Affaire Lyhanna : un scandale d'Etat ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 42 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quels sont les dysfonctionnements révélés par l'affaire Liana ?
- 2:05RelanceRéponse directe
Le ministre de la justice a convoqué les procureurs. Est-ce que ça va changer quelque chose ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Les moyens sont-ils la seule cause des défaillances ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il un parquet national dédié aux violences sexuelles ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il différencier les agresseurs opportunistes des criminels ?
- 14:30OuverteRéponse directe
Faut-il boycotter la Coupe du monde aux États-Unis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Maître SagierChiffre
« À 83 %, les agressions sexuelles sont intrafamiliales. »
- 7:30Maître SagierChiffre
« Un homme sur 10 a eu envie sexuellement d'un enfant. »
- 4:00InconnuChiffre
« En France, vous avez 11 juges et trois procureurs pour 100000 habitants. En Allemagne, c'est 24 juges et 7 procureurs. »
- 8:00InconnuChiffre
« Il y a 0,6 greffiers en France contre 14,7 dans la moyenne du Conseil de l'Europe. »
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Vous d'accord ? Valérie Expert. Bonjour à toutes et à tous.
Bonjour Gill Gman, bonjour Félix Mathieu. Aujourd'hui évidemment nous revenons sur sur l'affaire Liana, la mort de cette petite fille, l'assassinat de cette petite fille dans le dans le Gers. Le ministre de la justice réunit les procureurs.
On va essayer de comprendre les 10 fonctionnements qui ont pu intervenir. On va être dans un instant avec Jean Saier. Maître Sagier, avocat de l'association Innocence en en danger euh pour évoquer les dysfonctionnements qui [musique] ne sont pas nouveaux.
On voit tout le monde s'émouvoir. Néanmoins, l'association Innocence en danger alerte depuis des années puis à 11h évidemment avec vos appels, vos témoignages qui étaient déjà très nombreux vendredi et qui nous racontaient ces dysfonctionnements. 0826 300 que vous évoque cette affaire.
On sera avec vous et Gill avec vous dans le zapis des pas de côté le pas de côté enfin ça a fait beaucoup parler ce weekend Bernadette qui était très chouette et la disparition de Bernadette Chirac. On verra si c'est une époque politique qui s'en va parce qu'elle était évidemment engagée derrière son mari Jacques Chirac mais c'était aussi une vraie politicienne mais avec une certaine classe. On pourra en parler avec nos débatteurs et nos auditeurs au 0826 300 300.
Qu'est-ce que c'est Jin 3 ? Si je dis Jim 3, la coupe du monde, [rires] vous êtes pas prêt, vous avez pas vous avez pas sorti les cahettes et les saucisson et les maillots et les maillots. On parlera on parlera des maillots.
Alors c'est un vrai business hein. Hier d'ailleurs il y a eu un reportage sur M6 juste incroyable sur le business des maillots. Et puis je vous parlerai de quelque chose d'assez incroyable.
Les Français ont deux fois plus d'or chez eux que la Banque de France. Ce sera tout à l'heure à 10h30. C'est quoi le problème ?
On voudrait bien savoir, on voudrait bien avoir la réponse après le choc de la mort de la petite Liana dans le Gers. Je disais, le ministre de la justice réunit ce matin tous les procureurs généraux, action réaction. Est-ce que ça va changer quelque chose cette petite phrase sur laquelle on pourra revenir ?
Personne ne partira en vacances. Euh dit Gérald Darmanin, ça semble assez dérisoire par rapport à l'ampleur du problème. Oui, il les a convoqué à 8h30 les procureurs généraux des 36 cours d'appel du pays pour leur demander bah une revue des affaires de violence sexuelles qui impliquent des enfants.
Il y en aurait 70000. Effectivement, il l'a dit Géral Dermanain, on va prendre toutes les plaintes. Il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances tant que ce reconcement n'aura pas été fait.
Alors après la marche blanche d'hier a Fleurance, des associations féministes et des associations de protection de l'enfance aussi en appel à se rassembler aujourd'hui devant les tribunaux. Le ministre de la justice d'ailleurs a présenté les excuses de l'institution judiciaire à la famille de Lien. Alors évidemment des syndicats de de magistrats parlent des parquets engorgés pour cause de juge et de graissifier en nombre insuffisant.
Néanmoins, la question des moyens est-elle la seule en cause ? Oui. Bah justement le président de la République l'a un peu évacué cette question de les moyens en disant que dans cette affaire Liana, c'était plus grave que ça, qu'on était au-delà de ça, qu'il y avait eu négligence.
On rappelle que le suspect en tout cas n'avait toujours pas été entendu au bout de plusieurs mois de procédure depuis la plainte malgré des éléments d'enquête à Cablan, des antécédents aussi qui étaient quand même très inquiétants. Il y en avait déjà eu des plaintes. Reste les chiffres quand même qui disent le sous-effectif.
Selon la conférence nationale des procureurs de France, notre pays compte trois procureurs pour 100000 habitants contre 12 en moyenne en Europe. Autrement dit, donc la France compte, semble-t-il, quatre fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne tout de même. Et ça don des conséquences au quotidien, racontait maître Pierre Olivier Sur, avocat pénaliste, ancien bâtonnier de Paris.
Il était l'invité de Jacques Cardos dans le grand matin Sud Radio. Regardez qu'est-ce qui se passe pour nous avocat quand on dépose plainte. Bordeaux qui est une juridiction où je connais bien, on dépose plainte pour une jeune fille qui a subi euh des atteintes et ben, il se passe rien.
On appelle le parquet, il vous prend pas au téléphone. Réponse. Ouais.
On appelle les gendarmes rien, on appelle le maire de la ville. Alors lui, le maire il fonctionne, il appelle à droite à gauche et enfin vous arrivez à voir les gendarmes. Et qu'est-ce qu'ils vous disent les gendarmes ?
Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ah bah maître, oui, mais vous savez, on a beaucoup d'affaires en ce moment. On le mettra sûrement en garde à vue dans quelques mois. et entre-temps, il est toujours là sur zone.
Alors lui, on appelle à développer caé, c'est le système intranet des parquets, à mieux communiquer entre gendarmerie, police et justice. Parce que dans ce dossier, Liana, le magazine le nouveau détective affirme que le parquet aurait demandé par courrier aux gendarmes d'arrêter Jérôme Barella en février. Une demande qui n'a pas été suivie des faits.
On sait pas trop ce qui est devenu ce courrier. Une inspection en tout cas justice, gendarmerie, éducation nationale doit rendre ses conclusions sous 15 jours pour faire la lumière sur les défaillances dans cette affaire. Alors, on est en ligne avec Jean Sagier, avocat d'innocence en danger.
Bonjour maître, merci d'être d'être avec nous ce matin. Pour vous, ce n'est c'est ce que ce que vous dites, c'est que l'affaire Liana révèle un fonctionnement ou un dysfonctionnement structurel de la de la justice. N'est pas un fait isolé.
Bonjour maître. Oui, bonjour. Non.
Je je vais même pas parler de dysfonctionnement. Je ne vais pas parler de dysfonctionnement parce qu'un dysfonctionnement ça se corrige. Là, on est face à un système qui fonctionne comme il est prévu qu'il fonctionne, c'est-à-dire qu'il enrille absolument partout.
Ce que dit maître Sûr est absolument certain. Nous avons dans nos cabinets et actuellement actuellement j'ai alors à cette heure-ci, les enfants sont à l'école, je peux en parler. J'ai un pscolaire euh deux enfants 8 ans qui dénonce les jeux scatophiles et europhiles de l'animateur.
Les dénonciations sont très précises. Le comportement de l'animateur ne laisse pas un instant douter que cela ne puisse se qualifier que de viol. H Et bien, la plainte est déposée le 17 avril.
L'individu est mis en garde à vue et puis à l'issue de sa garde à vue, aussi stupéfiant que ça puisse paraître, il les remis en liberté. On apprend que peut-être que l'enquête va se poursuivre probablement 2e quinzaine de juillet parce qu'il n'y a pas de psychologue susceptible d'accueillir la parole de l'enfant avant la deuxième quinzaine de juillet. Il faut que l'affaire de la petite il y en a sorte pour que la gendarmerie s'aperçoive que s'il y a la possibilité d'écouter cet enfant ce matin, on est donc le 8 juin.
Voilà comment ça fonctionne. Ouais. Et c'est et c'est et ces plaintes pour agression [grognement] sexuelle sont de plus en plus nombreuses également.
Donc est-ce que c'est une question de moyen ? C'est ce que disait une magistrate en disant les dossiers s'accumulent et et on n pas le temps de les traiter ou on ne peut pas. Il y a toujours des priorités sur des priorités.
Il est enfin je reprends vous dites c'est pas un dysfonctionnement, c'est effectivement le système en lui-même qui qui ne qui bah qui disjoncte complètement. Qu'est-ce que qu'est-ce qu'il faut faire ? Alors oui, bien entendu qu'il y a une question de moyens, bien entendu qu'il n'y a pas assez de magistrat, bien entendu qu'il n'y a pas assez de de temps, pas assez de personnel, pas assez de tout, mais surtout il y a pas assez de volonté parce que l'on voit dans ce dossier que on pouvait très bien avec un simple appel téléphonique à l'issue de la première affaire extrêmement grave parce que cet individu, il va progresser, hein, il progresse très tranquillement. relation inappropriée avec un mineur de 17 ans, ça passe à l'asse.
Bon, très bien, il y a pas d'infraction. Donc, on passe au stade supérieur, viol, pas de souci, on viole aggravé, viol répété, pas de souci, se passe rien, ben on passe au meurtre. Et ça c'est une évolution qui a mis plusieurs années.
Donc très clairement si à l'issue de la première grave très grave affaire celle de la petite Rosa. Au lieu de répondre à la maman arrêtez de venir nous emmerder sinon c'est nous qu'on va crimin c'est vous qu'on va criminaliser. Vous vous rendez compte de cette maman qui a avec elle cette petite fille qui a été violée à plusieurs reprises et qui se voit par des hommes en uniforme se dire "Madame, ne venez plus parce que sinon on va on va engager des possé à votre rencontre." Vous croyez que ça c'est une question de moyen ?
Non non, c'est pas une question de moyen. Enfin, c'est une question de moyen peut-être parce que les policiers sont sont débordés que ils sont pas formés, ils ne veulent pas formés. Moi, j'ai j'ai une gamine qui qui dénonce l'inceste paternel et comme c'est filmé, c'est filmé en salle Mélanie.
Oui. Les policiers tournent autour d'elle, elle dénonce le viol de papa et puis un moment donc ils vont fumer ces trois gaillards qui qui rôent autour de la gamine et puis un moment il y en a un qui prend son point, il tape du point sur la table et lui dit "Tu vas arrêter de mentir maintenant ?" [grognement] Et l'enfant s'effondre, elle se met à pleurer, elle s'effondre, elle tremble.
Que fait la mère ? La mère va prendre enfant et elle va fuir en Australie. Ouais.
Ou ouais ouis. C'est c'est J'ai effectivement entendu un cas comme celui-là d'une dénonciation d'un d'une agression sexuelle sur un sur un sur un enfant et le policier qui enquêtait niant la enfin c'était un tout petit donc n'a pas entendu l'enfant, n'a pas entendu la personne mis en cause et a dit à la mère "Non, c'est c'est ce n'est ce n'est pas vraisemblable. ce n'est pas vraisemblable, on s'arrête là.
Et et il y avait quand même un certain nombre de choses qui indiquaient qu'il avait pu se passer quelque chose. Donc c'est insupportable. [rires] On est dans un déni systématique.
Déni systématique. Le l'inceste maternel est rare. Oui.
J'ai un dossier dans lequel l'enfant dénonce l'inceste maternel. Euh il se passe ce qu'il se passe toujours dans les dossiers. C'est-à-dire que les magistrats ont la volonté euh de confier l'enfant qui dénonce inceste à l'incesteur.
C'est malheureusement quelque chose que l'on observe. Donc le magistrat dit à la petite fille et bien écoute, on va te confier à maman. Cet enfant est tellement bouleversé qu'en sortant de l'audience, elle n'a qu'une envie, c'est de se suicider.
Elle cherche tous les moyens de se suicider. Son père la prend par la main, l'amène à l'hôpital. À l'hôpital, on lui dit "On va la garder 8 jours." On est en mai.
Faites des mères. La mère vient à l'hôpital le jour de la fête des mères pour voir sa fille. Le pédopsychiatre lui interdit l'accès à sa fille.
Eh bien, que se passa-t-il quelques temps plus tard ? On dit au père : "Je vous interdis désormais de parler à votre fille. Il n'aura plus le droit de parler à sa fille, sauf en présence de deux personnes de l'aide sociale à l'enfance qui vont tout contrôler, qui vont pouvoir mettre un terme immédiat et lorsque le temps aura suffisamment passé, on va à nouveau confier l'enfant à la mère.
Voilà où on en est." Donc, on a un problème de formation. formation des enquêteurs, formation des magistrats, formation de toute la chaîne.
Moi, je je ne peux qu'espérer que ce que dit Gérald Amanin euh qui a manifestement véritablement envie de de procéder à des formes structurelles puissent ne pas se limiter à un des discours innocence en danger avec Homér à sa tête lutte depuis maintenant 40 ans et depuis 40 ans, nous entendons le même discours. Nous entendons les politiques à chaque fois qu'il y a une affaire importante venir s'émouvoir, venir faire des déclarations et puis chaque déclaration, chaque événement, chasse l'autre et nous ne voyons rien. Alors peut-être que cette fois-ci on y place tous nos espoirs.
On place tous nos espoirs d'abord dans cette manifestation qui aura lieu ce soir devant tous les tribunaux. Manifestation des citoyens. Citoyens, ça n'est pas des gens syndiqués ni des gens engagés.
Ce sont les citoyens qui veulent dire "Nous ne pouvons plus croire dans une justice qui n'est plus capable de protéger les plus faibles. Une justice qui ne peut pas protéger les enfants n'a plus aucune raison d'être. Alors on va y revenir avec vous.
Maître maître Jean Sagier, avocat d'innocence en danger. Formidable association qui fait, vous l'avez dit, un boulot considérable avec Homéa Sélier qui se bat depuis depuis oui 1999, fondation de cette de cette association et inlaassable lanceuse d'alerte. On se retrouve dans un instant, on aura Olivier en ligne avec nous.
À tout de suite. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert, [musique] on est ensemble avec vous sur Sud Radio dans ce 10h midi pour évoquer en grande partie dans cette émission le choc après la mort l'assassinat de la petite Liana dans le dans le Gers.
Le ministre de la justice réunit ce matin tous les procureurs généraux. On est en ligne avec Jean Sagnier, avocat d'innocence en danger. Euh, on a Olivier, un auditeur qui voulait réagir.
Bonjour Olivier. Bonjour à tous. Bonjour.
Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ? Euh d'abord le le fait queil y ait un écœurement global euh qui dépasse pour moi en tout cas qui dépasse le cadre de ce qui se passe en ce moment à savoir euh bon je vais faire un raccourci qui paraît bizarre mais réchauffement climatique, pollution de la planète, tout ça pour que l'humanité produise ça. Je je suis effondré qu'on qu'on détruise la planète et que nous entre nous on n'arrive pas à faire mieux que ça.
Hm. Je franchement je suis atterri. Hm.
Après, plus précisément sur ce qu'on vient d'entendre là, moi je j'aimerais que la justice fasse une différenciation entre des agresseurs opportunistes, alors entre des criminels opportunistes. Vous vous avez une rancune envers quelqu'un, vous avez un conflit de voisinage, vous avez quelque chose qui est ponctuel, vous avez devant vous un type qui a 200 millions d'euros dans sa poche d'un seul coup, vous vous le prenez son argent, c'est opportuniste. et puis des agressions de nature.
Prenez un pédophile, c'est une personne qui ne changera pas. C'est sa nature. Quand vous avez quelqu'un qui se met à suivre, moi j'ai le cas dans mon entourage, euh une jeune femme qui a eu la malheur de tomber euh amoureuse d'un pervers narcissique, euh évidemment, elle en avait le profil parce que ces choses-là euh sont prédictibles.
Euh la personne qui est sur le plateau a l'air très bien renseignée, elle vous expliquera ça mieux que moi. Donc elle tombe amoureuse d'un pervers narcissique, elle finir s'en débarrasser. Le type la suit jour et nuit depuis 1 an.
Ouais, il lui a dit "Si tu portes plainte, je vais en prison, je te tue." Hm. Et pour toutes les raisons qui viennent des exposés sur le plateau, elle ne porte pas plainte et elle vit la peur ou ventre.
Elle rentre chez elle à 3h du mat, le mec est sur le parking dans sa voiture. Donc, je voudrais bien que mon code, le code de de de le code pénal fasse la différence entre je suis un agresseur parce que c'est ma nature profonde et elle ne changera pas. Mettez ces mecs là en prison 10 ans et bah le premier jour où ils sortent, les pulsions sont toujours là.
Hm. Et les opportunistes de type bah voilà, j'ai tu mon voisin parce qu'il me fait chier un jour j'étais j'étais énervé, c'est un crime mais je retombe pas sur lui, je n'aurais pas de raison de recommencer. Et il faudrait si on arrive à déterminer que la nature de certaines préagressions ou comportements sont de type euh bah on va appeler ça une déviance parce que çaen est une euh et bien on pourrait peut-être intervenir avant un type qui va chercher des enfants à la sortie de l'école ou qui passe son temps devant la sortie des écoles où il n'a pas d'enfants dedans, on peut le mettre directement en jeu.
Alors sous diverses raisons, sous diverses façons. On n'est pas obligé de le de le mettre en prison ou quoi que ce soit, mais il faudrait que ce type soit plus jamais lâché parce que lui de toute sa vie, il ne s'arrêtera jamais. C'est ça nature.
Ouais. Bah ça c'est la question les choses si on arrive à intégrer ça dans le code. Après juste pour terminer un autre raccourci, merci de me laisser encore un peu de temps, c'est très gentil.
Euh la la justice a pas assez de moyens, on est d'accord. Il y a même si on avait les moyens, on n pas assez de prison. Ça fait aussi partie des moyens.
Oui, bien sûr. Je vais dire un truc qui est pas politiquement correct mais là coup de chance coup de chance hasard heureux l'agresseur est blanc et probablement avec une carte d'identité française. Donc ce que je vais dire est vraiment quelque chose de généraliste et d'universel.
On est un pays pauvre. On sait que certaines personnes qui viennent de l'extérieur nous coûtent de l'argent par leur propre nature. Non mais écoutez-moi bien, un mineur isolé c'est 50000 € par an.
C'est la cour des comptes qu'il dit. Je dis pas qu'il a fait quelque chose, il envoie pas le premier euro. Si on arrêtait de faire rentrer des gens qui coûtent de l'argent, quel que soit même si c'est un américain ou quoi que ce soit, je dis encore l'agresseur là, il est blanc.
Oui, mais Olivier Olivier Olivier alors maître Sagier va nous peut-être nous confirmer le le l'essentiel des violences sexuelles sont des violences intrafamiliales, des violences commises par des proches avant de partir sur ce sujet-là qui en est un effectivement aussi sur des agressions. Maître Saier, je pense que c'est vous ne me contredirez pas à 83 % Ouais. à 83 % les agressions sexuelles sont intrafamiliales.
Tout à fait. Mais je voudrais dire à cet auditeur une chose qui est extrêmement importante pour moi. Euh ne qualifions euh de pédocriminel que le pédophile qui a transgressé, qui a passé la ligne jaune.
Il faut véritablement faire attention au langage. Le pédophile, c'est quelqu'un qui a une paraphilie et si on stigmatise les pédophiles, ils ne pourront pas se soigner. Il est important que le pédophile sache qu'il a la capacité de ne pas passer à la Il y en a beaucoup, vous savez, il y a une étude australienne qui vraiment se soigne maître ?
Non, non, ça ne se soigne pas mais on peut ne pas passer à l'acte. On peut ne pas passer à l'acte. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des traitements, il y a des traitements pour lesquels il faut être volontaire.
Mais certains le sont, certains pédophiles le sont. Il faut vraiment que l'on puisse faire passer le message aux pédophiles d'aller euh voir un un un psychiatre pour pouvoir ne passer à l'accès. Extrêmement important de tenir compte de ce discours.
Vous savez, il y a une étude australienne qui est sortie il y a à peu près de mois et qui dit que un homme sur 10 a eu envie sexuellement d'un enfant. Un homme sur 10. Ouais.
Alors euh remettons les choses en place. Peut-être l'avez-vous vous aussi, moi aussi. Nous avons tous eu des envies de meurtre mais on n'est jamais passé à l'acte.
Donc il faut aussi voir les choses qui sont en face. Mais il faut aussi prendre en considération cette cette paraphilie, cette anomalie qui fait que l'essentiel c'est surtout que les enfants soient préservés et que les passages à l'axe soient évités. Donc utilisons les bons mots pédophiles et pédocriminel.
Dites-moi le est-ce qu'il faudrait un parquet national dédié aux violences sexuelles ? une de vos conseurs ce matin dans Libération qui signe une tribune qui dit "On a des des tribunaux pour répondre au narcotrafic, au terrorisme." Les violences sexuelles justifient un même niveau de compétence d'action et de et de coordination.
C'est maître Rachel Florpardeau qui dit cela. Qu'en pensez-vous ? Oh, je pense que toutes les idées sont à explorer.
Celle-ci est peut-être nouvelle. En tout cas, ce que nous voyons en France, nous le copions depuis depuis le Canada. Le Canada nous a apporté le protocole d'interrogation des enfants.
Nous avons déjà à la salle Mélanie. Nous avons euh dans les hôpitaux les yeux à pè, c'est-à-dire la possibilité d'avoir plusieurs professionnels sur un même plateau. Nous avons l'Espagne à côté de nous qui a su réagir et puis nous avons surtout nous avons surtout toutes les réponses de euh ce qu'il faut faire dans le travail qui a été colossal et fait par la commission sur l'incesse et les violences sexuelles. 82 préconisations qui attendent depuis maintenant on pas compté plusieurs années que le gouvernement daigne enfin s'y occuper s'en occuper.
Nous avons tout. Les réponses, nous les connaissons. Il suffirait il suffirait de les mettre en application.
Oui. Mais est-ce qu'il y a la volonté politique ? Est-ce que encore une fois ce que sont c'est également la une de de libération qui reprend les mots du maire de de Florence qui dit plus jamais ça et pourtant bah plus jamais ça recommence.
C'est il y a il y a de l'émotion, tout le monde s'indigne, il y a des marches blanches et puis et puis ça continue. C'est extraordinaire ce monsieur Beauateau qui est maire d'une petite commune, il m' voudra pas de qualifier commune de petite. Euh ce maire, c'est tout.
Il dit tout. Ce que le ministre de la justice n'a pas compris, lui il l'a compris. C'est extraordinaire.
Faut-il aller dans une petite ville à côté d'Och pour comprendre ce qui se passe en France ? Voilà. Ouais.
Et et donc vous Innocence en danger, vous vous êtes constitué partie civile dans l'affaire dans l'affaire Liana. Que va-t-il ? Que peut-il se passer ?
Quelles peuvent être les conséquences de cette affaire ? Parce que il y a qu'à Faucon, réunit les procureurs, ils partiront pas en vacances, il faut éponger 70000 77000 plaintes et cetera et cetera. On on est on sent qu'il y a qu'il y a une sorte d'affolement.
Mais est-ce que structurellement demain si je vais porter plainte pour une agression sexuelle sur un mineur, ça va changer quelque chose ? Les discours les discours nous épuisent mais à chaque nouveau nouvelle intervention, nous avons nous l'espoir que ce sera la bonne. Euh les discours ne suffisent pas, il faut derrière des actes.
Nous attendons de voir ce qu'il va se passer. Forcément qu'on espère, forcément qu'on pense que monsieur Darmana qui est cache hein qui qui va franco, même s'il dit des choses qui paraissent totalement inapplicable, 70000 dossiers vont être traités en l'espace de quelques semaines sans euh moyens supplémentaires, sans hommes supplémentaires et sans considérer qu'il y a aussi toutes ces affaires qui ont été classées sans suite et qui ont fait l'objet d'un débat parlementaire puisqu'un député a interpellé le gouvernement en disant "Mais qu'est-ce que c'est ce classement 21 là qui permet de précisément libérer du temps magistrat. Donc il y a tous ces toutes ces procédures qui ont été classées sans suite et dans ce dossier de cette petite enfant nous avons déjà des procédures de de la sorte.
Mais nous Innocence en danger, nous allons nous constituer à chaque fois que c'est possible. À chaque fois qu'un enfant est victime, nous allons être présents et nous allons surveiller cela et nous allons rendre compte à la presse, nous allons rendre compte au ministère, nous allons rendre compte à chacune des familles qui nous saisit parce que c'est devenu totalement insupportable. Mais c'est insupportable depuis tant d'années que que parfois il faut vraiment s'accrocher pour tenter de croire que ça va changer un jour.
On continuera à s'accrocher, on continuera à croire que ça va changer. Mais il faut beaucoup de d'abnégation. Mais on a on a on tape beaucoup sur les sur les juges, mais la police, la gendarmerie est aussi en cause.
J'ai j'ai interroger hier une procureur qui me disait sur sur dans un sur 500 plaintes, elle le parquet n'est saisi que de 50. Euh donc c'est c'est vertigineux. Voyz, vous le voyez dans le dossier, c'est le parcours du combattant que d'aller dans un commissariat ou dans une brigade territoriale, gendarmerie pour déposer plainte.
Vous êtes abîmé, vous êtes remis en cause. Arnaud Galet, l'activiste disait que on lui a demandé si pendant qu'il se faisait violer, il avait une érection. Ouais.
Ouais. Non, c'est c'est terrifiant. Euh est-ce que les peines servent à quelque chose ?
Est-ce que les condamnations servent à quelque chose ? On dit "On manque de prison. Qu'est-ce qu'il faut comme peine ?" Euh, on voit ressurgir évidemment les IMD de castration chimique, de peine de mort, enfin que sais-je encore.
Euh, est-ce que des peine plus sérieuses changeraiit quelque chose à votre sens ? Il faut répondre à la demande du public. Je vais vous reparler de cet enfant qui communique à l'âge de 12 ans avec des adultes sur son téléphone portable et qui s'échange des nudes.
Euh, les hommes lui envoient des photos d'érection et elle elle envoie des photos de son entre. Les papa s'en aperçoit, il l'emmène au commissariat pour qu'une plainte soit déposée. Quelques jours plus tard, cet enfant 12 ans a tellement honte d'avoir été ainsi manipulé qu'elle est dans sa chambre et son père entend un bruit sourd, un bruit répétif, un bruit de claquement.
Il se précipite, il va voir le bruit. C'était les jambes de sa fille qui tétanisait parce qu'elle s'était pendue. Alors alors je vous rassure tout de suite, il l'a décroché, il a appelé Samuelle est sauvé.
Qu'est-ce qu'il fait ? Il retourne à la gendarmerie, on lui dit "Mais monsieur, vous savez, on a autre chose à faire. Ils ont probablement des pressés vers vous à à rédiger.
Ils vont pas s'en occuper." Cet homme pendant des mois va prendre le téléphone de sa fille pour chasser le pédo criminel. Et puis un jour, celui-ci va faire une erreur.
Il va se localiser, l'homme va le retrouver, il va être jugé. Ce père de famille avec sa fille se lève à 4h du matin pour être juge au tribunal correctionnel de Vienne et l'individu arrive les mains dans les poches et il dit à la présidente madame la présidente pour mon premier viol premier viol pour mon premier viol je n'ai pas été condamné alors la présidente finalement regarde mais monsieur il faudra pas recommencer rentrer chez vous on va vous mettre 12 mois de prison sur mais il faut pas que vous reveniez c'est [rires] mais vous avez été entendu vous rencontrez le ministre de la justice de temps en temps bon croyez a le temps. L'innocence en danger n'a pas été sollicitée, pas plus dans le dossier euh de pas plus dans ce dossier que dans le dossierin où nous travaillons.
Nous avons été les premiers à dénoncer le dossierin. Je termine sur cet homme, il va poursuivre sa quête. Il va continuer à chercher les autres hommes qui communiquaient avec la fille.
Il va en identifier un deuxième. Il va le localiser. Il va donner son nom et son adresse.
Et bien maintenant, ça fait 2 mois qu'il attend. Ça fait 2 mois qu'il attend. Mais cet homme est chauffeur routier et il m'appelle régulièrement.
Il me dit "Mais si on va pas le chercher, je vais prendre mon camion et je vais y aller moi-même à Strasbourg." Bien sûr, c'est voilà ce qui se passe. Merci maître d'avoir été d'avoir été avec nous ce matin.
Merci à vous. J'encourage tout le monde à aller voir le le site d'innocence en danger, voir le travail formidable que vous faites toutes les 3 minutes. Toutes les 3 minutes, un enfant est victime d'inceste, de viol ou d'agression sexuelle en France.
Euh ce sont des chiffres relatés par UNICEF. Euh merci encore une fois d'avoir été euh d'avoir été avec nous ce matin et puis je pense qu'on aura l'occasion de vous réentendre. Merci maître.
Euh nous nous continuons nos débat dans un instant. 10h midi, mettez-vous d'accord. Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
Valérie Expert. On est ensemble avec vous sur Sud Radio pour ce 10h midi pour commenter l'actualité. L'actualité évidemment euh c'est la mort, l'assassinat de la le meurtre de la petite Liana, un scandale national, des dysfonctionnements.
Bien que maître Saigier, avocat d'innocence en danger que nous avions au téléphone disent qu'il ne prononce qu' ne parle pas de dysfonctionnement quand on voit l'échec total de la protection de de l'enfance. On en reparlera tout à l'heure plus précisément à 11h. Évidemment, vous pouvez nous appeler pour témoigner 0826 300.
On est avec Laurence Saillet. Bonjour Laurence, ancienne ancienne députée européenne chroniqueuse politique. Mathias Lebœuf, bonjour.
Journaliste, philosophe. Vous avez publié petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés paru chez Guitré et Daniel et Jean-Pierre Denis, journaliste écrivain. Bonjour.
Créateur de la lettre d'information théopolitique et bonjour. Et bonjour Gill est resté avec nous pour le pour le zapping avant de parler de Liana. Euh d'autres sujets évidemment, une autre émotion ce weekend, la mort de Bernadette Chirac.
Et oui, une chanson disait même que Bernadette, elle était très chouette. Enfin, ça paraît pas de Bernadette Chir quand il fait euh alors Bernadette était très chouette comme disait la chanson. Enfin, pas tous les jours hein.
Sacré caractère qu' avait Bernadet Chirac dont on a appris la disparition ce samedi. Et le temps d'un weekend, on a retrouvé une époque où la politique avait une autre classe, Berdanet Chirac, évidemment inséparable de son mari Jacques Chirac. Voici un extrait où il parlait de l'un de l'autre.
Ma femme a toutes sortes de [musique] qualités que je connais, que je reconnais et mais elle prend le temps nécessaire pour faire les choses. Mon mari avait été euh défini par George Pompidou très affectueusement autrefois de bouleer. Al moi je suis la femme du boule, il faut que je résiste.
Et sa notion du temps nécessaire est un peu différente de la mienne. Autrement dit, je suis plutôt quelqu'un de rapide. d'aller plutôt quelqu'un, je dirais pas de lent, mais de réfléchi.
Et alors, il y a souvent un petit décalage. Il faut euh se donner un peu de temps. Je ne peux pas vivre continuellement dans une action, je suis pas faite pour ça.
Avec un rythme, on revient toujours à la tortue. Mais la tortue est un animal familier, sympathique, chaleureux et ce n'est pas ça n'a rien de désobligeant que d'être comparé à une tortue. Elle a gagné par rapport au lièvre.
Petit traité de la lenteur, on le disait. Ah oui ben là on est en plein dedans et effectivement euh Bernard Chira qui était surnommé la tortue et dans le petit traité de la lenteur, ça me fait sourire parce que euh j'ai j'ai fait un chapitre sur le lièvre et la tortue effectivement qui est un qui était une vertu à l'époque euh face à Jacques Chirac le Lièvre. il a eu une réputation de d'aller très très vite dans tous les domaines d'ailleurs, il paraît euh et entre les lignes, [rires] je crois qu'on l'appelait euh voilà 3 minutes douche comprise. l'auditeur comprendra.
Euh mais oui oui, ça ça m'amuse de de de voir Jacques Chirac parler de sa femme sur le temps et sur le le temps que prenait Bernadette qui était quelqu'un de très réfléchi et de de comment dire de de tenace. Voilà qui et elle a été tenace également dans sa vie privée parce que elle a quand même avalé pas mal de couleuvre personnel je pense avec Jacques Chirac. Donc cit une vraie politicienne c Oui oui effectivement elle était conseillère départementale je crois ou et et et puis elle a elle avait dans sa carrière et elle a été effectivement un peu mise de côté au début et puis après elle a atteint vous l'avez connu le renseillet vous l'aviez déjà rencontré moi personnellement j'aimais beaucoup sa personnalité de ce qu'on pouvait en voir.
Je pense qu'elle a beaucoup œuvré justement dans le parcours de de son époux et elle a su elle-même ensuite évidemment avoir une vraie action politique, être présente et voilà. Ouais, c'est vrai que c'était pas simple pour elle parce qu'il avait fort mauvaise réputation personnelle. Donc on peut en sourire mais ça reste des choses qui sont à mon avis pas faciles à vivre euh de de savoir que effectivement il a des comportements mais elle avait une alors je sais plus ce qu'elle avait dit un jour mais je crois qu'elle avait dit euh parmi les personnes euh voilà les nombreuses conquêtes.
Il y en a que j'aime bien, il y en a que je déteste mais ce qui me fait rire c'est qu'elles sont toutes devenues moches comme moi. Ou c'était pas exactement son propos mais ça ça voulait dire ça. regardait les choses avec philosophie.
Jean-Pierre, vous l'avez connu rencontré ? Non, je l'ai pas rencontré mais je suis pas sûr d'être d'accord avec son mari quand il dit que la tortue est un animal affectueux et sympathique. La tortue c'est d'abord un animal qui a une sacrée carapace et je suis pas sûr que ce soit la la gentillesse qui marque le caractère de la tortue pour rester dans le l'esprit des fables de la fontaine et de la symbolique des animaux.
Je pense qu'elle avait une sacrée carapace et du coup c'était peut-être difficile de percevoir qui elle était. Il a fallu du temps pour que derrière cette carapace s'impose une femme politique finalement qui a une image, on le voit aujourd'hui à travers bon le l'émotion, les extraits que vous avez diffusés, on sent que il y a une nostalgie. Alors c'est pas forcément une nostalgie pour Bernard, c'est aussi qu'on a tendance à avoir une nostalgie.
On embellit les époques, la politique. Voilà. C'est ce que j'ai dit dans mon texte que la politique avait une autre classe.
Vous êtes pas d'accord avec ça. Je pense qu' vous trouvez pas que c'est le symbole d'une autre politique ? Ce serait curieux de se projeter dans 10 ans et de savoir qui laissera quelle trace.
Oui, je suis d'accord que la politique avait certainement une autre classe mais enfin il y avait aussi son lot de scandale, d'indignation, d'échec, de trahison, corruption corruption. Je parle de stature, c'est-à-dire Oui. Oui.
Mais je veux dire euh les cohabitations montraient aussi que bah euh la dissolution, bah pour parler de de Jacques Chirac, ça c'était pas non plus le consensus général de l'opinion publique avec un homme politique adulé. même de goal au fond donc on a tendance à idéaliser et c'est peut-être sain, c'est peut-être bien parce que évidemment on se dit toujours ben c'était quand même c'était quand même mieux avir c'est bien les gens quand ils sont plus au pouv. Non, mais moi je trouve que c'est bien de retenir le meilleur, c'est pas c'est pas forcément une mauvaise chose mais là quand on regarde les choses de manière peut-être un tout petit peu plus objective, voilà, la tortue c'est pas un animal affectueux.
Non, mais elle était pas réputée très gentille d'ailleurs. Elle elle avait un caractère, je crois. Il vaut mieux ne pas trop l'ide dans ses milieux.
Ouais. Et vous Laurence, vous avez pensé quoi de l'hommage de Dominique de Villepin ? En fait, je vous assure que ce weekend, je n'ai pensé que à l'affaire qui dont on va parler après.
Tout tout le reste, je m'en ça m'intéresse pas. Stéphane nous dit l'ayant rencontré. J'ai rencontré Bernadette avec Jacques quand j'étais enfant et elle était une autre personne car avec les adultes ça mouffait pas mais avec les enfants, elle avait une tendresse infinie.
Moi, j'ai eu la chance de l'interviewer plusieurs fois sur LCI et [grognement] il y avait une chose qui m'avait frappé puisque c'était après après la présidence et elle m'avait dit je demandé ce qui lui manquait le plus ou ce qu'il l'avait le plus frappé quand ça s'était terminé. Elle m'avait dit mais j'ai jamais eu de clé de ma vie. C'est-à-dire entre le la mairie de Paris et l'Élysée, elle avait pas de clé.
Donc elle me dit "Maintenant, quand je sors, j'oublie mes clés parce que j'ai pas j'ai je n'ai jamais penser à avoir de clés." Voilà, c'est une petite anecdote mais elle était elle faisait peur hein. Mais ce que vous disiez sur les enfants, c'est aussi euh une des facettes de ce rôle jamais écrit, jamais défini de première dame, hein, le l'incarnation de quelque chose qui n'est pas dans la constitution mais qui est important dans l'imaginaire collectif.
Et ça, il faut le reconnaître qu'elle l'a plutôt euh très bien fait. Elle est une de celles qui l'ont le mieux euh porté. Il y a jamais eu vraiment de polémique.
Parlons des pièces jaunes. Absolument, parlons des pièces jaunes. On se retrouve dans un instant euh avec vous Gill pour la suite du zapping et on parlera de de du meurtre de la petite Liana à 11h 0826 300.
On est avec vous sur Sud Radio jusqu'à midi 10h mettez-vous d'accord. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
Alors Gill, de quoi parle-t-on ? Ah ben on va en parler pendant des mois, des mois, enfin non pendant plus d'un mois, plusieurs semaines J - 3 jeudi, ça sera le lancement de la Coupe du monde. Alors Coupe du monde aux États-Unis mais aussi au Canada et au Mexique avec un Donald Trump en guerre, je pense qu'on va avoir pas mal de de matière pour nos pour nos débats.
Alors je sais pas si vous allez jeudi sortir avec modération les Binous, le saucisson et les cahettes et enfiler pour regarder les matchs le maillot [raclement de gorge] de son équipe. maillot qui sont un véritable business et qu'est-ce qui rapporte le plus les faux maillots reportage ou ça a mouillé le maillot muni de cuteur on a cette paletteci et celle-ci s doué ce matin et ventre des colis par centaines encore un maillot de l'équipe de France systématiquement une même marchandise des maillots de football de l'équipe de France ou encore du PSG contrefait ces contrôles ne doivent rien au hasard à chaque fois l'emballage des colis est identique à de précédentes saison sous un plastique relativement neutre qui correspond pas du tout au conditionnement standard de la marque. À la simple inspection des coutures et des collages, il confirme la contrefaçon.
Voyez sur les deux étoiles à l'intérieur par exemple, on voit que c'est une qualité qui est qui est plutôt mauvaise et qui ne correspond pas à ce qu'une un produit fini officiel. À l'approche de la Coupe du monde, la douane française intensifie sa lutte contre les contrefaçons. La semaine dernière, en l'espace de 5 jours, près de 2300 faux maillots ont été interceptés en région parisienne.
Cette marchandise frauduleuse provenait de Chine. Alors, c'est un reportage de France Info JM 6 en tête parce qu'hier ils ont fait dans Capitale un grand reportage sur le business des maillots, les maillots qui de foot euh et les maillots qui étaient contrefaits. C'est vraiment assez hallucinant parce que Nike n'a presque plus de maillot de l'équipe de France que qui va qui va jouer mais il y en a plein sur le marché qui sont défauts parce que Nike n'arrive pas à fournir.
N'arrive pas à fournir et surtout fournit très cher. On l'a évoqué la semaine dernière Ouais. Entre 130 et 160 € celui de l'équipe de France c'est 160 € c'est un prix que vous retrouverez partout.
Gigantesque. 160 € c'est énorme. Oui c'est c'est de Qu'est-ce qui est énorme le prix.
B oui oui je suis d'accord si on a envie enfin c'est quand même un sport populaire on a plein de jeunes qui ont envie de de l'avoir. On pousse les gens en vis quelque part. Enfin parce que pour vous c'est parce que on les trouve à 30 €.
Non mais par exemple qu'il faut acheter un qui peut acheter un maillot à 60 € qui dit qui en rupture de stock. On a eu ce débat la semaine dernière déjà riches. Non non non.
Justement détrompez-vous. C'est là où moi ça me met en colère, c'est que ce sont des gens qui n'ont pas forcément les moyens et qui se privent pour aller acheter. Il y avait un reportage, je sais plus ce que c'était, je vous l'avais envoyé Gill la semaine dernière où vous avez des gens de milieu assez populaires qui achètent la panoplie complète pour 400 €.
Pour 400 € le mug, le gilet, le machin, la il faut blâmer qui en fait ? Est-ce qu'il faut blâmer le comment dire le l'acheteur qui va effectuer notamment l'acheteur populaire qui va casser sa tirnière pour avoir la panoplie ou ou blâmer les équipes mentiers qui se font un fric monstrueux les équipement est-ce que ça vaut 160 balles un acrylique éidment j'ai envie de dire bien évidemment que non il est fabriqué où d'ailleurs euh juste une chose je voulais je voulais rappeler il y a il y a quelqu'un qui avait on dit en Thaïlande qui avait et qui avait vu et qui avait théorisé ça et qui et qui aujourd'hui permet de lire le comment dire ce phénomène c'est Marx le fétichisme de la marchandise concept de Marx et on est à mort dans le fétichisme de la marchandise et c'est quand même assabé en Thaïlande l'équipe de France alors c'est ce qu'on m'a dit dans l'oreillette c'est vrai franchement si c'est vrai franchement déjà donc on parle de déjà de quelque chose qui fonctionne pas parce que à ce je veux bien que ce soit difficile de fabriquer en France le maillot, on peut peut-être quand même le fabriquer en France. C'est pas une surprise quand on sait qu'on a laissé détruire l'industrie textile en France.
Il y a encore une petite industrie textile. Il faut pas non plus tomber dans la caricature, mais est-ce qu'elle est en situation de produire ce maillot ? Je suis même pas sûr.
Production en France. Alors, j'ai posé la question. Tout ça est abérant évidemment.
Alors, la grande majorité des maillots officiels est produit par la Thaïlande via des usines sous-traitantes de Nike, notamment dans le nord-est du pays. C'est le cas depuis de nombreuses années. Euh donc, la fabrication est estimée à 3 € entre 3 et 10 € par maillot selon les sources alors qu'ils sont vendus entre 85 et 150 en boutique. 160.
Euh voilà. Donc c'est c'est principalement la Thaïlande qui est le producteur et en France non on n' pas de production possible de ces maillots. Je parle du maillot qui va jouer he que les joueurs mais enfin entre 3 et 10 € 160 € euh c'est non mais c'est bien sûr que c'est scandaleux parce que c'est une fois tous les 4 ans parce que c'est maéquipe de France il existera que je pense que dans cette dynamique si vous voulez collective de de de d'apporter du plaisir à des gens d'un milieu de tout milieu euh si on pouvait rendre un peu accessible les choses, ce serait quand même la moindre des choses quoi.
Enfin jez une fille mais votre fille elle est passionnée de football, elle vous demande le maillot, vous lui achetez quoi ? Alors déjà, heureusement va pas me demander les maillots de l'équipe de France [rires] parce que je pense que jamais j'achèterai 160 € à maillot très clairement même pour lui faire plaisir. Non, même pour lui faire plaisir.
Mais non non, parce que c'est pas lui donner selon moi une bonne image des choses. 160 € je préfère lui acheter d'autres choses. Et par ailleurs elle est plus PSG donc je ne connais pas.
Non mais à la taille enfant peut-être que c'est 130 € B donc je lui achèterai pas à 130 € un maillot très clairement. Et contrefaçon non non non plus non plus non non Laurence a raison. Moi je mon fils qui a 13 ans me demanderait un maillot de l'équipe de France.
Vous lui feriez pas plaisir ? Mais je lui apprendrai je lui apprendrai la notion enfin ce qu'il a déjà mais la notion de l'argent et justement le je j'essaierai ben j'essayerai de lui apprendre à pas fétichiser sur des sur des mauvaises sur des mauvaises choses. La notion de plaisir, je pense qu'il y a d'autres façons de prendre du plaisir notamment en regardant les matchs et en regardant les matchs en famille.
Voilà. Mais franchement, 160 € un t-shirt, c'est délirant. Ou alors je lui demanderai de faire une cagnotte, qu'elle aille demander de l'argent partout et qu'elle fasse en contrepartie bonne œuvre et qu'elle le gagne.
Oui. Alors, on me dit 85 € le maillot en France, 110 € la réplique, je pense que c'est la réplique et 160 € le maillot authentique. Le maillot authentique joueur.
Ouais. Non non, le faux il vaut 30 balles au puce hein maximum je pense. Et sur le site he et sur le site on nous dit ce maillot met à l'honneur la France multiculturelle d'aujourd'hui avec un imprimé répété rehaussé de détails français traditionnels.
Le détail français traditionnel, c'est que c'est qu'on est un pays qui a quand même une capacité, une industrie même si on l'a largement détruite qui peut-être qu'on aurait pu mettre dans le cahier des charges une exigence soit de prix soit de fabrication française et pourquoi pas bassine avec le made in France qu'est- un cahier des charges làdessus il y en a un bien évidemment puisque puisque c'est Nike qui a remporté la licence et la favor le foot maintenant c'est l'argent et le business clair focus sur le foot mais il y a tellement d'autres Donc ça rapporte à la Fédération. Donc c'est bien donc c'est bien la Fédération qui souhaite voilà euh pomper un maximum. Ouais.
Euh un auditeur me dit "C'est le textile qui est différent. Euh pas sûr hein franchement. Je vous explique quoi que en Thaïlande en fait on a des meilleurs textiles qu'en France.
Nous envoie un pour qu'on voit la qualité par rapport à la contrefaçon. XL [rires] 10 ans 10 ans mais moi vous me payez je mets même pas ça ça pue c'est du c'est du même pas même pas que vous êtes pas supporter moi si on me l'offre je le mettrai mais franchement j'irais pas mettre de l'argent là-dedans. Et si je montre à ma fille tout ce qu'elle peut avoir pour ce prix-là par ailleurs en vêtement, je pense qu'elle va prendre l'option de tout ce qu'elle peut avoir par ailleurs en vêtement.
Une dernière question à nos débatteurs puisquon va en parler, je dis on aura Girin Rolls pour faire un petit détour. On a eu raison d'aller d'aller aux États-Unis pour pour la coupe la coupe du monde ou pas ? Beaucoup de gens disent que on aurait pas dû participer, on aurait dû boycotter par rapport à Donald Trump par rapport c'est pas beaucoup de gens c'est des gens de gauche gauche mais c'est pas beaucoup de gens de gauche c'est moi je pense que c'est juste non mais on peut toujours on trouvera 1000 façons de 1000 raisons de boycotter n'importe quel événement sportif c'est un peu du délire franchement je veux dire c'est pas parfait ce qu'il est en train de faire Trump mais on peut pas non plus l'accuser enfin vous préférez il est allé en Iran dans la Coupe du monde.
Non mais je veux dire, on a l'impression maintenant c'est que c'est lui on a l'impression que c'est lui le méchant maintenant et que en Iran les mots c'est formidable et qu'ils sont victimes. Non mais ce qui peut se passer l'Iran participe je crois à la couche du monde ce qui peut se passer c'est des incidents à l'arrivée aux frontières avec des gens qui ont des problèmes avec avec des papiers. Ça ça peut arriver dans le contexte actuel de la politique de Donald Trump.
Ça serait pas surprenant. Mais de là à boycotter l'événement, enfin ça reste les États-Unis, ça reste les États-Unis, le Canada, le Mexique, des grands pays. Enfin, je je trouve absurde l'idée même de discuter, de de boycotter ce type d'événement.
Allez, on se retrouve dans un instant le meurtre de la petite Liana, le choc, le choc, l'émotion, l'indignation. La société du commentaire également avec un ministre de la justice qui se dit effrayé, un premier un président de la République qui se dit choqué. On leur demande d'autre chose.
À tout de suite. [musique] Sud radio, le 10h mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
On est ensemble avec vous sur Sud Radio pour ce 10h midi pour commenter l'actualité. L'actualité c'est évidemment le meurtre de la petite Liana. scandale national, les mois dans la population et aussi les réactions, les différentes réactions politiques avec ce matin le ministre de la justice qui réunissait les procureurs généraux.
On en parle avec Laurence Saillet, chroniqueuse politique, ancienne députée européenne. Mathias Lebœuf, journaliste philosophe. Je rappelle votre dernier livre petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés.
Voilà, j'ai paru chez Guitré et Daniel et Jean-Pierre Denier, journaliste, écrivain et créateur de la lettre d'information théopolitique. On est en ligne avec Christine Bouillot. Alors, on va la voir dans un instant mais revenons sur Alors, Christine est là, pardon.
Bonjour Christine, vous êtes notre correspondante à Toulouse. Vous étiez ce weekend. Euh vous assistiez à cette marche blanche avec la famille, avec les proches, avec tous ceux qui qui sont venus soutenir la famille de la petite Liana.
Racontez-nous cette émotion, ce que vous avez perçu là-bas. Euh pour tout vous dire, depuis dimanche dernier Sud Radio, on est on est sur d'abord les premières recherches cette cette battue citoyenne où déjà il y a 500 personnes he qui se mobilisent spontanément un dimanche après-midi pour aider pour aider aux recherches et on sent très vite que l'affaire prend une dimension assez étonnante. les les radars médiatiques à ce moment-là étaient focus sur les violences après le match du Pariss-Germain et il y avait déjà des des reproches qui été fait en disant mais pourquoi on on n'est pas plus nombreux alors qu'il y a 22000 policiers gendarmes qui sont en train de surveiller des des des festivités après un titre de coupe d'Europe ?
Bref, ça c'est le premier sujet, mais l'émotion allait monter effectivement d'un cran et même nous journalistes, on a un petit peu de mal à redescendre de cette affaire parce qu'on on voit bien qu'aujourd'hui c'est c'est l'affaire de trop ou en tous les cas c'est ce qu'on imagine mais après quelles seront les les vraies réponses techniques sur le terrain pour pouvoir faire avancer tout ça ? C'est autre chose. Ce qui a révolté effectivement absolument tout le monde, c'est le profil et le passé judiciaire qui refait qui refait surface autour de du suspect numéro 1 qui continue de garder le silence.
C'est cette impression que dans ce petit villageçois, si vous connaissez Florence, c'est tout petit, c'est là où Uber venait faire ses conférences sur sur les étoiles. Donc on est très très loin des faits diverses ordites que l'on peut connaître dans l'actualité. Donc tout d'un coup, on était rattrapé par une espèce d'horreur et d'un un toboggan de malheur et [grognement] euh les gens étaient dans leur compréhension.
Quel était le sentiment ? C'était du recueillement où il y avait de la colère ? Euh [rires] ouais, recueillement.
Beaucoup c'était du recueillement. Mon confrère Franck Payanave aussi qui était là, on se disait c'est effectivement quelque chose qui aurait pu vite mal tourner. Les les les gens sont sont en colère.
Il y a le village où était euh euh où résidait le le suspect et sa famille. Le panneau a été recouvert d'un d'un drap et dessus, il y avait marqué euh peine de mort pour les pédophiles h dans le village. Donc euh on voit bien que tout le monde essaie de de trouver une réponse et de d'essayer de venger cette famille et sa douleur et et de comprendre.
Et euh il faudra effectivement du temps, il faudra une enquête judiciaire qui est actuellement menée par le parquet d'Agin et aussi des réponses qui seront d'abord euh qui viendront de de la médecine légale hein, la légisse pardon avec l'autopsie de la petite fille euh et puis des une enquête fouillée et puis des réponses aussi du suspect numéro 1 et ensuite il y aura toutes les enquêtes administratives. Alors, on focalise beaucoup sur beaucoup disent mais qu'on fait les qu'on fait les juges qui a fait le le parquet de Ho hein. Je rappelle que parquet de Ho c'est c'est trois magistrats hein pour tout un département euh dans lequel on doit gérer des délits routiers, des lits de narcotrafic des des lits enfin il y a des dossiers prioritaires Christine et en particulier à Haor je vais vous raconter quand même quelque chose. le [rires] le le le dossier de la petite Liana, de la petite Rosa, cette plainte qui a été dépogée en Haute Garonne 9 mois avant, euh elle est transmise par le parquet de de Toulouse par la voie postale et moi je me suis fait confirmer ce weekend que quand c'est ça le le courrier peut mettre 15 jours à être ouvert, hein.
Oui. Donc là, il y a enfin il y a il y a Ouais. Ouais. 15 jours à être ou attendez attendez je termine je termine je termine je termine.
Ensuite il y a eu et nous l'a confirmé la la procureur de de Ho lors de sa conférence de presse. Il y avait donc la volonté de continuer de de de d'entendre et de mettre en garde à vue le suspect numéro 1. Donc ce dossier est sur le bureau des gendarmes de lectour qui sont à 6 km.
Donc en fait, c'est toute la chaîne mais sauf que entre-temps, le dossier, il arrive sous forme papier. il arrive avec des moyens qui sont ce qu'on a donné à la justice avec certainement des hommes et des femmes qui sont aussi débordés par ailleurs. Et effectivement et à juste titre tout le monde se dit "Mais comment se fait-il que 5 mois s'écoule entre le moment où il arrive sur le bureau des gendarmes et ce moment où la petite Liana disparaît et on découvre qu'il y a une plainte supplémentaire ?" Comme il n'était fiché nulle part, c'était très compliqué.
Alors, je n'excuse absolument pas, mais je dis que il y a une faillite et c'est ce qu'a dit le maire de Florence hier, il y a une faillite d'État aujourd'hui avec des multiples dossiers qui s'accumulent à tous les niveaux, qui sont tous urgents et on est passé à travers effectivement une une audition d'un suspect qui aurait pu qui aurait pu avoir lieu avant que le drame ne se produise. Merci Christine. Alors, Joël Laurent, ça y est, qui voulait réagir.
Oui, je je des éléments qui sont déjà remontés et l'enquête administrative le dira. Euh je suis désolée, on peut pas mettre tout sur l'histoire des moyens. Quand euh ils envoient ce courrier, dans ce cadre là, on peut tout à fait doubler l'envoi du courrier si vraiment ils voulaient le faire euh par papier d'un appel pour signaler l'urgence du dossier et le de faire et de doubler notamment par mail.
Donc moi, je veux bien entendre queon peut euh dire la les politiques, il y a pas de moyens et il y a quand même, me semble-t-il, une responsabilité individuelle. Quand vous êtes magistrat, que vous avez sur ce dossier sur le bureau que ça doit être transmis, cet homme, il a deux petites filles à la maison, c'est-à-dire qu'il a deux petites filles chez lui. On voit qu'il y a des examens médicaux légaux qui démontrent qu'effectivement les dir de la petite Rosa sont très très certainement avéré et on ne se pose pas la question, on se dit c'est pas grave parce que maintenant il est plus proche d'elle de cette petite fille Rosa.
Il est ailleurs. OK, il est ailleurs. Mais on sait très bien que c'est des céréales agresseur.
C'est c'est rare qu'ils aient qu'une victime ces gens-là. Notamment quand on est déjà au fait d'avoir des lésions comme a eu la petite B. Voilà.
Exactement. Et on ne se dit pas ce monsieur a chez lui deux petites filles de 7 ans et 11 ans. Donc au lieu d'envoyer un courrier papier, on passe le coup de fil qui va et même si on n pas fini l'enquête, on va accueillir ce monsieur.
Je vais vous dire, c'est pas mon opinion. Tous les Français ne dit ça. Alors qui a un corporatisme qui est je ne sais quoi derrière, OK, mais trouvez-moi un seul français qui vous dit que ça c'est normal.
Je c'est pas possible. Non mais c'est c'est pas c'est pas non plus que alors Jean-Pierre Denis sur cette sur cette affaire. Valérie d'abord j'ai envie de vous faire une confidence.
Moi le G c'est chez moi et l'autre jour je passais sur cette route près de ces villages. Je vais pas donner les noms des villages. Et quand j'ai vu le déploiement des quarts de de gendarme là que j'ai compris ce qu'il cherchait, que j'ai vu ce qu'il cherchait, je peux vous dire que ça fait quelque chose.
Et les faits divers, c'est pas juste des comme journalistes, souvent on les traite de loin depuis Paris. J'en ai longtemps parlé depuis depuis euh Paris, voilà, depuis derrière un ordinateur dans un studio. Ce sont d'abord des histoires concrète humaine et c'est toute une région qui est vraiment durablement marquée par cette par cette histoire et j'avais envie de le redire.
Voilà, ça fait pas peut-être avancer le débat de société mais c'est aussi des cas humains, c'est des voilà, c'est des vraies histoires qui marquent un territoire. Euh ensuite, moi, il y a quelque chose qui me dérange maintenant ces derniers jours. Euh ce matin, j'entendais sur une autre antenne le président de la conférence nationale des procureurs qui disait que voilà, il faut pas jeter en peinture les magistrats, euh après, vous allez avoir les politiques qui vont dire que c'est pas leur faute, qu'ils ont fait ce qu'il faut.
Voilà. Et moi ce qui commence à me déranger dans ce trucl-là, c'est que chacun commence à se renvoyer la balle en disant c'est une question de moyens, c'est pas une question de moyen, c'est la faute du ministère de la justice, c'est les gendarmes qui ont pas fait le boulot, c'est le magistrat. Et je trouve que dans ce genre d'affairire, il faudrait d'abord un peu de modestie, d'humilité de dire "Ben oui, oui, oui, à notre niveau, nous, justice, parquet, on a des choses à revoir parce qu'effectivement un dossier qui arrive par la voie postale et qui se perd, c'est juste enfin qui se perd, qui s'endort, c'est juste pas acceptable.
Même si on manque de greffier, on n pas assez de greffier en France. OK, voilà. Euh oui, on a augmenté les moyens de la justice.
Emmanuel Macron, c'est vrai hein, les moyens de la justice ont considérablement augmenté depuis qu'il est président de la République. Mais tout ça, cette façon de rejeter, voilà, il faudrait se mettre tous autour de la table et dire "On veut plus que ça se produise." Voilà, c'est tout.
Et c'est une chaîne en fait, c'est une chaîne et pas voilà des postures un peu comme celle de de de Gérard Narmanin depuis depuis le début de cette affaire. Moi, je trouve ça un peu navrant. Ouais.
Je voulais peut-être qu'on écoute Géral Darmanin écouter ce qu'il disait hier. Donc on se donne un mois, on va avec le ministre intérieur qui demain matin, je leur remercie, va donner une dépêche à l'ensemble de ces policiers, de ces gendarmes pour dire qu'ils doivent être sous l'autorité absolue des procureurs de la République. Et je remercie Laurent Nunes pour ça.
On va prendre ressort par ressort toutes les plaintes et au 14 juillet, je vais les réunir à nouveau et moi je ne partirai pas en vacances et il y a pas un ha magistrat qui va partir en vacances tant que j'aurais pas vu un par un les procureurs généraux pour qu'on fasse ce bilan de sa cour d'appel qu'on voit ce qui manque s'il y a des difficultés ici ou là peut-être des problèmes avec le ministère d'intérieur peut-être des problèmes d'experts parce qu'il il manque des psy ou des médecins légistes il peut y avoir ce genre de problème c'est pas manifestement le cas dans l'affaire de Liana mais je parle en général et personne partira en vacances donc je n'aurai pas la cit que toutes les plaintes pour lesquelles les procureurs de la République ont ouvert une enquête qui concerne les enfants n'a pas été correctement. J'ai l'impression qu'il parle à des enfants, vous partiraz pas en vacances. Enfin, moi j'ai trouvé que le le décalage était était énorme.
C'est ça que je voulais dire. Voyez, ce genre de de de phrase. Voilà, c'est et on va dire au français qu'en un mois, on va examiner 77000 plaintes alors qu'on a été infoutu d'en examiner une en en 9 mois.
On va y revenir. 0826 300. On vous attend évidemment sur Sud Radio.
Vous avez la parole. 10h Sud Radio. [musique] Le 10h mid.
Mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Alors, nous revenons.
Nous parlons de la du meurtre de la petite Liana, des réactions politiques. Tout le monde s'agit de dans tous les sens. Oui, il y a des dysfonctionnements.
Oui, il y a des problèmes de moyens. Oui, il y a aussi des questions d'accueil, de formation peut-être sur la réaction sur ce que disait Gérald de Darmanin, Mathias Leb. Euh moi je c'est pareil, je suis très embêté avec c cette affaire.
Je pense comme l'a dit Christine que effectivement c'est l'affaire de trop que effectivement il y a des dysfonctionnements individuels et structurel voire systémique. Bon ça c'est ça paraît à peu près sûr. La question des sous-effectifs, elle est quand même extrêmement importante.
On est un pays, on passe notre temps à se comparer notamment à se comparer avec l'Allemagne. Si vous prenez les effectifs, en France, vous avez 11 juges et trois procureurs pour 100000 habitants. En Allemagne, c'est 24 juges et 7 procureurs pour le même nombre d'habitants.
Donc il a il y a quand même une sous-représentation judiciaire qui est qui est pour le coup qui pèse sur les dysfonctionnements systémiques. Néanmoins, il y a une chose moi qui qui me qui me dérange pour reprendre les mots de Jean-Pierre, c'est la petite musique antijustice qu'on entend depuis une semaine. Et ça me dérange pourquoi je me demande, je vais je vais être précécieux, je me demande si cette affaire tragique bien évidemment encore une fois à faire de trop pathétique ne met pas un effet de loupe.
Et finalement, on ne voit que les trains qui n'arrivent pas à l'heure. Il y en a beaucoup. Non, justement, il y en a mais non, [rires] si vous avez si vous avez 70000 plaintes, il y a pas 70000, il y en a.
Et je je dis ça, je vais vous dire pourquoi. Parce que moi j'ai j'ai dans mon entourage des juges, je connais également un procureur. C'est des gens qui travaillent comme des bêtes, comme dans les hôpitaux.
C'est des gens qui ont des journées de fou qui sont arrassés de travail. Et on entend cette musique, euh la justice et les incompétences, c'est et moi je suis très gêné par ça. C'est un peu comme dans les hôpitaux si vous voulez.
Mais vous croyez que tous les procureurs sont comme votre ami ? Non mais parce que c'est comme dans tous les domaines de la société. Il y a des gens qui sont comment vous pouvez comprendre dire à des parents dans le périscolaire que des des gamins ont été agressés sexuellement et qu'on prend on ne va pas en prison.
Donc excusez-moi, c'est quand même des décisions de justice par les juges. Alors et ces gens sont dans la nature. Il y en a un là qui a été condamné pour agression sexuelle, il est avec peine aménageable, il est dans la nature.
Donc si vous voulez que les prédateurs restent dans la nature, comprenez l'exaspération pas dire ce que j'ai pas dit Laurence. Je [grognement] je ce que je veux dire, c'est que encore une fois euh je pense que euh si on veut garder la tête froide et si on veut pas réagir dans l'émotionnel et si on veut avoir un diagnostic juste sur la justice qui qui est qui est qui est qui est mal qui est en peine, il faut justement garder la la tête froide et ne pas sacrifier à cet effet de loupe. Bien évidemment que tout ce que vous venez de dire est absolument tragique, qu'il s'agit pas d'excuser, mais encore une fois la petite musique antijustice qui au passage vient nourrir un discours sécuritaire, c'est-à-dire qu' il y a une intention politique derrière tout ça.
Regardons les choses froidement. Il y a plein de choses qui fonctionnent aussi. Il y a plein de choses qui dysfonctionnent.
Mais ne jettons pas le bébé de la justice avec l'émotion, elle va servir. L'émotion, elle va servir parce que même si on peut critiquer la prise de position de Gérald Darmanain, on peut en discuter mais dans les 70000 plaintes qui vont être réexaminées, ben peut-être que sur ce lapse de temps on va sauver des enfants. Moi, je veux bien qu'on critique [raclement de gorge] ça comme et tout, mais s'il avait rien dit, s'il était planqué, moi je trouve ça très bien qu'il prenne ses responsabilités parce queon peut dire des missions, tous les politiques nuls, mais là cette action làà sur les 70000 plaines, je ne sais pas comment il va y arriver, je ne sais pas combien vont être traités, mais si des enfants sont sauvés grâce à cette chose là, tant mieux.
Alors, je suis entièrement d'accord et je vous retrouve là. Et ce que je voulais juste rappeler, c'est que il n'y a pas 70000. Donc il y a aussi des pros qui et des juges qui font leur boulot et qui sauvent des enfants.
Et ça me paraître ça me paraî important de rappeler. Quand vous écoutez quand même l'avocat d'innocence en danger, vous rendez compte qu'il y a quand même un énorme chantier qui est qui est là. Et et je je vais vous faire écouter moi Jacques Fontbon, c'est l'ancien commandant du centre de formation de police judiciaire.
C'est un commandant, il était Non, il est il est il est militaire. Oui, il est pas police judiciaire, il est gendarmerie. Non non, il était à la police judiciaire, celui dont je parle si en sinté.
Euh je Alors, peut-être ils sont trompés sur le sinté mais j'ai repris le sinté. On l'écoute, il était sur BFM sur une affaire de pédophilie euh chez un magistrat euh pour laquelle j'avais été saisi à la section des recherches d'Orléan. On avait retrouvé plus d'un million de photos et de vidéos pédopornographiques chez lui.
Euh, il y a une instruction. Euh, la sanction a été de 1000 € d'amende. Bon, combien ? 1000 € d'amende. 1000 € d'amende pour la détention d'un million de clichés pédoportnographiques.
D'acord. Absolument. Pour la détention de pas de prison avec surcis, rien du tout.
Non, non, non, on s'attendait quand même à ce qu'il y ait une, je dirais une sanction une sanction significative, mais ça a pas été le cas. Alors ce que ce que disait tout à l'heure Jean Seigna, c'est de faire la différence entre pédocriminel et pédophile. Parce que pédophile les pédophiles ne passent pas forcément à l'acte non plus.
C'est il fait la il fait la différence. Mais tous les pédocriminels sont des pédophiles. Donc c'est pour ça que moi je je vais je veux venir sur ce que j'ai proposé parce que j'ai vu j'ai entendu des des choses et j'ai pas découvert malheureusement dans dans l'affaire de la petite Liana qui m'ont interpellé.
Beaucoup disaient, le professeur de sport disait, je trouvais un peu bizarre parce que il était trop proche des enfants. Une autre dame disait "Je trouvais un peu bizarre parce que il était sur un banc." Et voilà.
Et je pense que la grosse difficulté, je dis pas que ça va résoudre le problème mais une partie du problème c'est aussi la libération de la parole de manière simple. Alors il existe un numéro d'appel quand vous avez des doutes qui est le 119. Il se trouve que et notamment les jeunes ne téléphonent pas et téléphoner c'est un acte très difficile, c'est montrer ça voir.
Voilà. Et moi, je veux qu'il y ait une plateforme nationale. Euh, j'ai j'ai saisi Gérald Armanin vendredi matin sur le sujet qui permettent non seulement de l'information expliquer quels sont les signaux faibles.
Oui, c'est Oui, c'est étrange quand quelqu'un est toujours au contact des enfants et cherche Oui, si votre fille va une soirée pyjama et que le papa vient faire des gros câlins dans le lit. Oui, ça c'est bizarre. Excusez-moi, je parle de cas difficile à entendre.
Tout est un peu tabou mais c'est la réalité. Donc dans cette plateforme que je veux sous forme de d'application, application qu'on aurait tous dans notre téléphone et tous les jeunes et les parents, on a la capacité de mieux être informé, d'être dirigé et ensuite de faire remonter des signalements de manière simple. C'est beaucoup plus facile pour un jeune d'aller sur son application, tout ça sous contrôle bien sûr puisque c'est dédié à remonter au service de police et de justice, on est bien d'accord hein.
C'est pas un mythou où on jette tout le monde sur les réseaux sociaux hein. Et donc de faire remonter ces informations avec l'intelligence artificielle fait. On a l'impression d'être encore, voyez, on envoie des courriers.
Quand une personne est citée plusieurs fois dans des signalements, que ça matche une fois pour toute et que ça déclenche des signaux, est-ce que cette personne est déjà dans les fichiers ? Donc je veux que ce soit un outil à la portée de tous, simple, facile et sécurisé pour que la la parole soit donné beaucoup plus facilement. Oui.
Mais là, les signalements ont été faits, enfin les les démarches ont été en particulier. Oui. Non, mais quand même, il faut rester près près de l'affaire.
Là, on voit bien près de l'affaire parce que c'est pas une affaire. Non, mais sinon, on dit certes, on dit certes oui, mais enfin les signalements ont été fait. Le problème, c'est justement que les faits étant connus ou des signalements étant faits, ça ne ça ne marche pas. a signalé ?
Non. Est-ce que la dame qui le voyait toujours sur le banc a signalé ? Non.
Est-ce que je dis moi je suis pas là pour résoudre cette affaire, c'est pas ma compétence. Je veux donner un moyen pour déjà simplifier et que ça soit plus tabou parce que c'est tabou ces discussions encore et notamment dans le public masculin a beaucoup plus de mal à en parler que dans l'école a aussi un rôle à jouer dans l'instruction civique et ou sexuelle. Je sais pas si on a parlé de d'instruction sexuelle mais civique en en alerte et en et en éducation.
Mais mais quand les enfants parlent et qu'on les écoute pas ou quand les enfants parlent et que la plainte n'est pas frise ou quand les enfants parlent j'ai lu un truc, je sais pas si cette information est confirmée, j'ai j'ai lu que ce type apportait son le goûter de de la jeune fille tous les jours à l'école. Il y a il y a il y a moi je peux vous garantir que si j'ai une gamine et que un adulte d'une quarantaine d'années vient apporter un goûter à ma fille, il y a je vais moi-même signaler à Mais est-ce que vous feriez plus facilement avec une application ou en téléphonant ? Bah l'application bien évidemment l'application c'est c'est le 119 c'est anonyme.
Moi j'ai une amie qui Non mais Valérie, est-ce que tes enfants et est-ce qu'ils te téléphonent ou est-ce qu'ils envoient des messages ? C'est difficile de vous avez raison qu'il faut le doubler. Je suis désolée, c'est difficile de dire "Bonjour, j'ai 12 ans et ma petite copine sont quelqu'un lui amène le goûter." Si on a une appli, c'est beaucoup plus facile de poser les questions.
Il faut vivre avec notre temps. Je veux dire pour faire ça, il faut que les enfants aient le discernement. C'està-dire que aujourd'hui je pense franchement justement que dans les information consentement le explique, ça c'est la partie information de l'application des des jeunes qui témoignent, des gens qui expliquent, vous savez avec des petites vidéos tout ça enfin de rendre les choses en fait faut se mettre à la portée des victimes et des témoins.
On se retrouve dans un instant, on aura deux appels Marie Stéphane qui veulent qui veulent réagir et qui sont évidemment comme beaucoup d'entre nous très choqués. à tout 10h Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord Valérie Expertura [musique] alors on continue à parler de l'affaire Iliana avec nos débatteurs mais on a beaucoup d'appels. On a Marie qui est au téléphone.
Marie nous appelle de la drôme bonjour Marie. Oui bonjour. Bonjour à Valérie.
Bonjour à vos invités. Euh je voulais donc parler de ce suspect. J'ai entendu pas mal de choses qui me qui m'interpellent aussi.
Mais avant tout, je voulais remercier la personne qui était tout à l'heure la personne de votre plateau qui a pensé aux enfants de ce suspect donc qui a fait qui a fait disparaître et sans doute le décès de la petite Layana. Je voulais, j'avais une je trouvais que c'était une bonne une bonne pensée parce que ce père je pense pas qu'il ait épargné ses enfants. Voilà, je doute fort que ces enfants soient donc c'est bien d'avoir une pensée pour eux aussi.
C'est Laurent Saillet qui en parlait. Pardon ? C'est Laurent Saet qui qui parlait de de ses enfants.
Aïe aïe aïe. Je vous entends plus du tout la je [raclement de gorge] Ah nous on vous entend. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que vous vouliez nous dire sur cette affaire ?
Alors, je voulais vous dire donc que je remercie cette personne pour la pensée parce qu'il faudrait peut-être se pencher sur le sort de ses enfants [soupir][souffle coupé] à lui. Et puis je voulais je rejoins toutes tous les témoignages que j'ai entendu par rapport au goûter. C'est quand même étrange que personne ait remarqué cet homme qui venait toujours au collège amener des goûtés.
Je trouve ça étrange. Et que les parents euh des enfants, personne n'est parlé de ce monsieur qui venait à l'école. Ça me laisse interrogative.
Ouais. Merci de votre appel Marie. Vous avez vous avez raison mais il y a tout un faisceau après quand on refait l'histoire, j'ai envie de dire.
Euh il y a une dame, moi ça m'a mise en colère qui qui qui a fait un un message en disant elle a fait un elle s'est exprimée. Faudrait que je retrouve où je me suis dit mais tu avais pas tu avais qu'à parler avant. Euh toute la journée, on le voyait avec des jeunes filles témoines, non, sans colère, une habitante du village sur la dispation sur la disparition de Liana.
Bah oui, euh c'est pour ça que on facilitera la capacité de donner des des informations et de faire remonter des informations, c'est pas de la délation, c'est de la protection. C'est la protection des enfants. Plus on facilitera mécaniquement, techniquement les choses, me semble-t-il, plus on avancera sur ces sujets.
Je moi, je voudrais revenir Ouais. sur la question de de la responsabilité des magistrats, est-ce qu'il travaillent bien ou pas bien ? J'ai envie de faire le parallèle avec des affaires que je connais très bien depuis 25 ans qui sont celles des abus sexuels dans l'église catholique qui sont qui ont beaucoup de ressemblance avec les questions qu'on se pose parce que on passe son temps, on a passé son temps dans l'église catholique à renvoyer la responsabilité ou à dire que c'était des cas individuels, que c'était pas un problème systémique.
Voilà, moi je crois qu'à un moment donné c'est bien qu'il y ait une indignation mouvement d'opinion publique parce qu'il y a que comme ça que ça va changer. Enfin, j'ai envie de vous dire les bougies, les fleurs, les ballons et et les sat quoi. Non non mais justement je pense que alors il faut beaucoup de temps hein.
Si je prends le l'exemple de l'Église catholique là je parle d'une échelle de temps de 25 ans et les problèmes sont très très loin d'être d'être résolus et donc on malheureusement ce genre d'affaires oblige aussi les institutions à se remettre en question et ce que je voulais dire c'est que évidemment les magistrats qui travaillent j'en connais qui sont formidables. J'en connais on en connaît tous mais ça peut pas empêcher la discussion sur le fond et sur les dysfonctionnements de la justice. De même que je connais beaucoup d'évêques et de prêtres qui sont des gens absolument remarquables et merveilleux et ça n'empêche pas qu'il faille discuter des problèmes qui se posent dans l'église catholique.
Alors, on a Stéphane en ligne. Bonjour Stéphane, vous nous appelez de Bordeaux. Qu'est-ce que qu'est-ce que cette affaire Liana évoque pour vous ?
Mais forcément, c'est euh c'est absolument terrible. Mais euh je voulais mettre ça en perspective et énoncer que euh on résoudra on résoudra rien tant qu'on a'ura pas une approche vraiment systémique de la problématique. Problématique qui concerne la justice mais qui concerne beaucoup d'autres ministères.
Le concerne aussi l'éducation nationale, ça concerne la police, ça ça concerne on a un fonctionnement qui enfin on a un état qui dysfonctionne complètement. Quand je dis une approche systémique, c'est que il y a effectivement le le problème du budget, c'est-à-dire qu'on voit bien que c'est un ministère qui est sous doté avec des moyens qui se sont très limités. Mais mais je vais mettre ça en perspective, je vais vous raconter une petite anecdote.
J'ai eu une affaire en justice à Bordeaux et on a attendu des heures et des heures et de ce pauvre juste nous disait "Mais c'est terrifiant en fait, on peut pas on peut pas faire le jugement parce qu'on a un problème d'informatique et on est absolument sous-doté." et et il était très malheureux de tout ça. Mais le problème c'est qu'on tout ça avait lieu dans un comment dire un endroit comment un palais en fait qui avait été construit, je crois qu'il a coûté une quarantaine de millions d'euros.
Donc c'était un truc qui était magnifique avec des espèces de cathédrales à l'intérieur. Et alors je me suis renseigné c'est incroyable ce que vous avez fait avec il y avait des fenêtres énormes donc il fallait tous les mois venir laver. Ça coûtait un budget incroyable à l'intérieur comme un extérieur en fait.
Donc pour vous dire qu'il faut relativeriser ça, donc il y a le problème de de l'argent. Effectivement, il faut doter sans doute un peu plus, mais il faut il faut voir où à l'argent aussi. Après, il y a quand même des problèmes.
Ah, on vous a on vous a perdu Stéphane. Mais l'idée c'est de c'est oui, c'est de régler de façon systémique. Mais réunion de crise, je vois là sur les antennes de télé, réunion de crise terminée, réunion de crise et après et après c'est quand on écoute, je voyais Laurence Rossignol qui est très engagé sur les sujets des violences qui disait "Mais c'est pas faute d'avoir tiré la sonnette d'alarme pour les associations." ce que nous disait Jeanseigner, avocat d'innocence en danger, une association qui existe depuis 40 ans qui tire la sonnette d'alarme qui n'a quasiment jamais été reçu par le ministre de de la justice par aucun ministre de la justice.
Bah on s'interroge Laurence. Mais bien sûr que moi je m'interroge mais je suis tellement terrifiée par tout ce qui ce qui se passe. Alors, c'est vrai que comme j'ai une fille de 11 ans et que je baigne dans le milieu scolaire et que je suis entourée d' de gens terrorisés terrorisés, ça amplifie euh si vous voulez mon émotion.
Mais moi maintenant ce que j'ai envie qu'on avance et est-ce qu'on peut virer tous les ministres, dire que tout le monde est nul, taper sur les juges et ça ? OK. Bon on avance comment ?
On avance comment parce que0 77000 plaintes en un mois. Ben on verra ce qui peut peut être fait mais en tout cas je trouve que c'est important que Gérald Arrmanin se mouille. Qu'est-ce qu'on dirait s'il était dans son bureau en disant une enquête administrative a été diligentée, nous verrons, oui, nous allons réfléchir, les candidats à la présidentielle pourront faire l'agent.
Voilà, je veux dire c'est pas parfait mais en tout cas je suis contente qu'il prenne le risque et qu'il en fait il affronte il affronte parce que c'est pas agréable vous savez d'aller faire un 20h pour dire que en fait euh ça n'a pas fonctionné hein. Je enfin c'est c'est il y a ça provoque aussi une forme de défiance de de la population où on sent le politique totalement impuissant. Mais ça décharge c'est quand même mission impossible.
C'est soit effectivement il reste enfermé dans son bureau, on dit s'en fiche, soit il annonce des mesures on dit c'est de la poudre aux yeux. C'est impos et voilà c'est pour ça que dis c'est une affaire, ce sont des affaires de fond. Il faut quand même savoir que ça n'évoluera que très lement.
La priorité c'était le narcotrafic hier avant-hier, il vient au 20h pour dire que la priorité c'est les enfants. Priorité chasse l'autre. Oui mais c'est nous qui lui demandons aussi ces priorités là.
Faut bien être honnête quand même. Il y a pas de solution miracle, ça évidemment. Néanmoins, il y a quand même eu euh une circulaire euh et contrairement à ceux qui disent, c'est pas une toutes les semaines, qui mettait en priorité le dossier des enfants, je voudrais juste vous dire quelque chose.
Je veux pas défendre les politiques parce que évidemment euh il y a de la colère et c'est normal, mais euh on peut pas le lui reprocher d'être aussi un peu dans l'émotion ou dans la colère, notamment parce qu'il a dû avoir lui et lire et quand il était mise à l'intérieur aussi. Vous avez quand même l'atrocité des faits sous les yeux et heureusement il y a des vous savez il y a des scines colères comme disait Segolen Royal. Moi, je trouve que il faut des scines colères parce que c'est souvent sur de la colère aussi qu'on construit quelque chose et qu'on avance parce que si c'est juste pour dire "Oui, c'est vrai, bon on va rallonge de budget, ça servira à rien.
C'est l'organisation en fait qu'il faut revoir au-delà du budget. L'organisation, c'est pas normal qu'on envoie encore des courriers papier qui ne soient pas au moins doublés d'un mail. C'était des choses comme ça et ça il faut c'est le choc qui doit provoquer la décision.
Et quit du ministre de l'intérieur qu'on a vu hier au journal de France 2 mais qui est assez silencieux malgré tout et qui a quand même une responsabilité euh euh enfin quand je dis responsabilité, il est à la tête des services de police. Je rappelle et c'est Gerald Damarnin qui l'a dit 3 millions de plaintes en souffrance. 3 millions de plaines qui attendent dans les tribunaux, dans les commissariats aujourd'hui.
Ils vont travailler les deux mains dans la main, j'imagine, en sachant que Gérald Darmanin est plus politique que le ministre de l'intérieur. Donc c'est pour ça que il y a peut-être aussi une répartition des rôles et que là c'est la procédure judiciaire spécifiquement qui a été plutôt mise en cause, bien que l'enquête administrative touche évidemment la gendarmerie et l'éducation nationale. Gendie.
Ouais. Bah moi je trouve le silence du ministre de l'intérieur assez assourdissant parce que il a fait le 20h hier. Oui mais pour dire quoi c'est pas enfin j'ai pas trouvé qu'il était d'une d'une très grande éloquence sur la question et d'une force de proposition et bourriffante.
Donc voilà. Alors après la question c'est est-ce que aussi cette affaire tout d'un coup n'est pas prise au sérieux par les politiques parce qu'on va rentrer dans une séquence politique et que les politiques savent que si on ne monte pas au créneau, si il ne monte pas au créneau, [grognement] franchement je vais vous dire, je vais défendre personne mais je connais Géral Din depuis 15 ans. Euh vous pouvez pas dire que s'il y avait pas une élection présidentielle là, il bougerait pas, il restera dans son bureau.
Je je c'est pas possible. Il faut je pense qu'il a tout à fait conscience de la violence euh si vous voulez de de de cette affaire, de l'émotion qu'elle susciteur du du drame. Géralin, il a été ministre de l'intérieur.
Il sait pas le père Dro de l'année. Avant d'être ministre de la justice, il a été ministre de l'intérieur. Bah donc vous pouvez pas dire qu'il a rien fait non plus.
Je je n'ai pas dit qu'il avait rien fait, mais enfin il est quand même comptable de de d'une action publique. Donc c'est pas un ministre qui va pouvoir gérer. Ça c'est le problème.
On pense qu'un ministre, il arrive et qui dit "Bon allez, moi je veux ça, tout se passe bien." C'est c'est énorme. C'est toute une administration, c'est tout un fonctionnement.
Vous si demain vous êtes ministre de la justice ou moi-même ou de l'intérieur, c'est pas parce que on est on a envie et tout ça que les choses vont changer en 48 au 72. J'entends bien mais par exemple votre idée d'application euh comment se fait-il que elle n'ait pas déjà été mise en place moi j'ai eu cette idée parce que je suis baigné dans le dans le mais il y a il y a aussi j'espère bien queon va avancer sur ce sujet et que tant mieux ça s'appelle vu ou vécu je parle je n'ai rien à gagner là-dessus puisque c'est juste une idée que je donne he donc je je ne vends rien et j'espère bien qu'effectivement on va avancer sur ce sujet parce que je suis convaincu que ça aidera sur une toute petite partie de cette chose. Mais mais pourquoi est-ce qu'on ne reçoit pas les associations les gens comme Innocence ?
Je dis Innocence en danger mais il y en a il y en a plein. Il y a l'oiseau bleu, enfin il y en a plein plein plein. On ces gens-là sont savent exactement ce qu'il faut faire.
Ils savent ils sont au contact des enfants, ils racontent les dysfonctionnements au quotidien. C'est ce que nous a raconté Jean Sagier. Je vous conseille de réécouter ce qu' nous a dit.
Mais Valérie, on a parlé de on a parlé de la tortue tout à l'heure. On a parlé du lièvre et de la tortue, mais les politiques, ils savent qu'aujourd'hui ils sont obligés d'être des lièvres. Donc il est obligé de réunir les procureurs en urgence, d'annoncer des mesures et il sera plus là pour quand on essaiera d'en vérifier le l'efficacité.
Moi, j'ai envie juste de citer un chiffre que j'ai trouvé dans l'IB ce matin qui est quand même assez significatif. Il y a 0,6 greffiers en France contre 14,7 dans la moyenne du Conseil de l'Europe 0,6 contre 14,7 la médiane du conseil médiane plus exactement du Conseil de l'Europe. Je parle des greffiers hein, les magistrats c'est aussi très déséquilibré.
C'est 3,2 pour 100000 contre 11,2 à l'échelle. Donc ça ça va prendre du temps, ça va pas se faire d'un coup. Et puis où est-ce qu'on va le trouver l'argent pour donner ses moyens à la justice ?
Les les politiques sont comptables. C'està-dire que les Français aussi les Français aussi parce que on construit un budget dans lequel il va falloir faire des choix et donc on va demander tout aux politiques. On va demander de garder nos moyens pour les retraites, de garder nos moyens pour la santé mais aussi dire qu'est-ce que vous faites pour la justice ?
Et ça ça prend beaucoup de temps. C'est pour ça qu'il faut pas imaginer que Gérald Arrmanin d'ici la fin de la semaine, il va régler ce problème. Par contre, ce qui est vrai, c'est que ce genre d'affaires, ça permet d'enclencher les choses et de les faire petit à petit changer.
Mais il va falloir, moi je crois pas du tout à ce que ça change très rapidement à l'échelle de ça va changer à l'échelle de de 10 ans, de 20 ans malheureusement. Et il y a aussi que les citoyens s'engagent. L'État ne peut pas tout.
Absolument. Donc on est tous citoyens, tous responsables. Oui.
Mais il faut aussi que nous nous arrivions à s'intéresser aux enfants des autres aussi. Il faut que on ait un un regard combien de fois des enfants qui sont victimes de violence parfois où malheureusement ça finit tragiquement et les voisins disaient c'est vrai que parfois j'entendais les enfants hurler et cetera. Chaque citoyen aussi on disait il faut un village pour élever un enfant.
Mais nous aussi de nous bouger et d'essayer aussi vous n'avez pas de réponse en face, vous pouvez dénoncer tout ce que vous voulez. Il y a aussi beaucoup de choses qui ne sont pas dénoncé. Absolument.
Mais commençons déjà par ce qui est dénoncé. Il y en a beaucoup et qui et et on a des témoignages. On a eu vendredi des témoignages terrifiants de de plaintes qui n'ont pas qui n'ont pas aussi des choses qui ne sont pas dénoncées qui ne sont pas dénoncées.
Donc il faut vous savez c'est un comme un c'est un tout et il faut agir sur chaque vous dénoncez. Il y a pas de suite tout. Euh voilà, faut pas dire ça parce que il y a quand même des fois où on dénonce, il y a des suites.
Si on commence à se dire "J'ai plus besoin de dénoncer". De toute façon, ce que je disais tout à l'heure, il y a quand même un certain nombre d'affaires où il y a eu dénonciation, il y a des suites et il y a et il faut rappeler que un certain nombre d'affaires heureusement aboutissent à un traitement qui est un traitement positif qui évite des drames. C'est pas pas pas beaucoup.
Hélas. On se retrouve dans un instant avec vous. À tout de suite.
Sudre midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert, nous sommes ensemble avec vous jusqu'à midi. Christine Bouillot est toujours là.
Christine, vous vouliez peut-être réagir à à nos débats sur ce que vous avez entendu, vous qui suivez cette affaire depuis euh depuis le début. Oui. Rappelez, on parlait Laurence tout à l'heure effectivement évoquer les les signaux d'alerte.
Alors moi le prof de sport, je l'ai rencontré ce prof de sport et le témoignage vous avez sur la page Instagram de de Sud Radio si vous voulez le réécouter. Mais hors micro bien évidemment qu'il avait des doutes mais c'est très compliqué ce genre de ce genre de de distingo j'allais dire à l'impression. Les parents de Liana que j'ai rencontré dimanche dernier disent effectivement cet homme puisqu'on on savait qu'un une personne était en garde à vue mais on en connaissait ni les tenants ni les aboutissants pour pour pour le début de de l'affaire.
Disait effectivement il a porté il était souvent avec notre fille, il était sa fille était ami avec notre notre fille. Donc c'est très difficile de je pense que seuls des professionnels peuvent effectivement apporter des mots en tous les cas donner des réponses à des interrogations que l'on a. C'est des professionnels formés qui vont dire "Moi le professeur de sport me disait "Mais moi je suis pas formée pour savoir si dans ce que j'ai vu ça ça relevait de quelque chose qui était déviant ou c'était simplement la réaction d'un papa qui qui jouait beaucoup avec les enfants comme on peut en avoir." Donc c'était très très difficile pour lui au moment où ça se déroulait sous ses yeux à postériorie bien évidemment vous dites "J'aurais dû".
Mais sur le moment, c'était très très compliqué. Et donc je pense que dans la mécanique de protection de l'enfance aussi, puisque c'est un travail collectif, euh il y a il y a des choses qui sont effectivement euh difficilement palpable. Ce qui est certain en revanche, c'est que la parole de l'enfant quand cette petite Rosa effectivement vient pousser la porte de la gendarmerie euh que des faits sont avérés et que la maman demande où en est sa plainte parce que là aussi il faut se poser des questions et qu'elle appelle tous les lundis matins pour dire où est-ce que ça en est ce dossier, où en est ce dossier et que quelqu'un lui dit au bout du fil à la gendarmerie arrêtez madame de nous harceler parce que sinon on va porter une main courante contre vous.
Vous imaginez le monde comment il s'écroule autour de vous. Donc je pense qu'il y a il y a différents échelons de de de de remise en question et de de remise en perspective. La première et la toute première et ce que disent toutes les associations et notamment toutes celles qui appellent à manifester peut-être ce soir devant les tribunaux, c'est déjà de se d'être formé à cette parole de l'enfant, de savoir comment la recueillir, comment où elle peut être déposée aussi.
C'est difficile de porter la de pousser la porte d'une gendarmerie et d'un commissariat pour euh pour dire ce monsieur euh mon professeur de sport euh euh le papa de ma meilleure copine et cetera a eu des gestes déplacés sur moi. C'est extrêmement compliqué. Donc est-ce qu'il y a pas quelque chose collectivement et je crois savoir qu'il y a une loi intégrale qui est en attente dans les couloirs de l'Assemblée nationale que portent les association comme celle de de de Anne Cécile Myfer qui qui milite là-dessus pour dire mettez les moyens.
C'est un vrai sujet aujourd'hui sociétal. Il y a une vraie souffrance derrière. Ça coûte en plus si on veut parler économie une fortune un pognon de dingue à l'État.
Donc agissons, faisons les choses correctement et pardon mais arrêtons euh la course à l'échalotte aux solutions toute faite euh dès le lendemain euh d'une marche blanche alors que effectivement c'est un sujet extrêmement sensible. Il y a certainement des problèmes de moyens mais il y a des problèmes de formation, des problèmes d'accompagnement. Effectivement ce ce ce suspect quand euh il est licencié du lycée parce qu'il a des propos inappropriés avec une Comment se fait-il que n'y ait pas un un voyant lumineux qui s'allume quelque part ?
Moi je vais vous donner un exemple. Dans les clubs de sport par exemple, vous pouvez faire donc les gens qui interviennent auprès des enfants, ils font une déclaration euh donc c'est du déclaratif euh ce qu'on appelle de bon comportement, j'allais dire hein, c'est ce qui est ce qui est prévu par la loi. Mais qu'est-ce que devient cette déclaration derrière ?
Qu'est-ce qu'on en fait ? Jusqu'à quel point quelqu'un qui ne veut pas la signer ou qui prend pas sa licence et qui s'occupe des enfants, est-ce que il échappe pas à ce système- là ? Donc toutes ces affairesl aujourd'hui nous éveillent.
Donc je pense que la protection de l'enfance, la protection de la parole de l'enfant des victimes, y compris des femmes qui qui viennent devant les tribunaux, qui portent la qui poussent la porte des tribunaux valent beaucoup plus je veux dire qu'un qu'un qu'un déballage médiatique ou en tous les cas un déballage [raclement de gorge] politique de de concours l'épine des solutions toutes faites et du Yaka Faucon. Merci. Merci Christine et vous suivez effectivement et on peut aller sur le site de Sud Radio où vous avez réalisé de de très nombreuses interviews.
Jean-Pierre Denis, je voulais que vous nous disiez, on en profite, on a un spécialiste du pape que vous nous parliez de la visite du pape en Espagne. Qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça dit ? Alors, c'est une visite très importante parce que c'est une visite qui pose plein de questions.
D'abord des questions politiques et géopolitiques. Euh le pape Léon X essaie de faire entendre une petite musique, elle est difficile à entendre parce qu'elle est nuancée, modérée. Il y a jamais un mot qui dépasse.
Mais c'est un choix, un choix justement politique face à Donald Trump notamment, face à tous les populistes aussi. En Espagne, il y en a il y a un parti qui s'appelle Vox he qui est un parti qui est à la droite de la droite et qui prospère sur le sentiment antimigrant. Et donc le pape finalement se retrouve assez en accord avec un gouvernement de gauche avec lequel il était globalement en désaccord sur beaucoup de sujets pour défendre le multilatéralisme, le fait de qu'une société puisse être multiple et multiculturelle.
Voilà, il y a un vrai une vraie convergence. Après, c'est que le début. Euh c'est aussi euh un phénomène de participation populaire assez important.
Alors, on a beaucoup et un peu vite enterré le catholicisme en Espagne. L'Espagne, c'était vraiment un grand pays euh catholique. Il y a une chute de la de la participation aux messes.
Il y a une chute du nombre de personnes qui s'identifient comme catholique. Aujourd'hui, c'est plus que un catholique sur deux. C'est presque 20 points de moins que la dernière fois qu'un pape est allé en Espagne à l'époque de Benoît X.
Néanmoins 500000 jeunes à Madrid rassemblés autour du pape, 1200000 à la messe dimanche, il y a vraiment quand même aussi un vrai intérêt. Voilà, il faut pas trop vite enterrer le catholicisme en Espagne et je pense ailleurs. Évidemment, on regarde cette visite de plus près parce que c'est un pour nous français une sorte de répétition générale avant la visite du pape euh en septembre en France.
Hurence ? Ouais. Alors ouais, moi je je je trouve ce pape formidable.
Néanmoins, je trouve que parfois ça paraît un peu déconnecté dans le sens où euh ce n'est pas le pape qui par exemple subit euh l'immigration euh qui serait massive. euh pardon de le dire que c'est bien facile et on voit la politique de gauche qui est menée en Espagne et qui va pas pas bien dans le dans le bon sens d'avoir des grandes théories humanistes mais après les gens qui souffrent eux d'une immigration incontrôlée mais ce sont des gens qui euh certes seront peut-être pieux et par ailleurs, moi je pense que la religion moins l'ura de place si vous voulez dans la politique, mieux c'est parce que parfois on me dit oui mais pour lutter contre l'islamisme j'ai pas dit l'islam Il faut qu'on renforce le catholicisme. Ben non, il faut juste qu'on renforce selon moi la laïcité et la République.
Bon, c'est un long débat. Ouais. Mais pour aller dans alors je vous dirais juste que le pape n'est pas dupe, je crois, des tentatives de développer l'identité chrétienne, voilà, comme rempart et et son prédécesseur ne l'était pas non plus. la visite en cours, hein.
Donc, on aura le temps de voir d'un peu plus près. Euh, mais je pense que justement euh là, il y a un point sur lequel je peux pas vous laisser. Euh en fait, il va pas sur le terrain politique justement et il a toujours refusé d'aller sur le terrain politique.
D'ailleurs, il a jamais nommé Donald Trump. Il a il Voilà, il se situe un peu au-dessus. C'est le boulot d'un chef spirituel, je crois.
Allez, Pericol Legas vient de nous rejoindre. Bonjour parce que si la France était dotée de la législation espagnole en matière d'immigration, nous ne serions peut-être pas là. Je dis pas que tout est parfait.
Voilà. Mais enfin, ils ont eu le courage de prendre certaines certaines mesures. Monois Mélenchon la France insoumise dans son cri de guerre à Saint-Denis, hein.
Alors, est-ce que ce sera une campagne militaire ou militante ? Je vais voir ça avec le grand Arnaud Benedetti qui c'est souvent chez vous qui va nous décryper cette situation. A-ton-on les moyens d'électrifier la France en borne automobile ?
Je verrai ça avec le patron d'indigo les parkings parce que c'est bien d'avoir des voitures électriques. Faut-il encore avoir une plus pour dedans charger ou et puis le vrai pouvoir occulte, la bureaucratie est-elle est-elle devenue la bureaucrature ? Est-ce que et avec l'arrivée de l'IA, est-ce que ça va pas être encore pire ?
Il y a de quoi se faire peur et j'en discuterai avec Frédéric Mascelier qui a écrit anatomie de la bureaucratie aux éditions du CER. Merci à vous. On vous retrouve dans un instant.
Merci à tous les trois pour ce pour cees débats et on se retrouve demain très bonne journée sur Sud Radio 10h30.
Laurence Sailliet