Face à Face : Valérie Pécresse - 17/03
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe
Il est 8h32 sur RMC BFM TV Bonjour Valérie Pécresse Bonjour Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes la présidente LR de la région Île-de-France Vous êtes l'ancienne candidate à la présidentielle De très nombreuses questions à vous poser Sur la loi contre le narcotrafic Sur les négociations sur la réforme de retraite On a bien compris que l'âge n'était plus vraiment négociable Mais je voudrais commencer par ces images Qui ont tourné en boucle ce week-end On peut les voir sur BFM TV Et je les décris pour ceux qui nous écoutent On y voit un buraliste Ça se passe à Savas dans la Drôme Vendredi, un buraliste est dans son bureau de tabac Un homme entre avec un fusil Tire, tire Il m'a braqué, il a tiré Par chance je suis en vie Voilà ce que dit le buraliste Qui a fini par se protéger Avec une table de son bistrot Contre le fusil Et a tenté de poursuivre le voleur Qui d'ailleurs à cette heure n'a toujours pas été arrêté La fédération des buralistes dit Ce n'est qu'un de plus On a frôlé la catastrophe Il va finir par y avoir un mort Voilà ce que dit la présidente de la fédération des buralistes Cette violence extrême C'est-à-dire que ce n'est pas juste un vol à l'ancienne On dirait presque des images venues des Etats-Unis C'est un vol avec un fusil Qui rentre comme ça dans un bureau de tabac Comment vous réagissez ?
Ça fait déjà pas mal de temps Que je demande un vrai choc d'autorité Pour le pays Et ce choc d'autorité Pour moi il ne se fera que dans un continuum de sécurité On a besoin aujourd'hui Que la justice qui est complètement débordée Fonctionne différemment On a besoin qu'elle ait des auxiliaires dans la société C'est pour ça que je propose par exemple Qu'elle se concentre sur les affaires les plus graves Et qu'un certain nombre de délits du quotidien Ces délits qui d'ailleurs parfois font l'objet de plaintes Mais pas forcément de poursuites Parce que la justice est débordée Puisse être confiée au maire Que le maire puisse devenir un juge de paix Pour ses petits délits du quotidien Mais comment ?
Les injures, les outrages Vous savez avant on avait des juges de paix On avait des juges de paix C'est-à-dire qu'ils siègent comme un tribunal municipal Et puis Pourquoi je veux ça ? Je veux ça pour pouvoir désengorger la justice Parce que la justice aujourd'hui Elle sanctionne trop tardivement Elle sanctionne trop tardivement Parce qu'elle est débordée Et puis par ailleurs
Mais pardon je m'arrête là-dessus Parce que c'est assez surprenant et intéressant C'est-à-dire qu'on a l'impression Que c'est aussi Saint-Louis sous son arbre C'est ça Mais ça veut dire que vous estimez Que les maires pourraient avoir Prendre des sanctions Oui Lorsqu'il y a des litiges Absolument Mais des sanctions de quel ordre ?
Par exemple Moi je crois beaucoup Vous savez les maires aujourd'hui Ils peuvent réunir Mais c'est pas obligatoire Un conseil des droits et devoirs des familles Un conseil des droits et des devoirs des familles Pour réunir les familles Quand un jeune Se comporte mal Que ce soit dans le milieu scolaire Que ce soit dans la rue Que ce soit dans l'espace
Vous les invitez à le faire davantage ?
Moi je voudrais que ces conseils des droits et familles Soient obligatoires dans les villes De plus de 10 000 habitants Après 10 000 habitants On décidera Ça peut même être jusqu'à Ça peut même être à 5 000 habitants Il faut qu'il y ait juste une administration Qui puisse suivre le jeune et la famille Et je pense qu'il faut pouvoir proposer les sanctions Des sanctions éducatives pour le jeune Immédiatement Dès qu'il se fait remarquer Dès qu'il commence à mettre le souk Et puis éventuellement Rappeler les parents à leur responsabilité Mais les maires Il faut prendre des sanctions Vis-à-vis des parents Parce que vous savez que La société est très généreuse On donne beaucoup d'aide aux familles Des aides aux vacances Des aides à la culture Des aides de toutes sortes Si le jeune est délinquant Et que les parents sont défaillants Il faut aussi pouvoir les sanctionner Avec une question derrière cela Qui est la question C'est le rappel à la loi
De la capacité ou non De la France à continuer à être généreuse Comme vous le dites Puisque c'est un peu le débat Qui commence à s'installer Mais Valérie Pécresse Si je m'arrête quand même un instant Sur cette question-là Les maires ils sont élus Et ils sont de toutes étiquettes Sur une question par exemple Comme faut-il ou non Armer la police municipale Vous le savez bien Y compris par exemple Au sein des maires écolos Il y a celui de Bordeaux Qui estime qu'il faut en effet Que les policiers soient armés Le maire de Grenoble Qui à l'inverse dit non Donc sur des questions Comme l'armement Ou non Des policiers Comme la justice Qu'il faudrait rendre Sous tel et tel angle Comme les sanctions à prendre Est-ce que vous n'estimez pas Qu'en donnant le pouvoir Au maire On va avoir une justice
Éclatée en France ?
On aura déjà une justice Parce que le problème C'est qu'il y a toute une série De petits actes Qui ne sont pas du tout Aujourd'hui sanctionnés Et on aura aussi La prévention de la récidive J'ajoute sur les polices municipales Moi je suis catégorique Aujourd'hui Les polices municipales Doivent devenir Des vraies polices De proximité Bruno Retailleau Bruno Retailleau Au ministère de l'Intérieur Est en train de faire Ce qu'on appelle Le beau veau Des polices municipales L'objectif C'est de donner Plus de pouvoir A ces polices municipales Pour qu'elles puissent Être des vraies Là aussi Alors Des auxiliaires De la police nationale Que la police nationale Puisse se focaliser Beaucoup plus Sur l'ultra-violence Les enquêtes Le grand banditisme Et que en proximité Vous ayez une police Qui elle Maille le terrain Qui fait de l'îlotage Là-dessus Je suis catégorique aussi Il faut rendre obligatoire L'armement des polices municipales Dans les très grandes villes Ça n'est pas normal Qu'à Paris La police municipale Soit pas armée A Grenoble A Nantes On voit monter L'insécurité Dans ces métropoles Et tout repose Sur la police nationale Or la police nationale Elle n'a plus du coup Les effectifs Pour aller dans les zones Plus rurales Comme ce village De la Drôme Qui est peut-être En zone gendarmerie Mais gendarmerie et police On a besoin Qu'ils soient Sur la grosse délinquance La délinquance ultra-violente Et on a besoin Que les polices municipales Elles Puissent occuper le terrain De la sécurité de proximité A Paris Vous avez vu Qu'il y a une recrudescence De couteaux Couteaux D'armes blanches D'armes blanches saisies Comme partout C'est la question de l'arme Je veux dire Le couteau Notamment l'arme de la jeunesse Pourquoi je parle de Paris C'est parce qu'à Paris Ils ont fait un hashtag Stop couteau Voilà
Je précise Pour ceux qui nous écoutent À RMC Que vous faites Un visage Mi-amusé Mi-ironique Ben oui
Voilà On lutte pas Contre des porteurs D'armes blanches Avec des hashtags On lutte En armant une police municipale Parce que je ne vois pas Comment une police municipale Non armée Peut lutter contre des délinquants Qui ont des armes Et en Ile-de-France On a deux policiers municipaux Boliciers municipaux
Qui ont trouvé la mort Mais c'est notamment Evidemment Mais c'est notamment aussi Des armes de la jeunesse On a notamment Un projet d'attentat Qui a été déjoué La semaine dernière Avec un jeune de 17 ans Qui a été arrêté Ce jeune là Il a été arrêté Parce qu'il était en possession D'un couteau Vous vous êtes à la tête D'une présidence de région La question de la vérification Ou non des sacs Des collégiens Des lycéens Est-ce que vous estimez Qu'il faut carrément
Le systématiser ?
Non je ne crois pas Qu'il faille le systématiser Parce que la vérité C'est que dans un lycée Ou dans un collège On peut très bien Aller mettre un couteau Sous une grille Et aller le récupérer après Donc je ne pense pas Ce que je crois C'est qu'il est indispensable Pour les mineurs délinquants Qui sont de plus en plus jeunes Et de plus en plus violents C'est ça la réalité Je préside la région La plus criminogène de France C'est l'Ile-de-France Donc je vois monter Ces phénomènes De rixes de bande Vous savez que j'ai été obligé De créer des brigades régionales De sécurité dans les lycées Ce sont 100 personnes Qui aujourd'hui Se déploient en brigade de 5 Et qui ramènent le calme Quand il y a des attaques Des professeurs Des intrusions Des rixes Du deal Du racket Donc ce que je veux dire C'est qu'on voit monter Cette délinquance juvénile Pour la contrer Je le dis Il faut des sanctions immédiates Pour les mineurs délinquants Le vrai problème que nous avons C'est que notre justice Fait une césure Aujourd'hui C'est-à-dire si vous La justice des mineurs La justice des mineurs La justice des mineurs Fait une césure Ça veut dire qu'un jeune Qui est pris la main dans le sac Il peut être aujourd'hui Condamné Pas encore en comparution immédiate Mais avec la loi Atals On avance Donc il peut être condamné Mais quand il sera condamné Il y a une césure Entre le moment On déclare qu'il est coupable Et le moment Où il va faire une peine
Il faut revenir A une justice des mineurs Qui se donne en une seule fois Elle n'existe pas aujourd'hui
La condamnation
Et la peine
Elle n'existe pas Il faut changer profondément La justice des mineurs En acceptant La comparution immédiate Des mineurs Et la sanction immédiate Alors ça va complètement contre Toute la tradition Qui est de dire Il faut faire une enquête sociale L'enquête sociale Va durer des mois Et le temps qu'on fasse Cette enquête sociale Il n'y a pas de sanction Il ne faut plus d'enquête sociale ?
Il faut de l'enquête sociale Mais le sujet Ce n'est pas ça Il faut prévenir la récidive Et le problème C'est quand on met 8 mois Entre le prononcé de la sanction Et son exécution On ne permet pas De stopper la spirale De la délinquance Et le gamin Il a volé un oeuf Il finira par voler un bœuf Et tout ça Parce que la société N'aura pas réagi assez vite Et je suis pour les courtes peines de prison Qui vont contraire Appliquer tout de suite Comme le font nos voisins hollandais Qui vont Exactement Qui vont complètement À l'encontre de ce qu'on fait Depuis des années On considère que La prison On doit repousser Repousser Repousser l'échéance A deux ans de condamnation ferme Ça n'est plus possible On aménage trop les peines Aujourd'hui Une peine très courte de prison D'une semaine De deux semaines C'est ce que font Nos voisins Pour stopper L'ultra-violence Et ça marche Ça marche Il faut des prisons spécialisées
Pour les primo-condamnés Des prisons spécialisées Pour les primo-condamnés Des prisons spécialisées Pour les narcotrafiquants Absolument Ça fait beaucoup Mais là-dessus Vous soutenez la loi Sur le narcotrafic Qui arrive aujourd'hui à l'Assemblée
Non seulement je la soutiens Mais je dis Que c'est un impératif national Il faut se rendre compte Et c'est En tant que présidente De la région Où il y a le plus De narcotrafic En France Que je parle Aujourd'hui Le narcotrafic C'est un état mafieux Dans l'état Un état mafieux Qui veut déstabiliser l'état Alors oui Le narcotrafic Il tue Il plonge des familles Dans des grandes détresses Mais en plus de ça Il déstabilise La société française En entier Parce qu'il y a des quartiers Dans lesquels on gagne Beaucoup plus En dealant Qu'en allant faire des études C'est ça Qui est complètement déstructurant Valérie Pécresse Pourquoi Bruno Retailleau Et pas Laurent Wauquiez ?
Pour plusieurs raisons D'abord Parce que j'ai une dette d'honneur Vis-à-vis de Bruno Retailleau Et cette dette d'honneur Je veux m'en acquitter C'est quoi ? Qu'est-ce qu'il a fait pour vous Pour que vous en soyez ?
Une dette d'honneur De reconnaissance Parce que Je ne sais pas si dans votre vie Vous avez vécu des périodes Où vous étiez vraiment Face à une épreuve Et vraiment seul Si vous avez vécu Ces périodes-là Vous savez que On n'oublie pas Ceux qui vous tendent la main Et qui sont présents Et qui vous portent À ce moment-là Je me sens presque ému Là-dessus Oui Bruno Retailleau En 2022 Il a fait partie Du très très petit nombre De personnes Qui m'ont aidée Du début jusqu'à la fin On a fait ensemble Mon projet sur l'immigration On a fait ensemble Les 100 premiers jours D'une présidence Pécresse Qui n'a jamais eu lieu Qui n'a pas trouvé son public On va dire Mais il a été là Il a été d'une loyauté Sans faille Et moi je pense Que c'est important dans la vie De savoir dire Merci C'est quasiment une question humaine Oui c'est humaine C'est entre lui et moi Mais au-delà de ça Il y a aussi un choix politique Et ce choix politique Il n'est pas négligeable Je pense aujourd'hui Que Bruno Retailleau Est l'homme de la situation Pour relever la droite Je pense qu'il l'est Parce que je pense Que les Français Ils cherchent Ils cherchent De la force De la sincérité Ils cherchent des résultats aussi Et c'est les principales critiques Qu'on fait aux politiques
Mais sur la question des résultats On en parlait à l'instant La situation vous-même Vous le décriviez Sur le plan notamment De la délinquance Ou du narcotrafic On ne peut pas dire franchement Que les choses aillent très bien Valérie Pécresse Sur la question du dossier algérien Le rapport avec l'Algérie Le fait que l'Algérie refuse Pour l'heure De récupérer un certain nombre De ses ressortissants Les plus dangereux La liste a été donnée Par Bruno Retailleau Il menace de démissionner S'il n'est pas suivi Sur le bras de fer Avec l'Algérie Est-ce que vous estimez Qu'il faudrait dans ce cas Qu'il démissionne vraiment Est-ce que c'est ça Ce qu'il faut pour la France ?
Il y a plusieurs questions Dans la question D'abord sur les résultats Je note que la loi Sur le narcotrafic Est d'origine sénatoriale C'est Bruno Retailleau Qui l'a initié Quand il était sénateur Aujourd'hui il l'apporte Au Parlement Je m'y arrête une seconde Je le dis Dévitaliser cette loi Ce serait une faute morale Et politique Et je demande vraiment Aux députés De se mobiliser Pour cette loi Aux côtés de Bruno Retailleau
Je précise les choses Pour ceux qui nous écoutent Il y a aussi une double lecture Qui est le patron Des députés LR A l'Assemblée C'est Laurent Wauquiez Est-ce que vous pensez Que la concurrence entre Laurent Wauquiez Et Bruno Retailleau Au niveau des LR Pourrait fragiliser La loi elle-même ?
Je ne l'imagine pas A un seul instant Voilà Je ne l'imagine pas A un seul instant En revanche je vois Que dans le bloc central Ça vacille Je vois aussi Que le rapporteur Est socialiste de la loi Donc on n'a pas de majorité Dans cette chambre Introuvable là Donc le sujet C'est que tout le monde Doit être sur le pont Ça c'est sur le narcotrafic Mais je n'élute pas Votre question sur l'Algérie Sur l'Algérie Et moi je suis extrêmement heureuse Que la position de fermeté Qu'a défendu Bruno Retailleau Soit majoritaire aujourd'hui Au gouvernement Et je pense en plus Que la façon Dont les choses se présentent C'est plutôt une main tendue Finalement Au gouvernement algérien Quelle est la situation ?
La situation on la connait Nous avons des accords Qui sont très favorables Aux ressortissants algériens En France Très favorables C'est le fruit de l'histoire Mais en contrepartie De ces accords Le gouvernement algérien Et s'est engagé Là encore C'est des accords S'est engagé En contrepartie A reprendre ces ressortissants Sans aucune autorisation S'ils ont des papiers en règle Et qu'ils sont dangereux Voilà
Mais s'il n'y a pas de bilan A la fois sur la question De la délinquance Du narcotrafic Et peut-être de l'Algérie Puisque pour l'instant En tout cas Il n'y a pas Vous dites une main tendue Mais elle n'est pas saisie Pour l'instant Par l'Algérie Est-ce que Bruno Retailleau Ne sera pas défait Par son bilan En quelque sorte
Bruno Retailleau C'est un homme de conviction Je vais vous raconter Une anecdote Que je n'ai encore Jamais racontée Mais il y a quelques mois Vous savez Quand François Bayrou A fait son gouvernement Pour obtenir Pour ne pas avoir de censure A un moment Il y a eu la tentation De revenir sur La réforme des retraites Oui Et pendant 2-3 jours On n'a pas très bien su Quelle allait être la solution Puis finalement Ça a été le conclave Le fameux conclave On en parlera peut-être Oui On en parlera peut-être Mais il y a eu quand même La tentation Ou le risque Que la réforme des retraites Soit totalement détricotée Et à ce moment-là J'avais pris la parole Et j'avais dit Si le gouvernement Bayrou Détricote la réforme des retraites Nous ne pourrons plus Continuer à le soutenir Nous ne pourrons plus Rester dans ce gouvernement Et j'avais appelé à l'époque Bruno Retailleau Pour lui dire Que j'allais le dire Voilà Parce que ça allait Je ne voulais pas le fragiliser Le mettre en situation Compliquée Je lui avais dit Je pense Qu'on ne pourra pas rester Et je vais le dire Et il m'avait répondu Mais je partage ton opinion C'est-à-dire que Bruno Retailleau N'est pas un homme Qui Voilà Qui
Vous voulez dire Qu'il n'est pas accroché C'est-à-dire qu'il était prêt A ne pas rentrer Dans ce cas-là Dans le gouvernement C'est quelqu'un
C'est un homme qui met Ses opinions Ses convictions Avant ses ambitions Sur la réforme
Justement A 62 ans Qui était une perspective Que certains Dans le conclave Voulaient pouvoir aborder Il n'y avait Soi-disant Ni tabou Ni totem Désormais On l'a compris François Bayrou Le contexte ne le permet pas Est-ce que c'est vraiment Le contexte qui ne le permet pas Et est-ce qu'au fond Ce conclave a encore un sens
Si j'étais un peu sincère Je vous dirais que le contexte Ne l'a jamais permis Le contexte ne l'a jamais permis Mais alors pourquoi
Pourquoi leur avoir fait croire Qu'ils allaient pouvoir débattre En toute liberté ?
Parce que Alors Il peut y avoir une interprétation Qui est très positive C'est de dire Aux partenaires sociaux Bah écoutez Moi je vous demande de débattre En toute liberté Mais dans un cadre financier Contraint C'est-à-dire Je vous demande de débattre Mais sans que ça me coûte Un euro de plus
Mais il peut y avoir aussi Une lecture moins positive Si je peux pas C'est-à-dire un peu plus filoute
Non c'est pas filou C'est de dire C'est de mettre enfin Les partenaires sociaux En responsabilité De leur dire Ecoutez Voilà les amis Vous nous dites qu'on peut faire autrement Avec le même argent Montrez-nous comment on peut faire autrement Avec le même argent La vérité c'est qu'on ne peut pas faire autrement On ne peut pas faire autrement Que de repousser l'âge de départ à la retraite C'est la seule réforme
Le repousser C'est-à-dire que c'est pas juste Rester à 64 ans C'est le repousser
C'est 64 ans Ok On ne peut pas faire autrement Que d'aller à 64 ans On ne peut pas revenir en arrière Parce que si on revenait en arrière Ce serait des dizaines de milliards d'euros Qu'il faudrait trouver Mais je vous pose la question Est-ce que vous l'avez en train de faire un sens Dans ce cas Non A mon avis Il est caduque En tout cas Il est quasiment caduque Parce que la vérité C'est que je pense Que certains Certains partenaires sociaux Ont cru qu'ils pourraient obtenir Le retour à 62 ans Or ça C'était évidemment pas possible
Est-ce qu'on ne l'aurait pas fait croire ? Est-ce qu'on ne l'aurait pas fait croire ? C'était ma question Quand je vous disais Philou
Ça c'est au Premier ministre De nous le dire La vérité Moi je l'ai toujours dite Aux Français Toujours Depuis le début On ne peut pas Quand on vit plus longtemps Ne pas travailler plus longtemps Sinon On met nos retraites en faillite Et Moi ce que je propose Je propose autre chose Parce que Finalement Il faut changer C'est comme pour la justice Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Il faut changer de paradigme Il faut indexer Indexer automatiquement L'âge de départ Avec l'augmentation De l'espérance de vie Parce qu'on se fait Un psychodrame Tous les deux ans Là où une partie De nos voisins En fait Ils ont mis en place Un système Qui est juste Qui est de dire Mais si on vit jusqu'à 80 ans Et bien c'est C'est 64 ans Mais si on vit jusqu'à 85 ans
Mais l'espérance de vie De manière générale Ou l'espérance de vie Par filière Si je puis me permettre Parce qu'il y a quand même Une espérance de vie Beaucoup plus longue Suivant que vous avez passé Votre vie derrière un écran Dans un bureau Ou si vous avez été Effectivement à l'usine
C'est tout à fait justifié Comme remarque Moi je crois Qu'il faut que ce soit L'espérance de vie générale Mais je pense Qu'en revanche Il faut accepter Que la pénibilité Des métiers Soit discutée En fonction des branches Parce que c'est évident Qu'on ne fera pas travailler Un ouvrier du bâtiment Aussi longtemps Effectivement Qu'un cadre Dans une entreprise
Valérie Pécresse Le voile dans sport Est-ce que vous estimez Que c'est de l'entrisme Ou non La loi adoptée par le Sénat Veut interdiction du voile Dans les fédérations sportives La ministre des sports Elle estime Que le port du voile N'est pas de l'entrisme Et vous ? Moi je crois
Qu'il faut une règle claire C'est comme pour le voile A l'école Il faut que le parlement Se prononce Et il faut que le parlement Dise le droit Pourquoi je dis ça ?
Parce que j'ai Beaucoup de compétitions sportives Qui se déroulent aujourd'hui Puisque l'idée Ce serait d'interdire le voile Dans les compétitions sportives C'est assez logique Parce que L'équipe de France N'est pas voilée Donc je ne comprends pas Pourquoi on dit L'équipe de France Ne doit pas être voilée Et qu'on dit Mais dans les compétitions sportives Les autres équipes Ont le droit Moi j'aime cette idée De neutralité du sport J'aime l'idée Que les jeunes filles Qui pratiquent du sport On ne les stigmatise pas En disant Tiens Là il y en a une Qui est musulmane Je suis pour la neutralité Mais Je pense surtout Qu'il faut Quelle que soit la décision Il faut lui dire le droit Parce que J'ai des arbitres Qui ont parfois 16 ans 17 ans Qui se retrouvent En train d'arbitrer Des compétitions De U12 U14 De jeunes filles Et c'est à elles A elles les arbitres De faire la police Dans une compétition Qui se déroule Ici ou là Ça n'est pas possible Vous comprenez bien Qu'on ne peut pas laisser Les arbitres Décider toutes seules Donc c'est les fédérations Certaines ont pris Leur responsabilité La fédération de foot La fédération de basket Elles ont érigé Des règles Mais vous estimez Que la règle Elle doit être la même Pour tous les hommes Mais oui Moi je crois Qu'il faut une règle Pour tous Je pense que le parlement Ne doit pas se décharger De ses responsabilités Sur des clubs sportifs Qui sont eux Complètement démunis Pour le faire Et des jeunes femmes Qui sont en arbitre Qui sont même Peut-être pas majeures
Merci Valérie Pécresse D'avoir répondu A mes questions Présidentes LR De la région Île-de-France Il est 8h52 Sur RMC et BFM TV
Valérie Pécresse