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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 12 janvier 2023 24 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Uniforme à l'école, RN, réseaux sociaux, retraites, corrida, mairie de Béziers... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Robert Ménard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui se passe ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Trop de violence sur les réseaux sociaux et l'autre raison ?

  • 1:25RelanceRéponse directe

    Vous êtes en train de dire quoi ? Que le débat public est trop violent, Robert Bénard ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    La politique rend stupide, la politique rend binaire, c'est ça ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    D'où nous parlez-vous ce matin ?

  • 3:56OuverteRéponse partielle

    Par exemple ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Locuteur non identifiéFait
    « Sur l'immigration, moi, par exemple, je suis absolument contre une immigration non contrôlée. »
  • 4:10Locuteur non identifiéFait
    « on va venir à une immigration zéro, honnêtement, ça n'existe pas. »
  • 5:56Locuteur non identifiéFait
    « C'est exactement ce que je viens de dire, absolument. »
  • 9:30Locuteur non identifiéChiffre
    « Il y a 40 ans, il y avait 4 personnes qui travaillaient pour un qui était à la retraite. Maintenant, il y en a moins de 2 pour un qui était à la retraite. »
  • 10:02Locuteur non identifiéPromesse
    « Moi, je suis sur la retraite à 64 ans. »
  • 10:21Locuteur non identifiéChiffre
    « Il y a des gens qui gagnaient 900 euros par mois qui vont en gagner 1200. »
  • 17:26Locuteur non identifiéFait
    « J'ai essayé de le faire quand je suis devenu maire. »
  • 17:29Locuteur non identifiéFait
    « C'est les marques. »
  • 20:10Locuteur non identifiéFait
    « Mais j'ai dit 10 000 fois les choses sur la Corrida, je vais vous les redire. »
  • 20:35Locuteur non identifiéFait
    « Je défends mordicus la Corrida. »
  • 22:01Locuteur non identifiéPromesse
    « Je ne ferai pas de troisième mandat, d'abord. »
  • 23:12Locuteur non identifiéFait
    « À Béziers, la gauche n'existe plus. »
  • 23:22Locuteur non identifiéChiffre
    « J'ai été élu avec 70% des voix. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié79 %
  • Robert Ménard12 %
  • Présentateur9 %

5,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Robert Ménard

Bonjour Robert Ménard, depuis plusieurs mois vous êtes absent des radars médiatiques, vous n'avez pas pris la parole dans les médias, vous avez supprimé tous vos comptes sur les réseaux sociaux, qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui se passe ?

0:15
Locuteur non identifié

Il y a deux choses, d'une part les réseaux sociaux j'en peux plus honnêtement, c'est un égout à ciel ouvert et en plus tu es poussé à en dire toujours plus, vous savez en 240 signes pour être nuancé ou même mesuré ou je ne sais pas quoi, pragmatique, c'est impossible. Donc, et moi je suis comme tout le monde, la tendance c'est, tu en disais toujours plus, tu choisissais des mots toujours plus durs pour que ce soit repris et ça c'est de la folie.

0:39
Robert Ménard

Ça c'est une autocritique que vous faites.

0:40
Locuteur non identifié

Mais bien sûr, mais moi je suis, attendez moi ce que je dis, je ne suis pas mieux que les autres personnes, je dis juste, je me suis aperçu ça, je me suis dit, c'est pas possible que tu...

0:48
Robert Ménard

Trop de violence sur les réseaux sociaux et l'autre raison ?

0:50
Locuteur non identifié

Et alors ça c'est sur les réseaux, et l'autre raison c'est sur les médias, mais les médias c'est pas pareil chez vous, je ne suis pas obligé d'en dire. D'abord j'étais un peu là de ça, comment vous dire ? J'ai l'impression de répéter toujours les mêmes choses, j'ai l'impression que en essayant de ne pas juger les gens sur leur étiquette politique, je me fâche avec tout le monde à tour de rôle parce que les uns et les autres te reprochent exactement le contraire et tout ça. Voilà, j'en avais un peu marre, j'ai envie de respirer, de... Et là ça va mieux donc ? Oui, ça m'a fait du bien.

1:25
Présentateur

Vous êtes en train de dire quoi ? Que le débat public est trop violent, Robert Bénard ?

1:30
Locuteur non identifié

Alors je le dis, j'y ai pris part moi cette violence-là. Vous êtes un repenti. Non, c'est pas gentil de dire ça.

1:37
Robert Ménard

Vous y avez pris part, Salia le rappelle, vous y avez pris part pendant des années, à coups de tweets, à coups de prise d'opposition parfois.

1:42
Locuteur non identifié

Vous nous dites aujourd'hui c'est trop. Pourquoi je vous dis ça ? Moi je ne me donne pas le beau rôle. Je ne dis pas, je suis mieux que les autres. Il y a une prise de conscience. Il y a juste, je l'ai dit il y a quelques temps dans ma ville, sur un certain nombre de propos que j'avais tenus, la fiche que j'avais faite et tout ça. Mais là non, oui, c'est se dire, attention, vous savez, moi j'étais journaliste, je fais de la politique depuis 9 ans, et je m'aperçois que parfois je m'entends dire des choses ou prendre des positions ou avoir des attitudes, que je n'aurais jamais imaginées, où je me dis, ça t'abîme les choses.

Moi, comme tout le monde, encore une fois, je ne veux pas faire celui qui fait le malin, qui fait de la morale aux autres. Pas du tout, je me l'applique à moi. Il y a des choses, des façons d'être, les gens ils ne sont pas d'accord avec toi, ils sont tes ennemis, ce n'est pas vrai.

2:28
Robert Ménard

La politique rend stupide, la politique rend binaire, c'est ça ? Stupide, je ne sais pas, binaire, je suis sûr. Il n'y a que deux camps.

2:37
Locuteur non identifié

Il y a deux camps, mais regardez, toute l'actualité, elle le dit, des gens, et moi je suis des fois comme ça, il suffit qu'une proposition, qu'une proposition, qu'une proposition de loi, ou je ne sais pas quoi, ou un propos soit tenu par quelqu'un, tu te dis, il est quoi politiquement avant de te prononcer ? Et moi, je suis de cette génération-là. Moi, j'ai 70 ans, je suis d'après mes 68, dans les amphithéâtres de ma jeunesse, on ne demandait pas, est-ce que ce type ou cette fille a raison ? On disait, d'où tu parles ?

Ça voulait dire que si tu parlais, en gros, à l'époque, tout le monde était très très à gauche, dans les amphithéâtres, et moi aussi, et donc si tu n'étais pas toi, si tu étais un social-démocrate, tu étais un traître par définition.

3:16
Robert Ménard

On va vous la poser cette question, Robert Ménard, d'où nous parlez-vous ce matin ? Vous avez été proche d'Éric Zemmour, proche de Marine Le Pen, vous dites parfois du bien d'Emmanuel Macron, est-ce que votre boussole politique a perdu le Nord, ou est-ce que vous êtes d'un peu partout en même temps ?

3:29
Locuteur non identifié

Non, j'essaye d'être pragmatique, j'ai appris ça de la mairie. J'ai appris des choses que... C'est pour ça aussi que j'ai du mal à parler dans tout un tas de sujets. J'ai appris qu'entre les idées et leur concrétisation, et moi, je suis bien obligé de les concrétiser, les idées, parce que quand même, et maire, tu n'es pas député, il faut que ça prenne. Je me suis aperçu d'abord à quel point c'était difficile, compliqué, que sur tout un tas de tes idées, elles se cassaient le nez sur le réel. Par exemple ? J'en sais rien, moi. Qu'est-ce que je peux prendre ? Sur l'immigration, moi, par exemple, je suis absolument contre une immigration non contrôlée.

Mais en même temps, quand j'entends mes amis ou mes ex-amis expliquer, on va venir à une immigration zéro, honnêtement, ça n'existe pas.

4:14
Robert Ménard

Attendez, je reprends plusieurs choses. Mes amis ou mes ex-amis ?

4:17
Locuteur non identifié

Le Rassemblement National, ce sont vos ex-amis ? Non, mais moi, j'essaie d'avoir de bons rapports avec Marine Le Pen et tout ça. Là, on est dans une période glaciation.

4:27
Robert Ménard

Ah, je reprends cet exemple sur l'immigration. Il y a quelques années, on se souvient qu'à Béziers, vous aviez fait placarder des affiches « Ils arrivent ». Je ne veux pas de ces réfugiés chez moi. Je ne le referai plus.

4:37
Présentateur

Irakiens et syriens en particulier.

4:39
Robert Ménard

Je ne le referai plus. Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Parce que les Ukrainiens sont blancs et chrétiens et qu'à l'époque, c'était des musulmans ?

4:46
Locuteur non identifié

Mais non, parce que ce n'est pas sympa de me dire ça, parce que toute ma vie...

4:49
Robert Ménard

Pardon, votre virage, il est à 180 degrés. Vous placardez les affiches il y a 5 ans, vous dites aujourd'hui qu'il faut les accueillir.

4:54
Locuteur non identifié

Non, ce n'est pas ça que je dis, c'est la suite. Je ne le dis pas parce qu'ils sont blancs et chrétiens. Alors, vous le dites pourquoi ? Je le dis parce que je connais très bien l'Ukraine. Que j'ai été confronté à l'Ukraine, j'y suis allé parce que j'étais le patron de la portée frontière, je ne sais pas, 10 fois, 15 fois. Que les familles qui m'ont appelé, qui m'ont appelé, vous savez, quand vous avez des liens, quand les gens sont des emmerdes, ils appellent, les gens qu'ils connaissent. Je me suis dit, d'abord, je me suis dit, bien sûr que je vais les recevoir. Et après, je me suis dit, juste que ça ne vous arrive pas de dire des conneries.

Mais pas forcément en public et pas forcément avec autant de virulence que vous avez pu le faire. Oui, mais d'accord, mais pas en public, sauf que moi, je suis un homme public comme vous. La différence, c'est que je suis un homme politique. Donc, je dis un certain nombre de choses. J'aurais pu me contenter de... Vous savez, j'aurais pu me contenter de cette affaire-là, de me trouver tout un tas d'excuses en disant, oui, mais le contexte n'est pas le même. J'ai entendu des gens, oui, mais ce n'est pas les mêmes. Oui, on a plus de choses en commun avec eux qu'avec des Syriens musulmans. Je ne veux pas me le dire parce que je ne veux pas me trouver d'excuses.

5:48
Présentateur

Là, à posteriori, vous dites, mon attitude en 2015-2016 avec les réfugiés irakiens et les réfugiés syriens, c'était une grosse connerie pour le dire comme ça ?

5:56
Locuteur non identifié

C'est exactement ce que je viens de dire, absolument. Et comment vous dire ? Et en rupture avec tout ce que j'ai fait toute ma vie. J'ai été 25 ans à me battre pour que des gens puissent... Alors, c'était les journalistes, ils puissent s'exprimer.

6:08
Présentateur

Mais c'est ça qui est étrange, c'est votre discours d'aujourd'hui. C'est de dire, on a l'impression que vous avez retrouvé l'humanité. C'est-à-dire...

6:13
Locuteur non identifié

Mais non, vous avez tort de dire ça.

6:15
Présentateur

Non, mais j'essaie de savoir du coup comment vous avez progressé.

6:17
Locuteur non identifié

Je veux dire, quand vous dites l'humanité, pourquoi ? Parce que les gens qui seraient à la droite de la droite, ils seraient hors humanité ? Bien sûr que non. Mais quand on fait un tri entre les gens pour changer la religion ? Mais non, mais ils sont agacés, mis à bout. Mais venez dans ma ville, vous venez passer un moment et vous écoutez les gens. Vous écoutez les gens. Il y a un agacement. Vous savez, bien plus que sur la retraite. Moi, les gens, ils ne me parlent pas de la retraite aujourd'hui.

6:39
Présentateur

On en parlait juste après.

6:40
Locuteur non identifié

Non, non, ils me parlent de l'agacement, de la difficulté. Et quand il y a de la difficulté, quand tu vois un certain nombre de gens qui bénéficient d'un accueil qu'eux-mêmes n'ont pas et tout, ils peuvent tenir des propos que vous pouvez condamner. Mais attention à ne pas montrer du doigt. Non, mais sur les étudiants, c'est différent.

6:57
Robert Ménard

Ça veut dire, Romain Ménard, que vous considérez par exemple, contrairement à Marine Le Pen, que la France a eu raison d'accueillir l'océan viking ? Oui, de toute façon, on ne peut pas faire autrement. Regardez les Italiens. Elle, elle dit, on a fait un appel d'air. Vous allez voir ce qui va nous arriver dessus.

7:10
Locuteur non identifié

Je veux bien, je veux bien. Les Italiens, Mme Eloni, qui est quand même proche de Marine Le Pen, même si ce n'est pas si proche que ça. Mme Eloni, elle a refusé le bateau en question. La semaine d'après, elle en a accueillé deux autres. C'est ça que j'essaye de vous dire. Marine Le Pen, sur les retraites, elle dit, jamais la Ligue en Italie, qui est son parti frère pour aller vite, pas cette fois-ci, quand ils ont été au pouvoir, vous savez, avec le mouvement 5 étoiles, ils ont essayé de revenir sur la retraite comme ça. C'est 67 ans en Italie.

7:44
Présentateur

On va parler de la retraite. Non, non, je reviendrai.

7:46
Locuteur non identifié

Sur 67 ans et au bout, ils ont fait une tentative, ça coûtait une blinde d'argent, ils ont arrêté. C'est ça que j'essaye de vous dire. Moi, ce que j'ai appris en neuf ans de maire, c'est juste un pragmatisme. Mais en même temps, je ne veux pas être comme tous ces gens qui vous disent, c'est plus compliqué, qui n'essaient plus de changer quoi que ce soit. Il faut être à la fois, prendre en compte le réel, mais se dire qu'il faut le changer, c'est dégueulasse. Il y a tout un tas de gens qui vivent des conditions qu'aucun de nous trois ne connaît. C'est à ces gens-là que j'essaye de penser, mais pas leur mentir.

8:20
Présentateur

Toujours avec Robert Ménard, le maire de Béziers, on parlait à l'instant de vos changements de position. Marine Le Pen, par exemple, sur la retraite, elle aussi a changé de position, elle a changé d'avis. Elle défendait la retraite à 60 ans en 2017. Désormais, elle dit que les 62 ans doivent être la règle, le statut quo. Est-ce que cela la rend plus crédible aujourd'hui ?

8:40
Locuteur non identifié

Bien sûr, elle a changé, mais elle a changé sur plein de choses. Tenez, moi, je ne vais pas me jeter des fleurs, mais ça fait des années que je lui dis, la retraite à 60 ans, c'est n'importe quoi. C'est ça la démagogie, parce que c'est impossible, donc on arrête d'en parler. Avant, c'était la sortie de l'euro, avant la sortie de l'Union Européenne, tout ça n'avait ni queue ni tête. Elle change, elle change. Moi, je me satisfais que les gens changent. Je ne suis pas pour être mieux qu'eux, je suis juste pour essayer de l'influencer. Mais la retraite à 62 ans, ce n'est pas plus crédible, parce que les choses ont changé.

Moi, j'ai entendu, je ne sais plus quel leader du Rassemblement national, expliquer qu'elle était inutile, la retraite. Mais comment ? La réforme. La réforme. Comment tu peux dire ça ? Inutile, ça veut dire quoi ? Les gens ne vivent pas plus longtemps. Bien sûr qu'ils vivent plus longtemps. Il y a 40 ans, il y avait 4 personnes qui travaillaient pour un qui était à la retraite. Maintenant, il y en a moins de 2 pour un qui était à la retraite. Ça veut dire qu'il soutenait la réforme les 64 ans ? Je dis, de toute façon, il faut la faire, la retraite. Il faut la faire. Comment vous dites d'accord ? Non, la réforme, la réforme.

Non, non, mais il y a Marine Le Pen et d'autres, et l'extrême-gauche, pareil, qui vous disent, ce n'est pas nécessaire. Comment tu peux nier ça ? C'est impossible de le nier.

9:47
Présentateur

Donc, sur ce point, vous êtes sur la ligne du gouvernement.

9:49
Locuteur non identifié

Mais attendez, la nier, bien sûr. Pas sur la ligne du gouvernement, la ligne du bon sens. Aujourd'hui, on vit plus longtemps. Il y a moins de gens qui travaillent pour ceux qui ne travaillent pas. Il faut changer les règles du jeu, parce que sinon, on va se casser la figure. Alors, moi, j'ai regardé la retraite. Moi, je suis sur la retraite à 64 ans. Je suis absolument pour. Absolument pour. Je dis, il y a un certain nombre de choses sur lesquelles on peut discuter. On doit discuter. C'est pour ça qu'il y aura un débat parlementaire. C'est quoi ? Tout à l'heure, je parlais de ma ville, parce que je ramène beaucoup à mon expérience de maire. Il y a des gens... D'abord, premier point positif.

Il y a des gens qui gagnaient 900 euros par mois qui vont en gagner 1200. C'est quand même mieux. C'est mieux que 900. 1200 brut. C'est mieux qu'ils augmentent les retraites. Quand vous êtes à 900 euros ou moins de 900 euros, je vous garantis que même 100 euros, ça change dans ta vie. Il suffit de voir comment les gens t'interpellent pour 50 euros quand tu es maire. Il y a ça. Il y a la pénibilité. Moi, je pense qu'il faut exclure toute, comment vous dire, toute aggravation de la situation ou difficulté pour les gens qui commencent très jeunes.

Vous savez, quand vous commencez à 14 ans, vous c'est dans des boulots, des boulots qu'aucun d'entre nous ne ferait, qui te tuent, qui te tuent physiquement.

11:01
Robert Ménard

Eux, tu ne peux même pas leur ajouter... Si je vous dis que vous parlez quasi mot pour mot, comme Olivier Véran, qui était à votre place hier, le porte-parole du gouvernement, sur la question des retraites, que vous défendez le passage aux 64 ans, que vous défendez la réforme de la pénibilité, vous allez me dire que je suis binaire et que je ramène tout à blanc ou noir, ou vous allez me dire que ça ne vous dérange pas ?

11:19
Locuteur non identifié

Mais ça ne me dérange pas. Attendez, moi, je me suis fait agonir par une partie de la droite, parce que j'avais dit que sur le vaccin, vous vous rappelez, le vaccin, toute une partie de l'extrême gauche, l'extrême droite, ils voyaient une espèce de complot, je ne sais pas quoi. J'étais pour... Attendez, mais moi, si M. Macron dit un truc juste ou M. Véran dit un truc juste, ça ne me pose aucun problème de dire qu'il est juste. Et je ne rajoute pas, vous savez, les conditions. Oui, mais il y a tant d'années, il avait dit ça. Oui, mais il a fait ça. Non, là, il a raison. Tant mieux, moi, je... Attendez, moi, je ne fais pas de la politique pour gagner des élections contre des gens.

Je fais de la politique pour que les gens vivent un peu mieux dans ma ville. Au niveau national, j'essaie de tenir un propos. Si c'est une bonne chose pour mon pays, si j'estime, je ne peux pas me tromper, que c'est une bonne chose pour les gens. Et c'est très bien.

12:08
Robert Ménard

On a pu lire, il y a quelques mois dans la presse, que votre nom avait été envisagé pour rentrer au gouvernement au tout début du quinquennat. Est-ce que ça a été le cas ? Est-ce que ça a été une réflexion que vous avez eue ? Est-ce qu'on vous a approché ? Absolument pas.

12:22
Locuteur non identifié

Bien sûr que j'ai discuté avec tous les gens. Y compris avec l'Elysée, par exemple. Non, avec tout un tas de gens. Pourquoi ? C'est qui, pardon, tout un tas de gens ? Non, je ne vous dirai pas, parce qu'il y a des choses que je ne dis pas. Non, mais c'est des gens de France du président. Disons ça différemment, avec des gens de la majorité. Oui, bien sûr. Vous avez discuté avec des gens de la majorité. Mais bien entendu. Attends, mais je discute avec tout le monde. Mais quand même, c'est incroyable. Même la question est incroyable. Ah, je suis un gros sectaire. Non, non, non. Non, attendez, je le dis gentiment, vous avez compris. Non, je dis parce qu'elle dit...

12:46
Robert Ménard

Vous imaginez la tempête que ça aurait provoquée pour le coup.

12:49
Locuteur non identifié

Robert Ménard entrant au gouvernement. Mais attendez, c'est terrible. Parce que discuter avec des gens, mais c'est le béaba. Vous ne discutez pas avec vous, tout le monde. Vous ne recevez pas tout le monde. Vous ne posez pas la question. Mais moi, je fais la même chose. On vous a proposé quelque chose. On a discuté avec moi. Non, on ne proposait rien. On a discuté. Si on vous l'avait proposé, vous auriez dit oui. Mais je me serais posé la question, comme n'importe qui. Pour faire quoi avec qui ? C'est la seule question que...

13:12
Présentateur

Non, mais j'entends cet argument du pragmatisme. Surtout quand on est maire. Mais il y a aussi l'histoire de la colonne vertébrale. Vous ne pouvez pas militer en compagnie de Marine Le Pen ou d'Éric Zemmour pendant la campagne présidentielle et dire tout à coup, Emmanuel Macron est super.

13:26
Locuteur non identifié

Mais attendez, je n'ai jamais dit Emmanuel Macron est super. Mais il y a un devoir solidarité quand on arrive dans un gouvernement. Absolument. Mais c'est pour ça que ça aurait été impossible que j'y sois. Mais discuter avec les gens, bien entendu. Bien entendu. Mais attendez. J'ai du mal. Vous savez, on est dans un système... Tout à l'heure, finalement, c'est vous qui avez eu raison. On est dans un système binaire. C'est-à-dire que tu es sommé d'être dans un camp et pas dans l'autre. Pardon, moi, je ne suis pas dans un camp. Mais Marine Le Pen, elle ne vous le reproche pas, ça ? Ça se passe comment avec Marine Le Pen ? Pas bien. Bon, c'est pas... Attendez, entre...

Parce que j'ai dit ça, ce n'est pas d'aujourd'hui. Je ne l'ai toujours dit par rapport à Marine Le Pen.

14:00
Robert Ménard

Sur l'immigration, c'est nouveau. Sur les retraites, ce que vous dites ce matin, c'est démago, c'est assez nouveau.

14:05
Locuteur non identifié

Non, non, je le lui ai dit. On en a discuté. Sur l'immigration, disons que c'est spectaculaire. On ne s'est pas parlé pendant des années. Mais là, vous vous parlez encore ? Non, bien sûr que non. Mais non, mais on est dans une logique. Je le regrette parce que sur tout un tas de choses, elle a beaucoup changé. Elle est plus responsable. Elle donne une plutôt belle image de son parti, ce qui n'était pas toujours le cas avant.

14:26
Présentateur

Vous la trouvez plus crédible aujourd'hui ?

14:27
Locuteur non identifié

Mais bien sûr. À part d'être de mauvaise voix, honnêtement, à l'Assemblée nationale, même s'ils m'exaspèrent de temps en temps par la façon dont ils disent les choses, ils se comportent de façon plus responsable. Et tu te dis, tiens, ils ont fait des progrès. Enfin, c'est ce que je dis. Elle s'en fout.

14:43
Présentateur

Oui, parce que vous disiez avant, elle ne travaille pas assez. Donc là, on a changé la vie. Mais là, ils bossent plus.

14:46
Locuteur non identifié

Mais attendez, ils ne branlaient rien pendant des années. Alors, ça va, tu vois. Et hop.

14:50
Robert Ménard

J'essaye toujours de répondre à la question du début. Mais là, ils bossent. Mais c'est mieux. D'où nous parlez-vous, Robert Ménard ? J'essaye de revenir à l'âge de mai 68 de tout à l'heure. Vous soutiendrez Marine Le Pen à l'avenir ? Ou c'est définitivement terminé entre vous ?

15:03
Locuteur non identifié

Attendez, j'ai quand même été le seul type. C'est pour ça que je trouve qu'elle est un peu gonflée de temps en temps. Parce que quand même, j'étais le seul homme politique, je ne sais pas comment dire, qui n'était pas dans son parti. Je n'ai jamais été dans son parti. Et qui l'a soutenu, malgré tous les désaccords, au premier et au second tour. Mais ça, c'est fini. Ou ça reprendra ? Mais on verra. Je ne sais pas. Vous savez, vous, ce qu'elle dira dans cinq ans ? Mais non, parce qu'il change. Vous le disiez tout à l'heure. Sur l'immigration, il est peu probable qu'elle change d'avis comme vous. Je ne sais pas. Ah bon ? Non, je l'espère, je l'espère.

Vous imaginez dire, oui, il faut accueillir les bateaux de migrants ? Non, mais moi, je ne dis pas qu'il faut accueillir tout le monde. Je dis, on ne peut pas dire l'immigration zéro, parce que ça n'a pas de sens. Peut-être qu'on peut imaginer une politique, je ne sais pas, comme au Canada. Je ne sais pas, ce n'est pas un pays totalitaire. Le Canada, il est d'extrême droite. Je suis la preuve du contraire. Le Canada où il y a une... Une immigration choisie. Et pourquoi on ne ferait pas ça ?

15:54
Présentateur

Là, il y a la proposition du gouvernement, créer des métiers, des titres de séjour, métiers en tension.

16:00
Locuteur non identifié

Là, c'est bien ? Bien sûr qu'il y a des métiers où on ne trouve personne. Moi, quand j'entends, y compris un certain nombre de gens à l'extrême droite et à l'extrême gauche, expliquer que ce n'est pas vrai, à l'extrême droite, ils sont d'accord, qu'il n'y a pas de métier où les Français ne veulent pas aller travailler. Enfin, vous plaisantez, mais ils n'ont jamais vu ce que c'est. Vous dites extrême droite. Marine Le Pen, attaque systématique. Non, je ne devrais pas le dire parce que je ne devrais pas... Vous savez pourquoi je ne devrais pas le dire ?

16:27
Robert Ménard

Marine Le Pen reprend systématiquement tous ceux qui...

16:29
Locuteur non identifié

Non, mais elle a raison, moi, ça m'exaspère comme on l'a appliqué à moi.

16:30
Robert Ménard

Mais vous vous exaspérez vous-même, du coup.

16:32
Locuteur non identifié

Non, non, oui, non, là, je ne veux pas le faire parce que dans la bouche des journalistes, c'est toujours une... comment ça s'appelle ? C'est disqualifiant. Si c'était simplement... Mais vous dites, vous, extrême droite et extrême gauche, pourtant. Enfin, pardon, là, honnêtement, frisez-vous la mauvaise loi. Non, non, non, j'écoute. Dans la bouche des médias, quand on traite quelqu'un d'extrême gauche, on ne l'insulte pas. Quand on traite quelqu'un d'extrême droite, on le montre du doigt. Écoutez, 30 ans de journalisme.

16:59
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel. Toujours avec Robert Ménard, le maire de Béziers. Brigitte Macron, l'épouse du président de la République, se dit favorable au port de l'uniforme à l'école au moment même où une proposition de loi du Rassemblement National doit être examinée aujourd'hui à l'Assemblée pour imposer justement l'uniforme dans les écoles et les collèges publics. Vous, vous en pensez quoi de cet uniforme à l'école ?

17:20
Locuteur non identifié

Je trouve que c'est une bonne idée. J'ai essayé de le faire quand je suis devenu maire. Ça n'a pas marché, mais j'ai essayé de le faire. Pourquoi ? Parce que, honnêtement, il y a déjà un uniforme à l'école. C'est les marques. C'est les marques. Et quand tu as de l'argent, tu as les bonnes marques. Quand tu n'as pas d'argent, tu n'as pas de marques du tout. Tu vas dans le truc de discount. Et je trouve que ce n'est pas bien. Je dis, attendez, je ne suis pas un imbécile qui pense que le port de l'uniforme réglera tous les problèmes de l'école. J'entendais un syndicaliste de chez vous. Personne ne dit que ça va régler, qu'il ne faut pas s'occuper des autres questions.

Il dit, attaquons-nous plutôt aux injustices de la carte scolaire. Mais ce n'est pas plutôt. On peut peut-être faire ça en plus du reste. C'est toujours le même raisonnement.

17:59
Présentateur

Vous, vous dites, c'est d'abord pour gommer les différences sociales, pas pour régler les problèmes de laïcité.

18:05
Locuteur non identifié

Mais ça, aussi, j'allais le venir. Regardez les directeurs d'établissements qui se disent, par rapport à la longueur des jupes, tu sais, la plus elle est longue, il y a des jupes qui sont évidemment un symbole musulman islamiste. Islamiste, plus que musulman. Islamiste. Il sort alors, est-ce que c'est vraiment ou pas ? Là, tu règles tous les problèmes. Tu viens habiller tout ce pareil. Moi, je trouve ça merveilleux de mettre l'école à l'abri des, pas complètement, mais un peu plus à l'abri des différences, des difficultés, des riches, des pauvres. Je trouve ça formidable. Ça ne règle pas tout. Ça ne règlera pas tout.

18:42
Présentateur

Mais pourquoi vous dites que vous n'avez pas réussi en tant que maire le ministre de l'Éducation nationale ? Dis-moi, je laisse la liberté aux établissements. Vous, en tant que maire dans les écoles, vous n'avez pas pu le faire ?

18:49
Locuteur non identifié

À l'époque, il ne disait pas ça. À l'époque, c'était le vent debout. Si tu disais ça, tu étais d'extrême droite. Pour reprendre le méchant mot de tout à l'heure. Non, mais c'est ce qu'on me répondait. À vous entendre, vous dites, il faudrait que ce soit la gauche qui porte cette mesure. Mais je ne comprends pas, honnêtement, je ne comprends pas qu'elle n'appuie pas cette mesure. Je ne comprends pas qu'elle qui nous dise, l'école, il faut la sanctuariser. L'école, c'est le lieu où on arrive, où on se déshabille d'une certaine façon de tout ce qu'on est à l'extérieur de l'école, de l'endroit d'où on vient, de la couleur de sa peau, de sa religion.

On ne se dise pas, tiens, tiens, l'uniforme, ce serait un bon début. Encore une fois, ça ne règlera pas tout, un bon début. Et pour dire les choses, j'en parlais avec ma femme qui est députée, qui me disait qu'elle avait relu tout ce qui s'est dit en commission, pour préparer le débat. Les types, ils sont contre, parce que c'est le Rassemblement National. Mais comment on peut être assez stupide, con, âne, pour pouvoir choisir de dire non uniquement et te le dise ? Ah, c'est le Rassemblement National qui le propose, donc je ne peux pas voter pour. Et alors, pourquoi ? Et je trouve que Mme Macron, je ne sais pas si elle a fait exprès ou pas, elle casse avec ça et tant mieux.

20:00
Robert Ménard

Robert Ménard, vous êtes le maire de Béziers, ville de Corrida. Pourquoi on ne vous a pas entendu pendant le débat sur l'interdiction éventuelle de la Corrida ?

20:06
Locuteur non identifié

Parce qu'à ce moment-là, il ne vous aura pas échappé que je n'étais pas dans les médias, donc c'est au même moment. Mais j'ai dit 10 000 fois les choses sur la Corrida, je vais vous les redire. Ah, ça a dû m'échapper. Non, non, non, non. Personnellement, je n'aime pas les Corrida. Ça, vous arrivez à le dire aux habitants de votre ville ? Mais bien sûr. Vous savez, je ne bois pas de vin dans une ville qui est une ville... Ce n'est pas tout à fait pareil. Non, non, non, non, non.

20:27
Robert Ménard

Dans certaines villes, il y a une tradition de la Corrida forte et c'est le cas chez vous à Béziers.

20:31
Locuteur non identifié

Je n'aime pas, laissez-moi finir, je n'aime pas personnellement la Corrida. Je défends mordicus la Corrida.

20:40
Présentateur

Elle est où la cohérence, là, du coup ?

20:42
Locuteur non identifié

Mais il y a une vraie cohérence. Moi, je ne vous oblige pas à y aller voir la Corrida. Si je ne veux pas y aller, moi, j'y vais comme maire pour redire que c'est quelque chose qui est dans l'histoire, dans l'ADN de ma ville. C'est un truc hyper populaire. Vous ne vous étonnez pas alors que c'est cher la Corrida ? Il y a tant de gens qui n'ont pas beaucoup d'argent qui y vont. Parce que ça ne fait pas à Béziers, chez moi, entre le rugby et la Corrida. Si tu n'aimes pas le rugby et la Corrida, c'est un problème. Moi, je leur dis que je n'aime pas parce que je suis végétarien en plus et tout. Ah bon ? Eh oui, j'ai le droit d'être végétarien. Bien sûr, c'est un bon surprise.

21:13
Présentateur

C'est un nouveau Germainard qu'on découvre ce matin.

21:15
Locuteur non identifié

Ça, il y a un moment où je suis végétarien. Si vous ne prenez pas la question, j'ai aucune raison de vous dire. Et donc, je pense, je suis choqué par une partie de la Corrida, mais je trouve que c'est un truc formidable qu'on défende les différences entre les gens. Je veux dire, c'est incroyable. Là encore, vous dites la gauche, elle devrait la défendre, la gauche. Elle ne cesse de vous opposer, mais il faut respecter les différences des gens.

21:39
Présentateur

Non, mais rapport à la maltraitance animale, non, c'est la position de la gauche.

21:43
Locuteur non identifié

Vous mangez de la viande, madame ? Oui. Alors, vous ne me parlez plus de maltraitance animale. Je vous envoie dans un abattoir et on en rediscute deux minutes. Au moins, moi, j'ai conséquence avec moi. Je ne dis un certain nombre de choses, mais je ne mange pas de la viande. Il faut se calmer.

21:55
Robert Ménard

Une minute, Robert Ménard, c'est votre deuxième mandat à la mairie de Béziers. Vous ferez quoi après ?

22:01
Locuteur non identifié

Je ne ferai pas de troisième mandat, d'abord. Et vous arrêteriez la politique ? J'arrêterai la politique comme ça, oui, bien sûr. Parce que faire mon métier de maire, ça me prend tout le temps, toute ma vie, du matin au soir. C'est peut-être pour ça que les gens votent comme ils votent pour Emmanuel ou moi, parce qu'on y consacre tout notre temps. Emmanuel qui est député. Et qu'à un moment donné, ça vous vide aussi. Ça vous vide. Et que je pense qu'il faut savoir s'arrêter. Une partie des gens ne savent pas s'arrêter. Puis j'aurai 73 ans. 73 ans, ça va. J'aurai donné 12 ans à ma ville. Je vous les donne à ma ville. Je pense que ma ville, elle a changé.

Demandez à n'importe quel bitéroir comment la ville a changé. Il y aura d'autres gens qui le feront.

22:44
Présentateur

Et donc pour la prochaine campagne, vous pourriez soutenir quelqu'un qui n'est pas de votre formation, j'allais dire, de votre camp politique. Quelqu'un de gauche, quelqu'un de droite.

22:52
Locuteur non identifié

Je soutiendrai celui qui sera utile pour mon pays, madame. Ce n'est pas forcément Marine Le Pen. Mais attendez, ça dépend de ce qu'elle dit et tout. Bien sûr, bien sûr. Je ne vais pas dire aux gens. Attendez, vous diriez à ma place, combien de 4 ans avant, c'est 4 ans avant. Voilà, vous soutiendrez. Non mais je parle même pour la mairie de Béziers. Comment ?

23:10
Présentateur

Je parle aussi pour la mairie de Béziers. Vous pourriez soutenir un candidat de gauche ?

23:13
Locuteur non identifié

Moi, je pensais à la présidence. Non, non, à Béziers, la gauche n'existe plus. À Béziers, la mairie, attendez, j'ai été élu avec 70% des voix, Emmanuel, ma femme, par 70% des voix. On est des gens dans des villes de cette importance. Ça, ça n'existe pas. Ça n'existe pas parce qu'on recoupe le bon sens. Une espèce de bon sens. Juste du bon sens.

23:32
Robert Ménard

Merci, Robert Ménard. Bonne journée à vous. Merci. Merci.

23:36
Locuteur

Merci.

Uniforme à l'école, RN, réseaux sociaux, retraites, corrida, mairie de Béziers... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Robert Ménard — Robert Ménard · Pourquijevote