Vos questions à Jean-Yves Camus - Marine Le Pen : objectif 50% #cdanslair 19-09-2016
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse partielle
Si l'UFN n'est pas un parti d'extrême droite, qu'est-ce qu'il est ?
- 1:09OuverteRéponse directe
Y a-t-il des affaires judiciaires qui pourraient embarrasser le Front National ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Qui sont les nouveaux électeurs du Front National ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18Invité politiqueFait
« Il pourrait par exemple être un parti représentant cette nouvelle famille de formation de droite »
- 0:23Invité politiqueFait
« qui, à travers l'Europe, veulent établir non pas l'extrême droite traditionnelle, le fascisme, le national-socialisme, tout ça c'est mort. »
- 0:38Invité politiqueFait
« mais une droite qu'on appelle illibérale, c'est-à-dire une droite qui veut une démocratie dirigée, une démocratie sans contrepoids »
- 1:21Invité politiqueFait
« La première, c'était en 1984, après l'élection au Parlement européen, un des élus avait été soupçonné à l'époque d'avoir monnayé son siège contre une donation conséquente. »
- 1:36Invité politiqueFait
« Ensuite, il y a eu les multiples condamnations de Jean-Marie Le Pen. Qu'est-ce que ça a donné ? Rien. »
- 1:48Invité politiqueFait
« Donc, au fond, les électeurs du Front National opèrent toujours par comparaison. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Ça peut être aussi des nouveaux électeurs qui n'appartiennent pas à de nouvelles catégories sociales, mais qui sont des gens qui zappent, des électeurs zappeurs. »
- 2:42Invité politiqueFait
« C'est un vote qui se renouvelle extrêmement. C'est-à-dire que les gens qui votent Front National ne sont pas les mêmes. »
- 3:07Invité politiqueFait
« Et puis, un petit peu, les gens des classes moyennes, qui, traditionnellement, étaient assez rétifs à prendre le risque du vote Front National »
- 3:14Invité politiqueFait
« notamment ceux qui sont directement au contact du public, qui sont le plus confrontés au phénomène d'incivilité »
Temps de parole
- Marine Le Pen86 %
- Présentateur14 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous, Jean-Yves Camille nous fait la gentillesse de rester avec nous pour parler de la rentrée politique de Marine Le Pen. Il y avait beaucoup de questions ce soir, il en reste trois à poser. Je m'exécute, si l'UFN n'est pas un parti d'extrême droite, qu'est-ce qu'il est ?
Il pourrait par exemple être un parti représentant cette nouvelle famille de formation de droite qui, à travers l'Europe, veulent établir non pas l'extrême droite traditionnelle, le fascisme, le national-socialisme, tout ça c'est mort. Et pas seulement parce que c'est dévalorisé à cause de la Seconde Guerre mondiale, parce que ça ne parle plus aux nouvelles générations, mais une droite qu'on appelle illibérale, c'est-à-dire une droite qui veut une démocratie dirigée, une démocratie sans contrepoids, une démocratie directe, une démocratie comme M. Orban en Hongrie ou comme M.
Kaczynski en Pologne la font, c'est-à-dire, si tôt qu'on a le pouvoir, on réduit au maximum toutes les possibilités qu'ont les contrepoids institutionnels et la société civile d'influer sur la manière dont le pays est dérivé.
Deuxième question, y a-t-il des affaires judiciaires qui pourraient embarrasser le Front National ? Il y en a quelques-unes ?
Oui, il y en a quelques-unes, mais si ça avait marché, on le saurait, parce que des affaires judiciaires depuis les années 80, il y en a eu énormément qui ont touché le Front National. La première, c'était en 1984, après l'élection au Parlement européen, un des élus avait été soupçonné à l'époque d'avoir monnayé son siège contre une donation conséquente. Eh bien, qu'est-ce que ça a donné ? Rien. Ensuite, il y a eu les multiples condamnations de Jean-Marie Le Pen. Qu'est-ce que ça a donné ? Rien. L'attaque physique contre la députée socialiste de Bante-la-Jolie. Est-ce que ça a nuit ? Non. Donc, au fond, les électeurs du Front National opèrent toujours par comparaison.
Ils ont l'impression que le Front National n'est peut-être pas le parent grand de vertu qu'il entend être, mais que, finalement, il est au moins un peu pire que les autres. C'est-à-dire que, finalement, si on met tout en comparaison, eh bien, il a encore une image un petit peu plus... un petit peu plus... non pas respectable, mais un petit peu moins mauvaise que celle des autres, pour une raison assez simple, c'est qu'il n'a jamais eu le pouvoir.
Qui sont les nouveaux électeurs du Front National ?
Il y en a plein, des nouveaux électeurs du Front National. Ça peut être, d'ailleurs, des nouveaux électeurs qui se sont abstenus ou qui votent Front National. Ça peut être aussi des nouveaux électeurs qui n'appartiennent pas à de nouvelles catégories sociales, mais qui sont des gens qui zappent, des électeurs zappeurs. Ce qui est intéressant avec le vote Front National, c'est que, depuis déjà une vingtaine d'années, c'est un vote qui se renouvelle extrêmement. C'est-à-dire que les gens qui votent Front National ne sont pas les mêmes. Il y a toujours le même nombre de voix, entre 5 et 6 millions de suffrages, mais ce n'est pas vraiment les mêmes gens à chaque fois.
Après, il y a des catégories, effectivement, qui commencent à être un peu plus sensibles aux sirènes de Marine Le Pen. Les femmes, on a vu que les cas entre le vote des hommes et le vote des femmes se réduisaient. Et puis, un petit peu, les gens des classes moyennes, qui, traditionnellement, étaient assez rétifs à prendre le risque du vote Front National, et même une partie des agents de la fonction publique, notamment ceux qui sont directement au contact du public, qui sont le plus confrontés au phénomène d'incivilité, aux questions sur la laïcité, à comment traiter un problème de laïcité qui intervient dans leur travail.
Merci beaucoup, Jean-Yves Camus. A demain pour C'est dans l'air, 17h50.
Marine Le Pen