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interviewJordan Bardella· 12 septembre 2025 25 min

Jordan Bardella sur F2 : « M. Lecornu ne pourra pas reprendre une copie du budget de M. Bayrou »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Jordan Bardella, merci d'avoir accepté cette invitation. Merci pour votre invitation et bonsoir aux Françaises et aux Français qui nous regardent. Vous avez appelé à la dissolution.

Le président a choisi de nommer à Matignon un proche, Sébastien Lecnu, 5e premier ministre depuis 2022. Est-ce que vous êtes avec lui dans dans de meilleures dispositions qu'avec ses prédécesseurs ? Bah la question de du qui importe peu, peu la question c'est quelle politique ?

Moi, j'ai du respect pour pour mes adversaires. J'avais du respect personnel pour monsieur Barnier et pour monsieur Baou. J'ai du respect personnel pour monsieur Lecnu qui a été ministre des armées.

Mais la question c'est quelle politique ? La question c'est la méthode aussi. Je et je crois qu'on est dans un moment mais ça c'est à eux qu'il faut poser la question.

On est dans un moment extrêmement important parce que le pays n'a pas de majorité et la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui à la fois la France qui travaille à la fois nos entreprises est une situation extrêmement incertaine et je pense que le choix du président de la République de nommer l'un de ses plus fidèles et l'un des plus fidèles macronistes est un choix qui en réalité va accroître l'instabilité parce que s'il n'y a pas rupture franche avec le macronisme alors il y aura censure et donc évidemment nouvelles solution par naturellement nous allons parler parler du fond et de ce qui concerne les Français mais quand même Sébastien le cornu vous le connaissez vous le connaissez Jordan Bard on a ministre des armées il a été on a lu qu' avait des dîners organisés entre Marine Le Pen et Sébastien le cornu ce soir on va traiter de la crise de confiance des politiques des Français avec les politiques. Est-ce que ça donne pas un côté un peu tambouille invectif sur les plateaux de télé et en même temps dîner sympathique euh entre amis ? Parce que je vous voulez que je vous fasse la liste des journalistes qui sont extrêmement peu agréables avec les responsables politiques et qui s'empressent de les inviter à prendre des cafés ou à déjeuner parce que je pense que si on fait la liste euh il y a un certain nombre de journalistes qui vont être extrêmement mécontents.

Bah non mais attendez c'est important. Ce soir on va parler de la crise de confiance Jordan Bardella. On fait une émission, on essaie de se sortir un peu de la tambouille politicienne.

Juste un mot sur ce dîner, on vous entend parfois très vément à l'endroit de votre responsable politique. Les Français apprennent, si ce dîné l'a pas eu lieu, dites-le-nous, apprennent que au final il y a des accords qui se passent en privé. Et madame quand un jour madame pardon d'abord je n'aime pas ce procès.

Quand un journaliste du service public qui est journaliste sur France interre et vraiment vous m'obligez à dire des choses que je n'aime pas dire mais quand un journaliste du service public sur France interre prend des petits-déjeunés avec des responsables du Parti socialiste pour parler de la stratégie électorale, vous trouvez pas qu'il y a un sujet ? Bon est-ce que ça préjuge encore une fois de la relation politique qu'on peut avoir avec un individu ? Est-ce qu'on a le droit ?

Pardon. Vous faites mention d'un dîner qui a été organisé par monsieur le Cornu avec des chefs de parti politique pour discuter non seulement de la situation politique mais pour évoquer également le budget de la défense qui a été mis en œuvre par le gouvernement. Je veux dire on a le droit de se parler, on a le droit d'échanger argument contre argument.

C'est pas parce que on dialogue individuellement avec un responsable politique que nous sommes d'accord. Ça m'arrive de prendre c'était le sens de la première question. Ça m'arrive de prendre des cafés avec des journalistes pour leur donner mes décryptages de la situation politique.

Il y a rien de plus normal. Je dans une démocratie, on a le droit de se parler mais je tout ça peu. Donc j'aimerais si c'est possible plutôt que de parler des dîners et des cafés qu'on peut faire avec des journalistes ou avec des person.

Il peut y avoir des relation. Il peut y avoir des relations personnelles avec Sébastien Lecordnu dont certains ont dit il a des qualités de négociateur qui avait peut-être pas son prédéceur. Je vais vous dire vous savez quoi madame Rou ?

Moi, je respecte monsieur le Cornu, comme je respecte la personne d'Emmanuel Macron, de monsieur Barou ou de monsieur Barnier. En revanche, je combat leur politique et je viens dire devant vous ce soir que s'il n'y a pas une rupture franche avec la politique qui est menée depuis 8 ans, et bien les mêmes causes entraîneront les mêmes conséquences. Les Français, ils ont voté contre la politique d'Emmanuel Macron lors des élections européennes et des élections législatives.

Ils ont voté pour une rupture sur les questions d'immigration, sur les questions économiques et notamment du pouvoir d'achat sur les enjeux de souveraineté. Et donc si ce vote, cette expression populaire ne se traduit pas dans les dans le dans la politique qui est mise en œuvre par le gouvernement, alors ça ne nous convient pas compte tenu du fait que nous avons le premier groupe à l'assemblée. Il y a un an, vous êtes toujours prêt à discuter avec Sébastien Lecnu du fond.

Nous parlons du fond et vous avez raison, c'est ce qui concerne ça concerne les Français mais ça les intéresse aussi l'ensemble du climat politique, mais on y reviendra dans un instant. Euh qu'est-ce qui pouvrait vous faire accepter un accord de non censure ? Soit il y a rupture, soit il y a censure.

On peut pas reprendre la palopie du budget de monsieur Bairou qui propose de faire par exemple travailler les Français de jours supplémentaire en supprimant des jours fériers qui propose d'augmenter la contribution au budget de l'Union européenne qui aggrave la mauvaise dépense publique de 30 milliards d'euros et qui vient augmenter les prélèvements obligatoires de 20 milliards d'euros supplémentaires dans un pays qui a des difficultés de pouvoir d'achat, dans un pays où le travail ne paye pas suffisamment et dans un pays où on cherche des économies de bout de chandelle quand il y a des chantiers et des éléphants dans le salon sur le plan budgétaire dans la mauvaise dépense publique que personne ne veut voir. Donc moi, je pense que euh il faut se mettre potentiellement autour d'une table. Que le premier ministre reçoive les présidents des groupes et des partis politiques qui sont présents aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

C'est parfaitement normal. Et à chaque fois que la République nous convoque, nous avons répondu à son appel. L'année dernière, nous nous sommes présentés devant monsieur Barnier.

Nous avons indiqué quelles étaient nos lignes rouges. Monsieur Barnier n'en a pas tenu compte. Nous avons donc censuré.

Monsieur Baïou a décidé dans ce deuxième budget de la mandature législative de tenir compte de nos lignes rouges et grâce au au à ce que nous avons mis sur la table, nous avons obtenu la baisse et facture d'électricité pour 24 millions de familles françaises au début de l'année 2025, le nom des remboursements des médicaments et une réindexation des pensions de retraite dès le début de l'année. Sauf que dans ce contexte là, il ne pouvait pas y avoir de dissolution. Aujourd'hui, il peut y avoir une dissolution.

Et moi, je pense que le seul moyen de renouer avec la stabilité dans le pays, c'est de retourner aux urnes, de doter le pays d'une majorité claire et évidemment d'une vision. Il a la question de l'instabilité économique. Euh, est-ce que vous faites passer l'intérêt de la France avant tout ?

Est-ce que vous considérez, il y a pas de malice dans ma question hein, est-ce que vous considérez que l'urgence de faire voter un budget doit l'emporter sur l'ensemble des lignes rouges de chacun ? Est-ce que on a beaucoup de questions ce soir ? Vous entendrez les questions des téléspectateurs.

On a énormément de questions des gens qui vous regardent ce soir et qui disent "Mais quand même, est-ce qu'on peut pas arriver parce qu'il y a urgence, parce que demain la note de la France sera peut-être dégradée" à se mettre d'accord, se mettre autour de la table et trouver des compromis ? Mais la réponse est dans la question. la note de la France sera peut-être dégradée.

Si la note de la France va être peut-être dégradée, c'est parce que la France est mal gérée et qu'il y a eu depuis 8 ans 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires, c'est-à-dire autant de dettes supplémentaires depuis 8 ans que dans les 50 ans qui ont suivi l'après-guerre. On emprunte aujourd'hui depuis quelques heures, non seulement plus cher que la Grèce, plus cher que la Slovénie, mais désormais plus cher que l'Italie. Donc ce que je viens vous dire ce soir, c'est que s'il n'y a pas une rupture sur la politique qui est menée depuis 8 ans et en réalité depuis 30 ans, alors on continuera de voir la dette augmenter, de voir les déficits s'aggraver et de voir la balance commerciale se dégrader.

Donc l'urgence de faire voter un budget, je veux dire, c'est pas la question. La question c'est quel budget est-ce qu'on met en œuvre un budget qui rétablit l'équilibre des comptes publics en tout cas qui remet le pays sur le chemin de la raison budgétaire. Est-ce que dans ce budget, on traite le besoin aujourd'hui d'oxygène pour nos entreprises ?

Il y a pas que la question monétaire, il y a aussi cet impôt de papier qui que représente les normes sur l'entreprise française aujourd'hui et qui fait que quand on est chef d'entreprise, on passe plus d'heures à remplir des formulaires administratifs que à travailler, à investir, à réfléchir et à se concentrer sur l'activité de son entreprise. Un chef d'entreprise quand il restructure, c'est parce qu'il y a un projet derrière, c'est parce qu'il y a une il y a une vision, il y a des investissements derrière. Or aujourd'hui dans la situation dans laquelle on est, faire 40 milliards d'économies pour faire 40 milliards d'économies, ça n'a pas d'utilité.

Ça compte quand même. Oui. Pour les agences de notation, pour nos partenaires européens.

Non, faire 40 milliards d'économie pour faire 40 milliards d'économies, ça ne sert à rien. Dites-vous. Mais pardon, mon sujet c'est pas les les partenaires européens. mon sujet, c'est la France, c'est les Français, c'est les Français qui travaillent et c'est nos chefs d'entreprise qui sont des créateurs de richesse et qui ont besoin que l'État revienne à sa place et qu'on puisse recréer de la richesse parce que je faire des économies de bout de chandelle s'il y a pas de projet politique derrière, je quand on fait des économies par exemple sur je sais pas quand on on demande aux Français de travailler de jours supplémentaires en gagnant moins.

Si le projet derrière c'est pas de recréer de la richesse, de recréer de l'attractivité économique, de mieux rémunérer le travail, alors les français n'en voi pas n'envoi pas les nen voi pas le bout. Je veux dire, on est dans un pays qui a 46 % de prélèvement obligatoire. Quand on dit on va augmenter de 20 milliards d'euros les impôts et que de l'autre par exemple on a 18 milliards d'euros de contribution de de d'aide non contributives qui sont donnés aux étrangers chaque année.

Bah oui, les gens se posent des questions. Quand on dit on va faire des efforts au retraités et que de l'autre par exemple on offre la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière à 1 milliard d'euros par an ou qu'on augmente la contribution de la France au budget de l'Union européenne alors que nos partenaires allemands ou Pays-Bas des grandes économies de la zone euro obtiennent des rabets. Et ben les Français se disent il faut à un moment donné qu'on arrête de demander des efforts toujours au même.

Jordan Bardella, vous avez rencontré les patrons très récemment. Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Est-ce qu'ils vous disent ça peut attendre ou est-ce qu'ils vous disent on a besoin de stabilité politique ?

On a besoin d'un budget même mal, même pas exactement celui que vous développez ce soir ou celui que le PS pourrait proposer, mais on a on est dans une forme d'urgence parce qu'il y a une instabilité politique. Qu'est-ce que vous leur dites quand il vous dit ça les chefs d'entreprise ? Madame, qui est responsable ?

Parce que il faut s'interroger sur la responsabilité des uns et des autres. Moi, je me suis présenté devant vous, on a eu l'occasion de parler de mon projet lors des élections européennes et des élections législatives en disant "Je suis prêt à être premier ministre d'une majorité d'alternance, d'une majorité patriote qui va rompre avec les politiques qui sont menées depuis 30 ans. Je suis arrivé en tête avec mon mouvement au premier tour des élections législatives, au second tour des élections législatives et il y a eu des accords contre nature hasardeux entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron pour m'empêcher d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale.

J'avais dit à l'époque que ces accords qu'on a appelé le Front républicain allaient entraîner un blocage dans le pays. Donc si nous sommes bloqués depuis un an, c'est précisément parce qu' ils ont créé cet impasse institutionnel. Donc moi, je viens dire ce soir la seule solution c'est de retourner aux urnes.

Plutôt on retourne aux urnes, plutôt le pays aura une majorité, plutôt la France aura un budget qui correspond non pas à ce que veulent les partenaires européens mais à ce que veulent les Français. Donc vous souhaitez l'échec de de Sébastien Lecorn. C'est une lecture caricaturale.

Je souhaite la réussite de la France. Je souhaite la réussite de mon pays. Et je vais vous dire, madame Rou, la réussite de la France ne passera pas par les politiques qui l'ont mis au bord de la faillite depuis 30 ans.

Je voudrais qu'on parle du thème de cette émission ce soir. Ma République va craquer. C'est la question qu'on pose.

On s'interroge sur la crise de confiance entre la classe politique et les Français. Ce sondage qui est extrêmement violent, je vous le livre. Quand on demande aux Français comment ils considèrent les les hommes politiques, 90 % les juges inefficaces, 91 % éloignés de leurs préoccupations, 90 % sans projet pour le pays.

Ces chiffres là, quand vous les voyez, vous dites "Ça nous concerne pas." Ben, je dis deux choses. Je dis d'abord les Français ont raison parce que il y a aucune raison que partout ailleurs en Europe, on fasse mieux.

Je veux dire, l'Italie est en excédent primaire sur le plan budgétaire. C'est même d'ailleurs le seul pays du G7 à l'ettre. En 2024, le Portugal est en excédent budgétaire.

La croissance repart dans beaucoup de pays et nous, la France, on serait une exception en Europe. Donc c'est vrai que les gens ont le sentiment non seulement qu'il y a un décalage entre ce que veulent les Français et la politique qui est mise en œuvre, et je vais répondre à votre deuxième question parce qu'elle est intéressante et évidemment ce qu'attend aujourd'hui une majorité de Français. Moi, je ne me pardon hein, mais euh je n'ai aucune responsabilité dans la situation du pays.

Je veux dire, si demain les Français m'accordent leur confiance et que je suis à la tête du gouvernement, j'aurai des comptes à rendre. Mais dans l'opposition, je me bats contre les gens qui sont au pouvoir bien sûr sur un plan politique et jamais sur un plan personnel parce que je considère que leurs orientations font énormément de mal à mon pays. Quand on regarde aujourd'hui l'insécurité, la dégradation du pouvoir d'achat, nos entreprises qui n'arrivent plus à faire face, qui n'arrivent plus à créer de la richesse, les délocalisations, la désindustrialisation, les déserts médicaux, ben on a le sentiment, c'est vrai que les gens qui sont en pouvoir sont très ineffic. revendication qu'on entend souvent quand on sonde les États d'armes des Français vis-à-vis de leur classe politique, c'est de dire au fond, ils sont déconnectés cette idée que les politiques doivent commencer par faire l'effort eux-mêmes, qu'ils sont trop payés, qu'ils ont des privilèges.

Un exemple très concret qu'on a eu souvent dans des questions pour pour l'événement, par exemple, est-ce que vous considérez qu'il faut, puisque vous voulez être premier ministre, qu'il faut baisser le salaire du premier ministre ? Est-ce que vous dites oui parce que aujourd'hui ça ne passe plus ? Le salaire brut, c'est 16000 € 12400 € net ou est-ce que vous dites c'est un faux sujet, c'est un faux problème.

Comment est-ce que vous réagissez quand vous entendez les Français dire et vous l'entendez régulièrement j'imagine tenir ce genre de propos ? Est-ce qu'il faut faire des gestes ? Ça Oui, bien sûr, bien sûr.

Il faut faire des gestes sur le Ben, mais je pense que charité bien ordonnée commence par soi-même. Et si demain l'État consent à demander des efforts aux Français, alors il doit consentir soi-même à réduire son train de vie. Vous abordez la question des élus, c'est un sujet qu'il faut mettre sur la table évidemment.

Le salaire des élus, mais tous les sujets doivent être mis sur la table. Mais celui-là, par exemple, ça ça parle aux gens qui vous regardent, c'est très concret. Ils se disent quand même 16000 € par mois c'est beaucoup, c'est pas beaucoup. 12400 € net pour être premier ministre.

Vous dites il faut pas aller sur ce terrainl ou est-ce qu'il faut aborder pardon, vous mentionnez le président de la République, premier ministre, c'est des salaires qui sont euh euh infiniment plus élevés que ce que gagnent les Français moyens. Il y a des responsabilités qui sont évidemment importantes. Je rappelle que le président de la République, il a sous sa responsabilité l'arme nucléaire.

Mais ce que ne ce que les gens ne comprennent pas, c'est de payer des gens à ce prix-là qui ont des résultats aussi médiocres. Le sujet, c'est l'efficacité de l'argent public. Et si si vous voulez, moi je suis sur le terrain tous les jours, j'ai fait beaucoup de campagnes électorales et les Français nous disent une chose à chaque fois, mais où passe notre argent ?

On est dans un pays où les prélèvements obligatoires sont parmi les plus élevés de l'OCD. 46 % de prélèvement obligatoire et plus les gens payent de l'impôt, plus les gens qui travaillent donnent de l'argent à l'État, plus les moins les services public sont efficaces et plus les services de l'État sont défaillants. Donc évidemment qu'il faut réduire le train de vie de l'État.

C'est c'est pas forcément sur ces sujets là qu'il faut aller par exemple dire on va baisser le salaire des parlementaires. On voit qu'on est à peu près dans la moyenne européenne d'ailleurs ou par exemple baisser le nombre d'élus, supprimer le Sénat, c'est pas dans ce sens-là qu'il faut aller. Si, moi je suis Ben d'abord, soyons honnête, c'est pas en en baissant le salaire du président de la République que on va résoudre la dette ou qu'on va résoudre l'équilibre financier de la France.

Et je pense que tout le monde peut être d'accord là-dessus. Ça cristallise une forme de colère. Mais je vous donne un exemple.

Moi, je suis favorable à ce qu'on supprime les régions. Vous voyez, moi je suis adepte du conseil territorial. C'est-à-dire que je pense que pour rapprocher le pouvoir des centres de décision, c'est une vieille idée de la droite qui avait été euh votée, mais je crois qu'elle n'a jamais été mise en œuvre par les socialistes lorsque François Hollande est arrivé en 2012.

Je pense que pour rapprocher euh le le pouvoir du citoyen, il faut réduire le nombre de strates administratives. Et quand vous voyez aujourd'hui que il y a des assemblées plétoriques, je pense euh dans au conseils régionaux, bien sûr, euh je pense euh à ces agences d'état, 1900 agences d'État qui ont été euh pointées du doigt par le Sénat, dont beaucoup d'agences d'ailleurs font doublon avec les compétences des ministères. Il faut évidemment rationaliser tout ça.

Il faut réduire le train de vie de l'État. C'est parfaitement clair. Paul Laretourou, on a un petit sujet dans cette crise institutionnelle.

On va en parler aussi. Est-ce que c'est une crise de régime ou est-ce que c'est juste une crise politique ? On a un sujet, c'est la participation des jeunes à la vie politique et en particulier au votes.

Bonsoir monsieur Bordella. Bonsoir. Autant vous dire d'abord que comme jeune, je participe à la vie politique.

On va y venir à votre jeunesse dans quelques instants. Mais d'abord, je vous propose une immersion avec vous. Le 30 août, nous sommes à Chalon en Champagne.

Jordan Jordan, Jordan Jordan faire une photo. J'arrive, j'arrive, j'arrive. Me parler s'il vous plaît.

Jordan Je vous ai suivi aussi au dernier salon de l'agriculture. Même chose. On peut dire que c'était un petit peu l'émeut.

Au-delà de votre popularité très visible et de la superficialité des selfies, on va s'interroger ensemble sur comment un, ça se traduit dans les urnes et de sur votre programme pour la jeunesse. Les urnes, quelques données, c'est assez contreintuitif puisque 57 % des 18 24 ans sont allés voter aux dernières élections législatives. C'est 26 points de plus qu'en 2022.

Petite parenthèse d'ailleurs, beaucoup plus pour la gauche à 48 % que pour vous à 33 %. Pourquoi je dis que c'est contreintuisif ? Parce que c'est une exception qui confirme cette règle.

Si on regarde les 20 dernières années, selon l'INC, les écarts de participation selon l'âge se sont considérablement creusés aux législatives précédentes avant la dissolution en 2022. À peine 28 % des moins de 30 ans se sont déplacés contre 59 % des 65 ans ou plus. Je reviens avec vous face à tous ces jeunes.

Votre stratégie, parfois vous êtes caricaturé comme le candidat TikTok. Comment vous faites pour transformer ces Snapchat en voie ? Les jeunes attendent que vous changiez leur vie.

Qu'en est-il ? Et comment vous comptez les faire venir sur la liste électorale et voter parce qu'ils y sont de moins en moins ? Et bien d'abord en leur disant que euh si ce n'est pas eux qui prennent le destin du pays euh entre leurs mains, alors personne ne va le faire à leur place et qu'on est précisément une euh génération qui qui n'a jamais connu la France qui va bien.

Je vais avoir 30 ans après-demain et comme beaucoup de de jeunes de ma génération, même si je je fais à à 30 ans ce qu'on fait en théorie à 50, on n'a pas connu cette France en pleine prospérité, cette France fière, cette France sûre d'elle-même. On a connu une France qu'on nous présente comme endetté comme devant faire face à la menace terroriste, à l'insécurité comme devant faire face au chômage. Et moi, je m'inquiète de voir qu'il y a plusieurs dizaines milliers de jeunes chaque année qui ne sont pas touchés par l'immigration mais par l'immigration.

C'est-à-dire qu'il considèrent que une fois le diplôme obtenu, il faut s'expatrier. Tu peux aller sur votre programme. Excusez vous interrompre, je parle, vous avez notamment beaucoup communiqué sur un chèque formation pour les 18 25 ans.

Vous en avez beaucoup parlé mais avec Caroline, on a scanné votre programme. Ça manque d'un programme global. Est-ce que vous avez un programme pour la jeunesse pour les faire revenir aux urnes ?

Un programme ? Oui, bien sûr. Mon problème, il est beaucoup plus global que ça.

D'abord, c'est permettre aux jeunes de vivre en sécurité en France parce que la première attente des jeunes qui nous regardent et qui chaque jour, chaque soir, chaque matin, chaque weekend, lorsqu'ils ont l'occasion de sortir en soirée, lorsqu'ils rentrent dans le RER, dans les transports en commun, lorsqu'ils sont dans les rues de France, ils sont extrêmement inquiets de devoir, notamment lorsque vous êtes une femme, changer votre tenue, réduire votre maquillage, changer de trottoir, regarder derrière soi, mettre des écouteurs pour ne pas être importuné. Et la première promesse que je vous n'êtes peut-être pas d'accord avec ça, mais la première promesse que je fais aux jeunes qui nous regardent, c'est non seulement la leur rendre la fierté de leur pays, le droit de pouvoir être fier d'être français, de pouvoir se dire qu'ils auront un avenir en France et la première promesse que je leur fais au-delà de tous les sujets économiques, environnementaux, écologiques qui sont des préoccupations concrètes de la jeunesse et je sens que je n'aurais pas le temps de développer ce point, je leur fais une promesse, c'est que avec moi et avec nous, ils pourront sortir dans les rues de France sans avoir la crainte agressif. Le vote à 16 ans pour contre.

Non, je trouve que le vote à à 18 ans est un vote dans lequel on a à la fois pleine conscience des enjeux et entre 18, c'est précisément la période où on commence à s'ouvrir et à réfléchir. Je trouve que 18 ans est un est un bon âge pour le vote obligatoire un grand débat. Je préfère convaincre que contraindre.

Donc non, je je n'y suis pas favorable en état. En revanche, il y a bien une une réforme institutionnelle qui est urgent, c'est évidemment celle de la proportionnelle pour faire en sorte que quand vous alliez voter, peu importe pour qui vous votier, vous vous sentiez représenté au Parlement. Vous acceptez de répondre à des questions téléspectateurs ?

Mais avec grand plaisir. On y va. Adrien, bonsoir Caroline et bonsoir monsieur Bardella.

Alors déjà, je vais quand même vous donner un petit peu la tendance de la soirée. Il y a eu énormément de questions sur les réseaux sociaux et sur le sit dans la nuit Adrien. Non, vous êtes avec nous, on vous voit.

Oui, ça y est. Voilà. que je demande enfin c'est mieux comme ça.

Évidemment, vous avez un pouvoir que je n'ai pas sur la lumière en tous les cas. Alors, je vais vous emmener un peu partout en France ce soir. Regardez notamment où je vous emmène aujourd'hui.

On va aller à Paris bien sûr, à Mess, à Strasbourg, à Anger, à Clermontferrand, à Montrosier. C'est dans le Tarne. 34 habitants à Montrosier.

J'espère qu'ils sont tous devant la télé ce soir. Également à Mamutzu c'est évidemment dans l'archipel de Mayotte. Beaucoup de réactions de français et des tendances qui se dégagent.

J'ai préparé mon habituel nuage de mots. Il est évidemment question ce soir de dissolution, de crise bien sûr, mais aussi de doute et d'une énorme lassitude des Français dans les différentes questions qui nous ont posé. Lassitude d'un ego souvent jugé trop grand, des politiques, d'une démocratie qui tourne en rond et d'une République qui ne va pas bien.

Évidemment, qui dit colère dit forcément des questions qui ne sont pas tout à fait agréables. Vous en avez l'habitude parfois, monsieur Bardel. Et en voici une qui vous est posée par Alaric ce soir.

Vous avez parlé du monde du travail, des travailleurs, des patrons. Il vous demande çaarri 47 ans, il habite à Montpellier dans l'héro. Comment pouvez-vous parler au monde du travail alors que vous n'avez jamais travaillé ?

Bah merci àar pour cette question. Euh je je fais pas du dessin la journée. Quand vous faites de la politique, vous présidez un en l'occurrence un un mouvement politique, le mien qui est la première force politique de France qui compte plusieurs dizaines de salariés que vous avez sous votre responsabilité, des centaines d'élus à la fois des élus locaux et des parlementaires que vous préparez l'accession aux responsabilités quand vous êtes dans l'opposition euh que de vous rédiger les lois quand vous êtes parlementaire.

C'est mon cas comme député européen réélu à deux reprises. Euh croyez-moi, c'est un c'est plus qu'un métier, c'est un engagement total de sa personne. Et je n'ai aucune honte à dire que pour faire de la politique à haut niveau, il faut aussi avoir été élu.

Il faut avoir été élu local, il faut avoir été parlementaire, il faut avoir été au contact des Français. Il faut savoir ce qu'attendent aujourd'hui les Français. et et je ne crois pas en l'état actuel des choses que euh on puisse faire deux choses en même temps et que lorsque vous êtes engagé dans la société civile, que vous puissiez vous consacrer à temps plein au français et euh à la politique.

Mais moi, je je réponds évidemment à toutes les questions, mais c'est vrai que cette question qui m'est souvent posée comme s'il fallait avoir honte de faire de la politique, elle n'est jamais posée à mes concurrents. Je Gabriel Atal, je crois qu'il a fait de la politique et c'est très bien. Monsieur le Cornu, je crois qui a commencé à 18 ou 19 ans en politique et je trouve ça très beau que de voir des gens qui s'engagent pour pour le pays.

Mais je pense qu'on a conscience de ce que vivent les Français, qu'on a conscience de l'urgence du moment et si les Français nous placent à des niveaux qui sont aujourd'hui extrêmement élevés dans les études d'opinion et dans les élections, c'est peut-être parce qu'ils sentent que on porte leur voix, leurs souffrances, mais aussi leurs attentes et leurs espoirs. Pour terminer cette interview, un mot sur le mouvement Bleuont tout. Vous l'avez soutenu et en même temps vous êtes resté un peu à distance de ce mouvement.

Est-ce que vous considérez euh que c'est une réussite ? On va recevoir dans un instant Jean-Luc Mélenchon. Bah, c'est une réussite pour tous ceux qui veulent l'implosion de la cohésion nationale.

J'ai vu l'extrême gauche sans prendre au mobilier urbain, s'en prendre à nos forces de l'ordre, à nos forces de sécurité intérieure. Et je considère que monsieur Mélenchon jette euh de l'huile sur le feu et qu'il contribue par ses discours euh à euh abîmer aujourd'hui l'ordre public, les valeurs républicaines et et je crois qu'il ne faut pas d'ailleurs euh euh minimiser euh le risque que représente aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'il est à gauche celui qui a la possibilité d'emmener son camp au second tour de l'élection présidentielle et je dis que c'est une menace qui part le départ de Emmanuel Macron.

Vous partagez le même la même volonté, le départ d'Emmanuel Macron. Les sondages qui ont été faits montrent que de tiers des Français souhaitent la démission du président de la République parce que le désamour entre les Français et leurs dirigeants, il est extrêmement profond. Euh une chose est sûre, c'est que je ne ferai jamais moi le choix du désordre républicain.

Je suis extrêmement attaché à l'ordre, à l'intégrité du pays, à l'unité de la nation et je crois que la seule solution pour que les Français reprennent espoir avec la politique, c'est de voter et de voter différemment de ce qui se pratique depuis 40 ans. Merci beaucoup d'avoir été notre invité Jordan