenant une kalachnikov en bandoulière.
Je veux me battre moi aussi, parce que c'est mon pays, c'est chez moi, ma famille et tout ce que j'ai est ici.
Et si les Russes veulent leur prendre Kiev, elles ont pour eux un message écrit sur leur barricade « Bienvenue en enfer ».
Les Ukrainiens partagent leurs assauts victorieux, comme sur cette vidéo. Il s'agirait d'un avion russe abattu aujourd'hui. Nous fournissons des équipements militaires à l'Ukraine, oui. En nombre, oui. De qualité, oui. Est-ce que je vais dire quoi ? Non.
Grâce aux armes lourdes venues d'Europe, les Ukrainiens ripostent face aux hélicoptères russes, comme ici au nord de Kiev.
À Paris, cet après-midi, au son de l'hymne ukrainien, des milliers de personnes défilent pour la paix et contre le président russe. Difficile de dire combien de Russes ont pris le risque de manifester. Non à la guerre, vous devriez avoir honte de vous. Même quand les policiers viennent l'interpeller, cet homme ne fuit pas, il continue de crier ses convictions.
Hier soir, le Parlement russe a voté un texte punissant jusqu'à 15 ans de prison tout journaliste et même des particuliers qui discréditerait l'armée de Vladimir Poutine.
Ils viennent d'essuyer les premiers tirs des troupes russes. Les salves sont de plus en plus intenses. Pour se protéger, l'équipe décide de s'identifier. Mais rien n'arrête les militaires russes.
L'un des journalistes est blessé. Un deuxième prend deux tirs dans son gilet pare-balle avant de ramper hors de la voiture. C'est la dernière sanction en date contre la Russie. Les deux géants américains des systèmes de paiement Visa et Mastercard stoppent leurs opérations.
124 boutiques qui baissent le rideau pour LVMH. Chanel 17 boutiques, Hermès 3, Kering 2. Pressés par le gouvernement d'afficher leur solidarité, les groupes français se sont résignés à fermer temporairement leurs magasins.
Concrètement, les Russes qui voyagent ne pourront plus utiliser leur carte à l'étranger et les touristes ne pourront plus utiliser leur carte en Russie. En revanche, pas de conséquences pour les Russes
eux-mêmes en Russie.
Est-ce que je peux vous appeler M. le candidat? Oui, bien sûr. Vous êtes là pour le candidat.
Donc appelez-moi M. le candidat, il n'y a aucun problème.
Mon champion, Emmanuel Macron. Ni de droite ni de gauche, pile au milieu, dans notre cul.
Pour lancer un candidat, rien de tel qu'un paquito, un jeu festif du Sud-Ouest. Jean Lassalle s'y est essayé avec succès.
Tout n'est pas acheté dans le quinquennat, Macron. 300 000 sans-abri, 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, des hôpitaux surchargés. Personne ne pourra lui reprocher de ne pas avoir préparé les Français aux conséquences de la guerre. Il est magique, Macron. Il a quand même passé son quinquennat à vendre des armes à toutes les dictatures du monde. Il y a des morts made in France, de la Syrie au Yémen. On exporte plus de missiles que de camemberts. Il vient chialer aux 20 heures parce qu'il y a la guerre dans le monde. Pourquoi il y a du caca partout ? Peut-être parce que tu as foutu 10 litres de laxatif dans la sangria, Manu.
Voilà pour le vu du jour.
C'est l'histoire d'un pinzoutou, un non-corse, dentiste parisien de son état qui hérite de son père d'un terrain sur l'île de beauté à la condition express d'y bâtir une maison. Bref, c'est l'histoire d'un permis de construire et une belle occasion de déconstruire quelques a priori et clichés sur les Corses. Cliché numéro 1, le Corse est accueillant. Et qu'est-ce que vous avez là, parce qu'on a une petite faim ? Cette heure-ci, il n'y a que des sandwiches. Ah bah, c'est parfait, parfait. Alors, vous avez le Corse.
Pain, beurre, charcuterie et cornichons. Et vous avez le touriste. Pain, beurre, charcuterie et cornichons. Bah, c'est les mêmes. Sauf que le Corse est à 10 euros et le touriste à 15.
C'est quoi la différence ? C'est la taille ? Non, c'est exactement les mêmes. La différence, c'est le prix. Comme on n'est pas bête, on va prendre deux Corses. Ouais, mais j'ai plus que des touristes. Prends les arnaques. C'est numéro 2, le Corse n'est pas drôle.
Vous voulez aller où exactement ? J'ai pas très bien compris.
Alors, mon petit jou, mon petit cul. Ah, mon petit. Ah, c'est ça, oui. Les deux routes, elles y vont.
Celle-là, c'est plus court, mais c'est plus long. Et celle-là, c'est plus long, mais c'est plus court. Ok. D'accord.
Merci, monsieur.
Vous savez qu'il y a un numéro de Corse, hein ?
Non, je pense qu'on va se marrer. Bonsoir, Didier Bourdon. Ravis de vous accueillir. Permis de construire sur Mercredi en salle. Et un, vous nous avez fait beaucoup rire. Deux, vous nous avez donné envie d'aller très, très vite en Corse. Juste histoire qu'on nous bisute, qu'on nous fasse ce qu'on appelle une magagne.
Il faut nous expliquer ce que c'est une magagne.
La magagne, oui, c'est un peu la blague. C'est-à-dire qu'il vous emmène, vous avez vu déjà dans les extraits, on ne sait pas trop sur quel pied danser. Alors moi, j'étais magagné sur le tournage.
Vous avez été bisuté.
Voilà, bisuté. Alors, il y a la magagne courte, mais il y a des magagnes longues, hein ? Entre Corses, parfois des années. Pendant des années, ils font croire, ils rigolaient entre eux. Ouais, ouais, on l'a magagné pendant 5 ans, on lui a fait croire qu'il est... Et au bout de 5 ans, ils avouent le truc. Ils tiennent le coup pendant 5 ans. Ouais, alors bon, ça, c'est la magagne longue. En général, plutôt, la magagne est un peu plus courte. On vous a fait des magagnes courtes du genre ? Bah, du genre, oh, aujourd'hui, tu es en retard. Non, mais non, c'est une blague. Dans le film, vous apprenez le corse par onomatopée, Didier. On a quand même à faire croire que je suis corse.
Vous êtes fou ou quoi ? Moi, je suis prêt à te croire à la maison de mon père, comme on dit bonjour. Si vous posez une question que la réponse est trop compliquée à dire, vous faites... Non, là, on dirait une poule, là.
T'auras-tu en paye ?
Quels sont les 2-3 expressions corse indispensables que vous avez appris sur le tournage ? Bon. Ça, c'est très important de le maîtriser. Oui, après, je ne me souviens plus très bien. Je vais demander à Eric Farticelli, qui est réalisé, qui joue avec moi. Et qui est un corse de Bastia. Ça, c'était une espèce de totem d'immunité. Du coup, vous pouviez rire des corses en toute tranquillité. C'est lui qui l'a écrit, mais il a quand même présenté le film à Bastia pour être à Doubet. Et ça s'est super bien passé. D'ailleurs, à l'issue du film, il y a 2 personnes un peu corse, comme ça, qui sont venus me voir. Il est bien, le film. Ça vous a rassuré ? Ça m'a rassuré.
C'est bon, je ne vois pas où je vais pouvoir retourner en Corse. Et y construire éventuellement ? Alors, oui, en plus, on a tourné dans une région, parce que je connaissais bien la Corse, sauf cette région-là, la Balagne, c'est-à-dire Calville, l'île Rousse, et puis l'intérieur des terres, qui est magnifique. Et c'était un vrai plaisir. Pendant un mois et demi, alors c'était du boulot, il faisait chaud, mais ça a été génial. Franchement, ce n'est pas étonnant qu'on rigole aussi, parce qu'il y a une identité tellement forte. Oui, ce qui est formidable, c'est qu'on ne rit pas des Corses, on rit avec les Corses. Et puis eux, ça rit un petit peu du Parisien. Ah oui, bien sûr.
C'est drôle, sans être méchant. Est-ce qu'on peut dire que c'est un peu bienvenu chez les Ch'tis, mais en Corse, en fait, dans l'esprit ? Non, ce qui est dans l'esprit, c'est que ça ne pouvait être réalisé que par un Corse. Éric Fraticelli, des gens en France, bien sûr, le connaissent, mais en Corse particulièrement, c'est une star. Il a fait des sketchs, il était très, très, très connu. Et en plus, Éric a beaucoup de sensibilité, parce que là, on parle bien sûr du rire, mais il y a aussi toute l'arrière-fond du film, où il y a le parcours d'un homme qui retrouve son père, qui était ami avec des amis Corses.
Ce qui fait qu'au départ, avec Éric Fraticelli, ça se passe très mal, bien évidemment, parce que je prends la mouche, puis il y a de quoi aussi, c'est ça qui est bien. Oui, mais ce n'est pas complètement infondé. L'accueil dans les hôtels, il est parfois glacial. Ici, il n'y a pas de climatisation, il n'y a pas de Wi-Fi, il n'y a rien. Et ce n'est pas la peine de demander quoi que ce soit, ce sera refusé. Mais ça se termine bien avec ce personnage. Et puis là aussi, il y a une phrase extraordinaire, le personnage, parce que ma femme, Anne Consigné, qui est formidable dans le film, joue un peu à la parisienne aussi, mais elle dit, « Putain, mais il n'y a rien à faire ici.
» Et là, il lui dit, « Mais c'est ça qui est bien. » C'est ça. Et il y a un côté philosophique, « Eh bien, c'est bon, on s'emmerde. » C'est mieux dit que ça, mais c'est ça. On prend son temps, quoi. On prend son temps. On n'est pas tout le temps dans la course effrénée. L'autre caractéristique des Corses, c'est leur susceptibilité légendaire. Bon, ça, c'est faux. Il s'agit de ménager lorsqu'on parle d'eux, que ce soit au cinéma ou dans une bomme dessinée. Et ça, René Goscinny l'avait bien intégré, notamment lorsqu'il a publié « Astérix » chez les Corses. Alors, pourquoi les Corses ? Est-ce qu'il y a un particularisme ? Oh oui, d'abord, la Corse, c'est une chose tout à fait spéciale.
C'est un de ces endroits du monde qui a du caractère. Du caractère, d'ailleurs, qui ne change pas suivant les modes, justement. Et puis, parce qu'il y a eu une sorte de pérennité dans le caractère corse. Ils se vendaient très mal sur les marchés aux esclaves parce qu'ils ne se laissaient pas commander. Le Corse est indomptable. Absolument, mais c'est ce qu'on disait. On disait « Les Corses, ça ne se vend pas, c'est indomptable. » Et puis, d'ailleurs, ils ne voulaient pas venir, alors. Non, mais c'est ça qui est beau.
C'est que quand on a présenté le film, que ce soit en Corse ou sur le continent, souvent, les gens, après, on sent qu'il y a une forme d'amniration de la Corse sur ce côté un petit peu, voilà, même de protéger le paysage. Après, sur le côté susceptible, c'est vrai, mais en fait, ils en jouent. Parce que... Et puis aussi, il y a aussi une certaine pudeur. Moi, dans un restaurant, j'étais avec ma femme. Et puis, au moment de régler, j'ai compris qu'on était invité. Et ma femme me dit « Oui, ça va. » Parce que « Oui, c'est bon. » C'est le côté... On ne va pas... On a beaucoup de pudeur. Et moi, je suis très touché par ce... Voilà, c'est un peu...
J'aime ça plutôt que les gens qui sont un petit peu plus expressifs et qui sont peut-être moins profonds. Ils sont susceptibles, mais est-ce qu'ils vous en voulaient d'avoir imaginé, on s'en souvient, de la parodie des Inconnus qui revisitait les journaux régionaux télévisés ? Moi, je crois qu'ils en souvient. Et notamment le JT Corse. Pascal Légitimus, il avait à peine le temps de dire bonsoir que ça explosait dans le studio. Il y avait le journal Basque aussi, qui était comme ça. Oui, donc ça, ils s'en souvenaient. Ah non, mais ça, je pense qu'ils aiment bien. Ils aiment bien ? Oui, quand même, je pense. En tout cas, là-bas, les Inconnus, je sais que je suis très, très, très bien aussi.
Ils nous adorent. J'étais très, très bien aussi. Cette manière, cette aventure pour finalement répondre aux souhaits de votre père et construire une maison en Corse, ça veut dire toute l'histoire de l'acclimatation. Toutes les régions ne sont pas comme la Corse, mais ça a dû vous rappeler votre enfance parce que votre père, Bourdon Père, était agent EDF et était souvent muté. Vous vous déplacez dans toutes les régions. Alors oui, tout à fait. Notamment, on a vécu au Pays Basque, qui est un pays où il y a un caractère trempé. Mais aussi, ce film m'a beaucoup touché parce que mon père avait un a priori sur la Corse, comme je le disais à Éric.
Et en fait, quand il a découvert la Corse, pendant 12 ans de suite, ils sont allés en Corse. Mon père n'est plus de ce monde. Mais je sais qu'au moment de la scène où on lance les cendres, j'ai été très ému. Éric l'a vu parce que je pensais à mon père. Je crois que mon père apprécie aussi beaucoup ce caractère corse. Mon père était un honnête homme. Parfois, il ne fallait pas l'obéter non plus. Mais disons que quand il y avait une parole, c'était une parole. Et puis, l'exploration et la découverte d'un certain nombre de terroirs, ça nourrit votre goût pour les imitations. Ah oui, ça m'a... Les accents. Ah oui, les accents, parce qu'après on les passait en Alsace. Eh oui.
On s'est dit, oh, quoi ouf, t'as mis, non, l'amour. Ça aussi, c'est pas. Et puis, il y a des caractères forts, des caractères identitaires. Puis, surtout, un peu le point commun, d'ailleurs, dans des pays comme ça, très, très, très, très fort, c'est que les gens, peut-être, n'ouvrent pas la porte tout de suite, mais quand ils l'ouvrent, vraiment. Par exemple, ma maman a toujours des amis du Pays Basque. Maïté, qui dit bonjour. En Alsace aussi, il paraît. Et en Corse, ben, voilà, mon père, quand j'étais allé à l'hôtel, il a dit, ah, vous êtes le fils... C'est plus important d'être le fils de M. Pierre Bourdon que d'être un inconnu. Oui, c'est ça.
Ça a dû vous faire tout drôle de retrouver Anne Consigny avec qui vous étiez au conservatoire. Que de souvenirs ! Il y a quoi, il y a 10 ans, c'est ça ? Oui, oui, exactement, il y a juste quelques années. Alors, on n'est pas au conservatoire, mais on va se faire quand même un petit coup de théâtre de bouvard, où on voit votre exploitation des textes classiques, notamment dans ce sketch.
Ouh là ! Pour vous, l'amour, c'est quoi ? C'est la syphilis. Et ça se passe comment ? De père en fils. Pour vous, l'amour, c'est quoi, monsieur ? C'est le parti, camarade. Ah oui, et ça se passe comment ? Mal, la cellule est trop petite. Pour vous, l'amour, c'est quoi ?
Eh bien, c'est elle, c'est moi, c'est moi, c'est elle. Et ça se passe comment ? Elle sur moi. Et moi sur elle.
Oui, pour vous, l'amour, c'est quoi ? Pour moi, c'est Playboy. Oui, et ça se passe comment ? Comment ? Ça se passe comment ? Comment, j'entends pas très bien. Ça se passe comment ?
Si vous en avez eu souvent, il y a des rôles dramatiques que vous auriez envie de jouer ? Ah oui, oui, j'aimerais bien. Là, ces temps-ci, je suis en train de tourner un film qui n'est pas vraiment dramatique, mais qui est un peu au deuxième degré, où d'un seul coup, on se prend à jouer comme dans des codes de films de thriller, de choses comme ça. Et ça, ça me plairait bien de le faire à nouveau. Je l'ai fait un petit peu à la télévision avec du ringer. Bien sûr. Ou même dans un téléfilm sur le burn-out qui était assez violent. Là aussi, par rapport à mon père, ça m'a érapé, parce que mon père a failli avoir un burn-out. Et après, on avait fait un débat à l'époque.
Et quand on a même présenté le film qui avait été primé d'ailleurs à Luchon, je me souviens, j'étais monté sur le plateau et il y avait un silence. Je me dis, putain, ils n'ont pas aimé le film. D'un seul coup, il y a une jeune femme qui se lève en larmes. Ça m'a rappelé. Et en fait, tout le monde est touché plus ou moins dans le burn-out. Dans cette société dont on parlait. C'est pour ça qu'en Corse, il y a moins de burn-out. Il y a du burn tout court peut-être.
Mais des sujets tragiques, vous vous en parliez déjà en fait en en rigolant. C'était un peu le principe des inconnus.
Bien sûr, c'est la base. Bien sûr, dans Les Chasseurs, mon personnage, c'est un personnage aussi.
Justement, j'ai un petit extrait. Mais au fond,
quelle différence est-il entre le bon et le mauvais chasseur ?
Je l'attendais. Non, mais le mauvais chasseur, c'est le gars qui a un fusil, il voit un truc qui bouge, il tire. Et le bon chasseur ? Le bon chasseur, c'est un gars, il a un fusil, il voit un truc qui bouge,
il tire. C'est pour la même chose. Il y a le bon chasseur, puis il y a le mauvais chasseur. Il y a le viandard, puis il y a le non-viandard. Je l'odieux. Dans les débats
extrêmement d'actualité, quand même.
Ah, ça n'a pas trop... Je crois qu'il y a pas mal d'internautes à chaque fois qu'il y a un incident plus ou moins grave. D'ailleurs, il les détourne avec le sketch.
Oui, on va penser ça.
Mais ça, je ne pourrais toujours pas répondre à la question quel est le bon et le mauvais chasseur.
Et aujourd'hui, il y aurait des sujets qui pourraient vous inspirer si vous deviez refaire un sketch des inconnus ?
Oui, bien sûr, bien évidemment. Je pense qu'il y aurait certainement un petit panel télé qui serait sympa à faire. notamment à cette heure-ci. Entre C'est à vous, après on peut passer à Nuna, ensuite on peut passer à Cotidien, on peut passer à Arte. Il y aurait certainement des couleurs comme ça assez sympas. Et nous, on est comment, nous ? Ah, ça serait peut-être le plus cool, sympa, où on mange, on boit. Ah ouais. Non, les autres, peut-être qu'ils seront un petit peu plus... Voilà, c'est possible. Plus ils sont plus colorés, on va dire. Et d'ailleurs, sur ce plateau, fin janvier, Bernard Campan évoquait à demi-mot une possible reformation des inconnus.
Didier Mourdon, on a un projet cinéma, je ne peux pas en dire davantage. À chaque fois, on a la même réponse, on va en savoir plus. Ah non, mais là, on s'est vu pas mal. Il est allé loin, dans ce qu'il nous a dit. Ah non, non, mais là, non, non, non, mais tout à fait. Il y a le bon flic et le mauvais flic. Ah oui ? J'ai rien dit, monsieur. Non, non, disons que là, on s'est revus, on a fait une soirée formidable le 22 janvier, le jour de mon anniversaire. Et ça a été l'occasion d'avoir... Ça tombait bien, ils m'ont fait des cadeaux. Et notamment, Bernard m'a fait un cadeau d'une bouteille d'eau minérale.
Il m'a rappelé un très très joli souvenir parce qu'on l'avait bu avec un ami à moi qui connaissait très bien d'ailleurs les oiseaux dans la forêt, qui était chasseur... Non, il était pêcheur à la ligne, Diogène. Et aussi celui qui fait le papa dans les trois frères qui y sont décédés le même jour, ces deux. Et à cette époque-là, Méran, et on avait bu cette eau minérale en question. Ça ressemble de quoi un dîner avec les inconnus réunis ? C'est quelque chose qu'on pourrait présenter ? Alors, il y avait deux autres personnes dont je ne peux pas... Vous devez terminer. Mais je crois qu'à un moment donné, on s'est rendu compte qu'on était... On ne finit pas les phrases, on se comprend.
Ils étaient un petit peu... Bernard se consérent du coin d'avis par nos... C'est un peu comme dans une... Ils étaient... Ils étaient presque spectateurs. Voilà, exactement. On se connaît et puis on... On est trois frères. Oui. Donc, vous venez tous les trois quand vous voulez. Alors là, oui, on viendra. C'est à vous. Tous les trois ? Bien sûr. Oui, mais d'abord, on va en Corse. On va en Corse le 9 mars. C'est mercredi. Permis de construire s'est signé Eric Fraticelli. C'est vraiment, vraiment formidable. Oui, on peut remercier Eric parce que... Franchement, ça n'a pas été facile à monter parce que c'était en période de Covid et il a été vraiment...
Parce que c'était pas gagné et je lui dis bonjour, Eric. Je sais qu'il va venir demain à Paris parce qu'il est en tournage un deuxième film. Il monte à Paris. Voilà. Et c'est un auteur et vraiment un homme remarquable. Il y a l'humour corse et il y a la poésie bretonne ou alors la poésie normande. Enfin bref, la poésie montoise, celle du Mont-Saint-Michel. On ne sait toujours pas si c'est en Normandie ou en Bretagne. Au loin, comme un mirage miroitant dans le désert se dressait à l'élisière du ciel une montagne qui semblait s'affaisser sous le temps qui la couronnait. Voilà comment un jeune moine tibétain découvre le Mont-Saint-Michel.
Ça, c'est dans le livre de Diane Ducré qui est notre invitée dans un instant. Seul au milieu des sables, il se dresse comme un géant. C'est le Mont-Saint-Michel. Premier site français classé patrimoine mondial de l'UNESCO. Haut lieu de pèlerinage, abbaye médiévale prestigieuse. Place forte jamais conquise. Ce monument de granit incarne d'abord la victoire des bâtisseurs et des architectes
sur un site naturel particulièrement difficile.
Bonsoir Diane Ducré. Bonsoir. Ravie de vous accueillir à l'occasion de votre nouveau roman Apparaître. C'est mercredi comme le film de Didier. Le maître de l'océan. L'histoire d'un jeune orphelin chinois qui refuse de devenir moine avant d'avoir vu la mer. Résultat, son périple l'amène de l'Orient à l'Occident jusqu'aux plages normandes, bretonnes. En tout cas, il fait face au Mont-Saint-Michel et tout d'un coup, ça remet tout le monde à sa place en fait de faire face à son Saint-Michel. C'est ça un peu
la morale de l'histoire. Oui, c'est vrai. On ne va pas la divulgacher tout de suite la morale. En tout cas, faire face à l'océan, ça remet tout le monde à sa place. C'est un peu l'expérience que j'ai faite en grandissant au Pays Basque que Didier connaît bien. Et c'est vrai que l'on se sente grand ou petit, que l'on se sente abattu, malade, seul, un peu perdu. Dès qu'on se remet face à l'océan, on est face à quelque chose de plus grand que soi. On est en harmonie avec quelque chose d'éternel qui vous rebat votre caquet aussi, parfois.
Et surtout, le Mont-Saint-Michel, je trouvais que c'était un beau symbole pour notre époque un peu troublé, c'est-à-dire être soi-même face à l'océan comme ce roc, comme ce rocher qui défie le temps, qui défie les avaniers. C'est à l'image de notre civilisation qui doit résister, en fait. Oui, je trouve. Je pense qu'on en a besoin et surtout après la pandémie qu'on vient de traverser. Beaucoup d'entre nous ont perdu beaucoup. Quelqu'un qu'ils aimaient, notamment. Et je crois qu'on a tous besoin de retrouver un petit peu un sens d'harmonie, un sens de la grâce.
Et si le futur moine veut voir la mer, c'est parce que l'eau est un principe fondamental pour le taoïsme. c'est une religion que vous avez découvert
récemment ? C'est une spiritualité que j'avais découvert, une philosophie, une sagesse, on pourrait dire, on va éviter les gros mots, puisqu'au final, c'est quelque chose de très simple que j'avais découvert en étudiant la philosophie plus jeune et dont on n'a pas beaucoup parlé chez nous. Et justement, au début de la crise, je me suis retrouvée comme beaucoup démunie, assez perdue. et puis c'était en même temps qu'une situation personnelle assez difficile que je vivais. Et j'ai cherché quelle était la sagesse ou quelle était la philosophie qui pourrait me donner une clé pour traverser cette épreuve.
Et j'ai pensé au taoïsme, à nouveau, on a beaucoup parlé du bouddhisme, on a beaucoup parlé de beaucoup d'autres courants, tandis que le taoïsme est très simple, c'est une philosophie de l'harmonie, c'est-à-dire ne cherchez pas à faire le bien, ne cherchez pas à vous débarrasser du mal, etc. c'est essayer si vous avez du mal en vous, mettez juste un peu de bien pour rééquilibrer, redonner de l'harmonie entre l'homme et la nature, entre le corps et l'esprit, entre le bien et le mal, entre chaque chose en fait, entre justement les montagnes qui sont ces montagnes du mont Bouding où on trouve encore ces monastères taoïsmes et entre la mer, entre donc le rocher et l'océan.
Je trouve que c'est pas mal, on parle beaucoup aujourd'hui du bien-être, je trouve qu'il y a beaucoup d'injonctions à aller bien, à être résilient, à faire son deuil, à être heureux, qu'est-ce qu'on en a à foutre ? C'est infaisable et je trouve que finalement, c'est une belle sagesse, c'est un beau message pour aujourd'hui, juste de ramener un peu d'harmonie.
C'est un livre qui dépasse les frontières, les croyances, les religions et les cultures, il transcende, je l'offre de ce pas à Didier, on en parle encore. Vous avez de bons invités ce soir. On en parle dans une seconde, on va transcender grâce à la cuisine de notre chef d'origine argentine qui est né à Buenos Aires, Fernando de Tommaso, le chef propriétaire du restaurant Le Biondi a pris dans le 11e. Exactement. Bienvenue, chef.
J'ai créé, j'ai fait une mélange aujourd'hui pour vous des Messorichines aussi des Pays Basques et d'Italie. C'est un mélange. C'est quelque chose qui me touche beaucoup parce que dans cette période où on vit, cuisiner c'est assez difficile après la pandémie et maintenant on est dans une autre période d'immigration comme nous on est, en tout cas nous les argentins et on est vraiment à côté du peuple ukrainien et de Moldavie pour ce moment difficile. Je voulais le remarquer. Merci beaucoup.
Je me suis éloignée un peu de la cuisine mais bon, ce plat en tout cas c'est un poulpe avec des jolies pommes de terre qu'on a travaillé avec un piment qui s'appelle wankaina et une idée de vetrave pour retoucher le tout. Merci beaucoup Fernando. Comme on parle d'origine, je voulais juste savoir le Mont-Saint-Michel alors il est breton ou il est normand ? Alors écoutez, au Pays Basque on a déjà un problème. Au Pays Basque on a déjà une très grande problématique c'est chocolatine ou pain en chocolat. C'est un grand débat. Je ne peux pas être sur tous les débats. Moi je suis déjà sur celui-là. Je ne peux pas trancher.
On dit chocolatine historiquement. Mais bien sûr. Mais bien sûr. Vous avez raison, les Basques ont raison. Mais oui. Et monsieur disait Pays Basque en Argentine il y a beaucoup de Basques.
Exactement. On a de tout en Argentine. On joue à la pelote ?
On joue à la pelote. Oui, à la cesta punta et tout. En Argentine
on a immigré et on a fait tous les pays sont venus. Il n'y a pas de pays dans le monde qui ne sont pas immigrés en Argentine. Et vous disiez vous avez un endroit, un lieu où une philosophie quelque part où vous en sentez bien où vous vous sentez chez vous.
Je suis obligé de dire la Corse. Mais franchement oui. Ce que disait Diane la mer on parlait aussi tout à l'heure avec Édouard Leclerc de la Bretagne. Là je suis allé en Bretagne où la mer ça fait du bien. c'est vrai que ça apaise ça relativise et ça fait du bien sur le coup d'avoir rien devant soi et c'est là où on a beaucoup de choses qui sont dedans. C'est ce que je ressens.
Je trouve que ça nous donne aussi des armes pour affronter ce qui se passe. Non seulement ça nous lave et ça nous guérit de toutes les émotions naturelles ça les emporte avec soi mais il y a aussi une vraie philosophie je trouve de faire face à l'océan.
quand une vague vous arrive dessus la première réaction ça va être d'essayer de battre en retraite tout comme dans la vie on va essayer de fuir le problème mais si vous faites ça elle va vous emporter vous allez vous noyer c'est contre-intuitif mais la solution c'est de plonger sous la vague d'aller à sa rencontre de nager vers elle et de plonger et de se dire que derrière la vague même si elle est immense l'océan lui est toujours calme l'horizon est toujours calme et je trouve que quand on garde cette philosophie tirée de l'océan on peut affronter véritablement tout ce qui nous arrive et finalement devenir soi-même la vague que rien ne peut arrêter et qui va dérouler jusqu'à atteindre son but dit comme ça ça a l'air simple mais il faut que vous veniez à Biarritz cet été on va vous apprendre avec Didier comme ça c'est Didier qui est MNS il est sauveteur non mais j'ai appris
à nager à Biarritz et en effet on m'avait appris à aller vers la vague c'est à dire si on veut vraiment éviter d'être emporté il faut y aller comme plein de choses comme le ski il ne faut pas avoir peur c'est souvent
comme l'amour
alors là on en parlera comme l'amour
il faut plonger pour ne pas être emporté
c'est très bien
je pense qu'il viendrait cette liste philosophique du jour vous avez publié un livre en 2020 intitulé La dictatrice vous évoquez déjà dans ce livre Vladimir Poutine vous écriviez qu'il voulait modifier la constitution pour rester au pouvoir et déclencher une guerre avec l'Europe j'imagine que l'actualité en ce moment
je suis effarée j'étais venue en parler d'ailleurs ici et on s'amusait de ce côté dystopique et complètement imaginé mais c'est vrai que le livre est sorti en janvier 2020 donc je l'ai écrit en fin 2018 je racontais comment un mouvement populaire de manifestation s'emparait de toutes les capitales tous les week-ends devenus les gilets jaunes et surtout en effet comment le maître de l'Est puisqu'il n'est pas nommé Vladimir Poutine mais le maître de l'Est modifia en effet la constitution comment les tensions autour de Nord Stream 2 avec l'Allemagne faisaient monter comme ça la cocotte comment une sorte d'épidémie qui avait des milliers de morts en Europe continuait de faire monter un petit peu la pression et en effet menaçant de Satan 2 le missile dont on a parlé très récemment il y avait cette guerre avec la Russie sur l'Europe profitant justement de la faiblesse et de la désorganisation des mouvements européens et d'élections qui tiraient vers les extrêmes chez nous je suis à peu forée de j'imaginais pas que ça arriverait si vite en définitive il y avait une solution dans la dictatrice oui il faut la rappeler oui alors dans la dictatrice ça se finit pas bien vraiment c'est l'arrivée d'une femme au pouvoir chez nous qui va être capable seule finalement de résister face à Poutine face au maître de l'Est mais ça va se régler de manière assez sanglante et alors que je regarde effaré dans les news tous les jours ce scénario qui était dystopique il y a deux ans se réalisait aujourd'hui j'espère que la fin ne sera qu'illusoire elle aussi bon alors il faut faire la suite de la dictatrice le volume 2 qui se termine bien alors il n'y a pas de suite mais on est en train d'en faire une série aux Etats-Unis donc peut-être que la fin peut changer on peut réinventer la fin pour pas qu'elle ressemble trop à la réalité bon voilà on est en train de travailler dessus avec les studios j'espère que ça va s'arranger quand même
du silence mais face à l'océan exactement voilà et on se lave de nos souffrances c'est ça le maître de l'océan c'est le cadeau ce soir pour Didier Bourdon c'est édité chez Flammarion et ça sort mercredi l'œil de Pierre à un horaire inhabituel j'espère que vos fidèles ne seront pas trop perturbés ils attendent
ils attendent
et ils aimeraient bien que je la boucle et que je passe plus vite au jingle à la fin de la semaine dernière l'Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la résolution intitulée agression contre l'Ukraine il y a la guerre et surtout les victimes civiles il y a aussi les destructions les équipements anéantis et puis le patrimoine effacé à jamais c'est l'une des préoccupations évidemment de l'UNESCO dont la tâche est de protéger l'éducation et la culture dans le monde auprès des Nations Unies et votre œil se penche Pierre sur une artiste ukrainienne dont 25 œuvres majeures ont été détruites par un bombardement elle s'appelait Maria Primachenko elle a disparu en 1997 à l'âge de 88 ans une de ses dernières toiles elle aussi prémonitoire s'intitulait Maudite soit la guerre au lieu des fleurs il pousse des bombes son œuvre tout à fait remarquable c'est celle d'une artiste de l'art naïf et c'est l'expression la plus spectaculaire de la culture ukrainienne de son folklore de ses peintures ses broderies ses couleurs et ses céramiques la semaine dernière un bombardement près de Kiev a détruit un musée et 25 d'étoiles les plus précieuses de Maria Primachenko sont parties en fumée c'est vraiment la double peine la guerre la cruauté absolue des morts des enfants tués et des vies brisées à jamais et puis la destruction du patrimoine qui dit la vie et l'histoire des femmes et des hommes Yann Blanc le disait simplement et gravement tout à l'heure à Mertixer lui qui est professeur d'histoire de l'art à l'université de Genève
les premières victimes des conflits de ce type ce sont les êtres humains et les œuvres d'art ce qu'on appelle le patrimoine de façon parfois un petit peu pompeuse ou un peu verticale c'est avant tout la vie humaine sous d'autres formes la vie humaine telle qu'elle est traduite formulée dans des œuvres et c'est particulièrement le cas de Primachenko
née 4 ans après la révolution russe et morte 9 ans après la catastrophe de Tchernobyl elle est un peu un résumé aussi
des vicissitudes de cet empire soviétique
et justement à la fin de sa vie cette femme qui fait vraiment l'image de la paysanne ukrainienne en fait elle était peintre donc connue dans le monde entier et à la fin de sa vie elle a fait le tour du monde avec des toiles qui évoquaient la catastrophe de Tchernobyl cette centrale qui se trouvait à quelques kilomètres du village où elle habitait c'est là qu'on voit la force de cet art dit naïf dont l'apparente simplicité embrasse toutes les émotions et touche toutes les générations
son travail qu'on a parfois étiqueté sous la catégorie d'art naïf c'est vraiment la valorisation la glorification de toutes les formes organiques les plantes
la nature les animaux les êtres humains qui glorifient la joie la gaieté par des couleurs saturées on voit bien que dans cette colombe Primachenko a aussi intégré
des formes liées à son vocabulaire de l'art folklorique ukrainien c'est à dire l'intégration des formes végétales cette aurore vacuie ce refus
des vides elle remplit la feuille d'éléments ornementaux de rinceaux de plantes plus ou moins stylisées cette colombe elle fait immédiatement penser à la belle colombe de Picasso qui avait été réalisée afin de célébrer la paix dans le monde quelqu'un a dit je m'incline devant le miracle artistique de cette brillante ukrainienne ce quelqu'un c'était Pablo Picasso qui avait découvert Primachenko lors d'une exposition à Paris en même temps par exemple l'intérieur elle réussit à faire l'intérieur et l'extérieur d'une maison on va en voir quelques-unes elle humanise des animaux fantasmagoriques avec de longs sourcils etc. et elle peut mêler tristesse et joie
c'est tout cela évidemment qu'avait frappé Picasso Picasso Picasso comme beaucoup d'artistes de sa génération notamment la génération cubiste était intéressé par les artistes qui sortaient du canon de l'histoire de l'art occidental ils sont intéressés à l'art africain ils sont intéressés à l'art océanien à toutes les formes qui pouvaient en quelque sorte renouveler le langage de la peinture moderne qui n'ont pas nécessairement suivi les règles traditionnelles de la peinture en termes de perspective en termes de colorier
Voilà c'est toute la dinguerie de ce Poutine à la fois il veut célébrer l'Ukraine comme partie intégrante de l'empire qu'il veut reconstruire et il en détruit tous les plus beaux spécimens architecturaux et humains dont les oeuvres de Maria Primachenko cette artiste ukrainienne que je découvre ce soir grâce à vous Pierre merci beaucoup il est l'heure de conclure cette émission avec les actualités de Bertrand Chamorrois Bonsoir à la une de ce 7 mars ça y est c'est officiel nous connaissons enfin la liste officielle de la promo des candidats du château 2022 elle a été dévoilée ce midi par Nikos Fabius
Un seul gagnant c'est vous qui décidez Nathalie Arthaud Fabien Roussel Emmanuel Macron Jean Lassalle Marine Le Pen Éric Zemmour Jean-Luc Mélenchon Anne Hidalgo Yannick Jadot Valérie Pécresse Philippe Poutou Nicolas Dupont-Aignan
Mais il en manque il en manque au moins un François Asselineau C'est vraiment dommage parce qu'il a encore prouvé ce week-end sur BFM qu'il a du talent
Plusieurs invitations ces dernières semaines et ces derniers mois que vous avez refusé Monsieur Non non non Si si Non non non Si si On vous a proposé plusieurs minutes pour commenter la qualité
C'est dommage C'est dommage Il avait un univers Lui aussi Un univers que la photographe de l'Elysée Soazic de la moissonnière partage sur les réseaux sociaux Emmanuel Macron Ce week-end ses coups de fil avec Vladimir Poutine ont été immortalisés des clichés intenses ceux d'un homme tiraillé Je suis un proie au doute Qui suis-je ? Le président ou le candidat ? Difficile de trancher Peut-être les deux Je ne sais pas Je ne sais plus Tout ça me tourmente Qui suis-je ? Bon Dieu Je fais la même tête au restaurant quand je ne sais pas quoi choisir sur la carte Tiens Après le Qui suis-je ? Le qui est-ce ?
Oui J'ai envie de jouer pour m'échapper de cette actu lourde et plombante Alors Est-ce qu'elle est brune ? Est-ce qu'elle est belle ? Est-ce qu'elle est de gauche ?
En même temps
Question con C'est un meeting de Zemmour Qu'est-ce qu'elle a choisi ? Anita ?
Perdu Marion Rejoint Reconquête Oui le parti dans lequel les femmes n'ont pas de nom de famille Elles sont juste blondes et belles Mais attention Eric Zemmour se bat pour les femmes La preuve Avec cet événement prévu Demain est annoncé Dès aujourd'hui Eric Zemmour est le candidat le plus respectueux des femmes Le comité des femmes avec Zemmour organise une soirée pour les femmes en présence du candidat à l'occasion de la journée de la femme A ne pas confondre avec la journée internationale des droits des femmes Non Chez Reconquête on célèbre la journée de la femme La journée de la gondesse La journée à maman Alors Heureuse Madame Vous en riez vie Eric Zemmour l'a fait Demain exceptionnellement Vous serez dispensé de laver la vaisselle Vous n'aurez pas à vous occuper de vos bambins Et une fois n'est pas coutume Vous n'aurez pas à vous soucier de la préparation du dîner Profitez-en pour vous faire aussi belle que possible pour votre époux et satisfaire ses désirs Mais attention Cela ne dure que 24 heures Bonne fête de la femme avec Eric Zemmour A part ça
Oh non
Oh non J'ai cassé le jingle Ah bah ça me pendait au nez Force de jouer avec tous les jours Bon bah on le répare Et demain il revu Il sera comme neuf C'est important de créer L'attente vraiment Pour les téléspectateurs Ce week-end Valérie Pécresse T'es un meeting à Metz En préambule duquel S'exprimait le maire de la ville Qui avait une grosse fringale Il a bouffé pas mal de mots Il en a inventé d'autres Ceux qui t'ont connu Ministre d'enseignement super Ou de recherche Ton projet Revivira La démocratie Tu n'existes pas Valérie Par des petites phrases Par des punchlines Ouais Les punchlines Ça jamais Jamais Elle ne se laisse aller A la punchline Sauf samedi Entre autres Mais particulièrement samedi Entre la mise en scène Avec micro-main Rideau froissé Et lumière tamisée C'était vraiment Le putschline comedy club Faites un maximum de bruit Pour la scène de plus qui monte Valérie Pécresse
Et maintenant Le temps d'Emmanuel Macron A des allures de dépôt de bilan Emmanuel Macron a été le président Des chèques et des échecs Cinq ans C'était trop Dix ans Ce sera trop tard Les prêcheurs de haine De l'islamisme radical C'est en prison Ou dans l'avion La sécurité Ce sera pour vous Et la sécurité pour
Merci les jeunes C'est tout pour moi C'était Valérie Pécresse Dans le reste de l'actualité C'est Pas d'inquiétude Ça veut dire qu'on a un retard Sur un temps de parole De candidat Sur qui ? Jean Lassalle Ok on lui doit combien ?
D'accord Voici donc dix secondes De temps de parole Pour Jean Lassalle C'est quand Que Canto Canto Pas Spério Canto Père Mamio Qui Oppresse Deio Et ça compte Jean Lassalle était l'invité de Darius Rochemin sur LCI On adore Jean Lassalle parce qu'il est de loin le candidat le plus naturel où qu'il se trouve il est chez lui sur LCI c'est chez lui donc même quand il était en train de parler de la politique agricole commune s'il croise une connaissance il laisse tomber son propos pour la saluer Pac a tué l'agriculture française je voulais dire bonsoir salut c'est pour ça qu'on l'aime dans la salle les gens la salle on le disait la semaine dernière est le seul candidat à faire le paquito au salon de l'agriculture mais il était également le seul candidat à le débriefer et l'analyser sur LCI il faut se gainer ah il faut vous gainer vous vous êtes gainé oui parce que sinon c'est que vous reçoive reçoive de la viande de flast ah oui tandis que là vous passez au dessus et comment vous faites pour vous gainer vous voyez il faut que vous rentrez d'une seule pièce et vous avancez facilement voilà mais ça fait du bien ah oui c'est fou et on referme ses actualités avec Philippe de Villiers qui a une dernière chose à nous dire bordel il a avalé une chèvre ah si il a avalé une chèvre
bonne soirée
dans cet avou à 20h45 et des brouettes Didier Bourdon permis de construire sa soeur mercredi en salle c'est une super comédie qui fait du bien c'est vachement bien aussi cher Didier oui merci de nous faire du bien et puis vous êtes le parrain l'ambassadeur du printemps du cinéma c'est les 20, 21 et 22 mars et toutes les séances de cinéma sont à 4 euros ouais c'est ça exactement merci parrain merci ambassadeur les soirées de l'ambassadeur le maître de l'océan s'est apparaître également mercredi et puis vous incarnez une série documentaire le pouvoir a-t-il un sexe c'est mercredi 20 avril à 20h50 sur la chaîne Histoire TV merci chère Diane chère Didier d'avoir accepté notre invitation à très bientôt j'espère restez sur France 5 avec le documentaire Vert d'orage sur l'approvisionnement en uranium des centrales nucléaires c'est une soirée connaissance sur France 5 et on se retourne tous vers Séverine pour vous souhaiter chers téléspectateurs une excellente soirée allez-y c'est Jean Lassalle il m'a donné envie et ben voilà on trinque ce soir sur le plateau c'est à vous merci chef merci Didier merci Diane à demain 19h en direct
bye ciao
ciao
Gabriel Attal