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interviewBFM TV (sur YouTube)· 20 mai 2026 17 min

L'Iran promet une guerre bien "au-delà de la région" en cas d'attaque américaine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a donc cette déclaration il y a quelques instants sur la possibilité d'une propagation de la guerre bien au-delà de la région en cas de frappe américaine ce week end eh bien on a appelé aussitôt évidemment Syavosh Ghazi quand on a vu cette déclaration vous êtes avec nous en direct Syavosh que veut dire exactement le régime iranien quand il parle de cette menace au-delà de la région bien sûr il n'y a pas de précision mais on sait que par exemple l'iran a frappé la base donc une base militaire britannique à Chypre lors de la guerre de 40 jours Il y a aussi une frappe qui a été menée contre une partie de l'Azerbaïdjan, donc la région de Narchevan. Là, selon certaines sources, ce sont des radars américains qui ont été visés. Mais cela peut être aussi, par exemple, une attaque, parce que cela est évoqué par certains médias iraniens, une attaque contre l'Albanie, où il y a une base des Moudjahidines du peuple, donc un groupe d'opposition armée contre l'Iran qui a une base, qui possède une base en Albanie.

Cela peut être également par exemple une des frappes contre le en Mer Rouge. C'est les médias iraniens, la télévision en particulier, a également évoqué des ciblages contre des satellites de surveillance américains qui sont à basse altitude, à 300 ou 400 kilomètres. Donc tout cela peut faire partie des cibles des gardiens de la Révolution.

On sait que désormais, on possède des missiles intercontinentaux d'une portée supérieure à 5000 kilomètres. Donc cela permet à l'Iran d'attaquer des cibles au-delà de la région, au-delà d'Israël et donc en Méditerranée même. Est-ce que c'est ça les nouveaux fronts dont le régime iranien a parlé il y a déjà plusieurs heures maintenant Parce qu'au début, on s'était dit qu'ils parlent de la mer Rouge, du Yémen, de l'Irak.

Mais en fait, ce que vous nous dites, c'est que ça peut aller bien au-delà, y compris en Europe. Y compris en Europe, en particulier l'Albanie, puisqu'il y a une base des Moudjahidines du peuple en Albanie, on sait que depuis le cessez-le-feu et même pendant la guerre de 40 jours, tous les jours, pratiquement, toutes les bases des groupes kurdes d'opposition iranien ont été visées au Kurdistan irakien et la base des Moudjahidines du peuple en Albanie pourrait constituer une cible pour l'Iran. – Merci beaucoup, Syavosh Ghezi, pour cette explication de texte, quelques minutes après cette déclaration qui est évidemment assez forte, assez spectaculaire sur la perspective d'une guerre au-delà de la région en cas de frappe américaine.

Patrick Soss, on voit que l'Iran fait monter la pression dans ce laps de temps qui lui est donné avant une éventuelle reprise des frappes, si l'on en croit encore une fois les dernières déclarations de Donald Trump. Oui, on parlait depuis hier des nouveaux fronts. Là, ils se font un peu plus précis.

Alors là, on rentre dans des choses pas tellement connues du grand public. Vous avez vu, Siavoche a beaucoup assisté sur l'Albanie. – Absolument. – Qu'est-ce que vont faire les moudjahidines ? – Quand il parle des moudjahidines du peuple, ce sont des opposants au régime. – Ce sont des opposants, et bien oui, elles existent.

Alors ils appellent ça une base ou le régime appelle ça une base. L'Albanie refuse d'appeler ça un camp de réfugiés, ce camp Ashraf III. Mais depuis une douzaine d'années, vous avez environ 2300 opposants iraniens qui habitent là et qui vivent de façon totalement sécurisée, ce qui fait que lorsque vous regardez un petit peu les images autour de ce camp, vous avez l'impression que c'est une véritable base militaire et c'est surtout une base assiégée.

C'est pareil nous avec notre regard de français, on ne voit pas tellement ce qui se passe juste en face de l'Italie et en Albanie, mais alors c'est sans doute le pays qui est le plus ciblé par les cyberattaques iraniennes, voire par les attaques tout court. Donc c'est une espèce à la fois de camp de réfugiés mais surtout un camp assiégé, ce camp Ashraf 3. Et donc, évidemment, lorsque vous sortez la carte de l'Europe, vous voyez que l'Albanie est située en plein milieu.

Souvenez-vous, lorsqu'on vous parlait des premières menaces de missiles balistiques iraniens avec un rayon, ce rayon singulièrement va à peu près jusque-là. C'est donc qu'on extrapolait hier sur les nouveaux fronts. Là, on a une idée précise de ce que ça pourrait donner.

C'est vrai, Marie-Laure Buisson, il vient de nous rafraîchir la mémoire, Siavoche. On avait oublié ces menaces qui visaient notamment Chypre au début du du conflit, mais c'est à portée de tir iranien. Absolument, les Iraniens ont des missiles qui peuvent frapper Chiffre, ils en avaient fait la démonstration dès le départ, et puis il y a quand même un type de menace qu'on n'a pas mentionné, qu'on a oublié et que Syavosch-Gaiziv n'a certainement pas mentionné j'imagine mais c'est aussi éventuellement le terrorisme iranien.

Ça il faut y penser parce qu'ils ont des proxys qui sont disséminés un peu partout en Europe voire ailleurs Il faut voir qu'il y a une diaspora iranienne qui est importante dans le monde entier et on ne peut pas exclure qu'il y ait des attentats terroristes en europe ou ailleurs et qui soit une forme de rétribution criminelle à ce qu se passe en ce moment dans le golfe donc oui je crois qu'on est arrivé à un moment où les choses sont plus les léles comment dirais -je les événements sont plus exacerbés que jamais et le président américain le fait sentir les iraniens le font sentir aussi on a vu leur démonstration de force hier avec ses mariés tout ça était d'ailleurs un peu pathétique mais bon mais enfin bon ça monte on sent que ça monte et on sent qu'on arrive au point de rupture des mariés qui étaient prêts au sacrifice on vous l'avait montré dans le journal il y a aussi ces images qu'on voit en ce moment qui sont des images aussi diffusées hier soir par le régime avec des grandes manifestations et des drones qui sont au milieu sous-entendu évidemment prêts à les frapper Emmanuel Gellichet en plus il y a cette expression employée par l Iran qui laisse planer le doute au fond et qui laisse ouvertes toutes ces options dont on parle là en disant simplement que cette guerre elle pourrait aller bien au-delà de la région on sent que c'est une ambiguïté stratégique pour reprendre un terme connu de tous les géostratèges oui oui vous avez raison et je rejoins tout à fait Marie-Laure effectivement c'est un ils sont en train de montrer leur puissance ils sont en train de montrer qu'ils ne n'abandonneront pas et que les exigences des américains ne leur conviennent pas et donc on va effectivement vers un conflit à mon avis qui va durer et qui va aller en crescendo Amiral vous êtes également avec nous sur ce sur ce plateau pour nous aider à comprendre quelle est la réalité de la menace iranienne les missiles ils peuvent aller jusqu'à Chypre ils peuvent aller sur le sud de l'Europe sans qu'on les intercepte ça c'est possible ou pas on se souvient que c'est pour ça que le Charles de Gaulle était allé au début sauf erreur je parle sous votre contrôle en Méditerranée alors ce que l'on sait de ces missiles c'est qu'aujourd'hui ils ont une portée de l'ordre de 2000 km donc il suffit de mettre le compas au point de départ et ça vous donne le point d'arrivée maximum donc le sud de l'Europe voilà donc vous pouvez toucher une partie de l'Europe peut-être voilà ça c'est une bonace alors dans quel état est -elle après les bombardements américains ça c'est quelque chose qui est difficile à imaginer qu'est-ce qui leur reste comme lanceurs qu'est ce qui leur reste comme missile tout ça est un grand point d'interrogation parce que quand même les frappes les frappes américaines et israéliennes ont quand même détruit énormément de dégâts on n'a pas la nature exacte de la situation ce qu'on est en train de voir c'est que cette guerre des mots qui prêtait un peu à sourire il ya 24 48 heures avec ses clips postés en intelligence artificielle fait ou par donald trump ou par les iraniens là maintenant il faut prendre très au sérieux cette guerre des mots parce qu'on voit bien que chacun est en train d'accompagner ces menaces par une mise en place d'un plan militaire on voit bien côté américain et hier vous souvenez de ces images on voyait les aéroports israéliens qui se faisaient du matériel arrivé pardon dans les aéroports israéliens Prêt à partir au combat. Côté iranien, il faut prendre également très au sérieux ces menaces. Pourquoi ?

Les missiles utilisés jusqu'ici avaient une portée de 2000 km. Grosso modo, il y a 1500 km entre Téhéran et Tel Donc c'était cohérent et on a vu comment le Moyen-Orient jusqu'à Tel Aviv a été touché. Si maintenant c'est l'Europe qui est touchée, la distance entre Paris et Téhéran c'est 4500 kilomètres, un missile intercontinental, je pars sous votre autorités, je crois que c'est autour de ces 5000 kilomètres.

Or Siavaj Ghazi nous dit que d'après le pouvoir iranien, il disposerait de missiles intercontinentaux. Donc là, on est dans une vraie question. Est-ce que c'est un bluff ?

Ou alors c'est une réelle possibilité militaire. Enfin, et je suis totalement d'accord avec ce qu'a dit ma voisine, il y a le terrorisme dont malheureusement l'Iran s'est fait une très très grande spécialité. Et je vais même vous dire moi je suis étonné que ce levier n'ait pas été utilisé depuis cette guerre.

Plus précisément, peut-être qu'il a été utilisé mais qu'on ne le sait pas parce que des autorités dans différents pays ont peut-être déjoué des attentats. Alors il y a cette menace-là, il y a aussi la menace dans l'autre détroit parce que c'est pareil, les outils, on en parle beaucoup depuis le début, pour l'instant, ils ne sont pas vraiment entrés en action dans ce conflit, ça peut être une messe. On va aller à Washington dans quelques instants pour prendre le pouls là-bas.

D'abord Marie-Laure Buisson. Oui, ce que je voulais dire au sujet des missiles, c'est qu'en effet, on parle d'une portée a priori de 2500 500 kilomètres bon sauf qu'on a vu avec l'affaire de diego garcia qui a deux missiles qui sont partis à 4000 voire 4500 km souvenez-vous il ya à peu près un mois et qu'on sait maintenant ça c'est la base américaine en plein milieu du pacifique la fameuse base la fameuse base d'où partent tous les B-52 américains on sait déjà même s'ils étaient à charge creuse que ces missiles là peuvent aller jusqu'à 4000-4500 kilomètres mais on sait par les services de l'enseignement que maintenant, les Iraniens ont un type de missile qui s'appelle le CIMORG, qui est maintenant opérationnel et qui peut aller jusqu'à 6000 kilomètres. Donc, j'en reviens à ce que disait Benjamin Petrovert, ça veut dire que parfaitement, l'Europe peut être touché et peut être touché dans l'Europe occidentale lointaine.

Alors on peut espérer du côté du Pentagone, on a aussi pas mal d'informations là-dessus pour informer le président américain Donald Trump. Quelle est la décision qu'il va prendre évidemment personne ne le sait. Antoine Foresti, vous qui êtes à Washington avec Camille Fournier, vous êtes mieux placé que nous pour savoir que le président Trump, sa position peut évoluer d'une minute à l'autre.

Il a donc fixé cet ultimatum en – On l'a entendu à vendredi, samedi, dimanche, lundi, tout ça n'est pas très clair. Que peut-il se passer surtout en attendant ? Qu'est-ce qui se passe en ce moment, cette semaine-là, du côté de Washington pour essayer de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre Quand il évoque les négociations avec l'Iran dans ses discours, dans ses interviews, Donald Trump le rabâche à chaque fois.

Il ne veut pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. C'est la condition sine qua pour laquelle il accepterait de signer un accord avec eux, entre autres. Son engagement clair de la part de Téhéran, il menace donc de reprendre les frappes.

Mais ce n'est pas très clair parce qu'il dit que ces frappes pourraient reprendre vendredi, samedi, dimanche ou encore en début de semaine prochaine. Donc cet ultimatum est encore assez flou. Il a réuni en tout cas son conseil de défense nationale pour la deuxième fois en trois jours avec les chefs d'état-major.

Ils ont décidé des futures cibles à viser en Iran si jamais il reprenait ses frappes. Comment se passent les négociations ? On a peu d'informations sur ce qui se dit entre Téhéran et Washington.

Mais malgré tout, J .D. Vence, le vice-président, se montrait plutôt optimiste hier face aux journalistes à la Maison Blanche.

Selon lui, il y a eu déjà beaucoup de progrès. Donald Trump ensuite dans un discours a ajouté que cette guerre allait se terminer très rapidement. Mais pour rappel, c'est déjà des propos qu'il tenait au mois de mars dernier.

Oui, c'est sûr. On a du mal à y voir clair malgré vos faux éclaircissements, Antoine, dans la nuit de Washington. Emmanuel Gallichet, on a ces déclarations très provocatrices de part et d'autre et de l'autre côté, Antoine qui nous dit le vice-président qui est optimiste et Donald Trump qui parle d'une fin de conflit rapide.

C Ces négociations en sous-main, sous-jacentes, sous l'égide du Pakistan sur la question du nucléaire, elles vous semblent malgré tout avancer un peu ou pas ? Alors je ne suis pas dans les négociations. Non mais vous connaissez les points les plus sensibles.

Moi il me semble quand même qu'on est encore très très loin d'une possible réussite de ces pourparlers parce que les exigences sont vraiment extrêmement éloignées aussi bien du côté des Etats-Unis que du côté de l'Iran. Les Etats-Unis, de toute façon, ils ne veulent pas qu'ils aient l'arme et l'Iran a décidé de s'en doter. Donc vous voyez bien qu'on est vraiment à 180 degrés l'un de l'autre et c'est assez compliqué de comprendre dans tous ces messages de tous les gens qui sont dans les pourparlers, de savoir qu'est-ce qui a pu avancer.

Peut-être par exemple, je pense que le point qui pourrait être le plus sûr au niveau de l'avancement, c est le fait que l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, revienne dans les pourparlers peut-être pour mettre en place des petits axes techniques de vérification. L'Iran, en attendant, se sont évidemment fortes, on vient de le voir. D'autant plus que Patrick Sos, du côté du Congrès américain, on a dévoilé des données, des chiffres sur les dégâts infligés par l'Iran, notamment aux forces aérienne américaine.

Les Iraniens disent que ça représente plusieurs dizaines de milliards de dollars. Oui, et souvenez-vous, au-delà des dégâts, il y a quand même une grande polémique sur la protection des soldats américains eux Les victimes, les morts, ceux qui sont revenus dans des cercueils n'étaient pas des combattants pour l'immense majorité. Ils étaient simplement surpris dans l'un des entrepôts du Koweït, absolument pas protégé alors que vraiment comme ils étaient très nombreux il était très probable que ce seraient les premières cibles.

On est aux Etats-Unis le pays où tant bien que mal le checks and balance et l'équilibre des pouvoirs fonctionne, sans doute à rebours avec beaucoup de temps mais ça finit par fonctionner et l'addition commence à arriver sur la table de Donald Trump Pourquoi il s'est énervé hier ? On l'a suivi hier, il tentait de faire encore une fois diversion en présentant le chantier de sa nouvelle salle de balle à la Maison Blanche. Oui, c'est ça qu'on a vu tout à l'heure quand on l'a entendu, on voit derrière le chantier.

Il y a 2-3 questions par politesse posées par les journalistes sur alors le chantier, ça avance. Derrière, ça part quand même sur le fond du sujet. C'est là qu'il parle de son ultimatum mais il est aussi extrêmement agressif vis-à-vis des démocrates et de quelques républicains qui commence, là aussi, à se dire qu'on est parti beaucoup trop loin un il ya eu des dégâts on le on le montre ici deux ça a coûté très cher trois il est hors de question de se lancer dans une guerre très longue on vous a parlé pendant des semaines de parce que pitex 7 a voulu que ça fasse beaucoup de bruit et du fameux budget à venir des 1500 milliards de dollars à venir.

Il faudrait peut-être qu'il soit voté, déjà. Il est voulu par le pouvoir, par l'administration Trump. Mais avant ça, il faudrait, et je reviens à mon histoire d'addition, il faudrait déjà la payer Parce que lorsque le budget de cette année a été voté, il n'était pas encore question de partir en excursion comme le dit Trump.

Et donc s'il n'y a pas une rallonge qui est votée là dans les prochains jours ou prochaines semaines, eh bien on va se retrouver à court. À court de quoi ? C'est à court d'entraînement, on va devoir couper le budget dans les entraînements des Américains.

On oublie de dire qu'il y a des milliers de soldats américains qui sont à la frontière sud des États-Unis face au Mexique pour assurer ce fameux mur, mur quasiment humain. Il va falloir enlever des gens et avant même donc de penser à 1500 milliards de dollars et peut-être à de nouvelles frégates ou à ce nouvel avion qui serait le F-47 comme Donald Trump le veut, en fait il va falloir déjà payer et assurer le paiement de la guerre en cours. Amiral Villemoroussel, ils ont été sous-estimés par les Américains, les dégâts à la fois humains mais aussi matériels comme on vient de le voir ?

On n'aime pas parler des dégâts qu'on nous fait, bien évidemment, et avec précision, parce que c'est un renseignement qu'on ne donne pas à l'ennemi. Donc il est difficile de les connaître de très près. C'est vrai que les Américains n'en ont pas beaucoup parlé.

Bon, on a cité malheureusement quelques morts mais pas beaucoup compte tenu de l'intensité je vais vous dire mon point de vue c'est compte tenu de l'intensité de ces actions moi j'étais assez surpris par le fait que il y avait assez peu d'Américains qui ont été touchés. Alors est ce que c'est un coup de chance ? Est-ce que ça a été remarquablement préparé ?

Est-ce qu'on les a mis à l'abri ou est-ce que c'était bien protégé ? Je trouve que c'est un vrai point d'interrogation. Tant mieux que les choses soient passées comme ça.

Mais Et je suis quand même un peu surpris que ce soit aussi faible en termes de victimes. Parce qu'il n'y a pas aussi non plus d'opérations terrestres, c'est aussi ça la problématique. Oui, oui, oui, ça je suis d'accord.

Oui, mais On se souvient de cette opération commando pour récupérer un soldat américain qui s'est retrouvé dans une zone quasi désertique. C'est déjà assez extraordinaire d'ailleurs, quand ils ont opéré de cette façon-là et que finalement tout le monde est rentré sain et je trouve ça remarquable allez allons en