Canicule - "Ce sont les plus pauvres qui se protègent le moins bien" dénonce la sénatrice Anne Souyris
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
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- 0:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes plus inquiète que jamais ce matin ?
- 1:31ComplaisanteRéponse directe
On manque de moyens, il faut acheter des canadaires, il faut acheter plus de véhicules de pompiers.
- 2:32OuverteRéponse directe
Le Premier ministre a annoncé hier l'inscription au Sénat d'une proposition de loi sur l'adaptation au changement climatique.
- 3:09OuverteRéponse directe
Les députés écologistes ont déposé une mention de censure qui sera examinée aujourd'hui contre la gestion de la canicule par le gouvernement.
- 4:01OuverteRéponse directe
Sur ce point-là en particulier, vous êtes favorable de longue date à son interdiction. Ce n'est pas un peu liberticide, c'est un gaz qui sert aussi à cuisiner notamment.
- 4:17OuverteRéponse directe
Les particuliers font des chantilly, des choses comme ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Invité politiqueFait
« Ce n'est pas comme si c'était exceptionnel. Donc il devrait y avoir vraiment des plans, comme il y a des plans blancs dans les hôpitaux, il devrait y avoir un plan vraiment pour les canicules avec les pompiers. »
- 1:18Invité politiqueFait
« à chaque fois qu'on dévaste une forêt, à chaque fois on a une canicule qui augmente pour l'année d'après. »
- 3:28Invité politiqueFait
« c'est les plus pauvres qui prennent, c'est ceux qui se protègent le moins de la canicule, qui peuvent le moins se protéger. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« Et on a un budget qui est vraiment une peau de chagrin sur cette question-là. »
- 4:44Invité politiquePromesse
« Donc oui, il fallait l'interdire. »
- 5:59Invité politiqueChiffre
« Vous savez, on a le pays qui réprime le plus de toute l'Europe avec le plus grand nombre d'usagers et les plus jeunes actuellement. »
Temps de parole
- Anne Souyris76 %
- Présentateur20 %
- Présentateur 23 %
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Ici Paris-Île-de-France, le réveil 100% local, ici matin. 7h44, notre invité ce matin à votre micro, Cyril Ardoredon et sénatrice de Paris du groupe écologiste Solidarité et Territoire. Bonjour madame Anne Sorris, nous reviendrons dans quelques instants avec vous sur le projet de loi Riposte, mais avant ça, une vingtaine de feux de forêt en ce moment en France, dont 6 jugés critiques, des milliers de personnes évacuées, 7 départements du sud du pays classés en rouge pour un risque très élevé d'incendie, une troisième vague de canicules de retour cette semaine. Est-ce que vous êtes plus inquiète que jamais ce matin ?
Oui, c'est très inquiétant et puis l'impréparation, on voit quand même, est assez importante. Ce n'est pas comme si c'était exceptionnel. Donc il devrait y avoir vraiment des plans, comme il y a des plans blancs dans les hôpitaux, il devrait y avoir un plan vraiment pour les canicules avec les pompiers. et puis aussi vraiment de la prévention et on sait aussi un peu comment faire maintenant et ça n'est pas le cas.
Il n'y a pas du tout de réflexion globale, encore une fois, systémique pour éviter, vous savez, quand il y a des hectares et des hectares, non seulement il y a des morts, ce qui est très grave, mais en plus d'un point de vue du réchauffement climatique et de la suite et des canicules à venir, à chaque fois qu'on dévaste une forêt, à chaque fois on a une canicule qui augmente pour l'année d'après. Donc c'est vraiment un sujet grave qu'il faudrait arriver à traiter autrement qu'au dernier moment.
On manque de moyens, il faut acheter des canadaires, il faut acheter plus de véhicules de pompiers.
C'est clair et puis il faut aussi beaucoup plus de personnel, plus de pompiers eux-mêmes. En fait, il y a vraiment un manque de moyens globaux. Mais vous savez, c'est un vrai sujet sur tous les services publics en ce moment. Donc là, on le voit à chaque fois qu'il y a une question d'urgence. Vous avez dû voir aussi que dans les hôpitaux, actuellement, il y a aussi un manque de place qui se fait vraiment connaître dès maintenant, sans parler des problèmes aussi de chaleur, mais aussi simplement le fait qu'on est au bout d'un certain nombre de logiques.
Donc moi, j'aurais bien aimé qu'il y ait une réunion de gouvernement qui dise qu'on va mettre plus de moyens immédiatement, on va au moins recruter pour les pompiers des bénévoles. On peut aussi essayer d'avoir peut-être des canadaires ou d'autres matériaux chez des voisins. En tout cas, et de l'urgence et de la prévision et on ne voit rien venir.
Justement, le Premier ministre a annoncé hier l'inscription au Sénat d'une proposition de loi sur l'adaptation au changement climatique. Ça y est, on y arrive.
Oui, on y arrive. Vous savez, quand on a juste une proposition de loi qui arrive, ce n'est pas fait du tout. Vous voyez, c'est vraiment... On fait une loi au moment... Enfin, en plus, une proposition, ce n'est pas un projet. Mais en tout cas, quand il y a une loi qui arrive au Sénat, ça veut dire que ça va mettre au moins un an. Donc ça, vous n'allez pas me dire que ce n'était pas possible de le faire l'année dernière, en septembre dernier, pour que ça soit vraiment en action maintenant.
Les députés écologistes ont déposé une mention de censure qui sera examinée aujourd'hui contre la gestion de la canicule par le gouvernement. Vous allez suivre ça de très près, j'imagine ?
Absolument. Et puis, c'est important de montrer que ce n'est pas secondaire, que c'est une urgence sanitaire, c'est une urgence, évidemment, écologique, c'est une urgence sociale, parce qu'à chaque fois, c'est les plus pauvres qui prennent, c'est ceux qui se protègent le moins de la canicule, qui peuvent le moins se protéger. Et on a un budget qui est vraiment une peau de chagrin sur cette question-là.
Elle a peu de chance de faire adopter cette motion de censure.
Écoutez, en tout cas, j'espère que ça fera une alerte pour le PLF et pour le budget à la rentrée, parce que c'est là où on va voir la vérité des prix.
On en vient à l'examen du projet de loi Riposte dès aujourd'hui à l'Assemblée nationale, texte qui comporte des mesures pour l'interdiction notamment de la vente de protoxyde d'azote. Sur ce point-là en particulier, vous êtes favorable de longue date à son interdiction. Ce n'est pas un peu liberticide, c'est un gaz qui sert aussi à cuisiner notamment.
Oui, alors on est, soyons clairs, on est pour l'interdiction pour les particuliers, mais pas du tout pour les professionnels.
Les particuliers font des chantilly, des choses comme ça ?
Les particuliers, vous avez déjà fait une chantilly ? Parce qu'on peut faire une chantilly sans protoxyde d'azote. Je vous assure que c'est possible et ça peut être délicieux. Vu l'usage qui en est fait, quand on voit le nombre de bonbonnes que vous avez en hypermarché, non, ce n'est pas fait pour faire de la chantilly à 99%. Donc oui, c'est bien d'interdire à ce stade, puisqu'on voit que de plus en plus, l'usage, c'est un mésusage. Donc oui, il fallait l'interdire.
Ça oui, en revanche, l'interdiction, la pénalisation des usagers qui sont en général des gens très jeunes, qui sont encore une fois, on voit bien, c'est des jeunes beaucoup à la rue, ça c'est une aberration absolue d'un point de santé.
Vous avez dit, mais il n'y a pas de sanctions ?
Non, ce n'est pas ça que je dis. Je dis oui des sanctions, mais pour les magasins et les hypermarchés qui continuent de vendre. Pour la vente, mais pas pour l'usage. Ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas la porte ouverte au trafic, ça ? Alors, vous êtes en train de parler d'Internet. De toute façon, c'est déjà... Ou pas que ? En l'occurrence, actuellement, c'est ça. Les deux grands modes de diffusion, c'est à la fois l'hypermarché, ça c'est la facilité, y compris pour les mineurs, de le faire, parce que ça devrait être pénalisé, mais en fait, ça n'est pas contrôlé. Donc, c'est un problème depuis un certain temps. Puis l'autre, c'est l'Internet.
Internet, vous le savez comme moi, effectivement, c'est un énorme problème, mais pour toutes les drogues. Mais c'est quand même plus difficile pour un mineur d'accès. Voilà, c'est plus difficile. Déjà, l'important, c'est de rendre difficile l'accès. Ensuite, est-ce que c'est la porte ouverte ? Non, c'est déjà le cas. Ce qu'il faut, c'est d'arriver à accompagner l'usager très vite à faire de la prévention et à diminuer la demande et à montrer que c'est grave. Vous savez, on a le pays qui réprime le plus de toute l'Europe avec le plus grand nombre d'usagers et les plus jeunes actuellement. Donc, est-ce que vous pensez qu'on est dans la bonne... de faire plus du même, c'est la bonne solution ?
C'est ça qu'on est en train de faire actuellement. Ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien. Par contre, c'est un moment d'enjeu. Beaucoup de jeunes qui se méfient de plus en plus de l'institution et qui ne se soignent pas et qui ne savent pas que c'est grave. Parce que le protoxyde d'azote, c'est très grave pour la santé.
Et donc, réussir à limiter l'arrivée sur le marché et auprès des jeunes de ces produits type protoxyde d'azote. Merci beaucoup, Mme Anne Souris, sénatrice de Paris du groupe écologiste Solidarité et Territoires, invitée ce matin d'ici Paris-Ile-de-France.
J'en prie. Merci de nous avoir invité. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Anne Souyris