Louis Aliot : "Emmanuel Macron n'a rien fait contre le narcotrafic !" (TF1)
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Bonjour Louis Alliot.
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Vous serez tout à l'heure au Congrès des maires de France.
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On va en parler, mais d'abord bien sûr la lutte contre le trafic de drogue.
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Hier, le chef de l'État organisait une réunion au sommet à l'Élysée.
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Vous saluez cette mobilisation tous les immutes de l'exécutif.
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Mais suspect, ça veut dire quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« En fin de mandat, c'est un peu suspect. »
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« Il est président depuis 2017. »
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« Et depuis, il n'y a strictement rien eu. »
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« Il n'a rien fait durant son mandat. »
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« Le trafic de drogue, au moins, ça fait depuis 2014 que je le pointe, par exemple, dans ma ville à Perpignan. »
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« Mais ce n'est pas des lois qu'il faut, c'est la guerre. »
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« Le gain qui est celui des trafiquants aujourd'hui qui peuvent se permettre, et on le voit, d'acheter quelques fois, je ne sais pas, c'est le procureur de Marseille qui l'a dit, des policiers, peut-être même des magistrats. »
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« Je rappelle qu'on a fait la guerre, y compris au Mali, pour empêcher les djihadistes de venir faire des attentats. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Des forces spécialement formées pour la lutte contre le trafic de stupéfiants. »
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« Il y a eu des lois, il y a eu des opérations. »
- 3:58PrésentateurFait
« Est-ce que ça a eu des résultats ? Est-ce que ça a changé quoi que ce soit ? »
- 3:59Invité politiqueFait
« Je pense qu'il faut, moi, culpabiliser le consommateur. »
- 4:29Invité politiqueFait
« Et moi, je pense qu'il faut aller maintenant chasser le consommateur. »
- 4:34Invité politiqueFait
« La contravention. »
- 5:34PrésentateurChiffre
« on parle ce matin de cette augmentation de la taxe foncière pour 7 400 000 logements en 2026, en moyenne 63 euros »
- 5:53Invité politiqueFait
« Je ne vais pas saluer la mise à jour de la manière dont elle est faite. »
- 6:03Invité politiqueFait
« Et déjà, la taxe foncière, elle a augmenté depuis 5 ans, chaque année, par l'extension des bases, ce qui a quand même, qu'on le dise, aidé les communes. »
- 8:14Invité politiqueFait
« Monsieur Souchon, d'abord toute sa vie, il a été à gauche depuis les années Mitterrand »
- 8:22Invité politiqueFait
« Moi, la France, je m'en fous. Je suis européen, la France, je m'en fous. »
Temps de parole
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- Présentateur25 %
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Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Vous serez tout à l'heure au Congrès des maires de France. On va en parler, mais d'abord bien sûr la lutte contre le trafic de drogue. Hier, le chef de l'État organisait une réunion au sommet à l'Élysée. Les ministres Gérald Darmanin et Laurent Nunes seront demain à Marseille. Ville particulièrement touchée. Le chef de l'État d'ailleurs, il retournera mi-décembre. Vous saluez cette mobilisation tous les immutes de l'exécutif.
En fin de mandat, c'est un peu suspect. Il est président depuis 2017. Il est allé à Marseille plusieurs fois pour annoncer des mesures spécifiques pour relever à Marseille des difficultés que connaît cette ville. Et depuis, il n'y a strictement rien eu.
Mais suspect, ça veut dire quoi ? Il engage et il continue une lutte contre le trafic de drogue.
Il ne continue rien du tout. Il n'a rien fait durant son mandat. Il y va pour la communication, comme il a fait il y a quelques jours à M. Zelensky en Ukraine. C'est exactement la même démarche.
Donc, au quotidien, le Premier ministre dit que c'est un sujet sur lequel il faut l'unité nationale. Ce sera sans vous, clairement, là, pour le coup.
Mais l'unité nationale, il faut des faits et pas en fin de mandat. Le trafic de drogue, au moins, ça fait depuis 2014 que je le pointe, par exemple, dans ma ville à Perpignan. Et depuis 2014, quelles ont été les réformes ?
Il y a eu des lois, il y a eu des opérations. Tout ça, ça compte pas.
Mais ce n'est pas des lois qu'il faut, c'est la guerre. Quand hier, on voit encore un mort à Marseille, quand on voit l'étendue du trafic, le gain qui est celui des trafiquants aujourd'hui qui peuvent se permettre, et on le voit, d'acheter quelques fois, je ne sais pas, c'est le procureur de Marseille qui l'a dit, des policiers, peut-être même des magistrats, eh bien, il faut se poser les bonnes questions. Soit maintenant, on fait la guerre contre la drogue, soit on fait des effets d'annonce et sur le terrain, on ne fait rien, et on sera emporté par le flot.
Alors, vous allez nous expliquer ce que vous entendez par la guerre, parce que ce n'est pas monodin. Écoutez les mots employés hier, justement, par le chef de l'État et le Premier ministre. Eux, ils font un autre parallèle.
Et ce qui a été fait et plutôt réussi, et même réussi, dans la lutte contre le terrorisme, c'est ce que nous devons faire, sur le narcotrafic. Ce qui a été fait avec succès dans le passé, y compris en matière d'organisation, sur la lutte contre le terrorisme, doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic.
Vous dites guerre, ils disent terrorisme, ils ont raison, c'est le bon niveau de comparaison.
Écoutez, s'ils font le terrorisme, il faut aller voir les pays qui nous envoient de la drogue. Je rappelle qu'on a fait la guerre, y compris au Mali, pour empêcher les djihadistes de venir faire des attentats.
Pardon, mais vous voulez déclarer la guerre à quel pays ?
C'est pour ça que je vous dis. Le président, il dit, il faut faire comme nous avons fait pour le terrorisme. S'ils vont sur ce terrain-là, il va falloir aller parler à des pays dont on sait qu'ils fournissent des stupéfiants. Mais vous, quand vous dites la guerre,
vous imaginez quoi ? Demain, on déclare la guerre à un pays producteur de drogue ?
Non, ça veut dire des forces spéciales formées pour ces choses-là. Ça veut dire du renseignement dans les quartiers où il y a du trafic de stupéfiants.
Des forces spéciales, pardon, en France, ou des forces spéciales qui iraient à l'étranger là où la drogue est produite ?
Des forces spécialement formées pour la lutte contre le trafic de stupéfiants. Moi, je le vois dans ma ville. Vous savez, la police municipale intervient avec la police nationale sur des points de deal. On arrive à faire fermer certains points de deal qui se déplacent ailleurs. Mais on a l'impression de vider la mer avec une petite cuillère. Donc le chantier est énorme. Et je ne pense pas que ce soit des effets d'annonce qui permettent de lutter contre cela.
Mais quand le député rassemblement national, Franck Alizio, il dit qu'il faut l'état d'urgence à Marseille, ce n'est pas un effet d'annonce, ça ? Ça changerait vraiment quelque chose, l'état d'urgence ?
Ça permettrait peut-être qu'il n'y ait pas un mort par jour ou je ne sais pas combien par mois.
Vous le réclamez à Perpignan, l'état d'urgence ?
Non, je ne le réclame pas. Tant mieux, mais moi, je fais tout pour que précisément, je n'ai pas à le réclamer. Et c'est pour ça qu'on a intervient. Souvent, qu'on a une présence 24-24, 7 jours sur 7 et qu'on a une très bonne chaîne de commandements, police nationale, police municipale éparquée. Et c'est vrai que le préfet aujourd'hui et le procureur qui sont en poste à Perpignan aujourd'hui ont comme objectif précisément la réduction des trafics de drogue. Donc ça aide.
On voyait tout à l'heure dans le journal de 7h notamment cette image à Clermont-Ferrand avec cette campagne d'affichage de la drogue-tue. Vous l'avez déjà fait d'ailleurs vous-même à Perpignan par le passé. Est-ce que ça a eu des résultats ? Est-ce que ça a changé quoi que ce soit ?
Je pense qu'il faut, moi, culpabiliser le consommateur. Chaque consommateur qui va chercher sa dose aujourd'hui de cocaïne, par exemple à Perpignan, il est responsable de toute la chaîne en dessous de sa consommation. C'est-à-dire les petits chouffes de moins de 13 ans qui sont payés 100 euros par jour et qui finissent par ne plus rien faire que ça dans les rues et ça finit en délinquance. C'est des petites mafias qui s'organisent. C'est des réseaux de prostitution. Ce sont des réseaux d'immigration clandestine. Le consommateur est responsable de ça. Et moi, je pense qu'il faut aller maintenant chasser le consommateur. La police municipale ne peut pas le faire. Chasser comment ?
La contravention. Si vous allez dans un quartier, vous y êtes tous les jours en train de contraventionner le consommateur. Vous savez, il n'y a pas que des petits voyous qui vont consommer de la drogue. Il y a des gens très bien, de tous niveaux sociaux, de toutes classes d'âge. Je pense que si on commençait à les verbaliser et qu'ils rentrent dans un fichier de consommateurs avec la plaque d'immatriculation de leur voiture et leur état civil, peut-être que ça dissuaderait quelques-uns. Mais ce n'est pas tout. Ça, c'est la répression. Qu'est-ce qu'on fait en matière de pédagogie pour nos jeunes ?
Quand est-ce qu'on va aller dans les écoles pour expliquer que la drogue, c'est aussi grave, très certainement, que le tabac et l'alcool ? Mais c'est très certainement plus grave puisque les conséquences neurologiques et psychiatriques sont irréversibles. Et dans la rue, aujourd'hui, non seulement on a affaire au trafic de drogue, mais on a affaire à un problème de santé publique avec des cas pathologiques qui circulent et qui sont extrêmement dangereux.
Je vois également, Louis Alliot, qu'on parle ce matin de cette augmentation de la taxe foncière pour 7 400 000 logements en 2026, en moyenne 63 euros, au nom, dit Bercy, d'une mise à jour pour prendre en compte notamment des éléments dits de confort, c'est l'expression du ministère, la présence de douche, de WC, de raccordement à l'eau ou à l'électricité. Bon, mauvaise nouvelle pour ceux qui vont la payer, bonne nouvelle pour les communes puisque la taxe foncière, elle sert notamment à financer les communes. Est-ce que vous saluez cette mise à jour, comme dit Bercy ?
Je ne vais pas saluer la mise à jour de la manière dont elle est faite. Vous n'allez pas expliquer aux gens que c'est bien, ils ont la douche chez eux, donc on va les taxer. Vous ne pouvez pas expliquer aux gens qu'ils ont un ascenseur chez eux, on va les taxer. Et déjà, la taxe foncière, elle a augmenté depuis 5 ans, chaque année, par l'extension des bases, ce qui a quand même, qu'on le dise, aidé les communes. Mais par exemple, moi, à Perpignan, je n'ai pas augmenté le taux. Mais à l'avenir, si l'État continue à ponctionner sur les collectivités locales, on va être obligé soit d'augmenter à nouveau la taxe foncière dans le taux communal, soit de réduire les dépenses.
Et les réduire des dépenses, c'est simple, c'est moins d'employés, on l'a déjà fait à ce qui nous concerne, mais après, c'est la réduction des budgets culture, sport et vie sociale. Et là, on verra les conséquences dans les quartiers. Donc, il n'y a pas matière à économiser davantage ? Bien sûr qu'il y a matière à économiser davantage. Mais il faut savoir qu'il y aura des conséquences. Que demain, la culture ne vienne pas se plaindre, le sport ne vienne pas se plaindre, parce que les communes n'ont que ça comme marge de manœuvre. C'est ou la taxe, ou la réduction des budgets, ou la réduction des employés.
Les employés, il y a le statut de la fonction publique, donc on ne peut pas faire n'importe quoi. Mais c'est le non-remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite. Ça, on le fait déjà, mais avec des réorganisations, évidemment, dans les services.
Au mois de mars, élection municipale, vous serez candidat à Perpignan, vous-même ?
Je serai candidat à Perpignan.
Sous étiquette Rassemblement National ?
Personne n'en doute. Elle sera affichée ? Non, comme la dernière fois. J'aurai une liste de rassemblements, il y aura des gens qui ne sont pas du Rassemblement National sur ma liste, mais évidemment, tout le monde sait qui je suis aujourd'hui et ça ne fait...
Parce que c'est problématique d'afficher l'étiquette ARN ?
Il n'y a pas de problématique, c'est comme ça. Ça permet à un électorat qui est à Perpignan plutôt enclin à voter à Louis Alliot, de le faire plus facilement que de participer à un engagement politique au sens partisan du terme.
Quand Alain Souchon, il y a quelques jours, disait ne pas croire que les Français étaient assez cons, je cite, pour élire un président issu du RN, qu'est-ce que vous y voyez ? C'est ça l'élite déconnectée que vous dénoncez ?
Oui, entre autres. En plus, il est franco-suisse et puis moi, les gens qui vont aller résister contre le Rassemblement National en Suisse, honnêtement, ça fait beaucoup rire.
Il est franco-suisse, donc c'est un problème d'être franco-suisse ? Oui, monsieur,
sûrement pour des raisons fiscales.
Pour le coup, il n'a pas été franco-suisse il y a dix jours.
Non, et je rappelle que monsieur Souchon, d'abord toute sa vie, il a été à gauche depuis les années Mitterrand et je me rappelle de la fameuse phrase que l'on voit aujourd'hui dans les médias où il dit « Moi, la France, je m'en fous. Je suis européen, la France, je m'en fous. » Enfin, il chante en français et c'est en France ce qu'il fait le plus gros de ses revenus. Donc si vous êtes au pouvoir demain, vous lui direz ? « Lui dire rien du tout. » Vous savez, c'est des gens, ça y parle, mais personne ne les écoute. Donc c'est comme un peu chez moi le groupe Indochine qui avait refusé de venir à Perpignan.
Tant pis pour eux, je vous dis, ce sont des sectaires et les Français n'aiment pas le sectarisme politique.
Louis Aliot