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interviewLCI· 14 février 2023 21 min

François Ruffin, député LFI de la Somme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour François Ruffin bonjour vous étiez donc hier en séance vous le serez encore aujourd'hui pour débattre de ce projet de réforme des retraites mais hier ce que l'on retient ce que les Français retiendront malgré tout et bien c'est un débat tristement caricatural avec des invectives des insultes vous le regrettez ce matin François Ruffin vous le condamnez et notamment cette déclaration de votre collègue insoumis Aurélien Santoul c'est lui-même excusé preuve que ces mots ont dépassé très largement sa pensée mais je pense que nous on a pour deux voies d'être à la hauteur du peuple de d'être à la hauteur des Français qui sont dehors par un deux trois millions une deux trois quatre fois et pour lequel il y a pas de heure il y a pas d'incident il y a une espèce de colère froide qui habite le pays et qui vient dire non à cette réforme des retraites c'est donc une faute cette sortie cette déclaration cette prise de position de votre collègue c'est ce que manuel bon parent ce matin aujourd'hui il faut qu'on parle du fond c'est là qu'on va être bon c'est là qu'on convainc les Français c'est là que les Français sont avec nous c'est sur le fond c'est par exemple sur les 1200 euros quand tout le gouvernement est passé pour dire de Franck Riester a du stop à Olivier Véran à Marlène Schiappa tous ils sont passés sur les plateaux télé et y compris sur ce plateau va revenir ça va être 1200 euros de minimum de pension des petites retraites dans dans quelques instants mais sur cette stratégie parlementaire parce que vous êtes député de la France insoumise députée dans l'opposition on vous sait pas toujours à l'aise avec cette obstruction parlementaire qui a été affichée d'emblée par votre groupe par votre force politique est-ce que et bien aujourd'hui vous dites il y a un début de revirement moins d'amendements moi je veux pas qu'on détourne de l'essentiel le centre de gravité aujourd'hui du moment il est dans le pays il est dans la rue il est dans les sondages il est dans le cœur les gens et il est pas dans ce qui se passe à l'Assemblée mais il est très clairement le fait qu'on est d'hier supprimer mille à un moment d'un coup dit notre volonté d'avancer sur le texte fallu attendre plus d'une semaine de débat parlementaire alors que l'on sait que le temps est compté et que il reste encore beaucoup d'articles en tout cas j'espère que vous poserez de la même manière la question ou un pourquoi une contrainte aussi à débattre en 15 en 15 jours sur un projet de retraite sur lequel il va mettre deux enfermés français pourquoi en 15 jours ça doit être bouclé en vérité en 9 jours de débat pourquoi il ouvre pas le week-end pourquoi enfin il y avait la possibilité d'étendre de les débats de manière plus large pourquoi c'est pas fait mais maintenant je veux pas qu'on se je veux qu'on revienne sur vous savez quand je suis chez moi dans mon coin on m'interroge pas sur combien d'amendements vous avez déposé qu'est-ce qui s'est raconté à la semaine vous interroge sans doute sur le niveau des débats écoutez un chiffre François Ruffin et puis ensuite on parlera du fond des articles mais en six ans en 6 ans on a on a compté plus de sanctions à l'Assemblée nationale visant des députés pour des comportements que entre 1958 et 2017 ça prouve bien et bien que cette assemblée depuis quelques années elle n'est peut-être pas aussi digne qu'elle ne l'a été hier il y a des moments où on peut être plus dit mais vous savez moi j'étais sanctionné par exemple pour le port d'un maillot de foot à la tribune de l'Assemblée nationale est-ce que je le regrette non est-ce que je considère que ça fait partie de ma liberté d'expression de porter pour soutenir les clubs de football amateur un maillot de foot à la tribune de l'Assemblée je considère que ça fait partie de la ministre un membre du gouvernement ou un responsable politique d'assassins vous avez compris que je pensais que c'était pas une bonne chose c'est très clair et ça n'est pas une bonne chose parce qu'on est déjà obligé de passer 10 minutes ici alors que je vous le dis ce qui aujourd'hui interroge les Français c'est quand est-ce que je vais toucher ma retraite et combien je vais toucher et c'est la question que je nécessite de poser hier au ministre Olivier du socle combien combien vous avez défendu un amendement le 1098 très exactement sur le montant de ce minimum des pensions vous demander que des promesses soient tenues mais la promesse présidentielle c'était effectivement un minimum de 1200 euros pour ceux qui ont une carrière complète alors d'abord il y a trois mentions ou bien trois en bobinement 3 manières d'habiller la vérité chez les macronistes qui ont quand même fait le tour des plateaux télé y compris ici en disant 1200 euros 1200 euros 1200 euros 1200 euros tous du soft verront Riester Schiappa tous ils y sont passés avec en VRP de leur réforme bon la première mention je ou contre vérité ou approximation c'est que c'est 1200 euros brut c'est pas du tout la même chose la deuxième c'est le différentiel entre le brut et le net n'est pas si important c'est peut-être pas important pour vous que Monsieur Florent je peux vous dire que quelques dizaines d'euros pour les Français qui vivent de ça c'est quelque chose de très important deuxième approximation c'est une carrière complète troisième chose qui jusque là n'était pas clair c'est que il va falloir avoir travaillé à temps plein or par exemple quand je suis Inter à la manifestation de jeudi dernier par des auxiliaires de vie elle me disent mais nous on a calculé on a regardé le simulateur ça va être deux ans de plus mais est-ce qu'on va voir le droit aux 1200 euros et ben non et même des papiers sont publiés qui disent que en moyenne pour les auxiliaires de vie qui ont fait tout le travail qu'il fallait pendant la crise covid en moyenne ça sera 25 € en plus que voilà François Ruffin vous demandez ce minimum à 1200 euros pour tous que l'on est une carrière hachée ou une carrière complète je la demande en particulier pour les travailleurs que l'on comprenne bien est-ce que le fait d'avoir travaillé sans interruption tout au long de sa vie donne droit à 1200 euros brut ou et de la même façon le fait d'avoir eu des interruptions un temps par exemple [Musique] s'agissait que je demande quelque chose vous savez pour des gens qui ont parce que vous avez pas faire les questions les réponses vous me posez des questions maintenant j'y réponds d'accord si vous me demandez ce que je pour les français pour les profs français qui ont travaillé qui ont travaillé 43 années qui ont travaillé dans le bâtiment qui ont travaillé comme auxiliaire de vie qu'on travaillait dans l'hôtellerie qu'on travaille dans tout ça qu'est-ce que je souhaite bien plus de 1200 euros je souhaite qu'il puisse dignement je souhaite qu'il puisse vivre avec 1500 € par exemple maintenant c'est pas moi qui ai fait cette promesse là c'est Monsieur Macron ce sont les macronistes donc le minimum aujourd'hui puisqu'ils ont les chiffres c'est que Monsieur dups sortent les chiffres c'est qu'ils viennent dire aux Français au parlementaire en particulier mais à tous les Français combien de personnes vont être revalorisées de combien vont-ils être ravi revalorisés est-ce que comme le dit l'Institut des politiques publiques ça va être de 35 euros en moyenne c'est-à-dire excusez-moi mais des cacahuètes ils ont ces chiffres le gouvernement à ces chiffres pourquoi il ne donne pas ces chiffres pourquoi il est conservent pour eux pourquoi ils ne les livrent pas aux Français donc simplement ce que j'ai demandé hier à l'Assemblée nationale ce que je redemande aujourd'hui sur votre plateau c'est qu'on est la vérité des chiffres qu'on sache que les auxiliaires deviennent mon coin sachent que les ouvriers du bâtiment puissent savoir est-ce pouvons avoir le droit oui ou non assez 1200 euros le candidat que vous souteniez lors de la dernière campagne présidentielle Jean-Luc Mélenchon un disait dans son programme présidentiel les retraités qui ont des animés de cotisation complète nous n'en laisserons pas une inférieure aussi donc il faisait bien la différence entre ceux qui ont travaillé sans interruption et ceux qui ont eu des carrières hachées ou un temps de travail partiel mais très bien qu'on fasse la différence mais je vous redis que la promesse qui était dans le candidat Macron c'était 1200 euros pour ceux qui ont pour le deuxième tour il y avait même pas de conditions c'était 1200 euros pour tous les retraités donc vous voyez il y a même plus de conditions il y avait pas de carrière complète et là je le redis sur les auxiliaires de vie par exemple l'injustice qui a à avoir souffert de temps partiel pendant son existence et à se retrouver à la fin avec 900 euros 950 euros au mieux de retraite donc là comment on pourvoit ça et bah il faut un relèvement par exemple du minimum vieillesse bon François vous me faisiez justement et que le différentiel entre le brut et le net il compte même si il est peut-être peu importe mais dans la réforme prévue par le gouvernement ces augmentations qui concerneront jusqu'à 200000 personnes selon le gouvernement 25 € 50 € pour certains ça compte aussi ces revalorisations pour ceux qui vont partir à la retraite et pour ceux qui sont déjà à la retraite c'est une aumône c'est une aumône 25 euros vous rendez compte de ce que c'est ça veut dire 2,5% d'augmentation ça veut dire quoi ça veut dire que c'est même pas à la hauteur de l'inflation cette année et il faudrait qu'on aille dire bravo au gouvernement qui nous présente ça comme un progrès parce que il va même pas augmenter du niveau de l'inflation cette année non je veux dire on va pas passer une demi-heure sur ces sucreries d'accord c'est du gadget malheureusement c'est du gadget si ça avait été 1200 euros clairement pour tous serait pas été du gadget maintenant les Français ont compris vous voyez moi la difficultés qu'on a c'est qu'est-ce qu'on fait pour les travailleurs qui vieillissent dans des métiers où la pénibilité forte et elle est forte vous savez il y a une étude qui vient de sortir et qui dit que pour un ouvrier du bâtiment sur deux aujourd'hui entre 50 et 74 ans on est ni en emploi ni en retraite que c'est vrai pour une auxiliaire de vie sur 5 que c'est vrai pour une caissière sur trois voyez ce sont des métiers ou de manière massive on n'arrive pas à aller jusqu'à l'âge de la retraite déjà quand c'est à 60 ans 62 ans mais 64 ans ça va être encore pire par exemple moi j'aimerais bien avoir une discussion avec votre patron avec Monsieur Bouygues pour savoir mais comment et alors qu'est-ce qu'il en pense lui est-ce qu'il pense qu'un maçon est-ce qu'il pense il y a maçon est-ce qu'il pense qu'un couvreur il pense qu'il pense à 15h est-ce qu'il pense qu'un charpentier dans l'entreprise Bouygues mais aussi dans les sous-traitants va falloir aller facilement jusqu'à 60 la pénibilité l'usure professionnelle c'est une notion finalement assez récente qui date de 2010 avec la réforme des retraites justement qui définit ce cadre de la pénibilité je conteste je conteste en 1984 par exemple il y a déjà une mesure de la pénibilité à cette époque là on demande c'est le ministère du Travail et la DARES qui demande aux salariés est-ce que vous avez des contraintes physiques mais la retraite La retraite anticipée pour l'usure professionnelle je vous dis elle est finalement assez récente n'existait pas je vous dis ça existait dès 1984 parce que c'est important de savoir ça qu'est-ce qui apparaît en 1984 quand on interroge les salariés il apparaît que 12% des salariés disent qu'il subissent une triple contrainte physique c'est-à-dire porter des charges lourdes se baisser régulièrement enfin voilà et aujourd'hui on peut se dire après 40 ans de robotique d'informatique de numérique tout ça va s'être allégé à l'inverse on est passé à 34%. il en est de même pour les contraintes psychiques quand on demande aux gens est-ce que en 1984 il devait remplir leur tâches dans leur avoir plusieurs tâches à faire en même temps et ainsi de suite il y avait 6 % des salariés qui subissaient une contrainte psychique à l'époque aujourd'hui c'est 35% c'est devenu sur les contraintes physiques 63% chez les ouvriers si on comprend pas si on comprend pas qu'aujourd'hui la France qui se réveille c'est qui la France qui manifeste la France qui dit non cette Français sur 10 qui disent non à cette réforme 9 salariés sur 10 qui disent non à cette vraie forme pourquoi parce que c'est une France qui se lève tôt qui va au boulot et qui a mal au dos se font de prévention de l'usure professionnelle qui est prévue dans dans le cadre de cette loi Elizabeth borne a parlé et bien d'un fond à hauteur de 1 milliard d'euros pour vous c'est aussi gadget cela ne sert à rien je vous dis les statistiques les voilà sur ce fond François Ruffin mais monsieur floraux prévention de l'usure professionnelle vous me pouvez poser une question et vous avez l'air de pas supporter que je j'apporte une répondez-moi répondez-moi sur ce fond si c'est à la hauteur des ongles exactement mais m'interrompais pas quand je démarre ma réponse aujourd'hui entre 50 et 64 ans d'après une étude rendue c'est un ouvrier du bâtiment sur deux qui n'est ni en emploie ni à retraite chez union qualifié c'est un salarié de l'industrie agroalimentaire sur trois c'est un manutentionnaire sur 4 c'est un agent d'entretien sur 3 c'est une aide à domicile sur 5 c'est-à-dire que c'est un phénomène qui est absolument massif qui est énorme compréhende pas que c'est un milliard mais dans un fond un machin qui va résoudre ce souci là et le cœur du sujet auquel le gouvernement ne doit pas échapper dont on doit pas de détourner par des quipropos parlementaires mais d'où nous vous non plus vous devez pas détourner par vos questions c'est que tous ces gens là ils prennent deux ans de plus et ça on aura besoin compter tout ce qu'on veut chercher à faire diversion ça les Français l'ont très bien compris et que vous savez quand je rencontre Gilbert qui est carreleur et qui est en train de poser du carrelage dans une maison en Ardèche au moment où je l'interroge et qui me dit mais bon sang 64 ans pour moi mais ça va être directement le cimetière je me suis fait opérer depuis l'an dernier d'une de la coiffe des rotateurs j'ai des problèmes aux épaules je le sens que c'est dur le matin mais il est fou de nous imposer deux ans de plus voilà le sujet voilà le sujet qui doit rester au cœur du débat c'est oui ou non à ses deux ans pour désigner ses entreprises et bien justement qui met peut-être en retraite forcée ou qui ne font pas suffisamment d'efforts pour prévenir l'usure professionnelle mais vous savez moi j'ai même pas ça ne va pas dans le bon sens d'abord c'est c'est un index qui n'a rien de de il y a aucune sanction qui est lié à ça donc on va tenir des comptes pour savoir combien de personnes dans telle entreprise vont peut-être faire l'objet d'amendement dans le cadre du débat parlementaire vous savez ça fait partie des amendements qu'on a supprimé sur lequel de toute façon on en a eu aucun qui est passé mais c'est pas le sujet là j'ai même pas envie vous voyez de pointer individuellement les entreprises ce que je viens vous dire c'est ce sont des secteurs entiers où les gens sont à la peine c'est ce sont ceux qu'on appelait les travailleurs de la deuxième ligne et ceux à qui Emmanuel Macron avait promu reconnaissance et rémunération et qu'est-ce qui se passe derrière est-ce qu'ils ont eu ces 5 millions de travailleurs qui ont tenu le pays de bout donc les industries agroalimentaires chez les manutentionnaires qui ont mis les produits dans les supermarchés qui sont allés s'occuper des personnes âgées qui sont à être soignants est-ce que ces personnes-là ont le droit à la moindre rémunération à la moindre reconnaissance non au contraire la première peine c'est qu'ils ont eu leur salaire qui ont été renié par l'inflation et la deuxième peine laquelle on assiste c'est que c'est eux qui vont porter le plus lourdement les deux années supplémentaires il faut comprendre ça cette immense injustice qui est ressentie par les gens qui explique que tous les syndicats sont unis qui expliquent qu'il y a des millions de Français qui disent NON et qui expliquent que il y a 93% des salariés qui vivent ça comme une injustice pourquoi parce que dans ce temps si même je voulais là c'est une injustice sociale mais moi je veux parler au nom de mon pays je veux parler au nom de mon pays on a besoin d'une France au travail on a besoin de redresser notre pays quand on voit que l'hôpital va mal l'école va mal que le rail va mal que les rateur nucléaire sont un certain nombre sont à l'arrêt que on a besoin de que on a une pénurie de médicaments on a besoin de reconstruire notre pays ça demande du travail mais comment on va donner envie aux gens de travailler si jamais il se sentent pas respecté or aujourd'hui ils ne se sentent pas respectés sur les salaires parce que l'inflation est venue renier tout ça alors qu'ils étaient déjà pas élevés ils se sentent pas respecté sur le statut parce qu'on leur propose des bouts de boulot et non pas de véritables de métiers et enfin ils ne se sentent pas reconnus là quand on décale de deux ans le temps de départ à la retraite on va parler du partage que j'ai énoncé ont besoin de reconnaissance de vous savez le mot bienveillance qui était celui d'Emmanuel Macron on va parler François bienveillance pas seulement à la guerre garde totale mais qui est de la bienveillance égale à également à l'égard de tous les salariés qui ont fini ce qu'on en parle du partage de la valeur justement parce qu'il y a eu un accord où on est sur la voie d'un accord entre les représentants du patronat et des salariés mais juste ce jeudi une nouvelle journée de mobilisation vous allez défiler vous serez où moi je serai à Paris puisque les amendements il y en a quand même encore quelques-uns à défendre comme vous avez pu le noter mais maintenant ce qu'il faut poser dans le débat c'est le 7 mars c'est évident que c'est le 7 mars un pays à l'arrêt le 7 mars vous reprenez cette formule berger qui dit ça je pense qu'il faut un pays à l'arrêt pour arrêter Emmanuel Macron et Emmanuel Macron qui aujourd'hui fait du mal au travail fait du mal au travailleur fait du mal au pays fait du mal à s'entraîne bien ce que vous souhaitez impayés à l'arrêt le 7 mars et le 8 mars on voit si et bien le 7 mars à payer à l'arrêt du gouvernement répond à vos attentes évidemment c'est vrai pour les transports c'est vrai pour l'énergie c'est vrai pour les écoles c'est vrai dans plein de secteurs mais même reconductibles et après je dis moi c'est au travailleur dans décidé chacun dans le secteur je ne suis pas Laurent Berger je ne suis pas Philippe Martinez je ne suis pas cheminot je ne suis pas énergéticien mais on rejoint je pense que il doit y avoir une montée d'un cran c'est demander par tous les syndicats le 7 mars c'est une montée d'un cran c'est pas seulement des manifestations c'est en effet un pays qui a l'arrêt mais vous avez je le regrette je le regrette qu'on doit en arriver là parce que les gens qui défilent dans la rue ils ne demandent qu'une chose c'est pouvoir soigner pouvoir enseigner pas voir à perdre des journées de travail il demande à pouvoir être au travail mais quand on a un Emmanuel Macron et son gouvernement qui tout seul contre 9 salariés sur 10 7 Français sur 10 malgré des millions de personnes dans la rue poursuit sa réforme ben il est évident que le blocage c'est lui qui produit Bruno Le Maire a annoncé et bien la poursuite de du dispositif appelé indemnités carburant prolongé jusqu'à la fin du mois de mars est-ce que vous vous dites le gouvernement est à l'écoute de ce qui travaille pour que et bien ce qui puisse bénéficier de ces aides les demandes ce qui n'est visiblement pas toujours le cas puisque un Français sur deux n'a pas demandé dans ce qui était ce qui sont éligibles des ristournes moi je viens pour dire les Français vivre de leur travail donc de leur salaire de leur travail présent c'est le salaire à indexer sur l'inflation de leur travail passé c'est la retraite et vous savez j'ai fait la liste là on a eu la prime Macron la prime d'activité la prime aux Hospitaliers l'aide exceptionnelle pour les plus près car la prime Renelle l'indemnité inflation le chèque énergie exceptionnel la remise carburant le chèque énergie exceptionnel à nouveau l'indemnité carburant à nouveau je veux dire c'est quoi il faut faire l'aumône en permanence c'est pas ça qu'attendre les gens je le dis les gens veulent vivre dans leur travail et enfin est-ce normal que ça soit à l'état de payer pour ça quand on a total qui fait 20 milliards d'euros de bénéfices là je vais demander vous justement je demande ces grandes entreprises à Total en particulier par exemple de remettre la risquée de remettre je demande à l'état de faire remettre à Total je demande ça doit pas être le temps encore une entreprise d'État il peut y avoir des impôts vous savez j'ai cette phrase là je ne comprends pas comment on peut accepter très longtemps que l'argent du contribuable dans nos pays soit utilisé à aider le ménage et qu'à côté de ça il y a des gens qui s'enrichissent beaucoup en temps c'est Emmanuel Macron qui disait ça d'accord c'est Emmanuel Macron qui disait je ne comprends pas du tout que on dit que ça soit l'argent des impôts qui aille comme ça aider les ménages sous azimut alors que on a des entreprises c'est vrai total mais ça peut être vrai de engie ça peut être vrai de la CMA-CGM comprend ce matin que vous ne souhaitez pas forcément cette histoire à la pompe mais plutôt une fiscalité accrue de ces grandes entreprises du secteur de l'énergie on peut comprendre que Total n'est pas payé d'impôts sur les sociétés pendant trois ans il y a que Monsieur Bruno Le Maire pour se faire l'avocat total dans ce cas-là comment on peut accepter que dans notre pays les petits payent des gros impôts que ça soit vrai pour les salariés tous les salariés que je viens d'annoncer ils payent un gros impôt qui est déjà à la TVA et que en revanche on est total Sanofi et compagnie qui eux soient exemptés de l'impôt sur les sociétés c'est une la justice majeure et il s'agit normalement l'état il doit être là pour rééquilibrer les plateaux de la balance et on a au contraire un état qui est à la place de réécrit va bien peser sur l'un pour relever l'autre donc je demande à l'état de retrouver son rôle son rôle c'est de protéger les faibles contre les forces et c'est ce que vous retirez très certainement dans les prochaines heures dans l'hémicycle notamment afin de journées François Ruffin votre livre le temps d'apprendre à vivre qui est une réédition d'un manifeste que vous aviez écrit lors de la présentation de la première réforme des retraites du parce que le temps de bonheur pour les gens c'est un temps de bonheur c'est voilà c'est le temps de prendre des cours de Zumba c'est le temps de profiter des petits enfants par exemple on a malheureusement nous plus trop de temps de la cuisine de la météo ça c'est le temps du bonheur merci François d'être venu sur le plateau de LCI c'est le temps de la météo avec vous