On est passé de la start-up nation à la tax-nation ! - Philippe Ballard (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:05OuverteRéponse directe
Philippe Ballard, bonjour, merci d'être avec nous député de l'Oise, porte-parole du Rassemblement National.
- 5:28ComplaisanteRéponse directe
C'est courageux ce qu'il fait quand même, Philippe Leloucha ?
- 6:36OuverteRéponse directe
Mais sur le plan politique, Philippe Leloucha dit quelque chose de très fort. Il dit quand même qu'il a le sentiment qu'Emmanuel Macron court un peu des fois derrière Jean-Luc Mélenchon.
- 7:08OuverteRéponse directe
Alors, Yvon, comment vous analysez ce que l'effet de Leloucha ?
- 11:02OuverteRéponse partielle
Catherine Rambert, tous ces trucs qui nous emmerdent, le wookisme, le néo-féminisme, le véganisme ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Il n'y a pas de dérive du féminisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:52Invité politiqueFait
« quand Emmanuel Macron renvoie à Netanyahou en disant qu'il fait des actes barbares, il lâche les Juifs de France. »
- 6:09Invité politiqueFait
« Moi, je me rappelle aussi, il y a aujourd'hui le procès de Pardieu qui s'ouvre. Il avait, contre toutes, alors qu'il y avait des témoignages en taquet à blanc contre Depardieu, il avait fait un jour une déclaration pour le soutenir. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Personne ne comprend ce qu'il cherche, ce qu'il veut, après quoi il court. »
- 11:22Invité politiqueFait
« les féministes, les femmes, sont la majorité de la population française, donc ce n'est pas du wookisme, c'est juste rétablir un juste équilibre entre les hommes et les femmes. »
- 16:56Invité politiqueChiffre
« les entreprises dirigées par des femmes, je n'ai pas la source, sont plus performantes qu'entreprises dirigées par des hommes. »
- 23:14Invité politiquePromesse
« il faut réarmer moralement toutes nos forces de l'ordre. »
- 23:18Invité politiquePromesse
« on est pour la présomption de légitime défense »
- 27:32Invité politiquePromesse
« La réalité, c'est quand on s'en prend à la police, on doit être traduit en justice rapidement et de manière efficace avec une peine lourde. »
- 30:40PrésentateurFait
« le patron de la jeune garde à Vignon, M. Raphaël Arnaud, alors il a été condamné à 4 mois de prison pour violences en Réunion »
- 30:56PrésentateurFait
« un attaché parlementaire de la collègue Soudet et LFI qui est interdit. Il ne peut plus rentrer dans l'Assemblée parce que lui, il a parlé d'intifada dans les rues de Paris. »
- 31:45PrésentateurFait
« On n'aime pas la police et moi, je vais me présenter là parce qu'on sait que Poutou est un virulent anti-police. »
- 34:40Locuteur 2Fait
« L'enfant, âgé de 5 ans, est touché par deux projectiles à la tête. »
- 39:17PrésentateurFait
« Quand vous voyez les peines encourues, les peines prononcées et les peines réellement effectuées, ça devient ridicule. »
- 43:44PrésentateurFait
« Le budget qui est actuellement en cours de débat ne montre pas des efforts dans ce sens. »
- 47:56PrésentateurChiffre
« Aujourd'hui, non seulement il est autorisé, et je le disais, ça fait 11 millions de voix et c'est le premier parti à l'Assemblée nationale. »
- 53:03Jordan BardellaFait
« Je tiens à exprimer ma profonde indignation, je le découvre en même temps que vous, face à la décision de la direction de la SNCF de refuser la campagne. »
- 59:05Maxime RepèreChiffre
« Les membres du corps enseignant sont 50% moins absents pour maladie que les employés du privé et presque 100% de moins que les fonctionnaires territoriaux. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Philippe Ballard10 %
- Locuteur 68 %
- Locuteur 54 %
- Locuteur 13 %
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Philippe Ballard, bonjour, merci d'être avec nous député de l'Oise, porte-parole du Rassemblement National. Catherine Lambert, bonjour, journaliste, et vous publiez un livre qui s'appelle « Réussir sans sortir de sa zone de confort » dont on voit la une, un livre qui sort aux éditions First. Bruno Pommard, bonjour, président du Sintank Initiative Sécurité Intérieure et ex-instructeur opérationnel du RAID. Et puis Henri Peau, bonjour, merci également d'être avec nous, conseiller municipal d'Hivergauche de Lille-Saint-Denis.
Je voulais commencer avec des extraits, des extraits de choses qui se sont passées pendant ce week-end, parce qu'on a enfin vu, j'ai envie de dire, des personnalités qui ont osé sortir du politiquement correct, du médiatiquement correct, qui nous saoulent, qui nous fatiguent, et des personnalités qui ont osé dire des choses, qui ont osé ouvrir leur gueule, j'ai envie de dire. Et le premier que je voudrais vous faire écouter, c'est Philippe Lelouch, qui a été invité hier de Pascal de la Tour du Pain sur Europe 1. Et vous allez voir qu'il s'est adressé à Emmanuel Macron après les différentes sorties du président de la République sur Israël.
Le président de la République avait même parlé de barbarie dans la semaine. Vous allez écouter attentivement Philippe Lelouch, parce que ce qu'il dit est très intéressant, et surtout, il ose dire les choses que généralement, on n'entend pas. Écoutez-le.
Mais moi, encore une fois, au-delà du conflit du Proche-Orient, ce qui m'intéresse, c'est la situation, et ce qui m'interpelle, et ce qui me fait trembler tous les jours, c'est la situation française. Comment peut-on monter les gens les uns contre les autres ? Et dans ces déclarations-là, pour l'instant, le seul qui faisait ça, c'était, à ma connaissance, Mélenchon. Et j'ai l'impression que dans ces derniers discours, il court derrière.
C'est-à-dire que Macron court derrière. Et c'est quand même dramatique de monter les gens les uns contre les autres. Et s'ils m'écoutaient, je dis, ressaisissez-vous. Ressaisissez-vous. Vous êtes trop intelligents pour vous laisser aller à ce genre de facilité. Et surtout, faites attention aux mots que vous employez. C'est très important. Il y a des gens qui vous aiment et qui ont voté pour vous. Et vous les trahissez. Vous mettez une cible dans le dos, en ce moment, à des gens. Puisque l'amalgame est fait entre juifs et israéliens, on en est sûr. On en est sûr. Les actes antisémites le prouvent tous les jours. Alors, faites attention quand vous parlez d'Israël.
Parce que, d'une certaine façon, vous cautionnez tous ceux qu'en veulent aux juifs. Eh oui. C'est ça, l'effet pervers. Donc, vous ne pouvez pas parler de barbarie. Vous ne pouvez pas parler, vous ne traitez pas comme ça à ses amis. Puisque vous dites que vous êtes l'ami d'Israël. Et puis surtout, vous avez mis les Français dans une drôle de situation, me semble-t-il. C'est-à-dire que les dernières élections, elles étaient d'une violence absolue. C'était quoi le LFI pour un juif, par exemple ? Je dis bien par exemple. C'est voter LFI, ouvertement antisémite, ouvertement. Voter le RN, qui, par le passé, l'a été très clairement aussi. Peut-être qu'ils ont changé, mais à l'époque, ils l'ont été.
Ou voter pour vous, qui avez installé cette situation. Est-ce que vous vous rendez compte qu'elle a été l'enfer dans les bureaux de vote pour les juifs de France ? C'est-à-dire pour qui il faut voter ? Quel est celui qui va me protéger ? Voilà, donc on en est là. Et donc ceux qui ont voté pour vous, parce que le cordon sanitaire, encore une fois, extrêmement bien fonctionné.
Le ni-ni a fait qu'on a voté pour Emmanuel Macron. Alors soyez à la hauteur de ce vote-là.
Voilà, Philippe Lelouch hier sur Europe 1. Philippe Ballard, c'est vrai que quand on l'écoute, c'est un discours qu'on n'entend pas vraiment dans les médias. C'est pas le discours politiquement correct et policé qu'on a l'habitude d'entendre. Il se trouve que moi, je l'écoutais en direct, parce que le tour du pain, c'est Europe soir, week-end, entre 19h et 21h. Du coup, je lui fais 10 coups de pub. Je me suis dit, waouh, mais ça fait du bien. Ça fait du bien, parce qu'en plus, c'est un comédien. Dans ce monde-là, on n'avait pas l'habitude d'entendre des choses pareilles. Il dit deux choses qu'on peut relever.
C'est effectivement Emmanuel Macron, mais ça, on le dit depuis des années, depuis 7 ans maintenant, montrent les Français les uns contre les autres. Alors là, il est question d'antisémitisme, mais ces petites phrases, les Français de rien, la police également. Il y a eu des propos sur la police qui accréditaient quasiment l'idée que parfois, la police pouvait être raciste et violente. Et puis sur l'antisémitisme, c'est une très très bonne démonstration que fait Philippe Lelouch, parce qu'évidemment qu'on ne peut pas se réclamer ouvertement de l'antisémitisme en France. Ça tombe sous le coup de la loi et puis c'est condamné.
Alors on fait dans l'antisionisme, parce qu'Israël, oh là là, c'est pas beau. Donc on doit condamner les Français de confession juive et puis les Juifs qui vivent en Israël, parce que tout simplement, ils sont juifs. Donc avoir une parole libérée comme ça, moi hier soir, quand je l'ai entendue, encore une fois, j'ai eu la chance de l'entendre en direct, je me suis dit, waouh, ça fait du bien. Alors écoutez, on parle du sionisme à un moment donné dans l'interview. Je ne comprends même pas qu'on ne puisse pas être sioniste. Je ne comprends pas. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est reconnaître l'état d'Israël, d'être sioniste. C'est ça la base du mot. Donc on devrait tous l'être.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc derrière antisionisme, il y a antisémite, évidemment, mais c'est plus facile. Alors voilà, et tout le monde est lâché. Alors maintenant, c'est possible. Ce n'est plus un drame. Moi, dans les années 90, quand Jean-Marie Le Pen faisait des déclarations dites antisémites, qui parfois étaient beaucoup moins graves que ce qu'on entend aujourd'hui, c'est pour vous dire, tout le monde s'insurgeait. Tout le monde. Aujourd'hui, non. C'est devenu une normalité. Et moi, je pense à ceux qui nous écoutent ou même à ceux qui ne nous écoutent pas et qui sont chez eux et qui se sentent isolés. Et ceux-là, j'ai envie de leur dire, je comprends.
On pense tous la même chose. Catherine Lambert, vous qui en plus, vous avez bossé dans cette presse un peu médiatique avec les acteurs, avec les gens de la télé dans une autre vie. C'est courageux ce qu'il fait quand même, Philippe Leloucha ?
C'est courageux. Et surtout, moi, ce qui me frappe, c'est que souvent, les acteurs, quand ils s'expriment, ils ont des réactions épidermiques. Ils sont régis par l'émotion, très souvent. C'est normal. Ce sont des êtres plutôt d'émotion et des artistes. Là, Philippe Leloucha, il s'est très posé ce qu'il dit. Il est extrêmement calme, extrêmement factuel. Et c'est intéressant. Et moi, je suis très sensible au discours qu'il pose quand il dit qu'avec son discours, quand Emmanuel Macron renvoie à Netanyahou en disant qu'il fait des actes barbares, il lâche les Juifs de France.
C'est-à-dire que quand le président ne s'oppose pas en protecteur de la République et de toute la République, eh bien, ça laisse la porte ouverte à des violences contre certaines personnes. Je rappelle, on a listé quelques-unes de ces dérapages, des personnes qu'il a lâchées. Moi, je me rappelle aussi, il y a aujourd'hui le procès de Pardieu qui s'ouvre. Il avait, contre toutes, alors qu'il y avait des témoignages en taquet à blanc contre Depardieu, il avait fait un jour une déclaration pour le soutenir. Ça veut dire qu'il lâchait les femmes. C'est-à-dire que, bon, c'est un grand acteur. Oui, mais est-ce qu'un grand acteur autorise de tel débordement et de telle grossièreté ?
Donc, je trouve que Philippe Leloucha pose les choses calmement et tout à fait sereinement.
Mais sur le plan politique, Philippe Leloucha dit quelque chose de très fort. Il dit quand même qu'il a le sentiment, c'était dans le premier extrait, qu'Emmanuel Macron court un peu des fois derrière Jean-Luc Mélenchon. Ça, la comparaison, elle est super dure. Je ne sais pas si vous êtes d'accord, mais elle est très dure.
Je trouve que le comportement de Macron, la tactique de Macron est illisible en ce moment. Personne ne comprend ce qu'il cherche, ce qu'il veut, après quoi il court. Et en effet, on a clairement l'impression qu'il court après Mélenchon. Alors, est-ce qu'il veut pour ménager les uns, monter les autres contre les autres ? Enfin bon, c'est très illisible.
Alors, Yvon, comment vous analysez ce que l'effet de Leloucha ? Avec une très grande gravité, parce que, comme vous avez pu le dire, d'habitude, les acteurs sont souvent avec beaucoup d'émotions et beaucoup moins avec la raison nécessité. Mais je veux reprendre déjà une première chose. Cette polarisation, même si Emmanuel Macron joue grandement le jeu de cette polarisation, elle a été aussi de la nature des deux extrêmes, qu'ils soient de gauche ou de droite. Les extrêmes ont toujours surfé sur ces différences et sur la peur d'autrui, quel qu'il soit. Là où je rejoins M.
Leloucha, et c'est justement dans cette illisibilité que personne n'arrive à analyser, c'est qu'Emmanuel Macron joue ce jeu des extrêmes. Et donc, en tirant un jour vers l'extrême-gauche, en tirant un jour vers l'extrême-droite, essaye de, je ne sais pas quoi retirer, mais en tout cas, permet à ce que cette polarisation soit la nature qui rassemble aujourd'hui la vie politique.
– On le voit assez peu se rapprocher de l'extrême-droite, si je peux me permettre, parce qu'on le voit plutôt se rapprocher de l'extrême-gauche, parce que je vous rappelle que dans les élections, le message était quand même tout, tout, sauf le Rassemblement national, puisqu'il considère que le Rassemblement national est l'extrême-droite. – C'était le fonds républicain, c'était en juillet. – M. Morandine, rappelez-moi quand même que le ministre de l'Intérieur aujourd'hui est plus de droite extrême que de gauche. – En tout cas, il ne fait pas partie du RN, à ma connaissance.
– Dans les convictions et dans les valeurs, on le voit bien qu'il y a beaucoup plus d'acquaintances avec l'extrême-droite qu'avec la toute autre partie. Au-delà de ça, moi, là où je reviens sur ce que dit M. Lelouch, c'est effectivement, Emmanuel Macron ne joue pas aujourd'hui son rôle de protecteur de la nation, et c'est là où il y a un problème. – Bruno Pomard, ça vous inspire quoi les propos de Philippe Lelouch ?
– Il y a une grande part de vérité dans ce qu'il dit, et puis en même temps, encore une fois, le rôle du président, ce serait d'apaiser, d'avoir une parole apaisée, au lieu de jouer les uns contre les autres ou avec les autres, je ne sais pas, mais c'est vrai que c'est quand même assez inquiétant, mais ce n'est pas la première fois qu'il nous fait le coup.
Vous l'avez dit tout à l'heure avec la police, il l'a fait avec Depardieu, il le fait à chaque fois. Donc est-ce qu'il est bien conseillé ? Il faut se poser la question, très sincèrement,
mais effectivement, actuellement, on sent bien que le président Macron ne sait plus où il est, et peut-être la réponse qu'il a faite là, c'est vis-à-vis du fait qu'il y a un gouvernement qui est plutôt à droite, quand on parle de Retailleau, même très à droite, ça peut peut-être lui-même, dans son fort intérieur, penser qu'on rééquilibre un petit peu le débat, je ne sais pas, mais c'est peut-être un petit peu loin. – Quand on est dans l'hémicycle, je peux vous dire, cette semaine, on est pas 9h à minuit, les membres de son gouvernement ne sont pas du tout dans cette optique.
On a eu une passe d'armes avec Laurence à Martin, on voulait juste baisser le taux de TVA pour les associations qui aident les migrants, mais en situation irrégulière. Et ce gouvernement, M. Laurent Saint-Martin, a défendu, nous a attaqué, et s'est rangé aux côtés de LFI et de la NUPES pour dire, non, non, pas question, on garde les avantages pour ces associations qui aident des clandestins. – C'est du même temps. – Je dis bien qu'ils aident des clandestins. – On est toujours dans le même temps, encore. – C'est un gouvernement, pardon, mais qui penche plutôt de l'autre, c'est le Front républicain, voilà, qu'on a eu entre le 30 juin et le 7 UIS, Mélenchon, Macron, même combat.
– Allez, juste pour finir cette séquence que j'ai appelée ces personnalités contre le médiatiquement correct, mais on aurait pu appeler ces personnalités qui portent leur courage, je vous propose d'écouter Laurent Gérard. Lui, c'était sur France 2, c'était samedi. Alors lui, il a dit qu'en gros, il y avait en France une minorité qui emmerdait une majorité et qu'il était contre le wookisme, contre le néo-féminisme, vous allez râcher, Catherine Rambert, et contre le méganisme, on écoute. – Je ne sais même pas ce que c'est de néo-féminisme.
– Oui, particulièrement, on sent qu'il y a une minorité qui emmerde une majorité, donc c'est vrai que moi, j'ai pas allé dans le sens du wookisme et du néo-féminisme et du véganisme et de tous les trucs en risques qui nous emmerdent.
– Catherine Rambert, tous ces trucs qui nous emmerdent, le wookisme, le néo-féminisme, le véganisme ?
– Alors, je disais à l'antenne, je ne sais pas ce que c'est que le néo-féminisme. – Alors, que le wookisme l'emmerde, le wookisme c'est quoi ? C'est la défense un peu exacerbée de droits des minorités et…
– Et réécrire un peu l'histoire parfois.
– Et réécrire un peu l'histoire.
– Beaucoup, surtout.
– Je rappellerai à M. Gérard que les féministes, les femmes, sont la majorité de la population française, donc ce n'est pas du wookisme, c'est juste rétablir un juste équilibre entre les hommes et les femmes. Donc le combat féministe n'a rien à voir avec le wookisme, on répare une inégalité qui est en marche depuis très longtemps, et enfin, on commence un peu à y arriver. Donc voilà, juste lui rappeler que, ben non, le féminisme, le néo-féminisme, je ne sais pas ce que c'est, je n'ai jamais trop compris, dès qu'on peut discréditer le combat des femmes, vous savez, on emploie… – Vous croyez qu'il veut discréditer le combat des femmes ?
– Non, mais en tout cas, l'amalgame entre wookisme et féminisme, excusez-moi, ça n'a rien à voir. On peut s'agacer parfois des dérives du wookisme vers la violence, vers les extrémismes qui n'ont pas lieu d'être et qui fracture l'unité de la République. – Et il n'y a pas de dérive du féminisme ? – Le combat des femmes… – Il n'y a pas de dérive du féminisme ? – Qu'est-ce que vous appelez une dérive du féminisme ?
– Je ne sais pas, ou des fois, ça va un peu trop loin ?
– Est-ce qu'il n'y a pas eu une dérive contre les femmes pendant longtemps ? – Bien sûr, bien sûr. – Quand elles étaient au même poste, quand elles étaient martyrisées, quand elles étaient battues, et quand elles étaient violées…
– Ce n'est pas parce que des gens ont brûlé un feu rouge qu'on a le droit de le rebrûler.
– Mais vous avez raison, Jean-Marc, mais encore une fois, ce combat, il est juste et il est rétabli. Je pense qu'il apaise la société. En fait, le féminisme, c'est un combat qui apaise la société et qui rappelle aux hommes que les femmes ont droit…
– Parce que vous savez qu'il y a des hommes qui, aujourd'hui, disent qu'on est victime du féminisme. Vous les entendez, ces hommes ?
– Oui, je les entends, mais je ne les crois pas. Parce qu'ils n'ont pas levé la voix quand les femmes ont été victimes du machisme pendant des années. – Donc bien fait pour eux, quoi. – Non, pas bien fait pour eux. C'est un combat que tout le monde doit mener en même temps, Jean-Marc. Vraiment pas bien fait pour eux. Je pense que si les hommes épousent ce combat, ils n'ont pas levé la voix à l'époque quand les femmes subissaient…
– Oui, mais ça n'a pas eu de raison. Vous justifiez le présent par le passé ? – Non, non, non, je dis que non, pas du tout. – Est-ce que je vais réussir à l'énerver d'ici ? – C'est-à-dire, on vous en croit.
– Je viens de dire que ce n'est pas bien fait pour eux et qu'au contraire, il faut qu'ils épousent ce combat.
– Allez, Hermophile Ballard. – On ne peut pas être taxé d'antiféminisme. Nous, on mène un combat pour porter une femme à l'Elysée. Ça serait la première femme présidente de la République. – Pourtant, on dit que dans votre parti, vous êtes plutôt anti-féministe. – Mais non, qu'est-ce qu'il peut vous dire ? – Oui, oui, c'est la gauche qui dit ça. – C'est complètement faux. Non, mais brièvement sur… Je pense que je vous ai rassuré. Brièvement sur ce que dit Laurent Gérard. Non, mais là aussi, ça fait du bien. C'est comme Philippe Blouche, parce que pendant des années, il y a eu le politiquement correct, il y a eu la bien-pensance.
Et puis, ce qui était plus grave, parce que moi aussi, j'étais un peu dans ce milieu-là et ça m'est arrivé de faire des émissions avec des artistes, comme l'on dit. On s'auto-censurait, en fait, pour être toujours dans les clous, pour ne pas avoir d'ennui, pour ne pas dire autre chose. Et là, d'avoir la parole qui se libère comme ça, ça fait du bien. Alors, le wokisme, pour en terminer par là, mais ça touche la culture, ça touche les universités aussi. Qu'est-ce que disent ces gens-là ? Moi, j'ai écouté Anne Romanoff aussi, qui dit « JDD, c'est un journal d'extrême droite ».
En fait, ces gens-là, ils veulent façonner la société en fonction de leur envie, de leurs besoins, de ce qu'elle veut qu'elle soit. Mais ils sont minoritaires, in fine, parce que les Français, ils veulent garder leur identité, et ils veulent garder la France telle qu'elle est depuis des centaines d'années. Et ce qui est dingue, c'est que tous ces gens-là font ça au nom de la liberté, mais la seule liberté qu'ils accordent, c'est de penser comme eux. En fait, on a juste le droit de penser comme eux. Là, on est libre. Autrement, on est plus libre. Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ces personnalités contre le médiatiquement correct dont je voulais parler ce matin.
Dans un instant, un sujet plus important quand même, ce sont ces policiers qui n'osent plus se défendre avec les armes. C'est juste après le CNews Info, signé Sommayal.
Tensions et chants homophobes hier soir au Vélodrome. Des supporters de l'OM ont déployé une banderole visant le ministre de l'Intérieur, comme vous pouvez le voir sur ces images. Bruno Retailleau, qui s'était engagé la semaine dernière à prendre des mesures contre ce fléau. Plus personne ne peut passer. Près de 600 habitants du Var bloqués après l'effondrement du pont qui donne accès au domaine des Cannebières, au Nuit. Un pont qui a cédé hier suite aux intempéries qui frappent la région depuis plusieurs semaines maintenant. Et puis l'escalade se poursuit entre Israël et l'Iran.
Le chef des gardiens de la révolution iranienne met en garde l'État hébreu contre, je cite, des conséquences amères et inimaginables après ces frappes samedis sur des sites militaires du pays.
Et prenez l'exemple. 11h05 sur ces vidéos. Merci. On est en train de vous dire qu'on est en train de parler des femmes et de la place des femmes dans la société avec Catherine Robert. On disait, c'est vrai qu'aujourd'hui, il faut compter le nombre de femmes qui sont autour d'une table. Le nombre de femmes sur un plateau.
Oui, mais pendant longtemps, on a pensé que les quotas, il y avait des grandes voix de gauche notamment dans les bêtes batataires qui disaient que les quotas c'était inutile. On a bien vu qu'il n'y avait pas de quotas, ça n'avançait pas. Donc pour faire bouger les lignes, il fallait imposer les quotas. Peut-être qu'un jour, on n'en aura plus besoin, mais il faut des quotas pour faire bouger les lignes. Et notamment en Amélias, c'est important.
Ça veut dire que vous remplacez un mec compétent par une femme incompétente ?
Je ne suis pas compétente.
Mais non, bien sûr que non. Mais je n'ai pas dit tout. Je ne sais pas. Je dis, mais la question... Il y a plein de femmes compétentes. Non, mais excusez-moi, la question, ça veut dire qu'au nom des quotas... Excusez-moi, pareil pour les gens de couleur. Bien sûr. C'est pareil. On vous dit, ah oui, mais il faut des gens de couleur. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez remplacer quelqu'un qui est blanc, qui a comme défaut d'être blanc, d'avoir quoi aussi ? Plus de 50 ans ? Comme disait la patronne de France Télé. Donc plus de 50 ans, les cheveux blancs, n'est-ce pas Philippe Ballard ?
Jean-Marc, je sais que vous me provoquez pour me faire réagir, mais on rééquilibre. On rééquilibre et c'est bien normal. Vous savez, c'est pareil dans les conseils d'administration. Tout le monde est pour l'égalité dans le conseil d'administration. Mais dès qu'il s'agit de lâcher sa voiture avec chauffeur, ses jetons de présence, sa rémunération, les hommes s'accrochent à leur pouvoir. Je peux les comprendre, mais il faut que ce pouvoir soit partagé. D'ailleurs, il y a un chiffre que vous ne connaissez peut-être pas. Mais les quotas, c'est terrible. Excusez-moi, je trouve que les quotas, c'est terrible.
Les chiffres que vous ne connaissez pas, les entreprises dirigées par des femmes, je n'ai pas la source, sont plus performantes qu'entreprises dirigées par des hommes. Mais sans doute.
De toute façon, les femmes ont toujours été plus intelligentes que les hommes. Jean-Marc, non, c'est pas ce que je dis. Non, mais moi, je pense, quand vous êtes à l'école, en général, c'est toujours les femmes qui sont les quotas. Elles travaillent mieux. C'est pour ça qu'on les câble sur le plateau ? Juste Henri, votre regard là-dessus. Alors moi, je vous le dis, à titre personnel, j'étais conceptuellement contre les quotas parce que je suis pour la compétence et même dans le monde professionnel dans lequel je vis. Je vais juste finir parce que justement, je vais aller dans votre sens. Conceptuellement, j'étais contre.
Mais la réalité, c'est que sans quotas, en fait, vous n'avez pas cette avancée. Et en fait, le jour où on aura besoin de ne plus avoir de quotas, c'est le jour où justement, on ne parlera plus d'égalité homme-femme, on ne parlera plus d'égalité homme-de-couleur ou pas de couleur et on ne parlera que de compétence. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on ne parle pas du mec qui m'en rendit. Ça veut dire, juste Henri Peveau, ça veut dire que pour les gens qui nous regardent, ils vont se dire, ah ben si Henri Peveau est là aujourd'hui, c'est parce qu'il est noir. Non, pas du tout. Excusez-moi de le dire aussi clairement que ça. Non, pas du tout. Ils vont se dire ça. C'est pas vrai.
Si vous êtes là, c'est parce que vous êtes bon. Voilà. Exactement, monsieur Brondini. Mais la réalité, c'est que pour beaucoup, l'histoire a fait que que ce soit homme de couleur, femme de couleur ou même femme, tout simplement, on les a invisibilisés. Et la réalité, c'est que avant de faire en sorte qu'elles soient plus invisibilisées, il faut permettre des quotas. C'est une étape nécessaire. Mais conceptuellement, je l'avoue que j'étais contre au débat.
Vous voyez, vous comprenez finalement quand on vous explique.
Vous savez que je comprends tout. Mais vous savez, je suis un homme blanc de plus de 50 ans, donc je suis un peu limité. Bon, allez, autre sujet dans l'actualité. Ces policiers qui n'osent plus se défendre avec leurs armes et c'est ce qui s'est passé ce week-end à Lorient. J'ai trouvé ces images terribles non seulement par leur violence, mais surtout par la réaction des policiers qui n'ont pas osé sortir leur arme de peur, sans doute de voir leur nom consulé dans une manif de LFI, de voir leur image affichée. Et ça, c'est assez difficile. Là-bas, on revient sur ce qui s'est passé et on en débatte juste après. L'agression n'a duré que quelques secondes.
Devant un individu menaçant, les policiers le braquent. Celui-ci sort un sabre japonais type katana et attaque les policiers. L'un de tombe au sol. Les forces de l'ordre riposte avec un pistolet à impulsion électrique et interpelle l'individu. Ils s'en sortent avec plusieurs blessures.
Il y a eu des blessures, évidemment, puisque les coups de katana ont provoqué des bleus et des oedèmes sur plusieurs de nos collègues vu que la lame n'était pas affûtée. Il y a quand même quelques égratignures et écorchures. On a un collègue qui apprécie un coup au niveau du cou. Les forces de l'ordre
intervenaient en soutien d'un huissier de justice. Ce dernier venait saisir des voitures de luxe louées à des particuliers par le suspect. Son entreprise était radiée depuis plusieurs mois. Selon ce syndicat de police, le pire a été évité. On a évité un drame puisque mes collègues auraient pu utiliser leur arme de service.
Ils ne l'ont pas fait. Mais aussi, s'ils ne l'ont pas fait, c'est aussi que dans les conditions actuelles et dans les conditions d'exercice de nos collègues, il y a vraiment une appréhension de l'arme de service
et de l'utilisation parce que nos collègues ont peur de se servir de leurs armes. Les policiers ont été blessés physiquement mais aussi psychologiquement. Une cellule d'écoute a été mise en place par leur hiérarchie. Bruno Pommard, des policiers qui ont peur de se retrouver en garde à vue, qui ont peur de se retrouver dénoncés, ça, c'est assez terrible. Aujourd'hui, c'est-à-dire qu'ils ont pris un risque pour leur vie. Ils ont eu beaucoup de chance parce qu'il se trouve que le katana n'était pas aiguisé.
Donc, c'est-à-dire qu'ils prennent des coups, on le voit sur l'image, et les coups qu'ils prennent, ça leur fait simplement des bleus, mais ça aurait pu leur couper, couper une main, couper un bras. C'est quasiment quotidien ce que vivent là. Là, on l'a vu parce que ça a été filmé et que ça a été transmis aux médias. Mais effectivement, là, encore une fois, nos policiers ont fait preuve de beaucoup de discernement. Moi, je vous assure que j'aurais sorti mon arme létale sans aucun problème pour justifier... Oui, la légitime défense est tout à fait justifiée. Quand on voit... Là, vous auriez sorti le pistolet, là. Oui, oui, oui, absolument. Je pense très sincèrement que je l'aurais fait.
Mais j'entends que le policier qui était derrière en protection ne l'ait pas fait parce que, justement, dans sa tête... Vous vous rendez compte
de ce qui se passe dans sa tête ? Je sors la matraque. Il a une matraque à main. Est-ce qu'il peut sortir son arme létale ? Il s'est dit si je sors mon arme létale, je risque de me retrouver mis en examen. On peut tout imaginer. En détention provisant, etc.
Là, il voit toute sa vie déroulée dans sa tête. Et en même temps, il voit son copain qui va peut-être se faire couper en deux. Je vous dis, c'est des situations qui sont affolantes et que nos policiers
vivent quasiment au quotidien. Donc, encore une fois, il faut qu'on puisse donner à nos policiers la possibilité... Là, on a vu
qu'il y avait des armes des PIE, pistolets à impulsion électrique qui sont une arme intéressante intermédiaire. Mais qui ne marche pas toujours. Qui ne marche pas toujours.
Là, elle a fonctionné, si vous voulez, mais il faut que ce soit très précis parce que vous avez un système de deux petits harpons qui viennent taxe-planter sur la personne pour que ça puisse faire le lien, effectivement, que les 5 secondes
d'électricité puissent se faire. Catherine Lambert. Voilà.
Ces images, franchement, quand on entend un discours en France qui dit que les policiers sont violents et tout, bravo à ces policiers qui ont fait preuve d'un sang-froid admirable. Votre interlocuteur l'expliquait. Dans le règlement, il faut que leur réplique soit strictement proportionnée à l'attaque. Allez l'estimer dans des situations pareilles. Qu'est-ce que la stricte proportion pour répondre à une telle agression ? On a déjà vu ce... Et du coup, moi, je me suis... J'ai regardé ce matin par curiosité de quelles armes bénéficiaient les policiers, de quelles armes ils pouvaient utiliser quand on sait qu'en face des arto-co-trafiquants ont des kalachnikovs et des armes lourdes.
Eux, ils ont un tonfa. Le tonfa, c'est un bâton rigide avec une... long comme ça, avec une barre latérale.
Un peu une matraque, quoi. Un peu sans déficace, d'ailleurs.
Ce n'est pas tout à fait une matraque. Non, non, c'est un peu... Oui, voilà. Parce qu'ils ont un autre outil qui est... Après, ils ont un bâton télescopique qui est une matraque télescopique. Ils ont ce fameux pistolet à impulsion électrique qu'on appelle Taser qu'ils ont utilisé là. Donc, ils ont été quand même
justes dans leur réponse. Face à un catanal, honnêtement, parce que vous vous prenez un coup. S'il avait été aiguisé... Mais moi, j'ai cru... C'est les bras, ils sont coupés en deux.
Moi, je pensais que j'ai cru qu'ils se faisaient couper la tête. J'ai eu très, très peur.
Ils sont coupés en deux. Philippe Ballard. Bravo déjà aux policiers de Lorient. Mais effectivement, malheureusement, c'est quasiment quotidien. Nous, on pense qu'il faut déjà réarmer, mais pas réarmer parce que vous avez décrit leur équipement, réarmer moralement nos forces de l'ordre. Que ce soit la police, que ce soit la gendarmerie, l'administration pénitentiaire. Là, je regardais votre bandeau. En Guadeloupe, il y a un agent de l'administration pénitentiaire qui a été ébouillanté et opéré en urgence par un détenu. Donc, il faut réarmer moralement toutes nos forces de l'ordre. Ensuite, nous, on est pour la présomption de légitime défense parce que...
Alors, c'est peut-être un peu technique et là, vous pourrez réagir. Mais je pense que ça aurait changé sans doute beaucoup de choses si la présomption de légitime défense avait été instaurée. C'est-à-dire qu'on inverse la charge de la preuve en quelque sorte. — Vous savez, Phil Ballard, moi, je suis... Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Après, le terrain, c'est encore quelque chose de supplémentaire. Je veux bien entendre ce que vous dites sans aucun problème. Est-ce que ça va changer la situation sur le terrain ? Je me pose la question. — Ça sera un plus. Ça sera pas... — T'as raison. C'est pas une... Juste, Henri Pemot n'a pas l'air d'accord.
Attendez, puisqu'on s'arrête là-dessus parce que je vois Henri Pemot il n'a pas l'air d'accord sur l'inversion de la charge de la preuve et la présomption de légitime défense. C'est ça. — Alors, effectivement, je suis pas d'accord, mais juste avant, je veux rappeler évidemment que ces attaques sont inacceptables contre les forces de l'ordre. Mais inverser cette présomption potentielle d'innocence, je pense que ça va mener en tout cas médiatiquement à un débat qui n'est pas le bon... — Oui, le droit de tuer. — Exactement. — On le dit déjà. — On l'a déjà. — Mais si vous me le permettez... — C'est vrai que pour l'instant, le droit de tuer, il est de l'autre côté.
— Mais si vous me le permettez, moi, je pense que ce qui manque, c'est déjà... On voit que cette ultra-violence face aux forces de l'ordre continue d'avancer puisque c'est déjà plus de 12%, je crois, par rapport aux années précédentes. Et moi, politiquement, ce que j'appellerais pour les députés et les sénateurs à travailler, c'est ne pas avoir la peur de la police, mais avoir la peur de s'en prendre à la police. Et ce sont deux choses différentes par rapport à ce que vous êtes en train de nous dire, puisque aujourd'hui... — C'est pas mal d'avoir peur de la police. Moi, je trouve que c'est pas mal d'avoir peur parce que ça prend donc le respect en même temps. — Non, non, non, non.
Non, parce que justement, la police n'est pas là que pour la répression. Vous le savez très bien, la police n'est pas là que pour la répression. Et avoir peur de la police, ce n'est pas forcément la meilleure des choses pour une population. Mais avoir la peur... — Que quand un policier vous dit vous vous arrêtez, vous vous arrêtiez parce que vous vous dites autrement « Qu'est-ce qui va se passer ? » Moi, je trouve pas ça mal. Mais je suis peut-être... — Ça, c'est une question d'autorité. C'est pas une question de peur, c'est une question d'autorité. Mais la peur de s'en prendre à la police, qu'est-ce que ça veut dire, M. Morandini, pour être tout à fait concret ?
C'est qu'aujourd'hui, ce qui s'est passé avec cet individu, qu'il soit traduit rapidement en justice et que la peine soit lourde. — Oui. — Mais on n'en est pas là. Enfin, regardez les débats à l'Assemblée nationale. Vous avez toute une frange. Et je cible évidemment LFI, mais pas que. Les écolos sont aussi... Ils veulent changer un article de loi qui a été instauré. C'est Bernard Cazeneuve de mémoire sur... Il y a un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes. Donc, malgré ce texte de loi qui, d'après LFI, d'après la gauche, fera en sorte que c'est un permis quasiment de tuer que l'on a donné à la police, on en est là. C'est-à-dire qu'on veut revenir en arrière.
On ne veut pas aller de l'avant. Ce qu'il faut, tout simplement... Mais non, c'est... Il y a tout un débat. Il y a tout un débat. Une petite musique de fond qui vient de la gauche, la police tue. Et on parlait de Macron, c'était dans le média brut, je dis ça de mémoire, il y a 2-3 ans, où, bah oui, il laissait entendre que la police était raciste, que la police était violente. Donc, la petite musique de fond, elle est plutôt dans l'autre sens. Donc, il faut réarmer moralement nos forces de l'ordre. Mais vous qui êtes de gauche, Henri Pemot, la police, elle est raciste, elle est violente ?
Alors non, moi, je ne pense pas qu'il y ait du racisme systémique dans la police, qu'il y ait de temps en temps des interventions racistes qui sont liées à certains individus ne vient pas... Comme partout. Exactement, comme partout. Pour autant, là où je le reconfirme et le réaffirme, je ne suis pas du tout d'accord avec vous, vous êtes toujours, en fait, dans la même politique de mettre dos à dos deux types de populations. La police... Et les filles plus fortes là-dessus. Alors, les extrêmes sont forts tous les deux là-dessus. Mais maintenant, notre réalité, c'est pas de... énoncer la police comme la force de la peur. Mais quelle population ? Enfin, je n'ai pas compris votre démonstration.
Vous dites, vous, votre... Donc, en l'occurrence, moi, le Rassemblement National, on veut opposer deux populations. Mais enfin... Quelle population ? Soyons clairs. Quelle population ? Vous savez qu'on aime bien parler franchement ici. Alors, je vais vous parler franchement. Considérant, par exemple, ce qui vient de se passer, la réalité, c'est qu'il y a un individu qui s'en est pris aux politiques. Aujourd'hui, la réalité est simple. Il n'est pas de dire est-ce qu'il faut que la police puisse être réarmée et tirée avec une présomption. Non. La réalité, c'est quand on s'en prend à la police, on doit être traduit en justice rapidement et de manière efficace avec une peine lourde.
Comme ça, la réalité... C'est bien qu'il y a quelqu'un de gauche dit ça. Oui, non, mais moi, je le prends de manière pragmatique. Je suis élu de Seine-Saint-Denis. Mais que les policiers ont le moyen de se défendre aussi, c'est pas mal. Oui, mais justement, avant le moyen de se défendre... Les policiers sont devant la justice et en même temps, ils ont été coupés en deux avant... Non, mais M. Andini, justement, prenons toujours le problème à sa cause profonde avant même d'aller parler, de tirer sur nos concitoyens. La réalité, c'est que ce concitoyen ne s'en prenne pas aux policiers. D'accord. C'est ça, notre problème.
Mais Bruno, Bruno Pommard a eu du courage il y a quelques instants parce qu'il nous a dit et je pense que pas beaucoup auraient osé le dire « Moi, j'aurais sorti mon pistolet ». Vous avez quelque chose comme ça. Est-ce que vous auriez compris que le policier sort son pistolet ? Dans la situation, je pense que n'importe quelle personne intellectuellement constituée comprendra qu'un policier... Oui, mais donc il ne le fait pas. Donc c'est qu'il y a un problème. En légitime défense. Oui, mais donc il ne le fait pas. Ça veut bien dire qu'il y a un problème aujourd'hui que les policiers n'osent plus. Et ça, c'est un vrai souci. Il faut aussi réarmer les policiers intellectuellement.
Je vais leur dire « La France est derrière vous ». Quand vous vous défendez, la France est derrière vous. Aujourd'hui, c'est ce qu'ils n'ont pas dans leur tête. Mais M. Morandine, c'est exactement ce que je vous dis, mais de manière différente par rapport à mon collègue d'extrême droite, c'est de dire que c'est sur... C'est des droits, là. C'est sur... Ça, c'est Philippe Allard qui vient de s'en branler. C'est sur le plan juridique et pas sur le plan du matériel armé. Je voudrais vous montrer d'autres images. Je voudrais vous montrer d'autres images. Ça s'est passé à Vertoux. C'est près de Nantes, en Loire-Atlantique. Alors pourquoi il y a eu une manif ?
Et c'est des policiers encore qui ont été attaqués par des manifestants d'extrême gauche, par des antifas. C'était une manif pour lutter contre un meeting du Rassemblement national. Un meeting de Sébastien Chenu. La manif contre le meeting avait été interdite, mais ils sont quand même venus et ils s'en sont pris aux policiers. 20 secondes d'image. Regardez. Voilà, policiers courageux, une fois de plus, Philippe Allard. C'est insupportable, ces manifs, pour interdire une réunion publique d'un parti qui est le plus gros parti à l'Assemblée nationale. On l'appelle au passage. 126 députés. C'est Sébastien Chenu qui devait tenir une réunion publique. Merci et bravo au CRS pour leur réaction.
Il y a eu une dizaine de blessés, je crois, parmi les forces de l'ordre. Mais malheureusement, on a l'habitude, il y a ces milices, parce que ce sont des milices soutenues par LFI, il faut dire les choses, le NPA aussi, le nouveau parti anticapitaliste, qui était d'ailleurs, M. Poutou, son président, était candidat lors des dernières législatives. Chez moi, là-bas. Chez vous, voilà, soutenues, in fine, par le front républicain qui allait de Macron à Mélenchon. Il faut quand même que les Français aient tout ça en garde. Et puis nous, à l'Assemblée, on a quand même des députés fichés. le patron de la jeune garde à Vignon, M.
Raphaël Arnaud, alors il a été condamné à 4 mois de prison pour violences en Réunion, il a fait appel. Donc présomption d'innocence jusque-là. Mais enfin, c'est un peu ça. On a même un attaché parlementaire de la collègue Soudet et LFI qui est interdit. Il ne peut plus rentrer dans l'Assemblée parce que lui, il a parlé d'intifada dans les rues de Paris. Voilà. Tous les jours, on a droit à ça. Moi, je pense par exemple à mon collègue David Magnet, député de l'Oise comme moi, qui a eu sa permanence saccagée, mais deux fois de suite. Ils sont revenus deux nuits de suite.
Donc on est confrontés à ça tous les jours et ces milices opèrent, alors pas en toute impunité puisque là, on voit très bien sur les images qu'elles sont contrées, mais elles noyotent de des villes entières. On voit quand même avec la LFI pour vous répondre parce que vous faisiez la comparaison entre RN et LFI. Moi, je ne fais pas la comparaison, je ne suis pas du tout RN. Vous voyez, je suis maire sans étiquette. Alors on dit maire sans étiquette, je suis à droite. Mais on fait bon. Bref, quand on voit Obram ou le colonel Beltrame a été tué, c'est quand même un défi à l'institution, un défi à la police de montrer qu'on vous emmerde en gros la police.
On n'aime pas la police et moi, je vais me présenter là parce qu'on sait que Poutou est un virulent anti-police. Ça fait peur. Ça fait très très peur. Est-ce que vous pensez
de ces manifestations de gens qui veulent interdire un meeting du Rassemblement National ? Qu'en pensez-vous ?
Alors, moi, je suis très simple
et très problématique comme vous, je suis sans étiquette. Moi, je crois profondre. Je suis sans étiquette. Même si c'est la gauche, quand même. Oui, je suis sans étiquette. Il ne faut pas avoir honte, vous avez le droit. J'ai une honte de rien et je suis sans étiquette. On a une politique intelligente. Tout comme vous. Moi, je suis profondément attaché à la liberté d'expression et donc dans le respect de la démocratie à ce que, bien évidemment, il y ait des opinions divergentes qui puissent s'exprimer en toute liberté. C'est ce en quoi je crois. Profondément, vous le savez, tous les extrêmes, je dis bien tous les extrêmes, je les combats.
Mais je les combats par le débat, par les idées politiques. Je les combats. Ce n'est pas plus simple que ça. Maintenant, aujourd'hui, la réalité, c'est de mettre dos à dos un extrême et un autre. C'est là où, moi, je ne suis pas tout à fait d'accord puisque aujourd'hui, on voit l'extrême gauche qui potentiellement, parce que je n'ai pas plus d'informations, potentiellement, est venu attaquer ce meeting. Mais vous pouvez le voir à Lyon et même dans plusieurs régions du Sud où, parfois, ce sont des milices d'extrême droite qui viennent attaquer des associations plutôt orientées de gauche ou du centre.
Et donc, là où je veux en venir, c'est que cette polarisation dont on parlait tout à l'heure...
Vous avez des choses récemment là-dessus ?
Il y a quelques temps à Lyon. Il y en a quelques temps à Lyon. Mais ça ne se sont pas pris à la police pour autant. Oui, ils se sont pas pris à la police pour autant. Il faut dissoudre ces... Il faut dissoudre. Mais Marine Le Pen et Jordan Bardella ont écrit au ministre de l'Intérieur, c'était Darmanin à l'époque, pour demander la dissolution de tous ces mouvements qui se situent à l'extrême gauche ou bien dans cette nébuleuse incontrôlée. Mais vous ne trouverez jamais personne de chez nous, par contre. Allez, je voudrais qu'on parle de ce qui se passe à Rennes parce que j'ai le sentiment qu'on assiste depuis quelques jours au naufrage de cette ville de Rennes.
On va revenir dans un instant sur cet enfant de 5 ans qui est toujours entre la vie lors d'une fusillade. Mais juste entre-temps, moi, je suis allé regarder un peu ce qui s'est passé depuis cette fusillade qui a eu lieu avant-hier. Alors, j'ai noté. Dimanche 27 octobre, donc hier, la fin de matinée a été marquée par un incident violent à Rennes. Plusieurs individus auraient été contraints de se réfugier dans le centre commercial après avoir été la cible d'armes à feu. En début d'après-midi, un autre événement aurait eu lieu à l'extérieur des allées Moropa. Un homme aurait été déshabillé et enlevé par une dizaine de personnes cagoulées. C'est fait, c'est même l'inquiétude dans le quartier.
C'est Rennes Info qui donne tout ça. Voilà ce qui se passe à Rennes, tranquillement, dans l'indifférence quasi générale, parce que c'est vrai que s'il n'y avait pas eu ce pauvre gamin touché par une balle, personne n'en aurait parlé. On revient sur les faits et on en parle après. Il est près de 23h ce samedi, lorsqu'un homme conduit son fils chez sa mère à Vézin-le-Coquet. Le véhicule est la cible de tir. L'homme fait demi-tour, s'entame alors une course-poursuite qui se termine ici, à Passé. L'enfant, âgé de 5 ans, est touché par deux projectiles à la tête. Quatre douilles de munitions de calibre 7,62 sont retrouvées sur place. Une scène décrite par les riverains.
J'ai vu de l'agitation sur le rond-point avec des gyrophares, beaucoup de gendarmeries. Les pompiers étaient de nous donner des soins aux garçonnets.
C'est toujours choquant dans tous les cas de voir déjà ce genre de choses et en plus de ça sur un enfant de 5 ans qui lui n'a absolument rien demandé.
Transporté à l'hôpital de Rennes, le pronostic vital de l'enfant est engagé. Son père de 29 ans est connu des services de police, notamment pour trafic de drogue. Il est originaire de Morpa, une commune gangrénée par le trafic de drogue où une fusillade a éclaté le matin même. L'enfant est-il une victime collatérale d'un règlement de compte ? Probablement pour ce syndicat de police. Peut-être pas l'enfant qui a été visé, c'est sûrement le père. Malheureusement, c'est un drame qui était presque prévisible. Les auteurs des tirs sont toujours recherchés. En un mois, quatre fusillades ont éclaté dans la région rennaise.
On est en direct avec Frédéric Gallet qui est secrétaire départemental Alliance Police. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Est-ce qu'on assiste au naufrage de Rennes ? Un naufrage, c'est soudain. Là, ce qui se passe à Rennes, ce n'est pas du tout soudain. Ça fait des mois, pour ne pas dire des années, qu'on dénonce ce climat. Forcément, le trafic de drogue est très présent. Là, je suis sur place à Morpa ce matin avec la présence des policiers de la CRS 82 hier soir et cette nuit et puis la présence constante de nos collègues ce matin. Les points de l'île sont vides ce matin. Mais voilà, jusqu'à quand ?
Parce que les renforts sont très présents, mais on ne pourra pas se concentrer sur ce secteur. Elvitam, Eternam, il y en a d'autres secteurs et d'autres activités. Et les renforts de la 82 sont ponctuels. Quand ils vont repartir, ça va se faire... On imagine comme au Blône, il y a quelques mois, en mars dernier, à l'issue d'une grosse fusillade où ils étaient restés quelques semaines. Mais bon, après, ils sont repartis. Vous nous dites que vous êtes sur place actuellement. C'est quoi l'ambiance, normalement, dans le quartier où vous êtes ? C'est des rues ? C'est des immeubles qui sont tenus par les dealers ?
On a deux gros points au niveau de Morpa qui tournent vraiment très fort et qui dégagent évidemment beaucoup d'argent. Il y a une petite gare de territoire qui dure depuis plusieurs mois, pour ne pas dire années, pour récupérer les points de ville et la manne financière qui va avec. L'ambiance, on voit bien. Les passants sont sentis après quasiment personne dehors. Les enfants ne sont pas dehors. Là, je suis près d'un petit jardin d'enfants. Alors que c'est des vacances de la Toussaint, on n'a personne. Comme vous l'avez rappelé, juste hier midi, l'événement des coups de feu encore, il y a un homme qui a été déshabillé et emmené de force.
Ça veut dire que malgré tout ce qui s'est passé depuis ce week-end, le déclenchement du Rennes, notamment samedi matin, qui n'est pas anodin, c'est la deuxième fois en un an sur Rennes, ça ne les arrête pas. Il n'y a pas de frein. Il n'y a pas de frein psychologique, il n'y a pas de frein sécuritaire, il n'y a pas de frein pénal et donc aucune morale ou aucune barrière. Est-ce que c'est perdu ? Non, non, ce n'est pas perdu. Ce n'est pas perdu, mais il va falloir réagir très vite, notamment avec un apport d'effectifs conséquents. Notre syndicat, notre organisation sur le département estime à 170 sur le département le manque d'effectifs et 150 sur Rennes.
On va avoir pour tout ce manque d'effectifs cinq arrivées de collègues, une sortie d'école le 2 décembre. Voilà, c'est tout ce qu'on nous donne. Voilà, on est loin du compte. Il faut des effectifs, il faut du matériel, il faut des moyens juridiques, il faut des officiers de police judiciaire pour traiter les procédures parce que derrière, la procédure est très lourde et après, à l'issue, il faut une réponse pénale ferme parce que nous, on présente, on fait le travail, on est présents, les collègues sont tous les jours présents sur ces lieux de l'île, tous les jours, ils interpellent et on met à disposition. Par contre, la réponse pénale, on ne la maîtrise pas.
Et là, nous, ce qu'on nous demande, c'est vraiment un choc de sécurité. Après, on pourrait dire toujours changer les lois, mais changer les lois, pas forcément, juste, pourquoi pas, mais déjà appliquer celles qui sont déjà existantes. Quand vous voyez les peines encourues, les peines prononcées et les peines réellement effectuées, ça devient ridicule. Il y a vraiment un besoin d'une prise de conscience, vraiment une prise de conscience. Après, il y a tous les acteurs de la ville de Rennes, nous, on s'occupe du maillon de police nationale, mais aussi, il y a la mairie avec sa police municipale, il y a la vidéosurveillance, c'est un global.
Merci beaucoup, Frédéric Gallet, secrétaire départementale de l'Alliance Police. Merci d'avoir été en direct avec nous, en direct depuis Rennes, dans cet endroit où les CRS sont arrivés hier. Mais je voudrais, parce qu'il y a Rennes, il y a Marseille, il y a Grenoble, et je voudrais peut-être vous donner une clé de tout ça, c'est le maire de Grenoble qui était ce matin à la radio Éric Piolle. Et alors, je vous propose de l'écouter, c'est parce que vous allez comprendre pourquoi on en est là, pourquoi on est dans cette pagaille, voilà, ça c'est poli, pourquoi on est dans cette pagaille, écoutez-le.
Allez voir à Nice, il y a des fusillades partout. À Nice, c'est un échec complet, à Valence, la ville du ministre de la Sécurité du Quotidien, c'est un échec complet, des morts, des fusillades, partout, c'est le même échec. Donc il y a un moment, on ne peut pas se dire qu'on va répéter les mêmes erreurs. Il faut avancer sur les questions de santé, santé mentale. Si les gens se droguent, ça n'est plus récréatif, c'est pour la cocaïne, la performance au travail, l'anxiété.
Et puis, il faut arriver maintenant à parler de légalisation parce que nous sommes en échec. C'est vraiment un problème majeur. Voilà, donc on n'arrive pas à contrôler la solution, c'est Bruno Pommard, la légalisation. Voilà. Et voilà, enfin après, il a été élu, donc ça veut dire que les gens sont d'accord avec lui à Grenoble. Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? Au bout d'un moment, il faut assumer son vote et il faut assumer les choix qu'on fait. Mais les gens sont donc d'accord avec lui. C'est le niveau zéro de la responsabilité d'un maire lorsqu'on voit ça, qui nous parle que la cocaïne, c'est pour mieux bosser. Non, mais le mec est complètement à côté de la plaque.
Non, ce qu'il y a d'important, je crois, sur ce sujet-là et qui touche beaucoup de villes, on le voit actuellement, c'est d'être présent sur le terrain. Et pour tenir le terrain, il faut de l'humain, il faut du monde. Il n'y a pas d'autre équation. On le sait avec l'islamisme. C'est pas suffisant.
On le sait avec les problématiques d'islamisme. On le sait avec le trafic de sub. Pourquoi ces gens-là
reviennent systématiquement sur le terrain ? Parce que lorsqu'on est capable d'intervenir comme la police sait le faire, parce que la police fait un super boulot et s'époumone en permanence sur le terrain, le problème, c'est qu'on n'est pas en permanence sur le terrain. C'est-à-dire que ces endroits-là, comme les QRR, je pense à les quartiers de reconquête républicaine, par exemple, qui sont les secteurs les plus touchés, on devrait mettre en permanence, je dirais, 24 heures sur 24, non seulement des policiers, mais moi, je suis d'accord avec vous. Ce qu'on a fait avec Vigipirate, on doit pouvoir le faire dans les quartiers.
Moi, je suis d'accord avec vous parce que je suis de Marseille, je connais Marseille, je connais très bien ces cités et je pense que c'est la seule solution qui est aujourd'hui. Mais à chaque fois que je dis ça, il y en a qui font des bons sur les plateaux. C'est vous les ballards. Alors, j'ai écouté aussi, j'ai de la chance tous les extraits que vous passez. C'est bien. Alors, il y avait une suite... Vous travaillez de temps en temps aussi ? 9h00minuit, oui, ça fait partie du travail, d'alimenter le débat après.
Parce qu'après, il y avait une suite et on lui faisait remarquer quand même que les Pays-Bas, où la législation est quand même beaucoup plus, allez, je vais dire, laxiste qu'en France, où c'est quasiment... Enfin, voilà, c'est dépénalisé, c'est tout ce qu'on veut. Et c'est en passe de devenir un narco-État. Mais bien sûr. Donc, on est beaucoup plus laxiste. Voilà, on reprend les propos de M. Piolle. Ça ne marche pas. Il y a un État où le Premier ministre est sous protection policière parce qu'on imagine très très bien, parce que les services de renseignement ont des renseignements qu'ils pourraient être enlevés. Donc, ce qu'il faut, c'est très bien la présence policière.
Nous, on est les premiers, bien sûr, à soutenir nos forces de l'ordre, y compris dans ce travail. Mais il faut... Il y a un rapport du Sénat qui est très intéressant. On est... C'est attention. Et ce que disait votre collègue syndicaliste, il faut qu'il y ait une prise de conscience. Il faut qu'il y ait une prise de conscience que la France pourrait devenir un narco-État si on n'y fait partie. Attention, il faut taper la tête. Et les têtes, des fois, ils sont à Dubaï, parce que le petit dealer, là, c'est très bien, il faut le taper, le consommateur aussi. Mais la tête de réseau, son patrimoine, et donc là, il y a une législation sans doute plus efficace à mettre en place.
Alors, déjà, premier mot, effectivement, parler de légalisation alors qu'on a les Pays-Bas ou même des illustrations plus récentes comme aux États-Unis qui montrent qu'il n'y a pas forcément d'effet sur tout le reste, je pense que c'est pas forcément le bon débat. Par contre, je pense que dans le débat, il ne faut pas partir que sur la partie répressive. Sur la partie répressive, effectivement, je suis tout à fait d'accord, il faut beaucoup plus de présence dans les territoires qu'il nécessite. Et d'ailleurs, le budget qui est actuellement en cours de débat ne montre pas des efforts dans ce sens. Ça, c'est le premier point, la répression. C'était un mot, normalement, c'était pas...
Allez-y, vite. Je peux aller très vite. Le deuxième point, et j'en aurai trois, le deuxième point, il est assez simple, c'est sur la partie sociale, reconquérir ces territoires, ça ne peut pas être que par la répression. Et enfin, sur le point sanitaire, excusez-moi, il faut quand même le rappeler, on est peut-être l'un des pays, si ce n'est le pays dans lequel il y a plus de consommateurs, et donc il y a un sujet de prévention qui ne peut pas faire. Oui, mais vous ne le direz pas, vous ne le direz pas parce qu'on doit faire le CNUS Info. Juste, je veux vous donner une info, je veux juste vous donner une info, on en parlera juste après le CNUS Info.
Je pourrais dire après ?
C'est une info qui tombe à l'instant, qui concerne la publicité pour le livre de Jordan Bardella, le livre du Rassemblement National, et bien à l'instant précis, Médias Transport, qui gère les pubs dans les gares françaises, annonce refuser la publicité pour le livre de Jordan Bardella. On commence ça dans un instant parce que l'info tombe à l'instant. On va y revenir juste après la pub et le CNUS Info. A tout de suite, en direct. Café long, espresso, cappuccino, votre coffee shop à la maison en un seul clic. Tassimo reconnaît chaque capsule, ajuste seule la température, l'intensité
et la taille du café. Tassimo s'occupe de vous.
Comme les autres, on aime rire, s'émerveiller, se challenger. Comme les autres, on aime danser,
s'amuser, lâcher prise. Une personne handicapée devrait évidemment être considérée comme les autres. C'est pour cela que nous avons créé l'association Comme les autres qui accompagne des personnes devenues handicapées moteurs après un accident de la vie. Grâce à un suivi individuel et des activités collectives en mixité handicapée valide, nous aidons 250 personnes par an à rebondir vers une vie épanouie. Rebondissons ensemble.
Projet de loi de financement de la sécurité sociale arrive à l'Assemblée. Les députés se réuniront dès 16h au Palais Bourbon au menu moins de 30h pour la discussion générale et 2200 amendements déposés. Conséquence, le risque de rejet est plus que probable. Un surveillant du centre pénitentiaire de Bemao en Guadeloupe ébouillanté hier par un détenu a dû être opéré en urgence. Une enquête pour blessures volontaires a été ouverte, annonce la procureure adjointe de la République à Pointe-à-Pitre. Et puis, les invectives contre Joe Biden et Kamala Harris sont fusées hier soir au Madison Square Garden lors du meeting new-yorkais de Donald Trump.
Le candidat des Républicains les a accusés, je cite, d'avoir détruit l'Amérique alors que ses invités soutiennent au tenu des propos ouvertement racistes.
La tactique est bonne. Oui, oui. 11h37 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Je voulais qu'on revienne sur cette information qu'on a apprise juste avant la pause. C'est la pub pour le livre du président du RN, Jordan Bardella, « Ce que je cherche » ne sera pas diffusé dans les gares français. C'est sur la liste. Le livre s'appelle « Ce que je cherche » et alors sollicité par l'AFP, l'entreprise qui gère les panneaux pub dans les gares SNCF et le métro parisien, précise, écoutez bien, je cite, que le visuel de l'affiche contrevient au principe de neutralité propre à la régie publicitaire.
Il faut quand même se souvenir que ce sont des syndicats de gauche de la SNCF qui avaient auparavant estimé qu'une campagne de pub au service, je cite, d'un parti politique d'extrême droite n'avait pas ses places dans les gares. On est toujours dans le même délire. Réaction, Philippe Ballard, ça tombe à l'instant. Écoutez, il y a Sud et d'autres syndicats, mais notamment Sud. On va peut-être rappeler à ce syndicat et à ces syndicats que la plupart de leurs militants votent pour nous. Bon, voilà, ça va peut-être remettre les choses en face. On a envie de dire vive la démocratie. Ça rejoint les images de Nantes que vous montriez tout à l'heure qu'on commentait où Sébastien Chenu a été...
On a tenté de l'empêcher de tenir une réunion publique. Tout ça, c'est un écosystème extrêmement dangereux. Il faut quand même avoir conscience de ça, mais pour notre démocratie, tout simplement. Enfin, je veux dire, il y a sans doute... Où ce parti, il est autorisé ou il n'est pas autorisé. Aujourd'hui, non seulement il est autorisé, et je le disais, ça fait 11 millions de voix et c'est le premier parti à l'Assemblée nationale. Donc, vous avez des gens, et c'est vrai que vous avez raison, tout est lié, qui veulent interdire une réunion du Rassemblement national. Vous avez des syndicats qui veulent interdire la pub pour un livre. Mais enfin, c'est dingue ! C'est dingue ! Catherine Rombert.
D'après ce que j'ai compris dans ce que vous dites, c'est parce que le visuel de la pub... Oui, mais c'est ça, le visuel, c'est l'affiche. D'accord.
C'est le livre
ou le visuel de la pub ?
Oui, mais c'est l'affiche, de toute façon.
Parce que c'est très intéressant. Si c'est que l'affiche du livre, c'est honteux...
C'est parce qu'il y a juste écrit Jordan Bardella, vous savez, mais vous savez bien ce qu'il y a derrière.
Si la publicité contrevient à leur esthétique, eh bien, c'est vrai, il faut changer. Ne trouvez pas des excuses. Il faut changer. Ne leur trouvez pas des excuses, Catherine Rombert. Franchement, c'est une honte. Je ne prends le raisonnement par l'absurde. Mais ils changent le visuel de la pub. C'est le mot, là. Et puis, ils ne pourront pas l'interdire. Non, non, c'est le mot. Mais il fallait lire
le communiqué de Sud. Cette confiscation... Je crois que ça vient de tomber. Non, mais... Cette confiscation... Ah, mais ce n'est pas nouveau. Non, mais je vais vous raconter l'histoire, moi, si vous voulez. Non, mais je la connais, l'histoire. Cette confiscation de la parole... Ça fait des jours qu'ils lisent en l'interdit.
Je vais juste finir. Cette confiscation de la parole est scandaleuse. C'est l'heure. Comme s'ils se posent... Ils se posent comme les arbitres du bon goût.
Les deux derniers mots. On a le droit de penser comme eux. C'est le seul droit qu'on a. Henri Pémeau, de gauche. Ou plus. Sans étiquette, il nous a dit. Je vais le rappeler. Sans étiquette, mais pragmatique. Ça va reprendre un petit peu le débat qu'on avait juste avant. Moi, je suis pour la liberté d'expression. Je ne connais pas exactement les règles. Et si ça contrevient aux règles, évidemment, cela s'applique. Par contre... C'est les syndicats.
Par contre, moi, ce que je veux dire, que ce soit la population de gauche ou un peu plus centriste, en tout cas, toute la population qui ne se sent pas forcément dans les valeurs d'extrême droite, ce n'est pas en invisibilisant l'extrême droite qu'on va les faire reculer. Juste en répéter. Mais au contraire, je... Attendez, je voudrais juste vous poser une question parce que ça fait plusieurs fois que vous dites extrême droite. Oui. Le Rassemblement National, pour vous, c'est un parti d'extrême droite. En quoi c'est un parti d'extrême droite ?
Alors, enfin, je pense que les racines de ce parti, le Rassemblement National qui était avant le Front National, je pense que tout le monde les connaît. Donc, sur ces racines-là, je n'ai pas besoin de refaire l'histoire. Et il y a eu des événements, notamment aussi avec son fondateur, Jean-Marie Le Pen, qui a démontré les natures tissées de l'histoire d'extrême droite. Après, au-delà de ça, on peut avoir une autre image et une autre manière de faire de la politique. Je n'oublie pas cette histoire. Pour autant, c'est un parti qui est autorisé en France. Et donc, cette liberté de droit et de débat. Je pense que ça va parler de l'extrême droite.
Juste et qui fait 11 millions de voix, accessoirement. Bien sûr. Mais un parti d'extrême droite, ça serait... On va remonter un peu l'histoire. Le 6 février... Ah, on va faire Alain Decaud. Non, non, mais le 6 février 1934. Manifestation dans les rues de Paris. Il y a des morts parce qu'en fait, on n'est pas d'accord avec un résultat, je suis très simple, électoral. Est-ce que dans l'histoire du Rassemblement national, vous pouvez me citer un exemple où on est descendu dans la rue parce que, si je pense à 2017, Marine Le Pen est au deuxième tour. Elle fait 12 millions de voix. On se retrouve avec 6 députés à l'Assemblée nationale. Franchement, démocratiquement, ça se discute.
Est-ce qu'on a contesté dans la rue et violemment ce résultat ? Non. Ça, ça aurait été un parti d'extrême droite si on l'avait fait. Mais nous ne le faisons jamais. Donc, on n'est pas d'extrême droite. Bruno Pommard, pour finir sur l'info de dernière minute, l'appui pour le livre de Jordan Bardella, banni des gares, votre action. C'est lamentable. Ce qu'a dit Lelouch tout à l'heure, c'est les minorités qui décident tout dans ce pays. C'est-à-dire qu'à un moment donné, il y a des jurisprudences, il y a une justice qui doit dire si oui ou non, le bouquin des éditions Faire, je crois, peut être exposé ou pas dans les gares. Point final. Ce n'est pas, encore une fois,
un syndicat de décider. C'est au même titre, d'ailleurs. On l'a vu avec les fameuses commissions internes à LFI qui décident si un tel est violeur, tueur ou je ne sais quoi. C'est exactement pareil. Il y a la justice et la justice qui se prononce.
Ça peut avoir l'effet contraire quand même. Ça peut créer un engouement sur le livre. Justement, ils vont réagir par ça. Il y a d'autres moyens puisque l'affiche est interdite. On va voir si le livre va être exposé dans les gares. Ça va être un sujet aussi. Il y a d'autres moyens. Il y a d'autres moyens d'acheter des livres sur les plateformes. Malheureusement, ça fait vivre les plateformes au détriment des revendeurs qui perdent beaucoup d'argent. Mais je crains, il est possible qu'il y ait un engouement sur ce livre juste pour répondre
à ce genre d'interdiction. Et juste quand même parce que je récupère le communiqué de Sudrail à l'époque parce que moi, il y a une phrase qui m'interpelle qui dit rappelons à la direction du groupe et c'est quand ils ont demandé justement à ce que ce ne soit pas affiché et Sudrail disait rappelons à la direction du groupe SNCF que le RN n'est pas un parti comme les autres et qu'il est impossible d'être passif avec l'idéologie d'extrême droite. Voilà. Voilà pourquoi aujourd'hui finalement, cette société qui fait des affichages cède. Voilà. Voilà pourquoi il cède. Le début de l'histoire. Allez-y. Non, non. Je rajoutais, c'était pour ça que je voulais vous rappeler le début de l'histoire.
C'est qu'on sait très bien que dès le début, il y a des gens sectaires et anti-démocratiques qui veulent diriger la pensée des Français. Mais sauf que ça ne marche plus comme ça. Et juste, puisque ça se fait en direct, vous l'avez compris, l'info est tombée à 30, à l'instant communiqué de Jordan Bardella qui dit « Je tiens à exprimer ma profonde indignation, je le découvre en même temps que vous, face à la décision de la direction de la SNCF de refuser la campagne. Cette décision a été prise à la demande de syndicats d'extrême-gauche qui, ces derniers jours, ont multiplié les pressions s'arrogeant le droit de décider ce qui est libre ou non de communiquer dans l'espace public.
En s'aidant aux intimidations d'une minorité d'activistes, c'est exactement ce qu'on dénonce sur ce plateau, d'activistes radicalisés, la direction de la SNCF commet un dérapage grave. Aujourd'hui, c'est ma voix qui est censurée, mais demain, ce seront d'autres qui, elles aussi, seront réduites au silence. Je m'insurge contre cette dérive inquiétante qui piétine les principes même de la démocratie. Je demande à la SNCF de revenir sur cet acte de censure inadmissible qui met à mal son devoir de neutralité.
Et alors, la suite est intéressante parce que Jordan Bardella dit, et encore une fois, je le découvre avec vous, j'appelle également les Français à se mobiliser pour défendre la liberté d'expression aujourd'hui mise en danger par la direction d'une grande entreprise de services publics et par des groupes de pression idéologique aux méthodes totalitaires qui cherchent à imposer une pensée unique. Appelle donc aux Français à se mobiliser. Je ne sais pas ce que ça veut dire exactement. Ça va créer un précédent. Ça va créer un précédent. C'est très intéressant.
La SNCF accepte et se couche. Ça va créer un précédent qui est effectivement peut-être très grave. Tout à l'heure, je faisais un peu du mot où je raisonnais par l'absurde pour les prendre dans leur propre piège.
Très bien. Ajoutez. Non, mais on attend maintenant la réaction de la direction de la SNCF parce que là, on a compris le cheminement. Il y a les syndicats d'extrême-gauche antidémocratiques qui demandent à ce que l'affichage soit interdit. La société d'affichage dit OK, on se couche devant ces syndicats d'extrême-gauche. Et maintenant, quand même, la main est à la direction de la SNCF. Que va faire la direction de la SNCF ? Bonne question. On attend la réponse. Allez, je voulais qu'on parle également des fonctionnaires. Est-ce que vous le voulez bien, des fonctionnaires dans le privé ? On va écouter Manuel Bompard.
Manuel Bompard qui parlait du régime des fonctionnaires concernant le privé puisque vous le savez que dans le budget, on voudrait caler finalement le régime des fonctionnaires sur celui du privé. Par exemple, en arrêt maladie, trois jours de carence et non pas un comme c'est le cas avec lui quand on est fonctionnaire. Réduire également l'indemnisation des fonctionnaires absents pour raison de santé lors d'un congé maladie ordinaire à 80% du traitement et non plus 100% réaction furieuse. Forcément. L'Emmanuel Bompard ce matin.
Je pense qu'elle est scandaleuse que c'est une manière de pointer du doigt les fonctionnaires dans notre pays qui si parfois ils sont absents, ils sont malades, c'est parce qu'ils sont malades, ils ne sont pas absents parce que ça leur fait plaisir d'être absents. Et le ministre Casbarian qui est à l'origine de cette mesure, ministre de la fonction publique, nous dit qu'il s'agit d'harmoniser les règles de jours de carence, trois jours de carence de la même manière que dans le privé. Or ce n'est pas vrai puisque en vérité dans le privé, dans à peu près 75% des cas, ce sont les entreprises qui prennent en charge ces jours de carence.
ça concerne à peu près les trois quarts des salariés du privé. Par ailleurs, quand on fait ce type de comparaison entre le privé et le public, on nommait généralement de dire que par exemple dans le public, les salaires sont plus bas, qu'il y a une partie plus importante de la rémunération qui est sous forme de prime. Là, je parle par exemple sur la question du plafonnement à 90% des indemnités en cas de congé maladie.
Bref, je trouve que c'est une manière scandaleuse d'essayer de faire des économies en pointant du doigt les fonctionnaires, alors que s'il y a de la souffrance au travail aujourd'hui dans la fonction publique, il faut lutter contre les raisons de cette souffrance au travail et pas cibler ceux qui en sont victimes.
En direct avec nous, Maxime Repère, vice-président du syndicat national des lycées, collèges et écoles du supérieur. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Est-ce que c'est scandaleux de vouloir aligner le public sur le privé ?
Oui, du moins de la façon dont c'est présenté par le ministre, c'est scandaleux. On a un ministre de la fonction publique qui en fait ne fait ni plus ni moins qu'une forme de recyclage démagogique nauséabond en tronquant totalement une part de la vérité. Et bien sûr, le SNELC s'insurge contre ces déclarations à la fois par rapport à la question du jour de carence mais aussi par rapport au congé maladie. Prenons les choses dans l'ordre par exemple.
Prenons les choses dans l'ordre. Sur le jour de carence par exemple, aujourd'hui c'est un jour de carence quand on est fonctionnaire, c'est trois jours quand on est dans le privé. Pourquoi ce ne serait pas pareil ?
Parce que déjà que l'INSEE en juillet 2024, donc il n'y a pas si longtemps, faisait état sur son site internet justement de ce jour de carence et concluait que ce jour de carence en fait n'a pas les arrêts abusifs. Ça c'est le premier point. Mais le point le plus important c'est que déjà avec ce jour de carence il y a une forme d'inégalité. Pourquoi ? Parce que dans deux tiers des cas dans le privé l'employeur en fait ce jour de carence. C'est-à-dire que le salarié ne voit pas l'impact de cette journée de carence sur son salaire. Or dans la fonction publique ce jour de carence c'est une perte sèche et nette sur son bulletin de paye.
Donc si déjà on a cette inégalité-là imaginez ce qui se passe si on porte à trois jours de carence. Et là on va avoir un déséquilibre. C'est un vrai argument
qui s'entend à mon sens. C'est un vrai argument qui s'entend. La deuxième chose sur l'indemnisation aujourd'hui c'est 100% actuellement du salaire passé à 90%.
Écoutez on parle de l'absentéisme des fonctionnaires et notamment des profs. On a des stéréotypes qui ont la vie dure. Moi je vais simplement me baser sur des chiffres. Il y a une enquête publiée par Libération en janvier 2024. Donc il y a quelques mois. D'accord ? Les chiffres à l'appui je cite les membres du corps enseignant sont 50% moins absents pour maladie que les employés du privé et presque 100% de moins que les fonctionnaires territoriaux.
Donc ça ne va pas
vous donner du coup alors ? Non mais ce que je veux dire par là c'est que on le met sur le dos des fonctionnaires ou alors c'est de mettre en place des mesures qui soient justes et efficaces. Je suis désolé. Moi les propos du ministre de la fonction publique ce sont des propos nauséabonds. Je pense qu'il y a plus intelligent à faire plus intelligent à proposer que ce type de mesures parce que si c'est pour exister politiquement ça n'a aucun sens de faire ce genre de proposition. Ça ne s'appuie sur rien de concret.
Des propositions et des propos nauséabonds. Je retiens votre expression Maxime Repère. Merci beaucoup d'avoir été en direct avec nous vous êtes plutôt d'accord avec ce que dit Maxime Repère ? Oui tout à fait. Je suis plutôt d'accord. Déjà vous regardez un récent rapport de la Cour des comptes qui souligne qu'en moyenne les fonctionnaires sont en arrêt maladie 9 jours par an. 9 jours par an c'est légèrement plus haut que le privé mais pas beaucoup plus.
C'est le double. Je viens de regarder les chiffres.
Alors je vous assure que ce n'est pas beaucoup plus. C'est territorial. C'est le double. C'est Catherine. Alors je ne sais pas qui a raison parce que les chiffres je les ai regardés et ce n'était pas le double. Une fois dit ça en fait la question c'est pourquoi on le fait. La question si c'est juste pour faire quelques réductions qui ne râvent pas. C'est symbolique aussi peut-être. Oui mais symbolique. Mais la réalité de notre pays aujourd'hui c'est le problème des services publics. Que ce soit l'éducation que ce soit la santé dans les hôpitaux dans les écoles on le voit partout. Est-ce que derrière avoir ce niveau de jour de car permettra d'aligner tout ça ? Pas du tout.
Merci à tous d'avoir été avec nous. Je suis encore désolé. Vous avez votre phrase demain.
Philippe Ballard