Le journal de 6h - 25/06
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« 6 milliards d'euros pour revaloriser les salaires des soignants, pas assez, répondent les syndicats mécontents. »
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« 6 milliards d'euros au moins au Bécart-Grenier. »
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« L'enveloppe, 6 milliards d'euros qui doivent servir à 3 choses. »
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« Ils espèrent une hausse de 300 euros. »
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« Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts pour le Covid-19. »
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« Beaucoup de pays ont connu des augmentations de 25 à 50% au cours de la semaine dernière. »
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« Près de 1200 morts en 24 heures au Brésil et 11 personnes ont succombé au Covid en France. »
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« Le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée sera indemnisé à 84% du salaire net. »
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« A l'été 2019, Emmanuel Macron écrit au parquet national financier pour disculper celui qui est son bras droit, le secrétaire général de l'Elysée. »
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Vous écoutez RMC, jeudi 25 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, il est presque 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 6 milliards d'euros pour revaloriser les salaires des soignants, pas assez, répondent les syndicats mécontents. Ils demandent au gouvernement de revoir sa copie. Je ne suis pas un pigeon de l'année, Didier Raoult a campé sur ses certitudes hier. L'infectiologue marseillais a été auditionné pendant 3h à l'Assemblée. Il est l'invité exceptionnel de RMC et BFM TV ce matin à 8h20. Et puis le chômage partiel de longue durée soutenu par l'État, il pourrait être mis en place dès le 1er juillet.
Bienvenue à tous sur RMC. Gagner plus pour travailler mieux, les soignants réclament depuis des mois et des mois une revalorisation salariale. Hier, une enveloppe a été mise sur la table par le ministre de la Santé Olivier Véran. 6 milliards d'euros au moins au Bécart-Grenier.
Pour la première fois, Olivier Véran, le ministre de la Santé, est arrivé à la table des négociations avec une enveloppe et un calendrier. L'enveloppe, 6 milliards d'euros qui doivent servir à 3 choses. L'augmentation immédiate des salaires des agents publics du secteur hospitalier. Ils espèrent une hausse de 300 euros. Il y aura aussi des majorations supplémentaires, plus ciblées pour certaines professions les moins bien payées, notamment les infirmiers, les aides-soignants ou encore les techniciens de laboratoire. Cette enveloppe servira aussi à repenser le système des primes dans son ensemble. Et en plus d'un chiffre, les syndicats ont obtenu hier une date.
Les hausses de salaire pourraient entrer en vigueur dès le 1er juillet.
Et pourtant, les négociations sont toujours en cours. Les syndicats ne sont pas encore totalement satisfaits.
La mauvaise surprise pour les syndicats hospitaliers, c'est de devoir partager cette enveloppe en partie avec le secteur privé. Ils demandent donc au gouvernement de revoir sa copie. La Fédération hospitalière de France estime à 5,5 milliards les besoins, mais uniquement pour l'hôpital public. Les négociations vont donc s'intensifier dans les jours à venir. Et les représentants syndicaux disposent d'un moyen de pression dans ces échanges. Une nouvelle mobilisation dans la rue est déjà prévue le 30 juin mardi prochain.
Merci Mao. Comme un professeur face à ses élèves ignares, le professeur Raoult a distribué les bons et les mauvais points. Hier, face aux députés, l'infectiologue marseillais a été auditionné pendant trois heures devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. Olivier Véran, mal entouré, le conseil scientifique, dix types qui se connaissent et travaillent entre eux. La politique de dépistage totalement archaïque. Il aurait fallu déclencher des tests à grande échelle.
Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts pour le Covid-19. Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie. Mais à partir du moment où le test n'était pas fait, on ne pouvait pas étudier la maladie. Tout ce que l'on a déduit sur la maladie, on l'a déduit à partir de la grippe. Et ce n'était pas vrai.
À la question de savoir si l'épidémie allait repartir à un moment, Didier Raoult a laissé entendre que l'épidémie de Covid-19 pourrait revenir à un niveau important en France. L'hiver prochain, il s'est appuyé pour ça sur l'exemple de la Nouvelle-Zélande où l'hiver débute puisque le pays est situé dans l'hémisphère sud. Je vous rappelle donc que le professeur Raoult répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin à partir de 8h20 sur RMC et BFM TV. Bientôt 10 millions de cas dans le monde OMS parlent d'une tendance continue et préoccupante. Beaucoup de pays ont connu des augmentations de 25 à 50% au cours de la semaine dernière.
Près de 1200 morts en 24 heures au Brésil et 11 personnes ont succombé au Covid en France. On en reparlera évidemment avec le professeur Raoult. L'annonce concerne potentiellement plusieurs millions de personnes. Le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée sera indemnisé à 84% du salaire net. Il entrera en vigueur le 1er juillet. On connaîtra les chiffres du chômage pour le mois de mai à la mi-journée. Sans surprise, ils ne seront pas bons. Eux ont été licenciés il y a un an. Les 136 ex-salariés de Luxfer à Gersad dans le Puy-de-Dôme se mobilisent aujourd'hui. Leur usine produisait des bouteilles d'oxygène pour le secteur médical et les pompiers.
Ils réclament la relocalisation de leur usine et dénoncent l'inaction du gouvernement. Le reportage pour RMC de Florence Donjon.
Derrière les grilles scellées de l'usine, Axel Perronzic, ancien délégué CGT, a du mal à cacher sa frustration. Ça fait mal au cœur de voir une friche alors qu'on a des machines qui sont prêtes à démarrer. Il y a un an, le groupe basé en Angleterre fermait l'usine de Gersad, pourtant bénéficiaire. Une aberration pour ce syndicaliste. Il y a quand même eu deux crises ces deux dernières années. Les incendies et de l'autre côté, la crise du Covid-19. Nous, on est équipementiers pour les deux. On est les derniers du territoire et on a un groupe qui fait exprès de maintenir à l'arrêt cette usine pour forcer l'Europe à payer plus cher ses produits.
Le ministère de l'économie et le groupe Luxfer ont entamé des négociations pour la vente du site il y a maintenant deux mois. Frédéric Vigier, ancien délégué CFDT, appelle l'État à prendre ses responsabilités. Il y a quand même des lois qui ont été votées pour réquisitionner. Donc l'État a tout à fait les possibilités d'utiliser les moyens juridiques pour faire céder le groupe. André Chesseigne est député du Puy-de-Dôme et soutient les ex-salariés depuis la première heure. Il plaide pour l'intérêt national. Il arrivera un moment où notre dépendance fera qu'on ne pourra pas se fournir en bouteille.
Donc il faut travailler pour l'avenir et travailler pour l'avenir, c'est avoir la maîtrise de cet outil de production. La manifestation qui se veut nationale espère rassembler un millier de personnes sur le site.
Le monde de la nuit dans le nez. On les professionnels soutenus par une soixantaine de députés ont lancé un appel hier pour la réouverture dès le 1er juillet de l'ensemble des discothèques en France. Les établissements sont fermés depuis plus de trois mois. Et pour l'instant, le gouvernement les maintient fermés au moins jusqu'à septembre. Nouveau rebondissement dans l'affaire Alexis Colleur. Des investigations sur le secrétaire général de l'Elysée, soupçonnées de conflits d'intérêts, vont reprendre. Une première enquête avait été classée sans suite par le parquet national financier en août 2019. Selon Mediapart, Emmanuel Macron est intervenu pour disculper Alexis Colleur. Paul Barcelone.
C'est une lettre qui a peut-être fait basculer l'affaire Alexis Colleur. A l'été 2019, Emmanuel Macron écrit au parquet national financier pour disculper celui qui est son bras droit, le secrétaire général de l'Elysée. Alexis Colleur, visé par une enquête pour conflits d'intérêts et prises illégales d'intérêts, est en fait soupçonné de ne pas avoir rendu public ses liens familiaux avec la famille Aponte, principale actionnaire du groupe MSC. Le groupe est le premier client des chantiers navals de l'Atlantique et reçoit donc beaucoup d'argent public. Alexis Colleur est alors soupçonné d'être doublement impliqué dans les négociations.
Mais dans son courrier, Emmanuel Macron écrit noir sur blanc qu'il avait bien connaissance des liens familiaux d'Alexis Colleur et que de toute façon, les négociations entre l'État et MSC n'étaient pas dans ses attributions. Un mois après ce courrier, l'enquête a été classée sans suite.
Emmanuel Macron et Vladimir Poutine s'entretiendront demain après-midi par visioconférence faire le point sur le dialogue stratégique engagé entre la France et la Russie notamment. Des températures par endroits encore caniculaires aujourd'hui en France et des masques toujours obligatoires à porter dans les transports notamment. Pour les restaurateurs et cafetiers également, ils sont contraints d'être masqués face aux clients. Reportage à Toulouse de Jean-Wilfrid Forkess.
Dans ce café-restaurant de la place du Capitole, les serveurs multiplient les allées et venues entre la terrasse et le bar. Selon Mehdi, pas facile de travailler avec un masque en période de forte chaleur. Chaleur, machine à café, machine à laver plonge, frigo pour tenir les bouteilles au frais. Ça crée beaucoup, beaucoup de chaleur. Et on a du mal à respirer avec le masque au bout d'un moment. Et voilà, on est obligé de sortir, de se ventiler. Et c'est très difficile. Et on a des fortes chaleurs, c'est très dur. Très, très dur. Et pour ceux qui travaillent en cuisine, il faut ajouter des fortes températures provoquées par les fours notamment.
C'est pour cela que le responsable local de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, Aïvodanaf, milite en faveur de modifications. Qu'on garde les masques pour le personnel du service, pour protéger les clients, nous sommes d'accord. Mais par contre, au niveau du personnel de cuisine qui vivent ensemble, qui sont toujours à proximité les uns des autres, je crois que ça mériterait un assouplissement. Et donc, l'abandon du masque éventuellement. Et ici, à Toulouse, jusqu'à la fin de la semaine, on attend des températures comprises entre 33 et 35 degrés.
Et puis, restrictions de circulation aujourd'hui dans l'agglomération parisienne. Pollution, à cause de la pollution, pardon, seules les voitures munies d'une vignette critère de 0 à 2 sont autorisées donc à circuler aujourd'hui.