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interviewC à vous· 17 juin 2025 58 min

L’odyssée de Juliette Binoche - C à Vous l’intégrale - 17/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sinon, le monde sera une jungle. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous" pour vous accompagner jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

Emilie a foncé en cuisine aux côtés d'A.Tison. - E.Tran Nguyen: J'ai cru que c'était des petits gâteaux, mais ce sont des courgettes.

C'est très printanier. C'est très sain. On va pouvoir manger ça sans culpabiliser.

Il y a du brocoli, un grand bol de sarrasin. Je vais ajouter la touche finale... - A.-E.Lemoine: Il y a des frites? - A.Tison: Des petits maïs. - E.Tran Nguyen: Un par assiette.

J'ai du boulot. Je continue. - A.-E.Lemoine: On adore vous voir travailler!

Merci à tous les 2. A tout à l'heure. C'est un grand mythe antique, la fin de l'Odyssée d'Homère.

Ulysse est de retour à Ithaque, île où il est roi, mais où tout a changé depuis son départ. Sa femme lui est resté fidèle, promettant de ne se remarier qu'une fois que sa tapisserie est achevée. Une tapisserie qu'elle fait le jour et qu'elle défait la nuit.

Une ruse qui ne peut pas durer très longtemps. ... ... - A.-E.Lemoine: Dans "The Return, le retour d'Ulysse", en salle dès demain, il n'y a pas d'intervention divine.

On en fait un récit intemporel et d'actualité. A l'affiche, des acteurs de légende réunis 30 ans après "Le Patient anglais", R.Fiennes, J.Binoche, de retour du Festival de Cannes.

Elle est notre invitée. Bonjour. Madame la présidente!

On vous appelle encore comme ça? - J.Binoche: Pour rigoler. - A.-E.Lemoine: Ca vous fait plaisir.

C'est un rôle que vous avez embrassé avec beaucoup de grâce, d'intelligence et d'engagement, dans lequel vous étiez parfaite. On est ravis de votre présence, d'autant plus que j'ai toujours eu une passion pour Pénélope. Vous aussi. - J.Binoche: Pourquoi? - A.-E.Lemoine: Elle a souvent été maltraitée, dans la littérature et dans le cinéma.

Elle est replacée au coeur de l'histoire dans ce film. Elle prend une autre dimension. Ce n'est pas juste une femme fidèle qui attend patiemment le retour du héros, mais une résistante. - J.Binoche: C'est comme ça que le scénario a été écrit.

Le scénariste a eu envie de montrer une autre Pénélope. - A.-E.Lemoine: Indignée, en colère, rusée.

On ne parlait jamais de ça. Mais la ruse de la tapisserie! - J.Binoche: C'est grâce à elle que tout se retourne.

Elle arrive à faire en sorte que le roi revienne conquérir son royaume. Elle ne pense pas seulement à son mari, mais aussi à son fils. C'est Télémaque.

Télémaque n'a jamais connu son père. Il est malheureux. Il a envie de connaître son père.

Il part à un moment donné et il revient. Les nouvelles de son père sont mauvaises. Il a vécu plein d'aventures. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas eu une vie désagréable. - J.Binoche: Il a vécu quelques naufrages, quand même.

Finalement, son fils est assez dur avec elle. Il y a une scène de face-à-face, sans dialogue, mais très forte. A la fin, quand le père revient, je n'en dis pas plus, mais le fils part... - A.-E.Lemoine: Vous l'avez dit! - J.Binoche: C'est tout le chemin qui est important. - A.-E.Lemoine: La ruse de la tapisserie finit par être dévoilée.

Elle imagine un autre tour pour décourager les prétendants et forcer Ulysse, de retour, à se révéler. - J.Binoche: Le kif, de jouer ça!

Je ne vous le dis pas! - A.-E.Lemoine: De Mettre au défi tous ces hommes. - J.Binoche: Ils sont à ses pieds. - A.-E.Lemoine: Elle sait qu'Ulysse est là et elle va le forcer à se révéler.

C'est un autre point de vue intéressant sur ce personnage masculin, relu d'une façon moderne. Aujourd'hui, on dirait qu'il souffre de stress post-traumatique. - J.Binoche: C'est comme ça que l'acteur a voulu le jouer.

Il a du mal à revenir vers le royaume. Il est encore assommé par ce qu'il a vécu et de voir que l'île, le désespoir, la décrépitude, l'égoïsme sur cette île...

Ils s'entre-tuent...

Il revient avec tristesse. Il faut qu'il trouve un moyen pour revenir de façon intelligente. C'est toute la ruse qu'il va devoir adopter pour reconquérir son royaume. - A.-E.Lemoine: Ils sont malins, l'un et l'autre.

Ce n'est pas les plus idiots de la mythologie. - J.Binoche: Ca fait à peu près 3000 ans qu'on raconte cette histoire. - A.-E.Lemoine: On ne s'en lasse pas. - J.Binoche: Je suis sûre que dans 4000 ans... - A.-E.Lemoine: Mais vous l'aurez incarnée entre-temps.

Il y a un avant et un après. - E.Tran Nguyen: L'autre gros kif de ce film, ce sont les retrouvailles avec Ralph Fiennes. et "Le Patient anglais", 4 ans plus tard. 2 films qui ont scellé cette amitié forte avec cet acteur britannique, comme il le racontait en décembre dernier. - E.Tran Nguyen: En réalité, vous êtes toujours restés en contact tous les deux. - J.Binoche: Peut-être que pendant 2 ans, on ne s'est pas vus...

Souvent, je vais le voir à Londres jouer. Il joue énormément au théâtre. C'est le spécialiste de Shakespeare.

Quand je joue, il vient aussi me voir. - E.Tran Nguyen: C'est lui qui a suggéré votre nom? - J.Binoche: Oui.

Uberto aussi. Je ne sais pas qui... - A.-E.Lemoine: "Le Patient anglais", c'était son 1er grand rôle au cinéma.

Vous, vous étiez plus capée. Vous l'aviez rassuré. - J.Binoche: Sur "Les Hauts de Hurlevent", c'était son 1er long métrage.

Il ne savait pas très bien comment ça se passait. - M.Bouhafsi: Ce n'est pas la 1re fois que vous incarnez une grande figure de la mythologie.

Il y a 10 ans, vous jouiez Antigone de Sophocle, déjà en anglais. Une héroïne symbole de rébellion. On y voit des ressemblances avec Pénélope de 2025. - L'histoire de cette jeune femme qui tient tête jusqu'à la mort au nouveau roi de Thèbes et qui est une image de la mythologie.

Une guerre fratricide. - J.Binoche: Elle n'a pas peur d'être contre le courant.

S'il n'y a pas de résistance, on ne peut pas savoir qui on est. - M.Bouhafsi: Que ce soit Antigone ou Pénélope, c'est la modernité de ces textes qui vous frappe souvent.

On évoque des thématiques qui nous touchent aujourd'hui, le rapport à la guerre, à la violence, à une société qui se replie au désir d'une fuite en avant. - J.Binoche: C'est vrai.

C'est ce qui m'intéresse. Il y a des recoupements. Les grands auteurs, Homère, Sophocle, Iché, Eurydice ont cette capacité à entrer dans les structures humaines, dans les archétypes qui ont pu se retrouver... - A.-E.Lemoine: Les contradictions. - J.Binoche: Les questions essentielles sont posées.

En ce moment, je travaille pour le Sophocle moderne. Il écrit une tragédie qu'on doit jouer à Epidaure dans quelques semaines. C'est la même veine, ce désir d'avoir une réflexion sur notre humanité, notre manque d'humanité, à travers des thèmes fondamentaux, souvent des relations familiales ou des relations entre le pouvoir et son intimité.

C'est essentiel, pour moi, de revenir sur ces textes. C'est vivifiant et moderne. - A.-E.Lemoine: Et intemporel. - P.Lescure: Lors de la cérémonie d'ouverture du 78e Festival de Cannes, en tant que présidente, vous avez fait un discours politique et engagé évoquant "les tempêtes qui agitent le monde", en dénonçant l'inhumanité, mais aussi l'égoïsme des hommes, à Cannes comme à Ithaque.

Vous vous en êtes pris à l'égoïsme des hommes. Votre palmarès a été à la hauteur de ces discours en décernant la Palme d'or à J.Panahi.

Il est reparti en Iran, comme il l'avait annoncé au sein même de cette Palme d'or, au risque d'être emprisonné. Il racontait il y a quelque temps que la voix de ses tortionnaires continuait de le hanter longtemps après sa libération. ... - P.Lescure: C'est fou, cette sobriété avec laquelle il s'exprime. - J.Binoche: Tout à fait.

A.Kiarostami avait aussi cette simplicité. - A.-E.Lemoine: Un autre cinéaste iranien. - P.Lescure: Ce prix résonne avec l'actualité.

L'Iran est sous les bombes. Il y a cette contradiction qui doit vous habiter plus que d'autres. Vous êtes vachement engagée pour soutenir les jeunes femmes d'Iran qui veulent vivre libres.

Il a cette contradiction entre se dire qu'il va peut-être y avoir la fin des mollahs et en même temps, qu'on n'avait pas une guerre. - J.Binoche: Avec tellement de morts, des civils qui n'ont pas de bunker pour se protéger...

Ca fait frémir. On se sent impuissant. J'espère qu'on arrivera... - P.Lescure: A un cessez-le-feu. - J.Binoche: Et que les diplomates fassent leur travail.

Et beaucoup de prières de nous, de pensées qui sont envoyées...

Je crois au pouvoir de la pensée pour que ça s'allège là-bas. - A.-E.Lemoine: "The Return, le retour d'Ulysse", en salle demain.

Une belle date pour une sortie au cinéma. Je ne sais pas pourquoi je dis ça...

A chaque fois, le 18 juin, je pense à l'appel du général de Gaulle. C'est aussi l'anniversaire de Romain, un ami à moi, mais ça n'a rien à voir... - P.Lescure: On n'est pas couchés! - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Cette photo de vous, Juliette, en 1997, qui ne ressemble à aucune autre de vos photos, mais qui est tellement vous, signée d'un des plus grands photographes du XXe siècle, mort en 2004, R.Avedon.

Dans les années 60 et 70, Avedon est la référence absolue en matière de mode et de célébrités, avec des images de M.Monroe Et la photo du mannequin entre les 2 éléphants, entrée dans la légende. Il est beau, il a un charme dingue et il est intéressant, même quand il ne fait pas semblant de s'interroger sur les mystères de la beauté qui font acheter par les femmes des magazines de luxe qui montrent des femmes plus belles qu'elles. ... - P.Lescure: C'est cet homme qui va décider en 79 de partir 5 ans dans l'Amérique profonde.

Des Etats à la géographie et aux paysages tellement photographiques et romanesques où on croise tellement de gens abîmés par le boulot, la nécessité...

Ca donnera son oeuvre maîtresse "In the American West". On voit cette fillette avec sa salopette, de 12 ans. Vous avez déjà croisé sa photo.

Dans le livre, il y a 110 clichés. Dans l'ordre du livre, elles sont exposées pour la 1re fois à la fondation Cartier-Bresson. Un voyage unique.

Vous avez jusqu'à la mi-octobre pour y aller. Vous vous rendrez compte combien cet artiste à la technique aboutie aime ses sujets, ceux du glamour comme ceux de l'amour. - P.Lescure: Il était accusé d'être cruel, snob et de mépriser ses sujets.

Je crois que l'expo montre le contraire et le souci qu'il a eu de montrer les vrais gens, qui sont diablement d'actualité aujourd'hui encore, ces Américains de l'Ouest, simples, anonymes ou excentriques, inconnus de l'Amérique de l'Ouest. Avedon, au-delà de la mode, a aussi photographié le Vietnam, mais aussi la lutte pour les droits civiques aux côtés de l'écrivain James Baldwin. L'expo vous attend.

J'aime cette idée d'Avedon chez Cartier-Bresson. Un joli mariage. - J.Binoche: C'était un homme merveilleux.

Il avait une façon de regarder qui était toujours pile-poil là où il fallait. Il y avait quelque chose de spontané, avec un professionnalisme...

Comme personne, il était merveilleux. - A.-E.Lemoine: On aime toujours aller à la fondation Cartier-Bresson, et en particulier pour cette exposition.

Dans un instant, à vos côtés, Calogero. Téléphone. - Allô? *-Bonjour, monsieur.

C'est Lucien, de "C à vous". J'aimerais, si possible, recevoir des livres de votre maison d'édition d'auteurs que Babeth pourrait recevoir dans l'émission. - Oui...

J'ai le prochain Maria Pignon. - Ferme ta gueule! - Vous connaissez? - Une plume exceptionnelle, mais un peu jeune, si je puis me permettre. - Je vous envoie un exemplaire pour Babeth. - Super!

Et pourriez-vous envoyer un 2e exemplaire pour moi? Discrètement... - Bien sûr, Lucien.

Je peux vous appeler Lucien? - Oui, bien sûr. - Je vous envoie le tout, en espérant que Maria Pignon soit invitée à l'émission. - Comptez sur moi. - Au revoir. ... - Tu peux être fier, tu viens de gagner un bouquin.

Fonce et accélère, suis ton instinct. Petit, quand tu lisais, les autres enfants cruels se moquaient. Mais tu montes en puissance.

Il est temps de prendre sa revanche. Goûte cette lumière. Tu entends l'appel des bouquins.

Pas de marche arrière, tu peux toujours aller plus loin. Mais soudain, le vent tourne et les losers perdent la raison. Fais une croix sur ces clowns.

Tu sais qu'il faut passer à l'action. - A.-E.Lemoine: 25 ans de carrière, plus de 6 millions d'albums vendus, 500 000 spectateurs pour sa dernière tournée sous le signe de l'amour. ... "Si seulement je pouvais lui manquer", de Calogero.

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Une tournée pendant laquelle Calogero a composé un nouvel album, "X", qui l'accompagnera pour une nouvelle série de concerts intimistes.

Est-ce que le plateau de "C à vous" est assez intimiste pour vous? - Calogero: Absolument. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir. "X", c'est la chanson qui a donné son titre à l'album.

Vous nous l'interprétez ce soir. Elle parle d'échec scolaire. ... - Moi, on m'a dit: "Tu n'feras rien de tes dix doigts." Au barème de ces professeurs-là, J'ai cherché ma valeur et ma voie.

J'ai cherché toute mon enfance, je crois. L'encre a tant saigné sur mes cahiers. Rouge comme des zéros pointés.

Elle m'a laissé bien des cicatrices, Mais jamais, jamais, de 10 sur 10. Moi, j'voulais faire mon numéro. Un petit tour de piste.

Pour me sentir plus beau ou peut-être juste un peu moins triste. Oui, j'voulais faire mon numéro. Loin des chiffres, des indices.

A-t-on vraiment tout faux, si dans la vie, on n'a jamais 10? ...

Dix, c'était ma cible, ma thématique. Un symbole, un nombre un peu magique. Un emblème aux couleurs des héros.

Comme celui dans le dos de Diego. Combien nous faut-il d'espoirs perdus pour que dix nous reviennent? Magnifique, pour que les notes ne nous jugent plus.

Moi, Je rêvais de notes qui ne soient que des notes de musique. ... ...

Toi, on t'a dit: "Tu n'feras rien de tes dix doigts." Mais petit, ne t'inquiète surtout pas. Tu feras toi-même ton numéro.

Comme celui dans le dos de Diego. Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci. "X", cette chanson sublime qui a donné son titre à cet album que j'offre, de votre part, à Juliette. - Calogero: Je suis désolé, j'ai foiré la fin de ma chanson... - A.-E.Lemoine: On n'a rien vu.

On n'a pas eu 10 sur 10 en musique! - Calogero: Super. - A.-E.Lemoine: Chaque soir, une nouvelle interprétation. - Calogero: C'est ça. - A.-E.Lemoine: "X", ça s'adresse à tous ceux qui s'entendent dire régulièrement qu'ils n'arriveront à rien, qu'ils ne sauront jamais quoi faire de leurs 10 doigts.

C'est une phrase que vous avez entendue? - Calogero: J'ai déjà entendu cette phrase, bien sûr. Mais je veux dire aussi que là, je vais aller chanter la chanson à Arles, avec une association de jeunes élèves en échec scolaire.

C'est une chanson qui rend aussi hommage aux enseignants. Ca a quand même beaucoup changé. - A.-E.Lemoine: Il y a plus de bienveillance. - Calogero: Ils sont plus engagés.

Ils essaient de faire autrement. Je voudrais dire aussi que c'est une chanson pour les ex-élèves en échec scolaire, comme moi, mais aussi une chanson qui rend hommage aux enseignants qui font les efforts qu'il n'y avait pas avant. - A.-E.Lemoine: Dans vos albums, vous traitez toujours des sujets de société, à chaque fois.

C'est encore le cas avec "X" ou "Prends ma main", une chanson avec le rappeur Soprano. Des pêcheurs siciliens qui avaient sauvé de la noyade des migrants vous ont inspiré cette chanson. C'était contre l'avis du gouvernement italien.

Il fallait que ce soit Soprano qui chante avec vous? - Calogero: Il y avait un sens. Il aurait pu être celui que je viens repêcher.

La vie tourne. Un jour, il aurait pu venir me sauver. - A.-E.Lemoine: Un duo avec Soprano, I.Maalouf et Nina, votre fille.

C'est le titre "En harmonie", que vous avez chanté avec vos 4 enfants réunis. - MALGRE DES HAUTS ET DES BAS...

IL Y A DANS L'AIR CE SOIR UNE MAGIE BELLE A EMOUVOIR. C'EST JUSTE UN SOIR DE DECEMBRE OU TOI ET MOI, ON EST ENSEMBLE, EN HARMONIE. - A.-E.Lemoine: Nina, guitariste, votre cadette, pianiste et Pio et Rita à l'harmonica, c'est ça? - Calogero: Pio et Rita à l'harmonica.

Ce sont les 2 petits. C'était à Noël. C'est merveilleux de pouvoir jouer avec ses enfants.

Je ne les force pas à faire de la musique. Je leur dis simplement que ça les accompagnera toute leur vie, même si on n'en fait pas notre métier. C'est chouette, quand on est à la retraite, de pouvoir jouer un peu de guitare ou du piano.

Musique obligatoire à la maison. - A.-E.Lemoine: Mais solfège, conservatoire? - Calogero: Surtout pas.

Je n'ai pas appris comme ça. J'ai appris justement sans solfège. J'ai été viré du conservatoire.

Il y a une autre manière d'apprendre la musique. Il y a de plus en plus de profs de musique super qui enseignent à jouer de la musique. On dit "jouer", donc il faut prendre du plaisir!

Souvent, le solfège peut dégoûter les enfants. Parfois, dans les conservatoires, pour moi, des enseignants ne sont pas musiciens. Un vrai musicien, c'est avant tout les oreilles. - A.-E.Lemoine: Et le plaisir. - P.Lescure: En 2019, vous avez eu le plaisir de signer la bande originale du film "Les plus belles années d'une vie", de C.Lelouch, la suite qu'il avait donnée au cultissime "Un homme et une femme".

Pour chanter la chanson éponyme, vous étiez avec N.Croisille, que vous aviez retrouvée sur scène. - Calogero: Les plus belles années d'une vie.. - N.Croisille: Celles qu'on n'a pas vues passer. - Calogero: On a soufflé tant de bougies. - N.Croisille: Maintenant, viens, allons danser. - Calogero: C'était un magnifique souvenir pour réarranger cette musique.

C'était un honneur immense. Cette rencontre était incroyable. Elle a été filmée par C.Lelouch.

On a été le voir spontanément chez lui. J'ai toujours eu des amies femmes parce que je parle mieux avec les femmes. N.Croisille, je l'ai vue peu de fois, mais qu'est-ce que j'ai pu parler avec elle!

C'était merveilleux. - P.Lescure: Elle a du caractère.

Elle savait écouter. - Calogero: C'était à la note près, à l'américaine. - E.Tran Nguyen: Il y a une autre chanteuse dont on veut parler et qui va vous réunir tous les deux: Barbara.

On peut commencer par l'écouter dans "Ma plus belle histoire d'amour" en 1967. - Barbara: Je tenais à vous le dire, ce soir, je vous remercie. Qu'importe ce qu'on peut en dire, je suis là pour vous le dire...

Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous. - E.Tran Nguyen: Tous les deux, vous avez repris cette chanson.

Juliette, c'était en 2017 avec A.Tharaud. Vous aviez pu la rencontrer après un concert. - J.Binoche: On est allés la voir en concert et on a fait la queue pour lui dire bonjour.

Leos devait la filmer. Ca ne s'est pas fait. Les souvenirs que j'en ai, c'est que, à peine arrivés dans sa loge, elle s'est jetée sur moi, m'a embrassée comme un oiseau.

J'ai été vraiment... - Calogero: Elle était très joyeuse. - J.Binoche: Très émue.

Quelques années après, je lui écris un mot pour la remercier de tout ce qu'elle avait donné. Elle m'a répondu très simplement. C'était vraiment émouvant. - E.Tran Nguyen: La 1re fois que vous l'interprétez, Calo, c'est en 1993, avec votre groupe. - Calogero: Je n'écoute qu'elle, à ce moment-là. - E.Tran Nguyen: Vous êtes fan. - Calogero: Je marchais autour de Châtelet.

Je savais qu'elle jouait là pendant un mois. Ca va faire bizarre, mais j'avais un walkman. J'écoutais ses chansons.

Je rentre chez moi et je prends sur mon répondeur à cassettes mes messages de tous mes potes qui me demandent ce que je fais ce soir. Au milieu des messages des copains, il y a un message de Barbara. - E.Tran Nguyen: Elle vous avait entendu? - Calogero: Elle m'a laissé des messages.

Ce n'est pas un regret que j'ai, mais je n'ai pas osé...

Je lui ai écrit. J'étais tellement bouleversé que je lui ai écrit. En fait, on aurait pu s'asseoir à un piano et faire une chanson ensemble, j'en suis sûr.

J'ai gardé ses 2 messages et je ne les ai jamais réécoutés. Je sais où ils sont. - A.-E.Lemoine: Toujours sur une cassette?

Vous ne les avez pas sécurisés, numérisés? - Calogero: Sécurisés, mais pas numérisés. Ils sont sécurisés sur un vieux 8 pistes, un magnéto.

Mais je compte aller les prendre, les chercher et les réécouter. - A.-E.Lemoine: Ca pourrait être une entame de chanson, d'entendre le début de son message. - Calogero: Exactement.

En plus, elle m'appelle Charlie. A l'époque, on m'appelait Charlie. C'était un surnom.

Calogero était trop compliqué à prononcer. Ca pourrait être une chanson sur Charlie. - A.-E.Lemoine: "X", c'est toujours disponible.

Ca va donner lieu à une tournée très intimiste dans toute la France qui vous a été inspirée un peu par P.McCartney, qui imaginait des retours et des petites salles. Vous qui avez l'habitude de d'aller partout en France...

Ca commence le 13 septembre 2025 et ça va vous mener jusqu'en 2026, au 11 décembre. On est ravis d'être avec vous et de vous inviter à dîner dans quelques minutes. Des courgettes farcies sont en préparation.

D'ici là, c'est le PVPP de M.Bouhafsi. On commence avec le mot du jour: double date. - M.Bouhafsi: Si vous en avez marre des 1ers rendez-vous en tête-à-tête, si vous êtes trop timide pour un 1er rencart, la plus célèbre des applications de rencontres a trouvé la solution.

Elle lance l'option double date. Le concept est très simple: créer un profil avec votre meilleur ami célibataire, matcher avec un duo et discuter à 4 pour vous rencontrer tous ensemble. Résultat: moins de pression, plus de naturel et des rencontres en toute confiance.

Qu'en pensent les Français? Qui choisiraient-ils pour les accompagner? On leur a demandé. - Pour un double date, vous choisiriez qui? - Mon meilleur pote.

Il est moins beau que moi, en plus! - Une copine avec qui je vais rigoler. Je ne prends pas la plus moche. - On gère les affaires d'abord et on parle amitié après. - Vous prendriez qui? - Ma mère.

Je ne sais pas... - Un pote. - Si on y va avec une copine, ça peut détendre. - C'est quoi votre stratégie à deux pour aborder? - On est un peu alcoolisés.

Je ne pourrais pas vraiment dire, me rappeler concrètement. C'est au feeling. - M.Bouhafsi: Un conseil: n'y allez pas avec un ou une amie qui pourrait potentiellement vous voler votre crush.

En tout cas, ça marche. 90 % des profils ayant activé l'option...

Les taux de match sont plus élevés. La fonctionnalité arrive bientôt en France. Elle est testée depuis plusieurs mois en Europe.

Ca marche partout. Merci de nous aider à trouver l'amour. Une célèbre comédie musicale a pris d'assaut Le Grand Rex.

Nostalgie garantie pour ceux qui ont enflammé le dancefloor des soirées disco. Le karaoké se réinvente au cinéma. Le Grand Rex vibrait au son de "Mamma Mia!" ...

La comédie musicale "Mamma Mia!" traverse les générations. Le public a chanté à tue-tête les mythiques tubes d'ABBA. - M.Bouhafsi: Les fans se réunissent devant Le Grand Rex.

Le thème disco est respecté. - Il va y avoir beaucoup de fans. Ce sera sympa. - MAMMA MIA... - M.Bouhafsi: On voulait savoir dans quel état esprit étaient les téléspectateurs. - On est heureux! - M.Bouhafsi: Les plus belles tenues étaient de sortie.

Le film est enfin lancé et les fans n'étaient pas vraiment chauds... - OUAIS! - Voulez-vous... - C'est génial! - On adore!

On s'amuse comme des folles! - On est fans! - M.Bouhafsi: On a aussi rencontré une professeure.

Comment vous dire que "Mamma Mia!" l'a emporté sur ses étudiants. - C'est génial!

On s'éclate! - Vous allez au travail demain? - Oui! - Vous pensez à vos évaluations? - J'en ai rien à foutre! - M.Bouhafsi: Qui dit karaoké dit extinction de voix.

Ca va être dur pour une certaine fan demain au bureau. ...

Elle a la voix cassée. "Mamma Mia!" continue de séduire toutes les générations. - Génial. - Tout le monde danse et chante. - L'impression d'être en boîte, à une soirée festive. - Plein d'émotions.

On a ri et pleuré. - M.Bouhafsi: Ce concept participatif nommé Ecran Pop cartonne depuis 2017.

Familles, amis ou collègues peuvent partager un moment autour de comédies musicales cultes comme "Les Demoiselles de Rochefort"ou "Grease". Ca vous étonne de voir des jeunes qui n'ont jamais connu ABBA à l'époque danser dessus? - Calogero: Quand les chansons sont belles, elles traversent le temps.

Brian Wilson est parti il y a quelques jours, malheureusement. C'est un bout de la forêt amazonienne qui s'en va. - A.-E.Lemoine: On aimerait le nom de cette professeure, parce qu'il va falloir qu'elle se pointe en cours!

Je lui souhaite bon courage. - M.Bouhafsi: L'évaluation s'est bien passée, je pense.

Elle avait perdu totalement sa voix à la fin de la soirée. - A.-E.Lemoine: Elle est super, en tout cas.

Je trouve ça formidable. Tendance du jour: l'IA s'invite partout. Ca va nous déprimer? - M.Bouhafsi: Ca peut nous déprimer à la fin.

Un nouvel outil de génération d'images vidéos par IA offre des performances bluffantes où le vrai se confond avec le faux. On commence par une publicité remarquée lors des finales de NBA de cette année générée par l'IA en seulement 2 jours. Elle n'a coûté que 2000 dollars.

Tout est faux. L'IA s'invite aussi dans la mode. Mannequins, podiums...

Tout est 100 % numérique. Des étudiants signent leur 1er défilé par IA. ...

Le défilé a été diffusé en live sur les plateformes. Le marché de l'IA dans la mode devrait atteindre 16 milliards d'euros en 2031. L'IA fait aussi des micros-trottoirs. - Vous savez que rien de tout ça n'est réel? - Sauf les prix.

Eux sont bien réels. - Bonjour, madame. Avez-vous un talent en particulier? - Je sais faire des cascades.

Rires. - Bonjour, monsieur. - Je vous en pose, des questions?

Je vous demande pourquoi vous êtes habillé comme une canaille? - M.Bouhafsi: Tout ce que vous venez de voir était complètement faux.

On parle de l'info, des deepfakes, des artistes, mais le micro-trottoir est totalement réalisé avec l'IA. Ca fait flipper. - A.-E.Lemoine: Pincez-vous.

C'est inquiétant. Juliette, vous êtes née à Paris, mais vous aimez à dire que vous êtes née à Cannes, quand vous avez vécu votre tout 1er Festival. - Vous avez plusieurs rendez-vous? - J.Binoche: 10 par jour.

Il y a une agressivité, une fébrilité autour de ce film et de ces nouveaux visages. - A propos de nouveaux visages, le vôtre a fait son chemin vite fait. - J.Binoche: J'espère qu'il n'est pas fini. - Vous prenez comment, votre carrière, comme elle vient? - J.Binoche: Je ne prends pas.

Je compte beaucoup sur mon instinct. Je ne vois pas ma carrière. Ce sont les autres qui en parlent. - A.-E.Lemoine: "Je ne prends pas, je compte sur mon instinct." Ca marche toujours? - J.Binoche: L'intuition, oui, c'est ce qui guide, à mon avis.

Ce ne sont pas des calculs. - A.-E.Lemoine: Le film avait été projeté dans la grande salle.

Votre mère était présente. Il y a eu un quiproquo à l'issue de cette projection? - J.Binoche: Elle m'a dit: "Comment est-ce que tu as pu?" J'ai cru qu'elle pensait que j'étais courageuse.

Des décennies après, j'ai compris qu'elle parlait des scènes de nu. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir à la table de "C à vous" pour déguster les courgettes farcies préparées par A.Tison, qui dirige les cuisines de Thalazur.

Calogero, on a une chorégraphie du cou qui nous a intrigués. - Calogero: Et je m'envole. Je voudrais crier ma liberté.

Je veux comprendre pourquoi c'est si beau quand je suis tout là-haut. - A.-E.Lemoine: C'est les cheveux, forcément! - Calogero: Je pense que les cheveux devaient me gêner un peu.

J'ai ce souvenir. - A.-E.Lemoine: P.Obispo est le 1er à avoir cru à votre carrière solo. - Calogero: Oui.

Quand j'étais dans le groupe des Charts, on est restés 10 ans ensemble. A la fin du groupe, plus personne ne croyait en moi. On avait un peu la lèpre.

On était un groupe à minettes. C'était l'image qu'on avait. P.Obispo m'a dit que si je faisais un album solo un jour, il le réaliserait parce qu'il aimait mes mélodies, mes chansons.

Il a cru en moi quand plus personne n'y croyait. Je n'ai pas oublié ça. - P.Lescure: Les documentalistes de "C à vous" m'ont épaté.

Elles m'ont fait découvrir une pépite, une archive que je n'avais jamais vue: un sketch que vous avez joué avec P.Manoeuvre, à peu près à l'époque de "Rendez-vous". Ca s'appelle "La Maison des jojos", le sketch. - Qu'est-ce que tu fais, Jojo?

N'y va pas. - Si je n'y vais pas, tu sais comment ça se passe. - A ce soir. - Au revoir, mon Jojo! - A ce soir! - Attention!

Allô, la maison des jojos? On vient encore de m'en écraser un. Là, maintenant?

Jojo! Mon Jojo! - Juliette!

Non! - P.Lescure: C'est la 1re fois que vous mouriez à l'écran? - J.Binoche: Sans doute. - A.-E.Lemoine: C'est super!

J'imagine que vous ne l'aviez jamais revu? - J.Binoche: Je ne l'avais jamais vu. - P.Lescure: Moi non plus. - E.Tran Nguyen: Calogero, P.Obispo a eu raison de croire en vous.

Vous avez enchaîné les tubes en 25 ans de carrière. "Face à la mer", "En apesanteur" et "Si seulement je pouvais lui manquer". Ca a été repris par S.Carpenter alors qu'elle n'avait que 10 ans. - S.Carpenter: J'apprends tout seul à faire mes armes.

Je n'arrête pas d'y penser. Si seulement je pouvais lui manquer. - Calogero: Ce n'est pas de l'IA? - E.Tran Nguyen: Non.

C'est aujourd'hui une star aux millions de fans, dont vos filles. - Calogero: Elles m'ont demandé des places pour S.Carpenter.

Je ne connaissais pas. Mes filles m'ont dit qu'elle avait repris ma chanson. J'étais assez fier.

Je trouve ça toujours touchant quand on reprend mes chansons. - E.Tran Nguyen: Et de voir ça dans les yeux de vos filles! - M.Bouhafsi: On connaît quasiment tout en tant que chanteur, mais on sait moins que vous êtes un énorme fan de football.

Vous avez eu la possibilité de jouer avec une légende du foot, Z.Zidane, le 6 juin 2013. - Calogero: Et j'ai raté la passe! - Une équipe de stars face à une sélection de locaux, le tout pour la bonne cause: aider des jeunes de quartiers réputés difficiles.

Sur la pelouse, Zidane a assuré le spectacle. Les autres vedettes aussi, à leur façon. Le champion du monde a mené son équipe à la victoire. - Calogero: Il n'y a pas la passe! - M.Bouhafsi: On n'a pas voulu la diffuser. - A.-E.Lemoine: On l'avait? - M.Bouhafsi: C'est une passe que vous deviez faire à Z.Zidane. - Calogero: En réalité... - M.Bouhafsi: Ca vous hante encore.

Vous avez dit qu'il ne fallait surtout pas la passer. - Calogero: C'est un cauchemar. Mes frères sont vraiment passionnés.

Moi, j'aime y jouer, mais que quand il y a l'équipe nationale, ou le PSG la dernière fois. Mais Zidane, j'ai une telle admiration...

C'était tellement facile de jouer avec lui. On s'est entraînés un peu avant. Il vous fait des passes et c'est tellement simple.

Sur le terrain, c'est impressionnant. Ils jouent tous super bien. Même les jeunes.

Je ne joue pas assez bien. Zizou me voit de loin. Je savais qu'il aimait mes chansons.

Je voulais lui faire honneur. Il me fait une passe tellement simple...

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Je sais arrêter un ballon. J'ai voulu l'écraser.

Le ballon est passé sous mon pied, comme ça. Il y avait mes frères sur le terrain. Ils m'ont dit: "Qu'est-ce que tu as fait!

Pourquoi tu as fait ça?" Je l'ai rencontré 2 jours après, à Paris. Il me dit: "Calo, tu crois que si je prends une guitare, ce sera bien?" - M.Bouhafsi: Il est classe. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. "X" est toujours disponible. "The Return, le retour d'Ulysse" sort demain en salle.

Merci beaucoup à tous les deux. Dans un instant, le doc du mardi soir sur France 5. D'ici là, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 17 juin. Dans le tumulte de cette actualité chaotique, je vous propose d'ouvrir la chronique avec un peu de calme et de silence. ...

Des belles images de nature et de sérénité venues de la chaîne officielle du G7. Une biche! Qu'a-t-elle vu?

Thème de Dark Vador. Le président de la République a été accueilli par le Premier ministre canadien. Ils ont joué à "Qui est l'homme le plus fort?" Pourquoi vous vous sentez obligé de faire ça?

E.Macron a impressionné G.Meloni avec un numéro bluffant.

Beatbox. C'est top! Je pense qu'il parlait sur Trump, en réalité. "Il m'a dit qu'il avait un concert des Village People." Je ne sais pas de quoi il parlait.

Ce G7 m'a permis de découvrir un nouveau chouchou fan de L.Renaud. Et tapi au fond des bois, on y voit des écureuils.

Il est surtout fan d'Elvis Presley. Une autre! "Monsieur, vous ne pouvez pas faire ça.

G.Meloni arrive dans 5 secondes. Arrêtez tout de suite.

Elle est là." Ce n'est pas de l'IA. Voilà pour cette analyse géopolitique.

Retour en France avec M.Barnier, invité des 4V de "Télématin", qui tentait d'en placer une. - Chaque matin, on voit l'évolution des frappes de part et d'autre. - B.Chameroy: Sans transition, je n'aimerais pas jouer au Time's Up! avec E.Coquerel.

Il n'est pas au point. - E.Coquerel: Euh...

Euh...

Il ne faut pas faire pression sur madame...

J'ai toujours du mal à dire son nom. - B.Chameroy: Madame comment?

Au même moment, R.Glucksmann tente encore de surfer sur un buzz qui date d'il y a plus d'un an, le fameux "cap clair". - R.Glucksmann: On était clairs.

Est-ce qu'on peut être capables d'être clairs? Dans la clarté. La clarté, c'est très simple. - B.Chameroy: Il avait dit: "Il nous faut un cap clair." C'est pour tous les gens qui me regardent sur TikTok.

Ils sont trois. Il commence par en avoir marre. - R.Glucksmann: Il y en a marre.

Au bout d'un moment, il y en a marre. Ca suffit. Y en a marre.

Désolé. - B.Chameroy: En Belgique, un débat était organisé, avec une mission donnée en début de débat... - Restez audibles pour les téléspectateurs. - B.Chameroy: Comme d'hab, des promesses, rien que des promesses.

Ils se parlent l'un sur l'autre. - Est-ce que je peux parler, à un moment donné? - B.Chameroy: Ca, en France, on ne le ferait pas.

Ils ont mis la menace à exécution, mais ça n'a pas empêché les invités de continuer à se gueuler dessus. - On va couper les micros en régie! Les téléspectateurs ne vous entendront plus.

De toute façon, on n'entend plus rien. On va passer à un autre thème. - B.Chameroy: Ca ne sert à rien de couper les micros.

Si on aime les débats belges, c'est parce qu'ils sont meilleurs que nos politiques en France, notamment sur les clashs. - Vous nous sortez ça en permanence. Ma grand-mère disait: "On ne monte pas à l'arbre quand on a un trou dans son pantalon." Vous en avez un sacré, de trou! - B.Chameroy: Ils n'ont pas été d'accord une seule seconde lors du débat. - Qu'ils allaient perdre 1500 euros par an... - C'est faux... - Vous n'avez jamais dit non plus aux enseignants qu'ils allaient devoir travailler plus longtemps pour une plus petite pension... - C'est faux également. - Vous avez en permanence joué sur l'ambiguïté. - B.Chameroy: Un truc les a mis d'accord en fin d'émission. - Un débat à revoir et à partager sur les réseaux sociaux et en fact-checking des éléments évoqués ce soir. - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, F.Ruffin est en meeting dans le Puy-de-Dôme.

Enfin, en spectacle! Vous connaissiez le "Est ce qu'il y a des Marseillais dans la salle?" Voici la version Ruffin.

Vous voulez de l'insuline? - F.Ruffin: On doit construire une gauche joyeuse.

Nous ne souhaitons pas augmenter les impôts. ...

Entre les de tours... ...

Le pays est en faillite. ...

Une faillite géopolitique... - B.Chameroy: On dirait moi certains soirs.

Visiblement, il faisait chaud. - F.Ruffin: Un verre d'eau?

Merci, Emma. - B.Chameroy: Ce n'était pas de l'eau...

F.Ruffin est parti en "Bourvilade". F.Ruffin bafouille. ... - B.Chameroy: On dirait moi certains soirs...

Voyant que ça ne prenait pas avec le public, il a décidé de se la jouer comme L.Sénéchal: il a fait un quiz. - F.Ruffin: Je peux faire un quiz.

On a des cadeaux ou pas? On n'a pas de cadeaux! Putain.

Il y a des DVD, c'est bon. - B.Chameroy: Le jeu peut commencer! - F.Ruffin: Il y a 30 ans, quel était le pourcentage du PIB que détenait l'ensemble des fortunes françaises? 6 %?

C'est moins. 5 %, c'est gagné pour monsieur. Je ne sais pas ce que vous avez gagné, mais vous avez gagné.

C'est des bouquins, pas des DVD. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec le monceau de message que je reçois depuis le début de la chronique pour me faire remarquer qu'il manque quelque chose.

Le mardi, normalement, c'est... - E.Tran Nguyen: Un ravioli. - B.Chameroy: Vous vous faites avoir chaque mardi.

C'est Fifi. - Cher Philippe, bonsoir. - P.de Villiers: Vous m'obligez à aller au fond des choses.

Allons-y. Bonsoir. Parce que...

Des mouettes sont en train de...

On est très en retard. Je me maintiens. Salto avant.

Salto arrière. - Merci beaucoup, P.de Villiers. - P.de Villiers: On n'est plus chez nous. ... - A tout de suite. - B.Chameroy: On continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les deux d'avoir accepté notre invitation à dîner.

Merci, Calogero. Tournez-vous vers Nicolas pour saluer nos téléspectateurs. Merci de votre fidélité.

A demain;

L’odyssée de Juliette Binoche - C à Vous l’intégrale - 17/06/2025 — François Ruffin · Pourquijevote